Mois: juillet 2016

Le palmarès du 28ème Festival de peinture de Magné (79) en vidéo par Capt’Action79

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Pour la 28ème année consécutive, l’association Magné Animation a organisé le Festival de peinture de . . . Magné, dans le Marais poitevin. Toujours plus de récompenses ont été distribuées dont des prix « techniques mixtes » et huit prix « juniors ».

logo festival peinture 2016 fond blanc horizontalJamais deux vieux amis discutant un soir d’hiver 1988-1989 n’auraient osé imaginer un tel succès : Bernard Texier, père du célèbre peintre d’envergure internationale Richard Texier, et Jean Thébault, industriel local, alors maire de Magné, emmitouflés dans des parkas, rêvent à voix haute d’un grand événement centré sur la peinture qui se déroulerait en plein été quand le marais est éclatant de couleurs. Il faut être amoureux de Magné pour recolorer ainsi ce paysage déserté dégoulinant de pluie froide. Dès le printemps 1989, le Conseil municipal crée une commission pour lancer un projet qui sera confié à Claude Audis. On connait la suite . . . des chiffres de fréquentations inimaginables à l’époque.

Si aucun thème n’est imposé, quelques règles ont été fixées cependant aux participants. Toutes les disciplines sont admises : huile, gouache, fusain, dessin, pastel … Une seule œuvre tamponnée par candidat est autorisée à concourir. Les artistes disposent du samedi et du dimanche jusqu’à 14 heures pour réaliser leur tableau.

Les œuvres primées sont acquises à leurs parrains ou à Magné Animation.

Créée, l’an dernier, pour la première fois, au Festival de Magné, la catégorie Pastel était à l’honneur avec les « techniques mixtes » et huit prix « juniors ».

Le verdict du 28ème Festival est tombé dimanche 24 juillet 2016 à 18 h dans les jardins de la Mairie de Magné.

Voici le palmarès en images vidéo offerte par Capt’Action79 :

 

Gilles PETIT

 

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MARAIS POITEVIN 79 : Au Bourdet, le Syndicat de Pays en fête . . . malgré tout.

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Le Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres a proposé la 8e édition de sa journée festive et conviviale intitulée « Marais en Fête », sur le site de l’espace Etienne-Gendron au Bourdet (Deux-Sèvres). Entre randonnées pédestres, marché de producteurs locaux et d’artisans d’art, jeux divers avec structures gonflables et spectacles de qualité, une ombre a plané sur l’avenir de cet Établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI), lequel tente de stopper une fuite de communes adhérentes : sur vingt, cinq vont le quitter.

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A l’invitation de Mme Nicole-Dany Brémaud, présidente (en tenue rose sur la photo), plusieurs communes adhérant au Syndicat de Pays étaient représentées à l’inauguration de « Marais en Fête », en présence, entre autres, du président de l’Agglomération niortaise, M. Jérôme Baloge (au micro), du sénateur Jean-Marie Morisset, à droite en compagnie de Mme Séverine Vachon, conseillère départementale aux multiples fonctions institutionnelles liées au Marais Poitevin.
M. Jean-Luc Clisson, maire du Bourdet.
M. Jean-Luc Clisson, maire du Bourdet, était heureux d’accueillir ce 8ème Marais en Fête.

« Arrosé par la Courance et deux biefs, Le Bourdet est le havre de quiétude rêvé pour tout citadin en quête de repos », estime-t-on dans cette commune installée à l’écart des routes du grand tourisme. Bien que située en bordure du Marais Mouillé du Marais Poitevin des Deux-Sèvres, la commune est idéalement placée à 20 km de Niort (Deux-Sèvres) et 50 km de La Rochelle (Charente-Maritime). « Constituée d’un agréable et typique village-rue et de six « écarts » dont les villages d’Alzom et de L’Ile Bapaume, elle a su allier développement et respect du patrimoine, fidèle à sa devise : « Le Bourdet, Art de vivre » ».

 

 

En 1997, le Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres a soutenu la création du Conservatoire de la race Maraîchine sur la commune. Ainsi, toute l’année, il est possible de parcourir le « sentier de la vache Maraîchine » qui entoure 18 hectares de marais communaux dans lesquels la « Belle du Marais » dévoile ses yeux maquillés et sa robe brun orangé.

En prime, ce sentier raconte aussi l’histoire géologique de la région, ponctué d’étapes très documentées. Un parcours qui longe une tourbière, aujourd’hui protégée, dont l’exploitation a été interrompue à la fin de la dernière guerre.

Créée en 2007, « Marais en Fête » est née sur la cendre du Festival du Marais Poitevin, une grande manifestation culturelle intercommunale, lancée à l’été 2002 par l’association Côté Marais, qui a dû s’arrêter à l’issue du programme 2006, suite à la suppression d’une aide financière de la Région Poitou-Charentes. Une décision coïncidant au versement, au Syndicat de Pays, d’une nouvelle subvention régionale liée à la culture.

Dimanche 10 juillet, l’édition 2016 de « Marais en Fête » a été mise en place en partenariat avec la municipalité du Bourdet, en collaboration avec les structures et associations locales, la Ligue de l’Enseignement et Chemin de traverse, ainsi que les communes adhérant au Syndicat de Pays. Le marché et des producteurs artisanaux ont côtoyé un espace jeux, avec des structures gonflables pour les enfants, animé par le Centre Social et Culturel du Pays mauzéen. Le club d’aéromodélisme ULM d’Usseau et de la société mauzéenne d’histoire locale ont également participé.

La genèse de cet EPCI Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres : À l’origine une Charte Intercommunale de Développement et d’Aménagement dont le territoire est défini en 1985 et l’association constituée en 1989. Puis, en 1992, vient la constitution du Syndicat Intercommunal pour la Charte du Marais Poitevin. Cette charte se transforme en Syndicat de Pays par arrêté du Préfet des Deux-Sèvres, daté du 22 juin 1995, puis en SIVOM (Syndicat Intercommunal à VOcations Multiples) par arrêté du Préfet du 9 février 2001.

C’est en 1991 que tout commence, lorsque débutent les Grands Travaux du Marais Poitevin dont la gestion est confiée au Syndicat de Pays. Alors présidente de ces deux syndicats, la députée locale Ségolène Royal accueille, le 4 février 1992, monsieur François Mitterrand, président de la République française venu poser la première pierre des travaux de restauration du port d’Arçais (Deux-Sèvres).                                                                      

C’est le début d’un long processus de restauration et de valorisation du territoire du Marais Poitevin des Deux-Sèvres. Peu à peu, les Grands Travaux ont concerné l’ensemble des vingt communes. Parallèlement, les missions du Syndicat de Pays se sont étendues. L’environnement, la gastronomie et l’agriculture locale ainsi que la culture sont devenus autant de sujets primordiaux qui constituent aujourd’hui les statuts du Syndicat de Pays.

Par exemple, le bief de l’ancien moulin ainsi que le parvis de l’église du Bourdet ont été restaurés dans le cadre de ces « Grands Travaux du Marais Poitevin ».

Aujourd’hui, le Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres fonctionne dans l’incertitude. En effet,   cinq communes ont demandé leur retrait statutaire : Amuré, Sansais-La Garette, Usseau, Magné et le Vanneau-Irleau. La motivation principalement avancée est la diminution des subventions d’État aux communes, ce qui les oblige à restreindre leurs budgets et à s’orienter plus que jamais vers une mutualisation. Pourtant, le Syndicat avait consenti à ramener la participation des communes de 3 euros par habitant, en vigueur jusqu’en 2015, à 2 euros par habitant dès 2016, tout en relançant un programme d’actions concrètes.

Trois de ces retraits (les trois premiers cités ci-dessus) ont été actés par le Syndicat par délibération lors de sa réunion du 30 mars 2016. Conformément aux dispositions de l’article L5211-19 du Code des Collectivités Territoriales, le retrait d’une commune est subordonné à l’accord de l’Établissement Public de Coopération Intercommunale et à celui des 2/3 des conseils municipaux représentant plus de 50% de la population qui est de 24 003 habitants (population légale en vigueur au 1er janvier 2016–source INSEE). Le conseil municipal de chaque commune membre (Amuré, Arçais, Bessines, Coulon, Epannes, Frontenay-Rohan-Rohan, La Rochénard, Le Bourdet, Le Vanneau-Irleau, Magné, Mauzé-sur-le-Mignon, Priaires, Prin-Deyrançon, Sansais-La Garette, Saint Georges-de-Rex, Saint Hilaire-la-Palud, Saint Symphorien, Thorigny-sur-le-Mignon, Usseau, et Vallans) dispose d’un délai de trois mois, à compter de la notification de la délibération du Syndicat, pour se prononcer sur le retrait envisagé. A défaut de délibération dans ce délai, son avis est réputé défavorable. La décision de retrait est prise ensuite par Monsieur le Préfet des Deux-Sèvres. Plusieurs municipalités ayant déjà délibéré en faveur des retraits sollicités, il est à craindre que d’autres, voire les autres, communes engagent prochainement une même démarche. C’est maintenant le cas pour Magné et Le Vanneau-Irleau.

Dans les faits, le Syndicat est victime à la fois de tensions politiques, et de l’évolution de la Loi sur l’intercommunalité. Les conflits de personnes relèvent d’une « manœuvre politicienne sous-jacente », selon le maire de Coulon, sur fond de mandats électoraux, acquis ou non, au niveau départemental. Quant à la Loi sur l’intercommunalité, elle prévoit une disparition progressive des petites structures de ce type. Structures qui se superposent le plus souvent. D’ailleurs, dans le Marais Poitevin, le puissant Parc Naturel Régional réunit à lui seul pratiquement toutes les compétences des petits EPCI et peut mettre en place les mêmes opérations locales. Les communautés de communes et d’agglomération fragilisent aussi le Syndicat de Pays.

Gilles PETIT

Coulon (79 France) : la 10ème fête du miget est terminée. Il reste des images d’antan.

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Mise en place par le Comité d’animations coulonnais, la dixième édition de la Fête du miget, s’est déroulée sur le site de l’Autremont à Coulon (79). Ici, les visiteurs ont disposé de deux jours d’immersion dans le Marais méconnu du grand public. Ainsi, en un coup d’œil, ils se sont trouvés plongés au cœur du quotidien des Maraîchins des siècles passés.

Voici un caléidoscope d’images de l’édition 2016.

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« Rythmée par les saisons, dans une ruralité où tout le monde était conditionné par l’agriculture, la vie aux champs devenait le centre des activités. En quelques années, l’histoire démontre que la traction animale est littéralement délaissée par ce qu’on appelle désormais le progrès. Le Marais n’échappe pas à cette transformation radicale, les particularismes liés à l’eau essaieront de lutter plus longtemps que les autres régions contre cette transformation. »

Photo Gilles PETIT 4347« Une fête de village ancrée dans la tradition », dit-on, avec ses reconstitutions de scènes d’intérieurs des habitations, son défilé des métiers d’antan sur la Sèvre Niortaise voisine – le principal fleuve qui irrigue le Marais Poitevin – ses repas champêtres, ses stands, retraçant la vie maraîchine . . ., le tout agrémenté de spectacles et d’animations divers.

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Photo Gilles PETIT 4427Au fait, c’est quoi du « miget » ou « mijet » ?!?! Mieux qu’un long plaidoyer, vous saurez tout en cochant le premier week-end de juillet sur votre calendrier 2017.

Photos Gilles PETIT