Capt’Action79

MARAIS POITEVIN 79 : Au Bourdet, le Syndicat de Pays en fête . . . malgré tout.

Publié le Mis à jour le

Le Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres a proposé la 8e édition de sa journée festive et conviviale intitulée « Marais en Fête », sur le site de l’espace Etienne-Gendron au Bourdet (Deux-Sèvres). Entre randonnées pédestres, marché de producteurs locaux et d’artisans d’art, jeux divers avec structures gonflables et spectacles de qualité, une ombre a plané sur l’avenir de cet Établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI), lequel tente de stopper une fuite de communes adhérentes : sur vingt, cinq vont le quitter.

Photo Gilles PETIT 4484
A l’invitation de Mme Nicole-Dany Brémaud, présidente (en tenue rose sur la photo), plusieurs communes adhérant au Syndicat de Pays étaient représentées à l’inauguration de « Marais en Fête », en présence, entre autres, du président de l’Agglomération niortaise, M. Jérôme Baloge (au micro), du sénateur Jean-Marie Morisset, à droite en compagnie de Mme Séverine Vachon, conseillère départementale aux multiples fonctions institutionnelles liées au Marais Poitevin.
M. Jean-Luc Clisson, maire du Bourdet.
M. Jean-Luc Clisson, maire du Bourdet, était heureux d’accueillir ce 8ème Marais en Fête.

« Arrosé par la Courance et deux biefs, Le Bourdet est le havre de quiétude rêvé pour tout citadin en quête de repos », estime-t-on dans cette commune installée à l’écart des routes du grand tourisme. Bien que située en bordure du Marais Mouillé du Marais Poitevin des Deux-Sèvres, la commune est idéalement placée à 20 km de Niort (Deux-Sèvres) et 50 km de La Rochelle (Charente-Maritime). « Constituée d’un agréable et typique village-rue et de six « écarts » dont les villages d’Alzom et de L’Ile Bapaume, elle a su allier développement et respect du patrimoine, fidèle à sa devise : « Le Bourdet, Art de vivre » ».

 

 

En 1997, le Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres a soutenu la création du Conservatoire de la race Maraîchine sur la commune. Ainsi, toute l’année, il est possible de parcourir le « sentier de la vache Maraîchine » qui entoure 18 hectares de marais communaux dans lesquels la « Belle du Marais » dévoile ses yeux maquillés et sa robe brun orangé.

En prime, ce sentier raconte aussi l’histoire géologique de la région, ponctué d’étapes très documentées. Un parcours qui longe une tourbière, aujourd’hui protégée, dont l’exploitation a été interrompue à la fin de la dernière guerre.

Créée en 2007, « Marais en Fête » est née sur la cendre du Festival du Marais Poitevin, une grande manifestation culturelle intercommunale, lancée à l’été 2002 par l’association Côté Marais, qui a dû s’arrêter à l’issue du programme 2006, suite à la suppression d’une aide financière de la Région Poitou-Charentes. Une décision coïncidant au versement, au Syndicat de Pays, d’une nouvelle subvention régionale liée à la culture.

Dimanche 10 juillet, l’édition 2016 de « Marais en Fête » a été mise en place en partenariat avec la municipalité du Bourdet, en collaboration avec les structures et associations locales, la Ligue de l’Enseignement et Chemin de traverse, ainsi que les communes adhérant au Syndicat de Pays. Le marché et des producteurs artisanaux ont côtoyé un espace jeux, avec des structures gonflables pour les enfants, animé par le Centre Social et Culturel du Pays mauzéen. Le club d’aéromodélisme ULM d’Usseau et de la société mauzéenne d’histoire locale ont également participé.

La genèse de cet EPCI Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres : À l’origine une Charte Intercommunale de Développement et d’Aménagement dont le territoire est défini en 1985 et l’association constituée en 1989. Puis, en 1992, vient la constitution du Syndicat Intercommunal pour la Charte du Marais Poitevin. Cette charte se transforme en Syndicat de Pays par arrêté du Préfet des Deux-Sèvres, daté du 22 juin 1995, puis en SIVOM (Syndicat Intercommunal à VOcations Multiples) par arrêté du Préfet du 9 février 2001.

C’est en 1991 que tout commence, lorsque débutent les Grands Travaux du Marais Poitevin dont la gestion est confiée au Syndicat de Pays. Alors présidente de ces deux syndicats, la députée locale Ségolène Royal accueille, le 4 février 1992, monsieur François Mitterrand, président de la République française venu poser la première pierre des travaux de restauration du port d’Arçais (Deux-Sèvres).                                                                      

C’est le début d’un long processus de restauration et de valorisation du territoire du Marais Poitevin des Deux-Sèvres. Peu à peu, les Grands Travaux ont concerné l’ensemble des vingt communes. Parallèlement, les missions du Syndicat de Pays se sont étendues. L’environnement, la gastronomie et l’agriculture locale ainsi que la culture sont devenus autant de sujets primordiaux qui constituent aujourd’hui les statuts du Syndicat de Pays.

Par exemple, le bief de l’ancien moulin ainsi que le parvis de l’église du Bourdet ont été restaurés dans le cadre de ces « Grands Travaux du Marais Poitevin ».

Aujourd’hui, le Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres fonctionne dans l’incertitude. En effet,   cinq communes ont demandé leur retrait statutaire : Amuré, Sansais-La Garette, Usseau, Magné et le Vanneau-Irleau. La motivation principalement avancée est la diminution des subventions d’État aux communes, ce qui les oblige à restreindre leurs budgets et à s’orienter plus que jamais vers une mutualisation. Pourtant, le Syndicat avait consenti à ramener la participation des communes de 3 euros par habitant, en vigueur jusqu’en 2015, à 2 euros par habitant dès 2016, tout en relançant un programme d’actions concrètes.

Trois de ces retraits (les trois premiers cités ci-dessus) ont été actés par le Syndicat par délibération lors de sa réunion du 30 mars 2016. Conformément aux dispositions de l’article L5211-19 du Code des Collectivités Territoriales, le retrait d’une commune est subordonné à l’accord de l’Établissement Public de Coopération Intercommunale et à celui des 2/3 des conseils municipaux représentant plus de 50% de la population qui est de 24 003 habitants (population légale en vigueur au 1er janvier 2016–source INSEE). Le conseil municipal de chaque commune membre (Amuré, Arçais, Bessines, Coulon, Epannes, Frontenay-Rohan-Rohan, La Rochénard, Le Bourdet, Le Vanneau-Irleau, Magné, Mauzé-sur-le-Mignon, Priaires, Prin-Deyrançon, Sansais-La Garette, Saint Georges-de-Rex, Saint Hilaire-la-Palud, Saint Symphorien, Thorigny-sur-le-Mignon, Usseau, et Vallans) dispose d’un délai de trois mois, à compter de la notification de la délibération du Syndicat, pour se prononcer sur le retrait envisagé. A défaut de délibération dans ce délai, son avis est réputé défavorable. La décision de retrait est prise ensuite par Monsieur le Préfet des Deux-Sèvres. Plusieurs municipalités ayant déjà délibéré en faveur des retraits sollicités, il est à craindre que d’autres, voire les autres, communes engagent prochainement une même démarche. C’est maintenant le cas pour Magné et Le Vanneau-Irleau.

Dans les faits, le Syndicat est victime à la fois de tensions politiques, et de l’évolution de la Loi sur l’intercommunalité. Les conflits de personnes relèvent d’une « manœuvre politicienne sous-jacente », selon le maire de Coulon, sur fond de mandats électoraux, acquis ou non, au niveau départemental. Quant à la Loi sur l’intercommunalité, elle prévoit une disparition progressive des petites structures de ce type. Structures qui se superposent le plus souvent. D’ailleurs, dans le Marais Poitevin, le puissant Parc Naturel Régional réunit à lui seul pratiquement toutes les compétences des petits EPCI et peut mettre en place les mêmes opérations locales. Les communautés de communes et d’agglomération fragilisent aussi le Syndicat de Pays.

Gilles PETIT

Publicités

Coulon (79 France) : la 10ème fête du miget est terminée. Il reste des images d’antan.

Publié le Mis à jour le

Mise en place par le Comité d’animations coulonnais, la dixième édition de la Fête du miget, s’est déroulée sur le site de l’Autremont à Coulon (79). Ici, les visiteurs ont disposé de deux jours d’immersion dans le Marais méconnu du grand public. Ainsi, en un coup d’œil, ils se sont trouvés plongés au cœur du quotidien des Maraîchins des siècles passés.

Voici un caléidoscope d’images de l’édition 2016.

Photo Gilles PETIT 4343

« Rythmée par les saisons, dans une ruralité où tout le monde était conditionné par l’agriculture, la vie aux champs devenait le centre des activités. En quelques années, l’histoire démontre que la traction animale est littéralement délaissée par ce qu’on appelle désormais le progrès. Le Marais n’échappe pas à cette transformation radicale, les particularismes liés à l’eau essaieront de lutter plus longtemps que les autres régions contre cette transformation. »

Photo Gilles PETIT 4347« Une fête de village ancrée dans la tradition », dit-on, avec ses reconstitutions de scènes d’intérieurs des habitations, son défilé des métiers d’antan sur la Sèvre Niortaise voisine – le principal fleuve qui irrigue le Marais Poitevin – ses repas champêtres, ses stands, retraçant la vie maraîchine . . ., le tout agrémenté de spectacles et d’animations divers.

Photo Gilles PETIT 4393

Photo Gilles PETIT 4427Au fait, c’est quoi du « miget » ou « mijet » ?!?! Mieux qu’un long plaidoyer, vous saurez tout en cochant le premier week-end de juillet sur votre calendrier 2017.

Photos Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : Le 42ème Rallye du Marais du Canoë-Kayak Niortais en vidéo

Publié le Mis à jour le

Chaque dernier week-end de juin, le Canoë-Kayak Niortais organise « la plus grande manifestation nocturne de canoë-kayak de France ». Une manifestation, reconnue par la Fédération Française de Canoë-Kayak, qui attire tous les ans, plus d’un millier de participants qui viennent de toute la France. Il s’agit d’un jeu de piste nocturne en canoë ou kayak dont le départ est donné de Coulon (79) à la nuit tombée . . .

L’équipe de Capt’Action79 a filmé tous les étages de cet événement, en vidéo HD, bien sûr ! Le montage est terminé. Voici le film après ces quelques images capturées au hasard des rushes. A l’insu du plein gré de notre monteur. C’est cadeau.

Images Gilles PETIT Capt’Action79

Vidéo, une réalisation Capt’Action79

Le podium des équipes qui ont remporté les trois premières places.
Le podium des équipes classées aux trois premières places du classement général.

Image Capt'Action79 16

Image Capt'Action79 15

Image Capt'Action79 24

 

MARAIS POITEVIN : Le CSCM fête ses 30 ans . . . « et c’est pas fini »

Publié le Mis à jour le

Une programmation éclectique ouverte à tous. C’est à partir de cette idée que l’équipe du Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) a organisé son trentième anniversaire. Rayonnant principalement sur les communes de Coulon (Deux-Sèvres) et sa voisine Magné, le CSCM a investi le site de La Repentie, pour trois jours de fête. Clin d’œil à cette structure, lieu de citoyenneté, d’échanges, de réflexions, d’épanouissement des initiatives . . .

Texte et photos Gilles PETIT

Le Centre Social et Culturel du Marais siège au bord de la Sèvre Niortaise à Coulon.

Né en juillet 1986 dans la continuité de la Maison Pour Tous de Coulon, association pluridisciplinaire, le Centre Social et Culturel du Marais a ouvert ses portes en 1987 à Coulon. Installé dans une maison ancienne reconstruite par la municipalité coulonnaise alors conduite par M. Maurice Moinard, le CSCM a développé sur sa zone d’influence (à l’époque, douze communes du Marais Mouillé) un ensemble d’actions qui l’ont fait connaître comme une véritable structure de développement social et culturel. Les locaux, les services permanents et les activités sont toujours ouverts à l’ensemble de la population du Marais, toutes générations confondues.

Les actions mises en œuvre concernaient déjà 232 usagers en 1987, 485 en 1988, 672 en 1989, 734 en 1990. Trente ans plus tard, le CSCM annonce près de 750 personnes adhérentes dont les trois quarts d’enfants et de jeunes. Entre 60 et 70 bénévoles s’investissent dans les activités, régulières ou saisonnières, de cette association qui compte, aujourd’hui, 14 salariés et 20 à 25 vacataires, pour un budget annuel de 620.000 €.

Le CSCM assure des missions d’intérêt général avec l’aide de nombreux partenaires : les communes (principalement Coulon et Magné), les Conseils départemental et régional, l’Etat et la Caisse d’Allocation Familiale, laquelle verse une prestation de service dans le cadre de la « fonction d’animation globale et coordination ».

En 30 ans, le CSCM a connu 8 présidents(es), de Nicole Sagory à Nicole Bernard, et 6 directeurs(trices), de Jacques Brenet à Marie-Noëlle Louis-Bonnin.

A sa création en 1987, le CSCM devait regrouper quinze communes mais son rayonnement étant étroitement lié aux choix municipaux, celui-ci n’était soutenu financièrement que par six communes : Amuré, Arçais, Coulon, Saint-Georges-de-Rex, Saint-Hilaire-la-Palud et Le-Vanneau – Irleau.

Outre son rôle de maison des associations, le CSCM est, également, un centre de services : secrétariat permanent (dactylographie, reprographie), action sociale (aide aux démarches administratives, relais d’information pour la garde d’enfants à domicile) . . .

En fin d’année 1998, le centre a accueilli l’adhésion de Bessines, une commune qui ouvrait ainsi à sa population et plus particulièrement aux enfants, les nombreuses activités permanentes et ponctuelles que propose l’association.

Lors de la dernière assemblée générale, en mai 2016, il a été précisé que « le secteur d’intervention des communes participantes demeure Magné et Coulon, celle de Sansais – La-Garette apportant aussi sa coopération ». Cependant au cours de cette réunion annuelle, le maire de Magné, M. Gérard Laborderie a fait remarquer : « Nous devons élargir à d’autres communes. Actuellement, nous ne sommes que deux financeurs, à raison de 100.000 € soit un peu plus du quart du budget.»

La grande fête était installée au lieu-dit La Repentie sur la commune de Magné (79).

Plusieurs associations ont participé à la fête en présentant leur(s) activité(s). En voici quelques unes, en photos prises au hasard des stands.

En plus des tables rondes proposées sous le grand chapiteau noir, Photo Gilles PETIT 4114dressé par la Cie aiRe de Cirque, ou dans la yourte, construite par la SCOP La Frênaie, les « 30 ans » offraient aussi des séries de spectacles et d’animations, diurne ou nocturne. Le tout gratuitement. La liste étant longue, voici, pêle-mêle, un échantillon des talents saisis sur les différentes scènes disséminées dans la végétation du Marais Mouillé.

 

Photo Gilles PETIT 4049
Le Chœur de Rohan
L'énorme libellule, œuvre collective d'une quarantaine de personnes, de tout âge et tout milieu, qui accueillait les visiteurs.
L’énorme libellule, œuvre collective d’une quarantaine de personnes, de tout âge et tout milieu, qui accueillait les visiteurs.

VENISE VERTE : le Centre Social et Culturel du Marais construit des « yourtes à mômes » participatives.

Publié le Mis à jour le

« Aidez-nous à financer une yourte écologique pour que les enfants puissent s’épanouir dans un cadre naturel au cœur du Marais Poitevin« , appelle le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), association loi 1901 implantée sur les communes de Coulon et de Magné (79).

Lors de la fête des 30 ans du Centre Social et Culturel du Marais, qui vient de se dérouler du 3 au 5 juin 2016, le public a pu visiter une véritable yourte et travailler à la préparation des éléments de la petite "yourte à mômes".
Lors de la fête des 30 ans du Centre Social et Culturel du Marais, qui vient de se dérouler du 3 au 5 juin 2016, le public a pu visiter une véritable yourte et travailler à la préparation des éléments de la petite « yourte à mômes ».

Le CSCM organise un centre de loisirs dans des locaux scolaires, chaque année depuis 30 ans. Il est regrettable que des enfants habitant le Marais poitevin, site classé « Grand Site de France » passent leurs vacances dans des cours d’école. Pour l’été 2016, l’équipe d’animation envisage d’accueillir les enfants dans un nouveau cadre. « Nous avons besoin d’une salle d’activités supplémentaire de 50 m² », clame-t-on en chœur.

Vu de l'intérieur, le toit de la yourte de 50 m² qui sera installée au centre de loisirs, dès juillet prochain.
Vu de l’intérieur, le toit de la yourte de 50 m² qui sera installée au centre de loisirs, dès juillet prochain.

Respectueux du cadre naturel, le Centre Social et Culturel du Marais n’imagine pas implanter un tivoli ou un barnum métallique et synthétique. D’où l’idée d’installer une yourte circulaire d’environ 50 m². Plus précisément une yourte en ossature bois (en perches de frênes du Marais) et toile coton écru s’intégrant plus harmonieusement dans le paysage. Cela donne un petit air de vacances supplémentaire pour les enfants de l’accueil de loisirs.

 

 

« Certes, nous pourrions acquérir une yourte clé en main pour un montant de 15 000 € à 20 000 €, explique Marie-Noëlle Louis-Bonnin, directrice du  CSCM, mais nous n’avons pas le budget, et nous avons fait le pari de faire participer des habitants du Marais pour la fabriquer dans le cadre d’un chantier participatif encadré par la Scop SARL la Frênaie spécialisée dans la fabrication d’habitats légers, yourtes, tipis et dômes ». Cette société est implantée sur Arçais (79).

Ce projet a développé un tel élan et une telle volonté de transmission de la part des participants qu’il est envisagé de construire une mini-yourte pour l’espace petite enfance accueillant la tranche des 0 – 3 ans. Cette mini yourte pourra être utilisée soit à l’intérieur du Centre social dans l’espace dédié à la petite enfance, soit en extérieur en fonction de l’activité proposée et de la saison. Elle sera également sur le centre de loisirs cet été à Coulon en complément de la grande yourte pour le plus grand bonheur des petits.

Mini_yourte_au_csc_14_janv_2016-1462001180
Le CSCM envisage de construire une mini « yourte à mômes », sur ce modèle.

Ces deux yourtes homologuées ERP (Etablissement Recevant du Public) reviennent à 12 000 €. 9 000 € sont financés par des aides de la Caisse d’Allocation Familiale et de la Caisse des dépôts et consignations. Pour l’autre partie, le CSCM fait aujourd’hui appel au soutien et à la générosité populaire à hauteur de 3 000 €.  A savoir, 1 500 € pour solder la facture de la grande yourte et 1 500 € pour construire une petite yourte. « Une somme qui permettra de mener notre projet à terme », remercie d’avance Madame la Directrice.

 

Le CSCM a ouvert un compte financier participatif en ligne intitulé : « Des yourtes à mômes pour le centre de loisirs ». Ainsi, si vous souhaitez inscrire votre nom dans la yourte, il vous suffit de soutenir le projet, selon vos moyens, en vous rendant sur le site Internet : http://www.kisskissbankbank.com/des-yourtes-a-momes-pour-le-centre-de-loisirs . Le projet est valide jusqu’au 20 juin 2016 inclus.

 

Gilles PETIT

HISTOIRE : A Irleau (Deux-Sèvres), une stèle en l’honneur de neuf patriotes du « Groupe Marais »

Publié le Mis à jour le

Samedi 28 mai 2016, la commune du Vanneau-Irleau (Marais Poitevin des Deux-Sèvres) et le Souvenir Français ont rendu hommage à neuf patriotes du Groupe Marais arrêtés par la police politique de Vichy le 23 mai 1944, dont trois furent surpris à la ferme du Deffend à Irleau ; les autres étant arrêtés à Damvix (Marais Poitevin de Vendée) et à Niort (Deux-Sèvres). Huit seront exécutés sur la Butte de Biard (Vienne), le 4 juillet 1944 ; leur hébergeur Honoré Cadet sera déporté en Allemagne à Neckargerach, où il mourra le 29 décembre 1944.

Photo Gilles PETIT DSCN3970
Dressée à proximité de la ferme du Deffend (en arrière plan), la stèle rend hommage au Groupe Marais.

« En entrant en résistance, ils savaient qu’ils risquaient leur vie. Dans l’ombre, individuellement puis collectivement, ces femmes et ces hommes avaient à cœur de retrouver leur liberté. Les raisons de leur engagement furent multiples : refuser la défaite, chasser l’occupant, défendre les valeurs de la République. Leurs actes et comportements prirent des formes diverses s’adaptant à la radicalisation et à l’expression arbitraire de la répression imposée par l’occupant et le régime de Vichy ». Source : « Au nom de la Résistance » la Butte de Biard 1942-1944 – Hommage aux 128 fusillés, édité par l’association VRID Vienne Résistance Internement Déportation.

Pendant l’occupation, le Marais et sa configuration compliquée permet aux réfractaires du STO (Service du Travail Obligatoire) et aux jeunes du Parti communiste de se dissimuler. Ainsi, les sites de Coulon, d’Arçais, du Vanneau et d’Irleau sont alors des plaques tournantes. Un noyau de résistants «le Groupe Marais», qui n’est à aucun moment un maquis organisé, rassemble des jeunes dont le seul lien est l’appartenance à la même famille politique. Le climat va engendrer des dénonciations, il s’ensuit, une cascade d’arrestations aux terribles conséquences.

RESISTANCE
Camille DORE (archives documentaires)
RESISTANCE
Michel DORE (archives documentaires)

Ils s’appelaient : Honoré Cadet, Camille et Michel Doré, Jacques Jabouille, Raymond Giraudineau, Marcel Forestier, Paul Constant Mohimont, Léon Monéger, et Marcel Pouponneau. Ils ont été dénoncés à la Feldkommandantur de Poitiers, à la suite d’un sabotage sur la voie ferrée Niort-La Rochelle.

 

Souvenir Français 3986Honoré CADET était cultivateur à la ferme du Deffend. Il a hébergé, entre autres, les membres du Groupe Marais : Camille et Michel DORE sont nés le 9 juillet 1922 à Niort. Enfants de l’Assistance Publique et élevés à Coulon, ils sont requis au Service du Travail Obligatoire, qu’ils refusent en se cachant dans la ferme d’Irleau. Francs Tireurs Partisans tous les deux, ils sont arrêtés ensemble ; Marcel FORESTIER est né le 15 mai 1923. Il était électricien et résidait à St-Cloud (Seine) ; Raymond GIRAUDINEAU est né le 29 mai 1924. Il était ouvrier, domicilié à Bondy (Seine) ; Jacques JABOUILLE  est né le 22 juillet 1920. Marié, il était ajusteur, domicilié à Rochefort (Charente-Maritime). Responsable du Front National (mouvement de résistance créé par le Parti communiste), Jacques Jabouille avait été interné en juin 1942 au camp de Rouillé (Vienne), puis au camp de Migné (Vienne) d’où il s’évade le 29 septembre 1943 ; Paul Constant MOHIMONT est né le 1er juin 1923 à Bosseval (Ardennes). Ce cantonnier était entré dans le maquis en Vendée ; Léon MONEGER est né le 1er mars 1923. Photographe, il travaillait en région parisienne ; Marcel POUPONNEAU est né le 11 janvier 1918. Il était cultivateur à Yves (Charente Maritime).

Photo Gilles PETIT 3976
En présence des sections maraîchines d’anciens combattants, d’amis, de sympathisants et de membres des familles des héros honorés, la cérémonie a été organisée par le Souvenir Français et la municipalité locale, sur une proposition d’un ancien Irleaudais Jean-Michel Caquineau (2ème à droite)

Ezilda BARREAUNous avons aussi une pensée pour Ezilda BARREAU. Née à Cerzeau (Deux-Sèvres) en 1893, elle vend sa maison pour rejoindre son fils unique, Eugène, instituteur à Irleau. Tout premiers résistants communistes de cette région, ils s’engagent ensemble dès 1941 dans l’Organisation Spéciale, puis appartiennent aux Francs-Tireurs et Partisans, actifs dans le Marais Poitevin. Ezilda Barreau héberge de nombreux clandestins dont Rol Tanguy, assure les liaisons entre le «Groupe Marais» et les Francs-Tireurs et Partisans, distribue des tracts et transporte des armes. Arrêtée le 26 mai 1944 à Azay-le-Brûlé (Deux-Sèvres) où elle s’était repliée au début du mois après que son fils soit entré dans la clandestinité, elle meurt à la prison de la Pierre Levée à Poitiers le 1er juin 1944 suite aux supplices infligés. Madame Barreau est la seule femme inhumée au Carré Militaire du Cimetière des Sablières de NIORT.

Photo Gilles PETIT 3980
Gérée par Honoré Cadet, la ferme du Deffend a hébergé de nombreux réfractaires au STO, ainsi que des communistes et autres personnes persécutées par la police politique de Vichy.

 

Gilles PETIT

Camping-Car Bienvenue : Des camping-caristes créent un label pour évaluer l’accueil par les communes

Publié le Mis à jour le

Le Monde du Camping-CarUn article de la revue « Le Monde du Camping-car » nous livre cette information.

Texte d’Antoine Chapenoir

Label Camping-Car Bienvenue

L’initiative est partie d’une association de camping-caristes nommée « Baroudons ». Ce nouveau label, “Camping-Car Bienvenue” sera accordé aux communes qui le méritent (et qui paieront la somme forfaitaire de 100 €). Un panneau, fixé à l’entrée de la commune, indiquera la note accordée à la commune par l’association Baroudons.

Si l’on en croit le site internet dédié au label « Camping-Car Bienvenue », les conditions d’accueil des camping-cars en France sont de moins en moins satisfaisantes. Pour résumer : du fait de l’augmentation du nombre de camping-cars, les communes interdisent le stationnement des camping-cars ou créent des aires d’accueil trop loin des centre-villes. Mais voilà : “Les riverains ne supportent plus le ballet incessant de gros véhicules qui manœuvrent chaque jour à côté de chez eux.” Et les riverains ne seraient pas les seuls mécontents : “Certains camping-caristes ne veulent plus aller dans ces aires. Certains camping-caristes quittent les villes qui ne proposent rien d’autre en matière de stationnement. Certains camping-caristes partent à l’étranger où l’accueil serait moins hostile. D’autres se posent la question tout simplement de vendre leur véhicule de loisirs.” Forte de cet état de fait, qualifié de “triste constat”, l’association Baroudons a décidé de créer un label pour sensibiliser et conseiller les communes, autant que pour informer les camping-caristes.

 

Un label, un panneau
label-camping-car-bienvenueLe label Camping-Cars Bienvenue se distingue avant tout par son panneau. Un grand rectangle jaune moutarde, mentionnant le nom du label et comportant des dessins représentant des camping-cars. Ce panneau devrait être apposé par les communes adhérentes, sous leur panneau d’entrée de ville. Le nombre de camping-cars correspond à la note accordée par l’association à la commune. “Le label 4 camping-cars est décerné aux communes par l’association qui ont atteint un niveau d’accueil exemplaire”, explique le communiqué fourni par l’association. Ce document indique aussi les critères sur lesquels seront jugés les communes :

• La différenciation du stationnement diurne et nocturne ;
• L’accès aux zones de services ;
• Le temps de parcours pédestre entre la zone de stationnement et le centre-ville ;
• Le nombre de places réservées aux camping-cars à mettre en relation avec la capacité d’accueil de la commune ;
• Les durées de stationnement autorisé ;
• Le coût du stationnement et des services ;
• La nature du sol des zones de stationnement ;
• . . .

 

Encore des panneaux
Les trois petits points qui terminent cette liste laissent à penser que d’autres critères seront ajoutés par l’association de camping-caristes. On aurait aimé prendre connaissance de la liste exhaustive, parce que c’est bien là que tout se joue: quelles sont les communes qui auront droit au label. On imagine que si la liste n’est pas complète, c’est qu’elle sera affinée avec le temps. Remarquons aussi, sur le site internet du label, que des panneaux ont été dessinés, afin d’être apposés sur les aires d’accueil, afin de spécifier “les services proposés sur les places de stationnement”. On y trouve un panneau pour le wifi, un autre pour la présence d’emplacements de plus de 8m, un autre sur la durée maximum du stationnement.

index

Une longue route…
Créer un label de l’accueil des camping-cars est une idée louable. Mais la mise en pratique est ardue. Il n’est pas facile de déterminer des critères qui permettent de dire qu’une commune accueille convenablement les camping-cars. Certains apprécieront le fait qu’une ville ait créé une grande aire d’accueil tout équipée proche du centre, d’autres déploreront que le reste de son territoire soit interdit au stationnement. Pour prendre un exemple, la commune de La Bernerie-en-Retz (44) possède une belle aire d’accueil, louée par de nombreux camping-caristes. Mais la ville a fait l’objet d’actions en justice de la part du Comité de Liaison du Camping-Car, pour sa réglementation sévère. Pour autant, la tâche nous paraît ardue, mais pas impossible. La création de ce label vise à améliorer l’accueil des camping-cars, à sensibiliser les communes et à créer des espaces de stationnement proches des commerces. Une bonne idée, en somme.