-

La-Garette

MARAIS POITEVIN : l’eau, source de « La Vague citoyenne »

Publié le Mis à jour le

Les 2 et 3 juin 2018 à La Garette (commune deux-sévrienne de Sansais-La Garette, France), « La Vague citoyenne » n’a pas submergé les porteurs des dix-neuf projets de retenues dites de substitution, les fameuses bassines. A l’origine de ce waterstock #3, « Bassines non merci ! », un collectif citoyen, apolitique et pacifiste, qui lutte contre les bassines et l’irrigation à outrances, et lutte aussi pour les paysans.

Durant ces deux jours, « La Vague citoyenne », un nom sous-titré : « Pour une agriculture respectueuse de l’Eau, de la Terre et des Hommes », a rassemblé environ 2000 personnes dont 1200 ont participé à la grande déambulation festive du dimanche après-midi.

Lors des assises citoyennes du samedi, traitant, durant quatre heures, les sujets eau, agriculture et paysage, suivies des prises de paroles en clôture de la manifestation, nous retiendrons quelques propos et témoignages d’intervenants de toutes tendances, ou presque, car on regrettera l’absence des porteurs des projets en question.

Quand il parle de réserves de substitution, au départ, le collectif n’était pas systématiquement contre, et peut-être pas encore aujourd’hui, mais les projets portaient sur des prélèvements de surface, c’est à dire, des rivières qui étaient prêtes à déborder, et des nappes phréatiques archi pleines. En excluant les nappes profondes, indemnes de tout produit, à pomper vers des retenues construites à l’air libre. Dans ces retenues, l’eau va alors se réchauffer et sa qualité va se dégrader. « On est donc complètement dans l’inverse de ce qu’on voudrait faire », estime le collectif.

Selon M. Pierre Lacroix, membre du collectif et président de la Fédération de pêche des Deux-Sèvres : « Aujourd’hui, si les politiques n’ont pas le courage d’amener les mesures d’accompagnement pour changer les modes de culture, il ne serait pas préférable de subventionner un monsieur qui n’irrigue pas et qui sous-produit en faisant de la qualité, par rapport à celui qui irrigue et reçoit des subventions. Parce qu’il faut savoir que ces bassines-là seront subventionnées à 75% par l’Agence de l’eau, argent public, et que, quand ces gens-là prendront l’eau dans les bassines pour irriguer un hectare de maïs, ils toucheront une subvention de 300 € environ. Ils seront donc subventionnés deux fois. »

A savoir, dès qu’une culture est arrosée, il est nécessaire, le lendemain, de traiter la parcelle en pulvérisant un fongicide afin d’éviter le développement de la maladie.

Rapidement lors des assises citoyennes, les interventions fusent, dont celle-ci : « A qui profite le crime ? 9 millions de mètres-cube d’eau pour 230 bénéficiaires. Sur 10% d’irrigants, 2% vont en bénéficier. Sur  les 230 exploitations concernées par les bassines du seul projet de la Sèvre Niortaise que sont les adhérents à la Coop de l’eau, 119 vont être directement raccordés aux bassines. Ce qui représente, à peu près, 6% des exploitations du territoire, tout confondu, irrigants ou non. Il s’agit d’une confiscation de l’eau potable au profit d’une infime partie des gens. »

M. Jean-François Périgné, « citoyen-paysan de la mer », précise-t-il, secrétaire national à la Confédération paysanne et référent de la question de l’eau, a ainsi résumé la situation : « Je voudrais aborder la question de l’eau sur un angle beaucoup plus global, de façon que tout le monde comprenne bien ici l’enjeu local et largement planétaire. Vous avez remarqué que le but majeur de la conquête spatiale est d’aller trouver une planète où il y a de l’eau. Pourquoi ? Car il n’y a pas de vie, telle qu’on la connaît, nous, sans eau. Il n’y a pas une goutte d’eau qui est perdue lorsqu’elle part à la rivière car les racines de l’océan, ce sont les rivières. Et tout comme les poissons qui pondent et qui meurent au stade larvaire, pour nous, c’est exactement la même chose au niveau des coquillages, des crevettes et au niveau de toute la ressource halieutique puisque les zones de reproduction, de frayères, et de nurserie se trouvent dans les zones estuaires parce que c’est là que se fait le mélange entre les sels nutritifs amenés par la terre, il en faut et c’est nécessaire, pour le développement du premier maillon de la chaîne alimentaire de l’océan. Et le premier maillon de la chaîne alimentaire de l’océan, c’est le phytoplancton. Les océans c’est 4/5ème de la surface de la planète. Le phytoplancton est la première biomasse végétale de la planète qui produit les deux tiers de l’oxygène que l’on respire et qui joue un rôle hyper important sur le captage du CO2 car toutes les plantes consomment du CO2 et rejettent de l’oxygène. Tout ce qui est à support calcaire (les coraux, nos coquillages. . .) est en danger de disparition rapide. En une petite trentaine d’années, malgré les sonnettes d’alarme tirées par les conchyliculteurs, la situation se dégrade d’année en année, avec un empilement de mesures environnementales censées sauver la biodiversité, parc naturel marin, Natura 2000, etc. Entre le temps de décision de l’humain et le temps de réponse de la nature, il se passe un certain temps. La terre a son propre rythme qui n’est pas le rythme des humains. Quand on parle de l’eau, on parle de la composition du corps humain, on parle de l’aliment principal. 70% de notre alimentation, c’est de l’eau. Que ce soit sous forme liquide, végétale ou animale, c’est de l’eau qu’on consomme. L’enjeu est énorme. Ici, dans l’ouest de la France, on lutte contre un système d’irrigation pour nourrir une plante qui, dans son pays d’origine est la déesse de la fécondité et qui est en train de devenir chez nous la déesse de la stérilité. Tout simplement parce qu’on est en train de se battre en plein dérèglement climatique pour produire une plante tropicale et donc reconstituer un climat autour de la plante qui n’est pas son climat d’origine. Pourtant, il existe un maïs local. Sur le constat, on est tous d’accord, la FNSEA, les politiques, la Confédération paysanne, les citoyens lambda. Les climatologues nous annoncent 20 à 30% de moins dans les débits des rivières, une pluviométrie qui va devenir de plus en plus aléatoire, huit années sur dix de sécheresse sévère, une évaporation qui va augmenter de 20 à 30 %. L’évaporation sur le problème des bassines, c’est le syndrome du Shadok, on pompe de l’eau qui est stockée naturellement dans le sol, ça n’a rien coûté de la stocker, elle est à l’abri de l’évaporation, pour la mettre dans une bassine où de toute façon sur la globalité du volume d’eau, il va falloir laisser 20% au fond pour maintenir le liner en place, alors qu’au minimum 30% de l’eau va s’évaporer et rentrer naturellement dans le cycle de l’eau. Donc il reste utilisable globalement 50% de l’eau qui aura été pompée de la ressource. Il y aura, quand même, une baisse du stockage de l’eau en souterrain.

« Par rapport à ce contexte climatique, on a deux écoles : pour prévenir on va stocker en hiver quand il y a trop d’eau, etc. ; et l’autre école qui dit : le stockage naturel ne coûte rien, il est là et on va s’adapter de différentes manières, adapter les cultures aux sols. La filière maïs est déficitaire, globalement elle redevient rentable parce que ce maïs est exporté par le port de commerce de La Rochelle-La Pallice. Il va nourrir des poulets au milieu du désert dans le Maghreb ou ailleurs. Et peut-être que dans ces pays, les habitants ne mangent que les cuisses et les blancs et nous ramènent les nuggets que nos gamins mangent dans les MacDo. Ici on est sur une privatisation déguisée, c’est de l’argent public qui va aller à quelques personnes. La problématique de l’eau, c’est la survie de la vie sur la planète parce que l’océan, c’est la vie de la planète. »

Tout le monde s’accorde à dire « il ne faut pas donner plus que la nature ne peut donner. » Mais aussi que « cette lutte contre les bassines et l’irrigation à outrance, c’est une lutte POUR les paysans ! C’est la population où il y a le plus de suicides. Ce sont les premiers impactés par les maladies liées aux pesticides qu’ils utilisent eux-mêmes. C’est une population qui est en pleine dérive morale. »

Le « paysan » Benoît Biteau constate : « La Loi sur l’eau dans son premier article explique que l’eau est un bien commun. Force est de constater que l’eau est devenu un bien marchand. Ça convoque au moins une dimension, celle du partage. Le deuxième article sur la Loi sur l’eau hiérarchise l’usage de l’eau dans un ordre précis : le premier c’est l’eau potable pour que tout ce qui vit sur cette terre puisse avoir accès à l’eau potable, le fluide vital dont nous avons tous besoin ; la deuxième priorité, notamment dans le Marais Poitevin, c’est la préservation du bon état du milieu aquatique. Par le milieu aquatique se jouent énormément d’enjeux, l’équilibre, la préservation des ressources sur les plans tant qualitatifs que quantitatifs, la préservation des biodiversités qu’elles soient sauvages ou domestiques, la climatique fondamentale car ce sont aussi des zones de séquestration du carbone, des gaz à effet de serre, et bien sûr, la santé ; le troisième article, c’est l’eau économique mais ce n’est que le troisième. L’eau économique inclut, entre autres, l’usage de l’eau par les agriculteurs. Le maïs exporte l’eau si rare chez nous vers d’autres contrées alors qu’on pourrait la préserver en revenant sur des fondamentaux agronomiques qui consistent, d’une part, à nourrir des herbivores avec de l’herbe et qui consiste aussi à produire du maïs avec d’autres ressources génétiques que le maïs proposé par les grandes firmes semencières ; les intérêts de quelques-uns se rapprochent, c’est à dire que ceux qui sont derrière ces projets de stockage sont aussi ceux qui proposent de la semence certifiée, des maïs hybrides, des produits de traitement et du matériel d’irrigation. Avec tout ça on télescope l’article premier qui dit que l’eau est un bien commun. Un autre modèle alternatif est possible depuis toujours, il porte un nom : agronomie, agroécologie. Revenons aux fondamentaux, au bon sens paysan. On est en train de dévaster la terre, avec un petit T, telle que nous, paysans, avons entre nos mains, et de la terre avec un grand T, celle qui nous porte tous sur fond de changement climatique. »

Les débats ont aussi porté sur la nourriture : « Aujourd’hui, le combat est dans l’assiette. La qualité des produits n’est pas un problème, c’est un drame. Rien n’est perdu, la mal bouffe n’est pas une fatalité. Il vaut beaucoup mieux moins manger, mais bien manger. Aller chez son petit producteur local. Il faut arrêter de manger des saloperies. »

Quand on parle d’eau souterraine, on parle d’infiltration dans le sol. Un agriculteur maraîchin qui plante depuis des années, a ainsi pointé : « Les milieux sont ouverts. Du moment qu’ils sont ouverts, il y a une chute de la population d’oiseaux, d’insectes, . . . Pour y remédier, le système est simple, on referme les milieux agricoles, on remet de la vie. Ça revient très vite. Le plus beau et le plus énorme mouvement citoyen possible, serait de planter des arbres et des kilomètres de haies. »

Selon la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho : « On ne peut changer les choses que si on est dans l’interaction entre des citoyens qui se mobilisent et des élus qui sont déterminés. S’il n’y a pas de rapport de force, c’est toujours la même chose :  tout continue comme avant, et les lobbies y gagnent à la fin. La mobilisation a déjà commencé à faire bouger les choses. Les problèmes des volumes, de la qualité de l’eau, de la biodiversité, du processus pour un projet de territoire, doivent faire l’objet de dialogues. Tous les espoirs sont permis. »

Le bilan de cette manifestation affiche une fréquentation de l’ordre de 2000 personnes sur le weekend. Dimanche, environ 1200 personnes ont déambulé, en plus de ceux restés sur le site. Ce n’est pas pleinement satisfaisant. Il faut prendre en considération le temps incertain et les nombreuses autres animations organisées dans la région.

« C’est sûr, il y aura un waterstock #4. Si ce n’est pas pour le fait qu’on aura gagné contre les bassines d’ici là, ce sera un waterstock #4 pour reconstruire l’agriculture, pour reconstituer notre paysage et nos rapports humains avec nos agriculteurs. »

Gilles PETIT

Publicités

TELETHON 2017, le film de la coordination Sud Deux-Sèvres

Publié le Mis à jour le

        De nombreux défis ont été organisés à l’occasion de cette nouvelle édition du Téléthon. Les équipiers de la coordination Sud Deux-Sèvres du Téléthon 2017 ont rendu visite à plusieurs organisateurs de manifestations.

        Nous avons accompagné deux de ces équipes dont une en compagnie du docteur Cécile Martinat, directrice de recherche à l’INSERM. Ce film, qui peut sembler long, recense quelques actions montées par des bénévoles anonymes et explique le fonctionnement du Centre d’appel téléphonique 3637 installé au Dôme de Niort-Noron (79).

        A voir sur YouTube : https://youtu.be/ZoD6cT_NI24

       Notre parcours vidéo passe par Frontenay-Rohan-Rohan, Arçais, La Garette, Magné, la résidence Le Clos des Tilleuls, Beauvoir-sur-Niort, Saint-Gelais, Mauzé-sur-Le-Mignon, La Crèche, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, le Club hippique niortais et le parvis des Halles de Niort pour, notamment, la remise officielle à l’AFM des dons collectés auprès des structures participantes.

       Une réalisation vidéo Capt’Action79 avec le concours de PROanimation.

LA GARETTE : en photos, l’Espace Jean Rochefort à la Maison du Cheval

Publié le Mis à jour le

« Un César d’honneur l’an dernier, une plaque donnant mon nom à une carrière aujourd’hui, tout ça, ça sent le posthume », avait ainsi conclu son allocution l’acteur Jean Rochefort le 11 mai 2000, jour de l’inauguration officielle de la Maison du Cheval à La Garette, sur la commune maraîchine de Sansais-La Garette (Deux-Sèvres France).

Une partie des personnalités présentes lors de cette inauguration dont le préfet, les présidents des Conseils régional Poitou-Charentes et général des Deux-Sèvres, et M. Yves Leroux (à droite) président de la Maison du Cheval.

 En 2005, il a prêté sa voix au « Maître de cérémonie » du spectacle (Mousquetaire de Richelieu) du Grand Théâtre équestre créé au Puy du Fou en Vendée (85). Auparavant, le 11 mai 2000, il avait donné son nom à la carrière couverte de la Maison du Cheval, un bâtiment destiné aux activités socio-éducatives. Sa voix s’est éteinte le 9 octobre 2017, à Paris. Son nom demeure gravé sur un pilier à La Garette.

L’artiste venait de recevoir, en 1999, un César d’honneur pour l’ensemble de son œuvre. En fait, il a suivi deux carrières, celle du théâtre et du cinéma, celle du monde équestre. A La Garette, avec son sourire inimitable, Jean Rochefort s’était défini comme un « homme de spectacle » et un « homme de cheval ».

L’artiste en compagnie de M. André Dulait, alors président du Conseil général 79 (aujourd’hui Conseil départemental 79).

Porté par le Conseil général des Deux-Sèvres, (géré d’abord, par Délégation de Service Public en mai 2001 par le Club Hippique Niortais, puis depuis le 18 août 2006 par l’association Equi’SèvreS), le projet départemental d’une Maison du Cheval avait séduit Jean Rochefort parce qu’il avait pour but d’utiliser le cheval à de nobles fins, à savoir la découverte des prairies humides du Marais Poitevin, l’élevage, l’éducation et l’insertion. Il avait ainsi souligné que « associé à notre évolution, le cheval s’est fait tour à tour, moyen de guerre, de travail, de transport. L’homme ne serait rien sans lui, il lui doit tout. »

Un colloque européen sur le thème « l’homme et le cheval, alternatives pour un développement social » a ponctué l’ouverture de la Maison du Cheval. Déjà en cette fin de XXème siècle, de nouveaux acteurs s’intéressent à cet animal. Des voies se dessinent pour une utilisation différente du cheval. En règle générale, les vieux chevaux réformés d’une activité sportive ont une grande connaissance de l’homme. Ils seront donc employés dans des activités socio-éducatives et de rééducation pour un public en difficulté moteur ou psychopédagogique. Jean Rochefort adhérait à cette initiative tout en approuvant l’idée de proposer des activités complémentaires autres que celles qui tournent autour de l’eau. Des balades au fil des chemins blancs du Marais, ainsi que le développement de l’attelage au travers d’une filière de haut niveau au plan national et d’activités autant de loisirs que de promotion de la discipline. Présent depuis des siècles dans les Marais Mouillés et utilisés uniquement dans l’agriculture, le cheval a toujours fait partie du paysage de la Venise Verte, comme la barque traditionnelle.

 Le 11 mai 2000, la foule des grands jours avait écouté Jean Rochefort évoquer sa passion des chevaux « depuis [sa] plus tendre enfance » : « Mon grand-père possé­dait des chevaux de fiacre en Bretagne.  J’ai découvert l’équi­ta­tion à 30 ans pour le tournage du film Cartouche de Philippe de Broca (1961). Dès lors, je me suis lancé dans lélevage de chevaux. Je possède le Haras de Villequoy dans les Yvelines.  »

L’artiste Jean Rochefort est parti, l’Espace Jean Rochefort demeure à La Garette. Photo Gilles PETIT

Sa boutade : « Un César d’honneur l’an dernier, une plaque donnant mon nom à une carrière aujourd’hui, tout ça, ça sent le posthume », a effectivement failli devenir réalité pour l’excellent cavalier qu’il était. En effet, quelques semaines après son passage à La Garette, sur le tour­nage de L’homme qui a tué Don Quichotte, l’acteur se blesse et doit se faire opérer d’urgence d’une double hernie discale, il ne montera plus jamais à cheval. En 2004, l’éleveur Jean Rochefort reçoit la médaille du Mérite agri­cole pour avoir été à l’origine de la première trans­plan­ta­tion d’embryons chez la jument. Une autre carrière s’ouvrait . . .

Gilles PETIT (crédit photos : archives Conseil Départemental 79)

 

Yves Leroux, président de la Maison du Cheval, se souvient de l’arrivée de Jean Rochefort à La Garette : « J’avais réussi à le faire venir, non sans mal. Il avait, comme d’habitude, été super. Une anecdote : André Dulait [alors président du Conseil général des Deux-Sèvres] m’avait proposé une voiture du département pour aller le chercher chez lui, ce qu’il avait refusé . . . pas le genre à avoir un chauffeur. De même qu’il avait refusé des gendarmes à la sortie de l’autoroute pour l’accompagner. Alors, malgré le plan, il avait voulu se rassurer en traversant Sansais et vérifier qu’il était sur la bonne route. Il avait interpellé un passant qui le lui avait confirmé et rajouté : vous aussi vous allez là-bas pour voir Jean Rochefort (il était annoncé dans tous les journaux) ! Il en riait encore quand il est sorti de sa Saab devant tous les officiels qui l’attendaient sur le parking en bas de la Maison du Cheval . . .« 

VENISE VERTE : le Théâtre Roger-Blin en tournée estivale 2017 avec deux pièces

Publié le Mis à jour le

Basé à Coulon (dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres), le Théâtre Roger-Blin est une pépinière de jeunes talents. Fondée le 6 août 1984, cette association, régie par la Loi de juillet 1901, organise, toute l’année, des stages divers, des spectacles de théâtre, chansons, musique, lectures publiques. . . et, en saison estivale, des tournées de théâtre dans la Venise Verte. Cet été, deux pièces seront présentées, en sept dates : La Piazzetta du Café, de Bernard Jolibert, par les jeunes élèves, suivie par Le Repas des Fauves, de Vahé Katcha, interprétée par les acteurs du Théâtre Roger-Blin.

Qui était Roger Blin ? Homme de théâtre et de cinéma, cet acteur et metteur en scène français, est né le 22 mars 1907 à Neuilly-sur-Seine (Seine Saint-Denis) et décédé le 21 janvier 1984 à Evecquemont (Yvelines). Cosette et André Pignoux, les fondateurs de l’association éponyme, retracent la vie d’un ami et « collègue »: « Roger Blin débute en 1935 comme figurant et assistant d’Antonin Artaud dans Les Cenci. Jacques Prévert le fait entrer dans le Groupe Octobre. Puis il participe au premier spectacle de Jean-Louis Barrault, Numance, en 1937. Sa première mise en scène (La sonate des spectres de Strindberg, en 1948) le fait remarquer par Samuel Beckett, qui lui confie la création d’En attendant Godot, en 1953, au Théâtre Babylone. Il créera toutes les pièces de Beckett jusqu’à Oh ! Les beaux jours. Jean Genet lui confie aussi Les nègres, en 1959. Jean-Louis Barrault lui permet de monter Les paravents de Genet à l’Odéon en 1966. C’est un énorme scandale, à cause des évidentes allusions à la guerre d’Algérie. Roger Blin n’a monté qu’un seul « classique » : Macbeth (Shakespeare). Il a surtout fait découvrir ses contemporains : Samuel Beckett, Jean Genet, Jean-Louis Bauer, François Billetdoux. . . Il a toujours cherché à privilégier le travail des acteurs : la diction, les déplacements, l’humour aussi. »

Le Repas de Fauves de Vahé Katcha : « Dans la France occupée, sept amis se retrouvent pour fêter l’anniversaire de leur hôte Sophie. La soirée se déroule sous les meilleurs auspices, jusqu’à ce qu’au pied de leur immeuble soient abattus deux officiers allemands. Par représailles, le commandant Kaubach de la Gestapo investit l’immeuble et décide de prendre deux otages par appartement. Mais comme il reconnait en M. Pelissier, un libraire qu’il fréquente et dont il apprécie les conseils, il accorde par courtoisie aux convives un délai de deux heures pour désigner eux-mêmes les deux otages qui seront exécutés. »

Depuis plus de trente ans, Cosette Pignoux dirige de jeunes comédiens au Théâtre Roger-Blin à Coulon.

La mise en scène est assurée par Mme Cosette Pignoux : « On  présente, cette année, une pièce d’un auteur syrien. J’aime énormément cette pièce parce que l’écriture est très forte, et qu’en même temps ça nous rappelle des tas de choses qu’il ne faut jamais oublier. Il y a la guerre un peu partout, il est grand temps de savoir que l’on peut retomber facilement dans des histoires invraisemblables. Il faut en parler. Mais c’est bien de découvrir cela parce que ça nourrit de plein de choses pour penser justement, quand on est heureux. Parce que, en France on se plaint beaucoup, on se plaint énormément et toujours. Cependant en se plaignant tout le temps, on ne pense pas qu’on est heureux en liberté et qu’on a des tas de possibilités. Ces jeunes migrants, qui sont partis de leur pays, nous donnent des leçons de vie extraordinaire. Le théâtre le peut également. Alors on peut dire le théâtre politique, moi j’en ai rien à faire du mot, ce qui m’intéresse c’est le partage et ce qu’on véhicule à travers ça »

« Le théâtre est fait pour distraire, dit-on, poursuit Cosette Pignoux. Je suis allée à une école de théâtre qui était un peu différente. Le Théâtre de Lutèce, à Paris 5ème, proposait surtout des pièces qui révélaient des choses intéressantes pour nourrir les gens d’idées nouvelles. Au Roger-Blin, je suis partie sur une méthode semblable et je n’arrive pas à monter autre chose, à part Molière, bien sûr, qui est un des maîtres du théâtre que j’adore dont j’aime énormément les textes. Je fais travailler tous mes comédiens là-dessus au départ et je trouve que c’est bien. »

Cette année, les tout jeunes comédiens, les élèves de Cosette, vont jouer, en première partie, La Piazzetta du Café, d’un auteur français Bernard Jolibert. « Une pièce écrite à la façon de Molière, qui est très drôle, explique Mme Pignoux. Je trouve ça très sympathique parce qu’il parle des femmes, des relations entre hommes et femmes, d’une façon très agréable qui nous plonge d’une autre manière, à savoir, modernisée. »

« Je suis toujours autant passionnée de théâtre. Je trouve que le théâtre pour les gamins est très important. En plus, cette année, je fais découvrir Molière à des jeunes Africains qui sont actuellement sur Coulon, de jeunes migrants qui viennent travailler avec moi. C’est une grande richesse pour eux, estime la Coulonnaise. Ce sont des enfants charmants, j’aimerais beaucoup que les gens les rencontrent parce que, souvent, on a des images absolument faussées. Moi, ma vie est vouée à faire se rencontrer les êtres, à faire se partager les textes, les mots. C’est une richesse et tant qu’on aura ça, on sera sauvé. Simplement quand on n’entend plus les paroles, évidement que là tout devient dramatique et que l’on ne puisse plus parler. J’espère que ces jeunes vont pouvoir faire une prestation en avant-première des pièces qu’on joue. Et puis c’est drôle avec leur accent. Ce que je remarque, c’est que ça leur fait du bien pour l’articulation. »

L’animatrice du Théâtre Roger-Blin conclut : « Il faut que les gens viennent découvrir ces pièces. J’aime bien que les gens soient critiques, qu’ils viennent dire après ce qu’ils ont ressenti ou pensé. Mais les gens n’osent jamais. On dit toujours que c’est bien, mais ça veut rien dire pour moi. Oui, les avis sont intéressants. C’est aussi aller plus au fond des choses. »

Renseignements et réservations : 05 49 35 91 42 ; 05 49 04 58 42 ; 02 51 51 96 27  http://theatrerogerblin.jimdo.com

Gilles PETIT (entretien et photos)

MARAIS POITEVIN : Une « Allée enchantée » de Noël 2016 à La Garette (Deux-Sèvres)

Publié le Mis à jour le

Quand l’ancienne « conche » (nom donné à une voie d’eau de moyenne catégorie dans le Marais Poitevin) asséchée du marais de La-Garette (79), bordée de frênes têtards centenaires, se transforme en « Allée Enchantée » à l’occasion d’un concours de décoration de 40 frênes-têtards. L’idée serait venue de petites maisons placées entre les arbres et les plantes d’un jardin public situé en Irlande.lallee-enchantee-2016-la-garette-photo-stephane-petit

Encouragé par le succès de sa première édition, le Comité des Fêtes de Sansais-La Garette a renouvelé son opération : « L’Allée Enchantée » les 17 et 18 décembre 2016 au cœur de son marché de Noël. Cette fois-ci, environ deux cents personnes ont travaillé sur les décors. Notamment des enfants issus de la garderie du regroupement pédagogique intercommunal de Saint-Georges-de-Rex – Amuré – Sansais-La-Garette, ainsi qu’une classe de Saint-Remy (79).

La démarche se voulait aussi simple qu’originale : participer gratuitement, en individuel ou en groupe, à un concours de créativité en habillant chacun des arbres préalablement numérotés. Il suffisait de choisir et de réserver l’un des frênes, puis de rivaliser d’imagination pour l’habiter comme par magie d’un monde miniature enchanté par des fées, des sorcières, des lutins, des cabanes, des champignons. . . et des lumières, voire des lucioles.

Sans commentaire, nous vous proposons une petite évasion, en images.

Gilles PETIT

lallee-enchantee-2016-la-garette-photo-stephane-petit-1

lallee-enchantee-2016-la-garette-photo-gilles-petit-5311

L’Allée enchantée à La-Garette (Marais mouillé des Deux-Sèvres) à la mi-décembre. Renseignements et règlement sur http://www.sansais-lagarette.com ou au 06.25.67.13.92 ou sur la page Facebook « Exposition concours Allée enchantée La Garette ».

MARAIS POITEVIN des Deux-Sèvres : A la CAN, les communes « riches » mieux dotées, le maire de Sansais-La Garette a fait ses calculs.

Publié le Mis à jour le

Réunis à Niort (79) lundi 26 septembre 2016, les délégués des communes adhérentes à la Communauté d’Agglomération du Niortais devaient se prononcer sur un nouveau pacte financier destiné à financer les projets municipaux en adéquation avec le projet communautaire. Ce pacte est un PACT : Programme d’Appui Communautaire au Territoire, destiné à renforcer encore davantage le territoire communautaire. En faisant en sorte qu’aucune des quarante-cinq communes ne soit oubliée par l’investissement, selon le président Jérôme Baloge. Ce PACT a été mollement accueilli par les petites communes. M. Rabah Laichour, Maire de Sansais-La Garette, apporte des précisions.

Une petite commune, dite pauvre, est moins dotée qu'une commune dite riche. Et pourtant, on parle d'équité à la CAN2.
Une petite commune, dite « pauvre », est moins dotée qu’une commune dite « riche ». Et pourtant, on parle d’équité à la CAN2. La municipalité de Sansais-La Garette regrette ce manque de solidarité intercommunale.

« Il était une fois un outil qui s’appelle la CAN [Communauté d’agglomération du Niortais (appelée CAN 2)], qui compte 45 communes depuis le premier janvier 2014, suite à la fusion de la CAN [Communauté d’agglomération de Niort (appelée CAN 1)], alors composée de 29 communes, avec les 15 communes de l’ex-communauté de communes Plaine de Courance, rejointe, en plus, par la commune de Germond-Rouvre.

Cette collectivité, vieille de plus de quinze ans ( création en 2 000 ), dispose d’un budget de près de 200 millions d’euros afin d’exercer des compétences que les communes lui ont transférées comme le transport, les déchets ménagers, l’assainissement, la culture, l’économie, pour ne citer que les principales.

Quand un bien ou un équipement est transféré, la CAN comptabilise d’un côté les dépenses et de l’autre les recettes relatives au dit bien et reverse ou demande à la commune concernée la différence, excédent ou déficit. Parallèlement à l’exercice de ces compétences, la CAN reverse déjà, depuis sa création, aux communes membres l’Attribution de Compensation dite A.C. , somme calculée en fonction de la richesse apportée, mais aussi de la population communale. C’est ainsi que certaines communes touchent 20 euros par habitant et par an, pendant que d’autres, qui disposent de zones d’activités économique importantes comme Niort, Chauray, Granzay-Gript, etc. . .,  touchent plus de 600 euros par habitant et toujours par an.

La somme versée chaque année dans le cadre de cette A.C. dont certains élus en ont assez, avoisine les 24 millions d’euros. Afin de corriger ces inégalités de traitement, la CAN met en place un pacte financier de 12 millions d’euros versés en deux fois pour la période 2016 – 2021. Cette somme est une aide à l’investissement pour les 45 communes, aide devenue plus que nécessaire suite à l’arrêt des aides des régions et la rareté des autres subventions de l’Etat, du Département et de l’Europe.

Plusieurs critères ont été mis en place pour le calcul de ce pacte financier et in fine la somme moyenne par habitant est de 48 euros, soit une fourchette de 43 euros à 50 euros par habitant. Ce pacte financier présente déjà un peu plus de justice, mais la CAN aurait pu, vu sa bonne santé financière, mieux et plus faire, comme l’écrivent les instits sur les carnets de notes des élèves.

Voilà l’histoire de cette CAN qu’il faudra bien un jour revisiter sinon l’histoire ne parlera pas en bien de ses élus !

Un maire d’une petite commune du Marais poitevin : Sansais – La Garette (Deux-Sèvres) »

 

 Un Programme d’Appui Communautaire au Territoire, c’est quoi ? On nous dit, officiellement, qu’il s’agit d’un fonds de 6 millions d’euros disponibles au prorata du nombre d’habitants par commune sur la période 2016-2018, reconductible pour la période suivante 2018-2020, perceptibles selon trois thématiques d’investissement : l’efficacité énergétique ; l’offre culturelle, touristique et de loisirs ; et le domaine de performance des services publics. Ajoutés à cela quatre critères : la pression fiscale mesurée dans la commune ; l’effort social mesuré à partir de la part des logements sociaux par habitant ; la capacité contributive des habitants de la commune concernée mesurée à partir du critère du potentiel financier par habitant ; et enfin la capacité contributive des habitants mesurée à partir de l’indicateur du revenu par habitant. Les forts en mathématiques apprécieront.

Sur les six millions d’euros, et dans la limite de la somme allouable à la commune selon les critères retenus, la Communauté d’agglomération du Niortais pourra subventionner jusqu’à 50 % des investissements réalisés par une commune de la CAN 2 dans l’une des trois thématiques précitées. Enfin, a précisé le président : « Tout projet communal mutualisé dans ces trois domaines avec une ou plusieurs communes pourra faire l’objet d’une bonification de 20 % de la subvention communautaire prévue initialement ».

En conclusion, M. Rabah LAICHOUR cite J.W. von Goethe : « Quoi que vous puissiez faire, quoi que vous rêviez, commencez-le. La hardiesse a du génie, de la force et de la magie ».

MARAIS POITEVIN : Passages dans la Venise Verte du 30 ème Tour Cycliste International du Poitou-Charentes

Publié le Mis à jour le

Chaque année depuis trente ans, les dirigeants de Poitou-Charentes Animation, l’association organisatrice du Tour cycliste International Poitou-Charentes, s’efforcent de visiter un maximum de petites communes à chaque étape. Ce qui donne parfois des parcours particulièrement « découpés » permettant aussi d’aller quérir des difficultés supplémentaires, de traverser de beaux sites et d’allonger les distances entre les départs et arrivées. Le Marais Poitevin, et plus particulièrement la Venise Verte, est un passage quasi obligé.

Le 24 août 2016, la seconde étape a conduit les coureurs de La Rochelle (Charente-Maritime) à Niort (Deux-Sèvres) avec un circuit final qui formait le triangle Niort, Coulon par Magné et Saint-Rémy (commune maraîchine de cœur). Ce jour-là, Niort a vu trois fois le peloton (deux passages, puis l’arrivée), Coulon les a accueillis trois fois (l’entrée sur les grand et petit circuits, puis deux passages), quant à Saint-Rémy, cette petite commune a été traversée quatre fois (deux passages, aller-retour, du grand circuit, puis deux passages du petit circuit).

Déjà en 2014, la 2e étape qui conduisait les coureurs de Marans (Charente-Maritime) à Niort, avait offert le même circuit final par Saint-Rémy (deux passages), Niort (un passage, puis l’arrivée) et Coulon, par Magné, (un passage).

Gilles PETIT

La trentième édition du TPC s'est couru sous une forte chaleur. L'image se trouve transformée par un bitume surchauffé. Ici entre Magné et Coulon.
La trentième édition du TPC s’est déroulée sous une forte chaleur. L’image est transformée par un bitume surchauffé. Ici entre Magné et Coulon.
2016_PCH
139 coureurs étaient engagés cette année 2016.
139 coureurs étaient engagés cette année 2016.
Le Tour cycliste international Poitou-Charentes est passé dans le Marais Poitevin. Il est passé par ici, il repassera par là.
Le Tour cycliste international Poitou-Charentes est passé dans le Marais Poitevin. Il est passé par ici, il repassera par là.
Toujours fidèle au TPC, la vache du Beurre Charentes-Poitou a encore ouvert la route aux coureurs cyclistes professionnels.
Toujours fidèle au TPC, la vache du Beurre Charentes-Poitou a encore ouvert la route aux coureurs cyclistes professionnels.

bg_header302x71

Entre deux passages de la caravane, des spectateurs nous ont posés quelques questions sur l’organisation. Voici des réponses extraites du règlement de l’épreuve et du carnet de route officiel du TPC 2016.

La présidence de Poitou Charentes Animation et la direction de l’épreuve sont assurées par M. Alain CLOUET.

L’épreuve est réservée aux athlètes des catégories Hommes Elite. Elle est inscrite au calendrier UCI Europe Tour.

Conformément au règlement de l’UCI (Union Cycliste Internationale), l’épreuve est ouverte aux équipes suivantes: UCI ProTeam (maxi 50%), Équipes Continentales Professionnelles UCI, Équipes Continentales UCI, Équipes nationales.

Le nombre de coureurs par équipe est de minimum 5 et de maximum 8.

Le 30ème Tour Cycliste international du Poitou-Charentes est doté des prix et primes spéciales attribués comme suit :
CLASSEMENTS ETAPES
1ère étape : 7657 € attribués distribués en 20 prix dont 3036 € au premier ; 2ème étape : 7657 € attribués distribués en 20 prix dont 3060 € au premier ; 3ème 1/2 étape : 5081 € attribués distribués en 20 prix, 2035€ au premier ; 4ème 1/2 étape : 5081€ attribués distribués en 20 prix, 2035€ au premier ; 5ème étape : 7657€ attribués distribués en 20 prix, 3060 au premier.
CLASSEMENTS GENERAUX
Général individuel : 16770 € attribués distribués 25 prix, 3365 € au premier
Général aux points : 1000 € attribués distribués 3 prix, 500 € au premier
Général Grimpeur : 1000 € attribués distribués 3 prix, 500 € au premier
Général Meilleur Jeune 1000 € attribués distribués en 3 prix, 500 € au premier
Sous total des étapes : 33 133 €
Sous total des classements généraux : 19 770€
TOTAL DES PRIX : 52 903 €
PRIMES DISTINCTIONS FINALES Inter-département : 1000 € attribués distribués en 3 primes 500 €, 300 € et 200 €
Classement par équipe : 1 000 € attribués distribués en 2 primes 600 € et 400 €
Sous total des distinctions : 2 000 €
CHALLENGES
Pour chaque étape en ligne Image du jour : 150 € d’attribués
Combativité : 150 € d’attribués
Mozaic (néo-pro) : 150 € d’attribués
Combiné : 200 € d’attribués
Soit pour 4 étapes x 2 600 Euros
TOTAL DES DISTINCTIONS ET CHALLENGES : 4 600 €
Le TOTAL GÉNÉRAL des prix distribués à l’occasion de l’épreuve est de 57 503 €.