Magné 79

MAGNE (79) : Une balade au salon multi-collections

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Après cinq éditions, appelées « réunions », d’échanges d’emballages de sucre, sous toutes ses formes, avec ou sans le sucre, le Club du Marais Poitevin des Glycophiles Français et l’association Festi’Magné ont proposé le premier Salon Multi-Collections – Brocante – Métiers d’Art. Pour cela, la « réunion » biennale qui aura lieu désormais chaque année à l’annonce du printemps, s’est ouverte à tous les passionnés-collectionneurs, mais aussi à toutes les factures d’art, et aux professionnels de la brocante. Face aux nombreuses demandes d’exposants, les organisateurs ont délaissé la salle polyvalente de Magné, devenue exigüe, pour le confort de la grande salle omnisports voisine.

Capt’Action79 a saisi l’occasion pour engranger des images vidéo destinées à un prochain film consacré à la commune de Magné. En attendant, nous vous offrons quelques vues des collections privées présentées aux visiteurs au cours du weekend des 18 et 19 mars 2017.

Un grand merci aux organisateurs et aux propriétaires-collectionneurs pour leur accueil et leur participation.

Gilles PETIT

Vrai ou faux, ce chat qui dort !

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MARAIS POITEVIN (Deux-Sèvres) : le village de Coulon, futur écomusée de Magné ?!?!

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L’activité commerciale est « en pleine mutation » à Coulon, au point de « changer la physionomie de notre village », a déclaré  monsieur Michel Simon, maire d’une petite commune du Marais Poitevin des Deux-Sèvres qui perd son identité en flattant les touristes. L’édile maraîchin rassure sa population : « Le label Petites Cités de caractère met en valeur l’authenticité et la diversité de notre commune dotée d’un bâti architectural et patrimonial remarquable. Aujourd’hui, ce label appartient à tous les Coulonnais. Il faut que chacun se l’approprie pour le valoriser et faire que la commune en soit digne. » Bientôt, sans commerces, ni services de proximité, dotée d’un label qui ne nourrit pas une population, et dépendante des communes voisines, Coulon devient peu à peu une coquille vide huit mois de l’année et un écomusée en saison estivale. A terme, Coulon sera le parc d’attraction de la commune voisine de Magné.

L'église de la Sainte-Trinité de Coulon est un paisible édifice roman.
L’église de la Sainte-Trinité de Coulon voit de moins en moins d’habitants des écarts.

Vendredi 27 janvier 2017, lors de la traditionnelle soirée de vœux, monsieur Michel Simon a d’abord salué les nouveaux arrivants présents (dont la majorité sont retraités, ou presque, sans enfants scolarisés). Puis, fataliste, il a évoqué le désert commercial qui avance dans sa commune.

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Le garage Renault et la Poste, entre autres, vont déménager dans la commune voisine à Magné.

Dans son allocution, nous n’avons ressenti aucune compassion pour les Coulonnais : « Le départ prochain du cabinet notarial, de l’agence Les Mutuelles de Poitiers, et de la Poste [également les fermetures d’une boulangerie et du garage automobile, et on suppute aussi celle du cabinet médical ! NDLR], va changer la physionomie de notre village. Mais leur installation à Magné dans la zone commerciale et artisanale créée à proximité de Super U semble une évidence. Chacune de nos deux communes va développer des compétences propres. Magné, le commerce et l’artisanat, et Coulon, le tourisme. Le regroupement, voire la fusion des communes est dans l’air du temps. Il semble être une solution pragmatique et efficace pour faire face aux difficultés financières que nous rencontrons. Le partenariat qui commence à se tisser avec notre voisine la commune de Magné en est la preuve. Il ne s’agit ni d’un affaiblissement, ni d’une perte d’identité de la commune, mais simplement d’une mise à profit des particularités et des richesses de chacune pour un enrichissement mutuel. Aujourd’hui, il faut savoir dépasser l’esprit de clocher et travailler en concertation. Comme le dit l’adage : l’union fait la force ! Cela vaut aussi pour les collectivités. Travailler en commun renforcera nos actions et nous permettra de développer nos capacités et nos investissements. »

D’ores et déjà, les Coulonnais doivent s’approvisionner dans les communes voisines, Magné ou Benet (85), voire à Niort (79). Pourtant, le centre-bourg de Coulon possède encore une boulangerie, une maison de la presse et une supérette, ouvertes toute l’année, ainsi qu’un centre socioculturel et une médiathèque. Les habitants des écarts, lesquels se déplacent principalement en voiture, s’y aventurent peu, ou alors avec la « peur au ventre » (ces mots venant des intéressés ne sont pas trop forts !) en guettant le policier municipal prompt à verbaliser un éventuel stationnement illicite.

Afin d'offrir de mieux accueillir les touristes, la rue du Marais, principale voie d'entrée à Coulon a été dégagée de tout véhicule. Au détriment de la supérette COOP car seul le camion-magasin peut stationner occasionnellement.
Afin d’offrir un meilleur accueil aux touristes, la rue du Marais, principale voie d’entrée à Coulon a été dégagée de tout véhicule. Au détriment de la supérette COOP car seul son camion-magasin peut stationner occasionnellement.

Dans le discours du maire, on attendait qu’il parle de mesures sociales d’accompagnement. Par exemple, une suspension des zones bleues hors période estivale ; le rétablissement du stationnement à proximité de la supérette ; l’organisation d’un service de transport vers les commerces et services les plus proches (la zone d’activités commerciales de Magné est située à quatre kilomètres) à l’attention des personnes, souvent âgées, sans moyen de locomotion …

 

 

 

 

 

 

 

 

Côté finances, le discours de l’adjoint Yves Pouzet n’est guère optimiste :  » L’année 2017 s’inscrira dans la même politique de réduction de la dette publique poursuivie par le gouvernement sur la période 2014 – 2017. Elle se traduit globalement par une diminution de la dotation de fonctionnement des collectivités territoriales. Pour notre commune, la perte de cette recette pour 2016 par rapport à l’année de référence, début de cette politique, a été de moins 116 000 euros. Cette perte sera encore supérieure en 2017, puisqu’elle atteindra probablement 160 000 euros (. . .). Dans ce contexte, en 2016, nous avons révisé les taux d’imposition communaux sur la taxe d’habitation et sur le foncier bâti. Cette révision, dont on est conscient du sentiment désagréable qu’elle produit, sera la seule que nous opèrerons sur la mandature 2014-2020. Elle a permis d’accroître les recettes fiscales, ce qui représente en partie, et en partie seulement, notre capacité d’investissement.  »

A Coulon, l’investissement qui concerne directement les habitants représente des travaux de voirie, de sécurisation de sites et d’amélioration des conditions de vie au groupe scolaire.  » Pour la nouvelle salle des fêtes dont nous vous parlons depuis longtemps », poursuit le maire,  » une réflexion dans le cadre de l’intercommunalité a été engagée. Il s’agirait de créer, en partenariat avec le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNRMP), le département, la région et la CAN (Communauté d’Agglomération du Niortais), un complexe qui pourrait accueillir la Maison du Marais Poitevin, l’office de tourisme et une boutique des produits et savoir-faire régionaux, ainsi qu’une salle de séminaire et spectacle. La réflexion est aujourd’hui bien avancée avec les différents partenaires et une étude de faisabilité va être engagée dans les prochains mois. »

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En 1998, la Communauté de communes de la Venise Verte (CCVV) qui regroupait Coulon, Magné et Sansais-La Garette, avait amorcé une réflexion sur un projet de salle d’animation rurale. A l’issue d’une réunion de concertation, l’année précédente, avec les représentants d’une trentaine d’associations, les initiateurs du projet avaient acquis la conviction que la salle s’avérait indispensable et qu’elle devait accueillir aussi bien de simples réunions que d’importantes manifestations non sportives. L’emplacement choisi, à proximité du giratoire de La Repentie, étant important sur le plan touristique, il a été décidé d’accoler un office de tourisme à la future structure. Cette salle devait ouvrir en 2001.
Initialement prévue lors de sa constitution, l'extension du Centre Social et Culturel du Marais serait possible si le musée est déplacé.
Initialement prévue lors de sa constitution, l’extension du Centre Social et Culturel du Marais serait possible si le musée est déplacé.

Une information qui laisse penser à une sortie du centre-bourg du musée phare du PNRMP et du plus important des guichets d’accueil des touristes que compte le Marais mouillé. Une bonne nouvelle pour le Centre Social et Culturel du Marais, tout proche voisin, qui pourrait ainsi investir le bâtiment libéré.

 

 

En outre, l’adjoint à l’urbanisme Dominique Giret informe : « Coulon offre beaucoup de surfaces constructibles. On a cette chance-là. (. . .) Nous, on a la chance d’avoir une partie de la commune qui est en dehors du marais, dans des secteurs qui ne sont pas zones humides. Et le PLU [Plan Local d’Urbanisme] permet aujourd’hui de faire beaucoup de choses. Cela dit, le prix du mètre carré reste assez élevé à Coulon. La commune n’a pas la main sur les prix du marché. Aujourd’hui encore, c’est de l’ordre de 80 à 90 euros le m², ça peut aller au delà parfois. C’est un frein, ces prix là. Notamment pour les primo accédants et les jeunes qui voudraient s’installer sur la commune. »

Hormis l’extension d’un lotissement, les autres projets d’investissement ne sont pas destinés aux autochtones. En premier lieu, la construction de nouvelles billetteries aux embarcadères. Des cahutes en tôle rouge maladroitement dissimulées sous des perches en châtaignier posées horizontalement. Le second projet ne verra pas le jour avant la fin de la mandature. Le troisième représente une lourde épée de Damoclès sur la dette locale. Ces deux derniers seraient gérés par des prestataires privés.

En effet, la construction d’une résidence seniors « connaît quelques retards, vu les difficultés rencontrées avec les propriétaires des terrains, qui, pour l’instant, refusent des négociations amiables », explique le maire. « Nous espérons que la raison l’emportera et que nous éviterons une expropriation, toujours gênante pour tout le monde. » La procédure d’expropriation comprend une 1ère phase administrative préparatoire au cours de laquelle la personne publique (État, collectivités . . .) doit démontrer l’utilité publique de son projet, et une 2ème phase judiciaire servant, à défaut de cession amiable, à transférer la propriété à la personne publique et à indemniser l’exproprié. Cette procédure peut prendre des mois, voire des années. Sachant que l’utilité publique de ce projet n’est guère évidente car il est situé en plein bourg dans un espace réduit, et l’installation au bord d’un fleuve d’une telle résidence est déconseillée par la profession, semble-t-il.

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Ce bâtiment qui a hébergé la Maison Familiale Rurale du Marais, est un legs fait par testament à la municipalité coulonnaise par madame Elise Lucas. Elle avait écrit une condition : l’utiliser au bénéfice des enfants et de la jeunesse en général.

Quant à la reprise des locaux de l’ex Maison Familiale Rurale du Préplot (MFR), monsieur Simon a déclaré : « Monsieur Jacques Mozzi-Ravel, le directeur général de GPA [Groupement entre les Pupilles de l’Enseignement Public et l’Association pour Adultes et Jeunes Handicapés], m’a dit : le conseil d’administration a acté la reprise de l’ex MFR, sous deux conditions. » Alors que l’investissement représente trois millions d’euros, la première condition : « avoir les subventions promises et que les banques suivent le GPA, également » ; la deuxième : « avoir un bail à construire parce que la commune est propriétaire de la maison historique d’Élise Lucas et avoir une clause de sortie dans ce bail à construire. C’est à dire que si jamais avec le GPA, ça ne fonctionnait pas et qu’il serait amené à cesser cette activité, pouvoir avoir une valeur négociable ou que la mairie s’engage à racheter, à hauteur des travaux effectués dans ces locaux, à reprendre, à la proportion, le rachat. Donc, ils veulent ces deux conditions de sortie. Sinon, c’est acté. L’architecte est nommé, les demandes de subventions sont faites. Si ça avance comme ils le souhaitent, on aura un permis de déposé en 2017 et les travaux pourraient commencer dès 2018, pour une ouverture au printemps 2019. Ça, c’est une bonne nouvelle, car c’est un dossier que nous travaillons depuis des années [depuis juillet 2013] qui a été difficile, rendu corrigé. »                                                                                                                                                                   Un dossier à risque pour les contribuables coulonnais. Est-ce qu’une gestion municipale peut accepter de telles conditions spéculatives ?

Monsieur Michel Simon, maire de Coulon, a conclu la soirée de vœux : « Que vous puissiez garder votre optimisme malgré les difficultés de la vie quotidienne et rester confiants dans un avenir plus serein, que cette nouvelle année voit la réalisation de vos projets et de vos souhaits les plus chers. »           On peut toujours rêver.

Gilles PETIT

MAGNE (Deux-Sèvres) : un Festival Ettore SCOLA au Centre culturel du Four Pontet

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Question :  Il a réalisé, entre autres,  Affreux sales et méchants, Le bal, Une journée particulière, Nous nous sommes tant aimés ; son œuvre compte plus de quarante films ; il est né le 10 mai 1931 à Trevico, en Italie dans la province d’Avellino près de Vallesaccarda, ce petit village jumelé avec la commune française de Magné (Deux-Sèvres) ; Qui est-il ? Ettore Scola, bien sûr !

Que vous ayez ou non trouvé rapidement la réponse, une visite s’imposait au Four Pontet à Magné. Ce Centre culturel offrait à voir un Festival Ettore Scola, préparé par les associations Comité de jumelage Magné-Vallesaccarda et Les Amis du Four Pontet et de la culture, avec le concours de la Cinémathèque en Deux-Sèvres.

Gilles PETIT

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L’affiche du Festival Scola a été réalisée d’après une gravure originale de l’artiste magnésien Jean-Claude Daroux, en rouge ou en noir, les couleurs du cinéaste récemment disparu.

Affiche Daniel Taillé 4802Ettore Scola étudie le Droit à Rome (Italie) avant de débuter une carrière artistique comme dessinateur de presse (1947-1952), puis comme scénariste radiophonique (1950). Le cinéma l’appelle dès 1953 afin de collaborer à plusieurs scénarios pour des films réalisés par Dino Risi (Le fanfaron, La marche sur Rome), Antonio Pietrangeli (Le cocu magnifique, Le célibataire) ou Mario Mattoli (Deux nuits avec Cléopâtre, Nos plus belles années).

Le cinéaste passe pour la première fois à la mise en scène en signant un étourdissant film à épisodes Parlons femmes, suivi de Cent millions ont disparu et de Belphégor le magnifique. Très vite, Ettore Scola va s’affirmer en écrivant des films très différents les uns des autres, mais aux thèmes toujours proches de la réalité.

Ettore Scola a aussi fait carrière en France en réalisant, notamment, La nuit de Varennes, Le bal, et a dirigé des comédiens français dont Vincent Perez, Emmanuelle Béart, Fanny Ardant, Bernard Blier, Bernard Giraudeau, Jean-Louis Trintignant, Jean-Louis Barrault.

(de g. à d.) Jean-Claude Daroux, Gérard Laborderie (maire de Magné), Daniel Taillé et Alain Sauviac (président du comité de jumelage franco-italien), les artisans du montage du premier Festival Scola.
(de g. à d.) MM. Jean-Claude Daroux (les Amis du Four Pontet), Gérard Laborderie (maire de Magné), Daniel Taillé (érudit en cinéma) et Alain Sauviac (président du comité de jumelage franco-italien), les artisans du montage de ce premier Festival Scola.

A la connaissance des organisateurs, en France, il n’existait pas de festival dédié à cet illustre cinéaste disparu à Rome le 19 janvier 2016. Avec l’aide du fonds de la Cinémathèque en Deux-Sèvres, une structure niortaise regroupant les riches collections et les incommensurables connaissances de M. Daniel Taillé, le Four Pontet s’est habillé d’affiches, de projecteurs cinéma, de bobines déroulées, d’extraits de films (sur écran vidéo) à la demande, . . ., accompagnés d’ouvrages et de revues les plus divers. Le tout dans un décor rouge et noir, « marque de fabrique » d’Ettore Scola.

magne-festival-ettore-scola-16-09On ne peut rendre hommage à un grand réalisateur de cinéma sans projeter publiquement au moins un de ses films. Les bénévoles du « Ciné Venise Verte », cinéma associatif permanent installé à Saint-Hilaire-la-Palud (Deux-Sèvres) ont projeté deux films (Affreux, sales et méchants et Le Bal) à l’ancienne sur un appareil à bobines. Ces projections ont eu lieu en plein air, dès la tombée de la nuit, dans les jardins de la mairie.

Festival Scola Four Pontet Magné Photo Gilles PETIT 4796

Le Four-Pontet de Magné accueille des expositions particulièrement variées, de mars à mi-novembre. 5 Quai de la Sèvre, à deux pas du pont-levis.

Une organisation « Les Amis du Four Pontet et de la Culture ».

 

 

 

 

MARAIS POITEVIN : Passages dans la Venise Verte du 30 ème Tour Cycliste International du Poitou-Charentes

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Chaque année depuis trente ans, les dirigeants de Poitou-Charentes Animation, l’association organisatrice du Tour cycliste International Poitou-Charentes, s’efforcent de visiter un maximum de petites communes à chaque étape. Ce qui donne parfois des parcours particulièrement « découpés » permettant aussi d’aller quérir des difficultés supplémentaires, de traverser de beaux sites et d’allonger les distances entre les départs et arrivées. Le Marais Poitevin, et plus particulièrement la Venise Verte, est un passage quasi obligé.

Le 24 août 2016, la seconde étape a conduit les coureurs de La Rochelle (Charente-Maritime) à Niort (Deux-Sèvres) avec un circuit final qui formait le triangle Niort, Coulon par Magné et Saint-Rémy (commune maraîchine de cœur). Ce jour-là, Niort a vu trois fois le peloton (deux passages, puis l’arrivée), Coulon les a accueillis trois fois (l’entrée sur les grand et petit circuits, puis deux passages), quant à Saint-Rémy, cette petite commune a été traversée quatre fois (deux passages, aller-retour, du grand circuit, puis deux passages du petit circuit).

Déjà en 2014, la 2e étape qui conduisait les coureurs de Marans (Charente-Maritime) à Niort, avait offert le même circuit final par Saint-Rémy (deux passages), Niort (un passage, puis l’arrivée) et Coulon, par Magné, (un passage).

Gilles PETIT

La trentième édition du TPC s'est couru sous une forte chaleur. L'image se trouve transformée par un bitume surchauffé. Ici entre Magné et Coulon.
La trentième édition du TPC s’est déroulée sous une forte chaleur. L’image est transformée par un bitume surchauffé. Ici entre Magné et Coulon.
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139 coureurs étaient engagés cette année 2016.
139 coureurs étaient engagés cette année 2016.
Le Tour cycliste international Poitou-Charentes est passé dans le Marais Poitevin. Il est passé par ici, il repassera par là.
Le Tour cycliste international Poitou-Charentes est passé dans le Marais Poitevin. Il est passé par ici, il repassera par là.
Toujours fidèle au TPC, la vache du Beurre Charentes-Poitou a encore ouvert la route aux coureurs cyclistes professionnels.
Toujours fidèle au TPC, la vache du Beurre Charentes-Poitou a encore ouvert la route aux coureurs cyclistes professionnels.

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Entre deux passages de la caravane, des spectateurs nous ont posés quelques questions sur l’organisation. Voici des réponses extraites du règlement de l’épreuve et du carnet de route officiel du TPC 2016.

La présidence de Poitou Charentes Animation et la direction de l’épreuve sont assurées par M. Alain CLOUET.

L’épreuve est réservée aux athlètes des catégories Hommes Elite. Elle est inscrite au calendrier UCI Europe Tour.

Conformément au règlement de l’UCI (Union Cycliste Internationale), l’épreuve est ouverte aux équipes suivantes: UCI ProTeam (maxi 50%), Équipes Continentales Professionnelles UCI, Équipes Continentales UCI, Équipes nationales.

Le nombre de coureurs par équipe est de minimum 5 et de maximum 8.

Le 30ème Tour Cycliste international du Poitou-Charentes est doté des prix et primes spéciales attribués comme suit :
CLASSEMENTS ETAPES
1ère étape : 7657 € attribués distribués en 20 prix dont 3036 € au premier ; 2ème étape : 7657 € attribués distribués en 20 prix dont 3060 € au premier ; 3ème 1/2 étape : 5081 € attribués distribués en 20 prix, 2035€ au premier ; 4ème 1/2 étape : 5081€ attribués distribués en 20 prix, 2035€ au premier ; 5ème étape : 7657€ attribués distribués en 20 prix, 3060 au premier.
CLASSEMENTS GENERAUX
Général individuel : 16770 € attribués distribués 25 prix, 3365 € au premier
Général aux points : 1000 € attribués distribués 3 prix, 500 € au premier
Général Grimpeur : 1000 € attribués distribués 3 prix, 500 € au premier
Général Meilleur Jeune 1000 € attribués distribués en 3 prix, 500 € au premier
Sous total des étapes : 33 133 €
Sous total des classements généraux : 19 770€
TOTAL DES PRIX : 52 903 €
PRIMES DISTINCTIONS FINALES Inter-département : 1000 € attribués distribués en 3 primes 500 €, 300 € et 200 €
Classement par équipe : 1 000 € attribués distribués en 2 primes 600 € et 400 €
Sous total des distinctions : 2 000 €
CHALLENGES
Pour chaque étape en ligne Image du jour : 150 € d’attribués
Combativité : 150 € d’attribués
Mozaic (néo-pro) : 150 € d’attribués
Combiné : 200 € d’attribués
Soit pour 4 étapes x 2 600 Euros
TOTAL DES DISTINCTIONS ET CHALLENGES : 4 600 €
Le TOTAL GÉNÉRAL des prix distribués à l’occasion de l’épreuve est de 57 503 €.

Le palmarès du 28ème Festival de peinture de Magné (79) en vidéo par Capt’Action79

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Pour la 28ème année consécutive, l’association Magné Animation a organisé le Festival de peinture de . . . Magné, dans le Marais poitevin. Toujours plus de récompenses ont été distribuées dont des prix « techniques mixtes » et huit prix « juniors ».

logo festival peinture 2016 fond blanc horizontalJamais deux vieux amis discutant un soir d’hiver 1988-1989 n’auraient osé imaginer un tel succès : Bernard Texier, père du célèbre peintre d’envergure internationale Richard Texier, et Jean Thébault, industriel local, alors maire de Magné, emmitouflés dans des parkas, rêvent à voix haute d’un grand événement centré sur la peinture qui se déroulerait en plein été quand le marais est éclatant de couleurs. Il faut être amoureux de Magné pour recolorer ainsi ce paysage déserté dégoulinant de pluie froide. Dès le printemps 1989, le Conseil municipal crée une commission pour lancer un projet qui sera confié à Claude Audis. On connait la suite . . . des chiffres de fréquentations inimaginables à l’époque.

Si aucun thème n’est imposé, quelques règles ont été fixées cependant aux participants. Toutes les disciplines sont admises : huile, gouache, fusain, dessin, pastel … Une seule œuvre tamponnée par candidat est autorisée à concourir. Les artistes disposent du samedi et du dimanche jusqu’à 14 heures pour réaliser leur tableau.

Les œuvres primées sont acquises à leurs parrains ou à Magné Animation.

Créée, l’an dernier, pour la première fois, au Festival de Magné, la catégorie Pastel était à l’honneur avec les « techniques mixtes » et huit prix « juniors ».

Le verdict du 28ème Festival est tombé dimanche 24 juillet 2016 à 18 h dans les jardins de la Mairie de Magné.

Voici le palmarès en images vidéo offerte par Capt’Action79 :

 

Gilles PETIT

 

MARAIS POITEVIN : Le CSCM fête ses 30 ans . . . « et c’est pas fini »

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Une programmation éclectique ouverte à tous. C’est à partir de cette idée que l’équipe du Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) a organisé son trentième anniversaire. Rayonnant principalement sur les communes de Coulon (Deux-Sèvres) et sa voisine Magné, le CSCM a investi le site de La Repentie, pour trois jours de fête. Clin d’œil à cette structure, lieu de citoyenneté, d’échanges, de réflexions, d’épanouissement des initiatives . . .

Texte et photos Gilles PETIT

Le Centre Social et Culturel du Marais siège au bord de la Sèvre Niortaise à Coulon.

Né en juillet 1986 dans la continuité de la Maison Pour Tous de Coulon, association pluridisciplinaire, le Centre Social et Culturel du Marais a ouvert ses portes en 1987 à Coulon. Installé dans une maison ancienne reconstruite par la municipalité coulonnaise alors conduite par M. Maurice Moinard, le CSCM a développé sur sa zone d’influence (à l’époque, douze communes du Marais Mouillé) un ensemble d’actions qui l’ont fait connaître comme une véritable structure de développement social et culturel. Les locaux, les services permanents et les activités sont toujours ouverts à l’ensemble de la population du Marais, toutes générations confondues.

Les actions mises en œuvre concernaient déjà 232 usagers en 1987, 485 en 1988, 672 en 1989, 734 en 1990. Trente ans plus tard, le CSCM annonce près de 750 personnes adhérentes dont les trois quarts d’enfants et de jeunes. Entre 60 et 70 bénévoles s’investissent dans les activités, régulières ou saisonnières, de cette association qui compte, aujourd’hui, 14 salariés et 20 à 25 vacataires, pour un budget annuel de 620.000 €.

Le CSCM assure des missions d’intérêt général avec l’aide de nombreux partenaires : les communes (principalement Coulon et Magné), les Conseils départemental et régional, l’Etat et la Caisse d’Allocation Familiale, laquelle verse une prestation de service dans le cadre de la « fonction d’animation globale et coordination ».

En 30 ans, le CSCM a connu 8 présidents(es), de Nicole Sagory à Nicole Bernard, et 6 directeurs(trices), de Jacques Brenet à Marie-Noëlle Louis-Bonnin.

A sa création en 1987, le CSCM devait regrouper quinze communes mais son rayonnement étant étroitement lié aux choix municipaux, celui-ci n’était soutenu financièrement que par six communes : Amuré, Arçais, Coulon, Saint-Georges-de-Rex, Saint-Hilaire-la-Palud et Le-Vanneau – Irleau.

Outre son rôle de maison des associations, le CSCM est, également, un centre de services : secrétariat permanent (dactylographie, reprographie), action sociale (aide aux démarches administratives, relais d’information pour la garde d’enfants à domicile) . . .

En fin d’année 1998, le centre a accueilli l’adhésion de Bessines, une commune qui ouvrait ainsi à sa population et plus particulièrement aux enfants, les nombreuses activités permanentes et ponctuelles que propose l’association.

Lors de la dernière assemblée générale, en mai 2016, il a été précisé que « le secteur d’intervention des communes participantes demeure Magné et Coulon, celle de Sansais – La-Garette apportant aussi sa coopération ». Cependant au cours de cette réunion annuelle, le maire de Magné, M. Gérard Laborderie a fait remarquer : « Nous devons élargir à d’autres communes. Actuellement, nous ne sommes que deux financeurs, à raison de 100.000 € soit un peu plus du quart du budget.»

La grande fête était installée au lieu-dit La Repentie sur la commune de Magné (79).

Plusieurs associations ont participé à la fête en présentant leur(s) activité(s). En voici quelques unes, en photos prises au hasard des stands.

En plus des tables rondes proposées sous le grand chapiteau noir, Photo Gilles PETIT 4114dressé par la Cie aiRe de Cirque, ou dans la yourte, construite par la SCOP La Frênaie, les « 30 ans » offraient aussi des séries de spectacles et d’animations, diurne ou nocturne. Le tout gratuitement. La liste étant longue, voici, pêle-mêle, un échantillon des talents saisis sur les différentes scènes disséminées dans la végétation du Marais Mouillé.

 

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Le Chœur de Rohan
L'énorme libellule, œuvre collective d'une quarantaine de personnes, de tout âge et tout milieu, qui accueillait les visiteurs.
L’énorme libellule, œuvre collective d’une quarantaine de personnes, de tout âge et tout milieu, qui accueillait les visiteurs.

VENISE VERTE : le Centre Social et Culturel du Marais construit des « yourtes à mômes » participatives.

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« Aidez-nous à financer une yourte écologique pour que les enfants puissent s’épanouir dans un cadre naturel au cœur du Marais Poitevin« , appelle le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), association loi 1901 implantée sur les communes de Coulon et de Magné (79).

Lors de la fête des 30 ans du Centre Social et Culturel du Marais, qui vient de se dérouler du 3 au 5 juin 2016, le public a pu visiter une véritable yourte et travailler à la préparation des éléments de la petite "yourte à mômes".
Lors de la fête des 30 ans du Centre Social et Culturel du Marais, qui vient de se dérouler du 3 au 5 juin 2016, le public a pu visiter une véritable yourte et travailler à la préparation des éléments de la petite « yourte à mômes ».

Le CSCM organise un centre de loisirs dans des locaux scolaires, chaque année depuis 30 ans. Il est regrettable que des enfants habitant le Marais poitevin, site classé « Grand Site de France » passent leurs vacances dans des cours d’école. Pour l’été 2016, l’équipe d’animation envisage d’accueillir les enfants dans un nouveau cadre. « Nous avons besoin d’une salle d’activités supplémentaire de 50 m² », clame-t-on en chœur.

Vu de l'intérieur, le toit de la yourte de 50 m² qui sera installée au centre de loisirs, dès juillet prochain.
Vu de l’intérieur, le toit de la yourte de 50 m² qui sera installée au centre de loisirs, dès juillet prochain.

Respectueux du cadre naturel, le Centre Social et Culturel du Marais n’imagine pas implanter un tivoli ou un barnum métallique et synthétique. D’où l’idée d’installer une yourte circulaire d’environ 50 m². Plus précisément une yourte en ossature bois (en perches de frênes du Marais) et toile coton écru s’intégrant plus harmonieusement dans le paysage. Cela donne un petit air de vacances supplémentaire pour les enfants de l’accueil de loisirs.

 

 

« Certes, nous pourrions acquérir une yourte clé en main pour un montant de 15 000 € à 20 000 €, explique Marie-Noëlle Louis-Bonnin, directrice du  CSCM, mais nous n’avons pas le budget, et nous avons fait le pari de faire participer des habitants du Marais pour la fabriquer dans le cadre d’un chantier participatif encadré par la Scop SARL la Frênaie spécialisée dans la fabrication d’habitats légers, yourtes, tipis et dômes ». Cette société est implantée sur Arçais (79).

Ce projet a développé un tel élan et une telle volonté de transmission de la part des participants qu’il est envisagé de construire une mini-yourte pour l’espace petite enfance accueillant la tranche des 0 – 3 ans. Cette mini yourte pourra être utilisée soit à l’intérieur du Centre social dans l’espace dédié à la petite enfance, soit en extérieur en fonction de l’activité proposée et de la saison. Elle sera également sur le centre de loisirs cet été à Coulon en complément de la grande yourte pour le plus grand bonheur des petits.

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Le CSCM envisage de construire une mini « yourte à mômes », sur ce modèle.

Ces deux yourtes homologuées ERP (Etablissement Recevant du Public) reviennent à 12 000 €. 9 000 € sont financés par des aides de la Caisse d’Allocation Familiale et de la Caisse des dépôts et consignations. Pour l’autre partie, le CSCM fait aujourd’hui appel au soutien et à la générosité populaire à hauteur de 3 000 €.  A savoir, 1 500 € pour solder la facture de la grande yourte et 1 500 € pour construire une petite yourte. « Une somme qui permettra de mener notre projet à terme », remercie d’avance Madame la Directrice.

 

Le CSCM a ouvert un compte financier participatif en ligne intitulé : « Des yourtes à mômes pour le centre de loisirs ». Ainsi, si vous souhaitez inscrire votre nom dans la yourte, il vous suffit de soutenir le projet, selon vos moyens, en vous rendant sur le site Internet : http://www.kisskissbankbank.com/des-yourtes-a-momes-pour-le-centre-de-loisirs . Le projet est valide jusqu’au 20 juin 2016 inclus.

 

Gilles PETIT