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Camping-Car Bienvenue : Des camping-caristes créent un label pour évaluer l’accueil par les communes

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Le Monde du Camping-CarUn article de la revue « Le Monde du Camping-car » nous livre cette information.

Texte d’Antoine Chapenoir

Label Camping-Car Bienvenue

L’initiative est partie d’une association de camping-caristes nommée « Baroudons ». Ce nouveau label, “Camping-Car Bienvenue” sera accordé aux communes qui le méritent (et qui paieront la somme forfaitaire de 100 €). Un panneau, fixé à l’entrée de la commune, indiquera la note accordée à la commune par l’association Baroudons.

Si l’on en croit le site internet dédié au label « Camping-Car Bienvenue », les conditions d’accueil des camping-cars en France sont de moins en moins satisfaisantes. Pour résumer : du fait de l’augmentation du nombre de camping-cars, les communes interdisent le stationnement des camping-cars ou créent des aires d’accueil trop loin des centre-villes. Mais voilà : “Les riverains ne supportent plus le ballet incessant de gros véhicules qui manœuvrent chaque jour à côté de chez eux.” Et les riverains ne seraient pas les seuls mécontents : “Certains camping-caristes ne veulent plus aller dans ces aires. Certains camping-caristes quittent les villes qui ne proposent rien d’autre en matière de stationnement. Certains camping-caristes partent à l’étranger où l’accueil serait moins hostile. D’autres se posent la question tout simplement de vendre leur véhicule de loisirs.” Forte de cet état de fait, qualifié de “triste constat”, l’association Baroudons a décidé de créer un label pour sensibiliser et conseiller les communes, autant que pour informer les camping-caristes.

 

Un label, un panneau
label-camping-car-bienvenueLe label Camping-Cars Bienvenue se distingue avant tout par son panneau. Un grand rectangle jaune moutarde, mentionnant le nom du label et comportant des dessins représentant des camping-cars. Ce panneau devrait être apposé par les communes adhérentes, sous leur panneau d’entrée de ville. Le nombre de camping-cars correspond à la note accordée par l’association à la commune. “Le label 4 camping-cars est décerné aux communes par l’association qui ont atteint un niveau d’accueil exemplaire”, explique le communiqué fourni par l’association. Ce document indique aussi les critères sur lesquels seront jugés les communes :

• La différenciation du stationnement diurne et nocturne ;
• L’accès aux zones de services ;
• Le temps de parcours pédestre entre la zone de stationnement et le centre-ville ;
• Le nombre de places réservées aux camping-cars à mettre en relation avec la capacité d’accueil de la commune ;
• Les durées de stationnement autorisé ;
• Le coût du stationnement et des services ;
• La nature du sol des zones de stationnement ;
• . . .

 

Encore des panneaux
Les trois petits points qui terminent cette liste laissent à penser que d’autres critères seront ajoutés par l’association de camping-caristes. On aurait aimé prendre connaissance de la liste exhaustive, parce que c’est bien là que tout se joue: quelles sont les communes qui auront droit au label. On imagine que si la liste n’est pas complète, c’est qu’elle sera affinée avec le temps. Remarquons aussi, sur le site internet du label, que des panneaux ont été dessinés, afin d’être apposés sur les aires d’accueil, afin de spécifier “les services proposés sur les places de stationnement”. On y trouve un panneau pour le wifi, un autre pour la présence d’emplacements de plus de 8m, un autre sur la durée maximum du stationnement.

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Une longue route…
Créer un label de l’accueil des camping-cars est une idée louable. Mais la mise en pratique est ardue. Il n’est pas facile de déterminer des critères qui permettent de dire qu’une commune accueille convenablement les camping-cars. Certains apprécieront le fait qu’une ville ait créé une grande aire d’accueil tout équipée proche du centre, d’autres déploreront que le reste de son territoire soit interdit au stationnement. Pour prendre un exemple, la commune de La Bernerie-en-Retz (44) possède une belle aire d’accueil, louée par de nombreux camping-caristes. Mais la ville a fait l’objet d’actions en justice de la part du Comité de Liaison du Camping-Car, pour sa réglementation sévère. Pour autant, la tâche nous paraît ardue, mais pas impossible. La création de ce label vise à améliorer l’accueil des camping-cars, à sensibiliser les communes et à créer des espaces de stationnement proches des commerces. Une bonne idée, en somme.

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MARAIS POITEVIN : des pontons non autorisés effacés du paysage dans la Venise Verte

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Top ! Dans le Marais Poitevin, en 2014, nous étions 723 sur 24 km entre Marans (17) et Coulon (79) ; cette année-là, nous étions 18 seulement déclarés et autorisés ; en 2015, 113 d’entre nous ont été démolis ; en mars 2016, 19 non déclarés et non autorisés ont été détruits le long de la Sèvre Niortaise à Coulon et au Vanneau-Irleau ; nous sommes ! nous sommes ! . . . les pontons et autres installations recensés par l’Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise. L’IIBSN qui a décidé de renforcer les contrôles des « installations engendrant une occupation du domaine public » sur les 183 km de voies d’eau qu’elle gère dans le Marais Poitevin.

Depuis le début de l’année 2014, l’Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise (IIBSN), qui siège à Niort (79), est propriétaire gestionnaire du domaine public fluvial (DPF) de la Sèvre Niortaise, du Mignon et des deux Autizes. Une gestion partielle des Marais Mouillés du Marais Poitevin transférée par l’Etat. Une mission autrefois confiée à la DDTM (Direction départementale des territoires de la mer). Les autres voies d’eau (canaux de dérivation, conches, fossés . . .), dites de propriétaires, sont gérées par des Syndicats intercommunaux réunis au sein d’une Union des Syndicats des Marais Mouillés du Marais Poitevin.

Sont concernés, des communes dans les Deux-Sèvres et en Vendée, le canal de la Vieille-Autize, la rivière de la Vieille-Autize, le canal de la jeune Autize (de Souil jusqu’à la Sèvre). Les communes de Damvix, Maillé, Vix, Coulon, Le Vanneau-Irleau et Sansais-La Garette ont fait l’objet de contrôles.

Beaucoup de Maraîchins et de résidents occasionnels ignoraient que les occupations privées sur ce domaine public qu’est le fleuve et deux de ses affluents sont soumises à une autorisation d’occupation temporaire (AOT).
De ce fait, les particuliers doivent déclarer leur installation, laquelle doit être conforme pour être autorisée, contre le paiement d’une redevance domaniale annuelle (76 € par an pour un ponton jusqu’à 3 m2, plus 60 € par m2 supplémentaire). L’amarrage d’une barque ou d’un canoë dans la limite de deux par foyer et par ponton est gratuit ; 30 € seront demandés pour une barque supplémentaire. L’amarrage d’un bateau pour l’année coûtera 150 € ou 100 € pour la période estivale du 1er avril au 30 septembre.
Photo G.PETIT 3731Selon l’IIBSN : « A défaut de contrôles et de sanctions, les constructions se sont multipliées au fil des décennies le long des berges, de façon très anarchique. Ces installations peuvent entraver la libre circulation sur l’eau, poser des problèmes de sécurité voire d’esthétique lorsque certains ont eu l’idée de bétonner. »
Depuis juin 2014, l’IIBSN a recensé les installations construites sans autorisation sur le domaine public fluvial. Après une réunion publique, organisée fin 2014, l’IIBSN avait procédé à une première vague d’enlèvements en mars et avril 2015.  Une deuxième est intervenue les 7 et 8 mars 2016 entre le Pont d’Irleau et la limite d’exploitation de la commune de Coulon (voir plus bas). Une nouvelle opération de déconstruction est prévue en avril du côté de Taugon, La Ronde, Maillé, Vix, puis sur le secteur de Marans.


Les installations autorisées sont désormais identifiées par une plaque d’immatriculation normalisée.

Les particuliers ont toujours la possibilité d’installer un escalier, un ponton, des poteaux pour les barques . . . à la condition de déposer une demande auprès de l’Unité gestion du domaine et de la navigation, soit par téléphone au 05.49.09.01.55, soit par courriel à gestion.domaine@ sevre-niortaise.fr

Sont concernées par cette Autorisation d’Occupation Temporaire toutes installations de type ponton fixe ou flottant, descente (escalier ou échelle), point d’amarrage ou d’ancrage sur berge, cale de mise à l’eau, canalisation dans la berge, prélèvement d’eau et travaux de protection de berge.

 

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L’Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise a dépêché le « Rutilus », son bateau à fond plat équipé d’une puissante mâchoire. Ici en aval du barrage de La Sotterie, sur la commune de Coulon, l’engin a délicatement déconstruit 19 installations, dont certaines ancestrales.

La commune de Coulon a établi une convention avec l’IIBSN : Depuis de nombreuses années, la commune est signataire avec l’Etat d’une convention qui l’autorise à utiliser le domaine public de l’Etat sur son territoire, lui permettant d’accorder des autorisations d’exploitation aux différentes entreprises de batellerie installées sur la rive droite de la Sèvre Niortaise. La signature est assortie du versement à l’Etat d’une redevance annuelle calculée en fonction de différents critères : longueur de berges, nombre de barques et canoës à usage commercial. Or, depuis le 1er janvier 2014, la gestion du domaine public fluvial a été confié à l’IIBSN.  La nouvelle convention est assortie des conditions suivantes : durée de 6 ans jusqu’au 31 décembre 2020. Le linéaire concédé est de 535 mètres pour trois sections : 447 mètres du pont de la route départementale n°1 (Magné – Benet) qui enjambe la Sèvre Niortaise, à la rue du Port aux Moules au cœur du bourg de Coulon; 53 mètres soit la longueur de la rue Elise-Lucas, face à l’immeuble légué par Mme Lucas ; 35 m de quai Louis-Tardy en aval de la rue du Port aux Moules sur l’emprise de l’embarcadère La Trigale. Le nombre d’embarcations professionnelles qui stationnent à Coulon est composé de 136 bateaux et 8 canoës. La redevance annuelle a été fixée à 0,70 € par mètre linéaire. A cela il faut ajouter 119 € par barque et 85 € par canoë. Cette redevance est revalorisée chaque année en fonction de l’indice INSEE.

On notera que, lors de sa réunion du 15 décembre 2015, le Conseil municipal de Coulon a décidé d’amortir la redevance due à l’IIBSN en facturant aux entreprises locales de batellerie le stationnement de leurs embarcations : 215.00 € HT par barque ou 103.00 € HT par canoë. Pour les particuliers, l’amarrage d’une barque ou d’un canoë reste gratuit le long des berges coulonnaises du fleuve.

Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise, adresse postale : Maison du département CS 58 880, 79028 Niort cedex. Adresse physique : 5, rue Duguesclin, Niort. Tél. 05 49 78 02 60 ; fax. 05 49 78 02 66.

Gilles PETIT