Bessines

BESSINES (79) : Les quartiers se remobilisent autour des décorations de Noël 2017 à base de produits de récupération.

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« L’éco-déco, c’est quoi Monsieur Noël ? Mon petit, les Bessinois, on les sait bricoleurs ! Si ! Si ! Les Bessinois sont bricoleurs ET économes, ils ne jettent rien ou presque ! Regarde ce qu’ils arrivent à bricoler avec des produits de récupération : des planches de palettes ; des bouteilles de lait en plastique ; des boîtes de conserve ; des canettes d’aluminium ; quelques rondins oubliés sous un appentis . . . »eco-deco-a-bessines-photo-gilles-petit-5208

Cette année 2017, six scénettes doivent égayer le village : là une forêt de sapins en bois avec ses animaux et ses champignons, une scène du grand nord sur la neige, le traineau du Père Noël, la planète terre, etc. Chacun est invité à participer avec ses petites ou grandes compétences, à venir créer cette ambiance de fête. Un atelier enfants sera également animé. Ils pourront emporter leurs œuvres chez eux, s’ils le souhaitent. Un fil rouge est proposé pour réunir ces différents lieux par la participation des habitants, par des décos extérieures. Cependant, il faudra veiller à bien utiliser l’électricité. Le solaire étant possible.

L’équipe organisatrice et toutes les bonnes volontés travailleront deux samedis, les 18 et 25 novembre 2017 à partir de 9 heures, dans les anciens locaux des ateliers municipaux. « Arrivez en fonction de vos disponibilités ; apportez un tablier ; tout le reste est fourni par la municipalité ; il est même prévue une petite collation », est-il précisé.

Cette activité participative s’inscrit aussi dans la semaine européenne de la réduction des déchets. C’est un moyen de partager de bons moments, de se sentir un citoyen à part entière.

L’an dernier, « pour la seconde édition, ils ont même récupéré des petites mains supplémentaires, elles aussi pleines d’imagination et de talent, glanées dans les différents quartiers de Bessines ! Tout ce petit monde avait installé des décors de Noël en six points de la commune ! »

« Ce n’est pas un jeu, mais, mon petit (et mon grand), tu pourras t’amuser à les chercher ! Oh, ce n’est guère difficile, une simple balade (à vélo de préférence à la voiture, ou à pied pour les bons marcheurs) te fera, peut-être, découvrir mon traineau tiré par mes rennes, ma région de villégiature dans le froid et la neige (je ne me souviens pas avoir déjà rencontré autour de chez moi des pingouins et un phoque, comme semblaient le croire les Bessinois, Noël passée. Peu importe c’est l’intention qui compte, ou conte !). Mais aussi de nombreuses fleurs dont des perce-neige, d’étranges bonhommes de neige et lutins, des biches ou des chevreuils en bois . . . sans oublier les indispensables cheminée et boîte à lettres ! »

« Comment ? Que dis-tu mon petit ? Bien sûr qu’il y aura des cadeaux, et même des gros ! Tu verras ! Ces cadeaux et toutes les décorations seront à admirer par tout le monde ! Il ne faudra pas y toucher afin de ne pas briser la magie de . . . Noël. »

« Allez, arrêtons les bavardages ! Voici un florilège des décorations de Noël confectionnées, en 2016, avec trois-fois-rien et à faible coût par une grosse poignée d’inventeurs bessinois. »

eco-deco-a-bessines-photo-gilles-petit-5231« Joyeux Noël à vous, petits et grands ! Passez de bonnes fêtes de fin d’année ! »

Pour tous renseignements complémentaires appelez le 05.49.09.11.81

Gilles PETIT

 

 

MARAIS POITEVIN : à Amuré (79), la Fête du frêne têtard a déjà 20 ans.

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Dédiée à l’arbre emblématique du Marais Poitevin, la Fête du Frêne Têtard a fêté sa 21ème édition à Amuré (Deux-Sèvres) les 4 et 5 novembre 2017. Le programme était aussi étoffé que l’an passé, la commune ne s’arrêtant plus après ses succès précédents. Un village de quatre cents habitants qui a reçu près de 4 000 personnes en deux jours.

La Fête du frêne têtard a accueilli la seule et unique 2cv Citroën au monde construite en bois.

Dans son allocution prononcée lors de l’inauguration de l’édition 2017 de la Fête du frêne têtard, M. Rabah Laïchour, conseiller départemental du canton, a dressé ce constat :

« Sauver l’homme et la planète » passe par la protection des insectes pollinisateurs dont les abeilles.

« Pendant que le mois de juin est plus chaud que le mois d’août, que la pluie se fait de plus en plus rare, que nous mangeons des haricots verts en plein hiver, qu’on nous annonce une pénurie de beurre alors qu’il y a des vaches dans les prés, qu’on est capable de séjourner dans l’espace pendant que d’autres hommes et femmes risquent leur vie en pleine mer pour fuir la misère, les guerres, la sécheresse, que beaucoup d’espèces animales et végétales sont en voie de disparition, faisons en sorte de sauver l’homme et la planète à laquelle il appartient, comme disait Antoine de Saint-Exupéry ».

Au delà du frêne têtard, l’environnement, en général, et sa préservation, en particulier, sont omniprésents à Amuré, chaque début novembre. Depuis maintenant vingt ans, le programme de la Fête s’est peu à peu enrichi au point qu’il est aujourd’hui copieux : des randonnées découvertes des Marais Mouillés environnants ; un éveil familial à la découverte de la faune et de la flore du Marais ; une conférence sur les abeilles ; des ateliers environnementaux pour toutes les générations d’humains (fabrication de nichoirs, initiation aux techniques de culture dite naturelle . . .) ; un programme de plantations d’arbres ; des échanges de plants ; un marché de producteurs locaux et bio ; des pépiniéristes avec leurs conseils pour réussir les plantations d’hiver ; une initiation-découverte du Qi Gong (gymnastique chinois douce) ; des expositions et jeux sur le Marais d’hier et d’aujourd’hui ; etc.

 Bien évidemment, il était installé une mini ferme regroupant les animaux de races locales dont des bœufs de près d’une tonne.

Plusieurs temps forts étaient proposés à Amuré. Outre la dégustation d’une fricassée d’anguilles, « et attention des anguilles fraîches pas surgelées « Made in China » mais venant tout droit de nos voisins des Marais Nantais et cuisinées sur place par un Maître Artisan » précisent les organisateurs, et le concert gratuit d’un jeune duo de Mauzé-sur-Le-Mignon (79) « Nanarage », la Fête a accueilli la seule et unique 2cv Citroën au monde construite en bois, et « qui roule ! », par un ébéniste passionné.

En effet, le thème de la Fête est aussi de valoriser ce matériau noble qu’est le bois. Le bois que l’on emploie pour fabriquer les meubles, pour chauffer nos foyers, qui fournit aussi l’air dont on a besoin, . . . L’arbre dont les racines permettent, entre autres, à l’eau de bien rentrer dans le sol et d’arroser nos potagers, produit des feuilles qui donnent du compost.

Lors de l’inauguration de la Fête du frêne têtard, des officiels ont eu le privilège de faire quelques mètres à bord de la 2cv en bois. Le maire d’Amuré Marcel Moinard était visiblement ravi.

Gilles PETIT

BESSINES (79) : un Jean Richard en cachait un autre ! L’hommage d’une commune à son célèbre enfant.

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« C’est le jour de la Saint-Parfait qu’est né Jean Richard dans le petit village de Bessines, au cœur du Marais Poitevin. Son grand-père maternel, maire du village pendant 17 ans, s’est spécialisé dans l’élevage des ânes du Poitou. Ainsi tout jeune, Jean est déjà dans le monde des animaux ! Son père Pierre reprend l’élevage et y ajoute celui de chevaux nommés « postiers bretons ». » Tels sont les premiers pas de l’artiste, acteur et directeur de cirques, Jean Richard, né le 18 avril 1921. Bessines a célébré son anniversaire, les 16 et 17 avril 2016, en proposant une riche exposition et en donnant son nom à sa toute première école.

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Jean Richard et son épouse Annick Tanguy, à la ville comme à l’écran dans les enquêtes du Commissaire Maigret. Collection Pierre Fenouillet
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LE BERCEAU DE JEAN RICHARD Témoignage de M. Barbaud : « Mes parents étaient cultivateurs à la ferme de La Ménagerie de Ménigoute. Cette ferme appartenait à la famille Richard, dont le père de Jean Richard et son frère. Jean Richard adorait la chasse et venait souvent à la ménagerie du fait que son père était un grand chasseur et un grand fumeur ! Maman s’est retrouvée enceinte et lors d’un repas, Jean Richard lui dit : Henriette, ne cherche pas de berceau, je t’apporterai le mien ! Et c’est ainsi que j’ai été bercé dans le berceau de Jean Richard ! » Collection M. Barbaud

« Jean-François-Henri Richard a fréquenté l’école de garçons de Bessines, dixit le panneau d’accueil de l’exposition consacrée au Bessinois.

Puis lycéen au Lycée Fontanes de Niort, il est passionné par le dessin alors que sa famille le destine à devenir notaire. C’est aussi le début de sa passion pour le cirque qui l’a habité toute sa vie.

Le petit Jean était souvent emmené par sa mère et sa grand-mère voir les fêtes foraines et surtout la ménagerie. Il y rencontre les fauves pour lesquels il aura toujours une grande fascination.

Enfant unique, il partage ses jeux avec ses cousines. Il aime se déguiser et « jouer au théâtre ». Son habileté dans le dessin lui vaut d’obtenir un contrat pour plusieurs journaux qui réclament ses caricatures.

 

Toujours au lycée, il monte sur les planches pour le spectacle de fin d’année : il joue avec un grand succès le rôle de Purgon dans « Le Malade imaginaire ». A ses goûts s’ajoute celui du cinéma : Jean est un passionné du grand écran, il va voir tous les films qui passent à Niort et devient un excellent cinéphile !

Il avait 17 ans lorsque son père disparait emporté par un cancer. Ayant échoué au bac, n’ayant pas l’envie de reprendre l’élevage de chevaux, Jean doit chercher du travail. A commencer par l’usine de son oncle, mais ce travail ne lui plait guère. Il vise l’entrée à Saumur, la ville du « Cadre noir« . Pour cela, il fait ses classes à Rambouillet aux ordres d’un certain Michel Debré, lieutenant instructeur. La guerre arrive et Jean est engagé dans la cavalerie. En 1940, il est envoyé en Bavière pour le Service du Travail Obligatoire (STO).

Rentré à Paris, il épouse en premières noces Anne-Marie Lejard, avec laquelle, en 1946, il aura une fille Elisabeth, dite Babette.

Collection Pierre Fenouillet 3796Après avoir participé à plusieurs spectacles pour le théâtre aux Armées, il fonde en 1945 les Productions Richard qui deviennent le concessionnaire exclusif de tous les spectacles de théâtre ou de variétés relevant des autorités françaises en Allemagne. En 1948, il décide de présenter en Allemagne la pièce de Marcel Achard « Jean de la Lune ».

Après diverses péripéties, Jean est amené à jouer lui-même un rôle dans la pièce, ce sont ses premiers vrais débuts d’acteur. Les tournées des Productions Richard ont duré jusqu’en 1950, avec près de 460 spectacles. Son premier grand succès au cinéma « Belle mentalité » date de 1952, et Jean Renoir lui offre l’un des meilleurs rôles dans « Elena et les hommes ».

Après une tournée au Canada avec la troupe des « Burlesques de Paris », fondée pendant la guerre, Jean Richard est engagé dans un cabaret de la rive droite, « L’Amiral », où, pendant neuf ans, il joue des revues avec Darry Cowl, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. C’est à « L’Amiral » qu’il crée le personnage de Claudius Binoche, le « gars de Champignol », qui lui amène le succès, mais aussi une étiquette d’amuseur public qui lui a collé à la peau jusqu’à ce qu’il s’impose dans le rôle de Maigret :  « C’est la série télévisée des Maigret qui a décollé l’étiquette « Champignol », et m’a permis de m’exprimer dans un style plus conforme à ma vraie nature », précisa plus tard l’artiste.

Parallèlement au cinéma, Jean Richard se lance aussi dans le music-hall (l’Olympia où il  joue un sketch de dompteur de lion . . .), ainsi que l’opérette, notamment au Châtelet en partageant la vedette avec Georges Guétary dans la version théâtrale de « Certains l’aiment chaud », « La Polka des lampions » et enfin le théâtre « le Médecin malgré lui », « Noix de Coco », « Demeure chaste et pure ».

Dans les années 1950, Jean Richard fréquente le Tabarin, un cabaret de Pigalle, où se produit une « ravissante débutante blonde », Annick Tanguy, qui exécute un numéro de danse en forme de parodie de dressage. Jean Richard en tombe amoureux, l’entraîne dans les spectacles de L’Amiral et l’épouse en 1957. En 1958, ils auront un fils, Jean-Pierre.

Collection Pierre Fenouillet 3813Sa passion pour les animaux le pousse à  se constituer une véritable ménagerie. Celle-ci devint si imposante qu’il crée, au milieu des années cinquante, un zoo à Ermenonville dans l’Oise.  En 1963, il crée dans cette ville « La Mer de sable », le premier parc d’attraction à thème français. C’est là que seront tournées les séries télévisées sur le cirque produites par Jean Richard.

Collection Pierre Fenouillet 3820Il participe à des galas avec le cirque Medrano, puis crée en 1957, son propre cirque avec la collaboration des Gruss, et rachète le 29 janvier 1972, le cirque Pinder. Pour financer ses projets coûteux, il s’est résigné à tourner dans beaucoup de films à l’accueil souvent mitigé et dans des pièces de théâtre de qualité inégale, enfin à tourner en province avec les galas Karsenty-Herbert. Il dira être « le seul homme à nourrir des lions avec des navets« .

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Considéré comme LA référence de Georges Simenon, le maire des Sables d’Olonne (85), M. Didier Gallot a analysé le personnage de Maigret qu’il soit joué par Jean Gabin, Jean Richard ou Bruno Cremer. Il a souligné qu’il y a eu deux commissaires avant et après le jeudi 10 mai 1973, jour du terrible accident de voiture à Evreux dont réchappa miraculeusement Jean Richard.

Il est devenu célèbre pour avoir incarné pendant plus de 20 ans, à partir d’octobre 1967, le Commissaire Maigret à la télévision, sous la direction de Claude Barma et de Jacques Rémy, dans 92 épisodes dont 18 en noir et blanc. Sa stature imposante, son côté naturellement bourru et lent, sa démarche assurée et le fait qu’il fumait la pipe depuis longtemps lui ont sans doute permis de décrocher ce rôle. C’est le seul acteur au monde à avoir tourné l’ensemble des Maigret de Georges Simenon, le dernier ayant été diffusé sur le petit écran en juin 1990.

En 1973, alors qu’il se trouvait au sommet de sa popularité, il est victime d’un terrible accident de voiture qui le laissera six semaines dans le coma.

Les organisateurs de l’exposition-hommage à Jean Richard ont eu la bonne surprise d’accueillir un visiteur pas comme les autres : M. Daniel Lavie, régisseur du Cirque Jean Richard et le dernier Monsieur Loyal, formé par l’illustre Sergio.

Il reçoit en 1980, le Grand Prix national du cirque après avoir obtenu de l’Etat la reconnaissance du cirque comme une activité culturelle à part entière, puis il est fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1995.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bessines avait déjà rendu hommage à  son illustre citoyen en lui donnant, de son vivant, le nom d’une rue de sa commune maraîchine. Jean Richard en éprouvera d’ailleurs une grande fierté. Aujourd’hui, à l’occasion des 95 ans de sa naissance et dans le cadre du festival « Regards noirs », les écoles ont désormais un nom : Groupe scolaire Jean-Richard.

Jean Richard est décédé le 12 décembre 2001 à Senlis dans l’Oise à l’âge de 80 ans.

Gilles PETIT

 

Tourisme en France : Quand le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin devient un Parc Naturel d’Attractions

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Ils l’ont fait ! Ils ont osé ! Les professionnels du tourisme vert en Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vendée ! Pour eux, le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin est désormais « Mon Parc Naturel d’Attractions« . Point de manèges, chenille géante, accrobranche, stands divers, grande roue, barque fantôme . . . ni de village(s) d’irréductibles Maraîchins, le Collectif « Destination Marais Poitevin » veut attirer les touristes en rétro-littoral. Les internautes vont être surpris par le nouveau site Internet créé à cet effet. Découverte. Impression . . .

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La ville de Marans, unique porte maritime du Parc Naturel d’Attractions du Marais Poitevin.

45 € / jour / automobile, 65 € à 70 € / jour / cycliste. Voilà ce que dépensent en moyenne annuelle 1,410 Million de touristes qui visitent les 93 communes du Marais Poitevin. Ce ne sera pas le prix du ticket d’entrée au nouveau Parc d’Attractions, payable à l’une des quatre portes situées à Fontenay-le-Comte et Luçon en Vendée, Niort en Deux-Sèvres, La Rochelle en Charente-Maritime, et à l’entrée maritime de Marans (Charente-Maritime). Imaginez la longueur de la clôture nécessaire pour fermer un site de 197 221 hectares !!!

Sous le nom « Destination Marais Poitevin », un Collectif de promotion touristique concertée regroupe le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, les Agences de Développement Touristique de Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de Vendée, les Offices de Tourisme Aunis-Marais Poitevin, Niort-Marais Poitevin-Vallée de la Sèvre Niortaise, et Sud Vendée Tourisme. Entre autres outils et actions de promotion, il a créé une identité visuelle dont un logo et un site Internet, censés incarner L’Attractivité.

CZUVc47WQAAP4x8.jpg largeLe logo et son slogan interpellent :
LE Marais poitevin, parce que c’est un ensemble, parce qu’il n’y en a qu’un !
MON Parc naturel, parce que c’est le vôtre !
D’ATTRACTIONS (au pluriel) parce qu’il est impossible de s’y ennuyer, parce qu’il est attirant !

17 / 79 / 85 : parce que le Marais poitevin est à la fois sur les départements de Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vendée ! Dans quel pays ?     

Pourquoi le second « A » de Marais est-il tout petit derrière la jambe trop longue du « R », en plein milieu du mot ? Les deux soirées de présentations, organisées à l’Aiguillon-sur-Mer, puis à Marans et Niort, n’ont guère apporté de réponse. De facto, l’œil du surfeur associe ce graphisme aux mots parc d’attractions. Mais oui, bien sûr, le « A » glisse sur le « R », lequel forme un toboggan. Il y aurait donc des jeux dans ce parc ?!?!

Le site Internet « Destination Marais poitevin » a emprunté l’adresse http://www.parc-marais-poitevin.fr du Syndicat mixte du Parc Naturel Régional. Il est donc actuellement impossible de joindre ses services, de bénéficier de nombreuses informations utiles, et de s’imprégner de Marais poitevin.

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La ville de La Rochelle, vue de satellite.

La page d’accueil propose en plein écran une photo satellite d’un paysage vert avec pour titre « Embarquement immédiat » et, en bas à droite, le logo déjà évoqué. Imaginons l’internaute lambda qui tombe sur cette page : en observant de très près, il pourra déchiffrer des noms de villes quasi fondus dans le décor ; s’il s’attarde inconsi-dérément, il reconnaitra au moins un nom connu : La Rochelle. Et là, s’il a quelques notions de géographie, il devinera qu’il a sous les yeux une vue du sol français. Un grand pas sera alors franchi car il manque les plans de situation (monde – pays).

S’il est intéressé, le candidat-touriste doit alors suivre le jeu de piste proposé par les concepteurs du site. Il promènera sa souris sur la page vers les petites « flèches + ». Dès lors, il acquerra la certitude qu’il n’y a qu’un point de départ pour faire du vélo, un seul pour faire des balades en barque, un seul pour admirer les charmes de la ville la nuit, un seul pour trouver les trésors de la nature, etc. En somme, les lieux d’implantation des différentes attractions. Un Parc à thèmes ?!?!

En cliquant sur un de ces « + », et en patientant un peu (le chargement est lourd), les choses se préciseront sous forme de fort belles images. Mais il devra toujours « travailler » pour comprendre la règle du jeu (située discrètement en bas de l’écran) et aller piocher des infos. Les vues idylliques sont toutes représentées en période estivale. Pourtant, le Marais poitevin vit au rythme des quatre saisons. Le Parc est ouvert toute l’année.

En fin, et enfin, s’il arrive à ce stade, l’internaute est « récompensé » par une ultime page qui propose les liens vers les trois offices de tourisme du Parc naturel d’attractions.

 Il y a beaucoup de « si » dans cette impression. Nous vous en offrons un dernier : s’il ne déboute pas les visiteurs au premier clic, le nouveau site Internet du Parc sera « une vitrine pour séduire, attiser la curiosité et l’envie ».

Nous nous permettons de donner un conseil aux 197 000 autochtones : évitez de visionner les vidéos proposées ; en 40 secondes chacune, elles sont censées présenter la Destination Marais poitevin de façon décalée et humoristique. Un Parc d’attractions, on vous dit !!!

Chaque jour, les Maraîchins attendront la fermeture des portes du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin pour profiter de « leur » territoire exceptionnel.

Nous ne sommes pas rancuniers, voici l’une des trois vidéos disponibles sur le nouveau site :

 Gilles PETIT