Marais poitevin
Pays de Fontenay-Vendée (85) : une Maison des mobilités au cœur du PEMU de Fontenay-Le-Comte
Créé en 2010 à Fontenay-Le-Comte (Vendée), le Pôle d’Échanges Multi-Usages (PEMU) va bénéficier d’une maison des mobilités, venant en réponse aux différentes orientations prioritaires identifiées sur le Pays de Fontenay-Vendée et sur le bassin de mobilité du Sud-Vendée.
Le PEMU de Fontenay-Le-Comte est une gare routière qui comprend trente quais où stationnent les autocars sous une vaste ombrière photovoltaïque, un parking voitures de 200 cases, et un bâtiment de 200 m², servant actuellement de vestiaires pour les conducteurs et utilisé pour l’information digitale des voyageurs.

Jusqu’en 2020, ce dit-bâtiment hébergeait un guichet SNCF. Désormais, pour acheter leurs billets, les usagers doivent se rendre en plein centre-ville de Fontenay-Le-Comte chez le buraliste « La Civette ». En effet, les anciens locaux SNCF sont jugés vieillissants, énergivores, et non accessibles aux publics à mobilité réduite. Bref, « ils ne répondent plus aux besoins », estime-t-on.
Une maison des mobilités va remplacer le bâtiment actuel sur une surface réduite à 90 m². Suivant le calendrier des travaux, la construction de cette maison des mobilités devait s’achever au printemps 2026 et aussitôt ouverte au public. Dès le début de la déconstruction des locaux actuels, il faudra patienter environ cinq mois pour bénéficier d’une nouvelle offre en services et équipements. Le financement, 81 060,80 euros, serait pris en charge par l’État au titre du Fonds Vert dans le cadre d’une « Mesure développement des mobilités durables en zones rurales ».

A terme, la maison des mobilités proposera un espace d’attente abrité pour les voyageurs ; un espace de conseil et d’orientation sur la mobilité et une information aux voyageurs ; le regroupement des réseaux de transports collectifs (lignes ALEOP, scolaires, Fontélys) ; une plateforme automobiles partagées (covoiturage, transport solidaire, autopartage). Mais aussi, ce site offrira différents services dont l’information sur la location longue durée de vélos, le stationnement de vélos sécurisé, une base de location de vélos en libre-service, des consignes à bagages, une borne de recharge pour véhicules électriques, et, en réflexion avec la Région Pays-de-la-Loire, la mise en place du transport à la demande. Bien sûr, le PEMU sera bientôt relié aux itinéraires cyclables depuis la première couronne de Fontenay-Le-Comte.


Gilles PETIT
MAGNE – COULON (Deux-Sèvres) : le 38ème Festival international de peinture « tourné vers l’avenir »
L’association Magné-Animation appelle à participer au 38ème Festival international de peinture la peinture grandeur Nature ! qui aura lieu, en deux temps, le 17 juillet 2026 à Coulon, les 18 et 19 juillet 2026 à Magné, dans le Marais Poitevin. Les inscriptions sont ouvertes.
Créé le 13 avril 1989, le Festival International de Peinture de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, amateurs comme professionnels(les), gratuit pour le public, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce Festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue par de nombreux partenaires. Durant sept heures à Coulon et les deux journées suivantes à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs doivent réaliser une œuvre exclusivement sur place dans un temps imparti.

Selon M. Gérard Doray, président de Magné Animation, « depuis plus de quarante ans, ce Festival international de peinture de Magné-Coulon incarne notre attachement à notre territoire de singularité artistique et surtout notre capacité collective à surmonter les défis. C’est un festival ancré dans la tradition mais tourné vers l’avenir. Nous traversons une période concrète marquée par des incertitudes économiques et des contraintes qui pèsent sur nous tous. Pourtant, notre détermination reste intacte. Nous avons choisi de maintenir ce qui fait la force de notre Festival tout en innovant pour le rendre encore plus attractif aussi bien pour les artistes que pour le public, sans oublier, bien sûr, nos partenaires. Cette année, nous reconduisons l’organisation qui a fait ses preuves l’an dernier, mais avec des améliorations significatives. Davantage d’artistes mis à l’honneur, une animation musicale enrichie le samedi et une restauration repensée pour offrir une expérience encore plus conviviale à Magné. Nous avons aussi la joie d’accueillir Christophe Debusschere comme invité d’honneur, peintre reconnu, qui présentera ses œuvres au Centre culturel du Four Pontet, et présidera un jury renouvelé et diversifié. Mesdames Astrid Laviéville et Fabienne Texier nous rejoignent cette année. Messieurs Richard Gautier, Daniel Doutre, Bernard Masson et Jean-Paul Meinvielle poursuivent l’aventure à nos côtés. »
Le Jury du 38ème Festival
Sur une proposition acceptée de M. Jean-Marie Zacchi, l’artiste-peintre international, président du jury l’an passé, qui accompagne et conseille les bénévoles de Magné Animation depuis les premières années du Festival magnésien : Désormais, chaque invité d’honneur d’une édition du Festival prendra la présidence du jury de ce même Festival. M. Zacchi trouve que « c’est très sain car les artistes ne pourront pas dire que c’est toujours les mêmes qui jugent. »

M. Christoff Debusschere est officier-peintre de la marine. Né à Paris en 1962, l’artiste est l’une des figures majeures de la peinture figurative française contemporaine. Formé auprès de M. Philippe Lejeune, fondateur de l’École d’Étampes, il développe au fil des années une œuvre profondément attachée à la lumière, aux atmosphères et à la poésie du réel. À travers ses paysages, ses marines, ses scènes urbaines ou encore ses instants de vie, l’artiste invite à porter un regard sensible sur le monde. Son travail se distingue par une grande maîtrise technique, une palette subtile et une capacité remarquable à restituer l’émotion d’un lieu ou d’un moment. Récompensé par de nombreuses distinctions, dont la Médaille d’Or du Salon des Artistes Français et le Prix Taylor. Sa présence à Magné constitue un événement exceptionnel pour les artistes, les amateurs d’art et le grand public. Tout au long du Festival, les visiteurs pourront admirer plusieurs de ses œuvres et échanger avec un peintre dont le parcours inspire de nombreux créateurs.
Mme Astrid Laviéville, (ci-contre) archéologue de l’imaginaire : « J’ai l’honneur d’être invitée à Magné en tant que sculpteur. Avec mon mari, nous avons eu un gros coup de cœur pour votre commune et tous les ans nous venons au Festival comme visiteurs. Mon mari est également partenaire par l’entreprise. Je suis très contente de faire partie de l’aventure en tant que jury. »
Photo Gilles PETIT

Mme Fabienne Texier, (ci-contre) historienne de l’art et de l’archéologie : « Pour moi, le Festival est une histoire très ancienne. Je suis la nièce de Bernard Texier qui, avec M. Thébault, a créé le Festival de Magné. Et je suis la cousine de Richard Texier, l’artiste de renommée internationale, fils de Bernard, qui a aussi beaucoup œuvré au début du Festival et surtout ouvert son carnet d’adresses pour permettre à ce Festival de se développer.
Photo Gilles PETIT

J’habite, depuis 2017, dans la maison que tout le monde peint. On m’a proposé de rejoindre cette organisation extrêmement valorisante pour la commune de Magné, avec une renommée internationale. Je ne sais pas ce que je ferais mais je le ferais avec plaisir. »
M. Richard Gautier est le peintre niortais de la « lumière juste » et maître du trompe-l’œil contemporain. L’artiste expose depuis plus de 50 ans en France et à l’international, de Paris à New York, de Beyrouth à Genève. Lauréat de nombreuses distinctions, il transmet également son savoir-faire à travers des cours ouverts à tous, dans son atelier situé à Niort (79).

M. Daniel Doutre est un artiste plasticien dont l’atelier est ancré à Fontenay-Rohan-Rohan (79). M. Doutre navigue entre peinture et sculpture, entre réalisme et imaginaire. Cet artiste du chevalet réalise également des sculptures en acier et résine, toujours uniques, fruit de son imaginaire débordant. Il expose ses œuvres un peu partout en France et même à l’étranger, en Allemagne et en Australie notamment.

M. Bernard Masson, (ci-contre) Général en retraite et ancien Délégué au Patrimoine, peintre officiel de la Marine a organisé de nombreux salons et expositions artistiques, notamment à l’Hôtel des Invalides à Paris. Fidèle du Festival de Magné, il y participe depuis plusieurs années comme membre du jury de sélection. Son expertise et son regard porté sur le patrimoine artistique enrichissent les délibérations.
Photo Magné Animation
M. Jean-Paul Meinvielle, (ci-contre) Lieutenant-colonel en retraite, artiste décoré et organisateur d’expositions majeures pour les Armées et les institutions, dont plusieurs éditions du Salon des Peintres aux Invalides, est aujourd’hui président de l’Association des Amis des Peintres de l’Armée et demeure membre du jury du Festival International de Peinture de Magné.
Photo Magné Animation

Renforcement du soutien aux artistes
Magné Animation a annoncé vouloir renforcer son soutien aux artistes avec une dotation globale de 25 000 euros, pour récompenser plus de 60 artistes. A Coulon, le 17 juillet 2026, 5 000 euros seront attribués à 18 artistes avec un prix du public, deux prix pour les nouveaux participants, comme l’an dernier, et quinze distinctions dont dix soutenus par des partenaires et cinq par Magné Animation. A Magné, lors de la clôture du Festival le 19 juillet 2026, 20 000 euros seront répartis entre 45 artistes avec trois prix du public dont celui de Jean-Thébault, soutenu par le quotidien La Nouvelle République, trois prix juniors, trois prix nouveaux talents, et 35 distinctions dont 25 par des partenaires et 10 par Magné Animation. De plus, grâce à la ville jumelle italienne de Magné, Vallesaccarda, un prix de 800 euros viendra renforcer le rayonnement international du Festival. Il y aura donc un prix spécifique dédié à l’international. Seize artistes supplémentaires seront donc ainsi mis à l’honneur, cette année, cinq à Coulon et onze à Magné. La galerie du Festival sera également présente sur la place de l’Église de Magné au service des artistes primés lors des éditions précédentes.
Un Festival en libre accès pour le public tant à Coulon qu’à Magné
M. Doray ajoute : « Pour garantir une expérience inoubliable, nous pouvons compter sur une équipe de bénévoles, une vingtaine à Coulon et 80 à Magné, ainsi que l’appui des services techniques municipaux des deux communes. A Coulon, les Vendredis gourmands de la laiterie assureront une restauration variée avec une animation musicale éclectique. Le vote du public ainsi que la proclamation du palmarès seront les temps forts de cette journée du 17 juillet 2026. A Magné, trois groupes se succéderont le samedi 18 juillet 2026 à 16 heures et 20h30, et le dimanche 19 juillet 2026 un atelier de caricaturistes sera en place toute la journée, ainsi qu’un espace dédié aux enfants, et une animation musicale matinale sera programmée par la municipalité locale, à 18 heures, apéritif musical avec le groupe de jazz Anouman Swing quartet ; à 21 heures, soirée animée par Melsin’Pop . La restauration sur Magné est revue de A à Z. Une équipe de bénévoles assurera une restauration rapide tout au long des deux journées, un dîner le samedi soir et le déjeuner du dimanche midi. C’est une offre qui se veut qualitative et plus abordable. Le stand de crêpes et le bar seront toujours ouverts. »
Les inscriptions sont ouvertes
Festival International de Peinture de Magné-Coulon, le vendredi 17 juillet 2026 concours à Coulon de 8 h à 20 h, les samedi 18 et dimanche 19 juillet 226 à Magné. Participation des concurrents adultes : 15 € à Coulon . Attention l’inscription est obligatoire avant le 6 juillet 2026. Pas d’inscription sur place et la jauge est limitée à 80 artistes ; Concours à Magné de 8 h à 18 h, samedi 18 juillet 2026, inscription 20€, mais il est possible de bénéficier du tarif préférentiel jusqu’au 6 juillet 2026 (le tarif passera à 25€ pour les inscriptions sur prises sur place le 18 juillet 2026) ; dimanche 19 juillet 2026, reprise du concours de 8 h à 12 h, à 15 h 30, exposition des œuvres des concurrents dans les jardins de la mairie ; à 17 h 30, proclamation du palmarès.
Renseignements sur https://www.festivalpeinturemagne.com/ ou contact@festivalpeinturemagne.com
Gilles PETIT
COULON Quel avenir pour le Village vacances ?
Les bungalows municipaux de vacances de Coulon (Deux-Sèvres) menacés de disparition ? Pour cette saison estivale 2026, les élus coulonnais ont effacé les tarifs de location des dix bungalows jouxtant le camping municipal. Une mesure qui n’a pas été débattue au Conseil municipal de la précédente mandature conduite par la maire actuelle.
Dans les années 1970, la Commune de Coulon a construit un complexe touristique comprenant un camping de quarante emplacements et un village-vacances de dix gîtes pouvant accueillir chacun jusqu’à cinq personnes. Une structure qui, depuis sa création, a toujours été gérée en direct par la commune. Outre les estivants, ces appartements ont également fait office de logements sociaux. Ce type de service, qui manque dans ce secteur maraîchin, a ainsi hébergé des ouvriers du BTP (Bâtiments et Travaux Publics) travaillant sur d’importants ouvrages dans le Marais, mais aussi, par exemple, une famille d’une commune voisine sinistrée à la suite de l’incendie de leur demeure. Enfin, ces logements chauffés ont dépanné plusieurs fois de nouveaux agents municipaux en attente de dénicher un toit plus pérenne.

Les années 1970
Les années 1970 représentent « l’âge d’or des grandes vacances », dit-on. « C’est la décennie où les vacances deviennent un vrai rituel de masse. » La municipalité coulonnaise conduite alors par son maire M. Maurice Moinard l’a bien compris. Son successeur aussi. Ainsi M. Pierre Rousseau envisageait-il d’étendre ce site d’hébergements touristiques en lorgnant sur un grand terrain voisin. Mais, autant que l’on se souvienne, le propriétaire du dit-terrain n’était guère intéressé. Corroboré par les études d’un premier Plan d’Occupation des Sols (POS) communal qui classait le site inconstructible car inondable.
« Ce sont les Britanniques qui, au 18ème siècle, inventent l’idée même du tourisme. D’abord thermal et aristocratique, il se développe également à la campagne, en bord de mer et à la montagne. Porté par les idées des philosophes et des médecins, le bon air serait bon pour la santé et soignerait de nombreuses maladies. Les stations balnéaires se multiplient le long de la Manche mais également et surtout sur la Côte d’Azur. Peu à peu la mode de « partir en vacances » se démocratise. C’est au 20ème siècle qu’elle se popularise notamment grâce aux avancées technologiques, sociétales mais également légales. Les congés payés de 1936 vont plonger la France dans une véritable frénésie estivale. Le tourisme devient un secteur économique à part entière. Pour faire face aux arrivées massives, des villes entières sortent de terre. Avec le plein emploi et les initiatives populaires, destinées à faire partir le plus grand nombre, les vacances connaissent leur apogée dans les années 1970. La crise des années 80, les dernières lois sur les 35 heures en 2000 et l’avènement d’Internet transforment le secteur », explique un article de presse. Le village-vacances municipal de Coulon est né de cette vague portée politiquement par M. Moinard.

En 1998, première alerte, le village-vacances du Chemin de l’Acacia à Coulon a besoin d’une sérieuse rénovation. En effet, loués une grande partie de l’année, par des locataires différents (les périodes de locations allant d’une nuit au mois, en passant par la semaine), ces appartements ont vieilli et nécessitent des travaux urgents impossibles à réaliser en présence de locataires. La municipalité de l’époque a décidé d’entreprendre ces travaux, en partie effectués en régie, dès la mi-septembre. Ils ont nécessité près de trois mois d’efforts aux peintres et menuisiers communaux, ainsi qu’aux artisans électriciens et plombiers. Ainsi, on a refait entièrement l’électricité et le chauffage, les peintures ont été rafraichies, les cloisons escamotables restaurées et toute la partie « évier » des cuisines totalement rénovée (faïencerie, habillage des soubassements, placards, etc.) Chaque bungalow a bénéficié d’un aspect très accueillant, et son équipement permettait aux occupants occasionnels de passer un agréable séjour.
Et, pour ajouter au confort des usagers, un point-phone à cartes était à disposition à l’entrée du centre touristique depuis le mois d’août. Un luxe apprécié des vacanciers qui ne connaissaient pas encore le téléphone mobile. L’investissement financier était conséquent : électricité : 6 000 F ; chauffage : 180 000 F; travaux réalisés : 457 840 F ; total : 673 240 F. Quelques années plus tard, une antenne relais Wifi était installée à l’entrée du complexe. Mais cette installation, très demandée-peu utilisée, s’est avérée être un gouffre financier. Elle a été coupée.
L’antenne est toujours en place Photo Gilles PETIT

En 2021, le camping municipal et le village vacances réalisent chacun un chiffre d’affaires d’environ 40 000 euros par an. La municipalité veille à améliorer le cadre de ses équipements. Cependant, dès le début de leur mandat (mars 2020), les nouveaux élus se sont posé la question de l’avenir de ce complexe. « Faut-il que la commune conserve ses équipements ? Faut-il en confier la gestion ou conserver la gestion en régie ? » Il avait alors été décidé d’en conserver la gestion et de restaurer l’ensemble des bâtis, à savoir les dix gîtes et le bloc sanitaire du camping voisin.
En 2022, il est estimé que les bungalows-gîtes, âgés d’une cinquantaine d’années, ne correspondent plus à la demande. Pour redynamiser l’activité du site, la municipalité de la maire Mme Anne-Sophie Guichet a émis l’idée de professionnaliser la promotion et la commercialisation du complexe touristique, en s’attachant les services d’un partenaire professionnel. Ainsi, la SAS Cardinaud-Mercier, seul opérateur touristique local intéressé par cette proposition, est retenue dans le cadre d’une prestation de services. La convention comportait plusieurs volets : promotion du complexe touristique, commercialisation des gîtes (projet de contrat pour transmission au service de la commune, seule habilitée à procéder aux encaissements des séjours). Le partenaire recevrait une rétribution équivalente à 15 % du montant des recettes, jusqu’à 45.000 € annuels, 10 % du montant des recettes au-delà des 45.000 € annuels, ce pour une durée expérimentale du 1er juin au 31 décembre 2022. Bien qu’aucun bilan n’ait été publié, à notre connaissance, l’expérience n’a pas été reconduite.
Début 2024, sont contactés les propriétaires du Camping de la Venise Verte pour un éventuel partenariat dans la gestion du complexe touristique. Une piste noyée dans le Marais. Les gérants du Camping de La Venise Verte précisent dans un communiqué : « nous n’avons pas eu de retour de la mairie quant à notre proposition et nous avons ensuite été informés que la mairie souhaitait conserver la commercialisation en direct. »

En 2025, la commune embauche une stagiaire qui prépare une licence professionnelle sur les métiers du tourisme et des loisirs. Du 17 mars 2025 au 20 juin 2025, ses missions comportaient l’accompagnement sur le dossier de récupération du classement des gites et si possible du camping, gérer la promotion des équipements de tourisme et travailler sur le dossier de labellisation « station de Tourisme », une étape qui suit la labellisation « commune touristique ». Ici aussi, aucun rapport n’a été dressé publiquement au Conseil municipal.
En novembre 2025, une simple annonce faite au Conseil par M. Dominique Giret, premier adjoint informe qu’un « rendez-vous est pris avec ID 79* et le CAUE* sur le projet du camping ». On apprend donc qu’il y a un « projet camping » et « une attente de retour d’éventuelles aides financières ». Une visite étant prévue en décembre.
Enfin, lors du Conseil municipal du 18 décembre 2025, M. Giret, également adjoint aux finances, clame les tarifs 2026 examinés par la commission « Finances » concernant les prestations touristiques applicables à compter du 1er janvier 2026. Et là, surprise : plus de tarif de location des bungalows de vacances. Le Conseil municipal n’a jamais débattu d’un éventuel abandon des gîtes de vacances. Et quid des relations avec ID79*, le CAUE* et l’ANCT* ? Pour rappel, une commission émet un avis et/ou une proposition qu’elle soumet obligatoirement au Conseil municipal, en séance publique. Seule, après débat démocratique, cette assemblée peut donner délégation au maire.
Début 2023, la commune avait sollicité l’ANCT* afin de bénéficier d’un accompagnement en ingénierie (pris en charge financièrement par l’État) pour définir une stratégie touristique et de revitalisation de la commune. Cette étude de programmation était couplée avec les travaux de deux bureaux d’études In Extenso (partie tourisme) et O+ (partie aménagement-urbanisme). Ils devaient faire un compte-rendu en juin 2023. Une fois de plus, nous n’avons pas eu connaissance du rapport de cette étude concernant les sujets généraux comme le complexe touristique, les aménagements urbains, les voiries, la circulation douce, le repositionnement du village séniors, …

Enfin, à l’amorce de la saison estivale 2024, la conseillère municipale, chargée de la gestion du village-vacances, avait annoncé la refonte de la décoration intérieure pour l’ensemble des gîtes, en précisant que des téléviseurs ont été achetés, et qu’il est prévu l’acquisition de tables basses et de nouveaux rideaux.
L’annonce de location des gîtes étant désormais mise en ligne sur Le Bon Coin. Peu de temps après, la dite-conseillère a cédé officiellement sa délégation, pour raison professionnelle.
Des travaux
Quoi qu’il en soit, les bâtiments du village-vacances donnent des signes de vétusté. Il est nécessaire d’effectuer des travaux d’étanchéité, notamment sur les toits. Si c’est pour cette raison que les gîtes sont fermés à la location, que les élus le disent ouvertement. Les Coulonnais comprendront la nécessité d’une telle mesure. Le village-vacances municipal de Coulon fait partie du patrimoine local. A l’heure où la tendance nationale, voire internationale, actuelle est tournée vers l’hébergement touristique en dur (mobile-home, bungalow, …), il est impensable de délaisser cet équipement municipal, toujours confortable. Faire rapidement les travaux nécessaires et ne surtout pas laisser le site à l’abandon. Une tardive réhabilitation du site (réaménagement, démolition…) coûterait une fortune. Face aux risques engendrés par le changement climatique, ces dix logements de vacances peuvent s’avérer indispensable en cas de catastrophe.
Gilles PETIT
*ID79 une structure d’Ingénierie crée par le Conseil départemental des Deux-Sèvres : au service des projets des collectivités
*CAUE Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement : une association qui accompagne les acteurs du territoire et le grand public dans un objectif de qualité de l’architecture et de son environnement.
*ANCT Agence Nationale de la Cohésion des Territoires facilite l’accès des collectivités locales aux ressources nécessaires pour concrétiser leurs projets (ingénierie technique et financière, partenariats, subventions).
Les « #31 Ricochets en territoire » : le festival d’été 2026 des arts de la rue en Pays de Fontenay-Vendée

Du 7 juillet au 25 août 2026, cinq communes, dont la ville-centre, huit spectacles, trente-huit artistes, six cartes blanches et plus de 5 000 spectateurs sont attendus en Pays de Fontenay-Vendée lors de la 31ème édition des « Ricochets en territoire ».
« Surprenant, détonnant, impressionnant… c’est la promesse qu’on a voulu faire avec l’équipe en 2026 », explique M. Matthias Lemoine, vice-président en charge de la Culture à la Communauté de Communes du Pays de Fontenay-Vendée. « Cette programmation est faite pour rire, pour découvrir, pour partager. Une édition trentenaire qui ne trahira pas les précédentes. »
En effet, selon M. Lemoine (photo ci-contre) : « Cette année encore, les Ricochets parcourront tout le pays de Fontenay-Vendée, de Saint-Valérien à Vouvant, de Mervent à Doix-les-Fontaines, et Fontenay-Le-Comte, ville-centre qui accueillera l’ouverture festive.«

« L’idée est de bien vous chausser pour suivre l’itinéraire tracé par les propositions artistiques qu’elles soient décalées, poétiques, acrobatiques, arrosées ou musicales. Les Ricochets en territoire, c’est de la culture qui circule, qui tisse, qui relit, qui diffuse, l’émotion qui surgit, la convivialité qui s’impose comme une évidence. Un festival pour tous avec la gratuité, sans barrières, sans posture, avec ce plaisir absolument simple et précieux d’être ensemble et de partager. Donc, on vous donne rendez-vous à toutes les étapes de ce très beau parcours culturel d’été. »
Créé en 1996 par la Ville de Fontenay-Le-Comte, ce festival ricoche depuis 2021 sur les vingt-cinq communes de ce territoire sud-Vendéen. Depuis 2024, il est porté par la Communauté de Communes du Pays de Fontenay-Vendée, en partenariat avec les mairies, les compagnies et les associations locales.
« L’ADN du festival reste le même, » assure-t-on « un ton décalé, de l’humour, de l’imagination, de la convivialité, des performances, des compagnies régionales, mais aussi nationales, voire internationales (pas cette année !!!)… et une programmation toujours offerte aux spectateurs ! » Effectivement, Les Ricochets proposent des spectacles gratuits pour tous les publics, toujours en extérieur.
L’esprit Ricochets ?!
Le principe des Ricochets est de faire des propositions aux vingt-cinq communes avec cette équité ville-centre – collectivités rurales en laissant la priorité aux municipalités n’ayant pas participé les années précédentes, afin que toutes les communes puissent bénéficier de cette série, les unes après les autres, au fil du temps.
« Le nom Les Ricochets vient d’un quartier de Fontenay-le-Comte avec une programmation cantonnée à la cours de l’Ecole de musique avant de se lancer dans l’itinérance », assure Mme Isabelle Lamy, programmatrice et responsable culture au Pays, « l’avantage est de pouvoir croiser des publics différents. »

Le programme des Ricochets est élaboré en binôme avec M. Benoît Betchen, directeur de l’Espace Culturel et de Congrès René Cassin-La Gare de la ville de Fontenay-Le-Comte. Le programmateur ajoute : « Les communes rurales s’appuient en général sur leurs manifestations locales. Un plus car, pour beaucoup de communes, le cachet de tels spectacles ne rentrerait pas dans leur budget. D’une date à une autre, on se rend compte qu’il y a des fidèles qui n’hésitent pas à se déplacer, créant une mixité avec les touristes. »
Gilles PETIT
Le programme 2026 des Ricochets :

Ouverture du festival
Mardi 7 juillet 2026 à 19h30 sur l’esplanade de l’Espace Culturel et de Congrès René-Cassin – La Gare à Fontenay-Le-Comte
FUEGO Compagnie Gratte Ciel
Une inauguration qui dérape ! Deux agents s’activent entre acrobaties et imprévus. Un duo drôle, explosif et plein d’énergie
Genre : Cirque burlesque Durée : 50 minutes
Crédit photo Kalimba
Mardi 14 juillet 2026 à 18 h 30
Etang des Rulières – Saint-Valérien
BAROLO SOUL’O, Compagnie Barolosolo
Création 2026
Sous un kiosque plein de surprises, un musicien-acrobate propose son concert
quand la pluie s’invite … Ça se décale, ça s’emballe… Tout devient poétique, aquatique mais surtout très comique !
Genre : spectacle clownesque et musical
Durée : 55 min
Crédit photo Laure Avignon


Mercredi 22 juillet 2026 à 19 h 30
Espace Jean-Jaurès, 32 rue du Gaingalet – Fontenay-le-Comte
SUR LES RAILS – Compagnie Lombric Spaghetti
Trio burlesque entre jonglage, acrobaties et musique live. Trois vagabonds en quête d’ailleurs, entre déséquilibre, humour et liberté.
Genre : cirque burlesque et acrobatique
Durée : 55 min
Crédit photo Lombric Spaghetti

Vendredi 31 juillet 2026 à 21 h
Place de Verdun – Fontenay-le-Comte
HEAVY MOTORS – Société Protectrice de Petites Idées
Trois rêveurs, une voiture bancale et beaucoup d’absurde.
Cirque, danse et ratés deviennent exploits dans un road-trip déjanté et inventif !
Genre : Tuning acrobatique Durée : 50 min
À partir de 7 ans
Crédit photo Jeanne Paturel
Vendredi 7 août 2026 à 21 h 30
Place du Bail – Vouvant
LE CHANT DES COQUELICOTS – Compagnie FredandCo
110 coquelicots géants et lumineux devant la Tour Mélusine ; 2 musiciens sous un petit kiosque.
À la tombée de la nuit, ils cherchent ensemble la voix de l’harmonie.
Genre : installation lumino-poétique
Durée : 1h
Crédit photo Yohann Naudy


Vendredi 14 août 2026 à partir de 19 h 30
Esplanade entre la mairie et la salle des Fêtes – Doix lès Fontaines
LA FAMILLE MARTOCHE / ATTRACTION FORAINE – Compagnie Cramoisie
Avec cette attraction, la famille Martoche remet au goût du jour le célèbre “High Striker”, un jeu de force et d’adresse traditionnel.
Fidèles à leur devise, “Tout dans les bras, rien dans la caboche”, les 4 cousins vous proposent cette drôle d’attraction foraine, tout en batifolant entre joie de vivre et guillerette stupidité…
Un joyeux parfum rétro-brocante
Genre : Jeu/attraction foraine
Durée : animation ouverte pendant 1 heure
Ambiance familiale, conviviale et chaleureuse assurée pour un public de 4 à 77 ans
Crédit photo X
Samedi 22 août 2026 à 19 h 30
Parc de la mairie – Mervent
LA PROMESSE DU VIDE, Compagnie Avis de Tempête
Sur une structure majestueuse, faite de rouille et de bois, trois artistes de cirque et deux musiciens, habités par un même mouvement : le cirque, le corps en suspension, la musique et les mots.
Genre : Cirque aérien et musique
Durée : 45 min
Crédit photo : Benoit Martrenchar


Mardi 25 août 2026 à 19 h 30
Place de la mairie annexe de Charzais – Fontenay-le-Comte
LE MANGE BAL – Zamora Productions Accordéon, clarinette et électro réinventent les danses trad. Un bal explosif entre fête,
transe et modernité, à vivre pleinement !
Genre : Bal Electro Trad Durée : 1h30
Crédit photo : Eliot Lefeuvre
Cartes blanches
En plus, la Ville de Fontenay-Le-comte a donné Cartes blanches à quatre compagnies conventionnées, dont trois se produiront parallèlement avec le festival Les Ricochets :
Vendredi 24 juillet 2026 Quartier de la Sablière à Fontenay-Le-Comte
19 h 30 : Académie du mouvement – Cie Gianni Joseph
Venez partager l’échauffement et la restitution des ateliers chorégraphiques.
Durée : 40 mn
20 h 15 : La parade des clowns – Cie les Artisans Rêveurs
Ils sont de retour ! En plein été, 5 clowns débarquent dans le quartier … direction la neige !
Durée : 1 heure
Du lundi 3 au vendredi 7 août 2026
Stage de danse –Ekleipsis – Cie Gianni Joseph
Gratuit – thème : le lien entre danse et cinéma sur inscription à l’adresse : ciegiannijoseph@wanadoo.fr
Samedi 8 août 2026 derrière le cinéma Grand Ecran à Fontenay-Le-Comte
20 h : Performance de fin de stage, Ekleipsis – Cie Gianni Joseph
Durée : 25min
20 h 30 : Avant Première de l’Envers, Cie Gianni Joseph
Une performance chorégraphique qui interroge la production du sens et des normes
esthétiques en jouant du ridicule et du non-sens.
Durée : 35 min
Dimanche 16 août 2026 Esplanade Jean-Jaurès à Fontenay-Le-Comte
Dès 17 h 30
Pique-nique et musique avec l’association Le Camembert
Un agréable moment autour d’une Jam session/scène ouverture
COULON : Un second mandat de maire pour Anne-Sophie Guichet
Les élections municipales n’ont fait qu’un tour à Coulon (Deux-Sèvres). Et pour cause, une seule liste était en lice pour renouveler l’assemblée communale. La maire sortante Anne-Sophie Guichet a finalement retrouvé le siège qu’elle souhaitait conserver.
Vendredi 20 mars 2026, c’est un « jeune » élu, M. Pierre Grolleau, doyen de l’assemblée, qui a présidé le début de la séance d’installation d’un Conseil municipal fraîchement sorti des urnes au premier tour des municipales. Il a dirigé les opérations de désignation du maire en respectant scrupuleusement la procédure. Sans surprise, Mme Anne-Sophie Guichet, seule candidate à ce poste, a été réélue maire de Coulon, à l’unanimité.

Sans surprise aussi, la nouvelle élue pour six ans a pris la parole avant de prendre les rênes de l’organisation de la soirée : « Je mesure pleinement la confiance que vous venez de m’accorder en me réélisant maire de notre commune. C’est une grande fierté, mais surtout une responsabilité que j’accueille avec humilité et détermination. Je veux d’abord remercier les habitants qui se sont mobilisés par leur vote. Vous avez fait vivre la démocratie locale et votre confiance m’oblige. Elle m’engage pour les années à venir. Je veux aussi m’adresser tout particulièrement à vous, nouveaux élus. Vous faites aujourd’hui votre entrée dans cet engagement au service de la commune. C’est une responsabilité exigeante, parfois prenante mais profondément enrichissante. Vous allez découvrir ce que signifie agir concrètement pour les autres, prendre des décisions, parfois difficiles, mais toujours nécessaires. Vous pouvez compter sur moi pour vous accompagner, pour partager cette expérience et pour construire ensemble un travail collectif respectueux et efficace.
« A celles et ceux qui poursuivent ce chemin à mes côtés. Merci pour votre fidélité, votre engagement et votre confiance renouvelée. Nous avons déjà beaucoup construit ensemble et je sais que nous continuerons à le faire avec la même exigence.
« Je souhaite également avoir une pensée très forte pour les agents municipaux. Depuis six ans, j’ai eu la chance de travailler à leur côté. j’ai pu mesurer leur professionnalisme, leur engagement et leur attachement à notre commune dans les moments simples comme dans les périodes les plus difficiles, ils ont toujours été présents. (…) Photo Gilles PETIT

Ce résultat est le point de départ d’un nouveau mandat qui s’ouvre avec de nouveaux défis, de nouveaux projets, mais toujours avec la même ambition. Faire avancer notre commune, améliorer le quotidien de chacun et préparer l’avenir avec sérieux et responsabilité. Je serai comme je l’ai toujours été la maire de tous, à l’écoute, attachée au dialogue et au respect de chacun. »
Cinq adjoints

Comme le préconise la réglementation, la maire peut s’adjoindre jusqu’à cinq personnes au maximum, contre quatre lors du mandat précédent. Autre surprise, les adjoints n’ont pas été élus poste par poste. En effet, une seule liste a été présentée par M. Julien Guibert. Elle comportait ces noms (dans l’ordre) : M. Julien Guibert, Mme Marie Élisabeth Le Chapelain, M. Philippe Lesage, Mme Stéphanie Kerdoncuff, et M. Jean-Christophe Moinard. Sans autre précision. Cette liste a obtenu l’unanimité sans que l’on sache quel titre chacun briguait. L’assistance devinera plus tard que M. Guibert postulait pour le poste de premier adjoint, Mme Chapelain comme 2ème adjointe, etc.
A l’instar de la maire qui doit assumer les compétences de nombreuses délégations, chaque élu indemnisé doit exercer des responsabilités. A savoir : M. Guibert aura en charge l’attractivité communale, tourisme et développement économique (tourisme, gestion stratégique partenariat, relation avec les acteurs économiques, commerces, artisanat, marché, promotion du territoire et communication touristique, pilotage des actions en faveur des activités locales, organisation d’évènements à vocation économique ou touristique, communication municipale, cadre de vie et environnement) ;
Mme Le Chapelain s’occupera de la vie sociale aux familles et la cohésion sociale (petite enfance, enfance, jeunesse, bien-être de la jeunesse, seniors, lien intergénérationnel, solidarité locale, action sociale et prévention, soutien aux initiatives citoyennes, santé publique locale) ;
M. Lesage gèrera les finances publiques, l’élaboration du budget communal et le suivi des finances communales, dont la stratégie financière pluriannuelle, les demandes de subventions et l’analyse des prospectives financières et financement participatif ;
Mme Kerdoncuff sera attentive au patrimoine, à la culture et aux animations communales (patrimoine bâti, identité locale, valorisation du Marais, actions culturelles, soutien aux associations, mise en valeur des sites remarquables, actions sportives) ;
M. Moinard organisera le développement territorial et l’aménagement communal (l’urbanisme, le suivi des travaux, l’aménagement de structures, la mobilité, la circulation et le déplacement du quotidien, la sécurité, la gestion, l’entretien des espaces publics paysagers, …)
Deux autres délégations
Par ailleurs, des délégations complémentaires ont été proposées à deux autres conseillers municipaux : Mme Virginie Léonard à la transition énergétique, l’alimentation, la santé, et l’enfance ; M. Patrick Cartier à l’organisation des cérémonies officielles, des réceptions et autres vins d’honneur, ainsi qu’à la création de décorations temporaires dans les espaces publics.
Des indemnités de fonction
Huit conseillers municipaux percevront des indemnités de fonction, à savoir la maire, les cinq adjoints et les deux conseillers délégués. Les indemnités sont calculées selon un pourcentage de l’indice brut terminal de la fonction publique connu à ce jour (pour les initiés, il s’agit de l’indice 1027) et selon le nombre d’habitants tel qu’il ressort du dernier recensement. Pour les communes comprises entre 1000 et 3499 habitants, le taux maximal pour le maire est de 55,70 % de l’indice pré-cité et pour les adjoints 21,38 %. Mme Guichet a proposé d’adopter les taux maxi pour son poste de maire (2289,00 € bruts), pour son 1er adjoint M. Guibert, un taux de 21 % (863,21 € bruts), du 2ème au 5ème adjoints un taux de 14,20 % soit 583,69 € bruts. Les délégations à deux conseillers Virginie Léonard et Patrick Cartier, une indemnité de fonction spécifique 6,20 % 254,85 € bruts.
Quid du trombinoscope ?
Enfin, nous avons relevé une ambiguïté : le trombinoscope distribué par la tête de liste Anne-Sophie Guichet affiche deux noms qui ne figurent pas sur le bulletin de vote présenté aux électeurs au premier tour des élections municipales du dimanche 15 mars 2026. En revanche, le dit bulletin de vote, non préalablement diffusé aux Coulonnais-es, annonce la suppression d’une candidate remplaçante que l’on retrouve inscrite comme candidate. Et, toujours sur le bulletin de vote, il est mentionné un tout nouveau nom. Si, comme votre serviteur et d’autres autochtones, vous vous êtes fiés au seul trombinoscope édité par l’équipe (à notre connaissance), vous avez été fort surpris de découvrir les substitutions.


Gilles PETIT
SANSAIS-LA GARETTE Elections municipales des 15 et 22 mars 2026 : La liste « Tous unis pour un « Sansais-La Garette responsable et solidaire », menée par Rabah Laïchour
Deux listes seront candidates pour gérer la prochaine municipalité de Sansais-La Garette (Deux-Sèvres). Menée par M. Rabah Laïchour, ancien maire de cette commune, de 2008 à 2020, la liste « Tous unis pour un Sansais-La Garette responsable et solidaire » souhaite « travailler en bonne intelligence ».
Selon sa profession de foi, « Tous unis pour un Sansais-La Garette responsable et solidaire » rassemble des candidates et des candidats engagés autour de valeurs fortes de partage, de dialogue, de transparence, de responsabilité, dans le respect des personnes et de l’environnement. Animés par la volonté d’agir collectivement, les co-listiers invitent l’ensemble des habitants à rejoindre cette dynamique en partageant leurs idées et en contribuant à un projet commun fondé sur l’entraide et la solidarité. Leur ambition : » construire, avec et pour tous, un avenir plus harmonieux pour la commune. » En fait, chaque membre entend mettre au service des deux villages « son expérience, ses compétences et sa disponibilité. »
Interview

Dans l’entretien qu’il a sollicité, M. Rabah Laïchour (photo dr ci-contre), d’entrée, a déclaré :« Il faut être un peu fou, mais il faut un peu de folie dans la vie sinon on n’avance pas. Il faut être fou parce qu’en fait, ceux qui font les lois, surtout ceux qui sont au quarantième étage d’une tour je ne sais où, et qui ne connaissent pas la réalité locale, ceux-là ont mis toutes les communes, pour ces élections, sur le même pied d’égalité quelle que soit la taille.
Or, sur les communes de moins de mille habitants, comme la nôtre, c’était simple avant. Y’avait pas d’histoire de parité, y’avait pas aussi tout le côté administratif. »
Défis
» Les petites communes ont des « défis » à relever concernant leurs budgets parce qu’il n’y a plus d’argent là-haut. On n’a pas les moyens d’augmenter les ressources, sauf à faire de l’habitat pour avoir d’avantage de dotation de l’État. Un défi démographique (on est un peuple vieillissant), y’a moins d’enfants, donc moins d’écoles, etc. En Deux-Sèvres, 39 % de la population aura plus de 65 ans en 2030. C’est à dire quatre habitants sur dix. C’est énorme. Mais pour attirer la population, il faut des services. Un autre défi, c’est la santé de la population. Encore un défi, la relation entre les gens. Par ailleurs, les gens, en règle générale, ne s’intéressent plus à la vie publique et hésitent à s’investir. Malgré tout ça, il faut regarder devant, être optimiste, avoir l’espoir, partager, être utile pour soi et pour les autres. L’intercommunalité a récupéré 80% des compétences des petites communes. Qu’est ce qu’il leur reste à l’heure actuelle : si elles ont une école, elles gèrent l’école ; elles ont l’état civil dont les mariages, les naissances étant, en générale, enregistrés hors communes car il n’y a pas de maternité. Les décès sont rarement à domicile donc souvent hors de nos communes (EHPAD). Le rôle d’une petite commune, aujourd’hui, c’est plus de la proximité, plus d’accompagnement, plus de vigilance … Il y a des besoins à satisfaire. A un moment donné, la population a besoin d’être accompagnée. Et organiser des manifestations pour que les gens se retrouvent. On ne nous parle jamais des voisins, quand on les connait. On a la chance d’appartenir à une population qui peut s’investir, voter, donc je me dis que c’est une chance que j’ai aussi. Ça fait partie de mes motivations. Ici, il y a une liberté, je ne peux pas ne pas la savourer. Faire ma part, tout simplement. »
Des élections les 15 et 22 mars 2026

Pour revenir aux scrutins des 15 et 22 mars prochains, l’engagement de la présente liste « repose sur un principe simple : être présent, à l’écoute et utile à chaque habitant, quels que soient son âge ou ses préoccupations. » M. Laïchour poursuit : » » Tous unis pour un Sansais-La Garette responsable et solidaire » reflète la diversité de la commune : toutes les générations et tous les secteurs du territoire y sont représentés. Cette pluralité garantit à chacun un interlocuteur proche, capable de comprendre les réalités locales et de favoriser des liens intergénérationnels.
« Je vais jouer, peut-être que je vais gagner, peut-être que je vais perdre. Mais pour moi, la défaite n’existe pas. Je ne veux pas capitaliser sur mon passé, le Rabah Laïchour de 2008 à 2020 n’est plus là, aujourd’hui c’est celui de 2026. Je ne suis plus le même homme, je n’ai plus le même âge… La société a changé. Et puis j’ai trouvé des colistiers qui ont d’autres idées, qui ont la mixité, des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes. Pour moi, c’est une richesse. La première victoire, c’est l’amitié, la confiance, que nous avons bâties ensemble. On s’est tracé un chemin, on le suit ensemble. C’est déjà une victoire humaine. On est quinze avec la parité huit hommes, sept femmes. »
La liste « Tous unis pour un Sansais-La Garette responsable et solidaire » entend « protéger un trésor ». « Le trésor, pour moi, » conclut le candidat tête de liste, « c’est ce qui est écrit sur le fronton de la mairie : Liberté, Égalité, Fraternité. Je me battrai pour ça. «
Le seul bureau de vote installé à la mairie
Il n’y aura qu’un seul bureau de vote sur la commune de Sansais-La Garette, à la mairie située à Sansais. Pour la première fois dans cette commune de moins de 1 000 habitants, les électeurs – électrices devront s’exprimer par bulletin « liste complète » sans possibilité de panachage, ni rajout, ni suppression de nom(s), ni ratures…
Deux listes sont proposées au suffrage à Sansais-La Garette :
Panneau électoral n°1 : « Tous unis pour un Sansais-La Garette responsable et solidaire » menée par M. Rabah Laïchour composée de Mesdames et Messieurs Rabah Laïchour, Marie-Claude Collet, Charles Le Luherne, Béatrice Bonnaud, Daniel Daviet, Océane Hug, Arnaud Viger, Suzanne Tessier, Jean-François Michonneau, Karolin Jurdana, Cyrille Leforestier, Cécile Fradet, Stéphane Godreau, Florence Ricochon et Enzo Brucker.
Panneau électoral n°2 : « Ensemble pour demain » portée par M. Richard Pailloux composée de Mesdames et Messieurs Richard Pailloux, Magali Lapeyrie, Simon Charles, Valérie Raivard, Jacky Baraton, Geneviève Roy, Frédéric David, Marion Lechelon, Anthony Boiron, Aurélia Bergot, Vincent Bernon, Chloé Mady, Eric Butet, Frédérique Pétorin, Claude Falotte, Laurence Robin et Marc Péchereau.
Gilles PETIT
COULON (79) Quatre policiers municipaux se sont succédé depuis 2013
Depuis 2013, quatre policiers municipaux se sont succédé à Coulon. Du garde champêtre Pascal au brigadier-chef Didier, voici la petite histoire d’une Police locale unique dans le Marais Poitevin.
Comme dans la majorité des communes rurales françaises, Coulon « possédait » son garde champêtre, au siècle dernier. La mémoire collective garde le souvenir de M. Pascal Robier, cet ancien poilu, qui, dans les années 1930-1950, a manié tambour et baguettes au gré des « avis à la population« .

Après de nombreuses années sans « autorité champêtre », la collectivité locale décide de relancer la fonction de garde champêtre car les gendarmes alors en poste estival à Coulon, étant repartis, ont « laissé un vide ». Ainsi, « pour aider au maintien de l’ordre public, » le 8 avril 1992, le Centre de gestion départemental de la Fonction publique des Deux-Sèvres a placé au premier rang un Coulonnais, parmi onze candidats. « Il s’agit de monsieur Bruno Decelle résidant à Glandes », a informé le maire de l’époque Pierre Rousseau, « Il sera en uniforme, assermenté et possèdera des pouvoirs qui lui permettront de verbaliser légalement. » La préfecture l’a assermenté au mois d’août 1992, mais il aura fallu attendre la mi-septembre pour découvrir le nouveau garde champêtre de Coulon. En effet, « l’uniforme officiel de police tardait à arriver.«
Vers la création d’un poste de Police municipale
En 1999, la municipalité est secouée par un dilemme : « Un agent technique communal vient d’être muté vers un syndicat bressuirais. » Il se trouve que ce départ a suscité un débat au sein du conseil. En effet, le maire Jacques Rousseau et ses adjoints avaient réfléchi à la situation et préconisé l’embauche d’un agent qui pourrait devenir chef d’équipe, après formation. Cependant, deux possibilités s’offraient à la municipalité. La première envisageait le remplacement de l’agent ; la seconde saisissait l’opportunité de recruter un policier municipal, engendrant l’arrêt du poste d’agent technique. « La commune dispose déjà d’un garde champêtre aux pouvoirs limités », ont estimé des élus. Il serait « difficile à trouver, il n’aurait pas grand travail durant huit mois de l’année et le poste coûterait plus cher ».
Un premier policier municipal
Le 17 décembre 2012, le maire Michel Simon annonce : « l’agent qui faisait jusqu’alors fonction de garde champêtre ayant été reclassé sur un emploi technique, il est nécessaire de réfléchir à la création d’un poste de policier municipal, emploi indispensable pour le bon fonctionnement de la commune. » Ce poste à temps complet de gardien de Police municipale, ou brigadier, voire brigadier-chef principal était à pourvoir à compter du 1er mai 2013. Cependant, il est précisé que la création de ce poste est subordonnée au départ en retraite d’un agent des services techniques, qui devait quitter ses fonctions le 1er mai 2013.
Sur trente-sept personnes qui ont fait acte de candidature, huit d’entre elles avaient été sélectionnées, puis deux candidats retenus. Le 27 février 2013, c’est un gendarme, alors en poste à la brigade de Frontenay-Rohan-Rohan (79) qui a été recruté dans le cadre d’un détachement de la Fonction publique d’État sur la Fonction publique Territoriale.
Un second policier municipal
Ce premier policier municipal de l’histoire de Coulon a donné sa démission en juin 2017. Une nouvelle offre d’emploi a été déposée portant sur les grades de «gardien brigadier», de «brigadier» et de «brigadier-chef principal». Le choix du recrutement s’est porté sur un candidat titulaire d’un grade du cadre d’emploi «Chef de service de Police municipale». Le conseil municipal du 15 novembre 2017 a accepté de créer un poste de «Chef de service de Police municipale principal de 1ère classe» (catégorie B) à temps complet. A donc été nommé le 1er mars 2018 un ancien policier municipal sur l’Île de Ré devenu policier national à la police de l’air et des frontières à l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle à Paris.
Un troisième policier municipal
A Coulon, les policiers se succèdent rapidement, peut-on constater. Le second ne sera resté que vingt-neuf mois durant lesquels la population n’avait toujours pas compris l’intérêt d’un tel poste dans leur petite commune. Cependant, l’équipe municipale de l’époque estimait : « quant à son utilité, non seulement ce poste est indispensable dans une commune telle que Coulon mais l’extension du service serait souhaitable peut-être en partenariat avec les communes voisines. » La commune voisine, à savoir Magné, n’adhère pas à cette logique. Le 17 septembre 2020, la maire Anne-Sophie Guichet rappelle que « le policier municipal qui était en poste depuis le 1er mars 2018 a quitté la commune et a été nommé par mutation le 1er septembre 2020 dans une commune de Charente-Maritime. Il s’agit donc maintenant de lancer une procédure pour le recrutement d’un nouvel agent. »
Une nouvelle procédure pour le recrutement du troisième policier municipal a été engagée le 8 octobre 2020. Le poste étant à pourvoir pour le 15 mars 2021. Parmi cinq candidats présélectionnés, a été engagé un agent au poste en catégorie C à temps complet, à durée indéterminée, dans la Fonction publique territoriale.
Le troisième policier municipal a pris ses fonctions le 1er mars 2021. Alors âgé de 35 ans, cet ancien policier national, principalement maître-chien, avait quinze années de carrière dans la Police nationale. Il avait alors déclaré : « J’ai fait le choix de m’orienter vers une fonction plus proche et plus à l’écoute de la population. » En effet, il s’était complètement intégré et investi au service d’une population coulonnaise qui l’estimait sincèrement. Des Maraîchins qui n’ont, semble-t-il, pas compris le soudain départ de ce fonctionnaire si sympathique, avant la saison estivale 2025. Il aura officié quatre ans.
Recrutement d’un quatrième policier !
Toujours est-il que, cette fois, au printemps 2025, le conseil municipal de Coulon n’a pas délibéré sur le recrutement d’un remplaçant. Nous n’avons pas trouvé de mention dans un compte-rendu de réunion statutaire qui informe de la vacance du poste, ni autorise un appel à candidature. Même le déroulement du recrutement n’est pas mentionné. Une entorse qui peut inquiéter les Coulonnais.es à quelques semaines des prochaines élections municipales.
En prélude à la réunion du conseil municipal du 7 octobre 2025, la maire a déclaré : « Avant d’aborder l’ordre du jour, je présente M. Didier Hersan recruté en tant que brigadier-chef principal de la police municipale depuis le 1er août dans le cadre du remplacement de M. Yoan Brehaut qui a été muté dans une autre collectivité. » On n’en saura pas plus.
Suite à cette information laconique, M. Hersan (58 ans) s’est avancé pour se présenter. « J’ai fait ma carrière en région parisienne essentiellement dans le 93 [Seine-Saint-Denis] et puis Villeparisis dans le 77 [Seine-et-Marne]. Je suis dans la région depuis cinq/six ans. J’ai commencé sur l’Île de Ré, chef de poste de la Police municipale de la commune des Portes-en-Ré où je suis resté trois ans. Ensuite, je suis allé travailler à Lagord, près de La Rochelle où je suis resté à peu près une année. J’ai eu l’opportunité de venir ici parce que, habitant plus près de Coulon, j’ai saisi l’occasion ». Mme Anne-Sophie Guichet a ajouté « Effectivement, nous avons recruté M. Hersan car son profil nous semblait intéressant avec une longue carrière de policier municipal et, également, de l’expérience. Il sait en quoi consiste la saisonnalité dans une petite commune. Y a la saison estivale et ensuite la vie au quotidien. » « Sur l’Île de Ré, précise M. Hersan, hors saison, les commerçants ferment, avec des populations différentes. Nous avions 80% de tourisme en saison…, autrement y a plus grand monde ». A Coulon, il y a quand même un peu de tourisme hors saison, mais la majorité des commerces sont fermés, comme sur l’Île de Ré.
Nous ne publions pas de photographie du nouveau policier municipal car celui-ci estime que son uniforme suffit pour être reconnu par la population.
Si la réforme des retraites ne change pas les modalités dans les prochaines semaines, le quatrième policier municipal de Coulon a déjà atteint l’âge de départ. En effet, on nous signale que « pour la police municipale, l’âge de départ à la retraite est arrêté à 57 ans, la limite d’âge de départ étant de 62 ans ». Après une longue carrière dans la fonction et après avoir gravi les échelons, le nouveau venu a probablement droit à une rémunération de « fin de carrière, appelée échelon spécial, chef de service. » De plus, de nouvelles « bonifications indiciaires » peuvent être perçues, ainsi qu’une participation récente au « régime indemnitaire ». Sans oublier « l’indemnité spéciale de fonction et d’engagement » (I.S.F.E.) composée d’une part fixe et d’une part variable. Pour faire court, la masse salariale de la municipalité de Coulon devrait sérieusement augmenter à la suite de ce recrutement.
Gilles PETIT
FONTENAY-LE-COMTE (85) : mise en service du premier crématorium du Sud-est Vendée
Construit en un temps record à Fontenay-le-Comte (Vendée), le premier crématorium du Sud-est Vendée répond à « un besoin en constante évolution ». Ce service public de proximité ouvre, ce début d’octobre 2025, pour les 96 000 habitants d’une zone allant de Luçon à Chantonnay (Vendée).
« Le service public de la crémation est un sujet d’actualité, mais aussi d’avenir. Au deuil, un moment douloureux, s’ajoute une problématique logistique pour les familles et les proches des défunts. Dans un esprit de responsabilité, notre collectivité a décidé de répondre à cette attente et à ce besoin », estiment les délégués de la Communauté de communes Pays de Fontenay-Vendée. Selon une étude, « le taux de couverture sur le sud-est de la Vendée est relativement faible. » Jusqu’à présent, les familles se déplaçaient à Niort, La Rochelle ou La Roche-sur-Yon.

Une construction très rapide
Le 30 juin 2021, le Conseil communautaire du Pays de Fontenay-Vendée a délibéré et pris une compétence en matière de création et de gestion d’un crématorium. En effet, la création et la gestion des crématoriums relèvent des communes ou des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) qui sont « seuls compétents pour créer et gérer, directement ou par voie de gestion déléguée, les crématoriums et les sites cinéraires destinés au dépôt ou à l’inhumation des urnes ou à la dispersion des cendres ». Le 11 juillet 2022, les délégués ont décidé « à l’unanimité de recourir à la gestion déléguée, par une concession, pour la construction et l’exploitation d’un crématorium ».
Un marché de délégation de service public ayant été lancé très vite, avec un cahier des charges très précis, trois candidats ont répondu à l’appel d’offres. Le 17 juillet 2023, le Conseil a retenu la proposition du groupe basque Etchart. Le projet proposé par la société Credge (Crématoriums du Groupe Etchart) s’étend sur dix-neuf mois avec la création d’un bâtiment équipé et de ses abords pour accueillir le public et organiser des crémations. A ce délai de construction s’ajoute une délégation d’exploitation de 28 ans qui stipule que « le concessionnaire est autorisé à percevoir directement des redevances auprès des usagers, conformément aux tarifs fixés en accord avec la Communauté de communes ». A Fontenay-le-Comte, le tarif annoncé serait de 790 € pour une crémation adulte, la moyenne des prix pratiqués dans la proche région étant de 738 €.

La réalisation des neuf ModulesM, de 15 tonnes chacun, fabriqués sur mesure (12 mètres de long, 3 mètres de large et 4 mètres de haut) du crématorium a commencé en usine, début 2025. Ces blocs ont été installés à Fontenay-le-Comte mi-avril 2025, par cinq à six monteurs et un grutier. Durant trois jours, l’équipe a déchargé neuf camions semi-remorques surbaissés, arrivés en convoi exceptionnel. Le crématorium, de 302m² d’emprise au sol, a été mis en service le 2 octobre 2025.
Une inauguration officielle avant des demi-journées portes ouvertes

Jeudi 2 octobre 2025, MM. Ludovic Hocbon, président du Pays de Fontenay-Vendée et Alain Etchart, président du Groupe Etchart, ont inauguré le 4eme crématorium de Vendée en présence des 25 maires du Pays de Fontenay-Vendée.
Tout de bois vêtu, extérieur et intérieur, le crématorium dispose d’une salle de cérémonie qui semble dégager une atmosphère apaisante. Une ambiance pouvant être accentuée par des lumières tamisées. Les banquettes peuvent accueillir une centaine de personnes et une cinquantaine d’auditeurs peuvent assister debout adossés au mur du fond. L’équipement est complété par « un salon des retrouvailles », une petite pièce ouvrant sur une terrasse extérieure.



Le bâtiment est entouré d’un hectare de pelouse, sur laquelle 300 arbres et arbustes ont été plantés. Ce jardin des souvenirs aura « différentes ambiances végétales », a assuré le directeur d’exploitation du groupe Etchart M. Jean-Emmanuel Dufrène.
« C’est un nouvel équipement structurant pour notre territoire qui se développe avec de nouveaux habitants et des entreprises qui s’implantent. Il faut que nous ayons des services à leur proposer dans tous les domaines, y compris celui des funérailles », conclut M. Ludovic Hocbon, président du Pays de Fontenay-Vendée, également maire de Fontenay-le-Comte.
Gilles PETIT
MARAIS POITEVIN : A Coulon (79), une bénédiction des bateliers entre tradition et animation touristique
Le dimanche 17 août 2025, le village de Coulon (Deux-Sèvres) a été le théâtre d’une « bénédiction des bateliers ». Le nom de Saint-Nicolas, le patron des bateliers et mariniers, et des navigateurs d’une manière générale, n’a pas été cité. En effet, il s’agissait d’une animation touristique imaginée en 2003 par le curé local, l’abbé Michel Chataigner. A l’époque, le Père Michel, comme l’appelaient amicalement les Maraîchins croyants ou non, parlait de « pardon » car plusieurs centres importants de la batellerie en France et en Belgique utilisaient ce terme pour désigner des fêtes et traditions souvent anciennes ponctuant la vie marinière, toujours avec une double vocation, civile et religieuse.

S’inspirant d’une demande formulée, l’année précédente, par des motards stationnés sur le parvis de l’église de Coulon, qui avaient demandé au prêtre, et obtenu, de les bénir avec leurs motos, le père Michel a eu l’idée d’appliquer cette « tradition » aux guides qui conduisent les touristes en barque sur l’ensemble du Marais Mouillé. L’idée a alors évolué en manifestation qui n’aurait rien de religieux car elle était alors réprouvée par le Conseil pastoral du secteur qui couvrait, à cette époque, les communes de Coulon, Magné et Sansais-La Garette.
Grâce à sa pugnacité « légendaire », le père Michel Chataigner a réussi à organiser, le samedi 14 juin 2003, une nouvelle animation estivale à Coulon qu’il a appelée : « la bénédiction des bateliers ». En réalité, c’était un rassemblement de guides-bateliers volontaires, croyants ou non, de l’ensemble des embarcadères commerciaux de la Venise Verte. Ce fut un succès. 37 guides-bateliers, issus donc d’entreprises locales, ont répondu à l’appel, munis chacun d’une pelle (une rame) à la main. Ce samedi-là, les participants se sont rassemblés sur le parvis de l’église de Coulon pour s’élancer à 9 heures précises vers les quais de la Sèvre Niortaise jusqu’à la place de la Coutume, en suivant une joueuse d’accordéon. A 9h15, les guides embarquaient à bord de sept bateaux à la cale de la Coutume, lesquels ont remonté la Sèvre Niortaise en amont de la passerelle qui enjambe ce fleuve. Puis, à 9h30, simplement accompagné de deux enfants de chœur, le père Michel s’est installé sur la passerelle. Il a d’abord entonné la chanson « Les bateliers de la Volga », avant de faire une brève allocution. Il a notamment retracé l’histoire des activités quotidiennes des Maraîchins et celle des premières balades touristiques. Ensuite, il a procédé à la bénédiction proprement dite. Un quart d’heure plus tard, tout le monde, y compris le peu de personnes présentes, s’est réuni autour du verre de l’amitié servi à proximité sur le Quai Louis-Tardy. La matinée s’était poursuivi en musique et en pas de danse.

En septembre 2004, après trois années de sacerdoce dans le Marais, l’abbé Michel Chataigner fut nommé dans le nord des Deux-Sèvres, en pays thouarsais. L’abbé Fabien Zlatev, son successeur, n’a repris le flambeau qu’en 2011, répondant favorablement aux sollicitations de la municipalité Michel Simon et d’un entrepreneur de balades touristiques installé à Coulon. Avant son départ pour Chauvigny dans la Vienne, en septembre 2014, le père Fabien a transmis la « tradition » à ses successeurs, le père Auguste Sambou, en collaboration avec un autre prêtre-coopérateur, le père Claude Baratange, responsables d’une nouvelle paroisse « Sainte-Sabine en Niortais » regroupant les communautés des anciens secteurs pastoraux de Beauvoir-sur-Niort / Frontenay-Rohan-Rohan, Marais / Mignon et Prahecq / Fors.
Dimanche 17 août 2025, la « bénédiction des bateliers » a suivi un protocole plus religieux que celui élaboré par le père Michel. A ceci près que les festivités ont débuté à 18h30, après la journée de travail des guides-bateliers. Au départ de l’église de Coulon, un cortège a conduit les participants jusqu’à la Sèvre Niortaise et sa passerelle.

Sans croix chrétienne ostensible, les prières, les chants et les textes entonnés depuis l’autel improvisé au sommet de la passerelle, ont donné un caractère particulièrement religieux à cette manifestation. Une animation qui s’est déroulée au-dessus et sur un fleuve du domaine public.
Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : « Le Chemin de bois de La Garette » rouvert aux piétons et cyclistes sur la Vélo Francette
Mis en chantier à la fin de l’été 2005, ancré dans le sol du Marais Poitevin, le « Chemin de bois » pédestre et cycliste, construit à proximité du village de La Garette sur la commune de Magné (Deux-Sèvres), n’a survécu qu’une dizaine d’années. Son platelage, souvent réparé ponctuellement, n’a pas supporté les contraintes d’un environnement exigeant et d’un saccage forestier. Entièrement reconstruit, il a rouvert à la circulation pour la saison estivale 2024.

En quelques chiffres, tout est dit ou presque : 600 mètres linéaire sur 3,50 mètres de large ; 386 pieux utilisés ; 3 800 lames de bois posées ; 4 belvédères aménagés ; une grande passerelle réhabilitée ; et 62 arbres plantés ou à planter. Le Département des Deux-Sèvres a investi 2,340 millions d’euros pour la reconstruction de ce platelage, dont une subvention de l’État de 334 000 euros. Également, il convient d’ajouter 25 000 € d’entretien pour les sections départementales de la véloroute Vélo Francette.

Communément appelé « Le Chemin de bois de La Garette », le long sentier construit sur pilotis qui serpente au milieu de nulle part en pleine nature entre les frênes et autres végétations hautement protégés pour son biotope, a été créé en septembre 2005, parallèlement à une route départementale N°1 jugée dangereuse pour les cyclistes et les quelques piétons qui s’y risquaient.
Sur ces sept photos (le diaporama ci-dessus) prises le 23 novembre 2005, on constate que le chemin est assis sur une structure entièrement en bois, pieux compris. Photos Gilles PETIT

Se dégradant très vite, jonglant au fil des saisons entre les évails (les crues), la forte humidité permanente du Marais Poitevin, la décomposition des innombrables feuilles, … et les passages des usagers, la surface de roulement du chemin devenait dangereuse. Photo Gilles PETIT

Pourtant, l’Association pour l’Insertion par la Protection et l’Entretien du Marais Poitevin (AIPEMP appelée aussi Nature Solidaire), chargée de l’entretien des pistes locales cyclables et pédestres, n’avait guère ménagé ses efforts pour remplacer progressivement les lames qui se fendaient, gonflaient ou s’effritaient. Changées à l’unité, ces lames valaient alors une fortune.



Ce n’est qu’en avril 2022 que les services du Département des Deux-Sèvres, propriétaire du site, décident de fermer à la circulation « Le Chemin de bois de La Garette » » pour des raisons de sécurité » car » le platelage était en mauvais état « . Ceci après avoir missionné, dès fin 2020, une maîtrise d’œuvre pour définir la nature des travaux à exécuter et l’éventuelle reconstruction de la passerelle.






Finalement, plusieurs études ont été engagées afin de « concevoir un nouvel aménagement prenant en compte les contraintes du site, ses enjeux environnementaux et architecturaux. » Entre temps, le Département a fait abattre soixante-dix-sept peupliers qui étaient, semble-t-il, en fin de vie ou présentaient des risques de chute. L’opération, réalisée fin 2022, a démoli ce qu’il restait du « Chemin de bois » et a laissé le terrain dans un état désastreux, durant plusieurs mois.
Enfin, le nouveau « Chemin de bois de La Garette » qui relie le village de La Garette au lieu-dit La Repentie sur la commune de Magné, a été officiellement inauguré le 9 juillet 2024 et rouvert à la circulation, excluant les véhicules à moteur.
Gilles PETIT
Les intervenants de ce chantier : Artelia Ville et Transport (44) pour la maîtrise d’oeuvre, Ginger CEBTP (79) pour la géotechnie, Apave (Niort) pour le contrôle technique, Socotec (Niort), coordinateur SPS, l’entreprise Amexbois (Alpes de Haute-Provence) et Ancr’est (Moselle), le sous-traitant des pieux.







