Marais poitevin

MARAIS POITEVIN : Il faut sauver le village Coulon !!!

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Avec les grandes fresques publicitaires peintes sur des façades ; avec les « cages » renfermant les billetteries des embarcadères ; avec la multiplication de potelets et autres restrictions de circulation ; après la vente de bâtiments, les plus beaux fleurons du village ; voici désormais, autour de l’église classée, des projecteurs « sèche-cheveux » ultra-contemporains, et des espèces de lampions en guise d’éclairage public. Le centre historique de Coulon perd son identité.

Revenez Messieurs les maires Maurice Moinard et Pierre Rousseau. Vous qui avez, avec vos équipes municipales, enrichi le patrimoine immobilier de la commune ; vous qui avez entretenu le patrimoine historique de Coulon ; vous, Pierre Rousseau, qui avez poursuivi cette œuvre en contribuant au sauvetage des quais, lesquels glissaient inexorablement vers le fleuve, en préservant l’ensemble groupe scolaire/salle des fêtes/mairie d’une virulente attaque parasitaire, et en portant secours à l’église menacée d’effondrement. Tous vos efforts patrimoniaux sont menacés, depuis plus d’une décennie, par la politique du grand tourisme menée par vos successeurs.

Messieurs Maurice Moinard et Pierre Rousseau ne sont plus de ce monde. Ils sont allés rejoindre plusieurs autres élus municipaux qui les ont aidés dans cette lourde tâche de préservation de l’identité locale. Comme les « anciens » Coulonnais, disparus ou non, qui ont façonné leur monde, ils ne peuvent voir aujourd’hui Coulon perdre son âme petit à petit. Ils ne peuvent imaginer l’aura du village qui s’évanouit dans les ondes du Marais Poitevin, dans les vertiges du XXIème siècle. . . Qui des acteurs siégeant à l’actuel conseil municipal a connu ces années euphoriques ? Qui, dans cette équipe, se soucie vraiment de l’avenir patrimonial de ce village maraîchin gangréné par le tourisme et les mains-mises d’institutions extérieures ? Qui peut sauver le village de Coulon ?

La dévalorisation d’un village

Ils l’ont écrit : l’équipe municipale de Coulon actuelle, le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), l’Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP), la charte du label « Petites Cités de Caractère », le Conseil d’Architecture d’Urbanisme et d’Environnement (CAUE 79), le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, les acteurs institutionnels du tourisme, . . . : « La valeur architecturale et patrimoniale du bourg de Coulon, à travers ses typologies de bâtis et ses paysages variés doit être protégée et valorisée. Les espaces extérieurs qui organisent le tissu bâti méritent un soin particulier et sont à réhabiliter avec l’objectif de valoriser la ruralité du bourg. » (Extrait AVAP)

Comment expliquer aux propriétaires des bâtiments bordant la place de l’église que leur bien est dévalué par ces « lampions » et ces « sèche-cheveux » posés par la municipalité sur leurs façades ou devant leurs portes ? Dans leurs travaux de restauration, ces Coulonnais ont respecté des charges draconiennes (couvertures, huisseries, peintures, enduits . . . ) qui leur ont été soumises.

Comment expliquer aux Coulonnais qu’ils sont mis devant le fait accompli par une municipalité qui prônait dans sa profession de foi électorale : « Responsables et unis par une même conception exigeante de l’intérêt général, notre ambition est de faire aboutir des projets qui auront été réfléchis et portés avec vous, dans le cadre d’une démarche participative » ?

Photo ci-contre : L’esthétique de la potence est très simplissime. La couleur choisie ne cache pas l’absurdité de la démarche. Photo Gilles Petit

Les habitants non consultés

Le secret étant bien gardé, la surprise est totale : les Coulonnais savaient qu’il se tramait quelque chose concernant l’éclairage public. Mais, contrairement à la promesse des nouveaux élus, les habitants n’ont pas été consultés, pas informés. Les participants aux récentes réunions d’information sur les travaux du quai Louis-Tardy ont appris que l’éclairage public de leur voie allait être « harmonisé » avec celui de la place de l’Église, sans détail. S’ils avaient su !

A propos du nouvel éclairage public, la maire Anne-Sophie Guichet a déclaré lors de la dernière réunion du conseil municipal : « Les lanternes sont plus jolies de nuit. C’est sobre, c’est moderne. On ne peut pas plaire à tout le monde, les goûts et les couleurs, malheureusement. Ce sont des éclairages à ampoules LED qui permettent des économies » . Effectivement, les goûts et les couleurs font partie intégrante de la qualité de vie des habitants d’un village. Des habitants qui voient leurs enfants ou leurs voisins partir s’installer à l’extérieur du bourg ou dans une autre commune. Des habitants qui voient les maisons des personnes décédées transformées en résidences secondaires ou en hébergements saisonniers. Des habitants qui aimeraient choisir leur cadre de vie, sans dictat.

La commune voisine de Magné a renouvelé tout son éclairage public en installant des points à diodes électroluminescentes (LED) « sobre et moderne » sauf dans le cœur du bourg. Ainsi, l’église classée monument historique, la mairie, l’espace culturel du Four Pontet, le Pont-Levis et ses quais sont restés équipés de lanternes de style à LED. Comme dans tout site historique ou de grande valeur patrimoniale. Pourquoi la commune de Coulon ferait-elle exception ?

Un gros « lampion » équipé d’une toute petite carte de 24 LED. Une telle carte ou une ampoule basse consommation peuvent s’adapter sur les lanternes existantes. La facture aurait été plus légère. Photo Gilles Petit

Une mise en lumière

Tout a commencé avec ce projet de mise en lumière lancé par le Conseil départemental des Deux-Sèvres à l’intention des communes bénéficiant du label « Petites Cités de Caractère ». La genèse de l’opération est expliquée dans un précédent article à lire ou relire au lien : coulon-marais-poitevin-79-fiat-lux-que-la-lumiere-soit .

Au début de cette opération, il s’agissait de mettre en valeur l’église de la Sainte-Trinité, inscrite à l’ISMH (Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques) depuis le 11 Octobre 1929, à l’aide de projections diverses sur les façades de l’édifice et sur son parvis. Uniquement en saison estivale. Le projet était assorti d’options dont la première comprenait « le remplacement des candélabres actuels par des lanternes dont le faisceau lumineux sera dirigé vers le sol ce qui permettra une réduction de la pollution lumineuse et une meilleure visibilité ». Apparemment, cette option est devenue prioritaire.

Photo Gilles Petit

La course aux labels

Par ailleurs, on notera que Coulon a obtenu, l’an dernier, le renouvellement du label « Petites Cités de Caractère » pour une nouvelle période de six ans et que, le 17 août 2022, la préfète des Deux-Sèvres a accordé la dénomination « commune touristique » à la commune de Coulon pour une durée de cinq ans. Pour obtenir ce statut de « communes touristiques » les communes doivent justifier la mise en œuvre d’une politique locale du tourisme et offrir une capacité d’hébergement au bénéfice d’une population non résidente. Les résidents autochtones sont ainsi totalement invisibles alors qu’ils constituent l’essence de Coulon.
Lors d’une réunion du conseil municipal, les élus coulonnais se sont « félicités de cette décision et envisagent maintenant de passer à l’étape supérieure, celle de l’obtention de la dénomination « station de tourisme », qui apporterait des avantages
notamment financiers importants. Mais les obligations à remplir pour la candidature sont beaucoup plus strictes. »
Et onéreuses.

Les nouveaux élus coulonnais trouvaient tellement belles les lanternes de l’éclairage public qu’ils les ont mises à l’honneur sur la couverture du bulletin municipal 2021.

Qui peut sauver le village de Coulon ? Apparemment, ce ne peut être qu’une intervention extérieure. Le salut pourrait venir de la commune voisine de Magné, tant on parle de fusion, de mariage. Depuis longtemps, les élus magnésiens réussissent tout ce qu’ils entreprennent. Réussite dont bénéficient les Coulonnais.

Gilles PETIT












MARAIS POITEVIN : un nouveau drapeau pour le Comité local du Souvenir Français à Coulon

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En marge de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918, la municipalité coulonnaise et le Département des Deux-Sèvres ont officiellement remis un nouveau drapeau à l’association d’anciens combattants Souvenir Français Comité Niort-Marais Poitevin.

Le 1er novembre 2016, M. Robert Grémont a créé le Souvenir Français. Son association d’anciens combattants s’appelait alors le Comité du Marais Poitevin puisqu’il ne comptait que les communes maraîchines de Magné, Coulon, et Le Vanneau-Irleau. « On a commencé petit, » explique le président. Puis, en 2018, le Comité de Niort a été dissout suite à l’arrêt de son président, vu son grand âge, 90 ans. « Personne n’ayant pris la suite, Paris m’a demandé, parce que Niort c’est quand même la capitale des Deux-Sèvres, de reprendre le Comité niortais. Nous avons, bien sûr, repris leur drapeau qui est toujours porté par le même porte-drapeau. De cette manière, il y a toujours le drapeau du Souvenir Français aux diverses manifestations commémoratives. »

Ainsi est né le Souvenir Français Comité Marais Poitevin qui a rapidement pris de l’ampleur. « Demain, en 2023, nous aurons sept communes du Marais adhérentes. » Car ce sont principalement les communes qui adhèrent contre une cotisation de 20 euros, en plus d’associations d’anciens combattants et d’individuels (cotisation de 10 euros) .

Le Comité local du Souvenir Français s’engage à entretenir des tombes de combattants et résistants Morts pour la France, dont trois au cimetière de Coulon. « Notre but », précise M. Grémont est « de ne pas laisser à l’abandon des tombes d’anciens combattants qui n’ont plus de famille. Évidemment, nous ne nous occupons pas d’une tombe normalement entretenue par la famille. » Avec l’accord de la commune concernée, le Souvenir Français peut intervenir sur une ou des tombes d’anciens combattants identifiées comme non entretenues s’il n’y a manifestement plus de famille. La mairie, alors potentiellement propriétaire, commence par faire des recherches de famille, pour s’assurer qu’il n’y a vraiment plus personne. « Lorsque nous avons le feu vert de la mairie, nous prenons en charge la restauration. De plus, chaque 1er novembre, nous fleurissons ces tombes avec un chrysanthème à notre charge. » Les tombes entretenues par le Souvenir Français portent toutes la cocarde tricolore aux couleurs de l’association.

Le Souvenir Français qui entend aider à la conservation de tout ce qui est mémoire, peut aussi subventionner, à hauteur de 20%, des travaux plus importants comme déplacer un monument aux morts ou réinscrire des lettres sur un monument. « Nous sommes en pourparlers avec la commune de Saint-Georges-de-Rex pour remettre en état son monument dans le cadre des cent ans de cet édifice », poursuit le président. « C’est subventionné une partie par le Comité, et le département des Deux-Sèvres. Le reste étant pris en charge par Paris. Nous avons en cours un dossier concernant la commune du Vanneau-Irleau qui projette de déplacer son monument aux morts. »

Un nouveau drapeau à Coulon !!!

Mme Anne-Sophie Guichet : « Lorsque le président du Souvenir Français Comité Niort-Marais Poitevin m’a sollicité en tant que maire et conseillère départementale pour apporter une subvention à l’achat du drapeau, j’ai trouvé normal de les accompagner. Je suis très attachée à l’association du Souvenir Français au travers de leurs missions, leur mission d’entretien des tombes et des monuments, leur mission de commémoration par leur présence aux cérémonies avec leur porte-drapeau d’où l’intérêt de les accompagner pour l’achat d’un drapeau et puis pour le bon travail de transmission qu’ils font, transmission à l’attention de toutes nos générations, nos jeunes générations. »

Photo de gauche : Mme Guichet (à droite) maire de Coulon et conseillère départementale des Deux-Sèvres, a remis à M. Grémont (à gauche) un tout nouveau drapeau en déclarant « C’est un honneur et une fierté pour moi ce matin de pouvoir remettre ce drapeau. » Photo de droite : M. Grémont a ensuite confié ce drapeau au porte-drapeau coulonnais André Sabiron. Photos Gilles Petit

M. Robert Grémont : « Maintenant, nous avons trois drapeaux pour sept communes Niort, Magné, Coulon, Le Vanneau – Irleau, Saint-Georges-de-Rex, Arçais et certainement bientôt Mauzé-sur-Le-Mignon. Il y a des manifestations, surtout celles du 8 mai 1945 et du 11 novembre 1918 dans toutes ces communes. Pas de souci pour Coulon et Le-Vanneau – Irleau qui se succèdent avec un même drapeau. A Niort, c’est toujours le même avec son propre drapeau. A Magné, le drapeau de Rhin-et-Danube, une association dissoute, est revenu au Souvenir Français. A Saint-Georges-de-Rex, notre porte-drapeau peut aller à Arçais car il n’y a qu’une demi-heure intervalle. Nous essayons de faire plaisir à tout le monde. Donc nous n’avions que deux drapeaux, d’où notre demande d’achat d’un troisième. La municipalité coulonnaise et le Conseil départemental des Deux-Sèvres ont payé moitié-moitié ce drapeau. »

« La réflexion que l’on m’a faite : Il est petit votre drapeau. Tout simplement, les gens ne sont plus tout jeunes et lorsque vous avez un grand drapeau, qu’il y a du vent, qu’il pleut, c’est pour protéger le porte-drapeau. L’important, c’est d’être présent aux manifestations. Par exemple, vous avez le drapeau de l’association des porte-drapeaux du département, un petit drapeau vert qui est de même taille. Avec cette cérémonie, c’était l’occasion de remercier la commune et le département qui nous ont totalement financé ce drapeau. »

Photo Gilles Petit

Une stèle à Coulon

Photo ci-dessus : le Souvenir Français Comité Niort – Marais Poitevin a posé au cimetière de Coulon, une stèle sur laquelle ont été gravés les noms de Coulonnais qui ont combattu lors des conflits 14/18, 39/45, Indochine et Afrique du Nord. « Ce monument permet d’incliner le drapeau en mémoire de tous, même ceux qui n’ont pas de tombe. » 

Des allées communales au nom du Souvenir Français

Le Souvenir Français et deux communes ont inauguré, en février 2022, des allées au Vanneau (de l’église au cimetière) et (photo ci-contre) à Coulon (de la route de Benet au parking Gilbert-Tessont) le 8 mai 2022. Des pourparlers sont engagés avec d’autres communes. Pourquoi une telle initiative : « Pour le souvenir, plus vous mettez de panneaux Souvenir Français, plus les gens se posent la question : qu’est ce que le Souvenir Français. Le panneau est bien visible, souvent à proximité d’un cimetière, là où le Souvenir Français est implanté. » Il n’y a pas de caractère obligatoire pour une commune.

Photo Gilles Petit

Gilles PETIT 

COULON (79) Seconde suite et. . . peut-être fin des travaux de « sécurité » sur la rue Main

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Pour la seconde fois en quelques semaines, la rue Main à Coulon vient de bénéficier d’un nouvel aménagement de la circulation. Privatisée en dépit du bon sens, elle est maintenant rendue à tous les Coulonnais. Un rappel des épisodes précédents.

Avant de vous conter ce nouvel épisode, nous vous invitons à relire l’épisode relaté dans notre article publié le 15 mars 2021 (à l’adresse ci-dessous).

Depuis juin 2022, la rue Main était privatisée au bénéfice d’une poignée de résidents. Pourtant, le plan de circulation officiel affiche cette rue comme voie d’entrée vers le centre historique de Coulon. Les panneaux d’entrée et la signalisation au sol d’une zone de rencontre l’attestent.

L’entrée de la rue Main privatisée en juin 2022 (à gauche) ; la même entrée en octobre 2022 Photos Gilles PETIT
Avant (à gauche) – après (à droite) Sur la RD1, le tourne-à-gauche est maintenant possible. Photos Gilles PETIT
Avant (à gauche) – après (à droite) Sur la RD1, le tourne-à-droite est maintenant possible. Photos Gilles PETIT
Photo Gilles PETIT

En fait, depuis juin 2022, la rue Main était interdite à tous les véhicules car, d’abord elle s’est retrouvée en sens unique pour tous d’un côté, et, en plus, des panneaux installés sur la route départementale (voir photos comparatives ci-dessus) interdisaient de tourner vers la voie. Cette signalisation s’adressant à tout le monde, les riverains ne pouvaient plus rentrer chez eux, hormis à pied. Par ailleurs, la réglementation ne permet pas de poser des panneaux de « Sens interdit » à la fois aux deux extrémités d’une voie. Si un sens est interdit, l’autre sens est forcément autorisé.

Dans les épisodes précédents, il est dit que les véhicules roulent trop vite dans cette courte descente. Alors, la municipalité a instauré un stop à l’intersection basse et tracé des cases de stationnement en chicane. Les cases étant peintes autant les laisser. Photo Gilles Petit
Photo Gilles PETIT

Enfin, dans l’épisode précédent, nous relations cette cerise sur le gâteau : les véhicules des riverains qui auraient enfreint la signalisation pré-citée se voient interdits de tourner en direction du centre-bourg. Parce qu’ils risquent de virer trop vite, semble-il. Dans ce cas, à quoi peut bien servir le stop. Sachant que la rue Main est l’une des trois voies d’entrée du village figurant sur le plan de circulation officiel. La grande majorité des usagers sont des Coulonnais qui rentrent chez eux ou vont faire leurs courses intramuros, donc en tournant légitimement à gauche.

Le communiqué

Dans son communiqué du 25 octobre 2022, la municipalité de Coulon déclare : « Après une période test et de nombreux échanges avec les riverains et usagers, la commission urbanisme et voirie a décidé de retirer les panneaux interdisant de tourner dans cette rue. Le « Stop » dans le bas de cette rue est maintenu. » (*) Les échanges ont été parcimonieux, semble-t-il. « L’objet de ces expérimentations est de protéger une voirie non adaptée à une circulation importante et à des vitesses excessives », un objet qui permet d’éviter toute polémique politique sur un sujet de moindre importance pour cette petite commune. A moins que le motif inavoué soit en vérité la limitation des flux dans la rue du Four et sur le Quai Louis-Tardy (tout deux en sens unique vers le centre-bourg).

Le présent communiqué de la municipalité conclut : « Après cette nouvelle période test, la municipalité reviendra vers les riverains et usagers pour apporter une solution concertée et pérenne. » Souhaitons que cette période-test demeure pérenne.

Gilles PETIT

(*) Pour information : Les commissions municipales émettent des avis ou propositions mais n’ont aucun pouvoir de décision. Les commissions élaborent un rapport sur chaque affaire étudiée par elles, le rapport est communiqué à l’ensemble du conseil municipal. Les discussions et le rapport ne peuvent tenir lieu de délibération et de décision du conseil municipal (CE 1er mai 1930, Bergeron). (Réf. : Code général des collectivités territoriales Fiche n°12)

MAGNE – COULON (79 France) : clôture du 34ème Festival de peinture et dessin

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Comme chaque année, Magné-animation, l’association organisatrice du Festival de peinture et de dessin de Magné-Coulon, a organisé une soirée de remise des tableaux primés à leur parrain respectif. A l’issue de quatre jours d’exposition ouverte au public.

Les maires de Magné, Gérard Laborderie (à gauche) et de Coulon, Anne-Sophie Guichet (à droite) ont réceptionné les Grands Prix décernés par leur commune respective. En présence de M. Prunier, président de Magné-Animation. Photo Gilles Petit

« Une nouvelle fois, l’équipe a respecté les fondamentaux tout en maintenant une touche de créativité. 80 peintres à Coulon, 190 peintres à Magné, c’était un bon concours, » estime le président de Magné-Animation André Prunier. « En toute logique, le concours de Coulon a été reconduit. Il apporte au Festival de Peinture et de dessin une nouvelle dimension et offre aux artistes de nouveaux horizons. Ce troisième jour s’est imposé comme une évidence. »

Cette 34ème édition, comme les éditions précédentes, a recherché une alchimie gagnante entre le public et les artistes. Magné-Animation a, par exemple, proposé le dimanche 24 juillet 2022 des démonstrations de grands formats réalisés par des artistes participant au concours. Ces panneaux de bois spécialement traités étaient fournis par le Groupe Thébault, des contreplaqués multicouches de 2,50 m par 1,22 m et des moyens formats de 1,25 m par 1,22 m. Certains de ces tableaux de démonstration ont été rapidement vendus.

Cette soirée, dont le principe est que « les artistes et les partenaires puissent échanger car ce n’est pas toujours le cas lors du festival », qui clôt le 34ème Festival est ponctuée de nombreux remerciements, aux municipalités de Coulon et de Magné pour leur soutien et la participation des services techniques, aux associations Les Amis du Four Pontet gestionnaire de l’espace culturel du Four Pontet, et Festi’Magné pour le prêt de matériel. Sans oublier les « fidèles partenaires » privés et publics, les artistes professionnels et invités d’honneur, les membres du jury. . . ainsi que la vingtaine de bénévoles à Coulon et environ 70 personnes à Magné.

Selon M. Prunier « l’équipe de Magné-Animation regarde déjà en direction du 35ème Festival qui sera, comme tous les cinq ans, un grand cru, le 21 juillet 2023 à Coulon et les 22-23 juillet 2023 à Magné. Richard Gautier conservera la présidence du jury pour cette prochaine édition. »

Remise des œuvres primées à Coulon et à Magné à leur parrain respectif

Parmi les personnalités présentes, la maire de Coulon Anne-Sophie Guichet a déclaré : « Depuis de nombreuses années, nous regardions de manière envieuse ce qui se passait sur Magné. Nous n’avions pas les prétentions de pouvoir faire la même chose. » Elle poursuit en s’adressant au président Prunier « Quand vous êtes venu à Coulon proposer d’étendre ce Festival une journée sur Coulon, bien évidemment nous avons accepté avec un grand sourire et un grand entrain. C’était donc une évidence pour les élus. L’idée n’est pas d’être au niveau de Magné. On préfère rester dans un esprit familial et d’intégrer le Festival sur une journée festive avec le Marché gourmand. C’est plutôt un beau succès. Ça fait deux années de suite que les choses se passent merveilleusement bien. Du coup, jamais deux sans trois et je pense qu’on ira au delà de trois si vous en êtes d’accord. »

Quant au maire de Magné, Gérard Laborderie est « particulièrement heureux de ces retrouvailles post-festival. Je trouve les tableaux encore plus beaux que pendant le festival, parce qu’on les voit, du moins moi, je les vois avec un autre regard loin de l’effervescence du festival où on est absorbé par beaucoup de choses, car il se passe beaucoup de choses. On n’a peut-être pas le temps de s’attarder sur les tableaux. Là on les voit dans leur plénitude et je trouve que c’est particulièrement bienvenu de faire cette exposition quelques mois après le Festival pour apprécier toutes ces œuvres. Le festival est une aventure artistique, mais c’est aussi une aventure humaine. On y fait de formidables rencontres d’artistes. Avec Coulon, nous sommes deux communes très proches qui portent beaucoup de projets ensemble. On essaie chaque année d’innover, de choisir un tableau qui se démarque un peu de ce qu’on a pu primer les années précédentes. Je crois qu’il faut laisser la place à toutes les formes d’expression et ce Grand Prix de Magné m’a particulièrement tapé dans l’œil. »

Le Prix du Festival 2022 à Magné

Auteur du Grand Prix de la commune de Magné, Roger Fages (photo à gauche) a pris la parole :

« Un mot pour vous expliquer comment je suis arrivé à peindre ce tableau. J’étais parti pour faire cette vue de Magné somme toute classique avec la maison Texier. En me reculant, j’ai commencé à trouver un petit cabanon blanc. En me reculant un peu plus, j’ai trouvé cette remorque. En me reculant toujours, ces piliers, ces trois volumes blancs m’ont incité à partir sur cette composition. J’en suis arrivé à ce candélabre qui figurait ici aussi. Le propriétaire de la cour que je peins est sorti une première fois pour voir ce que je faisais. Il a vu que je peignais sa remorque. Il a dit : pourquoi vous peignez ma remorque avec tout ce qu’il y a à faire à Magné ? J’ai peint avec l’autocollant qu’il avait collé. Au bout d’un moment il me dit : vous le vendez votre tableau ? Oui, mais vous serez obligé d’attendre les résultats du concours. Les œuvres primées seront conservées. Vous croyez que votre tableau avec ma remorque sera primé. Les palmarès du jury sont souvent inattendus. Je ne l’ai plus revu depuis ce jour. Il faudra qu’il passe par la mairie pour le voir. Les résultats sont toujours excellents, la preuve. »

M. Roger Fages a été primé à la fois à Coulon et à Magné lors de ce 34ème Festival. (Voir le palmarès en vidéo à l’adresse ci-dessous)

Un chèque pour l’association deux-sévrienne de Lutte contre le cancer

Un chèque de 1 500 € a été remis à l’association locale de Lutte contre le cancer Photo Gilles PETIT

Les associations de lutte contre le cancer sont les seules en France, en association nationale, a être près des malades. Chaque association contre le cancer redonne 100% à la recherche. Au niveau local, la structure accompagne des chercheurs à Poitiers et propose des soins tels que le sophrologie, la réflexologie, les écoutes. Enfin, elle peut donner aussi un peu d’argent à ceux qui sont dans la difficulté à cause de la maladie. Elle apporte beaucoup de soleil dans le cœur des malades, avec l’aide de tous.

Gilles PETIT (textes et photographies)

Le film retraçant le 34ème Festival est à découvrir sur YouTube à l’adresse : https://youtu.be/9txJGYBM-c0

Pour rappel, voici le lien du film des palmarès et des remises des prix : https://youtu.be/9cUik4WOmok

FONTENAY-LE COMTE : Le programme 2022/2023 de l’Espace Culturel et de Congrès René-Cassin – La-Gare

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L’Espace Culturel et de Congrès René-Cassin – La-Gare à Fontenay-le-Comte (Vendée – France) vient d’annoncer la programmation de sa saison 2022/2023. Quatorze dates tous publics sont prévues, ainsi que neuf spectacles destinés aux scolaires. Une offre de spectacles pluridisciplinaires à ne pas manquer.

L’Espace Culturel et de Congrès René Cassin – La Gare de Fontenay-le-Comte (ECC) est constitué de deux équipements : 1- La grande halle, construite sur le site de l’ancienne gare ferroviaire de la ville dont on a conservé l’architecture d’origine, accolée à un espace modulable pouvant accueillir 518 à 4 500 personnes ; 2 – Le Théâtre municipal, petit théâtre à l’italienne intimiste de 257 places, datant du XIXe siècle, récemment restauré au cœur du centre historique fontenaisien. Ces outils s’ouvrent à tous les modes d’expression que sont les concerts, opéra, théâtre, danse ou cirque, mais aussi à l’accueil de salons, colloques, repas dansants, . . .

L’Espace Culturel et de Congrès René-Cassin – La Gare est installé dans l’ancienne gare ferroviaire de Fontenay-le-Comte Photo Gilles Petit

L’équipe de l’Espace culturel et de congrès est constituée de onze personnes. A savoir, une petite équipe technique formée d’un régisseur général, directeur technique, d’un régisseur au son, d’un régisseur à la lumière et de deux techniciens polyvalents. Une agente chargée de l’entretien général des bâtiments gère aussi les loges des artistes, et devient costumière en représentations. Photo ci-contre : Les techniciens-régisseurs lors de la présentation de la prochaine saison. Photo Gilles Petit

Une équipe administrative fait tourner l’ECC et organise la billetterie et la communication ; enfin une personne s’occupe, à la fois, de l’administration générale et des locations de salles, de l’accueil des associations et des partenaires privés souhaitant louer une salle. Responsable de l’ECC et responsable du service culture, Mme Célia Marais dirige l’équipe permanente du site. Elle coordonne également l’action publique à la Médiathèque Jim-Dandurand ainsi qu’au musée de Fontenay-le-Comte. Mme Marais « met en œuvre la politique décidée par les élus au niveau des secteurs, tout en préparant la programmation culturelle proposée à l’Espace. » Elle va donc voir des spectacles, en discute en équipe, échange avec l’adjointe à la culture, débat sur des choix, puis tisse un fil conducteur de la pré-programmation en fonction des coups de cœur, en fonction de l’actualité du spectacle vivant, en fonction de l’actualité dans le monde, en fonction des problématiques éventuelles. En fait, « l’actualité de ce que l’on a envie de raconter aux gens et donner l’émotion que l’on a envie de véhiculer. Un programme qui se cale entre les mois de mars et de juin pour l’année suivante. »

La programmatrice de l’ECC complète : « nous proposons des spectacles, des moments d’échanges avec les compagnies à l’issue des représentations, des ateliers et des interventions pédagogiques en lien avec les spectacles et leur thématique, ainsi que des visites du Théâtre. »

Lancement de la saison 2022-2023

Samedi 24 septembre 2022, Mme Sylvie Saint-Cyr, adjointe à la culture de la municipalité de Fontenay-le-Comte, a officiellement lancé la saison culturelle : « l’art et la culture constituent un axe fort de notre politique municipale décliné à travers des projets. Des rénovations du musée d’art et d’histoire avec l’intégration d’un Mémorial de la Résistance et de Déportation en Vendée ; la modernisation de notre médiathèque intégrée dans un réseau dynamique de lecture publique que nous créons à l’échelle de notre communauté de communes ; la poursuite d’une offre de spectacles pluridisciplinaires ouverts à tous dans l’écrin de l’espace culturel René Cassin – La Gare et du Théâtre municipal, ce dernier étant maintenant ouvert à l’année. La saison culturelle que nous élaborons autour de différents piliers avec la volonté de construire une politique culturelle et artistique ambitieuse pour tous les Fontenaisiens et aussi cohérentes et rayonnantes à l’échelle de notre territoire et aux niveaux régional et interrégional. Une programmation pluridisciplinaire, vingt-cinq spectacles cette année avec toujours le cirque et la danse comme axe fort ; le maintien d’une programmation scolaire importante avec neuf spectacles pour vingt-deux représentations. Nous accueillons chaque année quatre niveaux scolaires ; un travail en collaboration avec les pôles excellence régionaux, cette année la scène nationale de La Roche-sur-Yon après avoir accueilli l’année dernière le centre national de danse contemporaine de Nantes, pour une première régionale ; une politique d’accueil de compagnies en résidence autour d’un triptyque, soutien à la création, à la diffusion et à l’action culturelle. Six compagnies sont conventionnées aujourd’hui, nous en sommes très fiers. Nous accueillons des créations. Notamment un conte avec Jérôme Aubineau dans le cadre de la 2ème édition « Rendez-vous contes ! » à Fontenay et dans les communes de la communauté de communes ; le jazz avec ses musiques actuelles ; les danses et musiques anciennes avec la compagnie « Fontenay fait sa Renaissance » pour sa traditionnelle veillée automnale en octobre ; la journée européenne de la musique ancienne en mars ; et les très nombreuses actions culturelles déclinées en milieu scolaire et en programmation de ville d’art et d’histoire. »

Gérard Potier en ouverture

Gérard Potier ouvrira la saison, le vendredi 21 octobre 2022 avec « Le rêve du puma ou l’enfance en temps de guerre » (Cie Le bazar mythique). Ce travail de création est une libre adaptation de « La trilogie des jumeaux » de Agota Kristof. On notera aussi le chant choral et lyrique avec l’ensemble Polymnie qui montera des ateliers de chant à l’attention des scolaires. L’art du clown et du cirque viendra clore un magnifique travail autour du masque et du mime. Enfin, la Cie La Salamandre fermera la saison, le vendredi 26 mai 2023, avec son théâtre de papier intitulé « Un océan d’amour », une odyssée épique, poétique et marionnettique.

Tout au long de l’année, la ville de Fontenay-le-Comte hébergera cinq artistes en résidence : Le Camembert (jazz – musiques actuelles) ; la Cie Gianni Joseph (danse) ; Fontenay fait sa Renaissance (arts vivants – musique et danse anciennes) ; l’ensemble vocal Polymnie (pratique vocal) ; la Cie des artisans rêveurs (théâtre – art du clown).

L’accueil de l’Espace Culturel et de Congrès est ouvert du mardi au vendredi l’après-midi.
Des ouvertures exceptionnelles sont prévues les samedis 17 décembre, 7, 14 et 21 janvier 2023 de 10h à 12h
La billetterie est ouverte 45 min avant le début des spectacles. Photo Gilles Petit

Le programme complet et détaillé de la saison 2022/2023 de la ville de Fontenay-le-Comte est disponible sur le site internet https://www.fontenay-le-comte.fr/espace-cassin/agenda-cassin, et dans la plaquette largement diffusée par l’ECC.

Espace culturel et de congrès René Cassin – La Gare
Service Billetterie
Adresse : Avenue de la gare, 85200 Fontenay-le-Comte
Téléphone : 02.51.00.05.00
Mail : ecc.r.cassin@ville-fontenaylecomte.fr

Gilles PETIT

COULON – MAGNE (79) : La première pierre de la Maison de Santé Pluridisciplinaire intercommunale

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Née en 2008 sous le nom « Pôle Santé » et relancée en 2014, la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) de Coulon-Magné ou Magné-Coulon (Deux-Sèvres France) accueillera le public en septembre 2023. Les maires de ces deux communes voisines ont posé la première pierre le 20 septembre 2022.

La future Maison de Santé Pluridisciplinaire est en cours de construction à Magné dans la Zone d’Activités Commerciales de La Chaume aux Bêtes. Document Commune de Magné

Lors du scellement de la première pierre, le 20 septembre 2022, le maire de Magné, Gérard Laborderie, a souligné que cette cérémonie est « un temps fort de la politique locale qui symbolise le début d’un projet important réalisé pour s’inscrire durablement dans le temps au bénéfice des citoyens. »

Anne-Sophie Guichet, maire de Coulon, retrace la genèse du projet de MSP : « La Maison de Santé Pluridisciplinaire est une vieille histoire. Prenez d’abord deux communes, deux équipes municipales qui s’entendent bien et surtout portent la même volonté politique affirmée de lutter contre la désertification médicale. Ajoutez à cela, une équipe de professionnels de santé avec l’arrivée d’un jeune médecin, le docteur Alexandre Desnouhes, et le souhait de porter ce projet en collaboration avec les deux municipalités. Ajoutez ensuite l’ARS (Agence Régionale de Santé) présente lors de nos nombreuses réunions pour nous aider à structurer le projet. Ajoutons également les partenaires institutionnels co-financeurs du projet que sont l’Europe, l’Etat, la Région, le Département, qui contribuent au financement d’investissements de plus de 3 millions d’euros TTC. Sans eux, la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible car il s’agit d’un investissement bien au dessus des capacités de financement de nos communes. Et, pour finir, saupoudrons le tout d’une équipe de maîtrise d’œuvre performante et professionnelle avec le cabinet Crescendo Conseil qui a réalisé l’étude de faisabilité initiale, et le cabinet d’architectes et d’urbanistes Corset-Roche & Associés qui a séduit le jury à l’unanimité avec une proposition inspirée des longères traditionnelles. »

M. Laborderie informe que « la commune de Magné est maître d’ouvrage de la MSP, mais le portage se fait conjointement avec Coulon. Dès 2008, la création de ce que nous appelions un Pôle santé destiné à accueillir des professionnels de santé, figurait déjà dans le projet de ZAC (Zone d’Activités Commerciales) de la Chaume aux Bêtes à Magné. (ci-contre Plan de situation Document commune de Magné)

Ce n’est qu’au cours du mandat suivant de 2014 à 2020 que les premières discussions et études ont commencé. Très vite, il est apparu que, de par sa nature, le projet dépassait largement les limites de la commune. Et qu’il devait bénéficier aux 6 000 habitants du bassin de vie. Et c’est ainsi que les communes de Magné et Coulon ont décidé de s’unir pour porter cette réalisation. Une décision d’autant plus cohérente que son implantation se situe dans cette ZAC communale dédiée au développement économique des deux communes, située en bordure de la route départementale qui les réunit quasiment à équidistance des deux bourgs. Ce n’est qu’en 2018 que le projet a véritablement démarré avec l’arrivée d’un jeune médecin sur la commune le docteur Alexandre Desnouhes qui a pris en charge la coordination de l’ensemble des professionnels de santé avec le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. Une large concertation a suivi afin que le projet réponde aux attentes de tous, médicaux et paramédicaux, les métiers qui occuperont le site à terme. »

La Maison de Santé Pluridisciplinaire sera organisée en cinq pôles indépendants : cabinet dentaire (bleu), cabinet kinésithérapie (violet), espace paramédical orthophonie, psychologie (vert foncé), cabinet médical (orange), cabinet infirmier constitué d’un bureau et du bureau de l’infirmière IDE ASALEE, la partie vert clair représente les zones communes. Chauffé à la chaudière bois, ce bâtiment respectera les normes environnementales, peu gourmand en énergie et produisant peu de carbone. Il aura deux parkings à accès indépendants, un de 36 places pour les patients avec deux arrêts minutes ambulances ; 20 places pour les praticiens à l’arrière. Il offrira un maximum de surfaces extérieures perméables et sera orienté sud pour mieux gérer le chaud et le froid. La façade en brique doublée en pierre s’inspire de l’ambiance locale. Document Commune de Magné

La Maison de Santé Pluridisciplinaire va accueillir cinq cabinets médicaux, avec une salle d’urgence ; trois cabinets dentaires avec une salle de chirurgie ; six kinésithérapeutes ; cinq infirmiers ; une infirmière IDE-ASALEE (Association nationale qui embauche des salariés infirmières de santé publique, mis à disposition de généralistes le souhaitant) ; deux psychologues ; et trois orthophonistes. Pour la plupart déjà présents sur les deux communes. L’équipement aura une surface de 998 m² sur une parcelle de 5 000 m², pour un coût prévisionnel de 3 139 936 € HT soit 3 767 923 € TTC. Théoriquement à la charge des deux communes. Celles-ci devraient bénéficier d’un taux de subventions autour de 75%. Les 25% restant étant la part d’autofinancement des deux communes. Techniquement, le maximum de subventions attribuées permettra de fixer des loyers compétitifs, car les praticiens seront locataires de leur espace de travail. Des loyers qui devront couvrir un emprunt pris en charge par Magné, maître d’ouvrage. Cette commune a l’obligation d’assurer un auto-financement à hauteur de 20%. Les 5% complémentaires seront donnés par Coulon sous forme de subvention. Les montants définitifs ne sont pas encore connus car le plan de financement n’est pas encore arrêté. Mais on sait déjà que l’Europe va subventionner à hauteur de 50% du budget prévisionnel ; l’Etat fournirait 400 000 € ; la commission permanente de la Région Nouvelle-Aquitaine devrait voter, le 3 octobre 2022, une subvention de 200 000 € ; le département des Deux-Sèvres propose 100 000 € dans le cadre d’un Plan santé départemental, qui donne un coup de pouce aux jeunes étudiants pour qu’ils travaillent sur les Deux-Sèvres, réunissant plusieurs partenaires ayant, pour mission, la lutte contre la désertification médicale ; l’Agglomération du Niortais est associée dans le cadre d’un Contrat local de santé, mais ne participe pas financièrement ; et le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin a accompagné le projet préalable en conseils d’intégrations paysagère et environnementale, lesquelles peuvent générer des surcoûts.

L’état au 20 septembre 2022 des travaux de la construction de la future MSP de Magné-Coulon, qui aura pour adresse une toute nouvelle voie : la rue des Iris à Magné. Photo Gilles Petit

En conclusion, les maires de Magné et Coulon affirment : « Notre objectif est que nos communes ne deviennent pas un désert médical. Que nos concitoyens puissent à l’avenir bénéficier d’une offre de soin, à proximité. Un équipement fonctionnel et confortable pour que les professionnels y trouvent les conditions idéales dans l’exercice de leur profession. Un magnifique équipement aussi à l’architecture à la fois qualitative et esthétique inspiré des longères traditionnelles. Conforme aux nouvelles normes d’économie d’énergie et de bilan carbone. Situé dans un environnement proche préservé, doté de tous services, commerces et équipements publics dans le grand site du Marais Poitevin, à 10 minutes de la ville de Niort et 45 minutes de l’océan. Un équipement attractif aux nombreux atouts que nous attendons avec impatience. Les travaux sont prévus jusqu’à fin juin 2023. »

Gilles PETIT

En vidéo, le palmarès du 34ème Festival de peinture et de dessin de Coulon-Magné (Marais Poitevin des Deux-Sèvres)

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L’association Magné-Animation a organisé son 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! les 22 juillet 2022 à Coulon, 23 et 24 juillet 2022 à Magné. Voici les palmarès des deux concours énoncés par le président André Prunier.

Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants devaient réaliser une œuvre exclusivement sur place dans le temps imparti.

Voici le palmarès en vidéo au lien YouTube suivant : https://youtu.be/9cUik4WOmok

Bonne lecture

Réalisation vidéo : Gilles PETIT

MAGNE – COULON (79) : le 34ème Festival international de peinture et dessin dans les starting-block.

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L’association Magné-Animation appelle à participer au 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! qui aura lieu, en deux temps, les 22 juillet 2022 à Coulon, 23 et 24 juillet 2022 à Magné. Les inscriptions sont ouvertes.

Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants doivent réaliser une œuvre exclusivement dans le temps imparti.

L’édition 2022

Lors de la présentation officielle du 34ème Festival, le président de Magné-Animation M. André Prunier a rendu hommage à M. André Robin, maire de Magné de 1995 à 2001, décédé fin avril 2022. « Il était clairement un soutien, un partisan du Festival de peinture de Magné. Il avait écrit un texte dans le livre des 30 ans du Festival. J’ai trouvé qu’il résumait bien, en quelques lignes, ce qu’est le Festival : « Et si le Festival de peinture de Magné n’était que rencontres et échanges au « Jardin des Délices » ! Là, où chacun vient mettre ses pas dans ceux qui les ont précédés depuis 30 ans ! Côtoyer et partager un instant avec l’artiste tout entier plongé dans la restitution du cadre qui l’entoure, ou peut-être refléter l’expression de son imagination féconde ! Le promeneur avide de découverte trouvera, sans doute, réponse à sa quête inassouvie de l’art, tant la diversité des œuvres proposées à notre curiosité est abondante ! La réalité festive est à la hauteur de l’événement artistique ! Le fidèle et nombreux public vient submerger deux jours durant, nos rues et bords de Sèvre, pour le plus grand plaisir des Magnésiens ! Le sourire et le ravissement sont sur tous les visages ! Chaque fois, c’est : « Vivement l’an prochain » ! La plus belle récompense pour l’intrépide équipe organisatrice qui mérite toute notre admiration ! »

Comme l’année passée, les communes de Magné et sa voisine de Coulon renouvellent leur collaboration sous la direction de Magné-Animation. « Nous affichons notre volonté de collaboration sur la durée. L’étape 2021 retrouve son pôle naturel en 2022 », précise M. Prunier.

Les invitées d’honneur

Est-il utile de rappeler que le Festival est un concours de peinture et de dessin mais aussi un lieu d’expositions. A Magné, uniquement les 23 et 24 juillet 2022, l’espace culturel du Four Pontet hébergera les œuvres des invitées d’honneur : les fidèles du Festival connaissent bien l’aquarelliste Claude Allègre qui a « une attirance particulière pour le portrait » en essayant de « transmettre l’émotion qui [le] traverse » ; Claire Barjolle est, un peu, « un produit du Festival car elle est arrivée à Magné avec sa maman qui faisait de l’huile et elle a tout de suite été primée », rappelle le président de Magné-Animation. « Ce sera la première fois qu’un invité d’honneur est issu du festival. Elle a une peinture qui a beaucoup évolué, elle va vers la prise en compte de la lumière » ; pour la sculpture, Astrid Laviéville se passionne pour les arts du feu et utilise de nombreux matériaux composites, éléments de la nature et récupération. A son sujet, M. Prunier informe : « Avec elle, nous sommes allés plus loin qu’une simple invitée d’honneur de Festival puisqu’elle va faire également le trophée du Festival ». Il s’agira d’une œuvre d’art qui sera brandie par le vainqueur du Grand Prix du Festival 2022.

Le jury

Le président a annoncé que « l’artiste Richard Gautier a tout naturellement accepté la proposition d’assurer, une fois de plus, la présidence du jury en promettant de venir avec un tableau qui sera exposé au Four Pontet ». Les organisateurs vont également garder une place en l’espace culturel à Joël Achard, le lauréat du Grand Prix 2021, parce que « tous les ans les Grands Prix ne sont pas présentés à l’édition suivante, ils restaient hors public dans les locaux de la mairie ».

La composition du jury sera « assez compact et compétent », selon M. Prunier. « Les bases sont très bonnes puisque Richard Gautier est président du jury, les trois invitées d’honneur vont participer et rejoindre Messieurs Daniel Doutre, Bernard Masson, Jean-Paul Minviel et Fabrice Donizeau ».

Les inscriptions

Magné-Animation diffuse actuellement le triptyque de présentation de cette 34ème édition du Festival. ce document est avant tout le bulletin d’inscription afin que les candidats puissent cocher, dès maintenant, la date sur leur agenda. Ils ont jusqu’au 30 juin 2022 pour s’inscrire à un tarif préférentiel (15 euros pour Coulon, le 22 juillet 2022, et/ou 20 euros pour Magné, les 23 et 24 juillet 2022). Il est possible de s’inscrire et de régler en ligne sur le site Internet : festivalpeinturemagne.com.

Les triptyques sont aussi destinés au public en attendant la distribution de la plaquette officielle prévue fin juin, à Magné et à Coulon. Les programmes des animations restent classiques à Magné avec, le vendredi soir, le vernissage de l’exposition au Four Pontet suivie d’un repas animé, sur invitation. L’inauguration officielle de la manifestation est maintenue le samedi matin, dès 11 heures, à Magné. A Coulon, le vendredi précédent, l’accueil des candidats se fera sur l’aire de l’Autremont. L’association « les Marchés de la laiterie » proposera des animations à partir de 10 heures sur place. Une guinguette résonnera à partir de 16 heures, et reprendra après la proclamation des résultats prévue vers 17h30.

Dix tableaux seraient primés à Coulon et 25 à 30 œuvres à Magné, en fonction des inscriptions.

Par ailleurs, Magné-Animation invite les Maraîchins à accueillir « chez l’habitant » des participants à ce 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! à Coulon – Magné.

Magné-Animation BP 40023 79460 MAGNE 06 33 02 02 40

festivalpeinturemagne.com

A l’issue de la présentation au public des œuvres primées lors du Festival 2021, le 17 octobre 2021, l’artiste Joël Achard (à gauche) a remis son Grand Prix au maire de Magné M. Gérard Laborderie. Photo Gilles Petit

Gilles PETIT

COULON : 15ème édition des randonnées La Maraîchine, dimanche 12 juin 2022

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L’association coulonnaise Les Cyclos de la Venise Verte organise sa 15ème édition de La Maraîchine, dimanche 12 juin 2022. Une journée de randonnées pédestres et cyclistes dans les Marais mouillés du Marais Poitevin.

Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.

Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme.

Toute l’année, Les Cyclos de la Venise Verte proposent des parcours hebdomadaires d’une grande variété au fil des routes du Marais Poitevin, de la Gâtine deux-sévrienne et des régions limitrophes. Il ne s’agit pas de compétition, mais, selon les dirigeants du club : « Pour favoriser la cohésion et pour que chacun puisse prendre plaisir à pédaler dans un peloton homogène, après une heure de route ensemble, des groupes peuvent se former. Vous choisissez votre rythme, notre devise : on part ensemble, on rentre ensemble. » 

Dimanche 12 juin 2022, La Maraîchine proposera sept circuits, entièrement fléchés, dont deux pédestres. Les tracés de ces circuits sont consultables sur le site internet de l’association : christian.gachignard.free.fr.

Les circuits 

 VTC Famille : 25 km

 VTT/GRAVEL : 55 km et 70 km

 Cyclos Route : 60 km et 90 km

 Marche : 6 km et 12 km

Un casse-croûte sera servi sur les parcours

Les randonnées de La Maraîchine sont ouvertes à tous(tes) sportifs(ves), licencié(e)s ou non. Sans esprit de compétition, en respectant le code de la route, en portant un casque, sans la moindre atteinte à l’environnement. On notera que les participants âgés de moins de 18 ans circuleront sous la responsabilité des parents.

La Maraîchine : Inscriptions uniquement sur place au départ entre 7 heures et 10 heures, dimanche 12 juin 2022 Coulon (Deux-Sèvres France)

Plaine-parking-aire d’accueil des camping-cars de l’Autremont, route D123, direction Irleau à Coulon.

COULON : A « la grange de Camille », saison 2022, l’art pariétal et le numérique côtoient la peinture, la sculpture et le métal

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Photographie, peinture, sculpture, histoires en papier, coloriage, « métalisme » . . . Pour sa 52ème saison, « la grange de Camille » a ouvert ses portes à dix artistes aux côtés des œuvres d’André Pignoux, le regretté fondateur de cet espace artistique atypique.

L’équipe, presque au complet, des artistes présents cette saison à « la grange de Camille » Il manque Elisabeth Blanchart Bouvier absente lors de l’inauguration et le regretté André Pignoux. Photo Gilles PETIT

Cette année, Sandrine Pignoux nous accueille dans « la grange de Camille », ce vivier d’artistes conçu par ses parents Cosette et André Pignoux. Cosette se remet, actuellement, d’un souci de santé. André n’est désormais présent qu’à travers ses photographies.

« Je suis ravie d’être présente pour l’ouverture de ce lieu emblématique de rencontre d’artistes fidèles au rendez-vous depuis 50 années, » déclare la maire de Coulon Anne-Sophie Guichet. « Je ne suis pas vraiment artiste dans l’âme et j’admire tout le travail qu’ils peuvent faire. La grange de Camille contribue à l’animation artistique de notre commune et bien plus car elle rayonne au delà de la commune. J’aurai une pensée pour André qui nous a quittés et Cosette qui n’est pas loin de nous. Quand on est dans ce lieu, on les sent, on les ressent, on les voit s’activer. On a les poils qui se dressent à chaque fois. Il y a toute cette histoire qui est touchante. « 

Les artistes :

Sandrine PIGNOUX

« L’idée était de faire des photos du Marais en couleur au départ et de les convertir en noir-et-blanc, pas toutes évidemment. Puis de faire ressortir de la couleur à certains endroits. Plus ça avance et plus le travail devient presque onirique.

Je pousse quelquefois les couleurs, la luminosité. . . C’est doux quand même. Le principe c’est vraiment ça. Celles qui sont restées en noir-et-blanc, souvent je retravaille la lumière et l’exposition. Ce qui peut donner des photos qui me font penser à des tableaux japonais. Le traitement numérique donne toute cette palette à ce travail. C’est ce qui est intéressant.« 

Christiane GILBERT

« Au départ, je peignais à l’huile des œuvres plutôt figuratives. Je suis passée à l’abstrait pour certaines expositions. Je cherche la lumière, le mouvement. Je suis passée aussi de l’huile à l’acrylique.

Maintenant, je fais aussi des peintures semi-abstraites inspirées de la nature, de la mer. L’énergie des arbres me parle énormément. Et je compte donner du bonheur à travers mes toiles, le plus coloré possible, le plus lumineux possible. Ce dont on a envie, c’est qu’une toile parle et qu’on aille au-delà de ce qu’on voit. En abstrait, on ne voit rien, mais ce n’est qu’une peinture à émotion. C’est plus pour apporter ce bien-être. C’est un peu comme une mission, on peint pour que ce soit vu. C’est ma troisième participation ici dans cette belle équipe de la grange de Camille très conviviale, très sympa. Partage, bonne humeur. . . » Christiane Gilbert est commissaire d’expos à Vouvant (Vendée) et vice-présidente de l’association « Vouvant village de peintre ».

Pierre REBICHON

« J’essaie de mêler une image à un texte ; un texte à une image. Dans ma carrière, j’étais graphiste, je faisais des affiches. J’ai gardé cet esprit. L’image compte autant que le texte et vice-versa. J’aime bien les jeux de mots. Certains m’ont appelé le Coluche pictural, ce qui est assez flatteur, mine de rien.

Et comme on n’arrive pas trop à me classer dans les styles, je me suis créé ma propre école qui s’appelle le baroquefort : c’est baroque et c’est fort. » Un clin d’œil à sa grand-mère qui a travaillé dans les caves de Roquefort dès l’âge de treize ans. « Je fais des tableaux avec un code couleurs toujours identique de huit couleurs. Je ne fais aucune recherche de couleurs. Ça ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse, c’est un visuel assez précis. Je scanne mes toiles, j’enlève mes couleurs et, une fois que les couleurs sont supprimées, je mets ces tableaux sur le site internet http://www.coloriagepourtous.fr. » Le public de tout âge peut ainsi télécharger gratuitement des vues pour les colorier, à sa guise. « C’est la troisième fois que je viens à la grange de Camille. Je pense à Cosette qu’on attend avec impatience. On lui fait de gros bisous.« 

Patrick GELINEAU

« Ce travail, je le fais depuis pas mal d’années déjà. Mon dernier métier était encadreur. J’ai encadré des œuvres d’artistes régionaux ; ce qui m’a permis d’étoffer ma palette de travail. Je fréquente la grange de Camille depuis deux ans dans une ambiance chaleureuse, familiale. On s’entend tous très bien. » Patrick Gélineau est un peintre pastelliste qui travaille beaucoup en technique mixte.

Daniel MAR

« Je raconte des histoires avec du papier essentiellement blanc. Je mélange différentes techniques qui sont propres aux arts du papier. Tout le monde connait l’origami. Il m’arrive de l’utiliser, mais je ne suis pas à l’aise avec cette technique.

Par contre, il y a sept ou huit techniques que j’utilise comme le quilling, la sculpture papier, le slide forme … Mais ce qui m’intéresse vraiment, est de raconter des histoires avec ce papier, faire passer un maximum d’émotion avec un minimum de moyen. La grange semble éternelle depuis 52 ans maintenant. C’est un cadre remarquable tout le temps avec cet esprit de convivialité permanent.« 

Phil LEJEUNE

« J’utilise les techniques des hommes des cavernes d’il y a 20 000 ans. Eux utilisaient du charbon de bois, moi je brûle le bois au chalumeau pour avoir du noir. Ils utilisaient des ocres du Lubéron, des pigments naturels que je cire ensuite, tout simplement.

Et je rajoute des mains qui sont en l’occurrence les mains de mon petit fils quand il avait huit mois, puisque sur les parois ornées, on avait des mains en positif et en négatif. Accessoirement, je mets aussi de la lumière derrière certaines de mes sculptures puisqu’on a aussi retrouvé des lampes à huile et des lampes à graisse. Voilà mon hommage aux précurseurs, à ceux qui nous ont ouvert la voie et qui étaient des artistes contemporains de nous. On n’a rien fait de mieux, rien fait de plus. Toutes mes œuvres ont une histoire, toutes portent quelque chose.« 

Danielle BAUDRY

« J’ai caché un petit objet dans ce tableau. Un objet qui marque la date de signature du tableau. Un clin d’œil. Sur celui-là uniquement car il a été fait au début de la guerre en Ukraine. Je peins beaucoup de choses oniriques plutôt dans le symbolisme.

J’ai également des marines et le Marais Poitevin. J’ai fait aussi un tableau par rapport à un poème de Baudelaire qui montre un pilier fait de livres dans la forêt, et la mer, la nature.

Élisabeth BLANCHART-BOUVIER

L’artiste est spécialisée en arts plastiques. En l’année 2000, elle se tourne vers la sculpture, plutôt figurative. Elle pratique aussi la peinture en imaginant des mondes surréels, étranges, dont l’image finale serait le fruit du hasard.

Fredy GAUTIER

Fredy Gautier recycle les vieux outils en métal, pour leur redonner une âme en une œuvre d’art assemblée par soudure. Au fil des vide-greniers, « le naturel est revenu au galop, » dit-il. Et il a trouvé son « véritable espace de liberté créative dans la sculpture« .

Anne CORASSANT BOUFFARD

L’artiste céramiste Anne Corassant Bouffard présente de nombreuses œuvres toute la saison estivale dans « la grange de Camille »

Au fil de l’exposition-vente

Organisée par l’association Coulon Rive Gauche, l’exposition est ouverte à partir de 14h30 tous les weekends de mai, puis tous les jours du 1er juin au 2 octobre 2022.
Élisabeth BLANCHART, Danielle BAUDRY, Anne CORASSANT BOUFFARD, Fredy GAUTIER, Patrick GÉLINEAU, Christiane GILBERT, Phil LEJEUNE, Daniel MAR, Sandrine PIGNOUX, Pierre REBICHON assurent des permanences toute la saison à « la grange de Camille » n° 75 chemin de Halage 79510 COULON.

Gilles PETIT

Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leurs auteurs. Photos Gilles Petit

L’histoire des 50 ans de « la grange de Camille » est à revivre au lien suivant : https://wp.me/p61nmR-NR

Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI