MAGNE (79) : Un double hommage des Magnésiens à M. Claude Audis

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L’équipe de Magné-Animation, la municipalité et les bénévoles du Festival International de Peinture de Magné (79) ont doublement rendu hommage à leur président fondateur et président d’honneur Claude Audis. Samedi 18 juillet 2020, une plaque « lumineuse » a été dévoilée au cimetière local. Samedi 24 juillet 2021, la municipalité a baptisé le square de la mairie : « Jardin Claude Audis ».

A la demande de M. Jean-Marie Zacchi, peintre de renommée mondiale et président d’honneur du Festival pendant de nombreuses années, le maire Gérard Laborderie a proposé au conseil municipal de dénommer un espace public au nom de Claude Audis. Le choix n’a pas été difficile. Il s’est très vite porté sur le jardin de la mairie qui est « le berceau des moments forts de ce Festival avec, notamment, les inaugurations officielles, l’exposition des tableaux réalisés par les peintres et la remise des prix. » Le Conseil municipal a approuvé cette décision à l’unanimité et a fait poser des plaques à chaque entrée de ce square qui, jusqu’à présent, n’était pas dénommé. Il porte aujourd’hui officiellement le nom de « Jardin Claude Audis ».

 

Jusqu’à la 31ème édition, l’artiste-peintre Jean-Marie Zacchi (à gauche) et Claude Audis (à droite) étaient les piliers du Festival International de Peinture de Magné. Photo Michel Castellani

 

Les origines du Festival

Tout a commencé en 1989 lorsque Jean Thébault alors maire de Magné, avec Bernard Texier, le père du célèbre peintre Richard Texier, a demandé à son adjoint Claude Audis d’imaginer une manifestation culturelle autour de la peinture et de la mettre en œuvre. Si le cahier des charges pouvait paraître simple, le défi était de taille pour quelqu’un qui était chef d’entreprise, mais pas dans le monde de l’art. Il fallait une bonne dose d’audace en 1989.

 Claude Audis aimait rappeler, « le Festival est né comme un pari, comme un défi, et il s’est installé comme une évidence. »

 

Une plaque-photo et un monument

Le 18 juillet 2020, Magné Animation a déposé une plaque sur la tombe de Claude Audis, sous la forme d’une « photo lumineuse » (auteur Michel Grégoire) présentant parfaitement le Festival avec les peintres, la Sèvre Niortaise et le village de Magné à l’horizon. Le maire de Magné avait alors refermé ainsi le livre des éloges : « En guise de reconnaissance de [son] action, l’équipe municipale qui m’entoure réfléchit à donner [son] nom à un espace de la commune en lien avec le site du Festival. La période de confinement ne nous a pas permis d’être prêts pour aujourd’hui, mais je m’engage à ce que tout soit prêt pour l’inauguration de juillet 2021. »

Effectivement, le 24 juillet 2021, au cours de l’inauguration du 33ème Festival international de peinture et dessin de Magné, M. Gérard Laborderie et Mme Nicole Audis ont dévoilé « une structure » à la mémoire de Claude Audis, installée dans le « Jardin Claude Audis ». La vidéo de cette cérémonie : https://youtu.be/VyFk9FXNY8o

En juillet 2020, Magné Animation a déposé une plaque en hommage à Claude Audis, récemment disparu.
En juillet 2021, la municipalité de Magné a installé « une structure » en l’honneur de Claude Audis à proximité de la mairie. Photo Gilles PETIT

COULON (79) : Réhabilitation de la voirie du Quai Louis-Tardy

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Intitulé par la municipalité coulonnaise « Au fil des quais », un atelier-diagnostique a réuni les responsables d’embarcadères touristiques, des habitants riverains et la chargée d’études, en présence de messieurs l’inspecteur des sites et l’Architecte des Bâtiments de France. Le but : essayer d’harmoniser le patrimoine architectural avec le futur revêtement de la voirie du Quai Louis-Tardy.

Une partie du Quai Louis-Tardy (rive à gauche) en bordure de Sèvre Niortaise à Coulon (79)

Le Quai Louis-Tardy est l’artère emblématique du cœur de village puisqu’il concentre la totalité des embarcadères professionnels et une grande partie des commerces (restaurants, hôtel…). Ce lieu touristique incontournable de Coulon, où convergent tous les visiteurs, a une chaussée en partie endommagée. Il devrait donc être en harmonie avec les autres rues et places honteusement réhabilitées, ces dernières années, avec du béton. Le projet prévoit de traiter non seulement l’aspect architectural et environnemental de cette voie en utilisant des matériaux simples et d’origine locale, mais également le problème de la circulation, du stationnement et du cheminement piéton et cycliste avec un accent tout particulier mis sur la sécurité et l’accessibilité. D’un linéaire relativement important, le projet est scindé en quatre secteurs.

Ce « projet majeur » consiste à restaurer l’ensemble de la voirie du Quai Louis-Tardy à Coulon, du pont sous la Route Départementale n°1 jusqu’à la plaine de l’Autremont (non comprise), voire « un peu plus en fonction de la capacité d’action une fois qu’on aura le projet élaboré », précise M. Dominique Giret, 1er adjoint au maire.

Au mois d’octobre 2020, une consultation avait été lancée pour une mission de maîtrise d’œuvre. Sur les huit bureaux d’études qui ont répondu, les membres de la commission d’appel d’offres ont retenu le bureau d’études dci-Environnement, basé à Boufféré en Vendée, lequel propose de réaliser ce programme environnemental pour un montant d’honoraires de 24 200 € HT (la mission de base) + 1000 € HT pour l’option «atelier diagnostique en marchant». La durée de la mission est évaluée à 49.50 jours. Les plans seraient présentés avant cet été, pour un début de chantier envisagé en début d’hiver prochain.

Une visite déambulatoire

Conduit par M. Giret et Mme Mélisande Bertrais, de la Cellule conception chez dci-Environnement, cet « atelier-diagnostique en marchant » a eu lieu sous forme de deux heures de déambulation sur les quais de la Sèvre Niortaise à laquelle étaient conviés les habitants de la commune, principalement ceux résidant sur les quais, et l’ensemble des acteurs touristiques concernés par ce projet.

Photo Gilles Petit

Étaient également présents (de gauche à droite) MM. Jean Richer, urbaniste, géographe et Architecte des Bâtiments de France (ABF) en Deux-Sèvres auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Nouvelle-Aquitaine, et Sylvain Provost, inspecteur des sites à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). On notera que l’ABF intervient car le village est compris dans le périmètre architectural de l’église de la Sainte-Trinité, alors que la DREAL intervient car les quais (et uniquement les quais, pas les bâtiments riverains) sont inclus dans le site classé qu’est le Marais Poitevin.

Photo Gilles Petit

Une reconnaissance des lieux

Après avoir recensé les nombreuses informations recueillies par sa technicienne, Mélisande Bertrais (à gauche en compagnie de Dominique Giret), le bureau d’études va travailler sur « les principes techniques en matière de restauration sur l’ensemble du Quai Louis-Tardy ».

Photo Gilles Petit

M. Giret explique : « Seront chiffrés la totalité des quais, [de la plaine de l’Autremont, non comprise, jusqu’au pont de la route départementale] sur près d’un kilomètre, mais nous connaissons déjà notre capacité financière limitée à 500 000 €. Il s’agira ensuite en fonction du coût au mètre linéaire de voir quelle portion on peut faire pour positionner les travaux. Du fait des premières estimations, il semble qu’on ne soit pas en capacité de réaliser la totalité linéaire des quais. Cette discussion, on l’aura quand on aura le devis. Évidemment, nous ferons le plus possible et ce ne sera qu’une première phase si nous ne pouvons pas couvrir l’ensemble linéaire. »

Les dépenses de réhabilitation du Quai Louis-Tardy, estimées à 506.200 €, seraient subventionnées par des dotations du Département et de l’Etat, au titre de la DTER 2021 (dotation des territoires ruraux).

Louis Tardy

Né à Coulon (79) le 4 juin 1875 et mort à Paris le 6 mai 1961, Louis Tardy était ingénieur agronome et banquier. Il fut également maire de Coulon à partir de 1947 jusqu’à sa mort à l’âge de 86 ans. En 1901, il participe à la fondation de la Caisse régionale de Crédit Agricole d’Île-de-France, qu’il dirige jusqu’en 1904. Après la Première Guerre mondiale, il est nommé directeur du Crédit Agricole. En 1940, il revient à Coulon et devient administrateur puis président de la Caisse régionale de Crédit Agricole des Deux-Sèvres.

Document : « Histoire de Coulon de A à Z » auteurs Jacques Altmeyer-Carrio et Jean-Louis Gibaud 2016 Geste Editions

Les Grands Travaux du Marais Poitevin, lancés par Monsieur le Président de la République François Mitterrand le 4 février 1992 à Arçais, ont permis de réhabiliter une partie de la rive droite de la Sèvre Niortaise à Coulon. Un chantier qui a débuté le jeudi 15 septembre 1994 jusqu’en juin 1995, à l’issue d’études débutées le 18 décembre 1992. Une mémorable fête d’inauguration de cette première tranche de restructuration et de réhabilitation du Quai Louis-Tardy s’est déroulée le samedi 7 octobre 1995.
Engagée en janvier 2000 de façon identique à la tranche déjà exécutée, la restauration des berges a connu en 2002 deux nouvelles phases de réalisation : de la rue de l’Église à la rue du Château-Bas, puis de la rue du Château-Bas à la Ruelle du Four.


Si, à cette occasion, la Grande Rue (la rue de l’Eglise actuelle) retrouvait sa cale d’antan, recouverte par un embarcadère pour personnes handicapées adossé à un mur de pierres formant anti-corps. Un ponton, inauguré en grande pompe le 11 juillet 1990 par M. Michel Gillibert, alors secrétaire d’État, qui n’a jamais été utilisé comme tel.

Et quid des évailles (crues) ?

Les participants à cet « atelier-diagnostique en marchant » se sont arrêtés devant chaque habitation (ou presque) pour étudier leur aspect extérieur. Ici, la chargée d’études s’est notamment intéressée aux bordures de trottoirs et des riverains ont profité de l’occasion pour dénoncer l’esthétique des guérites des embarcadères. Photo Gilles Petit

Gilles PETIT

Avant toute intervention sur la voirie du Quai Louis-Tardy à Coulon, il faudra régler ce problème sous-jacent. Photos Gilles Petit

Nécrologie : Jacques Altmeyer-Henzien, organiste et historien à Coulon (79)

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Plus connu à Coulon sous son « nom d’artiste » Jacky Carrio, Jacques Altmeyer-Henzien est décédé à Niort à l’âge de 85 ans. En 2013, une main anonyme a rédigé un beau texte qui lui rendait déjà hommage. Nous avons choisi de reproduire ces quelques lignes dans leur intégralité :

M. Jacques Altmeyer-Henzien, alias Jacky Carrio

Photo Gilles Petit

« Jacky Carrio [né à Paris en 1935 NDLR] n’est autre que l’organiste de l’église de la Sainte-Trinité, à Coulon. Immuable dans sa fonction, à un poste où les prétendants ne se bousculent pas.
Un mélomane qui a cultivé tout au long de sa vie une passion musicale exacerbée par une famille de musiciens. En effet, ses parents [chanteurs lyriques à Paris] appartenaient aux gens du spectacle. Fernande et André Carrio, ayant des attaches dans le Marais, ont séjourné dans la maison familiale de la rue du Four [dans laquelle le petit Jacques a passé toutes ses vacances]. La Seconde Guerre mondiale rapatrie Jacky [chez sa tante] à Coulon où il fréquente la communale. A la fin des hostilités, retour à Paris, commence sans enthousiasme l’apprentissage du piano, puis il se frotte à l’orgue. Le déclic est immédiat. Stimulé par un professeur du conservatoire, Jacky en fait son hobby. Carrio junior fait des études qui vont l’amener au poste particulier de greffier de justice, une vie entière passée au Palais [il rentre à 18 ans au Tribunal de Grande Instance de Paris où il finira sa carrière au poste de Greffier en chef et responsable des services civils]. Au cours de son adolescence, deux hommes d’église vont avoir une influence décisive sur le jeune homme. Le premier s’appelle Olivier Loth, curé de la paroisse et aussi brillant historien, à tel point qu’aujourd’hui, une place lui est dédiée à Coulon. Jacky Carrio : « J’ai eu l’insigne honneur de recevoir de ses mains toutes les archives dont il disposait. Parallèlement, quelques années plus tard, l’abbé Robert Dupont devient le prêtre de la commune, homme de culture, fin lettré, et aussi guérisseur, il me procure la collection entière des carnets de l’abbé Loth [quatre-vingt quatre bulletins paroissiaux d’août 1923 à juillet 1930]. Nantis de toute une bibliographie de l’histoire locale, je me suis livré avec Jean-Louis Gibaud et Maryse Coursaud à l’élaboration d’un ouvrage sur la commune de Coulon. Aujourd’hui, j’exerce bien humblement lors des offices, mon rôle d’organiste liturgique sur un orgue électronique, tout ça a le mérite d’égayer certaines cérémonies. »« 

Jacques Altmeyer-Henzien, alias Jacky Carrio, ne jouera plus de l’orgue en l’église de la Sainte-Trinité de Coulon. Il vient de rentrer dans l’Histoire locale.

Gilles PETIT

COULON (79): déplacement du DAB, le « oui, mais ! » de la municipalité, le « non plus maintenant » de la banque

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L’agence du Crédit Agricole Charente-Maritime – Deux-Sèvres envisage de déplacer son distributeur automatique de billets situé à Coulon. La banque souhaite investir un local communal afin de pérenniser le service. « Oui, mais ! » répond le Conseil municipal.

Les Coulonnais disposent d’un Distributeur Automatique de Billets (DAB) installé dans la façade de l’antenne magnésienne du Crédit Agricole Charente-Maritime – Deux-Sèvres (CA17-79). Idéalement placé face à la place de l’Église de Coulon, laquelle accueille les marchés fermiers chaque vendredi et dimanche, ce distributeur rend service aux maraîchins et aux marchands toute l’année, comme aux nombreux touristes en saison estivale.

Cependant, le CA17-79 envisagerait de libérer son local. Le DAB, encastré dans son mur, n’y aurait donc plus sa place, semble-t-il. Apparemment, il serait soit supprimé, soit déplacé. La banque a choisi d’étudier la seconde possibilité.

En effet, le CA17-79 songe à déplacer son automate dans une partie d’un bâtiment communal actuellement occupé par le siège du Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin. Situé également bien en vue de la place de l’Église, ce projet qui intègrerait les préconisations de l’Architecte des Bâtiments de France, consisterait, à placer un DAB ou un Guichet Automatique de Billets (GAB) à l’intérieur du bâtiment, en lieu et place de la moitié de la salle du rez-de-chaussée, sur environ 18 m². Le sol serait décaissé, offrant ainsi l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite; une ouverture latérale serait percée du côté de l’entrée de la Mairie pour l’accès des transporteurs de fonds. Inutilisée jusqu’à présent, la porte donnant sur la rue de l’Église serait rouverte pour l’accueil du public.

Ancien bureau de Poste, ancien Office du tourisme et ancien bureau de Gendarmerie estival, cette aile d’immeuble communal, actuellement occupée par le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, intéresse le Crédit Agricole 17-79. Photo Gilles PETIT

Ces travaux, envisagés par le CA17-79, sont estimés à 80 000 euros. A ce montant vient s’ajouter une somme de 10 000 euros qui serait versée à la commune, laquelle serait reversée ensuite au PNR pour couvrir des charges non encore amorties par ce syndicat. Le Conseil municipal de Coulon du 16 décembre 2020 a étudié la proposition du CA17-79. Si les élus acceptent ce nouvel équipement la commune devra conclure une convention avec la banque qui fixerait les conditions de mise à disposition et notamment le loyer ou la gratuité. La maire de Coulon, Anne-Sophie Guichet, a souligné : « le maire de la municipalité précédente avait négocié la gratuité de la location et il y avait eu un accord verbal. Mais il n’y a jamais eu de délibération du Conseil. L’équipe municipale a changé, donc c’est à elle de décider. » « Le Crédit Agricole m’a dit », poursuit Mme Guichet, « que s’il y avait location, il n’y aurait peut-être pas de projet ; que ça coûte de l’argent et qu’en faisant ça ils rendent service à la commune. »

Le Crédit Agricole local prévoit de déplacer son distributeur de billets Photo Gilles Petit

Le PNR ne verrait pas de problème à consentir un avenant au bail actuel avec la commune, un bail de 32 ans signé le 1er janvier 2000. « Maintenir un DAB à Coulon, on en est tous convaincu » déclarent les élus coulonnais. « C’est embêtant d’avoir une location gratuite pour un espace public confié à une entreprise privée. » Les débats dégagent l’idée que : « au moins, symboliquement, on demande une participation, même si elle est minime. On ne prête pas comme ça. Avec le risque que le Crédit Agricole choisisse d’attendre ou de ne pas faire. » Évidemment, les élus souhaitent favoriser la présence de la banque dans le centre-bourg de Coulon. En effet, ce distributeur fonctionne très bien l’été mais il serait moins rentable l’hiver. La maire pense demander « un loyer modique symbolique de 100 € par mois, soit 1 200 € l’année. » « La banque a certainement un intérêt financier », disent des élus qui s’étonnent qu’ « une banque demande la gratuité », d’autant que son enseigne s’affiche au cœur du village. « Une publicité qui ne doit pas être négligée. »

La Fédération bancaire française a rappelé que « la France comptait plus de 55 000 appareils permettant la distribution d’argent liquide répartis sur l’ensemble du territoire, positionnés pour partie à l’intérieur des agences, d’autres situés à l’extérieur des bâtiments. » La Fédération ajoute : « le coût des derniers modèles s’élève à plus de 100 000 euros par unité et le coût d’exploitation et de gestion par an varie de 12 000 à 15 000 euros, selon les sociétés chargées du suivi des appareils ». M. Michel Ganzin, président du Conseil de Direction Groupement des Cartes Bancaires souligne : « après les 10 milliards d’euros en 2017, les 11 milliards d’euros en 2018, la barre des 12 milliards d’euros de paiements Carte Bancaire qui a été franchie en 2019, avec une croissance annuelle qui avoisine les 10%. »

M. Philippe Laulanie, administrateur au Groupement des Cartes Bancaires, précise :« cette progression du volume d’activité est plus faible que la progression du nombre de paiements. Elle révèle en fait un succès grandissant avec la montée en puissance des paiements de petits montants par carte et du sans contact notamment. Ces paiements ont été réalisés en 2019 chez 1,85 million de commerçants CB (1,77 million en 2018) avec 71,1 millions de cartes CB, à comparer aux 66 millions de cartes en 2016, avant le plan de réarmement. »

Qu’est-ce qu’un distributeur de billets ?

On l’aura compris, un DAB désigne un distributeur automatique de billets, et un GAB un guichet automatique de banque. Ces distributeurs sont placés auprès de très nombreuses agences bancaires. Ils permettent au titulaire d’une carte de retirer des espèces avec sa carte et un code confidentiel, et de consulter son compte. Selon Wikipedia, la société suédoise Metior est, dès 1964, la première société au monde à fabriquer des distributeurs automatiques de billets de banque, reliés entre eux par des liaisons téléphoniques. De La-Rue a développé le premier DAB en libre-service connu, qui fut installé à Enfield Town au nord de Londres le 27 juin 1967 par une succursale de la multinationale Barclays. Au Royaume Uni, l’inventeur du DAB est John Shepherd-Barron, mais Luther George Simjian a déposé une demande de brevet à New York, aux Etats Unis, dans les années 1930 alors que des ingénieurs de Docutel possèdent un brevet en date du 4 juin 1973. Le tout premier DAB en France fut installé en 1968, rue Anber, dans le 9ème arrondissement de Paris, par la banque Société marseillaise de crédit faisant partie du Groupe Crédit du Nord.

La Banque de France informe : « Ces dernières années, on constate une diminution de l’utilisation des GAB, et de plus en plus de banques se posent la question du retrait de ces appareils, de moins en moins rentables. En effet, la dématérialisation croissante des transactions, au travers du paiement en carte bancaire, plébiscité par les particuliers (92 % des Français plébiscitent la carte bancaire pour les achats quotidiens), le développement du paiement sans contact, l’interdiction des paiements en liquide supérieurs à mille euros incitent les paiements dématérialisés. De plus, la lutte contre la fraude fiscale, le grand banditisme, le travail au noir sont aussi des arguments en faveur de la disparition à terme des paiements en liquide, et donc la disparition de GAB. »

Un automate indépendant, la solution ?

Si le Crédit Agricole Charente-Maritime – Deux-Sèvres rejette la proposition de la commune et si elle envisage le retrait de son distributeur de billets, la municipalité coulonnaise pourra toujours faire installer un automate indépendant par la Brink’s. La société est aux premières loges pour constater les problèmes de la distribution et de la collecte d’espèces, puisque c’est sa spécialité auprès des grands groupes bancaires. En effet, la Brink’s propose aux communes une alternative : un DAB non affilié à une banque et surtout sans frais pour l’usager.

Comment cela fonctionne ?

La société de transport de fonds et les municipalités signent une convention renouvelable, avec un loyer versé à la Brink’s pour rémunérer les prestations de supervision et de maintenance technique de l’automate. Plus les utilisateurs sont nombreux, plus le coût supporté par la commune diminue.

Le premier distributeur de billets sans banque à Locmaria-Plouzané en Bretagne
Le premier distributeur de billets sans banque à Locmaria-Plouzané en Bretagne Crédit : Patrice Gabard / RTL

M. Patrick Lagarde, président-directeur général de la Brink’s France, annonce avoir « reçu une cinquantaine de dossiers depuis le lancement en Bretagne. Notre philosophie est un modèle low-cost, sans doute plus simple à gérer qu’un DAB avec permanence gérée par une banque». En étudiant la couverture géographique de ces zones blanches, la société espère l’installation de 1000 à 2000 machines de ce type dans les années à venir. C’est à Locmaria-Plouzané, une commune du Finistère de 5.000 habitants, que la société expérimente le projet depuis juillet 2019. La maire de cette commune, de peur de voir mourir son bourg, a trouvé une solution avec la Brink’s. La mairie paye le loyer (1.050 euros par mois). En contrepartie, la société de transports de fonds, s’occupant de la maintenance de l’appareil, a décidé d’offrir l’installation et les douze premiers mois de services de cinquante distributeurs de billets « Point Cash Village » à des communes de la ruralité qui en sont désormais privées. Cette offre a été récompensée du prix de l’innovation par le Salon des Maires et des Collectivités.

Un projet finalement abandonné

Lors du Conseil municipal de Coulon, daté du 19 mai 2021, les élus ont été informé que le Crédit Agricole, pour des raisons de rentabilité financière, renonce à son projet de délocalisation de son Guichet Automatique de Billets initialement prévu dans les locaux situés face à l’église et aujourd’hui occupés par le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin. La banque reprend donc une étude pour améliorer son site actuel, sans certitude qu’un GAB soit maintenu dans le centre-bourg. Toutefois, les conseillers municipaux ont réaffirmé leur souhait de conserver ce service en soutenant, si nécessaire, le Crédit Agricole, voire en l’aidant notamment en matière d’urbanisme.

Gilles PETIT

COULON (79) : la gestion de l’éclairage public remise en question

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Pendant le couvre-feu, du 15 décembre 2020 et au 20 janvier 2021, de 20 heures à 6 heures du matin, instauré par l’Etat français dans le cadre du confinement COVID-19, la municipalité coulonnaise « souhaitait éteindre tous les éclairages publics à partir de 21 heures » dès le 15 décembre 2020. Dans un communiqué daté du 17 décembre 2020, elle annonce : « malheureusement, bien indépendamment de notre volonté, certains secteurs, notamment dans le nord de Coulon, restent allumés. La responsabilité de cette situation revient au prestataire de l’électricité qui est dans l’incapacité de procéder aux réglages demandés. » Cette incapacité se cumulant à d’autres « insatisfactions », le Conseil municipal a décidé de ne pas renouveler le contrat de maintenance ad hoc avec la société SEOLIS.

A Coulon, durant le couvre-feu national COVID-19, l’éclairage public et les illuminations de Noël devaient s’éteindre à 21 heures au lieu de minuit pour se rallumer vers six heures comme d’habitude. Photo Gilles PETIT

La commune de Coulon a renouvelé, en 2017, un contrat de maintenance nommé IRIS avec le fournisseur multi-énergie SEOLIS. Ce contrat de gestion de l’éclairage public arrivant à échéance le 31 décembre 2020, SEOLIS a fait une nouvelle proposition à la collectivité, en ajoutant qu’il convient de mettre en sécurité des équipements non conformes : armoires de commande, disjoncteurs, trappes de mât, contre une facture de 4 817,17 € TTC.

Le contrat de maintenance et d’entretien renouvelable se monte à 47 505,03 € TTC sur quatre ans, soit 11 876,25 € TTC par an. On notera que la souscription précédente, également de quatre années, affichait la somme de 45 009 € TTC. Selon l’adjoint à la maire, M. Fabrice Berjonneau : « les élus ont rencontré récemment les représentants de SEOLIS et leur ont d’abord signifié leur insatisfaction sur les délais d’intervention sur les pannes et le dysfonctionnement du réseau d’éclairage public. » Il ajoute : « les termes du contrat ne sont pas toujours respectés et il est fort onéreux par rapport aux prestations rendues. » Par exemple, la municipalité avait décidé d’éteindre l’éclairage public à 21 heures pendant le couvre-feu. Ce qui n’est réalisé que partiellement car le secteur nord ne sera pas éteint, parce que, explique M. Berjonneau, « SEOLIS nous a branchés avec les réseaux des communes voisines Saint-Rémy et Benet. Si on éteint nos lanternes, on éteint aussi Saint-Rémy et Benet. Nous avons plein d’insatisfactions comme ça. »

La maire de Coulon Anne-Sophie Guichet confie : « il faut bien réfléchir parce qu’on paie très cher un contrat juste pour changer quelques ampoules et un petit peu de matériels supplémentaires. Mais nous avons des électriciens locaux capable de le faire. Sans compter qu’on a aussi un agent technique qui a une formation en électricité. »

Lors de la réunion du Conseil municipal, le 16 décembre 2020, les élus étaient invités à ne pas renouveler ce contrat. Coulon devenant ainsi autonome comme sa voisine Magné, notamment. « Nous avons consulté les services techniques, » assure la maire, « en interne, nous avons une personne qui a une formation de base en électricité, que l’on peut aussi former, sachant que, s’il n’est pas en mesure de le faire, on pourra éventuellement démarcher un électricien local qui pourrait l’aider dans ces travaux. » De l’avis général, le coût sera moins élevé que le tarif du contrat SEOLIS. Les élus coulonnais ont aussi demandé à leurs homologues magnésiens « comment ils faisaient en gestion interne ». « Ça me semble tout à fait faisable, » reprend M. Berjonneau, « ça va nous permettre de travailler aussi sur la souplesse de la gestion car aujourd’hui, quand nous voulons éteindre un site ou changer les horaires, c’est super compliqué. On pourra gérer comme on veut pour un coût moindre. Une partie de l’éclairage est réglé par des horloges, ce qui fait que les services techniques peuvent intervenir. Mais il y a toute une partie plus moderne gérée informatiquement par SEOLIS qui a donc la main. Si on reprend la gestion, il faudra changer le système d’horloges donc il y aura une partie d’investissement au départ. Après, on voit, on teste. Si nous nous apercevons que ça ne fonctionne pas, que c’est compliqué, on pourra revenir sur notre décision. »

PHOTO : La déco 2020 réalisée par la municipalité coulonnaise Photo Gilles Petit

Des Coulonnais ont constaté que l’éclairage public dans certains secteurs, est allumé en plein jour. « On leur dit, on leur signale et ça ne bouge pas, » réagit M. Berjonneau, « on passe, on voit notre éclairage et on paie. » L’adjoint conclut « SEOLIS s’est aperçu qu’on n’était pas sur les bons fuseaux horaires, ce sont ceux des pays de l’Est dont l’Allemagne. C’est grave car ça fait plusieurs années que la commune demande à ce que ça bouge. »

Fort de ce constat, le Conseil municipal de Coulon a voté, à l’unanimité, la non-reconduction du contrat IRIS avec SEOLIS. La municipalité sera donc autonome en matière d’éclairage public dès le 1er janvier 2021.

Gilles PETIT

Le message de la commune de Coulon (79) en cette fin d’année 2020 Photo Gilles PETIT

Concernant cette publication, M. Sébastien Ferron, adjoint au maire de Magné (79), dresse ce commentaire : « On peut parfois constater une différence de traitement entre un ménage français et une municipalité chez certains prestataires de services. Il peut être intéressant de positionner un référent au sein d’une équipe municipale qui vient suivre et « éplucher » ces contrats. En général, il y a des économies à aller chercher avec un tel suivi. »

MARAIS POITEVIN : Terres d’envol, la montgolfière « trait d’union entre la terre et le rêve »

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Le commandant de bord coulonnais Yann Siméau vient de créer « Terres d’envol ». Une montgolfière qui survolera essentiellement le Marais Poitevin. Rencontre avec cet informaticien qui voulait lâcher le clavier et la souris.

Selon M. Siméau : « Moyen de communication innovant, un ballon est une machine à recevoir et à donner du plaisir. Et ça ne marche bien qu’en contact assez proche avec ses passagers. » Photo Gilles Petit

M. Yann Siméau est un normand né en 1973. « Il est un petit peu parisien et pas mal breton », dit-il. Il a suivi sa femme qui est descendue sur Niort pour des raisons professionnelles. Ce néo-maraîchin se qualifie comme « un gars normal ». Il développe : « c’est un gars qui a eu, pendant vingt ans, une carrière dans l’imagerie médicale, dans la télémédecine et des systèmes d’information de santé. Avec des projets qui vont de la prise en charge des urgences jusqu’à celle des soldats blessés sur les sites d’opérations extérieures, en passant par les enfants polyhandicapés et autistes. » A un moment donné, M. Siméau a constaté : « tu fais trop d’informatique, trop d’écran, trop de dossiers, tu es trop enfermé derrière ton bureau ». Il a fini par rebaptiser son bureau « la tour de contrôle ». Ainsi, le Coulonnais a progressivement développé le goût d’une activité professionnelle plus en extérieur. « Si je voulais créer mon entreprise, c’était le moment. Donc je me suis lancé dans ce projet », explique-t-il.

Photo Gilles Petit

Pourquoi l’aérostat ?

M. Yann Siméau : « Quand j’étais jeune, j’avais toujours un peu la tête en l’air. J’ai travaillé sur le pas de tir de la fusée Ariane à Kourou et puis, dans mes projets de télémédecine, j’ai abordé des projets notamment avec Airbus. J’ai aussi fait le concours de l’École Nationale d’Aviation Civile. A postériori, je me suis rendu compte que j’avais quelques affinités avec tout ce qui est en lien avec l’air ». Photo DR

« Et puis », ajoute-t-il, « la montgolfière est une niche, donc un métier relativement rare et assez technique. La montgolfière s’est démocratisée ces trente dernières années avec l’apparition de nouveaux matériaux qui offrent des ballons plus légers, plus performants. Et puis sur le plan réglementaire, comme ce n’était pas facile d’accès, ça me plaisait bien. »

Un rêve !

Le matin, ce rêveur voyait passer les montgolfières au dessus de son bureau installé dans le bourg de Coulon. Le soir, il les voyait encore passer. Un jour, il s’est dit « mon bureau, il faut qu’il soit là-haut. Avant de voir ces montgolfières, je n’avais pas l’idée. » Dans sa vie, Yann a souvent pris des chemins de traverse, « on trouve des embûches, mais on trouve pas mal de sujets de satisfaction. » Photo DR

Le projet !

L’entreprise Terres d’envol a démarré en 2018. L’entrepreneur s’est formé, durant un an, à l’école française d’aérostation en Forez. Son premier ballon sera un JZ, du nom des frères Jacquemot et Serge Zuin, encore appelé Zephyr Joyrider. L’aéronaute détaille : « Il s’agit d’un ballon conçu en France par la dernière société de fabrication : « les ballons Chaize ». Un ballon qui a une histoire. Donc j’ai acheté mon premier ballon, j’ai été formé et j’ai volé tout l’été en faisant du vol de loisir. J’ai eu ma licence en tout début d’année et j’ai volé pour m’aguerrir au delà de la licence et appréhender toutes les difficultés que représentent le vol dans une région souvent soumise aux entrées maritimes. » Durant ces vols de loisir, le nouveau commandant de bord a été soutenu par ses confrères voisins, les Montgolfières du Bocage, de Cerizay (79) qui volent aussi au-dessus du Marais Poitevin, de la Vendée, du site du Puy-du-Fou. . . « Il faut savoir », précise le Coulonnais, « que les sites d’envol doivent être homologués par la préfecture. Les Montgolfères du Bocage m’ont aidé en m’offrant leurs sites d’envol. Ce qui m’a permis de mieux appréhender le vol dans le Marais Poitevin, pas seulement au départ de Coulon, mais aussi sur les vents d’ouest au départ de Vix, de Damvix ou de Courçon. »

Les montgolfières du Bocage (au premier plan) et Terres d’envol organisent des vols communs au départ de la Vendée. Photo Gilles Petit

La montgolfière !

Chauffée au Propane, l’enveloppe est haute comme un immeuble de six étages, soit plus de vingt mètres de haut et vingt mètres de diamètre pour un volume total de 3.600 mètres/cube d’air chaud. La nacelle en osier est à taille familiale, soit quatre passagers seulement en plus du pilote. En moyenne, le vol se déroule plutôt à trois passagers. La machine consomme par vol autour de 40 kg de Propane. « C’est une petite consommation », assure M. Yann Siméau, lequel a entrepris « une démarche responsable de compensation carbone, vis-à-vis de l’environnement. »

Le « voyage » !

En été, il faut sortir le matériel (le ballon, la nacelle, le véhicule 4X4), entre quatre à six heures du matin, afin de décoller au lever du jour depuis l’un des sites d’envol, sites définis par « le vent météo » et les espaces que les passagers souhaitent survoler dans le Marais Poitevin.

On l’a dit, en organisant ces vols, M. Yann Siméau projette de « faire découvrir le Marais Poitevin en aérostat et profiter à la fois de la magie de la montgolfière », en jouant avec l’altitude. « Dans un premier temps », conclut M. Siméau, « c’est l’émerveillement lors des vols du matin. On a des lumières rasantes ; des brumes au sol. On voit beaucoup de gibier, des chevreuils, des lièvres, ça bouge un peu partout sous la nacelle parce que les brûleurs ont tendance à les déloger. Ensuite, les passagers essaient de se repérer. Je peux répondre à leurs questions car j’ai été initié par M. Richard Joseph, animateur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin. »

La saison officielle des vols en montgolfière se déroule entre Pâques et Toussaint, sous réserve que les contraintes sanitaires soient levées en 2021. Contact : Montgolfière Terres d’envol, www.terres-denvol.fr, courriel : info@terres-denvol.fr, tel : 06 65 09 49 92


Gilles PETIT

M. Yann Siméau, gérant de Terres d’Envol : « Ce que j’aimerais bien, c’est trouver un équipier qui pourrait s’épanouir, voire évoluer d’une façon ou d’une autre au sein de l’entreprise. Qui souhaiterait s’investir d’une façon durable ! » Photo Gilles Petit

MARAIS POITEVIN : Les ralentisseurs arrivent à Coulon (79)

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Vos voitures roulent trop vite devant chez nous ! Nos voitures roulent trop vite devant chez vous ! Comment faire pour ralentir vos/nos voitures en agglomération ? « Installer des ralentisseurs », répondrait Monsieur de La Palisse, Jacques II de Chabannes de La Palice. Aujourd’hui, dos d’âne, chicanes, coussins berlinois, plateaux, écluses . . . on en trouve partout. Un coup d’œil aux nouveaux aménagements en cours à Coulon (79).

Construit à Coulon, ce ralentisseur aux normes se fond dans l’environnement. Photo Gilles PETIT

Vous avez peut-être entendu parler pour votre commune d’un « Plan d’Accessibilité de la Voirie et des Espaces Publics » (PAVE). Il s’agit d’une étude, confiée à un cabinet spécialisé, lequel dresse « la définition des priorités d’actions » sur un territoire communal, fixant des préconisations, des priorités en matière de sécurité, et même un budget.

Par exemple, à Coulon (79) dans le Marais Poitevin, le PAVE a été confié au cabinet d’études AGORACITES qui a rendu sa copie en . . .  septembre 2014. A l’époque, les élus locaux signalaient : « Au niveau de la sécurité routière, on a un document, le PAVE, dans lequel toute la commune a été reprise, en terme de circulation, d’aménagement pour handicapés. Des préconisations ont été faites dans toutes les parties de la commune. Il convient de travailler dessus pour revoir tout ce flux, sécuriser la circulation piétonne, la rendre accessible aux personnes à mobilité réduite. »

« Les ralentisseurs arrivent » à Coulon

Les départementales D1 et D123, qui se croisent dans le bourg de Coulon, posent problème. Les ralentisseurs arrivent, les travaux ont débuté. Il a fallu du temps pour faire aboutir le projet. Enfin celui-ci a été validé avec l’accord de subventions. Il en coutera 250 000 € TTC à la commune qui va toucher 80% de subventions sur l’investissement total. Sont concernés, le tronçon des feux tricolores vers le village de Glandes, un carrefour route de la Gare, le parking Gilbert-Tessont, les hameaux de La Roche-Avane et Roche-Neuve et le lieu-dit La Chagnée. « Il s’agit de marquer les entrées du bourg de Coulon de manière à forcer le ralentissement des véhicules. Pour la partie qui vient du pont de la Sèvre Niortaise jusqu’aux feux de signalisation, on n’a pas prévu de ralentisseurs ici car c’est un travail qui doit être fait avec la commune voisine de Magné, le rond-point de La-Repentie étant situé à Magné. Par ailleurs, la voie qui s’allonge de La-Repentie au village de Glandes est considérée en agglomération. Quant au parking Gilbert-Tessont, les travaux ont débuté durant les vacances scolaires de la Toussaint, afin de sécuriser l’accès aux écoles. »

Parmi les communes proches de Coulon, à Bessines certains projets ont été testés sur site en présence des riverains concernés avant réalisation définitive. Même si les aménagements réalisés peuvent être une contrainte pour certains, ils sont, semble-t-il, appréciés par les riverains concernés qui constatent une amélioration. Et quelles contraintes ?!?! Depuis les mandatures précédentes, Bessines a fait fort, très fort, en systèmes de ralentissement routier, pas vraiment aux normes. Les très nombreux usagers qui traversent le village sont soumis à rude épreuve. Mais ça ne suffit pas, dit-on. Photo Gilles Petit

Quant au village de La-Garette, deux séries de coussins berlinois en béton avaient été posées. L’une d’elles vient d’être enlevée car un coussin se cassait. Ici, on suppute que la distance avec l’autre série était probablement inférieure aux 150 mètres maxi réglementaires, et que la chaussée n’est pas assez large pour accueillir un couple de coussins. En effet, les coussins sont destinés à ralentir uniquement les voitures, pas les autres usagers. Il en va de la sécurité des deux-roues, mais aussi, des poids lourds, des ensembles agricoles et des autocars . . . qui doivent pouvoir placer leurs roues de chaque côté d’un coussin. Les habitants voisins peuvent témoigner qu’il n’en est rien tant le bruit et les vibrations sont importants. Photo Gilles Petit

Autre exemple, la commune de Sansais – La-Garette. La traversée du village de Sansais pose problème, en particulier devant le groupe mairie-écoles-local de santé. Sur ce petit bout de route départementale tout en virages, voici quelques années, un système de comptage a enregistré un véhicule roulant à près de 120 km/h. Une vitesse « criminelle ». Les aménagements réalisés par le département et les municipalités qui se sont succédé jusqu’à maintenant semblent porter leurs fruits. En revanche, dans ce même village, un autre aménagement ne fait guère l’unanimité au carrefour de deux routes départementales : le plateau ralentisseur est vraiment trop surélevé, faisant « retomber » brutalement les véhicules sur le bitume d’origine. Photo Gilles Petit

Constatations similaires à Saint-Rémy. Au cœur de ce village tortueux, deux couples de coussins sont installés dans une légère courbe en S (un ralentisseur ne peut être placé que sur une ligne droite) sur une voie trop étroite. De plus, l’entrée sud du village « bénéficie » d’un rétrécissement affublé d’un coussin. Ici, les usagers subissent la double peine.

Selon Fabrice Berjonneau, adjoint au maire de Coulon, « Sur la commune, nous avons des travaux qui sont terminés, et des travaux en cours. Il s’agit d’aménagements de sécurité routière destinés à faire ralentir les gens. Sur la route départementale 123, aux passages dans l’agglomération de La Roche-Avane et le lieu-dit Roche-Neuve, les travaux sont quasiment terminés puisque il n’y a plus que des panneaux provisoires en l’attente de l’installation des définitifs. »

Le lieu-dit Roche-Neuve a désormais un rétrécissement de chaussée avec une priorité pour les véhicules qui sortent de l’agglomération, même installation à La Roche-Avane à quelques mètres sur cette même D123.
Ici, cette écluse, qui semble bien étroite, est située en sortie de courbe dans une zone qui n’est pas à 30 km/h.
Photo Gilles Petit

« Pour être conforme au code de la route, » précise l’adjoint, « nous sommes contraints d’englober tout ça en une seule agglomération. On aurait pu faire deux agglomérations mais ça nous obligeait à multiplier les panneaux d’entrées, de sorties, deux fois. L’axe qui traverse ce lieu-dit et l’agglomération actuelle se nommant la Route des Deux Roches, le nom est tout trouvé. Il suffit d’appeler cette agglomération « Les Deux Roches » en précisant qu’elle est située sur la commune de Coulon. Englobant les deux Roches, nous apposerons de petits panneaux qui rappelleront l’identité de ces deux villages. Le fait d’augmenter l’agglomération limite la vitesse à 50 km/h obligatoire par rapport aux installations. »

L’entrée d’agglomération va se situer, en descendant de la route de Nantes à l’entrée de La Roche-Avane, la sortie se fera juste après le panneau de sortie du lieu-dit Roche-Neuve au niveau d’un transformateur électrique. Et vice-versa.

M. Bergonneau poursuit : « cette route est très passagère et on l’utilise pour aller travailler surtout dans le nord de l’agglomération de Niort. Il faut absolument protéger la vie. Un dos d’âne, c’est bruyant et en plus ça abime le véhicule. » Bien évidemment. Cependant, ce type d’écluse n’est guère recommandé pour réguler le trafic pendulaire. En géographie sociale, la mobilité pendulaire, appelé aussi trafic pendulaire ou mobilité alternante, désigne les déplacements quotidiens de la population ayant pour motifs le travail et/ou les études.

Les pouvoirs publics ont le devoir d’entretenir leur voirie. Elles font de belles réalisations . . .

puis installent des obstacles ?!?!

Photo Gilles Petit

Un ralentisseur, qu’est-ce donc ?!?!

Le ralentisseur est devenu l’aménagement de voirie privilégié des municipalités pour favoriser le respect des limitations de vitesse. Pour autant, ils ne doivent ni constituer des obstacles dangereux pour l’usager, ni constituer une gêne excessive lorsque ce dernier respecte la vitesse autorisée ! (association 40 millions d’automobilistes)

Selon des usagers, un ralentisseur, c’est un plan carbone catastrophique, un mal de dos, l’éblouissement par les phares projetés en l’air, le bruit pour les riverains dont les changements de vitesse au niveau des rampes d’extrémité du plateau, des voitures devenues trop confortables avec, pour certaines, des suspensions absorbant les dos d’âne. Leur présence n’est pas toujours adaptée au gabarit des véhicules agricoles et aux poids lourds. D’autre part certaines communes se plaignent des nuisances sonores que les ralentisseurs génèrent à proximité des habitations.

Document Conseil départemental 79 : Tableau du trafic routier journalier enregistré en 2018

Une écluse ?!

Écluse simple avec rétrécissement axial limitée aux voies supportant un trafic modéré (< 2 000 véhicules/jour) ; une largeur de voie d’environ 2,90 m à 3,50 m ;

• Efficacité limitée en dehors des heures d’affluence ;

• À implanter de préférence dans des zones fortement urbanisées ;

• Nécessite une bonne visibilité sur l’aménagement pour éviter tout effet de surprise

Le trafic passe donc de façon alternée, soit de manière non définie (le premier qui se présente passe), soit en général en donnant priorité à un sens (panneau C18 carré bleu), tandis qu’à l’autre sens est attribué le panneau rond cerclé de rouge (B15).

La vitesse doit être limitée à 30 km/h.

Le by-pass cycliste est fortement recommandé.

Ce type d’aménagement n’est pas décrit dans le Code de la route mais il peut être réalisé à partir de la signalisation routière réglementaire.

(sources Sécurité routière et preco-amenagement-securite-en-agglo-janv2017)

Gilles PETIT

COULON : Nécrologie Madeleine RIBREAU

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Née Jaulin, Madeleine Ribreau vient de décéder à l’âge de 93 ans. Elle a ainsi rejoint son époux disparu en avril 2004. Durant trente ans, le couple avait accueilli les Maraîchins, dont probablement tous les Coulonnais, dans leur bar à l’enseigne Le Nénuphar, situé place de l’Eglise à Coulon (Deux-Sèvres).

Paul et Madeleine RIBREAU en juin 1994 Photo Gilles PETIT

Dans un article dédié à leur établissement, L’atelier Histoire et Patrimoine, un collectif membre du Centre Social et Culturel du Marais de Coulon, retrace la genèse de leur établissement, notamment cet extrait : En 1910, M. Albert Soulisse achète un bar Le Terminus, idéalement situé sur la place de l’Eglise à Coulon. Vers 1940, M. Ribreau, père, achète l’immeuble. Vers la fin de la guerre, il devint un café tenu par les parents Ribreau, puis par leur fils Paul et leur belle-fille Madeleine. Enfin, le 25 décembre 1960, Madeleine crée son entreprise individuelle, sous le nom Le Nénuphar, spécialisée dans le secteur d’activité des débits de boissons (sans spectacle). Ce bar apparaît dans L’inspecteur Cadavre, un téléfilm français de Michel Drach, avec Jean Richard dans le rôle du Commissaire Maigret, tourné en grande partie à Coulon et diffusé en 1968.

Le Nénuphar ayant fermé le 31 décembre 1990, le bâtiment est devenu le domicile privé de Paul et Madeleine Ribreau.

Gilles PETIT

Un mot de MARINETTE BOISSELIER :

Que de souvenirs effectivement au nénuphar !
Madeleine savait être accueillante pour ses clients ,c’était le lieu de rencontres apprécié par tous ,sportifs,commerciaux,et habitants du village
moi à l’époque je travaillais à l’agence du crédit agricole de Coulon et le samedi à la fermeture d e l’agence à 13h nous nous retrouvions avec les collègues de Magné ,Niort saint Florent,Niort Halles pour finir la semaine ensemble et Madeleine servait les pastis (souvent nombreux) moi je les comptais
Le jeudi aussi nous avions une tradition avec Madeleine ,nous mangions le gâteau dans sa cuisine personnelle après le repas de midi avant de retourner travailler ,un moment très apprécié que je n’oublierais jamais ,nous étions « en famille »

La vie passe si vite,en cette période difficile que nous traversons profitons de petits moments de plaisir comme ceux là et soyons solidaires
repose en paix Madeleine,je ne t’oublierai pas

La vie rêvée d’un correspondant de presse dans la PQR

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La vie d’un correspondant au service de la Presse Quotidienne Régionale (PQR) n’est pas un long fleuve tranquille. Entre relations sociales, d’un côté, et relations éditoriales, de l’autre, son cœur chavire. Récit d’une histoire vraie.

Correspondant de presse, c’est aussi participer à la semaine de la presse. Ici, en 1996, des élèves du collège de Fontenay-Rohan-Rohan préparent un article concernant mes activités au Courrier de l’Ouest. Photo prise par un élève du collège

Il était une fois, en 1982, un jeune homme qui se marie avec une Coulonnaise. Le couple s’installe à Coulon, une commune des Deux-Sèvres dans le Marais Poitevin. Il y a donc près de quarante ans, les jeunes mariés ont reçu gratuitement les deux journaux-quotidiens locaux, à savoir les éditions écrites deux-sévriennes de « La Nouvelle République du Centre-Ouest » et du « Courrier de l’Ouest ».

Il se trouve que je [pour la première fois, et peut-être l’unique fois de ma carrière, j’écris un texte à la première personne du singulier] fréquentais activement des associations coulonnaises et que j’assistais régulièrement aux réunions mensuelles du Conseil municipal local en simple auditeur.

A l’issue de six mois de lecture gratuite, avec mon épouse nous avons décidé de choisir un journal, un seul, ce sera le Courrier de l’Ouest (CO), en acceptant l’offre d’abonnement « très avantageuse ». On notera que l’offre concurrente était aussi alléchante.

Correspondant de presse, c’est aussi suivre des travaux, de A à Z (ici de mars à juillet 1994). Photos : Gilles PETIT (Déplacez le curseur pour comparer les photos)

Là où le bât blesse, c’est que nous avions peu d’articles à lire en rubrique Coulon. Pourtant, je savais que les sujets ne manquaient pas car je les vivais.

Piqué par je-ne-sais-quelle-puce, un jour, il me vint l’idée d’adresser un mot au CO de Niort. Je ne connaissais personne à cette rédaction. Dans cette bafouille, j’expliquais mon désarroi de ne rien lire sur Coulon. Tout simplement.

La réponse ne s’est pas fait attendre. Un appel téléphonique du directeur du CO Niort m’invite à visiter sa rédaction. J’ai ainsi découvert l’univers de cette mystérieuse presse. Cette excursion s’est achevée dans le bureau du directeur. Après avoir tourné autour du pot, en me complimentant, notamment, pour la « qualité de ma lettre », ce monsieur m’a proposé le poste de correspondant local pour la commune de Coulon. Après quelques jours de réflexion, fort de l’accord de la correspondante « sortante » et de la garantie d’être épaulé par la rédaction, j’ai accepté la fonction. Une fonction que j’ai pris trop à cœur. L’absence de contrat d’engagement ou de travail aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

Je me mets donc au travail en marge de mon activité professionnelle. Et ça marche bien, trop bien et trop vite. Peu à peu les sollicitations pleuvent, les sujets débordent, la rédaction me suit et m’encourage. A cette époque, l’actualité s’est aussi emballée dans le Marais mouillé, à l’image de la création d’une communauté de trois communes, l’ouverture d’un important Centre socio-culturel, l’installation de plusieurs syndicats intercommunaux à vocation unique, la mise en route d’un vaste plan de travaux, dit Grands Travaux, lancé et inauguré par M. Mitterrand, président de la République Française, une terrible tempête, et autres grosses initiatives que ne pouvait passer sous silence un représentant de la presse locale.

Logiquement, beaucoup de sujets sortaient de l’unique commune de Coulon car communs à plusieurs municipalités ou structures siégeant dans des localités alentours. De plus, l’un après l’autre, mes collègues correspondants se sont progressivement appuyés sur mes connaissances et le suivi des affaires maraîchines. Au point que, d’une suppléance, je suis devenu titulaire pour le CO sur les communes de Coulon, Magné, Bessines, Sansais – La-Garette et ponctuellement Le-Vanneau – Irleau, Arçais, Saint-Georges-de-Rex et Amuré. Des sujets m’appelaient aussi dans la ville de Niort et au niveau départemental.

Les journalistes de la rédaction m’ont alors suivi, conseillé et sollicité pour couvrir divers sujets. Il y avait toutefois quelques accrocs, notamment, quand l’un d’eux venait sur mon « territoire », sans m’en informer, s’occuper d’un sujet sur lequel j’étais déjà présent. Un gâchis de temps et d’énergie.

Dans une rédaction, il y a aussi des secrétaires de rédaction (SR). Là, nos relations se sont petit à petit tendues et sont allées crescendo. Pour mes articles publiés en pages niortaises, départementales et magazines inter-éditions, pas de soucis, je retrouvais l’intégralité des textes que j’avais rédigés. Ici les textes et les crédits photo étaient signés de mon nom. Il faut savoir que l’écriture et la mise en forme de chaque article prend plus d’une heure, voire jusqu’à trois heures pour les plus complexes. Ceci en plus du temps de présence sur le lieu dans lequel se déroulait le sujet traité. Il n’y avait pas d’informatique à cette époque pour les correspondants.

Un correspondant de presse fait aussi des photos qui n’illustreront jamais d’articles.

En pages locales, à ma grande surprise, des titres étaient changés, des paragraphes entiers et/ou des phrases manquaient ou étaient réécrits, rendant des articles incompréhensibles. Je découvrais des mots que je n’employais jamais, un mot pour un autre, des fautes d’orthographe ou grammaticales que j’évitais, quand ce n’était pas un problème de photographies. A la rédaction, ils disaient que ces modifications étaient normales. Des acteurs de l’actualité ont commencé à me faire des reproches, voire à mettre en doute mes compétences. C’est particulièrement désagréable d’être réveillé par la sonnerie du téléphone très tôt le matin par la faute d’une rédaction. Certes, les lecteurs du CO avaient des informations sur leur commune, mais ils ne s’y reconnaissaient plus vraiment. Ils ignorent l’existence des SR. Toutefois, j’ai aussi reçu des aides et de précieuses facilités de la part des Maraîchins. Ainsi, j’ouvrais fréquemment ma boîte à lettres chaque jour en quête des nombreux messages déposés à n’importe quelle heure.

Alors que, au début des années 2000, la rédaction m’a équipé d’un matériel informatique performant (ordinateur, appareil photo et liaison directe avec Niort), ce qui me dispensait d’acheminer papiers et pellicules photo par la route, la pression est montée jusqu’à ce qu’on m’accuse de trop produire. Il est vrai que, lors d’un entretien avec des élèves de Cours élémentaires dans le cadre de la semaine de la presse (des enfants et des jeunes étudient la presse, tous les jours ou presque, dans leurs établissements scolaires), il m’a été posé la question « surprise » : « combien écrivez-vous d’articles par an pour le CO ? » Je ne savais pas. Rentré chez moi, j’ai vérifié et j’ai comptabilisé une moyenne annuelle de 600 textes publiés les trois années précédentes. Sans compter les articles non publiés car il y en a eu.

Pendant mes onze années d’activité pour le CO, je suis devenu intervenant dans l’édition. Journaliste indépendant, j’étais donc correspondant PQR, intervenant pour des hebdomadaires et divers magazines, rédacteur au service d’auteurs de livres ou revues liées au tourisme . . . tout en développant des interventions dans le milieu du spectacle et de la vidéo. Bref, j’étais désormais professionnel.

Un correspondant de presse s’investit dans le jeu médiatique. Photo Antoinette PETIT

Un professionnel doit être exigeant. Ma crédibilité était mise en cause. Un CLP cumule aussi les fonctions de représentant de commerce au profit de la PQR. J’ai créé des partenariats CO avec diverses organisations festives et sportives dont il reste au moins aujourd’hui le Rallye canoë-kayak du Marais au départ de Coulon. J’offrais des bonus en informant vraiment les lecteurs, respectant la déontologie du métier. Je contribuais amplement à garantir le chiffre d’affaires de la rédaction (contre de maigres honoraires basés sur un système à points).

Un correspondant de presse assure aussi …
… une fonction de représentation Photos DR

Enfin, j’ajoute qu’un auteur est propriétaire de ses textes. Ici, on parle de propriétés intellectuelle et littéraire. En fait, selon l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle), « le droit d’auteur insiste sur le lien fort qui existe entre l’auteur et son œuvre. Dans la conception du droit d’auteur, il existe un lien inaliénable, imprescriptible et perpétuel entre l’auteur et sa création, dans la mesure où l’œuvre est considérée comme consubstantielle à son auteur. C’est ce que l’on appelle le droit moral de l’auteur sur son œuvre. L’œuvre est donc protégée à partir du jour où elle a été réalisée. Un auteur ne peut pas céder ce droit à un tiers. Il est à ce titre inaliénable. »

Alors, que penser d’une entreprise commerciale qui enrôle des gens sous le statut de correspondants de presse sans aucun contrat de travail écrit et signé par les deux parties. Elle met en avant la loi du 27 janvier 1987, modifiée par la loi du 27 janvier 1993, précisée par les circulaires du 1er décembre 1993 et du 22 février 1994, qui définit le statut de CLP. Le droit du travail est alors bafoué.

Les articles rédigés par les CLP sont des œuvres intellectuelles qui n’appartiennent pas aux entreprises de presse, même si celles-ci les publient. Le droit d’auteur supplantant l’article 10 de la loi n° 87-39 du 27 janvier 1987 portant diverses mesures d’ordre social, les textes et photographies doivent être publiés en intégralité. Sauf consentement de l’auteur. Pour ma part, je n’ai jamais donné mon accord. Mes courriers de protestation adressés au CO en attestent.

En citant le code du travail, la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels [CCIJP] souligne : « Est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques, ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources ». « Et c’est la seule définition qui vaille », assure Maître Delphine Meillet, avocate en droit de la presse, dans L’Express du .  

Gilles PETIT

Collectif Bassines Non Merci : « C’est l’agriculture Shadok » selon José Bové

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Organisée à Epannes (Deux-Sèvres) dimanche 11 octobre 2020 par le collectif Bassines Non Merci (BNM), la manifestation contre les projets de 16 retenues d’eau, destinées à l’irrigation, a rassemblé près de 3 000 personnes menées par des politiques dont José Bové, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Benoit Biteau, Nicolas Thierry, Philippe Poutou, Dominique Mallet . . .

Coordinateur de cette journée, le porte-paroles du collectif BNM, M. Julien Le Guet, s’émeut « Ça fait très chaud au cœur de voir tous ces gens venus de loin pour certains. Quand on a su, il y a deux semaines, que Yannick venait, que Jean-Luc venait, que Philippe venait, on s’est dit wouah ! Ça répond présents. »

Photo Gilles PETIT

Devant un parterre de journalistes TV, radio, papier, régionaux et nationaux, M. Le Guet a expliqué que « BNM est un collectif qui regroupe aussi bien des organisations politiques, des organisations syndicales, également des associations de protection de la nature, de consommateurs, des syndicats agricoles dont la Confédération Paysanne ». Il a poursuivi : « A l’annonce de cette ultime bataille, on a demandé à toutes ces organisations d’aller chercher leurs porte-paroles nationaux pour donner la visibilité maximale à cette journée qu’on espère historique et décisive dans la lutte contre les projets de bassines. Vous avez répondu à l’appel, nous vous remercions très chaleureusement au nom de tout le collectif des habitants du Marais. »

  • Le porte-paroles ajoute : « Pourquoi cette journée doit être décisive ? Parce que ce dossier des bassines dure depuis quinze ans sur le Marais Poitevin. On savait que des bassines arriveraient. Le décollage a eu lieu il y a trois ans avec une enquête publique où déjà, à l’époque, de très nombreux citoyens s’étaient élevés pour dire leur opposition à ce projet là. Et ça fait trois ans que ce collectif résiste et fait repousser les échéances, ce qui fait que les décideurs et les financeurs reculent et, aujourd’hui, malheureusement, on peut constater que le processus s’accélère puisqu’on nous annonce demain [lundi 12 octobre 2020] une réunion de la commission des financements de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne devant fixer la première tranche du financement de ces projets.

Également, dans les mois qui viennent, M. Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine va devoir trancher, s’il finance ce projet immonde ou s’il rétropédale. On parle souvent de cette lutte comme la guerre de l’eau, ce n’est pas la guerre, il n’y a pas de violence jusqu’à maintenant. Par contre, il y a un climat aujourd’hui dans ce territoire. Ce n’est pas la guerre nucléaire mais il y a un bouton. Il y a une personne qui peut appuyer dessus, c’est M. Rousset. M. Rousset envisage de faire distribuer des fonds européens (FEADER : Fonds européens agricoles pour le développement rural) pour financer à hauteur de 15 M€ ces projets de bassines. Ces bassines, c’est 70 % d’argent public, pour ces 16 premières bassines, à savoir 60 M€. On est en train de se rendre compte que le taux de financement public serait plus important car il s’agirait que les 30% restant aux exploitants soient portés par une CUMA (Coopérative d’utilisation de matériels agricoles) qui bénéficierait même de fonds européens. »

« Voilà pourquoi aujourd’hui on doit être très nombreux pour envoyer un message très fort à M. Rousset et à l’Agence de l’eau. Ici sur ce territoire, les citoyens ne veulent pas de bassines. Et si les citoyens se battent, c’est pas seulement pour sauver leurs petits carrés et sauvegarder le Marais Poitevin, c’est un enjeu national, voire européen car, si les bassines passent ici, malheureusement elles passeront ailleurs, » conclut M. Julien Le Guet, assis aux côtés des nombreux partenaires de l’opération.

Depuis le début, BNM dit : « face à ce type de projet, la désobéissance civile se justifie à 100%. On a déjà installé une ZAD [Zone à défendre] quand le projet devait se faire, en octobre dernier à proximité de Mauzé-sur-Le-Mignon. S’il faut refaire une ZAD et en appeler à d’autres modalités d’actions évidemment toujours non violentes et toujours dans le respect humain et d’aménagement du territoire.« 

M. Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie : « Ce combat contre ce projet absurde, c’est d’abord le combat des paysans. Les paysans, comme les pêcheurs, comme les apiculteurs, sont les travailleurs de la nature. Et on ne préservera pas la nature sans les travailleurs de la nature. Cette prédation insupportable autour d’un bien commun, c’est le combat des paysans, c’est le combat des écologistes, c’est le combat des citoyens.

M. Benoit Biteau, agriculteur, député écologiste au Parlement européen : « Nous ne sommes pas contre l’irrigation, nous ne sommes pas contre le stockage de l’eau. On travaille actuellement sur des projets qui ne concernent que 10% des agriculteurs et on engage beaucoup d’argent public. On est pour le partage de l’eau. »

Philippe Poutou, porte paroles du NPA Bordeaux en luttes, militant CGT : « Ce qui est important, c’est la lutte par en bas. Contre des projets nuisibles et destructeurs. Il ne faut pas lâcher car c’est notre vie, c’est notre intérêt. Il faut changer le rapport de force. Des gens qui se moquent du collectif. »

M. Dominique Mallet : « La Confédération paysanne, par les pratiques de ses paysans qui sont en agriculture paysanne, montre que l’on peut vivre différemment, qu’on peut produire différemment, qu’on peut économiser l’eau énormément car il y en a besoin. L’eau devient de plus en plus rare. Expliquons les choses. Changeons le système. »

M. Nicolas Thierry, vice-président du Conseil régional Nouvelle-Aquitaine, écologiste : « Il n’y a pas que M. Rousset au Conseil régional. Les écologistes ne sont pas contre l’agriculture, nous sommes contre un certain modèle agricole qui, aujourd’hui, est incompatible avec l’avenir et surtout qui a vidé les campagnes du monde paysan. » Il a ajouté : « Filer 15 M€ dans un puits sans fond. »

M. José Bové, ancien syndicaliste paysan et député européen : « C’est le pays de l’absurdie. Pas une haie, des champs de maïs, des champs à perte de vue. Sur quelques endroits, des porcheries industrielles, des méthaniseurs. Puis vous repassez dans un autre champ, et là c’est des cultures dédiées pour mettre dans les méthaniseurs, parce que la merde liquide ne suffit pas pour faire du gaz. On est en train de construire un monde de cinglés. Comme si ça ne suffit pas, quelques privés, quelques agro-industriels pensent que plutôt que de garder l’eau sous terre pour avoir un bien commun qui se régule et sur lequel on puisse prendre une petite partie pour faire une irrigation et que chacun en profite, eh bien non, ils disent : on va sortir l’eau de sous la terre, on va la grimper et on va la stocker dessus. Déjà il faut être cinglé.« 

M. Bové précise : « Parce qu’on a un château d’eau qui s’étale jusqu’à la mer. Au lieu de le laisser dessous, on le pompe pour le mettre en haut. Donc, je dirais que ces agro-industriels me font penser à une vieille série TV les Shadok [Cette série relate les différentes histoires et mésaventures des Shadok, des êtres anthropomorphes à l’apparence d’oiseaux rondouillards possédant de longues pattes et de petites ailes ridicules NDLR]. C’est l’agriculture Shadok. Ça s’est terminé très mal pour les Shadoks, car à force de pomper, repomper, repomper, ils ne pensaient plus qu’à pomper dans tous les sens. Ils ne savaient plus ce qu’ils faisaient. On va pomper pour monter l’eau, puis pomper pour l’amener dans les champs, puis ensuite on pompera ce qu’il y a dans les champs pour les mettre dans les bateaux et on va exporter encore du maïs. Mais pourquoi est-on dans ce modèle, parce que c’est un modèle global. En menant ce combat local, on mène un combat global, il ne faut jamais oublier. C’est un combat essentiel pour l’avenir de l’humanité. Donc, on se retrouve dans un monde qui tourne sur lui-même dans un modèle qui n’a aucun avenir. Comme c’est souvent le cas en agriculture, on mutualise les dettes et on privatise les bénéfices et donc les subventions agricoles. »

M. Jean-luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône, président du groupe La France Insoumise à l’Assemblée Nationale : « Quelque chose est en train de se produire. La meilleure réserve, ce n’est pas la bassine, c’est le sol lui-même. C’est le cycle tout entier de l’eau qu’il faut prendre en compte. Dès lors que c’est un bien commun, personne n’a le droit de se l’approprier sans que la collectivité ait donné son mot. Ça veut dire que dans ce pays la totalité de l’eau doit être collectivisée; sa surveillance et la vigilance à son sujet être remise aux syndicats de communes et aux syndicats de bassins versants qui sont en état de contrôler l’usage qu’on en fait. Que la révolution citoyenne redonne le pouvoir sur les biens communs. »

Les participants à cette manifestation se sont régalés auprès de sept compagnies du spectacle dont l’Homme-debout avec Lili sa géante d’osier, le duo burlesque Dago Dagault et Dick Johnson, le Compagnie Opus, la chorale « Les Voleurs d’eau », le Cri du Chapeau, ainsi que la Fanfare sociale de La-Rochelle. « La culture dans la lutte ! » prévient M. Julien Le Guet.

Gilles PETIT

Photo Gilles PETIT
Lili a montré la voie Photo Gilles PETIT
Lili a montré la voie Photo Gilles PETIT

*MARAIS POITEVIN : le « nouveau » policier municipal de Coulon (79) est déjà reparti.

Publié le

Arrivé à Coulon (Deux-Sèvres) le 1er mars 2018, le policier municipal « nouveau » est reparti le 1er septembre 2020. Les élus locaux attendent un troisième.

A Coulon, les policiers se suivent mais ne se ressemblent pas. En mars 2018, nous écrivions : « Après une période d’adaptation, M. Fauchez risque de s’ennuyer à Coulon. ». Il ne sera resté que vingt-neuf mois durant lesquels la population n’a toujours pas compris l’intérêt d’un tel poste dans leur petite commune.

Pour rappel, à l’issue d’une laborieuse première expérience de Police municipale, le premier agent en poste à Coulon avait démissionné en juin 2017.

 A l’issue de la réunion du Conseil municipal du 9 juillet 2020, pour la première fois dans l’histoire de la localité, des Coulonnais ont participé au «quart d’heure citoyen» sous forme de questions – réponses. A cette occasion, M. Patrice Huleux a posé aux élus LA question qui brûlait les lèvres de presque tous les autochtones : « avoir des précisions sur la fonction du policier municipal, sa rémunération, ses horaires, son emploi du temps, ses attributions, le coût de fonctionnement du service et l’utilité de ce poste sur la commune. »

Quid des compétences d’un policier municipal ?

L’adjoint au maire, délégué à la sécurité, M. Fabrice Berjonneau, a répondu : « la réglementation interdit de divulguer les données à caractère privé concernant les agents de la collectivité, dont leur rémunération. » Nous n’avons pas connaissance d’une telle réglementation, si ce n’est l’usage. En revanche, il n’y a pas de confidentialité dans les finances publiques, car tout est. . . public. Il devait donc donner le montant de la ligne du budget consacré au poste de police municipale. Désormais, avec ce second départ, le Conseil devra clairement rendre des comptes aux habitants lors de la prochaine session budgétaire.

Dans notre article publié en 2018, nous signalions : Selon la Gazette, le journal des communes, départements et régions de France, la rémunération des agents de Police municipale a été revalorisée au 1er janvier 2017 (décret n°2017-398 du 24 mars 2017). Ainsi, le « traitement indiciaire brut mensuel (montants indicatifs) des grades brigadiers chef principal et chef de service de Police municipale est porté, au 1er février 2017, de 1 537 euros environ en début de carrière à 2 310 euros environ en fin de carrière (échelon spécial, chef de service). » De plus, de nouvelles « bonifications indiciaires » peuvent être perçues, ainsi qu’une participation récente au « régime indemnitaire ».

Pour qu’il assure ses fonctions, il a fallu acheter (1 000 €, plus de 180 000 km) et équiper une voiture diesel du matériel réglementaire, à savoir, une rampe lumineuse, des avertisseurs sonores et la sérigraphie « Police municipale ». Le coût de cet équipement était de 4 710 euros. Il convenait d’ajouter la main d’œuvre pour l’installation et la participation à l’armement du policier, à hauteur de 2 500 euros, afin que ce dernier conserve son habilitation de port d’arme, durant son passage à Coulon. Enfin, qui dit arme dit protection, pour 300 euros, les Coulonnais ont aidé à l’achat d’un gilet pare-balles (valeur 550 euros).

L’adjoint au maire a dressé une longue et insipide liste de tâches revenant au policier en poste : « En ce qui concerne ses horaires de travail et son emploi du temps, il occupe un poste à temps complet avec des horaires de travail différenciés hiver/été. La communication de son emploi du temps précis et de ses horaires de travail n’est pas souhaitable pour maintenir «un effet de surprise» quant à sa présence sur la commune. Ses attributions sont très larges. Elles comprennent des missions judiciaires et sécuritaires dont le maintien de l’ordre, la surveillance du territoire, la circulation et le stationnement, l’application des arrêtés du maire, la surveillance des manifestations, la police de l’urbanisme (contrôle des déclarations, autorisations, travaux, affichages . . .), la police de l’environnement (règlements relatifs au classement «site classé du Marais Poitevin», Natura 2000, Parc Naturel Régional), les chiens dangereux, les enquêtes de proximité . . . Il intervient également pour les opérations funéraires, il gère et surveille les occupations du domaine public y compris les autorisations fluviales, il intervient pour la surveillance et la gestion de l’aire de camping-cars. Il est responsable administrativement du Plan Communal de Sauvegarde, des dossiers accessibilité et de la sécurité des établissements recevant du public . . . Enfin, quant à son utilité, non seulement ce poste est indispensable dans une commune telle que Coulon mais l’extension du service serait souhaitable peut-être en partenariat avec les communes voisines. »

Ce monsieur devait être très occupé alors que les Coulonnais le croisaient peu sur le terrain, semble-t-il.

En bref, des tâches que les élus municipaux, les employés communaux et/ou les militaires de la Gendarmerie sont censés effectuer. Ce qui fonctionne dans la plupart des communes du même calibre.

Serait-ce là le premier « accroc » du tout nouveau Conseil municipal de Coulon ? Seul un référendum local pourrait confirmer ou infirmer ce sentiment d’inutilité d’un tel poste. On notera que la suppression de ce poste permettrait, financièrement, d’embaucher deux personnes aux services techniques. Des « emplois productifs » dit-on !

Recrutement d’un troisième policier !

Toujours est-il que lors de sa réunion du 17 septembre dernier, les participants ont choisi de lancer une procédure de recrutement, libellée en ces termes : « Le Conseil municipal jugeant ce poste indispensable pour la commune autorise donc madame le maire à engager ces procédures de recrutement. Madame le maire rappelle que le policier municipal qui était en poste depuis le 1er mars 2018 a quitté la commune et a été nommé par mutation le 1er septembre 2020 dans une commune de Charente-Maritime. Il s’agit donc maintenant de lancer une procédure pour le recrutement d’un nouvel agent. S’il doit prendre ses fonctions au printemps, il faut d’ores et déjà procéder aux formalités de publicité de vacance de poste pour ensuite organiser des entretiens suite à la réception des candidatures, sachant que le candidat retenu aura un préavis de trois mois auprès de sa collectivité de départ. Le service «recrutement» du Centre Départemental de Gestion des Deux-Sèvres sera sollicité pour accompagner la collectivité dans toutes ces démarches. »

Attendre et voir !

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : le « nouveau » policier municipal de Coulon (79) est déjà reparti.

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Arrivé à Coulon (Deux-Sèvres) le 1er mars 2018, le policier municipal « nouveau » est reparti le 1er septembre 2020. Les élus locaux attendent un troisième.

A Coulon, les policiers se suivent mais ne se ressemblent pas. En mars 2018, nous écrivions : « Après une période d’adaptation, M. Fauchez risque de s’ennuyer à Coulon. ». Il ne sera resté que vingt-neuf mois durant lesquels la population n’a toujours pas compris l’intérêt d’un tel poste dans leur petite commune.

Pour rappel, à l’issue d’une laborieuse première expérience de Police municipale, le premier agent en poste à Coulon avait démissionné en juin 2017.

 A l’issue de la réunion du Conseil municipal du 9 juillet 2020, pour la première fois dans l’histoire de la localité, des Coulonnais ont participé au «quart d’heure citoyen» sous forme de questions – réponses. A cette occasion, M. Patrice Huleux a posé aux élus LA question qui brûlait les lèvres de presque tous les autochtones : « avoir des précisions sur la fonction du policier municipal, sa rémunération, ses horaires, son emploi du temps, ses attributions, le coût de fonctionnement du service et l’utilité de ce poste sur la commune. »

Quid des compétences d’un policier municipal ?

L’adjoint au maire, délégué à la sécurité, M. Fabrice Berjonneau, a répondu : « la réglementation interdit de divulguer les données à caractère privé concernant les agents de la collectivité, dont leur rémunération. » Nous n’avons pas connaissance d’une telle réglementation, si ce n’est l’usage. En revanche, il n’y a pas de confidentialité dans les finances publiques, car tout est. . . public. Il devait donc donner le montant de la ligne du budget consacré au poste de police municipale. Désormais, avec ce second départ, le Conseil devra clairement rendre des comptes aux habitants lors de la prochaine session budgétaire.

Dans notre article publié en 2018, nous signalions : Selon la Gazette, le journal des communes, départements et régions de France, la rémunération des agents de Police municipale a été revalorisée au 1er janvier 2017 (décret n°2017-398 du 24 mars 2017). Ainsi, le « traitement indiciaire brut mensuel (montants indicatifs) des grades brigadiers chef principal et chef de service de Police municipale est porté, au 1er février 2017, de 1 537 euros environ en début de carrière à 2 310 euros environ en fin de carrière (échelon spécial, chef de service). » De plus, de nouvelles « bonifications indiciaires » peuvent être perçues, ainsi qu’une participation récente au « régime indemnitaire ».

Pour qu’il assure ses fonctions, il a fallu acheter (1 000 €, plus de 180 000 km) et équiper une voiture diesel du matériel réglementaire, à savoir, une rampe lumineuse, des avertisseurs sonores et la sérigraphie « Police municipale ». Le coût de cet équipement était de 4 710 euros. Il convenait d’ajouter la main d’œuvre pour l’installation et la participation à l’armement du policier, à hauteur de 2 500 euros, afin que ce dernier conserve son habilitation de port d’arme, durant son passage à Coulon. Enfin, qui dit arme dit protection, pour 300 euros, les Coulonnais ont aidé à l’achat d’un gilet pare-balles (valeur 550 euros).

L’adjoint au maire a dressé une longue et insipide liste de tâches revenant au policier en poste : « En ce qui concerne ses horaires de travail et son emploi du temps, il occupe un poste à temps complet avec des horaires de travail différenciés hiver/été. La communication de son emploi du temps précis et de ses horaires de travail n’est pas souhaitable pour maintenir «un effet de surprise» quant à sa présence sur la commune. Ses attributions sont très larges. Elles comprennent des missions judiciaires et sécuritaires dont le maintien de l’ordre, la surveillance du territoire, la circulation et le stationnement, l’application des arrêtés du maire, la surveillance des manifestations, la police de l’urbanisme (contrôle des déclarations, autorisations, travaux, affichages . . .), la police de l’environnement (règlements relatifs au classement «site classé du Marais Poitevin», Natura 2000, Parc Naturel Régional), les chiens dangereux, les enquêtes de proximité . . . Il intervient également pour les opérations funéraires, il gère et surveille les occupations du domaine public y compris les autorisations fluviales, il intervient pour la surveillance et la gestion de l’aire de camping-cars. Il est responsable administrativement du Plan Communal de Sauvegarde, des dossiers accessibilité et de la sécurité des établissements recevant du public . . . Enfin, quant à son utilité, non seulement ce poste est indispensable dans une commune telle que Coulon mais l’extension du service serait souhaitable peut-être en partenariat avec les communes voisines. »

Ce monsieur devait être très occupé alors que les Coulonnais le croisaient peu sur le terrain, semble-t-il.

En bref, des tâches que les élus municipaux, les employés communaux et/ou les militaires de la Gendarmerie sont censés effectuer. Ce qui fonctionne dans la plupart des communes du même calibre.

Serait-ce là le premier « accroc » du tout nouveau Conseil municipal de Coulon ? Seul un référendum local pourrait confirmer ou infirmer ce sentiment d’inutilité d’un tel poste. On notera que la suppression de ce poste permettrait, financièrement, d’embaucher deux personnes aux services techniques. Des « emplois productifs » dit-on !

Recrutement d’un troisième policier !

Toujours est-il que lors de sa réunion du 17 septembre dernier, les participants ont choisi de lancer une procédure de recrutement, libellée en ces termes : « Le Conseil municipal jugeant ce poste indispensable pour la commune autorise donc madame le maire à engager ces procédures de recrutement. Madame le maire rappelle que le policier municipal qui était en poste depuis le 1er mars 2018 a quitté la commune et a été nommé par mutation le 1er septembre 2020 dans une commune de Charente-Maritime. Il s’agit donc maintenant de lancer une procédure pour le recrutement d’un nouvel agent. S’il doit prendre ses fonctions au printemps, il faut d’ores et déjà procéder aux formalités de publicité de vacance de poste pour ensuite organiser des entretiens suite à la réception des candidatures, sachant que le candidat retenu aura un préavis de trois mois auprès de sa collectivité de départ. Le service «recrutement» du Centre Départemental de Gestion des Deux-Sèvres sera sollicité pour accompagner la collectivité dans toutes ces démarches. »

Attendre et voir !

Gilles PETIT

COULON (Deux-Sèvres) : une « Petite promenade historique » à la Prévert

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Sous la houlette de la commission patrimoine locale, les journées européennes du patrimoine ont été ponctuées par l’opération « Les Pierres nous racontent », une petite promenade historique dans le village de Coulon (79), contée par deux comédiens.

Les comédiens Pierre-Jean Calmel (à gauche) et Céline Bernard ont conté le patrimoine de Coulon (79) Photo Gilles PETIT

Les arbres comme les pierres nous racontent Photo Gilles PETIT

D’entrée, sur le parvis du Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), Pierrette et Pierre, alias respectivement Céline Bernard et Pierre-Jean Calmel, annoncent « nous allons ouvrir un livre d’images et pouvoir découvrir ce merveilleux patrimoine », sis au bourg de Coulon. En trois promenades, une centaine de personnes ont suivi les comédiens, membres des compagnies « La Part Belle » et Théâtre Roger-Blin, au fil des ruelles, des rues, des places et des monuments de cette localité maraîchine.

Avant de se lancer dans l’aventure, les participants étaient d’abord invités à suivre la riche exposition présentée dans les locaux du CSCM, place de la Coutume. Le but, plonger les visiteurs au cœur des siècles passés de Coulon et du Golfe des Pictons, à l’aide de plans, de photographies, de témoignages, de documents édités en recueils, . . ., fruits des recherches effectuées par le collectif local « Histoire et patrimoine ».

Durant une heure et demie chaque séance, Pierrette et Pierre ont dressé un véritable inventaire à la Prévert, suivant la mise en scène de Mme Cosette Pignoux, du Théâtre Roger-Blin de Coulon, qui a également élaboré les dialogues.

Les pierres nous racontent Alphonse Clochard « l’Amiral d’eau douce » devant sa maison Photo Gilles PETIT

Dans un désordre organisé, les personnages ont tracé : l’origine de la Coutume, « la TVA d’aujourd’hui » ; l’ancienne prison ; les 80 boulins du bâtiment qui abrite la Maison du Marais Poitevin ; le reprofilage en 1908 de la Sèvre Niortaise traversant Coulon ; la reconstruction, vers 1960, en béton de la fameuse passerelle qui était précédemment (1879) en bois, construite à la suite de la noyade d’un enfant ; le recueil du préfet Dupin critiquant « l’habitant du Marais et sa manière de vivre » ; l’artiste peintre et personnage entreprenant, Hélène Colin-Lefrancq qui a réalisé de nombreuses toiles sur le Marais dont Coulon dans les années 1920 ; « le prêchoir qui n’est pas un prêchoir » à l’église de la sainte-Trinité, sur lequel Pierre a prêché l’histoire du monument ; la première excursion dans la « Hollande en miniature entre Coulon et La Garette » le 15 août 1907, ainsi que des poèmes du journaliste, écrivain et critique d’art Henri Clouzot (1865-1941) ; l’évocation (selon un texte rédigé par M. Jean-Louis Gibaud qui a fait des recherches historiques) des premières promenades touristiques en 1913 encouragées par le Syndicat d’Initiative Poitou-Saintonge-Aunis-Vendée, devant la maison d’Alphonse Clochard surnommé en 1922 « l’amiral d’eau douce » ; la forteresse de la place de la Pêchoire élevée contre les vikings ; la réfection des bords de Sèvre Niortaise dans les années 1990 ; l’édification en 1962, du « grand pont » de la route départementale Magné-Benet, un pont innovant sans pilier racheté par Hippolyte Main ; l’œuvre de Louis Perceau, bibliographe de littérature érotique, amateur et théoricien de contrepèteries, auteur des Contes de la Pigouille, résistant, humaniste militant, défenseur de la laïcité et de la liberté ; cet homme politique et poète-conteur à forte personnalité a donné son nom à la bibliothèque de Coulon ; la « légende du bras rouge » qui tire les enfants qui se penchent trop au-dessus de l’eau ; la chasse au bitard, un « attrape couillons » ; l’utilisation du four banal de la rue du Four ; le vendeur de frites Fred Gouin, ce « chanteur à voix d’or » retiré à Coulon en 1952, célèbre pour sa reprise du « Temps des cerises » et « La chanson des blés d’or » (interprétée par Fred Gouin à écouter au lien suivant : https://youtu.be/f2XmkAst62Y).

Pierrette et Pierre étaient accompagnés d’acteurs amateurs du Théâtre Roger-Blin qui ont interprété quelques textes lus par les comédiens. Photo Gilles PETIT

Mais aussi, les terribles « pots de chambre » des garçons ; la première école de Coulon située au cœur du bourg jusqu’en 1935 ; l’arbre de la Liberté (re)planté par Louis Tardy en 1948 à l’occasion du centenaire de la Révolution devant lequel l’assistance a entonné « Le chant des ouvriers », qui devint l’hymne de la Révolution de 1848, écrit, en 1846, par Pierre Dupont ( un rappel au lien suivant : https://youtu.be/B5A9Ic6r6t8) ; etc.

Gilles PETIT

L’autrice locale Madeleine Michel (à gauche) en compagnie de Yves et Véronique Chériaux (photographes) à l’occasion de la parution du livre commun « Venise Verte, lettres d’Amour » le 14 octobre 1995 à Magné (79 )  Photo Gilles PETIT

Texte de Madeleine Michel grande poétesse de Coulon et du Marais.

Installés chacun à une fenêtre en vis à vis dans la cour d’une ancienne ferme, les comédiens ont lu un texte de Madeleine Michel « Village ». Photo Gilles PETIT

Village, je te porte en mon sein ; Village je te porte en mon sein comme un enfant, tu es le fruit de mes attentes, j’accouche de toi, je te reconnais pour mien, tu ressembles à ceux qui t’engendrèrent ; Tu es le fils du cloutier, du sabotier, du tissier, du maréchal-ferrant, du charron, du passeur, du bourrelier, de l’horloger, du tailleur d’habits ; Je les ai tant couchés dans le creux de mes songes que je suis devenue l’épouse de chacun, chacun bien appliqué à sa tâche, de cloutier, de sabotier, de tissier, de maréchal-ferrant, de charron, de passeur, de bourrelier, d’horloger, de tailleur d’habits, de sonneur de cloches, de maraîchin pêcheur ; Village, bercé par le vent des quatre saisons, des quatre horizons ; Village, nom commun, masculin, singulier, nom de chose ; Village, nom propre ou honnête, d’honnêtes demeures, de linge sentant l’iris et le lessi, saines moissons, de cheptels mort et vif, d’actes notariés, de donation au dernier vivant, de testaments olographes, de ventes à la bougie, de déballages forains, de panerées de légumes, de fromages sur feuille, de caillebotte égouttant dans des pots de grès, de sauce à la pire, de civet, de poires cuites dans le vin rouge ; Village détrempé, marais, terrées, chemins cahoteux ; Village fanfare, Sambre et Meuse ; Village tambour de garde-champêtre, père Girard quasi-centenaire ; Village facteur Cheval, facteur rural ; Village retraite aux flambeaux ; Village dont le couchant rouge annonçait la guerre ; Village portant nouvelles de ruelles en rues, jusqu’en perdre plaine, carrioles, tombereaux, frein à manivelle tournée dans les descentes, fagotées, charretées, batelées, traînes remontant vers les scieries ; Village né de tous ces hommes occupés à te faire et ne le sachant pas, je te rafistole, te remembre, te recompose, mais, serai-je assez forte et de bonne endurance, pour te rendre vivant à ceux qui veulent savoir jusqu’aux noms de tes rues, jusqu’à tes coutumes, proverbes, dictons, réjouissances ; On bâtit maisons neuves à travers toi, on taille, ajuste, corrige des murs anciens ; On peint de toutes couleurs les nouveaux logis pour de nouveaux occupants ; Qui donc peut m’écouter, s’intéresser à toi, tel que tu fus à l’époque où je te croyais durable, immuable, gardien de toutes les traditions. Ne sachant pas, village talisman que te perdre, talisman, serait pour moi le don de la mauvaise fée, serait ma propre défaite.

MARAIS POITEVIN : l’itinérance douce sur la Sèvre Niortaise vue par le PNR

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« Comment renforcer l’attractivité du Marais Poitevin? » martelait, dès 2010, l’Agence de Développement Touristique (ADT79) des Deux-Sèvres. « En relançant l’activité touristique sur la Sèvre Niortaise et ses bords par l’itinérance douce », répond aujourd’hui le pilote du projet M. Fabrice Laumond, directeur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR). Il s’agit d’ouvrir la Sèvre Niortaise aux bateaux habitables de façon à proposer un produit nouveau : le tourisme fluvial et fluvestre.

Sur la Sèvre Niortaise, les deux bateaux de tourisme fluvial et fluvestre commandés ne côtoieront guère ces pêcheurs avant deux ans. Photo Gilles PETIT

109, 15, 1 300, 14, 9, 5, 11, 2022, ce ne sont pas des numéros de loterie, mais les chiffres-clés du « vrai potentiel de développement du tourisme fluvial et fluvestre » de la Sèvre Niortaise et de ses canaux, selon une étude commandée en 2010 par l’ADT79. 109 km seraient empruntés par 15 bateaux habitables, visant 1 300 navigants. La Sèvre Niortaise compte 14 écluses, dont 11 en fonction (les autres sont implantées sur des tronçons aujourd’hui non-navigables). 9 sont inscrites au programme de restauration dans le cadre du projet de tourisme sur le fleuve. Un projet chiffré à 5 M€ (plus exactement 4,9 M€) pour des retombées économiques totales locales (liées à l’exploitation et aux dépenses des visiteurs à terre) estimées à plus de 11 M€, à l’horizon 2022.

Réuni lundi 4 juillet 2016, un comité de pilotage a entériné le plan de financement et l’engagement de l’ensemble des collectivités et de l’État dans ce « projet structurant pour le territoire ». Siègent au comité, l’État, les Régions Nouvelle-Aquitaine et Pays-de-la Loire, les Départements des Deux-Sèvres, Vendée, Charente-Maritime, l’Agglo du Niortais, des communautés de communes (Vendée-Sèvre-Autize, Aunis-Atlantique, Isles-du-Marais Poitevin, Pays de Fontenay-le-Comte), les Villes de Niort, Marans et Fontenay-Le-Comte.

Qu’elles soient transporteur de croisière ou pénichette habitable, ces embarcations sont quasi absentes en amont de l’écluse des Bourdettes près de Damvix (85). Photo Gilles PETIT

Trois objectifs

Récemment, devant les élus des communes de Damvix (85) et Coulon (79), M. Laumond a dressé trois objectifs : « Dans un premier temps, il s’agit de diversifier l’offre touristique. C’est vrai que le Marais Poitevin est surtout connu pour sa promenade en barque, l’activité phare. Depuis quelques années, il y a une autre activité en pleine croissance, la promenade à vélo. Un autre produit touristique viendrait renforcer l’attractivité du site, » à savoir naviguer sur la Sèvre Niortaise dans des bateaux habitables. Selon le pilote, « le second objectif est de faire vivre la Sèvre Niortaise. On a pu se rendre compte que le fleuve n’est pas très valorisé sur le plan touristique mais que la navigation permettait de ramener un peu de vie aux activités sur l’axe structurant du Marais. » Le troisième point vise à développer l’itinérance douce compatible avec la préservation du territoire. M. Laumond détaille ce terme : « Itinérance : naviguer entre Niort et Marans ; douce : dans une circulation lente. Les bateaux avancent entre six et huit kilomètres/heure, moins rapides qu’un vélo, parce que la propulsion est électrique, respectueuse de l’environnement. »

« Enfin, c’est faire venir une nouvelle clientèle ». Les habitués relouent régulièrement un bateau habitable et changent de destination (à l’exemple du Canal du Midi, du Canal du Rhin, en France ou à l’étranger). « Le Marais est surtout en dessous de 8 à 10 % de la fréquentation moyenne d’étrangers. On a donc un déficit de fréquentation étrangère dans le Marais, » assure le directeur.

Pour développer le tourisme fluvial dans le Marais Poitevin, l’étude de faisabilité a flashé sur la mise à niveau des infrastructures. « Certes, la Sèvre Niortaise est encore classée dans les voies navigables françaises, mais les écluses en particulier n’étaient pas forcément en bon état », reconnait M. Fabrice Laumond. « Ce travail de normalisation est entrepris par l’IIBSN [Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise NDLR], propriétaire et gestionnaire du domaine public fluvial. »

Actuellement, l’IIBSN travaille au réaménagement de la Cale-du-Port à Niort, le site de départ et d’attache de la flotte des bateaux habitables du Marais Poitevin. Des travaux sont également en cours sur l’écluse de Comporté.

Un tourisme fluvestre

En second point, l’étude a relevé que « la Sèvre est très très peu équipée en haltes-escales ». Une halte-escale est un point auquel un bateau peut accoster et débarquer ses passagers en toute sécurité. « Pourquoi descendre à terre ? » interroge le pilote, « parce que le principal intérêt de la navigation en usage dans un territoire, c’est la complémentarité des activités annexes. La rentabilité ne va pas forcément au loueur de bateaux. » Sur un bateau, les clients ne consomment pas. Il faut qu’ils pratiquent des activités, qu’ils aillent dans des endroits clairement identifiés et aménagés. Ces actions sont appelées le tourisme fluvestre. M. Laumond précise « Le tourisme fluvestre est la complémentarité entre la navigation, activité majeure, et des activités limites comme la visite de la Maison du Marais Poitevin, les restaurants, les balades à vélo, en barque, toutes offres touristiques. »

Autre point de départ des pénichettes, le port maritime et fluvial de Marans (17) n’est pas encore équipé sauf techniquement en matière d’entretien et réparation car c’est avant tout un port de plaisance. Photo Gilles PETIT

Le fleuve et deux tronçons

Le directeur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin est ensuite rentré dans les détails. Le projet initial concerne le bassin de la Sèvre Niortaise entre Niort et Marans, ainsi que deux autres tronçons, de Marans à La Rochelle et de Marans à Fontenay-le-Comte. « Le premier tronçon est intéressant en terme d’attractivité, d’image, le littoral, le patrimoine de La Rochelle, une notoriété qui rayonne au niveau national. » Ce canal n’a jamais été navigué car il était fait pour le transport de marchandises. Un transport rapidement supplanté par le chemin de fer, plus rapide. De plus, il a quelques écluses très étroites non adaptées à la navigation d’aujourd’hui. « Il faudrait installer des passes à bateau à chaque écluse. Une opération chiffrée entre 4 à 5 millions d’euros. »

Le deuxième tronçon concerne essentiellement la rivière Vendée. « Ici, c’est pire », déplore le pilote. « Elle n’a jamais été prévue pour être naviguée ; elle a des barrages non équipés d’écluses ; on est sur les mêmes coûts d’investissement [4 à 5 M€]. L’intérêt financier n’est pas forcément pertinent. » On notera que ces deux tronçons disposent de pistes cyclables longeant les canaux.

Des haltes-escales

Des points d’accostage, appelés haltes-escales, sont prévus sur la Sèvre Niortaise à La-Roussille, Magné, Coulon, La-Sotterie, Le-Mazeau, Damvix, Maillé, Bazoin, les Combrands de Taugon et Marans ; sur le Bief de La-Garenne au port d’Arçais. A partir des écluses de Bazoin, deux canaux sont navigables : le Canal de la Vieille Autize qui remonte vers les haltes de Saint-Sigismond et Courdault. Une ramification est prévue jusqu’à Maillezais par le Canal de la Jeune Autize ; A l’opposé, le Canal du Mignon qui descend jusqu’à Mauzé-sur-Le-Mignon via une halte à La-Grève-sur-Le-Mignon. Une borne de service est prévue sur chaque halte-escale munie de prises électriques 360 volts.

En 2017, l’IIBSN a réalisé des travaux de mise en valeur et de modernisation de cette écluse de La Roussille, près de Niort. Coût : 704 800 € TTC avec un financement d’Etat de 376 100€ et un financement IIBSN de 328 700€ (3 départements). Photo Gilles PETIT

La première phase d’investissement (4.9 M€ écluses, signalétique, haltes, ports de Marans et Niort) se concentre sur la partie déjà navigable entre Niort et Marans. La rentabilité est calculée sur 15 à 20 bateaux. La location qui sera basée sur la durée, devrait coûter aux clients entre 1 800 et 2 500 € par bateau la semaine, suivant la période. « C’est relativement onéreux, » reconnaît M. Laumond. « Mais il n’y a pas d’hébergement à supporter en plus. Par rapport aux produits sur le littoral, on n’est pas si mal placé. Un bateau jusqu’à six personnes, une clientèle qui n’existe pas sur le Marais. »

Et le bateau.

Située dans le Bief de La Sotterie, la passerelle de Coulon (79) affiche un tirant d’air de 2,43 m, basé sur un niveau d’eau l’été de 3,20 m. Ayant la cote la plus basse du cours de la Sèvre Niortaise, ce pont est à peine franchissable par les bateaux habitables préconisés par la collectivité. Photo Gilles PETIT

Pour remplacer la hideuse passerelle de Coulon, on pourrait imaginer la construction d’un pont-levis comme ici à Magné. Photo Gilles PETIT

« Nous sommes partis vers un gabarit plutôt petit par rapport à ce qui se fait ailleurs. C’est un problème de tirant d’air essentiellement », explique le pilote. Le tirant d’air est la limite entre la hauteur du bateau et le niveau de l’eau, important pour le passage des ponts. « Les plus bas sont à 2,40 m au niveau normal de saison, alors que les bateaux des opérateurs connus sont au minimum à 2,60 m. Ce qui obligerait ces opérateurs à faire des bateaux adaptés. Beaucoup de contraintes car ils ne pouvaient pas venir avec leurs bateaux existants. Les élus ont décidé que ce serait la collectivité qui ferait les premiers investissements sur les bateaux car il faut une embarcation spécifique. »

L’exemple d’un type de bateau habitable pouvant naviguer sur la Sèvre Niortaise. Document PNR

Les caractéristiques techniques du bateau : une motorisation électrique (la tendance du marché, pas de bruit, pas de gaz polluant); des cotes, déterminées par le gabarit de la rivière dont les écluses, 4,15 m de large pour 13 m de long, 2,15 m à 2,40 m de tirant d’air; un tirant d’eau limité à 0,90 m, une capacité d’accueil de 4 à 6 personnes; deux cabines équipées d’un lit double et deux lits simples, et un salon convertible, qui permet d’accueillir deux couples, deux enfants ou deux familles. Un espace extérieur avec banquettes sur terrasse, un pont supérieur accessible avec un système d’accrochage des vélos. Il serait possible d’embarquer des personnes handicapées mais le bateau ne sera pas adapté aux normes handicapées car « c’est compliqué sur un bateau », dit-on. Ils auraient une autonomie d’environ 90 km et 120 km à 6 km/h, selon le passage des écluses, grandes énergivores. Ils seraient munis de réservoirs de 1000 litres chacun en eau propre et eaux usées. L’emprise au ponton des haltes-escales serait d’environ sept mètres, couple ponton-bateau. Ces bateaux seraient géolocalisés pour aider à une bonne gestion de la circulation.

Sans être situé sur la Sèvre Niortaise, le port d’Arçais bénéficiera d’une halte-escale. Photo Gilles PETIT

Seulement deux bateaux sont actuellement prévus alors que l’ensemble des pontons pourrait accueillir simultanément vingt embarcations. En effet, neuf entreprises avaient proposé des bateaux, mais ces loueurs disposent actuellement de bateaux non habitables. Ces pénichettes ne remonteraient pas au-delà de La Sotterie. Le comité de pilotage a donc décidé de faire construire les bateaux nécessaires, mais les finances ne supporteront l’achat que de deux embarcations. Enfin, les communes n’auront rien à débourser. Toutefois, la commission d’appels d’offres a retenu deux modèles avec un look assez moderne. Pour l’heure, ce ne sont que des esquisses.

Le calendrier des prochaines échéances est, lui aussi, esquissé. D’abord demander des subventions pour la construction des deux bateaux ; neuf mois d’instruction avec l’enquête publique ; le démarrage des travaux à l’automne 2021 pour une mise en service en 2022. Une entreprise du Morbihan se donne un an pour réaliser les bateaux. Les offres de construction d’un bateau spécifique affichent une large fourchette de prix entre 180.000 € et 700.000 €. Les élus ont limité l’achat à 300.000 € le bateau.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : 22 motards d’un jour au Jumbo Run Handi Side, le 5 septembre 2020!

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L’association Handi Side Nouvelle-Aquitaine soutient les personnes en situation de handicap en organisant un Jumbo Run annuel. La 4ème édition a embarqué des pensionnaires du Foyer de Loulay dans 22 sidecars, encadrés par 70 motos solos et un service de haute sécurité routière. Samedi 5 septembre 2020, ils étaient de passage dans la Venise Verte avec un arrêt à Coulon.

Le Jumbo Run 2020 a fait une courte halte à Coulon. Photo Gilles PETIT

« Faire partager notre passion avec des personnes frappées de handicap », tel est le credo de M. Claude Delile, président de l’association Handi Side Nouvelle-Aquitaine. « Nous sommes un groupe de motards qui organisons chaque premier week-end de septembre une journée pour les personnes handicapées. On réunit des sidecars dans lesquels nous transportons des personnes handicapées qui sont motards pour un jour. »

Les « motards d’un jour » sont des pensionnaires du Foyer de vie et occupationnel de Loulay (Charente-Maritime), un établissement qui accueille des personnes âgées de 18 à 60 ans, reconnues en situation de handicap.

 » Nous sommes partis ce matin [5 septembre 2020] de Loulay à 9 heures, pour un premier arrêt petit-déjeuner au château de Péré, à côté de Marigny (79). A midi, le comité des fêtes de Saint-Symphorien nous a accueillis dans sa commune. Ces bénévoles nous ont aidés pour les distances et tout le nécessaire. » Le repas avait été préparé par l’EHPAD (maison de retraite) de Loulay où résident des « motards d’un jour ». L’après-midi était consacré à la balade, dont un petit tour dans la Venise Verte ponctué d’un arrêt tourisme à Coulon. L’étape fut courte car le cortège devait repartir vers Dampierre-sur-Boutonne où était servi un goûter. Après ce goûter, ce fut le retour à Loulay afin de partager un grand repas. « C’était fini pour la partie moto, de la journée. Il y avait une soirée musicale mais pas de danses parce que c’est interdit pour cause de la Covid19. »

Au guidon de son sidecar, le président Claude Delile a conduit le Jumbo Run 2020 Handi Side Nouvelle-Aquitaine. Photo Gilles PETIT

« Voilà trois ans qu’on travaille avec le Foyer de Loulay, mais moi cela fait quinze ans que je fais ça, » explique M. Delile. L’association réalise ce type d’opération depuis six ou sept ans. « Nous sommes venus à monter cette journée parce que j’avais un fils handicapé. Je me suis mis au sidecar pour les personnes handicapées. C’est le partage. »

« Aujourd’hui, nous sommes 22 sidecars qui viennent de Bayonne, Périgueux, Bergerac, Limoges, Tours, Poitiers, des départements de la Mayenne et Charente-Maritime, ainsi que de la région, » précise le président de Handi Side Nouvelle-Aquitaine. « Ils viennent par connaissances spécialement pour faire des baptêmes. Ça s’appelle Jumbo Run, mais ce n’est pas moi qui l’ai inventé, ça se fait partout. A chaque fois qu’il y a un Jumbo Run quelque part en France, et surtout dans ma région, j’essaie d’y aller en sidecar. Dans l’association, nous ne sommes pas assez pour faire une journée comme celle-là. En nous réunissant tous, on peut faire une telle sortie. Nous emmenons tout un foyer et nous partageons tout, moto, repas, . . . et l’ambiance. J’estime que quand on a de belles motos autant les partager. C’est mon but. Nous avons 22 sidecars et 70 motos solo, donc si on compte trois personnes par sidecar et deux personnes par moto, ça fait dans les 150 personnes, » estime M. Delile.

On notera la participation de motards de la Gendarmerie venus renforcer l’impressionnant service de sécurité. Ceci dans le cadre de la journées de la moto et de la sécurité routière régulièrement organisée par la Préfecture des Deux-Sèvres et le Groupement de Gendarmerie des Deux-Sèvres, en partenariat avec le SDIS 79 (Service de lutte contre l’incendie) et l’association Handi-Side Région Nouvelle-Aquitaine.

Gilles PETIT

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HANDI SIDE Nouvelle-Aquitaine

15 rue du Champs de Foire 17290 LE THOU

Contact : courriel handiside17290@gmail.com ou téléphone 06 77 34 27 55

CYCLOTOURISME : Une Randonnée permanente dans le Marais Poitevin

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Les Cyclos de la Venise Verte proposent « Le tour du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin ». Une nouvelle randonnée permanente dans ce Grand Site de France à parcourir, en cyclotouriste, à rythme choisi, sans aucune contrainte, sinon pédaler.

Les CYCLOS DE LA VENISE VERTE font une pause face à la maison aux volets bleus de la famille Ravard, admirée depuis la rive coulonnaise, mais construite sur la commune de Sansais – La-Garette. Photo DR

Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.

Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme.

« Notre club vient de créer une nouvelle randonnée permanente « Le tour du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin », ouverte aux cyclotouristes licenciés ou non, » informe M. Pascal Gontier, président des Cyclos de la Venise Verte (CVV). « La Fédération Française de Cyclotourisme [FF Vélo] nous a attribué le Label national 349/20 et cette randonnée compte également pour le Brevet National intitulé « A travers les parcs » qui regroupe les randonnées faisant découvrir les Parcs Naturels Régionaux de France. D’ailleurs, pour sa création, nous avons  bénéficié de l’aide du PNR Marais Poitevin. »

« Cette randonnée de 236 km a la particularité de présenter un dénivelé positif de seulement 162 mètres. Autant dire qu’elle peut être réalisée par beaucoup de monde, » précise le président.

La place de la Coutume à Coulon est le lieu de départ conseillé de la Randonnée permanente. Photo Gilles PETIT

L’eau est le fil conducteur de cette randonnée permanente, l’eau de la Sèvre niortaise, l’eau des Marais mouillés et desséchés, l’eau de l’Océan Atlantique. Depuis des millénaires, l’homme a trouvé une source de vie dans le Marais poitevin.

La place de la Coutume, située à Coulon (Deux-Sèvres), un des plus anciens villages du Marais, est le lieu de départ conseillé de la Randonnée permanente. Afin de mieux savoir « où on met les roues », cette place accueille La Maison du Marais Poitevin. L’écomusée du PNR Marais Poitevin qui enseigne toute l’histoire du Marais et l’importance des travaux réalisés.

Photo DR

Cette randonnée est ouverte à tous les cyclotouristes français et étrangers, licenciés ou non, régulièrement assurés pour la pratique de la bicyclette. Les participants non licenciés à la FFVélo sont assurés au minimum en Responsabilité Civile par l’organisateur.  Après inscription, le délégué des CVV adressera aux candidats l’itinéraire détaillé et renseigné sur les curiosités et les aspects pratiques (hôtels, restaurants, campings, vélocistes), ainsi qu’une documentation touristique.
Les participants feront apposer un cachet-souvenir sur leur carnet de route mentionnant le nom des localités de contrôle (ou photo du vélo devant le panneau ), à savoir, Coulon, Niort, Marans, La-Tranche-sur-Mer et L’Ile-d’Elle.
La Randonnée ayant un caractère touristique, il n’y a pas de délai imposé. En effet, le parcours peut être effectué en un ou plusieurs jours consécutifs ou non, mais dans la même année.
Les participants s’engagent à suivre le circuit défini dans son intégralité. Le départ peut être pris de n’importe quel point du parcours. Mais le sens indiqué sur l’itinéraire est conseillé.
Au terme de cette randonnée permanente, le carnet de route sera renvoyé au correspondant du CVV pour homologation, puis retourné au participant avec un souvenir ou un diplôme.

Les randonnées permanentes sont l’essence même du cyclotourisme. Elles allient autonomie, culture, tourisme, vélo en toute liberté et surtout sans contrainte de temps. La meilleure période pour apprécier ce magnifique Parc Naturel Régional se situe du printemps à l’automne.

Gilles PETIT

Le montant de l’inscription est de :
6 euros (licencié FFVélo)
8 euros (non licencié FFVélo)

Responsable de la Randonnée permanente Label national 349/20 :
M. Daniel ARNAULD
1 Rue André Coursaud
79510 COULON
Tél. : 06 77 36 74 61

P.S. : Les CYCLOS DE LA VENISE VERTE 79510 COULON organisent une « sortie vélo route » dimanche 20 septembre 2020 au départ de Coulon. Le rendez-vous est fixé à 9 heures devant la salle des fêtes de Coulon pour parcourir environ 50 kilomètres sur le plat du Marais Poitevin. Il est précisé que les participants doivent être équipés d’un casque et d’un vélo en bon état de marche. Pour les cyclistes qui roulent seuls ou entre amis le dimanche matin, et les autres, cette sortie club découverte est gratuite. Des précisions auprès de Bertrand Pétorin (06.78.80.84.03) ou Pascal Gontier (06.11.97.71.43).

CYCLOTOURISME : Une Randonnée permanente dans le Marais Poitevin

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Les Cyclos de la Venise Verte proposent « Le tour du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin ». Une nouvelle randonnée permanente dans ce Grand Site de France à parcourir, en cyclotouriste, à rythme choisi, sans aucune contrainte, sinon pédaler.

Les CYCLOS DE LA VENISE VERTE font une pause face à la maison aux volets bleus de la famille Ravard, admirée depuis la rive coulonnaise, mais construite sur la commune de Sansais – La-Garette. Photo DR

Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.

Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme.

« Notre club vient de créer une nouvelle randonnée permanente « Le tour du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin », ouverte aux cyclotouristes licenciés ou non, » informe M. Pascal Gontier, président des Cyclos de la Venise Verte (CVV). « La Fédération Française de Cyclotourisme [FF Vélo] nous a attribué le Label national 349/20 et cette randonnée compte également pour le Brevet National intitulé « A travers les parcs » qui regroupe les randonnées faisant découvrir les Parcs Naturels Régionaux de France. D’ailleurs, pour sa création, nous avons  bénéficié de l’aide du PNR Marais Poitevin. »

« Cette randonnée de 236 km a la particularité de présenter un dénivelé positif de seulement 162 mètres. Autant dire qu’elle peut être réalisée par beaucoup de monde, » précise le président.

La place de la Coutume à Coulon est le lieu de départ conseillé de la Randonnée permanente. Photo Gilles PETIT

L’eau est le fil conducteur de cette randonnée permanente, l’eau de la Sèvre niortaise, l’eau des Marais mouillés et desséchés, l’eau de l’Océan Atlantique. Depuis des millénaires, l’homme a trouvé une source de vie dans le Marais poitevin.

La place de la Coutume, située à Coulon (Deux-Sèvres), un des plus anciens villages du Marais, est le lieu de départ conseillé de la Randonnée permanente. Afin de mieux savoir « où on met les roues », cette place accueille La Maison du Marais Poitevin. L’écomusée du PNR Marais Poitevin qui enseigne toute l’histoire du Marais et l’importance des travaux réalisés.

Photo DR

Cette randonnée est ouverte à tous les cyclotouristes français et étrangers, licenciés ou non, régulièrement assurés pour la pratique de la bicyclette. Les participants non licenciés à la FFVélo sont assurés au minimum en Responsabilité Civile par l’organisateur.  Après inscription, le délégué des CVV adressera aux candidats l’itinéraire détaillé et renseigné sur les curiosités et les aspects pratiques (hôtels, restaurants, campings, vélocistes), ainsi qu’une documentation touristique.
Les participants feront apposer un cachet-souvenir sur leur carnet de route mentionnant le nom des localités de contrôle (ou photo du vélo devant le panneau ), à savoir, Coulon, Niort, Marans, La-Tranche-sur-Mer et L’Ile-d’Elle.
La Randonnée ayant un caractère touristique, il n’y a pas de délai imposé. En effet, le parcours peut être effectué en un ou plusieurs jours consécutifs ou non, mais dans la même année.
Les participants s’engagent à suivre le circuit défini dans son intégralité. Le départ peut être pris de n’importe quel point du parcours. Mais le sens indiqué sur l’itinéraire est conseillé.
Au terme de cette randonnée permanente, le carnet de route sera renvoyé au correspondant du CVV pour homologation, puis retourné au participant avec un souvenir ou un diplôme.

Les randonnées permanentes sont l’essence même du cyclotourisme. Elles allient autonomie, culture, tourisme, vélo en toute liberté et surtout sans contrainte de temps. La meilleure période pour apprécier ce magnifique Parc Naturel Régional se situe du printemps à l’automne.

Gilles PETIT

Le montant de l’inscription est de :
6 euros (licencié FFVélo)
8 euros (non licencié FFVélo)

Responsable de la Randonnée permanente Label national 349/20 :
M. Daniel ARNAULD
1 Rue André Coursaud
79510 COULON
Tél. : 06 77 36 74 61

Une organisation des CYCLOS DE LA VENISE VERTE 79510 COULON

 

 

 

 

 

MARAIS POITEVIN – COULON – MAGNE : 50 ans, l’âge d’Or de « La Grange de Camille »

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« 50 ans, l’âge d’Or. L’âge dort mais nous allons le réveiller pour évoquer ces années 1970 où, après une petite décennie passée sur Paris dans le milieu théâtral, Cosette et André reviennent à Coulon et décident que la nouvelle scène de leur vie aura maintenant pour décor leur pays natal. » Le maître dans l’art du papier, Daniel Mar, avec Cosette Pignoux retracent la genèse du centre culturel « Coulon, rive gauche », une vraie grange maraîchine appelée « La Grange de Camille ».

La Grange de Camille est située sur la rive gauche de la Sèvre Niortaise face au village de Coulon. Photo Gilles PETIT

« En 1968, on écrivait « sous les pavés la plage », et en 1980 « sur les pavés l’art ». C’est ainsi que Bijou ne faisant plus entendre le bruit de ses sabots ferrés sur les pavés, étant déjà parti depuis quelque temps rejoindre ses compagnons de chevauchée dans la prairie du grand large, et Camille ayant refermé cette porte d’écurie comme on referme un livre quand l’histoire se termine. Camille le voisin d’enfance, le voisin du jardin d’à côté. C’est ainsi que commence l’histoire de la Grange à Camille, » se souvient Mme Cosette Pignoux, metteur en scène de théâtre.

L’écurie de Camille Paris

Monsieur Camille PARIS

Nous sommes en 1969, le fermier maraîchin Camille Paris vient de vendre ses trois dernières vaches et son cheval Bijou, l’écurie et la grange restent désormais vides. Résidant juste en face, sur l’autre rive de la Sèvre Niortaise, M. André Pignoux voyait cette grange vacante. « Il demande à Camille s’il ne pouvait pas lui louer ce lieu un peu improbable. Tellement symbolique de l’âme du pays. Là, ses photos seraient exposées en parfaite symbiose avec ce qu’elles représentent, » commente Daniel Mar.

L’année suivante, la famille Pignoux a l’idée d’en faire un lieu d’exposition et l’ensemble est alors réhabilité. S’y succèdent des potiers, tisserands, ébénistes. . . Puis de nombreux artisans et artistes. Citons des peintres de prestige : Chenilleau, Bugeant, Hélène Besnard-Giraudias et des intellectuels. « On a connu le potier de Jean Cocteau qui a bien voulu exposer là une trentaine de ses pièces », se souvenait le regretté André Pignoux. « Dans les années 1970, la grange faisait office de lieu culturel à Coulon« .

L’homme de théâtre et complice des artistes de toutes factures André Pignoux (juillet 2017) est décédé en mars 2018. « Sa mémoire demeure, » assure Cosette Pignoux.    Image Gilles Petit

Ouverte en 1970, sous le nom de « la Grange à Camille », l’ancienne ferme de Monsieur Paris, vit les premières expositions, sur 120 m², des photographies de M. André Pignoux et la fondation, en 1974, d’un groupement d’artisans régionaux. « Il y avait encore du foin à l’étage et les vaches juste parties », aimait rappeler le photographe local. Très fréquentée, « la Grange à Camille » ne devait pas rouvrir ses portes, après la pause hivernale. Mais André et Cosette Pignoux n’ont pu se résigner à laisser les volets clos. Parlant alors au nom des artistes de la première édition, le regretté sculpteur Laurent Page expliquait : « Avec cette rénovation de la grange, nous faisons le pari de continuer à faire vivre cet endroit avec les fruits de nos travaux ».

Quand la « Grange » change de nom !

Rebaptisée « la Grange de Camille », l’ancienne propriété de M. Camille Paris, conserve l’architecture caractéristique de ces vieilles maisons du bord de fleuve, à savoir un corps d’habitation et une écurie en l’état, les auges, les râteliers, même le sol a été conservé intact avec ses pierres inégales et le « courant au purin » intégralement préservé. Construite comme la plupart des maisons maraîchines, à la fin du XIXe siècle, elle dispose d’un rez-de-chaussée (l’ancienne écurie) et d’un étage (ancien fenil).

Certains artistes exposent leurs œuvres dans « la Grange de Camille » depuis une vingtaine d’années, c’est le cas de Daniel Mar (photographie puis art du papier). L’artiste retrace la genèse d’une aventure « gagnante » : « Lorsqu’André a retrouvé son pays natal, il a tout de suite pris conscience des mutations qui étaient en train de se produire dans ce milieu rural. Une époque charnière où les tronçonneuses remplacent les scies, les tracteurs se substituent aux chevaux. . . Alors lui qui, sur Paris, a aussi appris la photo, se met à saisir en noir-et-blanc les ultimes images du transport du bétail dans les bateaux, des lavandières sur les bords de Sèvre, tous les gestes ancestraux de ce monde rural qui bientôt vont disparaître. Et dans cette grange, toutes ces images vont trouver là un parfait écho. Et puis très vite, André et Cosette pensent qu’ils pourraient peut-être aussi accueillir en ce lieu d’autres artistes, artisans d’art susceptibles de présenter ici leurs œuvres. Alors, les années suivantes, vont se croiser ici potiers, ébénistes, tisserands. Et d’emblée c’est le succès car à l’époque nulle part ailleurs dans la région il n’y a d’équivalent. On y trouve du mobilier, des abat-jours, des foulards, des peaux de bête, et bien sûr des œuvres peintes ou sculptées par des artistes locaux. On y accourt de partout de la région et plus encore du proche pays niortais où tout le monde a, au moins, entendu parler de la Grange à Camille.

« la Grange a 50 ans ! »

La soirée d’anniversaire « la Grange a 50 ans ! » était ponctuée des musiques et poèmes interprétés par Anne Testard. Photo Gilles PETIT

« Dès qu’il y a un cadeau à faire pour un parent : la Grange à Camille; un collègue qui part à la retraite : la Grange à Camille; le voisin qui va pendre sa crémaillère : la Grange à Camille. Les années passent, les temps changent. Nous sommes dans les années 1990, la Grange elle aussi se doit d’évoluer, mais Cosette et André craignent vivement que les organismes officiels les obligent à des changements radicaux comme, par exemple, la démolition du sol et son pavage qui participeraient à anéantir l’âme du lieu. Mais la bonne fée du Marais veille et la Grange ne connaîtra pas les transformations. Souhaitant alors se positionner en dehors de tout mercantilisme, en 1999, le couple va finalement décider de ne réserver la Grange qu’aux artistes. Elle va alors devenir un incontournable lieu culturel, un espace un peu hors du temps et de l’agitation galopante, une escale précieuse où il fait bon se poser. Et ils vont être nombreux à s’y succéder les artistes. Des dizaines et des dizaines, reconnus, connus ou inconnus, mais tous animés par une même flamme créative, reflet de leur âme. A ce jour, ont exposé ici, en ce lieu magique environ 280 artistes. Je fais partie de ceux-là. Je voudrais dire au nom du plus grand nombre combien nous sommes attachés à cet endroit qui se perçoit au travers de nos cinq sens. »

« Coulon Rive gauche » offre du rêve

« On avait besoin d’un lieu pour mettre nos rêves, » reprend Cosette Pignoux. « Nous cherchions justement un lieu habité par une histoire. Oui, Camille les murs de ta grange parlent, les murs racontent ! Camille, toi qui fais maintenant des promenades en bateau avec les touristes, tu sais, ils seraient heureux ces gens-là de voir une expo ! L’amitié de voisinage allait jouer en notre faveur. Et voilà, mes ailes repoussent, mes rêves s’envolent, on parle, on rencontre, on partage, on crée, on imagine. Ah oui, l’imagination est au pouvoir. Rêves réalisés, on est dans le concret dans ce lieu avec des photos d’André accrochées sur un mur de foin. Qui pourrait faire ça, qui pourrait imaginer faire une chose pareille ? C’était très beau, les photos de labour, sur un mur de foin. C’était extraordinaire! »

« Coulon, rive gauche » (aquarelle, huile, dessin, sculpture, estampe, photo, art du papier) héberge, cette année, Jean Artibricolo, Danièle Baudry, Françoise Bousseau-Janon, Fredy Gautier, Christiane Gilbert, Phil Lejeune, Daniel Mar, Fabrice Morin, Sandrine Pignoux, Louise Maby, Sébastien Momot, Jean-Michel Tronche et les photographies d’André Pignoux. Photo Gilles PETIT

Une création Daniel Mar

Daniel Mar : « Sereine au bord du fleuve, la Grange est aujourd’hui d’une nature forte qui a vu passer bien des natures mortes mais qui pourtant reste toujours bien vivante. Tu vois André, tu vois Cosette, vous pouvez être fiers de ce jour et de ce que vous avez créé qui, cinquante ans plus tard, continue à se perpétuer. » L’artiste apporte « une petite preuve supplémentaire à ce constat. » En s’amusant avec les lettres du mot grange, Daniel Mar a mélangé les lettres. « Pour le mot grange, il n’y a qu’un anagramme possible : gagner! »

« C’est ainsi que vit la Grange, une porte ouverte aux rencontres, aux moments chaleureux des instants partagés, les yeux engrangent les souvenirs, les paroles s’échangent, s’enrichissent. La Grange, c’est le pas lourd des sabots de Bijou sur le pavé. La Grange, c’est Camille. La Grange, c’est l’amour, pour l’échange de deux passionnés. La Grange, telle est sa vocation, la beauté du tableau, la lumière des photos, le geste assuré du sculpteur passionné, les odeurs de lavande échappées du tableau, les pas du visiteur caressant les pavés. La Grange, c’est le lieu magique des magiciens. La Grange, c’est le reflet d’une vie transparente du vécu comme un poème qui s’éternise dans le temps, » conclut Cosette Pignoux.

L’exposition « Coulon rive gauche » est ouverte jusqu’à fin septembre dans « la Grange de Camille » en bordure de Sèvre Niortaise, face au bourg de Coulon (Marais Poitevin – Deux-Sèvres). Visite libre.

Gilles PETIT

Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leur auteur.

Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI

CIVAM MARAIS MOUILLE : A la recherche des plantes messicoles

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Au cœur du Marais Poitevin, le réseau CIVAM Marais Mouillé a offert « une balade dans les champs cultivés » à la recherche des plantes messicoles. Guidée par un professionnel de Deux-Sèvres Nature Environnement.

A la recherche de plantes messicoles dans un champ cultivé. Photo Gilles PETIT

Fidèle à son slogan « Campagnes vivantes », chaque premier mardi du mois (normalement), toute l’année, le réseau CIVAM (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) anime « des Cafés Citoyens ouverts à tous les curieux, agriculteurs, particuliers, élus, Maraîchins ou visiteurs ». Il s’agit de soirées gratuites de découverte, d’échange et de partage autour de sujets liés à l’agriculture et au territoire du Marais Mouillé.

Une balade semi-nocturne

Mardi 7 juillet 2020, une dizaine de personnes se sont retrouvées dans la plaine coulonnaise pour découvrir « tout ce qui vit dans nos cultures ». En préambule, l’animatrice du CIVAM Marais Mouillé, Eline Lombart a informé que, d’une part, le Centre est une association d’agriculteurs ayant choisi de « se développer en échangeant entre eux sur des sujets liés au monde agricole, et en travaillant ensemble sur tout. » D’autre part, qu’il organisait, ce soir-là, un Café-citoyen accueilli par le GAEC La Passion, un Groupement Agricole d’Exploitation en Commun qui siège à Coulon (79), et par l’association Deux-Sèvres Nature Environnement (DSNE79) accompagnée opportunément d’un représentant du Groupement Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS).

Cette balade consacrée à « la découverte de la biodiversité dans les champs cultivés avant les moissons », s’est déroulée à l’orée d’une parcelle de blé juste moissonnée. « Nous sommes tributaires des aléas de la maturation des germes et des conditions météorologiques, » a expliqué M. Guillaume Largeaud, l’agriculteur qui gère le GAEC La Passion, avec son associé Florian Moinet.

Le GAEC La Passion

MM. Guillaume Largeaud (à gauche) et Florian Moinet (à droite) ont accueilli le Café citoyen du CIVAM dans leur GAEC La Passion à Coulon. Photo Gilles PETIT

Une exploitation qui, depuis 2008, élève des bovins allaitants Blonde d’Aquitaine et Maraîchine, ainsi que 18 000 poulettes pré-pondeuses. De plus, elle cultive l’alimentation nécessaire en interne et dispose de plusieurs herbages.

« L’exploitation, c’est environ 40 propriétaires de terres exploitées par nos familles depuis trois générations, » informe M. Largeaud. « L’avantage de notre métier fait qu’on en apprend tous les jours. Si on veut, on peut apprendre beaucoup de la terre, des sols, de l’environnement. C’est un métier formidable. On vit sur quelque chose de formidable, on n’y fait pas forcément attention. Prendre le temps de sortir du boulot, s’asseoir et admirer. »

Justement, ces jeunes agriculteurs voient bien des plantes poussées ça-et-là au travers de leurs cultures. Ils s’y intéressent, surtout lorsqu’elles perturbent les récoltes. Ce sont des plantes messicoles, thème de la présente soirée d’été.

On cherche encore et on écoute attentivement !!! Photo Gilles PETIT

Plantes messicoles ?!

M. Stéphane Barbier, chargé de mission botanique chez DSNE79, une association qui vient de fêter ses 50 ans, affiliée à France Nature environnement, Poitou-Charentes et Nouvelle-Aquitaine : « Messicole désigne un groupe de plantes liées aux moissons, calquées sur les semis de céréales d’hiver qui germent à l’automne, qui croissent en hiver, qui fleurissent au printemps et maturent au moment des moissons. Les graines restent d’une année à l’autre dans le sol, germent quand les conditions leur sont favorables, quand il existe des rotations de cultures. C’est un terme défini sur la base de l’écologie des plantes. » Les novices pourraient les confondre avec les adventices. M.Barbier précise : « En agriculture, les adventices sont des plantes qui posent des problèmes de rendements, qui gênent selon les types de cultures semées. » Les deux concepts se croisent donc.

« Des messicoles sont menacées et figurent sur des listes rouges. 80 espèces de plantes sur le Poitou-Charentes sont considérées comme messicoles. Et environ la moitié sont considérées comme menacées. Elles sont devenues rares et on passe du temps à venir échanger avec les agriculteurs pour mieux comprendre leur écologie, mieux comprendre leurs pratiques, pourquoi elles sont dans un champ plutôt qu’un autre, même proche voisin. Nous essayons de voir comment la préserver, la valoriser. Nous dressons actuellement un inventaire déjà bien avancé, » poursuit l’animateur de DSNE79.

On l’a dit, le champ de blé qui devait être ausculté était moissonné, mais pas les parcelles alentour et les bords du long chemin de pierre rectiligne, lieu de rendez-vous pour la balade semi-nocturne.

Photo Gilles PETIT

On a parlé et/ou cherché des plantes, communes ou rares, qui ne poussent pas forcément sur ce territoire. Il a été question (Ref.: le guide les Messicoles du Poitou-Charentes à destination des bénévoles) d’Adonis d’automne, Nielle des blés, Bugle Petit-pin, Buplèvre à feuilles rondes ou ovales, Caucalis à fruits larges, Bleuet, Chrysanthème des moissons, Petite spéculaire, Miroir de Vénus, Buglosse des champs, Muflier des champs, Renoncule des champs, Peigne-de-Vénus, Coquelicot hybride ou Argémone, et bien d’autres.

Le Falopia convolvulus. Photo Gilles PETIT

Dans une culture de pois, les participants à la balade ont découvert, entre autres, le Falopia convolvulus. Confondue avec le liseron, cette renouée est une plante herbacée annuelle de la famille des Polygonaceae.

Était présent le long du chemin, le Torbyle élevé, ombellifère de la famille des carottes aux fruits aplatis et feuilles plaquées contre la tige, qui pousse également dans les friches mais préfère les champs cultivés.

La Tordyle élevé (Tordylium maximum) présentée par Emilie Largeaud Photo Gilles Petit

En cherchant bien M. Stéphane Barbier a recueilli du Coquelicot commun. « Ça fait longtemps que l’on n’a pas eu d’invasion de coquelicot, » intervient M. Largeaud. C’est dû à quoi ? Peut-être à la pratique de semis cette fois-là. Les intempéries éventuellement ? « Souvent, une autre plante se développe dans les endroits où les cultures n’ont pas poussé. Soit parce qu’il y a eu un excès d’eau, un excès de chaleur, ou l’engrais organique qu’elle n’aimerait pas, la plante serait restée à stagner, d’autres espèces ayant alors pris la lumière, et elles ont pu se développer dessus, » s’interroge l’agriculteur.

Et les oiseaux ?!

M. Jean-François Guété du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres. Photo Gilles PETIT

Cerise sur le gâteau, la présence de M. Jean-François Guété. Cet habitant de la commune maraîchine d’Arçais est membre bénévole du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS). En effet, selon Eline Lombart : « DSNE étudie tout sauf les poissons, du ressort de la Fédération de pêche, et les oiseaux ». Ça tombe bien car l’association de protection de la nature, le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres a pour vocation l’observation, l’étude et la protection des oiseaux sauvages, nicheurs, hivernants ou migrateurs du département des Deux-Sèvres.

Le sujet est complémentaire au thème de ce Café citoyen. Les champs cultivés abritent également les oiseaux, lesquels constituent de bons indicateurs de la santé de notre environnement.

Étant présent comme simple participant, M. Guété n’a pu résister à la pression des curieux. Alors, à la nuit tombée, les observateurs du sol ont relevé la tête pour rejoindre le monde des oiseaux.

Ce fut alors un festival d’explications et de descriptions dont notamment l’art de trouver et compter les nids de busard et leurs occupants sans les déranger, ni indiquer aux prédateurs leur emplacement. Jean-François Guété : « Dans les champs, il y a d’autres oiseaux beaucoup moins gros, au printemps qui sont super jolis, mais vous ne les voyez pas parce qu’il faudrait des jumelles. Dans le colza, il y a les gorges-bleus, par exemple. Le colza a été battu mais ils sont toujours là. Les bergeronnettes printanières se voient à l’œil nu, elles sont jaune-citron. Superbe ! Dans les blés, le bruant est fréquent chez nous. Les fauvettes grisettes qui chantent sur les blés, des pies-grièches écorcheurs qui vont y chasser mais qui ne nichent pas dedans, et utilisent des haies et des champs voisins. Des œdipes, des grands oiseaux très furtifs qui aiment bien nicher dans les jeunes tournesols. Nous n’avons plus d’outarde canepetière, ici. »

Intarissable, l’ornithologue poursuit par « l’envahissement de hérons garde-bœufs et beaucoup de cigognes. Des goélands bagués. La population de hérons cendrés a explosé depuis la prolifération d’écrevisses. Le cormoran mange du poisson. » Et une pléiade de tout petits oiseaux qui se mettent dans les bordures de chemin. Tous sont des oiseaux insectivores. « Si on broie tout trop tôt, ils vont avoir un souci. »

Enfin, M. Quété assure des séances de sensibilisation auprès des jeunes, notamment en matière de libellules et de papillons.

Gilles PETIT

CIVAM MARAIS MOUILLE

– 25 route des cabanes
79270 La Garette
Tél : 06.71.94.75.35
Tél : 05.49.35.46.35
Email : maraismouille@civam.org

COULON (79) : Anne-Sophie Guichet : « maire de Coulon, c’est pas possible, pas moi et puis voilà »

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A Coulon, une commune deux-sévrienne située dans le Marais Poitevin, la population s’est choisi une nouvelle équipe municipale dirigée par Mme Anne-Sophie Guichet. La tête de la liste, sans étiquette, « Ensemble, construisons l’avenir », seule en lice élue dès le premier tour des dernières élections, « recherche un système de plateforme participative, quelque chose qui pourrait créer du lien permanent avec la population, laquelle pourrait interagir, poser des questions . . . »

Mme Anne-Sophie Guichet, maire de Coulon 79) Photo Gilles PETIT

Selon Mme Anne-Sophie Guichet, première adjointe au maire de la municipalité précédente : « Coulon est une magnifique commune du Marais Poitevin. Coulon est une commune touristique qui est un peu un dortoir du pays niortais. Sa population [2318 habitants au 1er janvier 2020 NDLR] évolue avec beaucoup de jeunes qui viennent s’installer. C’est intéressant puisque ça nous permet de faire vivre nos écoles, ce qui est hyper important, comme faire vivre un peu nos commerces. » « La population a bien rajeuni, » constate la maire, « c’est le résultat de la politique du développement de lotissements, et d’autres opérations » menées par les municipalités précédentes.

En effet, le dernier recensement effectué par l‘Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) démontre qu’après une période de stagnation entre les années 1920 et 1970, la commune a amorcé une progression constante, ce qui lui vaut sans aucun doute aujourd’hui d’être classée non plus « commune rurale », mais plutôt « commune péri-urbaine ». Coulon a gagné plus de 300 habitants depuis 1999 et plus de 850 habitants depuis 1968.

 

Pourquoi avoir brigué le poste de maire à Coulon ?

Anne-Sophie Guichet : « La nouvelle maire est arrivée là parce qu’à un moment donné elle a été sollicitée par des personnes qui ont souhaité, voilà quelques années, qu’elle intègre l’équipe municipale. J’ai commencé à être impliquée dans la vie de la commune quand mes enfants sont allés à l’école. Avant, ce qui se passait sur Coulon, je le vivais, mais je n’étais pas forcément impliquée dans la commune. Puis il y a eu l’association des parents d’élèves, je me suis impliquée, je me suis prise au jeu et tout ça a fait que je me suis rendu compte que je vivais dans une belle commune. Que cette commune avait besoin de personnes pour vivre sa dynamique. Et puis, ça s’est fait naturellement. Je pense que j’ai des prédispositions. J’ai dans ma famille des parents qui ont toujours été impliqués dans des associations, qui ont toujours été bénévoles. C’est un état d’esprit. De plus, mon papa est aussi dans un conseil municipal. J’ai été élevée dans cette dynamique et j’en suis ravie. Je pense que mes enfants vont avoir aussi cet héritage. C’est hyper important et c’est riche. Si quelques années en arrière on m’avait dit « tu seras maire de Coulon », j’aurais dit non c’est pas possible, pas moi et puis voilà. Cette envie et ce besoin de faire avancer les choses toujours dans l’intérêt général. Je me suis piquée au jeu, si l’on peut dire. C’est ce qui m’a motivée et fait que j’ai accepté de prendre cette responsabilité, en me disant que finalement j’ai tout aussi ma place que n’importe quelle autre personne. »

Anne-Sophie Guichet poursuit : « Il ne faut pas s’attendre à avoir des félicitations sinon on va finir par être malheureux. J’en suis consciente. J’ai fait un abandon partiel de la vie familiale, mais aussi de la vie professionnelle, puisque je suis jeune (47 ans), je ne suis pas encore à la retraite et j’ai une activité professionnelle mise entre parenthèses, pas complètement. Mais je le fais parce que j’y trouve aussi un intérêt collectif. Je me dis : mince, Coulon est une belle commune, il y a plein de belles choses à faire. Je suis entourée d’une bonne équipe. Je ne serais pas partie sans une bonne équipe. J’ai mis du temps à franchir le pas, maintenant qu’il est franchi je ne regrette pas. Je sais qu’on a une lourde charge et qu’on a beaucoup de travail. J’en suis convaincue. Et qu’on a pris du retard notamment avec la pandémie. On ne va pas faire un mandat de six ans, on va faire un mandat de cinq ans et demi parce que là, on n’a pris des fonctions qu’au mois de mai. Les choses se font de moins en moins facilement, par des contraintes de budgets, des contraintes administratives. L’enjeu pour notre équipe est d’apporter du sens en permanence à ce que l’on fait ou que l’on ne fait pas. Et quand on ne le fait pas, expliquer pourquoi c’est retardé. C’est hyper important et ça passera par la communication. On doit encore discuter, échanger, voir comment on va mettre en place. J’en suis convaincu, si on explique les choses, si l’on dit pourquoi on a fait comme ça et pas autrement. Faut être transparent, c’est la transparence qui permettra aux gens de comprendre. »

 

L’équipe municipale, quésaco

Les nouveaux conseillers municipaux coulonnais (photo DR extraite de la profession de foi de la liste candidate)

Anne-Sophie Guichet : « L’équipe est formée de personnes résidant un peu partout sur le territoire pour qu’il y ait une représentation logique ; qu’on ait tous les âges ; de plusieurs catégories socio-professionnelles ; d’activités différentes ; aussi des personnes issues d’associations qui ont un souci d’intérêt collectif, de bien vivre ensemble, de partage. Les compétences ont aussi joué un rôle, » notamment en matière de sécurité, communication interne, externe, tourisme, . . . « Il faudra être vigilant, c’est pourquoi [la maire] a souhaité un poste d’adjoint en moins pour avoir plus de conseillers délégués de manière à impliquer davantage de personnes. » Le conseil municipal compte aujourd’hui quatre adjoints (1er, M.Dominique Giret ; 2ème, Mme Marie Le Chapelain ; 3ème, M. Fabrice Berjonneau ; 4ème, Mme Isabelle Héhunstre) et cinq délégués (Madame Angélique Dumoulin et Messieurs François Sabourin, Julien Guibert, Patrick Cartier et Pascal Morin).

 

Les relations publiques ?!

En terme de fonctionnement, Mme Guichet souhaite avoir « très souvent des moments de partage et d’échange. Que ce ne soit pas uniquement les adjoints qui se réunissent, que tout le monde ait le même niveau d’informations. C’est important. Il y aura des réunions publiques sur des sujets spécifiques (grands projets. . .). Pour moi, c’est une obligation de communiquer, de donner du sens et d’expliquer. On recherche un système de plateforme participative, quelque chose qui pourrait créer du lien permanent avec la population et qu’on puisse interagir, poser des questions, pour faire des sortes de sondages. . . Il faut qu’on avance tranquillement, il ne faut pas se précipiter, il ne faut pas se tromper. Nous avons plein d’idées. On voudrait faire des points de temps en temps en différents endroits de la commune. Nous avons institué le quart d’heure citoyen [en fin de réunions du conseil municipal] : on essaie, on met en place, si ça fonctionne tant mieux, si ça ne fonctionne pas, on voit si on peut améliorer ou changer quelque chose. Des questions d’intérêt collectif uniquement. » « Je me réserverais le droit de ne pas répondre en proposant une prise de rendez-vous pour les questions personnelles », précise la maire qui « envisage d’être présente en mairie tous les mercredis sans rendez-vous et de le faire savoir aux Coulonnais ». Cependant, il faut laisser au conseil municipal jusqu’à la fin de l’année pour prendre ses marques.

 

Des projets ?!

M. Pierre Rousseau, ancien maire de Coulon Photo Gilles PETIT

L’ombre de M. Pierre Rousseau, l’ancien maire de Coulon de 1989 à 1998 qui a remodelé en profondeur le bourg de Coulon, a plané lors de l’évocation des grands projets de cette nouvelle mandature. En effet, tous ces projets remontent à l’ère Pierre-Rousseau. Par exemple, la construction d’une salle polyvalente qui revient périodiquement, pourrait voir le jour sur la commune dans le secteur de l’Autremont. « Un autre projet qui me tient à cœur, » annonce Mme Guichet. C’est la résidence seniors envisagée dans l’ancienne Maison Familiale Rurale, rue Elise-Lucas. « Pour [la maire], ce serait un beau projet pour la commune qui permettrait à nos aînés qui le veulent de rester à Coulon, voire de bénéficier d’une structure adaptée. »

Le Centre Social et Culturel du Marais, à gauche, le musée du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, à droite. Photo Gilles Petit

Enfin, M. Pierre Rousseau répétait à qui voulait l’entendre : « une commune s’enrichit quand elle possède et crée un patrimoine immobilier ». Outre la maison Elise-Lucas, citée plus haut, le groupe école-salle des fêtes, l’église et le bâtiment de la mairie actuelle, les Coulonnais possèdent la maison de la Coutume et sa voisine l’ancienne auberge. Le premier bâtiment est loué au Parc Naturel Régional du Marais Poitevin pour l’aménagement de son musée « Maison du Marais Poitevin ». Le second héberge le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), une structure intercommunale Coulon-Magné. Ces deux bâtiments font l’objet d’une offre d’achat par le Conseil départemental des Deux-Sèvres. Sur proposition de son maire, le Conseil municipal précédent s’est dit favorable à cette initiative. Les nouveaux élus n’y sont pas opposés. Mme Anne-Sophie Guichet explique : « Avec l’agent d’assurance, nous avons fait le tour des bâtiments communaux. » L’agent estime que Coulon est la commune qui possède le plus de patrimoine lequel n’est pas toujours en très bon état. « Le souci est là, » estime la maire. « Plus il y a de patrimoine, plus ça demande d’entretien et donc d’argent. Et aujourd’hui, les finances de la commune ont tant de choses à faire. Le bâtiment du Centre social n’est plus aux normes et on sera incapable de supporter la charge de travaux. On a beaucoup réfléchi à la question. Ce qui a fait pencher la balance, c’est que ces bâtiments vont rester publics, ouverts à tous sur la commune. Effectivement, on perd la propriété, mais on ne vend pas à un privé qui va tout fermer. Cet argent va permettre de développer autre chose pour les Coulonnais. Il y aura repositionnement du CSCM. Ce centre social est une richesse sur la commune. Il faut voir tout ce que ça nous rapportera. Nous expliquerons aux Coulonnais. La nouvelle équipe n’a rien décidé, il faut qu’on travaille, qu’on fasse des groupes de travail. Qu’on associe la population. Faire une commission. L’ancienne équipe avait des idées pas forcément mauvaises, la nouvelle équipe a des idées qui ne sont pas forcément les mêmes alors il faut qu’on arrive à mixer tout ça et sortir les meilleures. »

 

En tous cas, rappelons que, dans l’immédiat, les élus comptent développer la communication. Ils vont refondre le site internet local et relancer l’édition d’un bulletin municipal, un magazine distribué en plus de l’agenda annuel, ce-dernier étant, semble-t-il, apprécié car « les gens l’attendent avec beaucoup d’impatience ».

Gilles Petit

COULON (79) : L’Epicerie d’Isa, la nouvelle supérette COOP

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« Que les Coulonnais prennent le temps de découvrir le magasin. J’aimerais qu’ils oublient l’ancien. Qu’ils viennent rencontrer la nouvelle propriétaire », tel est le souhait de Madame Isabelle Montillaud. Nouvelle venue dans la Venise Verte, la commerçante a ouvert L’Épicerie d’Isa, reprenant ainsi la supérette Coop installée depuis 1932, 10 rue du Marais à Coulon (Deux-Sèvres).

Le magasin COOP devient L’Épicerie d’Isa de Coulon. Photo Gilles PETIT

Géré depuis le 3 mai 2017 par Mme Alexandra Gobin-Flandrois et M. Thierry Albert, au sein de la SARL ALEXTHINO, le magasin Coop de Coulon a fermé juridiquement le 1er mai 2020 au terme de la location-gérance de trois années donnée par la société Coop Atlantique. Un contrat renouvelable d’année en année par tacite reconduction, sauf dénonciation. Dès la dissolution et la clôture décidées lors des assemblées générales extraordinaires des 10 janvier 2020 et 23 avril 2020 de la SARL ALEXTHINO, Madame Isabelle Montillaud a saisi l’opportunité de (re)venir aux origines de sa famille : le village de Coulon.

Mme Isabelle Montillaud, nouvelle gérante de l’enseigne COOP de Coulon. Photo Gilles PETIT

Née à Paris, Mme Isabelle Montillaud a grandi en région parisienne : « Je suis arrivée en 2002 sur la région à Saint-Pierre-le-Vieux en Vendée », se félicite-t-elle. La néo-maraîchine a toujours œuvré dans le commerce d’alimentation. « J’ai débuté avec le groupe Monoprix. » Puis, après une petite interruption d’activité consacrée à ses enfants, elle a repris du service . . .  dans une station-service. En 2015, elle a acheté un fond de commerce, en cogérance, la Coop de Maillezais qu’elle a quittée en décembre 2018.

Et la voilà dans la Venise Verte.

Pourquoi Coulon, s’étonneraient les autochtones ? « Parce que les événements privés font parfois qu’on peut être amené à se déplacer et il se trouve que Coulon était la ville de ma famille », avoue l’intéressée. « Je suis petite-fille, arrière-petite-fille de Coulonnais. Mon arrière-grand-père était le sabotier de Coulon, M. Pierre Vergnon et son épouse Germaine qui travaillait à la cantine de l’école locale, je crois. Mes grands-parents s’appelaient Léon et Lisette Morin. J’ai passé mes vacances ici. » Peut-être à courir dans les venelles de Coulon qu’elle dit « bien connaître ». En fait, « quand on a quitté la région parisienne, c’était pour venir à Coulon. »

Une petite histoire de la Coop à Coulon

Créée par un sieur Martin, qui pérennisa l’affaire durant près de quatre décennies, l’épicerie de la rue du Marais a connu plusieurs gérances. Ce commerce a tenu le haut de l’affiche de 1996 à 1998. En effet, le 14 septembre 1996, les Coulonnais découvrent sur la porte d’entrée du magasin Score, la renommée supérette située près de l’Église de Coulon, le panonceau « Fermé pour congés annuels ». En réalité, la propriétaire Mme Marie Villeneuve avait choisi d’arrêter définitivement son commerce d’alimentation après la saison estivale car elle ne « pouvait plus assurer la qualité du service faute d’un chiffre d’affaires satisfaisant », avait-elle argumenté. Prenant l’affaire à cœur, le maire d’alors M. Pierre Rousseau a entrepris des démarches pour « recréer un magasin d’alimentation afin de maintenir un peu de vie dans le bourg« . Et de préciser : « Il y a pourtant de la place pour deux commerces de ce genre ». L’autre magasin à l’enseigne Coop était tenu par M. et Mme Jacques Celereau, rue du Marais. « Malheureusement », soulignait le maire, « il est légèrement décentralisé. Il faudrait qu’il se rapproche du centre-bourg ». De ce fait, M. Rousseau avait contacté la direction générale de la Coop à Saintes (Charente Maritime) afin de solliciter une implantation place de l’Église. Dans sa réponse, la coopérative avait suggéré la construction d’un atelier relais par la municipalité dans lequel seraient installés des commerces. Cette solution n’a pas été approuvée par les élus. De plus, l’extension du supermarché Unico, situé à Magné la proche commune voisine, était en projet. Cette moyenne surface commerciale « joue un grand rôle dans les difficultés financières des petits commerces des bourgs voisins », constatait déjà le maire de Coulon.

En 1997, la Coopérative régionale de Saintes annonce que le bâtiment qui abrite son magasin de la rue du Marais va bénéficier d’une totale rénovation de la cave au grenier, intérieur et extérieur, profitant de l’occasion pour doubler sa surface de vente qui passera ainsi de 38m² à 78m². Afin d’éviter la fermeture de son commerce pendant deux mois de travaux, M. Celereau a trouvé un local dépannage donnant sur la place de l’Église au n°38, voisin du restaurant de la Venise Verte, aujourd’hui dénommé Le Marais Social Club. La Coop a fermé le vendredi 24 octobre 1997 le temps de déplacer les rayons durant un week-end. La famille Celereau qui logeait au-dessus du magasin, était alors hébergée dans un bungalow du village de vacances mis à sa disposition par la commune. Le magasin Coop a réintégré ses locaux rénovés début janvier 1998 après avoir réalisé un remarquable et inespéré chiffre d’affaires malgré l’exiguïté de la boutique temporaire. Force est de constater que l’implantation définitive dans le centre-bourg était une belle opportunité manquée par la Coop.

Le rêve d’Isa

« Je préfèrerais être plus au centre qu’ici », regrette Mme Montillaud. « Tout ce qui est tourisme ne passe plus devant le magasin, on envoie directement vers le grand parking alors qu’avant les touristes qui rentraient à Coulon passaient forcément par ici, tous les bus, tout passait par là. Maintenant plus personne ne passe devant un magasin placé ici. En plus le stationnement a été supprimé. » Toutefois, la nouvelle gérante souffle que la Coop étudie un projet d’implantation sur le site de l’ancienne station-service de Coulon qui est judicieusement placé rue André-Cramois sur le passage des estivants. « Ce serait toujours mieux là-bas qu’ici. Il y aurait du passage, du stationnement sans problème, un magasin deux fois plus grand », imagine la commerçante. « Ce magasin resterait proche des habitants du centre-bourg lesquels n’auraient pas de déplacement plus long. Ça ne devrait pas changer. Les résidents des écarts auront plus de visibilité. » De plus, il y aurait la présence d’un boulanger dans ce projet.

Mme Isabelle Montillaud (à gauche) présente à ces clientes le nouvel agencement de son magasin. Photo Gilles PETIT

Un nouvel agencement

Pour l’heure, Mme Isabelle Montillaud présente L’Épicerie d’Isa : « Le magasin a eu pas mal de transformations. Il a été réaménagé à mon goût. En terme d’agencement tout a été revu, les peintures refaites. De nouvelles vitrines froides ont été mises en place. Un nouveau présentoir en bois qui n’existait pas pour les fruits et légumes. On est sur la gamme des produits auxquels on peut accéder en tant que gérant de chez Coop et des produits U puisque, depuis 2015, les petites supérettes Coop ont la marque U intégrée dans leurs magasins. C’est un plus car, d’abord U est une marque connue, reconnue, appréciée. Ça permet d’avoir des prix de vente plus raisonnables que ceux qu’il y avait avant. On ne peut pas demander à un magasin de proximité de pouvoir s’aligner sur les prix pratiqués en grande surface car on n’a pas le même débit. Mais maintenant, on est capable d’offrir une gamme de produits quasiment tout aussi importante que dans une grande surface. Et au-delà de la Coop, j’ai une entière liberté de travailler également avec d’autres fournisseurs. En terme de statut, je suis complètement indépendante. Ici je loue les bâtiments appartenant à Coop. »

« J’ai la chance de faire le métier que j’aime sinon je n’aurais pas ouvert les portes. Je suis seule à travailler ici pour l’instant », conclut la commerçante. « Bien sûr, j’ai des projets. Mais pour que ces projets aboutissent, c’est comme tout petit commerçant, il nous faut des clients. Si je n’ai pas de clients, je n’évoluerai pas. Que les Coulonnais prennent le temps de découvrir le magasin, de me rencontrer. J’aimerais qu’ils ne restent pas sur l’idée de l’ancien magasin. Tout dépendra des Coulonnais. »

Des services

L’Épicerie d’Isa offre ses services d’abord aux locaux. En plus de l’alimentaire, la supérette propose d’autres produits (des fleurs, des vêtements, des produits artisanaux. . .) Les idées ne manquent pas. En revanche, il n’y a plus de « chinage », à savoir le colportage avec un camion-magasin. Mais des livraisons à domicile sont assurées gratuitement (voir les conditions au magasin) sur la commune de Coulon, sur les villages de Sansais et La Garette, ainsi qu’à Magné en complément du drive de Super U pour les personnes qui ne peuvent se déplacer. 

Isa a élargi sa gamme de produits en épicerie, et créé des rayons maroquinerie, textile et bijoux. Elle propose des journées « poisson » tous les mardis. La supérette offre plusieurs autres services : un point relais-colis Pick Up, un dépôt de pain et viennoiseries, ainsi que la commande de pâtisseries.

 

Client-coopérateur

Les clients de L’Épicerie d’Isa peuvent devenir coopérateurs-actionnaires chez Coop porteurs d’une carte ad hoc. Un coopérateur achète au minimum une part d’une valeur actuelle de 7 euros, sachant qu’il est possible d’en acheter bien d’avantage. Ainsi, à chaque fois qu’un client-coopérateur fait un achat, au bout d’un certain temps, il reçoit un ou plusieurs bons de réduction valables sur l’ensemble du magasin ou d’autres offres. La carte donne aussi accès à des conditions de vacances, de logements, etc suivant un système d’autocollants qui peuvent permettre d’obtenir par exemple un filet de 15-30 euros offert.

L’Épicerie d’Isa, magasin Coop, 10 rue du Marais 79510 Coulon, Tél. : 05 49 35 90 01

ATTENTION : nouveaux horaires pendant la période hivernale

Magasin ouvert 

* Lundi – Mardi – Jeudi – Vendredi – Samedi (fermé le mercredi) :
– 8 h 30 à 13 heures – 15 heures à 19h30

Dimanche : 8 h 30 à 13 heures

 

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : Coulon en confinement Covid-19, des photos inédites

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Dans la Venise Verte, notamment à Coulon (Deux-Sèvres), la saison touristique débute habituellement aux fêtes de Pâques. Cette année, le confinement de la population française dû à la pandémie du Covid-19 a contraint les entreprises de batellerie à laisser leurs barques au garage. En effet, les bateliers n’étaient pas autorisés à reprendre leurs activités et, d’ailleurs, les potentiels touristes étaient invités à rester confinés en leur domicile.

Fait exceptionnel, à cette période de l’année, seules les barques des autochtones sont amarrées aux anneaux des rives de la Sèvre Niortaise. Elles aussi sont appelées à rester à quai.

Voici un florilège d’instantanés saisis un dimanche de Pâques le 12 avril 2020, entre 17 et 18 heures.

On regrette de ne pas pouvoir restituer les sons, les odeurs, l’atmosphère surnaturelle d’une situation surnaturelle et . . . ce silence sans cris de gens surexcités, sans les (trop forts) commentaires des guides bateliers qui poussent leurs lourdes barques pleines de touristes, sans véhicules automobiles qui vrombissent et/ou franchissent, au loin, ostensiblement les ponts et autres passages piétons surélevés. Même le vent s’est fait murmure cet après-midi là dans les arbres aux feuilles naissantes. Et ce soleil qui illumine Coulon uniquement pour les Coulonnais, pense-t-on. « Le bonheur », selon une habitante qui, d’ordinaire, voit passer sous sa fenêtre des dizaines, voire des centaines de bateaux par jour.

A Coulon, la Sèvre Niortaise, une autoroute de bateaux en pleine saison, sans barques, sans touristes, sans Maraîchins, et . . . sans commentaires (Photos Gilles PETIT) :

 

NECROLOGIE : M. Claude Audis Président historique du Festival de peinture de Magné (79)

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Un « doux rêveur » nous a quittés un dimanche avant l’aube, le 8 mars 2020, dans sa 75ème année. M. Claude Audis réalisait ses rêves et ceux des autres, quels que soient les cercles familial, professionnel ou associatif. Les mondes politique, sportif, artistique, caritatif . . . de Magné, du Niortais et des Deux-Sèvres rendent hommage à un homme entreprenant qui fuyait les. . . honneurs.

Pour le grand public, M. Claude Audis est inéluctablement associé au Festival International de Peinture de Magné. Une manifestation créée le 13 avril 1989 sous l’égide de l’association Magné Animation. Dans cette vidéo préparée spécialement par Capt’Action79 : https://youtu.be/hBIhzoHIA5c, ce co-fondateur conte la genèse d’un rêve fou né d’une rencontre. Ce film sonne également l’heure de sa « retraite associative » après 36 années de services.

« Claude n’est plus… Au revoir Claude. Difficile de ne plus voir ta silhouette. Ton village de Magné ne l’oubliera pas. Ce village que tu as fait tien. Ce village, à qui tu as façonné, en tant que président bâtisseur du Festival de peinture, un bel habit de lumière, reconnu en deça et même bien au-delà de nos frontières. » écrit André Réault pour l’association de jumelage franco-allemand Magné-Weitnau Photo Michel Castellani

M. Jean-Marie Zacchi, président d’honneur et du jury du Festival de peinture à son ami Claude Audis : « Les artistes se retrouvent, les artistes se découvrent, des amitiés naissent. » Photo Michel Castellani

A l’occasion du 8ème Festival de peinture Magné – Marais Poitevin, les 20 et 21 juillet 1996, le président Claude Audis déclarait : « Au moment où se profile sur l’horizon du prochain été la nouvelle cohorte des artistes qui vont entreprendre la route vers Magné, laissez-moi rêver de ce Festival. . . Je vois la toile peinte durant ces années avec le mauve de nos risques insensés, l’ocre de nos hésitations, le gris de nos erreurs de débutants et bordés du rouge de notre passion ! Je rêve d’une nouvelle fête orchestrée par l’équipe de Magné-Animation dont le dynamisme et le cœur à l’ouvrage feront encore merveille. Je rêve de tous ces artistes convergeant vers le Marais Poitevin, même d’au-delà de nos frontières. Débutants, peintres au talent confirmé, maîtres de leur art, tous viennent participer au même Festival. Je rêve de ces grands artistes, nos invités d’honneur qui présenteront leurs œuvres gracieusement devant un public toujours plus nombreux, passionné et ravi. Je rêve de tous nos partenaires : collectivités, entreprises, institutions, commerçants et artisans qui, par leur précieux soutien, témoignent d’un profond souci artistique. Et si ce rêve n’était autre que la prochaine édition du Festival de Peinture de Magné ! »

A l’occasion de la 30ème édition du Festival de Peinture de Magné, une grande partie des artistes professionnels, anciens invités d’honneur ont répondu à l’appel de Claude Audis (au centre). Photo Michel Castellani

Une photographie souvenir prise à l’issue du 3ème Festival de Peinture en 1991. Photo dr

Lors de ses obsèques, son fils aîné a ainsi résumé la personnalité de son père (extraits) : « Dans tous les [cercles] où tu t’es impliqué, tu étais aussi bien un boute-en-train qu’une personne sérieuse à qui on peut donner, à qui on peut demander des conseils ou des services. Tu as eu une vie sociale extraordinaire avec, pour principaux [cercles] de vie, le Yachting-club niortais, le Rotary-club Niort Sèvres, la Confrérie des Mangeux de Lumas, le comité d’honneur des Chamois Niortais, etc. (. . . ) Tu passais tes journées à travailler près de 12 heures pour trouver du travail à tes employés ou plutôt à tes compagnons, comme tu aimais à dire, tellement tu t’occupais d’eux et de leur trouver du travail. Tu étais un patron gentil mais très exigeant. Monsieur Audis, c’est comme cela que te nommaient toutes les personnes qui ne te connaissaient pas au point de ne pas utiliser ton prénom. Ta personnalité charismatique imposait le respect, même si tu étais un grand gentil. Monsieur Audis, c’est comme ça aussi que les Magnésiens t’ont connu quand tu es devenu conseiller municipal, puis adjoint à la culture six ans plus tard. Tu as consacré beaucoup de temps au monde associatif et au bénévolat car, durant ton passage à la municipalité, tu as été dirigeant au club de foot de Magné, un des premiers acteurs du comité de jumelage de Magné qui unit toujours Magné à Weitnau [une ville allemande] et le père fondateur avec M. Jean Thébault du Festival de peinture. Le Festival qui sera au centre de ta vie pendant 30 ans, qui a une reconnaissance internationale, à l’exemple d’une réussite extraordinaire. Tu as réussi avec une bande de sept à huit personnes à l’origine. Des illuminés comme on aurait dit à l’époque. Une expérience unique qui marque une vie et qui te vaut la reconnaissance que tu as aujourd’hui. »

Né le 25 juin 1945, M. Audis se plaisait à dire que son entreprise avait son âge car son père aurait fondé sa société à Niort l’année de sa naissance. Un établissement que le fils Claude a repris le 12 juin 1972, presque en cadeau d’anniversaire. La société individuelle qui portait son nom « Monsieur Claude Audis » a été active pendant 34 ans, puis elle est devenue l’entreprise Audis Menuiserie. Plus tard, Claude a cédé son affaire à son fils cadet, un établissement spécialisé dans les travaux de menuiserie : fabrication et pose de menuiserie bois, cloison mobile, cloison sèche, faux plafond, escalier, parquet. Depuis le 3 avril 2018, la Société par Actions Simplifiée (SAS) a conservé le nom mais elle n’est plus gérée par la famille Audis.

Deux enfants et quatre petits-enfants sont nés de l’union de Claude avec Nicole. Et leur fils aîné de conclure : « Bien sûr, tu étais accompagné par ton âme sœur, maman, qui t’as suivi dans toutes tes aventures avec qui tu étais marié depuis 52 ans. Cela faisait en tout 58 ans que vous étiez ensemble. Vous avez eu une vie trépidante avec vos voyages et ensuite avec la venue du ou des bateaux. Bateaux que tu avais appelés successivement Nicole, Nicole 1, Nicole 2 et ce jusqu’au dernier Nicole 6. Vous aviez raison d’en profiter, vous avez travaillé dur toute votre vie pour cela. … »

Gilles PETIT

LA GARETTE : des arbres solidaires pour aider SOS Préma 79

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Un quart d’heure ! En un quart d’heure, des bénévoles de cinq structures ont planté une haie de 100 mètres sur le site du centre équestre La Maison du Cheval à La-Garette (commune de Sansais – La-Garette en Deux-Sèvres), samedi 1er février 2020. Une opération solidaire précédée par la plantation de « l’arbre de la fraternité et de la paix » : un chêne vert.

A l’occasion des 20 ans de La Maison du Cheval, l’association sportive Maraisthon, qui milite depuis dix ans pour une action sociale et solidaire, avait lancé, lors de son édition 2019, une opération « 5 € pour SOS Préma = 1 arbre planté dans le Marais Poitevin« . Cette moisson a permis de collecter 925 €, à ce jour. En collaboration avec la commune de Sansais – La-Garette, les associations SOS Préma, We are et Laponie Trophy 2020,  l’opération, également soutenue par Territoria Mutuelle, a réuni une trentaine de planteurs de toutes générations.

A La-Garette, les représentants des structures partenaires de l’opération ont symboliquement terminé la plantation d’un chêne vert sur le site de La Maison du Cheval. Photo Gilles PETIT

Avant de se mettre au travail, les participants se sont rassemblés devant « l’arbre de la fraternité et de la paix », un chêne vert déjà mis en place par Alain Bertrand, le paysagiste magnésien qui a préparé le terrain et fourni les plants d’arbustes. Le maire de la localité Rabah Laïchour informe que le chêne vert est « un arbre très résistant qui nous arrive du Sud. Selon les spécialistes, vu le réchauffement climatique, cette essence s’adapte facilement à notre climat. C’est sans doute l’arbre de demain dans notre région. »

Puisqu’il est question de climat, nous soulignerons que les nuages ont retenu la pluie le temps nécessaire à la plantation de cornouillers sanguins, charmes communs, érables champêtres, troènes bulgares et aubépines, soit une centaine de plants sur cent mètres linéaires, protégés par une bâche biodégradable et un filet anti-rongeurs. Une clôture viendra compléter ces protections contre l’éventuel appétit des chevaux.

Faisant suite à l’initiative du Maraisthon, Territoria Mutuelle a décidé de prendre à sa charge le coût de cette plantation. « C’est une action qui a du sens », a précisé son président M. Robert Chiche, « c’est une valeur réelle de pouvoir aussi associer le personnel à cette manifestation. C’est la première fois. La Mutuelle a voulu le faire avec ses salariés. »

Le maire de Sansais – La-Garette Rabah Laïchour et la sportive Sonia Thomas n’ont pas ménagé leurs efforts. Photo Gilles PETIT

Au nom du Maraisthon, son nouveau président M. Jean-Yves Saint-Céran a félicité Ludo, un adhérent handicapé de We are qui a gravi le Mont-Blanc en septembre 2019, car « il a relevé un défi où tout le monde est lié au-delà des différences dans l’esprit du sport. » Il a ensuite remercié M. Chiche, « je crois que quand les entreprises sont au service du bien commun et du respect des différences, nous souhaitions marquer la participation active de Territoria Mutuelle. » Par ailleurs, on notera que la commune de Sansais – La-Garette accueillera le prochain Maraisthon, le samedi 20 juin 2020, sur le site du Châtelet à La-Garette. Cette épreuve nature, 1er éco-marathon en France qui quittera donc Coulon, se déroulera sous une autre forme en une seule journée. « Et on espère bien pouvoir planter plein d’arbres et de haies », ajoute le président.

Des membres de l’association We are ont raconté leur récente ascension du Mont-Blanc. Et Sonia Thomas (à droite) a retracé sa performance au Laponie Trophy 2020 disputé en Finlande avec sa co-équipière Hélène Morisseau. Photo Gilles PETIT

Mme Céline Caquineau et M. Emmanuel Messager représentaient SOS Préma. Ce dernier a rappelé que « cette plantation va aider au réaménagement de la salle parents en néonatalogie du Centre hospitalier de Niort, actuellement en travaux. Tous les dons collectés amélioreront le quotidien des parents dont le bébé est hospitalisé. »

Cerise sur le gâteau, l’association SOS Préma a reçu un tweet de sa marraine Clarisse Agbégnénou, la vice-championne olympique de judo, championne du monde et d’Europe, meilleure athlète française 2018 et 2019, qui est née prématurément à sept mois. Elle a écrit : « Vous savez que vous pouvez toujours compter sur moi. Certes, je ne peux pas être là physiquement mais je vous envoie des cargos et des cargos de forces et d’ondes positives ! Mais surtout gardez bien à l’esprit qu’en chaque préma naît un champion ! »

Gilles PETIT

 

 

 

Festival international de peinture de MAGNE 79 : clôture du 31ème, place au 32ème, vidéo et images

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Sous titré « La peinture Grandeur Nature », le 31ème Festival international de peinture de Magné (Deux-Sèvres) a refermé ses chevalets. La 32ème édition se déroulera les 18 et 19 juillet 2020.

235 artistes (sans compter les enfants) ont participé à la réussite du 30ème anniversaire de l’association organisatrice Magné Animation. Le jury a primé trente-trois « adultes » et huit « juniors », attribuant ainsi plus de 12.000 euros de prix.

Nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir en vidéo cette 31ème édition, ainsi que la proclamation du palmarès 2019, au lien YouTube suivant : https://youtu.be/lt9XouF-x3g

Prise de vue : Gilles Petit
Réalisation : Capt’Action79. juillet2019

 

Toutes Catégories
Prix POUJOULAT : NGUYEN Kim-Chi
Prix THEBAULT : RODRIGUEZ Cathy
Prix restaurant LA BELLE ETOILE : VALLENET Annick
2ème Prix Pastel – Prix Embarcadère CARDINAUD : DAVID Nadia
2ème Prix Aquarelle – Prix GROUPAMA : DELAROCHE Dominique
Prix PARC NATUREL REGIONAL : FAURE-ROSSARD Christiane

Prix Spécial
Prix Conseil Départemental 79 : KIENER Christiane
2ème Prix Techniques Mixtes – Prix CREDIT MUTUEL : COURILLEAU Karen

Toutes Catégories
Prix AUDIS : BAURUEL Dominique
Prix Groupe Y NEXIA : CHÂTEAU Frédéric
Prix Ambulance de l’ANGELIQUE : LE DEROFF Michel
Prix GRAFIC ENCADREMENT : LE BORGNE
3ème Prix Huile – Prix MARAIS POITEVIN IMMOBILIER : FOURREAUX Michel
3ème Prix Pastel – Prix PIEJAC MAINGRET : RIBARDIERE Marie-Noelle
3ème Prix Techniques Mixtes – Prix ROUVREAU RECYCLAGE : BELAIR Yvan
Prix MUTUELLE DE POITIERS : ACHARD Joël
Prix AXA Assurances : PUMA QUISPE Sabino
Prix TERRASSON : DAUGA Jean-Jacques
Prix AMBASSADE DU VIN : MOREAU Jean-François
Prix GRAPHIC APPLICATION : FAGES Roger
Prix EUROVIA : RAUSA Robert-Victor
Prix TEDELEC : LE MOUEL Stéphane
Prix EVERGIE : BRAILLON Michel
Prix ACSOR : MARTIN-HAJPEK Vesnica
3ème Prix Aquarelle – Prix NEWLOC : PATETA Serge

Une ultime exposition des tableaux lauréats des prix 2019

Comme de coutume, le public a pu revoir, en octobre 2019, toutes les œuvres primées dans les locaux du Centre culturel du Four Pontet. Cette ultime exposition, ouverte pour la première fois sur deux weekends, s’est refermée par le « décrochage » des tableaux avec remise à leurs parrains respectifs présents.

Photos Gilles PETIT

Un nouveau président du jury en 2020

Gilles PETIT

A l’issue de l’assemblée générale de Magné Animation, le conseil d’administration a accueilli de nouveaux adhérents. Photo : les membres du CA en compagnie des artistes Daniel Doutre et Richard Gautier (à gauche). Photo Gilles PETIT

FONTENAY-LE-COMTE (85) : les 20 ans de SALAM DANSE ORIENTALE en vidéo

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L’association SALAM DANSE ORIENTALE (influence égyptienne) offre tous les deux ans un somptueux gala à un millier de spectateurs et devant les caméras de Capt’Action79. Les 22 et 23 juin 2019, « Shayna et les Merveilles du Nil » a fêté ses vingt ans en l’Espace culturel René-Cassin – La Gare de Fontenay-le-Comte.

Le tableau final du Gala anniversaire de l’association fontenaisienne Salam Danse orientale, les 22 et 23 juin 2019. Image Gilles Petit

SALAM Danse orientale a été créée en 1999 à Fontenay le Comte.

L’association connaît une évolution grandissante et compte aujourd’hui près de 120 adhérentes âgées de 5 à 75 ans.

 

 

Voici maintenant 20 ans que Mme Karine Juvenal (Shayna), professeur-chorégraphe, fait danser le pays vendéen de Fontenay-le-Comte au sein de l’association Salam Danse orientale.

Ses élèves sont initiées aux bases et techniques de la danse orientale (influence égyptienne) et présentent chaque année un spectacle afin de mettre en avant le travail effectué.

L’association propose divers cours, répartis selon les âges et les niveaux, de septembre à juin.

Mme Juvenal propose également des prestations pour diverses occasions sur demande en faisant intervenir le groupe SALAM composé d’élèves expérimentées.

Revivez en vidéo des extraits du Gala 2019. Une réalisation Capt’Action79 :

Siège social : 49 rue du Haut Village – La Meilleraie 85200 SAINT MICHEL LE CLOUCQ

Contact Salam Danse orientale : tél. 06.81.96.45.15 ou courriel asso.salam.85@orange.fr

HANDBALL CLUB CELLES-SUR-BELLE (79) : le clip vidéo 2019 / 2020 des Belles de Celles

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Handball-Club de Celles-sur-Belle (Deux-Sèvres), le clip de la saison 2019/2020 de l’équipe élite féminine qui évolue en D2F avec le statut VAP (voie d’accession au professionnalisme) permettant d’accéder au Championnat de France féminin de handball, dénommé Ligue Butagaz Énergie ou Division 1, compétition qui représente en France le sommet de la hiérarchie du handball féminin.

Voici le clip vidéo officiel de la saison :

Une réalisation vidéo CaptAction79 partenaire du HBCC. septembre 2019

Bonne lecture.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : Magné (79) a tracé un sentier de découvertes “ De port en port ”

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Malgré l’éventuelle présence du « Bras rouge », la municipalité magnésienne a tracé un sentier de découvertes intramuros « De port en port », autour du thème de l’eau et du petit patrimoine local. Une petite balade pédagogique de deux kilomètres.

Le départ du sentier « De port en port » est situé devant ce panneau d’information fixé sur le mur des toilettes publiques de l’Espace du Bief, parking du 11ème GRCA. Photo Gilles PETIT

« Pour démarrer, » explique Mme Martine Brouard, adjointe au maire de Magné et coordinatrice du groupe de travail patrimoine qui a planché sur ce projet, « nous voulions un sentier adapté aux personnes à mobilité réduite et destiné aussi bien aux Magnésiens qu’aux touristes. Il fallait un sentier pas très long, qui peut être la promenade du dimanche, sur deux kilomètres suivant un parcours permettant de découvrir le patrimoine. »

Quel patrimoine ? C’était la question. Mme Brouard tente une réponse : « En fait de patrimoine, Magné a peu de monuments historiques, à part l’église, la chapelle Sainte-Macrine, le Four Pontet, le pont-levis. On ne fait pas un sentier du patrimoine avec trois ou quatre monuments. Donc, nous avons arpenté les rues. En regardant, en observant, nous avons trouvé une foule de choses : des fours à pain, des puits, une pompe, des abreuvoirs, des choses intéressantes mais de petits patrimoines. Ça ne fait pas un sentier du patrimoine. Il fallait absolument trouver un fil conducteur. Or, Magné est une île. Cette île comporte 22 ports. C’est exceptionnel pour une commune d’avoir autant de ports. » En effet, la Sèvre Niortaise, avec ses bras, entoure toute l’île de Magné. Fort de ce constat, le groupe de travail a décidé de retenir la thématique de l’eau.

A partir de cette idée, le groupe a affiné sa réflexion en sollicitant M. Richard Joseph, conseiller patrimoine au Parc naturel régional du Marais Poitevin.

Comment faire le lien ? A l’évidence, créer un sentier « De port en port ». Le projet a été centré sur le centre-bourg. Aujourd’hui, sur huit ports intramuros, des pupitres retracent l’histoire des gens d’ici, la façon dont ils vivaient au quotidien,  avec les petits métiers, les tisserands, les sabotiers, les tailleurs de pierres, et les tâches au cœur du Marais comme l’exploitation du bois, sans oublier la pêche aux engins. La lessive, les contes, . . . tout ce patrimoine immatériel a été recensé. Le patrimoine dit naturel est, lui aussi, détaillé. Outre les oiseaux, les poissons, . . .  et les plantes locales, à découvrir au fil des pupitres, l’aménagement de « l’île du Bras Rouge » devrait interpeller les visiteurs. On notera que les textes sont doublés en anglais, et que les panneaux proposent également aux enfants un jeu de questions « A toi de jouer !», dont les réponses figurent à la station suivante.

Prochainement jalonné de «clous» en laiton fixés au sol (actuellement remplacés par des flèches blanches collées), le balisage du sentier de découvertes débute face au panneau d’information installé au parking du 11ème GRCA (parking du stade, des terrains de pétanque et de tennis). Direction la première station, un hangar à vocation pédagogique, porte d’entrée de « l’île du Bras rouge ».

Acheté par la collectivité locale depuis de nombreuses années à la société Bidet, cet hangar a désormais une vocation pédagogique, notamment pour les enfants. Photo Gilles PETIT

Le hangar offre aussi le gite aux chauves-souris, en particulier à la pipistrelle commune européenne. Photo Gilles PETIT

Après avoir sillonné le « vieux bourg », le sentier mène de l’autre côté de la route départementale autour de laquelle est construit le village de Magné. Le promeneur passe devant l’incontournable église Sainte-Catherine, afin de rejoindre un pupitre évoquant un château. Car Magné possédait son château. Notre guide Martine Brouard commente le plan floqué sur le pupitre n°6 : « Le vieux château de Magné était situé sur le site de l’ancienne tour. Cette tour, construite en bordure de la Sèvre Niortaise, était un édifice qui défendait l’île de Magné. Dans les années 900, un édit de Charles-le-Chauve impose la construction de tours afin d’éviter aux vikings de remonter les fleuves et d’envahir le pays et de tout dévaster. Donc cette tour protégeait les habitants d’une invasion par voie d’eau. » Voilà le lien avec la Sèvre Niortaise. Ensuite, le sentier remonte par les bords du fleuve. « Et là, on découvre un autre aspect de Magné avec une partie plus « balnéaire » qui évoque les villas de la côte atlantique dont le Cottage du Roc, les Charmettes, de belles maisons, jusqu’à l’Espace culturel du Four Pontet et le remarquable pont-levis. »

Constitué d’élus et de bénévoles magnésiens, le groupe de travail « sentier du patrimoine » s’est adjoint les services de l’Agence Magenta Conseil, maître d’œuvre du parcours, du cabinet 1D2, graphisme, signalétique et scénographie du chantier, et l’entreprise de menuiserie MB2. Sans oublier les travaux réalisés par les employés municipaux qui ont travaillé « avec enthousiasme, compétence et beaucoup de plaisir », selon le maire de Magné Gérard Laborderie, à l’aménagement de l’île au Bras Rouge.

Martine Brouard a coupé le symbolique ruban inaugural du sentier de découvertes « De port en port », accompagnée (de gauche à droite) de Cathy Tromas, conseillère municipale et vice présidente du Parc naturel régional du Marais Poitevin, Gérard Laborderie, maire de Magné, Sébastien Billaud, adjoint au maire, et Séverine Vachon, vice-présidente du Conseil départemental 79 et présidente de l’Institution Interdépartemental du Bassin de la Sèvre Niortaise. Photo Gilles PETIT

Gilles PETIT

Illustration Agence 1D2 Niort

VENISE VERTE : hommage et tournée estivale 2019 au Théâtre Roger-Blin de Coulon (79)

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Le Théâtre Roger-Blin va rendre hommage à deux hommes, disparus l’année dernière, qui ont FAIT le TRB à Coulon : André Pignoux et Paul-André Maby. De nombreux artistes qui ont suivi et/ou accompagné ces deux personnalités du monde artistique seront présents samedi 20 juillet 2019. Musiques, chansons, textes. . . un programme éclectique sera proposé dès 18 heures dans le Parc de la Mairie de Coulon (Deux-Sèvres).

Basé à Coulon (dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres), le Théâtre Roger-Blin est une pépinière de jeunes talents. Fondée le 6 août 1984, cette association, régie par la Loi de juillet 1901, organise, toute l’année, des stages divers, des spectacles de théâtre, chansons, musique, lectures publiques. . . et, en saison estivale, des tournées de théâtre dans la Venise Verte. Cette année, la tournée sera ponctuée par une soirée hommage à André Pignoux et Paul-André Maby.

Pour cela, laissons la plume à Mme Cosette Pignoux, metteur en scène, l’autre pilier du Théâtre Roger-Blin :

André Pignoux

Paul-André Maby

Lundi 15 juillet 2019, à Coulon, la Compagnie des 3 C a lancé la tournée estivale du Théâtre Roger-Blin en présentant sa pièce « To Bee or not to bee », une histoire d’abeilles collant à l’actualité. Photo Gilles Petit

Durant ce mois de juillet 2019, les comédiens amateurs du Théâtre Roger-Blin, accompagnés de troupes professionnelles invitées, interpréteront trois pièces alternativement sur les scènes des villages deux-Sévriens de Coulon, Arçais, La-Garette (commune de Sansais-La Garette), Bessines, Mauzé-sur-Le-Mignon, Magné et vendéen de Benet :

L’HABILLEUR de Ronald Harwood (21 heures : 16 juillet à Arçais, 19 juillet à La-Garette, 22 juillet à Bessines, 24 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 27 juillet à Coulon, 29 juillet à Benet et 31 juillet à Magné)

Véritable profession de foi dans l’art dramatique, « l’habilleur » ne cesse de mêler dans une savante mise en abîme, le théâtre dans le théâtre s’inscrivant dans la lignée de Shakespeare, Pirandello.

C’est un hymne à la persévérance qui se décline politiquement en résistance face à l’oppresseur et prend la forme du sacerdoce pour le comédien dévoué à Shakespeare et à sa compagnie. Beaucoup d’artistes caressent le rêve de mourir au plus fort de leur art; s’éteindre sur scène, de cette mort splendide, que s’offrit Molière; de la seule mort qu’accepterait celui qui, toute son existence, a mimé la vie. Mais cette fin-là serait pour le Maître un renoncement et il le fait, au contraire, et impérativement ne pas mourir sur scène mais se cacher, disparaître après avoir joué jusqu’à l’épuisement.

C’est la question que nous pose l’habilleur : où, pourquoi, comment, par quel moyen, par quel miracle continuer à créer, à trouver en soi et ailleurs la force, la volonté, la nécessité, l’étincelle de la création artistique; même dans la catastrophe; sans quoi le monde n’est plus que ce monde-ci et alors est-il vraiment supportable ?

Dans cette pièce, belle et humaine, qui a triomphé dans les trente et quelques pays où elle a tourné, cette écriture est d’un Grand Auteur.

Le maître, cet acteur, si égoïste soit-il, continue à ouvrir ici ou là, pour qui l’aperçoit, des fenêtres vers la liberté.

Par le théâtre nous pouvons avoir accès à un autre monde, et ce monde-là fait que nous pouvons supporter ce monde-ci même au cœur de la tourmente.

CENDRILLON de Joël Pommerat (21 heures : 17 juillet à Arçais, 18 juillet à Sansais, 21 juillet à Coulon, 23 juillet à Bessines, 25 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 26 juillet à Benet et 30 juillet à Magné)

Le metteur en scène livre ici sa version très personnelle du conte de Perrault. Loin des histoires de princesses qui rêvent au prince charmant, il se plonge au cœur de l’enfance et des questions tragiques qui la jalonnent parfois. Oubliés les oiseaux chanteurs et les couleurs pastel. Cendrillon est Sandra, une petite fille submergée par le deuil de sa mère, qu’elle tente de vivre comme elle le peut. Tous les éléments de l’histoire originale sont présents, mais détournés, chargés d’un sens différent qui lui donne un souffle radicalement novateur. Si Pommerat choisit d’axer sa pièce autour du deuil et de la confrontation d’une enfant avec la mort, il le fait avec assez de légèreté pour que les spectateurs se laissent aller à rire à de nombreux moments du spectacle. Émotion et humour sont au rendez-vous grâce à leur belle performance. 

Le DÉFUNT de René Obaldia (17 juillet à Arçais, 18 juillet à Sansais, 21 juillet à Coulon, 23 juillet à Bessines, 25 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 26 juillet à Benet et 30 juillet à Magné)

Deux personnes se retrouvent pour évoquer le souvenir d’un homme décédé trois ans auparavant.

Qui était Victor? Qui sont ces personnes qui revendiquent son amour ? Confidence après confidence, l’oraison annoncée se transforme, de fil en aiguille, en révélations sur la véritable identité du mystérieux défunt, de cet homme si appréciable

A la fois drôle, grinçant et absurde, le texte s’inscrit dans le registre de l’humour noir. Entre comédie et tragédie et derrière une apparente banalité, cette composition donne à voir les reflets de la folie et de l’abomination. Et si tout ceci n’était que duperie ?

 

 

Mesdames Cosette Pignoux (à gauche) du TRB et Agnès Brion de la Compagnie des 3 C, ont lancé la tournée d’été. Photo Gilles Petit

Les mises en scène sont assurées par Mme Cosette Pignoux :

L’animatrice du Théâtre Roger-Blin conclut : « Il faut que les gens viennent découvrir ces pièces. J’aime bien que les gens soient critiques, qu’ils viennent dire après ce qu’ils ont ressenti ou pensé. Mais les gens n’osent jamais. On dit toujours que c’est bien, mais ça veut rien dire pour moi. Oui, les avis sont intéressants. C’est aussi aller plus au fond des choses. »

Le 28 juillet 2019 à 21 heures dans le Parc de la Mairie (ou dans la salle des fêtes selon la météo) de Coulon les compagnies invitées interpréteront « La désireuse » de Agnès Brion et « Le petit manuel du héros » de Julian Rouhet.

Renseignements et réservations : 05 49 35 91 42 ; 05 49 04 58 42 ; 02 51 51 96 27                                                                                   Courriel : danypiveteau@gmail.com http://theatrerogerblin.jimdo.com

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN 79 : le Collectif « Bassines Non Merci ! » installe un Campement de Résistance et de Surveillance à Mauzé-sur-le-Mignon (79)

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Le Collectif citoyen « Bassines Non Merci ! » se bat depuis maintenant deux ans contre un projet de 19 réserves d’eau destinées à l’irrigation agricole. Soutenu par des structures environnementales, paysannes, syndicales, militantes et politiques, le Collectif a installé, dimanche 30 juin 2019, le premier Campement de Résistance et de Surveillance (CRS) près de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).

Photo Gilles Petit

Selon le Collectif citoyen « Bassines, Non Merci ! », ce projet de 19 réserves de substitution, réduit aujourd’hui à 16 réserves, concerne le bassin versant de la Sèvre Niortaise, le fleuve lui-même dans toute sa vallée, en général, et le Marais Poitevin en particulier.

« Bassines, Non Merci ! » dénonce des « dénis de démocratie, des arrangements avec la réglementation, dont la Loi sur l’eau, des enquêtes publiques, . . ., la captation massive d’argent public, l’intervention de lobbies, le maintien envers et contre tout d’une agriculture productiviste en l’habillant d’oripeaux écologiques, et le projet de réserves de substitution agricoles, appelées « bassines », en Deux-Sèvres. » Il comporte également un site dans la Vienne et un autre en Charente-Maritime.

Le collectif explique : « Une bassine est une réserve d’eau géante de 10 hectares en moyenne, entourée d’une digue de 10 mètres de haut. Elle est remplie en hiver en pompant l’eau principalement dans les nappes souterraines. Le but est  d’irriguer en été des cultures intensives (2/3 de maïs, semences, légumes industriels). Chacune est financée à 70% par de l’argent public provenant de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, l’État français et l’Europe. » L’association avance des chiffres clés qui interpellent : coût de l’ensemble des projets supérieur à 40 millions d’euro, 200 ha de terres agricoles seraient plastifiés, 128 forages seraient actifs, pour seulement 6 % des agriculteurs du territoire raccordés.

Près de 800 personnes, de toutes les générations, ont rejoint le site de construction d’une Zone A Défendre dans la campagne mauzéenne. Photo Gilles Petit

Le 9 mai 2019, la justice a donné raison aux associations de protection de la nature NE 17 et NE 16 et aux Fédérations de pêche de ces deux mêmes départements qui avaient attaqué en justice les arrêtés préfectoraux. « Ceci vient conforter les convictions du collectif citoyen au sujet des dangers du projet de bassines sur le territoire Sèvre-Marais Poitevin, lui aussi visé par un recours en justice », précise le Collectif qui ajoute : « En effet, la justice a retenu trois motifs susceptibles de casser et d’annuler les arrêtés préfectoraux : des prélèvements trop importants autorisés par l’État; une étude d’impact largement insuffisante sur l’environnement; la mise en place d’un véritable projet de territoire. Ces trois éléments majeurs sifflent donc la fin du match du projet de bassines tel que conçu actuellement. De plus, récemment, les huit bassines en projet dans la Vienne ont été annulées par le Tribunal Administratif de la Vienne. »

Le Collectif Bassines Non Merci ! est « une force d’opposition qui veut aussi être une force de proposition allant dans le bon sens, en mettant au centre des débats une réelle concertation de tous, pour tous et dans l’intérêt de nos enfants et petits-enfants. »

Le kiosque à musique de Mauzé-sur-Le-Mignon a hébergé les Assises citoyennes eau/agriculture/alimentation. Photo Gilles Petit

Afin d’expliquer les tenants et les aboutissants d’un sujet qui semble complexe, 28 organisations (*) environnementales, agricoles, citoyennes ont participé à une journée de rencontre à l’intention de tous, dimanche 30 juin 2019 à Mauzé-sur-Le-Mignon (Deux-Sèvres). Des Assises citoyennes eau se sont tenues sous le kiosque de la Place du Champ-de-Foire locale, en présence de paysans, d’ingénieurs agronomes, de scientifiques, d’élus régionaux, d’un député européen, de maires, de représentants syndicaux et de divers mouvements. . . également opposés à ces projets titanesques.

A l’issue de ces Assises, près de 800 personnes ont marché trois kilomètres vers la commune d’Usseau jusqu’au site le plus proche retenu dans le projet global. Les participants y ont installé un « plongeoir », à savoir un mirador destiné à surveiller la Zone A Défendre (ZAD). Puis tout le monde a rejoint le premier Campement de Résistance et de Surveillance, un CRS niché dans une oasis de fraîcheur ombragée au milieu des cultures céréalières, avec vue sur le « plongeoir ». Depuis dimanche, des permanents zadistes se relaient nuit et jour afin d’alerter sur l’éventuelle arrivée d’engins de chantier à proximité de la parcelle concernée.

De plus, le Collectif annonce que durant l’été « seront organisées toutes sortes d’actions et de manifestations dont un camp climat, des formations à la désobéissance civile, la rédaction d’un fanzine, la création d’une pièce de théâtre, etc. Ce sera l’occasion de rédiger collectivement un projet de territoire ambitieux, porteur d’alternatives agricoles, alimentaires et sociales. »

Le Collectif conclut : « Le campement constituera un lieu de tourisme militant pour toutes les personnes qui souhaitent profiter de leurs vacances pour participer à la construction d’un autre modèle. »

Gilles PETIT

(*) APPMA Pêches Sportives Saint-Maixent-l’Ecole, Alternatiba La-Rochelle, ANV-COP21 La-Rochelle, APIEEE, CGT 79, CGT Spectacles Poitou-Charentes, Colibris 79, Collectif Anti-Linky, Collectif des Usagers de l’Hôpital de Niort, Collectif à Teurtous, Collectif Marche pour le Climat Niort, Comité Notre-Dame-des-Landes La-Roche-sur-Yon 85, Confédération paysanne 17 et 79,  Europe Ecologie – Les Verts, Extinction Rébellion La-Rochelle, Gilets Jaunes 79, La France Insoumise, Le Priouté,  Nature Environnement 17, Parti Communiste Français, SCOP La Frênaie, SOS Rivières, Syndicat SUD-Solidaires, Terres & Rivières 85 . . .

 

MAGNE (79) : Remise des prix en vidéo du 30ème Festival international de peinture

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Le Festival International de Peinture de Magné (79 FRANCE), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné Animation, association culturelle soutenue par les Salons Nationaux que sont la Société des Artistes Français et le Salon Violet, ainsi que par des journaux spécialisés tel que Univers des Arts, et de nombreux autres partenaires fidèles. Pendant deux jours, les peintres participants doivent réaliser une œuvre exclusivement sur le territoire de la commune.

La manifestation a fêté sa 30ème édition les 21 et 22 juillet 2018, voici le palmarès et le film vidéo de la remise des prix au lien YouTube suivant : https://youtu.be/9GqYMywFmLQ

 

30ème Festival international de Peinture de Magné : Palmarès 2018

Grand Prix du Festival – Commune de Magné DOUDA Fabrice 86100 Châtellerault

1er Prix du Public – Prix Jean Thébault PETIT Sylviane 16460 Aunac

1er Prix Huile et Acrylique – Prix Placoplâtre JIPE 72200 La Flèche

1er Prix Pastel – Prix Carrefour VALLENET Annick 86400 Blanzay

1er Prix Techniques Mixtes – Prix Super U Magné POUILLAULT Nathalie 85600 Montaigu

1er Prix Aquarelle – Prix BFM RAUSA Robert Victor 01480 Jassans Riottier

1er Prix Dessin – Prix Univers des Arts JANDARD Tony 79410 Saint Rémy

Prix Poujoulat BELAIR Yvan 86000 Poitiers

Prix Groupe Thébault FREMY Dominique 85170 Dompierre sur Yon

Prix Restaurant La Belle Etoile OLIVIER Isabelle 79400 Saint Maixent L’Ecole

Prix Embarcadère Cardinaud LOUIS Hervé 79000 Niort

Prix Audis – Coup de Cœur du Festival BARJOLLE Claire 33000 Bordeaux

2ème Prix Huile et Acrylique – Prix Isover SAAKYAN Armen 44000 Nantes

2ème Prix Techniques Mixtes – Prix Crédit Mutuel PRINCE Régis 33620 Laruscade

2ème Prix Pastel – Prix Crédit Agricole RIBARDIERE Marie-Noëlle 86800 Pouillé

2ème Prix Aquarelle – Prix Groupama ROUNDHILL Michael Angleterre

2ème Prix Dessin – Prix Magné Animation LE DEROFF Michel 29000 Quimper

Prix Groupe Y Nexia ACHARD Joël 17100 Saintes

Prix Grafic E