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MARAIS POITEVIN : une journée balades et sport pour les migrants du CAO de Frontenay-Rohan-Rohan (79)

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« Un étranger est un ami qu’on n’a pas encore rencontré » (Proverbe irlandais), tel est le credo de l’ASAF (Accueil Solidarité Accompagnement Frontenay-Rohan-Rohan). Cette association a organisé une journée des migrants, samedi 3 novembre 2018 à La-Garette. Des balades en barque et en calèche dans la Venise Verte, suivies, en spectateurs, d’un match de football de Ligue 2 à Niort.

 « L’histoire du Marais se rappellera que ce 3 novembre 2018, à La-Garette, il n’y avait ni Français, ni Soudanais, ni Afghans, ni Maliens, ni Somaliens, ni Érythréens, ni Guinéens, ni Pakistanais, mais seulement des hommes et des femmes qui sont solidaires et unis », a déclaré M. Rabah Laïchour, maire de la commune de Sansais-La Garette (Deux-Sèvres), devant un parterre composé de 39 jeunes migrants, sur les 50 actuellement hébergés au Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO) de Frontenay-Rohan-Rohan, et de nombreux sympathisants et adhérents à l’ASAF.

« Faire découvrir notre territoire, nos modes de vie, nos paysages, nos faune et flore, nos villages, nos coutumes, nos traditions, était le but de cette sortie appréciée de tous », au départ de la Maison du Cheval et de l’embarcadère Les frênes à La Garette.

Estimant que « la solidarité est d’abord une valeur », l’Asaf est créée le 11 décembre 2017, en soutien à la famille Bulica. Originaire d’Albanie et installé à Frontenay-Rohan-Rohan depuis décembre 2016, le couple Petrit et Kujtime Bulica, avec trois enfants, dont un bébé né en France (les aînés, de 8 et 10 ans, sont scolarisés) fait l’objet d’une procédure d’expulsion du territoire. En juillet dernier, les bénévoles frontenaisiens apprennent que, déboutés de leur demande de droit d’asile, la famille se retrouve assignée à résidence. Spontanément, les bénévoles se sont alors occupés de leur trouver un logement, tout en lançant une pétition (2500 signatures recueillies en 10 jours) et en organisant diverses manifestations de soutien dont des marches de la fraternité, l’occupation de la salle des fêtes locale, . . . Aujourd’hui, « la situation est apaisée, la menace d’expulsion est moins alarmante. »

En présence des élus Mme Dominique Pougnard, conseillère départementale du canton, MM. Jacques Moronval, maire de Bessines (une commune voisine) et Olivier Poireau, représentant la municipalité de Frontenay-Rohan-Rohan, M. Laïchour a dressé ce constat que nous publions dans son intégralité : « Tout le monde parle de migrants, de l’Afrique à l’Asie, en passant par le Proche-Orient, de l’Amérique du Sud et Centrale aux Amériques du Nord, du Sud vers le Nord, de l’Est vers l’Ouest. Mais derrière ce mot, se cachent des hommes, des femmes, des enfants, qui fuient les guerres, la famine, la maladie, les régimes autoritaires, à la recherche d’une vie meilleure au risque de mourir en mer. Les pays du Nord dit industrialisés, civilisés, modernes, qui ont connu les guerres, la famine, les maladies, les migrations, se rejettent la responsabilité, érigent des clôtures de barbelés, parfois des murs en béton, pour éviter l’arrivée de ces populations. Dans maintes constitutions, à commencer par la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans toutes les religions, il est dit et écrit que nous naissons tous égaux et que nous devons partager et être solidaires avec nos semblables. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, comme nous, ont passé neuf mois dans le ventre de leur maman, rien ne nous différencie d’eux. Et si nous regardions tous ensemble la face positive de cette tragédie. Cette face positive, c’est cette jeunesse, ces sourires, cette solidarité qui est née entre eux, malgré leurs différences culturelles, linguistiques, ethniques, géographiques. Leur point commun, c’est qu’ils sont tous migrants et ont parcouru des milliers de kilomètres pour arriver dans cette terre de Frontenay-Rohan-Rohan où l’association AUDACIA* les accompagne, grâce au soutien de bénévoles. »

*AUDACIA est une association qui siège à Poitiers (86). Au sein de son pôle d’activités migrants, elle met ses compétences dans les domaines social, administratif, juridique et de la santé au service des demandeurs d’asile et des personnes en demande de titre de séjour dans le but de leur assurer une insertion sociale et une intégration dans la cité. L’accès à l’hébergement est un préalable nécessaire à l’autonomie. La prise en charge vise à assurer l’accès aux droits fondamentaux des personnes accueillies : droits relatifs au séjour, aux soins, à l’éducation, à la culture et à l’emploi.

Gilles PETIT

Quatre barques et une calèche bien chargée ont transporté une soixantaine de personnes en balade découverte dans la Venise Verte. Avant le pique-nique à la Maison du cheval, puis direction le stade René-Gaillard à Niort pour assister au match de football en Ligue 2 Niort-Le Havre.
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MARAIS POITEVIN : Clôture du 30ème Festival de peinture de Magné

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A l’espace culturel du Four Pontet, le 30ème Festival International de Peinture de Magné (79) s’est achevé, les 20 et 21 octobre 2018, par l’exposition des œuvres primées, suivie de la remise des tableaux aux partenaires présents. A cette occasion, M. Claude Audis, le président emblématique de Magné Animation, l’association organisatrice, a passé la barre du navire à une nouvelle équipe qui sera dirigée par son vice-président M. André Prunier.

A l’occasion de la 30ème édition du Festival International de peinture beaucoup d’invités d’honneur des éditions passées sont revenus à Magné saluer les organisateurs.

Le président Claude Audis : « Pour fêter cette 30ème édition, nous avions demandé à tous les invités d’honneur, depuis le départ, ainsi qu’aux artistes ayant participé au concours et ayant reçu le Grand Prix du Festival, d’être à nos côtés. 26 artistes invités d’honneur en peinture et sculpture, étaient présents et 13 grands prix du public étaient parmi nous. Pour marquer cet événement, nous avons eu le plaisir, le samedi soir, de retracer le Festival de peinture grâce à un spectacle pyrotechnique, tiré par l’entreprise Mille Feux. Un spectacle magnifique suivi par plusieurs milliers de personnes. »

L’édition 2018, a enregistré 257 peintres, représentant cinquante départements dont l’île de la Réunion et plusieurs pays étaient représentés dont l’Angleterre, le Canada. . .  Quant au public, il a été estimé à plus de 10 000 personnes.

 

Le film événement du 30ème Festival est à découvrir sur YouTube à l’adresse https://youtu.be/Q7hF6Y0TSl4. Pour rappel, voici le lien du film du palmarès et de la remise des prix : https://youtu.be/9GqYMywFmLQ.

A l’issue du 30ème Festival de peinture, le président Claude Audis (à gauche) passe la main à son vice-président André prunier (à droite).

Par ailleurs, M. Audis a tenu à remercier tous ceux qui l’ont aidé et « supporté » depuis vingt-neuf ans : « une équipe fidèle qui a fait d’une boutade de maire, une manifestation connue et reconnue dans l’hexagone et au-delà. De l’équipe ayant vécu l’aventure depuis le départ, seuls deux acolytes ont subsisté, c’est mon ami Louis Richard dit Loulou et mon ami Gérard Albert dit Gégé. Le premier s’occupe de la bouffe, le second des comptes. J’ai le plaisir de remercier en public toute l’équipe de Magné Animation, y compris les bénévoles, tous les parrains, collectivités et privés qui ont cru en notre équipe et nous ont aidé financièrement. Mais aussi, tous les artistes invités d’honneur et les artistes participants. Un merci particulier à un homme qui travaille toute l’année dans l’ombre et qui donne des conseils importants, je veux nommer mon inséparable ami Jean-Marie Zacchi. Jean-Marie a reçu récemment le grade de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, l’une des principales distinctions de la République Française. Je vous signale qu’une nouvelle équipe se met en place avec, à sa tête, mon vice-président André Prunier. »

Avant d’animer la remise aux partenaires des tableaux primés à l’issue du 30ème Festival, M. Prunier a simplement déclaré : « Dans quelques semaines, la nouvelle équipe réfléchira au Festival 2019. Il est déjà en partie sur les rails, notamment pour les invités d’honneur qu’il faut retenir pratiquement un an à l’avance. »

Présidente départementale de la Ligue contre le cancer, Mme Martine Pelonnier (à droite) a remis le tableau aux heureux gagnants.

La cérémonie a débuté par un point sur l’action que Magné Animation a mené depuis quatre ans en faveur de la Ligue contre le cancer. Sur quatre années, près de 10 000 € ont été collectés. « Cette somme va bien vers la recherche et vers l’aide aux malades et ça ça nous tenait à cœur aussi, a expliqué M. Prunier qui précise cette année, le chèque n’est que de 1 275 €, mais c’est une participation. Pour collecter ces fonds, il y avait un système de tombola dont le prix était un tableau. » Une très belle huile réalisée par M. André Rouvreau offerte à La Ligue. M. et Mme Biron sont les heureux gagnants.

Emma Burgaud a reçu un important lot de cadeaux.

Pour la seconde année consécutive, il était proposé « Le jeu de la couleur mystère ». A savoir, sur un dessin, chercher à positionner la couleur rouge à l’endroit que les organisateurs avaient préalablement placé sur une image-témoin. « Cette année, nous n’avons pas eu beaucoup de dessins vraiment terminés. Nous n’avons qu’une seule gagnante Melle Emma Burgaud. Le point à trouver était la barrière du pont-levis traitée en rouge. »

 

 

Mesdames Catherine Dambrine et Dominique Bauruel (de gauche à droite) ont dressé un rapide bilan des actions menées auprès des jeunes durant le Festival.

Dans le prolongement de ce jeu, un atelier jeunes était animé par Mme Dominique Bauruel, une artiste locale qui participe au Festival tous les ans et par M. Pierre Rebichon, aidés par l’adjointe au maire de Magné Catherine Dambrine en charge des actions liées à l’enfance. Pierre Rebichon avait aussi lancé l’idée de réaliser une vaste fresque (2 mètres de haut sur 3 mètres de large) à coloriser pendant les deux jours du festival par tout le monde, petits et grands. Cette initiative a bien plu aux festivaliers. Cette fresque sera offerte aux écoles de Magné.

La fresque à l’ouverture du Festival, le samedi matin.
La fresque à la fermeture du Festival, le dimanche en fin d’après-midi.

Lors de cette soirée de clôture du 30ème Festival de peinture de Magné, les partenaires présents ont pris possession des œuvres qu’ils ont parrainées.

Prix Restaurant La Belle Étoile
Commune de Magné : Grand Prix du Festival

Le dernier mot revient au maire de Magné M. Gérard Laborderie : « Je voudrais saluer cette belle longévité. Lorsqu’une manifestation dure trente ans, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est parce qu’il y a toute une équipe autour de Claude Audis qui a œuvré pour faire de ce festival ce qu’il est aujourd’hui, c’est à dire un festival de réputation nationale, mais aussi internationale. C’est un festival qui contribue aussi à la notoriété de la commune. La réussite a été exceptionnelle avec une densité de peintres de pointure nationale voire internationale au mètre-carré qu’on ne doit pas trouver partout. »

Gilles PETIT

(crédit photos : Michel Castellani, Gilles Petit)

 

MAGNE (79) : Histoire(s) d’un four à pain restauré

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« Il fonctionne notre four à pain tout juste rénové et déjà en service, » semble s’étonner le maire de Magné Gérard Laborderie. « C’est pas une rénovation de façade pour faire beau. Il est vraiment opérationnel. Ce four appartient au petit patrimoine communal. » Voici la grande histoire d’un petit patrimoine magnésien inauguré le dimanche 16 septembre 2018 dans le cadre des Journées du patrimoine.

Roger Bodet

« C’était en friche, il y avait des lierres partout. Il a fallu débroussailler, trier et retailler certaines pierres. L’arrière du four était complètement écroulé, il restait juste la partie cheminée. J’ai refait l’intérieur du four. Il n’y avait plus de portes, j’ai refait la porte ; il n’y avait plus de toit, j’ai refait une pente. En fait, j’ai tout refait ! » résume ainsi M. Roger Bodet au sujet de la restauration du four à pain de la rue du Port Musqué à Magné (Deux-Sèvres).

Jean-Louis Brouard

Ce four a une histoire liée aux familles Riffault puis Brouard. Jean-Louis Brouard, l’un des quatre enfants, nés de l’union de Louis Brouard avec Lucienne Riffault, retrace la genèse du four : « Si vous me demandez la date de construction du four, je serais très embêté. Par contre, je peux vous dire précisément la date à laquelle il n’existait pas. C’est 1833, parce que sur le cadastre napoléonien de 1833, il n’était pas là. Donc on peut supposer qu’il était du courant du XIXè siècle. Il a fonctionné jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Après, les fermes se sont équipées en cuisinières à bois, avec des fours. Puis, on a vu des boulangeries apparaître dans les villages. Les fours de ferme comme celui-ci ont été petit à petit laissés à l’abandon.  Nous sommes ici dans le quartier des Riffault. Riffault était un patronyme très fréquent dans le Marais. Par exemple dans ce quartier, on avait Alexandre Riffault avec Denise. La maison attenante au four, c’était chez Roger Riffault. En face de cette dernière, la maison des frères Riffault André et Léon, célibataires tous les deux. » Le four à pain est rattaché à la maison située juste de l’autre côté de l’étroite rue du Port Musqué. Une grande demeure appartenant alors à Edmond et Angélina Riffault, lesquels ont eu une fille Lucienne, et donc quatre petits-enfants. « Jacqueline, l’aînée, est la dernière propriétaire du four avant de le céder à la commune ! »

Trois des quatre enfants Brouard étaient présents à l’inauguration : Martine, Jean-Louis et Jacqueline (de g. à d.)

Son « petit » frère se souvient : « C’était un four assez astucieux à l’époque. En fait, il était composé différemment. On avait à l’arrière un toit à cochon. Au-dessus du four, c’était l’aire de jeux des enfants. On y était au chaud, on était bien, à l’abri. On a passé des heures et des heures au-dessus du four. Le four était fermé devant, c’était la salle d’eau. Notre grand-mère faisait chauffer l’eau dans un chaudron sur la cheminée, puis la versait dans une grande baille et on prenait nos bains. Je pense que nous avons à l’ouest de Niort, le four multifonctions le plus ancien. »

M. Gérard Laborderie a ouvert une autre page d’histoire, municipale celle-là : « A partir de 2008, la municipalité, conduite par M. René Potiron qui voyant que ce four commençait à tomber en ruine sérieusement, a décidé de l’acquérir. Les choses en sont restées là. En 2014, on avait mis dans notre programme la rénovation du four. Il s’est trouvé qu’un Magnésien, M. Louis Dazelle a fait don à la commune d’un terrain qu’il possédait à l’arrière du four. En compensation, il demandait à la commune la rénovation du four à pain. Le conseil municipal est parti sur cet engagement. Il fallait rénover ce four et il fallait trouver quelqu’un capable de le faire ! »

Gérard Laborderie, maire de Magné : « C’est un engagement qui va bien au delà de ce que l’on pourrait attendre d’un conseiller municipal. Roger Bodet mérite la médaille d’honneur communale. »

Stupéfaction, dans l’équipe municipale, un certain Roger Bodet, retraité de l’administration, a déclaré : « Moi le four, je le rénove ! » Le conseiller est passionné par la pierre, s’intéresse aux fours à pain et . . . possède des compétences en compagnonnage platrier-carreleur . M. Laborderie insiste : « Roger a fait ce travail entièrement bénévolement. La commune n’a payé que les matériaux avec l’argent de la revente du terrain que nous avait donné M. Dazelle, dont la commune n’avait pas l’utilité. Il s’est trouvé qu’il intéressait les trois riverains qui habitaient autour. »

 

 

 

 

 

« Tout seul, ce n’était guère évident, » poursuit le maire de Magné. « On a créé une association pour porter le projet. Elle s’appelle : Les amis du four à pain et la sauvegarde du petit patrimoine. Présidée par Roger, la structure s’est donnée pour mission : la rénovation du petit patrimoine local. »

Roger Bodet a officiellement inauguré le nouveau Four à pain de la rue du Port Musqué à Magné, en présence du député Guillaume Chiche (à gauche), du maire avec une partie de son conseil municipal, des enfants Brouard et d’Elisabeth Maillard, vice -présidente chargée de la culture à la Communauté d’agglomération du Niortais.

Placé tout près des barbecues préparant le grand repas commun d’inauguration (près de 200 convives inscrits), le député des Deux-Sèvres Guillaume Chiche a ainsi débuté son allocution : « On a l’habitude de dire que les politiques ont parfois tendance à enfumer les gens avec des grands discours, là je peux vous dire que j’ai mon compte. » Il a quand même pu ajouter : « Le petit patrimoine, en réalité il est immense, parce que ce patrimoine commun, c’est celui de ceux qui n’en ont pas, ceux qui n’ont rien, qui habitent dans une commune. Ils peuvent se reposer uniquement sur ce petit patrimoine parce qu’il est partagé. Et donc, son entretien, sa sauvegarde, son développement demandent l’engagement de particuliers, d’artisans, d’élus. . .  Il vous réunit autour de valeurs, autour d’un outil. La symbolique est très très forte autour d’un four à pain parce que quoi de plus noble que le pain, la valeur du partage, la valeur du travail et la valeur de la patience. »

La conseillère départementale du secteur Dominique Pougnard pense que « C’est l’essence même de la vie d’un village de pouvoir réhabiliter ce patrimoine là. Pour moi, c’est un patrimoine double : bâti et culinaire. Un patrimoine gastronomique qui ravive la mémoire du pain, et restitue la mémoire du savoir-faire. »

 

A l’arrière, dans un espace réduit, il a réussi à construire un plan de travail, aménager une chambre de « pousse » où on fait lever la pâte, avec des rayonnages…

Maintenant, sous l’égide de l’association, M. Roger Bodet anime des activités autour du pain. Il accueille ainsi des apprentis, des stagiaires. . . « Son prétexte au début, c’était qu’il fallait chauffer le four pour qu’il puisse monter en température progressivement, » soupçonne le maire. « Je pense que ça fait longtemps qu’il est monté en température et qu’il est sec. »

Gilles PETIT

 

 

 

BESSINES (79) : Une fête annuelle dédiée à l’angélique, « l’herbe des anges » du Marais Poitevin

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Ombellifère de la famille des « Apiacées », l’angélique est connue depuis le Moyen Âge. Faisant partie du patrimoine local, l’angelica archangelica, l’herbe des anges, vaut bien une fête. Le comité des fêtes de Bessines et l’association Niort-Marais poitevin pour la promotion de l’angélique l’honorent chaque troisième dimanche de mai depuis 18 ans à . . . Bessines (Deux-Sèvres).

Aujourd’hui, l’herbe du Saint-Esprit est surtout connue des gourmands pour ses tiges confites qui, découpées en dés, ornent brioches et galettes. Quand elle ne livre pas son parfum dans la fameuse liqueur d’Angélique.

Selon l’association pour la promotion de l’angélique : « Plante emblématique de Niort et de sa région, l’angélique a été longtemps oubliée. Aujourd’hui, elle renaît avec le développement du tourisme autour de la « Venise verte », haut lieu du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, et la mobilisation des professionnels de la filière « Angélique Niort Marais Poitevin ». »

« L’angélique était connue pour ses vertus médicinales, rappelle l’association. La légende veut qu’on la portait dans un gousset suspendu au cou lors de l’épidémie de peste de Niort vers 1610. Cette plante mythique devint un remède, sa réputation de panacée lui prêtait de nombreuses autres vertus : tonique stomachique, expectorante, dépurative. »

 

« Le comité des fêtes de Bessines existe depuis 20 ans, informe son président Christophe Sauzeau. Les deux premières années, notre manifestation s’appelait juste « Un dimanche au bord de l’eau ». Depuis, nous avons choisi de promouvoir l’angélique. Aujourd’hui, c’est donc la 18ème édition de la Fête de l’angélique. »

De la plantation à la transformation, on vous dit tout sur l’angélique à la fête de Bessines.

« Une cinquantaine d’exposants nous ont rejoints dont une bonne dizaine travaillant des produits à base d’angélique. Tout au long de la journée le public est invité à rejoindre (gratuitement) un champ d’angélique à bord de voitures anciennes pour une visite commentée des différentes étapes de croissance de la belle plante. » Les étapes de sa transformation étaient détaillées sur l’imposant stand de l’association pour la promotion de l’angélique.

« Toutes les parties de la plante sont utilisées, à savoir, les racines, les graines, les tiges et les feuilles, et transformées en bâton confit, chocolat, liqueur, confiture, sirop, compote, huile essentielle, thé, tisane, feuilles fraîches, ou encore graines moulues », expliquent les bénévoles de l’association.

 

« Nous maintenons cette fête tant que l’on peut et que l’on a des bénévoles qui consacrent deux jours de montage des stands et une journée de démontage complet du site. Nous nous appuyons sur des anciens, retraités, qui travaillent la semaine pour nous monter ces beaux stands », remercie Christophe Sauzeau.

Cette manifestation ne serait pas complète sans un repas champêtre servi sur place. « Aujourd’hui, nous avons fait deux cents couverts, se félicite le président. C’est l’atelier culinaire de Bessines qui a composé et préparé le menu, à savoir, du pâté à l’angélique, du sauté de volaille avec des petits légumes et une tarte aux pommes de gâtine avec une boule de glace à l’angélique. »

Gilles PETIT

Comme tous les ans, le comité des fêtes a organisé un concours de composition florale, confectionnée à base de plant(s) d’angélique, ouvert aux professionnels et aux particuliers. Voici les dix œuvres proposées au jugement du public :

La fête était ponctuée d’un spectacle de musique et danses folkloriques offert par l’association PRIMAVERAS de Niort pour la promotion des coutumes et chants traditionnels portugais.

COULON – MAGNE : Sept artistes présents au 48 ans de « La Grange de Camille »

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Pour sa 48ème année, le centre culturel « Coulon, rive gauche », une vraie grange maraîchine appelée « la grange de Camille », s’ouvre à sept artistes : Jean-Claude Daroux (gravure), Camille Gougnard (dessin à la plume), Daniel Mar (art du papier), Noël Marchesseau (aquarelle), Brigitte Belaud (sculpture), Chantal Gadreau (pastel) et les photographies du regretté André Pignoux.

Les artistes qui exposent, cette année, dans « la grange de Camille » : (de g. à d.) Camille Gougnard, Brigitte Belaud, Noël Marchesseau et Daniel Mar entourent l’hôtesse des lieux Cosette Pignoux (au centre). Manquent sur ce cliché, Chantal Gadreau, Jean-Claude Daroux et . . . André Pignoux.                                                                                 Photo Gilles Petit
Monsieur Camille PARIS

Nous sommes en 1969, le fermier maraîchin Camille Paris  vient de vendre ses trois dernières vaches et son cheval, l’écurie et la grange restent désormais vides. L’année suivante, la famille Pignoux a l’idée d’en faire un lieu d’exposition et l’ensemble est alors réhabilité. S’y succèdent des potiers, tisserands, ébénistes. . . Puis de nombreux artisans et artistes. Citons des peintres de prestige : Chenilleau, Bugeant, H. Benard-Giraudias et des intellectuels. « On a connu le potier de Jean Cocteau qui a bien voulu exposer là une trentaine de ses pièces », se souvenait André Pignoux. « Dans les années 1970, la grange faisait office de lieu culturel à Coulon. Il est passé plus de 200 exposants depuis 40 ans ».

Ouverte en 1970, sous le nom de « la grange à Camille », l’ancienne ferme de Monsieur Paris, située sur la rive gauche de la Sèvre Niortaise face au village de Coulon (Deux-Sèvres), vit les premières expositions des photographies de M. André Pignoux et la fondation, en 1974, d’un groupement d’artisans régionaux. « Il y avait encore du foin à l’étage et les vaches juste parties », aimait rappeler le photographe local. Très fréquentée, « la grange à Camille » ne devait pas rouvrir ses portes, après la pause hivernale. Mais André et Cosette Pignoux, qui résident juste en face sur l’autre rive de la Sèvre Niortaise, n’ont pu se résigner à laisser les volets clos. Parlant alors au nom des artistes de la première édition, le regretté sculpteur Laurent Page expliquait : « Avec cette rénovation de la grange, nous faisons le pari de continuer à faire vivre cet endroit avec les fruits de nos travaux ». Réaménagée en un lieu aéré et clair, l’ancienne ferme héberge désormais, sur 120 m², des aquarelles, pastels, dessins à la plume, sculptures, gravures, art du papier. . .  et des séries de photographies, d’un temps perdu dont André Pignoux fut le témoin, des travaux artistiques pudiques et sensuels sur les nus féminins, et des natures mortes composées.

André Pignoux n’est plus, mais sa mémoire demeure !

Rebaptisée « la grange de Camille », l’ancienne propriété de M. Camille Paris, conserve l’architecture caractéristique de ces vieilles maisons du bord de fleuve, à savoir un corps d’habitation et une écurie en l’état, les auges, les râteliers, même le sol a été conservé intact avec ses pierres inégales et le courant au purin intégralement préservé. Construite comme la plupart des maisons maraîchines, à la fin du XIXe siècle, elle dispose d’un rez-de-chaussée (l’ancienne écurie) et d’un étage (ancien fenil), où était stockée la pâture des animaux.

Certains artistes exposent leurs œuvres dans « la grange de Camille » depuis une vingtaine d’années, c’est le cas de Camille Gougnard (dessin à la plume) ou de Daniel Mar (photographie puis art du papier).

L’exposition « Coulon rive gauche » est ouverte jusqu’à fin septembre dans « la grange de Camille » en bordure de Sèvre Niortaise face au bourg de Coulon (Marais Poitevin – Deux-Sèvres). Visite libre.

La plume de Camille Gougnard plonge les visiteurs dans le dessin « gratté ».
L’art se conjugue à tous les sens !?!?

Gilles PETIT

Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leur auteur.

Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI

 

 

MARAIS POITEVIN : un nouveau policier municipal à Coulon (2)

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Le policier municipal nouveau est arrivé à Coulon (Deux-Sèvres). La nouveauté vient du fait que Nicolas Fauchez est titulaire du grade de chef de service de Police municipale principal de 1re classe. Arborant trois barrettes blanches, ce nouveau « cadre d’emploi agent de Police municipale » est un professionnel d’expérience qui devrait faire oublier son prédécesseur.

M. Nicolas Fauchez, chef de service de Police municipale de 1ère classe, catégorie B, en poste à Coulon.

Le jeudi 15 mars 2018, en prélude à la réunion du Conseil municipal, le maire de Coulon, Michel Simon, a présenté aux élus, Nicolas Fauchez. En quelques mots, ce dernier a dressé un curriculum vitae digne d’un employé municipal de luxe à l’échelle d’une si petite commune aux moyens modestes.

 « Je m’appelle Nicolas Fauchez, j’ai 42 ans, je suis marié et nous avons deux enfants âgés de 4 et 8 ans ». Son cursus universitaire est riche d’une licence en droit social, d’une maîtrise en droit privé spécialisé en droit pénal des affaires, et d’études en Institut de police judiciaire. Le tout dispensé à La Rochelle (Charente-Maritime).

Puis vient son parcours professionnel : « J’ai débuté comme policier municipal sur l’Île-de-Ré ». Il a ensuite rejoint les rangs de la Police nationale à la police de l’air et des frontières en l’aéroport international de Paris – Roissy – Charles-de-Gaulle durant trois ans environ. Ensuite, il a « retrouvé un poste de policier municipal sur l’Île-de-Ré dans la même commune qu’auparavant ». Avant d’effectuer un tournant, en 2002, en réussissant le concours de chef de service (catégorie B). Il a été recruté, en 2003, par une ville de la banlieue sud d’Orléans (Loiret) jusqu’à son arrivée à Coulon le 1er mars 2018. Il a « dirigé une brigade comptant jusqu’à quatre personnels ». Pendant ces quinze ans, il a « informatisé tout le service, mis en place un système de radio-communication numérique, la vidéoprotection, l’armement, des actions en sécurité routière et du contrôle radar sur la voie publique ». Après une période d’adaptation, M. Fauchez risque de s’ennuyer à Coulon.

Suite à un changement professionnel de sa femme, le ménage a décidé de revenir dans la région.

 A l’issue d’une laborieuse première expérience de Police municipale, l’agent en poste à Coulon avait démissionné en juin 2017. Le maire avait alors engagé son conseil dans le recrutement d’un nouveau policier visant les grades de «gardien brigadier», de «brigadier-chef principal» et de «brigadier». Or, suite aux entretiens de sélection menés avec les services du Centre départemental 79 de gestion du personnel territorial, qui a reçu deux personnes, le choix du recrutement s’est porté sur un candidat titulaire d’un grade du cadre d’emploi des « Chefs de service de Police municipale ». Les élus devaient donc modifier le libellé de ce poste, à savoir : Chef de service de Police municipale principal de 1ère classe, catégorie B, à temps complet.

S’agissant d’un recrutement par voie de mutation, et compte tenu d’un délai de préavis de trois mois, la nomination de ce nouvel agent n’a pu être effective qu’à compter du 1er mars 2018.

Un luxe que le budget municipal de Coulon n’avait pas prévu.

Selon la Gazette, le journal des communes, départements et régions de France, la rémunération des agents de Police municipale a été revalorisé au 1er janvier 2017 (décret n°2017-398 du 24 mars 2017). Ainsi, le « traitement indiciaire brut mensuel (montants indicatifs) des grades brigadiers chef principal et chef de service de Police municipale est porté, au 1er février 2017, de 1 537 euros environ en début de carrière à 2 310 euros environ en fin de carrière (échelon spécial, chef de service). » De plus, de nouvelles « bonifications indiciaires » peuvent être perçues, ainsi qu’une participation récente au « régime indemnitaire ».

 Les finances de la commune doivent aussi supporter l’achat et l’équipement d’un véhicule de fonction. Un investissement initialement prévu pour le policier précédent. Le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin proposait à la vente une Renault Clio diesel. Malgré un compteur  affichant plus de 180 000 km, Coulon a investi 1 000 €. « Le budget d’entretien des véhicules et du matériel roulant est serré », a notamment fait remarquer l’adjoint Yves Pouzet. Il pensait peut-être à l’âge de la Clio, aux nouvelles règles du contrôle technique, ainsi qu’aux frais de carburant et d’assurance.

En plus, il a fallu équiper cette voiture du matériel réglementaire, à savoir, une rampe lumineuse, des avertisseurs sonores et la sérigraphie « Police municipale ». Le coût de cet équipement est de 4 710 euros. Il convient d’ajouter la main d’œuvre pour l’installation.

En prime, la municipalité doit participer à l’armement du policier, à hauteur de 2 500 euros, afin que ce dernier conserve son habilitation de port d’arme, durant son passage à Coulon. Enfin, qui dit arme dit protection, pour 300 euros, les Coulonnais devront aider à l’achat d’un gilet pare-balles (valeur 550 euros).

 Au cours de cette réunion du Conseil municipal, le maire a souligné qu’il avait fait le tour des commerçants en compagnie du chef Fauchez, « il y a plein de choses qui ne sont pas aux normes à Coulon. Nicolas connait ça par cœur, il doit voir » pour y remédier. Au sujet des controversées zones bleues, M. Simon a informé que l’agent n’est pas du « style à mettre des PV à tout va ». Pour le moment, « il met des papiers sur les véhicules. » Il souhaite « se faire respecter et respecter tout le monde. Il est dans la bonne démarche ». Mais, le maire a ajouté que cette zone bleue est « faite pour les commerçants. » Un détail que la population ne va guère apprécier, surtout les nombreux Coulonnais qui résident dans les écarts. Enfin, le clou final de M. Simon: « Avant, les PV étaient à 17 euros, maintenant c’est 35 euros, l’État a légiféré. » Autour de l’église, le stationnement est limité à « une heure et demie avec une tolérance, dont, par exemple, à midi, pour les convives d’un restaurant, mais ça peut ne pas suffire pour des clients d’un coiffeur. »

En tout état de cause, le chef de service de Police municipale Nicolas Fauchez devra (re)nouer des liens de confiance avec les Coulonnais, et réguler les impulsions de leur maire.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : les vœux pieux du maire de Coulon

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Quand il parle de vœux, le maire de Coulon sait de quoi il parle : « les dossiers phares de notre mandature peinent à se concrétiser ». La municipalité a, bien sûr, enregistré quelques réalisations en 2017, notamment, à l’attention des enfants. Mais, dans l’ensemble, les projets restent au stade de vœux.

Ouverte à tout le monde, samedi 13 janvier 2018, la cérémonie des « vœux du maire » de Coulon, Michel Simon, entendait « faire la synthèse de l’année écoulée et évoquer l’avenir ».

« Force est de constater que malgré le temps qui passe et les difficultés budgétaires que nous rencontrons depuis maintenant deux ans, en raison de la baisse considérable des dotations de l’État, et les engagements de certains partenaires, nous avons réussi à mener à terme un certain nombre de projets », a déclaré d’entrée M. Simon. Il a d’abord cité les nouvelles billetteries pour les embarcadères professionnels qui « ont fait parler et suscité bien des réactions de par leur conception à la fois futuriste et cependant rappelant toutefois les éléments traditionnels spécifiques de notre marais. » Nous aimerions qu’il nous explique où il a puisé ces « éléments traditionnels ». Le maire a ajouté : « l’effet de surprise passé et après une saison d’utilisation, je crois pouvoir dire qu’elles ont fini par être acceptées tant par la population que par les touristes, et les professionnels, lesquels reconnaissent bénéficier d’un outil de travail très agréable. Aujourd’hui, elles font référence et sont présentées comme un exemple d’intégration moderne et originale dans un environnement spécifique et contraignant comme peut l’être le site classé du Marais Poitevin. » A ce sujet, les Coulonnais qui font fi de la méthode Coué sont résignés à attendre une prochaine équipe municipale qui serait plus respectueuse des traditions, de l’environnement maraîchin et de l’humain.

Les « dossiers phares » de la commune sont : la reprise de l’immeuble Elise-Lucas, la création d’une maison de retraite, l’extension d’un lotissement et la réalisation d’une salle des fêtes.

L’immeuble Elise-Lucas, précédemment occupé par la Maison Familiale Rurale du Marais, devait accueillir un centre d’hébergement géré par l’organisme GPA 79-16. Même s’il est « toujours d’actualité, le montage du dossier prend du temps, pour eux aussi la pêche aux subventions est difficile, mais les nouvelles sont bonnes », assure le maire.

La maison de retraite, appelée résidence de service seniors, est « un dossier compliqué et long ». « Devant le refus des propriétaires de vendre les terrains nécessaires à cette réalisation, nous avons dû engager une procédure de déclaration d’utilité publique. Nous en sommes profondément désolés », s’excuse M. Simon.

Autre déconvenue, « l’extension du lotissement communal Le Fief du Payré se heurte au problème de la station d’épuration qui est considérée par les services de l’État comme obsolète et saturée », a informé le maire qui a précisé « La CAN [Communauté d’Agglomération du Niortais], gestionnaire de  la compétence assainissement, étudie une solution alternative pour la création d’un système d’épuration par lagunage. » Pour ce faire, il faut du terrain aux alentours.

M. Simon a terminé par ce qu’il appelle « l’arlésienne coulonnaise », à savoir une nouvelle salle des fêtes. « En 2017, ce projet a pris des proportions d’envergure avec l’idée de la création d’un pôle touristique et culturel du Marais Poitevin qui pourrait regrouper la Maison du Marais Poitevin, l’Office de tourisme, une boutique, une salle pour l’accueil de séminaires et événements culturels. » Portée par le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, qui a un besoin urgent de salles fonctionnelles dans la pointe orientale du Marais mouillé, cette réalisation est le seul projet coulonnais qui peut voir le jour rapidement.

Ces « dossiers phares » représentent de lourds investissements pour la municipalité, bien qu’ils soient tous portés par des structures extérieures. Pour l’immeuble Elise-Lucas, la commune doit acheter des terrains cédés ensuite, avec l’immeuble, quasi gracieusement à GPA 79-16. Pour la résidence de service seniors, ce dossier s’enlise dans des procédures dont l’issue pourrait être une forte ardoise pour les finances municipales sous forme de remboursement des sommes engagées par le porteur du projet. Ici on ne voit pas bien l’intérêt pour la municipalité de s’accrocher à cette maison de retraite, synonyme de havre de paix, dans ce secteur extrêmement perturbé par la forte agitation touristique et festive. Il faut souligner que la parcelle convoitée touche la Sèvre Niortaise. De ce fait, à force de tracasser le propriétaire, celui-ci pourrait fermer le chemin qu’empruntent (illégalement sans le savoir) des milliers de piétons et cyclistes. Dans le respect de la règle ancestrale qui assure le libre passage aux seuls « gens du marais », à savoir les agents d’entretien du lit et des berges du fleuve, les pêcheurs et les. . . haleurs. Quant au lotissement Le Fief du Payré, on ne devrait pas construire dans ce secteur humide.

M. Michel Simon a éludé des sujets sensibles comme la santé des budgets communaux, le problème d’affaissement et de semi-fermeture du pont d’Irleau et le changement de préposé au poste de police municipale. En outre, il a félicité les agents des services techniques qui ont « vécu une année très difficile en raison de l’absence prolongée de plusieurs agents », en leur souhaitant de « retrouver rapidement une équipe au complet pour un travail plus serein et plus concordant ». Cette équipe doit impérativement s’étoffer. C’est possible. Par exemple, supprimer le poste de police municipale au profit du recrutement, d’au moins, deux agents à des postes techniques dits-productifs. Les élus en seraient certainement remerciés.

Par ailleurs, M. Simon a reproché aux habitants de ne pas aider à l’entretien des rues. Il a tenu à « rappeler à chacun d’entre nous que l’entretien des trottoirs incombe aux riverains ». Ce qui est inexact. En vérité, il incombe aux riverains de garantir, si possible, la sécurité des usagers des trottoirs et rives de chaussée au droit de leur adresse : enlever des amoncellements de feuilles mortes ; dégager la glace et la neige ; tailler les haies . . .

Enfin, le maire de Coulon a noté « la modification de la physionomie commerciale de [son] village avec la fermeture du garage Renault et du transfert vers la Zone d’activité commerciale de Magné d’un certain nombre de services : La Poste , l’office notarial et le cabinet d’assurance. » « Contrairement à ce que certains peuvent penser le commerce et l’artisanat à Coulon est toujours dynamique et la commune toujours aussi attractive », estime-t-il.

M. Michel Simon, maire de Coulon, en a tiré cet enseignement : « Il ne s’agit pas d’une perte d’identité de la commune, mais simplement d’une mise à profit d’une particularité et des richesses de chaque collectivité. » Monsieur le psychologue et pharmacien français Émile Coué de la Châtaigneraie (1857 – 1926) n’avait sûrement pas pensé à cette méthode : l’autosuggestion coulonnaise ?!?!

Gilles PETIT