Communauté d’agglomération du Niortais

VENISE VERTE : hommage et tournée estivale 2019 au Théâtre Roger-Blin de Coulon (79)

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Le Théâtre Roger-Blin va rendre hommage à deux hommes, disparus l’année dernière, qui ont FAIT le TRB à Coulon : André Pignoux et Paul-André Maby. De nombreux artistes qui ont suivi et/ou accompagné ces deux personnalités du monde artistique seront présents samedi 20 juillet 2019. Musiques, chansons, textes. . . un programme éclectique sera proposé dès 18 heures dans le Parc de la Mairie de Coulon (Deux-Sèvres).

Basé à Coulon (dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres), le Théâtre Roger-Blin est une pépinière de jeunes talents. Fondée le 6 août 1984, cette association, régie par la Loi de juillet 1901, organise, toute l’année, des stages divers, des spectacles de théâtre, chansons, musique, lectures publiques. . . et, en saison estivale, des tournées de théâtre dans la Venise Verte. Cette année, la tournée sera ponctuée par une soirée hommage à André Pignoux et Paul-André Maby.

Pour cela, laissons la plume à Mme Cosette Pignoux, metteur en scène, l’autre pilier du Théâtre Roger-Blin :

André Pignoux

Paul-André Maby

Lundi 15 juillet 2019, à Coulon, la Compagnie des 3 C a lancé la tournée estivale du Théâtre Roger-Blin en présentant sa pièce « To Bee or not to bee », une histoire d’abeilles collant à l’actualité. Photo Gilles Petit

Durant ce mois de juillet 2019, les comédiens amateurs du Théâtre Roger-Blin, accompagnés de troupes professionnelles invitées, interpréteront trois pièces alternativement sur les scènes des villages deux-Sévriens de Coulon, Arçais, La-Garette (commune de Sansais-La Garette), Bessines, Mauzé-sur-Le-Mignon, Magné et vendéen de Benet :

L’HABILLEUR de Ronald Harwood (21 heures : 16 juillet à Arçais, 19 juillet à La-Garette, 22 juillet à Bessines, 24 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 27 juillet à Coulon, 29 juillet à Benet et 31 juillet à Magné)

Véritable profession de foi dans l’art dramatique, « l’habilleur » ne cesse de mêler dans une savante mise en abîme, le théâtre dans le théâtre s’inscrivant dans la lignée de Shakespeare, Pirandello.

C’est un hymne à la persévérance qui se décline politiquement en résistance face à l’oppresseur et prend la forme du sacerdoce pour le comédien dévoué à Shakespeare et à sa compagnie. Beaucoup d’artistes caressent le rêve de mourir au plus fort de leur art; s’éteindre sur scène, de cette mort splendide, que s’offrit Molière; de la seule mort qu’accepterait celui qui, toute son existence, a mimé la vie. Mais cette fin-là serait pour le Maître un renoncement et il le fait, au contraire, et impérativement ne pas mourir sur scène mais se cacher, disparaître après avoir joué jusqu’à l’épuisement.

C’est la question que nous pose l’habilleur : où, pourquoi, comment, par quel moyen, par quel miracle continuer à créer, à trouver en soi et ailleurs la force, la volonté, la nécessité, l’étincelle de la création artistique; même dans la catastrophe; sans quoi le monde n’est plus que ce monde-ci et alors est-il vraiment supportable ?

Dans cette pièce, belle et humaine, qui a triomphé dans les trente et quelques pays où elle a tourné, cette écriture est d’un Grand Auteur.

Le maître, cet acteur, si égoïste soit-il, continue à ouvrir ici ou là, pour qui l’aperçoit, des fenêtres vers la liberté.

Par le théâtre nous pouvons avoir accès à un autre monde, et ce monde-là fait que nous pouvons supporter ce monde-ci même au cœur de la tourmente.

CENDRILLON de Joël Pommerat (21 heures : 17 juillet à Arçais, 18 juillet à Sansais, 21 juillet à Coulon, 23 juillet à Bessines, 25 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 26 juillet à Benet et 30 juillet à Magné)

Le metteur en scène livre ici sa version très personnelle du conte de Perrault. Loin des histoires de princesses qui rêvent au prince charmant, il se plonge au cœur de l’enfance et des questions tragiques qui la jalonnent parfois. Oubliés les oiseaux chanteurs et les couleurs pastel. Cendrillon est Sandra, une petite fille submergée par le deuil de sa mère, qu’elle tente de vivre comme elle le peut. Tous les éléments de l’histoire originale sont présents, mais détournés, chargés d’un sens différent qui lui donne un souffle radicalement novateur. Si Pommerat choisit d’axer sa pièce autour du deuil et de la confrontation d’une enfant avec la mort, il le fait avec assez de légèreté pour que les spectateurs se laissent aller à rire à de nombreux moments du spectacle. Émotion et humour sont au rendez-vous grâce à leur belle performance. 

Le DÉFUNT de René Obaldia (17 juillet à Arçais, 18 juillet à Sansais, 21 juillet à Coulon, 23 juillet à Bessines, 25 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 26 juillet à Benet et 30 juillet à Magné)

Deux personnes se retrouvent pour évoquer le souvenir d’un homme décédé trois ans auparavant.

Qui était Victor? Qui sont ces personnes qui revendiquent son amour ? Confidence après confidence, l’oraison annoncée se transforme, de fil en aiguille, en révélations sur la véritable identité du mystérieux défunt, de cet homme si appréciable

A la fois drôle, grinçant et absurde, le texte s’inscrit dans le registre de l’humour noir. Entre comédie et tragédie et derrière une apparente banalité, cette composition donne à voir les reflets de la folie et de l’abomination. Et si tout ceci n’était que duperie ?

 

 

Mesdames Cosette Pignoux (à gauche) du TRB et Agnès Brion de la Compagnie des 3 C, ont lancé la tournée d’été. Photo Gilles Petit

Les mises en scène sont assurées par Mme Cosette Pignoux :

L’animatrice du Théâtre Roger-Blin conclut : « Il faut que les gens viennent découvrir ces pièces. J’aime bien que les gens soient critiques, qu’ils viennent dire après ce qu’ils ont ressenti ou pensé. Mais les gens n’osent jamais. On dit toujours que c’est bien, mais ça veut rien dire pour moi. Oui, les avis sont intéressants. C’est aussi aller plus au fond des choses. »

Le 28 juillet 2019 à 21 heures dans le Parc de la Mairie (ou dans la salle des fêtes selon la météo) de Coulon les compagnies invitées interpréteront « La désireuse » de Agnès Brion et « Le petit manuel du héros » de Julian Rouhet.

Renseignements et réservations : 05 49 35 91 42 ; 05 49 04 58 42 ; 02 51 51 96 27                                                                                   Courriel : danypiveteau@gmail.com http://theatrerogerblin.jimdo.com

Gilles PETIT

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EXPOSITION : Les Expos de l’Eté 2019 à Coulon (79)

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Installée dans les locaux du Centre Social et Culturel du Marais, place de la Coutume à Coulon, la Galerie des Bords de Sèvre accueille quinze artistes durant cette saison estivale 2019.

Réunis à l’occasion de la présentation de la saison 2019, les artistes se succèderont du 29 juin au 1er septembre 2019, de 10h00 à 18h00, au CSCM. Photo Gilles PETIT

 

Tourisme : Vers une extension de la Maison du Marais Poitevin à Coulon (Deux-Sèvres)

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Sous la maîtrise d’ouvrage du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, la Maison éponyme (MMP) située à Coulon (79) va étendre ses espaces de « compréhension du territoire » et d’expositions. A l’issue d’un an de « réflexion stratégique et d’études de faisabilité d’un pôle touristique et culturel du Grand Site du Marais Poitevin à Coulon », l’agence Scarabée de Bordeaux a rendu sa copie. Elle propose deux scenarii de positionnement : déplacer l’écomusée et le reconstruire; étendre le bâtiment actuel en englobant le Centre Social et Culturel du Marais voisin. Sans hésiter, et sans surprise, les acteurs économiques du secteur touristique et les élus locaux préconisent de maintenir la MMP dans le centre-bourg de Coulon.

Inscrite comme site d’accueil historique du Marais avec sa proximité immédiate des embarcadères, la Maison du Marais Poitevin a une valeur patrimoniale qui la classe naturellement dans la carte postale du Marais Poitevin. Photo Gilles PETIT du 6 février 2012.

Situé Place de la Coutume à Coulon, un bâtiment des XIVè et XVIIè siècles qui hébergeait, en partie, l’atelier du Théâtre Roger-Blin et le renommé Cabaret Le-Raton-Laveur, est considéré,en 1985, comme dangereux et interdit au public par les services de sécurité. Entre autres, une superbe verrière menaçait de se briser au-dessus d’une cour intérieure.

En 1987, sous l’impulsion de l’Association pour la promotion du musée de la pêche et du Marais Poitevin ainsi que de la commune, la Maison des Marais Mouillés a vu le jour avec l’appui du Parc Interrégional du Marais Poitevin. Le département des Deux-Sèvres et la région Poitou-Charentes avaient donné rapidement leur accord pour une mise en œuvre sur deux ans. Au printemps de cette même année, une première tranche de travaux (d’un budget de 3 millions de francs) a porté sur le gros œuvre et l’ouverture d’une unique salle d’exposition consacrée à la batellerie, accompagnée d’un montage diapositives.

L’entrée de la Maison des Marais Mouillés telle que les visiteurs la découvraient en 2002. Documentation Gilles Petit

Au printemps 1992, la Maison des Marais Mouillés fait peau neuve. Au centre de cette rénovation, le Maraiscope, une maquette mise en scène par un son et lumières. Mais l’année suivante, la Maison des Marais Mouillés a été réaménagée sans le « Maraiscope », ni même la couverture de la cour intérieure, et sans les équipements modernes initialement prévus. Le projet avait été revu et corrigé vers une réalisation plus traditionnelle respectant l’architecture des habitations du Marais.

 

Une partie des salles aménagées, en 2002, dans la Maison des Marais Mouillés. Documentation Gilles Petit

Avec 11.500 visiteurs en 1991, dix fois plus qu’en 1987, la Maison des Marais Mouillés devait devenir la plaque tournante du tourisme dans ce territoire. En mars 1993, le Maraiscope devait être l’attraction du musée, le centre majeur du circuit culturel des bords de Sèvre. Cette maquette de 20m² devait permettre aux visiteurs de découvrir l’histoire du Marais Poitevin, les vastes travaux hydrauliques réalisés, l’évolution du site, du néolithique jusqu’à l’époque contemporaine, le tout retracé en six scènes principales d’une vingtaine de minutes. Également, plusieurs expositions ont été créées traitant de la faune, de la flore, des habitants, des coutumes, des transports, des métiers spécifiques, des modes de pêche et de la batellerie. En 1993, la Maison a reçu 20.000 visiteurs. L’année suivante, elle a guidé 25.000 personnes de plusieurs nationalités.

Finalement, l’aménagement de l’écomusée Maison des Marais Mouillés a nécessité quatre ans de travaux qui se sont achevés en janvier 1995. Reposant sur une structure associative, la MMM a alors accueilli ses premiers visiteurs de la saison dès le mois de mars. Elle leur offrait désormais 700 m² d’expositions consacrées aux Marais et aux Maraîchins.

Le « Maraiscope » a été conçu avec des matériaux naturels par une toulousaine Valérie Ferjoux. Cette maquette, un détail photographié ici en 1995, est l’élément moteur d’un spectacle haut en images, sons et couleurs, qui explique clairement la formation du golfe des Pictons, le modelage du paysage actuel par les hommes et tous les éléments indispensables pour mieux comprendre et apprécier le Marais Poitevin. Photo documentation Gilles Petit

Quand la MMM devient la MMP !

Devenu un « centre d’interprétation » sous le nom de Maison du Marais Poitevin (MMP), ce pôle touristique et culturel couvrant l’ensemble du Marais étouffe dans sa « petite » maison. Au point qu’il doit absolument évoluer s’il ne veut pas péricliter. Selon le maire de Coulon : « Cette Maison vit des années difficiles. Elle est malgré tout appréciée. Vieillissante, elle a besoin d’être remise au goût du jour. C’est un outil d’expansion du territoire, indispensable notamment pour les gros acteurs économiques du Marais. C’est un point d’accueil qui rayonne sur l’ensemble du Marais. »

Subventionnée par le Conseil départemental des Deux-Sèvres et par l’AggloNiort appuyée par le Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, la commune avait lancé, l’an dernier, une étude de faisabilité d’extension de l’écomusée. En proposant ses services pour 40 000€ HT, l’agence bordelaise Scarabée avait alors remporté le marché.

Aujourd’hui, l’agence avance deux scenarii de positionnement : soit la MMP quitte la Place de la Coutume pour un autre site un peu excentré, à savoir un bâtiment neuf construit à proximité du parking de l’Autremont (le plus grand parking de Coulon) sur une parcelle qui appartient à la famille Dujardin; soit la MMP reste à sa position actuelle mais en poussant ses murs vers le bâtiment voisin qui héberge le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM). Dans les deux cas, il faudrait construire des locaux neufs, soit pour recréer la MMP, soit pour reloger le CSCM. L’un comme l’autre, les projets affichent un budget à sept chiffres.

« La grande faiblesse de la Maison réside dans sa composition intérieure difficile à adapter aux contraintes contemporaines de qualité et d’accueil du public, » explique le maire de Coulon. « Cette contrainte majeure impacte également le parcours de visite. L’équipement devra répondre à trois objectifs : esprit de compréhension du territoire [comprendre et orienter]; proposer une activité ludique [s’amuser, vivre une expérience]; approfondir [faire rester le visiteur plus longtemps sur site et le faire revenir plus souvent]. »

Lors d’une réunion organisée par le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, les acteurs économiques liés au tourisme se sont positionnés à 99,99 % des présents pour conserver le site actuel. Le lendemain, le conseil municipal de Coulon a voté à l’unanimité pour le scénario numéro 2. Le Département des Deux-Sèvres et la Communauté d’Agglomération du Niortais attendaient l’avis des élus locaux pour relancer le nouveau pôle touristique et culturel du Grand Site du Marais Poitevin à Coulon.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : Le lancement des Valeurs du Parc Naturel Régional

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En organisant la première édition de la « Fête de la transhumance par bateau », le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR) a officiellement lancé sa marque « Valeurs Parc Naturel Régional », samedi 1er juin 2019 sur le site de l’ancienne scierie du village de La Garette à Magné (79). L’occasion de promouvoir, entre autres, le travail des éleveurs locaux et la viande bovine qu’ils produisent.

« Elle est pas belle la maraîchine ? » Photo Gilles Petit

Les bovins du Marais Poitevin n’ont jamais connu de transhumance, du moins dans le sens littéral du mot. Selon un dictionnaire, la transhumance, du latin trans (de l’autre côté) et humus (la terre, le pays), est la migration périodique du bétail (bovidés, cervidés, équidés et ovins) entre les pâturages d’hiver et les pâturages d’été. Elle a pour objectif l’engraissement du troupeau, mais aussi sa reproduction. Elle se pratique sur tous les continents. Festive ou pas, elle remonterait au moins à 4 000 ans.

Dans le Marais mouillé du Marais Poitevin, le terme « transhumance » n’est guère approprié. Le site de La Garette a la particularité d’être constitué de petites parcelles de 5 à 10 hectares entourées d’eau couvrant les communes de Sansais-La Garette et Magné. N’étant pas accessibles par voie de terre, ces îlots n’étaient pas ou plus entretenus par leurs propriétaires respectifs. Face à la friche qui gagnait et à l’envasement du réseau hydraulique secondaire, le PNR a pris le bétail par les cornes en étroite relation, entre autres, avec des éleveurs du secteur. Ces derniers ont alors créé l’Association des éleveurs par bateau, présidée par un agriculteur coulonnais M. Dominique Moinet.

Chaque îlot sélectionné a bénéficié d’aménagements destinés à améliorer les conditions d’exploitation : la création de parcs de contention pour rassembler les animaux; la mise en place de franchissements permettant la circulation entre les parcelles; le curage des voies d’eau; la réhabilitation de l’ancienne scierie de La Garette en port technique pour l’entretien du Marais; et la mise à disposition d’un chaland bétaillère permettant le transport des bovins vers le site inaccessible par voie de terre.

M. Pierre-Guy Perrier, Président du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin. Photo Gilles Petit

« Il faut savoir que cette activité permet de maintenir des prairies naturelles. En effet, il est aujourd’hui possible de les maintenir en l’état grâce à l’action de nos amis éleveurs qui organisent cette transhumance d’une manière tout à fait originale, » explique M. Pierre-Guy Perrier, président du Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin.

Une satisfaction partagée par M. Xavier Garreau, de la Chambre d’agriculture de Vendée représentant les trois Chambres d’agriculture (Vendée, Charente-Maritime, Deux-Sèvres) au bureau du PNR : « On découvre une petite partie de ce qui se fait en terme d’élevage dans le Marais Poitevin. C’est quand même remarquable. J’apprécie le travail que font les éleveurs et plus particulièrement le travail d’entretien car, finalement, sans élevage, sans éleveurs, le Marais Poitevin ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Malgré tout, on assiste à une baisse très importante du nombre d’éleveurs, du nombre de vaches. A chaque fois que, dans une exploitation, un agriculteur s’en va, souvent, c’est l’élevage qui disparaît. Alors, pour essayer de maintenir l’élevage sur le Marais, la marque Valeurs Parc Naturel Régional a été une solution. Maintenant lancée, la marque est partie avec 44 éleveurs et avec un certain nombre d’opérateurs : Parc, commerçants, . . . Ce fut un long travail de trois années durant lesquelles il a fallu mettre sur le papier des choses qui se font déjà. C’est à dire qu’on n’a pas voulu mettre des contraintes supplémentaires sur les éleveurs. On a donc regardé ce qui se faisait de remarquable en terme d’alimentation, en terme de bien-être animal d’un point de vue social, d’un point de vue environnemental. On a identifié tous ces aspects, on les a mis sur le papier. Ça s’appelle la traçabilité, du moins une partie de la traçabilité. Aujourd’hui, les éleveurs qui se sont lancés dans cette marque en attendent les fruits parce que l’un des facteurs qui participent à la baisse du nombre d’éleveurs est que les gens ont du mal à vivre de leurs activités. La contrepartie, c’est une juste rémunération sur le prix de la viande qui permettra, on l’espère tous, au moins à maintenir le nombre d’éleveurs tel qu’il est aujourd’hui pour continuer à entretenir le Marais Poitevin. On commence à trouver la viande dans un certain nombre de magasins dont l’Hyper U de l’Aiguillon. On espère qu’il y en aura beaucoup d’autres à l’avenir : les restaurateurs, la boucherie traditionnelle et, pourquoi pas, les cantines dans nos communes. Il faut le faire savoir; c’est le travail de tout le monde de faire connaître la marque. »

Une partie des « lanceurs » de la marque Valeurs Parc Naturel Régional. Photo Gilles Petit

« Une marque qui met en valeur tout ce qui est propre au territoire du Marais Poitevin et en particulier la viande bovine typique d’ici, » ajoute M. Perrier. Valeurs Parc Naturel Régional est une marque nationale attribuée aux produits, savoir-faire et services des professionnels des Parcs naturels régionaux qui s’engagent à porter les trois valeurs fondamentales que sont le territoire, l’environnement et l’humain. En plus de la viande bovine (maraîchine, charolaise, Salers), le PNR propose déjà d’autres produits et services marqués comme le miel, le savon à l’eau de peuplier ou des gîtes et chambres d’hôtes.

Cette maraîchine semble très heureuse de retrouver la quiétude du Marais… et ses congénères. Photo Gilles Petit

Selon un des éleveurs présents à La-Garette : « Ce n’est qu’un début ». « C’est un encouragement pour montrer la valeur de notre territoire, » conclut le président du PNR.

Gilles PETIT

COULON – MAGNE : le Centre Social et Culturel du Marais entre nouveau et renouveau !

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À 33 ans, le Centre Social et Culturel du Marais renaît après une seconde crise existentielle. Entre des valses à la présidence et à la direction, cette association, qui siège à Coulon (79), repart dans « des conditions de travail saines et motivantes », selon sa nouvelle présidente Estelle Howell.

Le Centre Social et Culturel du Marais siège au bord de Sèvre Niortaise à Coulon.

Né en juillet 1986 dans la continuité de la Maison Pour Tous de Coulon, association pluridisciplinaire, le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) a ouvert ses portes en 1987 à Coulon. Installé dans une maison ancienne reconstruite par la municipalité coulonnaise sur les bords du fleuve Sèvre Niortaise, le CSCM a développé sur sa zone d’influence (à l’origine sur les douze communes du Marais Mouillé) un ensemble d’actions qui l’ont fait connaître comme une véritable structure de développement social et culturel. Encore aujourd’hui, les locaux, les services permanents et les activités sont toujours ouverts à l’ensemble de la population du Marais, toutes générations confondues. Les actions mises en œuvre chaque année ont concerné, en 2018, environ 500 usagers réguliers dont beaucoup d’enfants et de jeunes, ainsi qu’une vingtaine d’associations.

Ces missions d’intérêt général sont conduites avec l’aide de plusieurs partenaires financiers : les communes (essentiellement Coulon et Magné), la Mutualité Sociale Agricole, le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique Magné-Coulon pour la petite enfance et la jeunesse, le Conseil départemental des Deux-Sèvres, l’Europe, l’État français, la Communauté d’Agglomération du Niortais et la Caisse d’allocation familiale des Deux-Sèvres. Cette dernière verse annuellement une prestation de service, par contrat quadriennal. Portant ainsi le budget prévisionnel 2019 du CSCM à 525 490 euros.

Depuis sa naissance, le CSCM s’est considérablement développé sous la houlette de plusieurs présidents ou présidentes et directeurs ou directrices. Malgré quelques vicissitudes, il fonctionnait bien jusqu’à l’arrivée, début 1997, d’un nouveau directeur recruté par voie de concours. M. Dany Le-Tohic a alors bouleversé les « habitudes », créé un nouveau dynamisme en activités tant sociales que culturelles et remonté la trésorerie avec les félicitations de tous. Malheureusement, ce changement s’est accompagné de conflits relationnels entre ce directeur et les salariés. Un problème qui s’est propagé à des bénévoles du Centre, à des responsables d’associations, à la Fédération départementale des Centres sociaux et à certains membres du Conseil d’administration. La Fédération départementale des Centres sociaux avait alors pris les rênes de l’association. Elle avait fourni un professionnel pour gérer les dossiers courants, puis suggéré la nomination, en septembre 2001, d’une nouvelle directrice Marie-Noëlle Louis-Bonnin. L’année 2001 restera la première année noire du CSCM.

L’histoire s’est répétée en 2017. La fièvre est de nouveau montée au CSCM entre le personnel et la directrice. En entamant un mouvement de grève soutenu par des bénévoles, les salariés, qui contestaient le management, attendaient du conseil d’administration qu’il prenne ses responsabilités et tienne ses engagements. Des membres de ce conseil, dont la présidente Nicole Bernard, ont alors démissionné.

Madame Stéphanie Kerdoncuff, par ailleurs conseillère municipale de Coulon, a assuré pendant neuf mois l’intérim à la présidence d’un Conseil d’administration (CA) en cours de renouvellement. Le 20 novembre 2017, ce CA a élu sa présidente Madame Estelle Howell. Enfin, le 29 novembre suivant, le Conseil d’administration et la nouvelle présidente ont licencié la directrice. Un nouveau directeur, Mickaël Abbes, a rapidement été engagé. Cependant, le courant est mal passé entre la présidence et la direction. « On n’est pas resté en amour avec le directeur », regrette Estelle Howell. L’arrivée d’un autre nouveau directeur, Anthony Levrault, et d’une nouvelle comptable Nathalie Sauzeau, ont permis « d’apporter au centre des conditions de travail saines et motivantes », selon la présidente.

Mme Estelle Howell, la nouvelle présidente du Centre Social et Culturel du Marais Photo Gilles Petit

Mme Howell : « Nous sommes très heureux de la nouvelle constitution de notre équipe d’animation, de notre organisation administrative et de l’évolution des activités emploi famille et enfance jeunesse. Nous avons une équipe soudée, détendue, volontaire et dynamique. Ceci a été fait avec un grand souci du respect de notre contrat de projet social et des salariés. La mise en lumière des particularités et des compétences de chacun a permis d’atteindre leurs objectifs personnels, ainsi que ceux du Centre. Formations, optimisation des missions, sécurisation des contrats, accompagnement personnalisé ont été mis en place pour s’assurer du respect des attentes de tous. » Enfin, s’adressant aux adhérents présents à l’assemblée générale du CSCM, qui s’est tenue le 11 avril 2019, la présidente a terminé son rapport moral ainsi : « C’est vous qui portez les projets et on vous accompagne. C’est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur. »

Quant aux représentants des municipalités, Mme Anne-Sophie Guichet, 1ère adjointe au maire de Coulon a expliqué : « On a été présents dans les bons moments, dans les moins bons, et là dans des moments beaucoup plus sereins. Avec Anthony, on vit les choses beaucoup plus sereinement. » Le maire de Magné, M. Gérard Laborderie a constaté : « L’an dernier, c’était l’assemblée générale de la renaissance après une période de turbulences qui nous avait passablement inquiétés. Mais une nouvelle équipe était en train de se mettre en place. Une équipe renouvelée, dirigée, semble-t-il, de main de maître par Anthony. Des activités ont lieu aussi sur Magné, c’est vrai que nous avons des salles à disposition. »

M. Anthony Levrault, nouveau directeur du CSCM. Photo Gilles Petit

Le directeur Anthony Levrault a dressé un rapide rapport d’activité 2018 du CSCM. Il a notamment présenté Mme Amandine Fleur, encore une nouvelle venue depuis novembre 2018, chargée du secteur enfance-jeunesse. Amandine Fleur a expliqué : « de janvier à juin 2018, en enfance, les Temps d’Activités périscolaires (TAPS) existaient sur Coulon et, depuis septembre, Coulon est passé à la semaine d’école de quatre jours, sans les TAPS. Donc, avec l’équipe nous avons fait le choix de monter des opérations sur le temps périscolaire chaque jour le matin ou le soir et les mercredis. » En fait, les enfants coulonnais n’ayant plus école le mercredi matin depuis la rentrée scolaire 2018-2019, un accueil de loisirs a été mis en place le mercredi dès le matin. Leurs camarades de Magné dont les écoles ont conservé la semaine de cinq jours, les rejoignent l’après-midi après le déjeuner.

Parmi les nombreux ateliers culturels ou sportifs, le secteur jeunesse du CSCM a connu une baisse d’activité. L’équipe d’animateurs aimerait renouer le dialogue avec les parents et les jeunes afin de proposer un espace dédié. Ils voudraient permettre aux jeunes de se retrouver dans un lieu d’échanges, d’écoute, de rencontre, de détente et contribuer à développer leur citoyenneté. Mais aussi, impliquer les jeunes dans la construction de leurs temps de loisirs avec l’aide des animateurs.

Importante assistance à l’assemblée générale du CSCM le 11 avril 2019. Photo Gilles Petit

« Ce qui nous rend fiers, aujourd’hui, conclut la présidente Estelle Howell, c’est que le Centre a à nouveau ouvert non seulement ses portes, mais aussi son cœur et ses oreilles pour écouter la parole des habitants et répondre à leurs attentes. »

Gilles PETIT

Centre Social et Culturel du Marais, 3 place de la Coutume 79510 Coulon – Tél : 05 49 35 99 90 – Courriel : contact.lemarais@csc79.org – Site lemarais.csc79.org

 

 

PRIN DEYRANCON (79) : l’unité de méthanisation récupère, transforme et valorise.

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La SAS Déméter Energies a construit une unité de méthanisation sur la commune de Prin-Deyrançon (Deux-Sèvres) au « profit » du village voisin Mauzé-sur-Le-Mignon. Un modèle de transition énergétique qui permet notamment de traiter les effluents d’exploitations agricoles des environs. Un lourd investissement pour un projet innovant.

L’unité de méthanisation a été construite assez loin de Mauzé-sur-Le-Mignon. Dans quelque temps, elle devrait se fondre dans le paysage selon les préconisations du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (document ©WWW.1NFINITY.COM)

Selon la mythologie grecque, Déméter (un nom qui signifierait « la Mère de la Terre ») est la déesse de l’agriculture et des moissons. Demeter est aussi une marque de certification internationale de produits issus de l’agriculture biodynamique, une science agricole inventée dans les années 1920 par l’occultiste autrichien Rudolf Steiner (Source Wikipédia).

Six chiffres donnent une idée du défi que s’est lancé la SAS Déméter Energies, à l’initiative de David Paillat (agriculteurs, éleveurs laitiers à Mauzé-sur-Le-Mignon) et son épouse Vanessa : 12 exploitations agricoles locales adhérentes, 21 000 tonnes de déchets organiques valorisés, 499 KWE de puissance installée en cogénérateur; 180 KWC de solaire en auto consommation; 6 millions d’investissement sur le territoire de l’agglomération niortaise; 5 000 MWH de chaleur valorisée.

La méthanisation est un processus biologique naturel permettant la valorisation de matières organiques (lisier et déchets végétaux) en gaz (méthane CH4). La dégradation de la matière organique par les bactéries en milieu anaérobie chauffée à 44 degrés produit du biogaz. Le méthane contenu dans le biogaz est récupéré pour alimenter un moteur dit de « cogénération » (La cogénération est une double production d’énergie : électricité et chaleur). Ce processus permet l’élimination des polluants, la production d’électricité, de chaleur (eau du circuit de refroidissement du moteur de cogénération) et d’engrais écologique.

Placés ici pour la décoration, ces tracteurs donnent une idée de la taille plutôt modeste des dômes des deux digesteurs. Image Capt’Action79

Déméter Energies a été créée en 2015 par les associés du Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC) Biraud-Paillat. Cette SAS regroupe aujourd’hui au sein de son capital les agriculteurs éleveurs locaux partenaires (bovins lait, bovins viande et caprins) et de grands acteurs régionaux du secteur agricole et des énergies renouvelables (coopératives et syndicat d’énergie).

Entourant ici Madame le préfet des Deux-Sèvres Isabelle David, les agriculteurs partenaires ont guidé par groupe les nombreux invités à l’inauguration, samedi 23 mars 2019. Image Capt’Action79

« Au delà d’une profonde volonté de contribuer à la transition énergétique sur le territoire, cette initiative est née pour faire face au nouveau paysage agricole français qui impose aux agriculteurs de reconsidérer leurs méthodes de producteurs et surtout de les diversifier pour continuer à faire vivre le secteur », précisent les concepteurs de cette unité de méthanisation.

Alimenté par le Biogaz émanant des digesteurs, le cogénérateur produit de l’électricité, distribue une eau de chauffage qui sera bientôt dirigée vers la piscine, le collège, les écoles et la mairie du proche village de Mauzé-sur-Le-Mignon. L’alimentation en électricité interne à l’unité de méthanisation est fournie par les capteurs solaires qui couvrent le bâtiment de stockage des intrants. Image Capt’Action79

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Gilles PETIT

COULON (79): Quand l’administration cultive l’absurde à NiortAgglo

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Ce n’est pas un conte, ni une légende. Il était une fois un ménage résidant à Coulon (Deux-Sèvres) qui reçoit, en deux lettres distinctes, deux factures d’eau / assainissement, datées du 27 octobre 2015, émises par le Syndicat des Eaux du Vivier (SEV), siégeant à Niort, payable au Trésor Public. Réglées en ligne sur le site tipi.budget.gouv.fr, le 24 novembre 2015, l’une d’elle fait aujourd’hui l’objet d’une procédure de recouvrement énigmatique émanant d’un huissier deux-sévrien. Récit d’une partie de ping-pong entre trois services administratifs arbitrée par les consommateurs concernés. Pour un montant total de 41,45 €.

La famille coulonnaise a reçu un courrier, daté du 5 mars 2019, provenant d’une société d’huissier gâtinaise.

Telle que la lettre simple est arrivée, « dans un premier temps nous l’avons jetée dans notre bac à papiers recyclables car nous pensions à une tentative de fishing. Et je m’apprêtais à le signaler aux autorités compétentes. Comme nous n’avons rien à nous reprocher, à notre connaissance », commente le destinataire.

Ce qui les a trompés, c’est d’abord l’enveloppe neutre dénuée de toute indication d’expéditeur sans oblitération postale faisant foi en cas de litige sur la réception et envoyée depuis Paris Sud PIC. Ce genre d’enveloppes éco’pli que l’on peut recevoir régulièrement renfermant ou pas des publicités et autres sollicitations.

Le courrier mentionne la société éditrice, avec son adresse, sans nom d’huissier, sans raison sociale (SIRET, code APE . . .); des lignes sans signification pour le commun des mortels; sans chiffrage ligne par ligne; laissant paraître une ligne « Frais » (« Les frais sont payés par le client, c’est à dire celui qui a recours à l’huissier, sauf décision judiciaire contraire », selon le Guide de l’huissier de justice publié par ooreka, page 16. La nomenclature de ce guide affiche un tarif minimum d’assignation de 40 €); et un montant de recouvrement de 29,54 €, sorti d’on ne sait où, affichant un « prix » se terminant par neuf, seuil psychologique pratiqué dans le commerce et par les arnaques. Il s’agit d’une facture non conforme qui ressemble à un montage de plusieurs photocopies en noir et blanc. Qui, en plus, menace d’une saisie.

« La signature ainsi que le sceau sont de simples représentations que je dirais photocopiées, » estime le Coulonnais qui ajoute « vous savez qu’un sceau est une empreinte destinée à garantir l’authenticité d’un document ou d’une information, et à rendre évidente son éventuelle divulgation ou son altération. La signature et le sceau doivent être propres et originaux sur un document officiel. »

« S’il s’avère que nous avons une dette (c’est possible !), nous la règlerons directement au(x) service(s) concerné(s). Tout ça pour une vingtaine d’euros. C’est absurde, » concluent les intéressés.

Faut-il accorder un quelconque crédit à cette demande de recouvrement ? La question a été posée à la société d’huissier concernée et à la présidente de la Chambre départementale des huissiers. Sans réponse de l’une ou de l’autre, à l’heure où nous publions ces lignes.

L’histoire pourrait s’arrêter là. Mais, l’administration, faisant parfois compliqué au lieu de faire simple, a divisé la facture et multiplié les problèmes. Suivez bien.

On l’a dit, le système de paiement d’une des factures n’a apparemment pas fonctionné. Les faits remontant à quatre ans, les justificatifs informatiques ont disparu. Seuls, les relevés bancaires sur papier que la famille conserve sur dix ans, mentionnent le paiement de la première facture (323,92 €), mais pas celle en question qui concerne une habitation en cours de rénovation. Donc, les Coulonnais veulent désormais s’acquitter de cette dette. Or, la Trésorerie de Niort-Sèvre municipale avait adressé, en deux envois, deux lettres de relance datées du 26 janvier 2016 concernant la dite facture due de 41,45 €.

Pourquoi deux lettres de relance pour un même « Avis de sommes à payer » ? La SEV a expliqué : « Le montant total de la facture de 2015 était de 41,45 €, comportant de l’eau potable (SEV : 21,41 €) et de l’assainissement (CAN : 19,43 €), ainsi que des redevances dues auprès de l’Agence de l’Eau (0,41 €). Les sommes dues à divers titres ou à divers débiteurs ont été éclatées en deux relances, l’une pour la partie «eau potable» et les «redevances dues auprès de l’Agence de l’Eau» (29,54 €), l’autre pour l’assainissement (19,43 €). Cette dernière pourrait faire l’objet d’un prochain courrier d’huissier car, actuellement, vous avez été relancé uniquement sur la partie eau potable et les redevances dues auprès de l’Agence de l’Eau» (29,54 €). La somme des deux montants dus (19,43 € et 29,54 €) ne correspond pas à la facture initialement émise (41,45 €) car, sur la dernière facture reçue de 29,54 € figurent des frais d’huissier. » Rappelons que ces frais sont dus par le donneur d’ordre. Il reste à payer la partie assainissement.

Pour bien comprendre l’absurde de la situation : Imaginons une facture d’épicerie non payée. Le rayon crémerie envoie une lettre de relance au consommateur fautif, le rayon boucherie fait une démarche semblable, le rayon boulangerie aussi, et ainsi de suite. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!

« Lors des relances que nous avons reçues, le 23 février 2016, une personne au bureau d’accueil de la SEV nous avait expliqué que c’était un problème de répartition des sommes perçues entre les deux services eau-assainissement, qu’il n’y avait pas à s’inquiéter. Quant au service de la CAN, il devait étudier le sujet. Nous n’avons pas insisté, nous avons fait confiance, » se souviennent les Coulonnais. Trois ans après, les paroles se sont envolées et les écrits ont disparu.

En l’état actuel de l’enquête, il s’avère que le système de paiement tipi-budget a failli, que quelqu’un de la SEV a failli, que la Communauté d’Agglomération du Niortais a failli. Et que ces abberrations retombent sur l’usager. La famille est disposée à régler la somme demandée sur la facture originale, sans aucun souci, ni retard, auprès de la Trésorerie. Mais elle n’accepte pas le recouvrement demandé. « Notre intégrité est mise en cause. »

Pour l’heure, le service assainissement et eaux pluviales de NiortAgglo et le service facturation du Syndicat des Eaux du Vivier renvoient la responsabilité de cet imbroglio à la Trésorerie de Niort-Sèvre municipale – Amendes. Organisme public qui semble sourd et muet, mais certainement pas aveugle. Quant aux huissiers deux-sévriens, ils n’ont pas encore donné signe de vie. Et dire que nous avons relayé la campagne de communication que cette corporation a largement diffusée cet hiver dans les médias nationaux.

Nous réactualiserons cet article au fur et à mesure de l’évolution de cette affaire.

 

Gilles PETIT