Magné

Le feu « récompense », nouveau modérateur de vitesse ?!

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Avant d’être appelé « récompense », le feu éponyme était présumé « sanction ». Histoire d’un nouveau « modérateur de vitesse », un dispositif qui prolifère sur les trottoirs de nos agglomérations. Une avancée en matière de sécurité routière ???

Nous connaissions les « gendarmes couchés », les écluses, les plateaux ralentisseurs, les coussins berlinois, les chicanes, …, nous vous présentons aujourd’hui une nouveauté en matière de « modérateur de vitesse » : le feu tricolore ou feu incitatif communément appelé « feu récompense » (ref R22v).

Photo Gilles PETIT

Selon la définition du fabricant Elan Cité : « En sécurité routière, le feu récompense est un dispositif de modération de la vitesse qui “récompense” les conducteurs de véhicules respectueux de la réglementation locale en leur offrant le vert et pénalise les excès par un rouge temporaire. À mi-chemin entre l’information (radar pédagogique) et la régulation (feu tricolore), il aide les mairies et les collectivités à apaiser la circulation sans multiplier les verbalisations, tout en améliorant la sécurité. »

Son fonctionnement 

Lorsqu’il est utilisé pour réguler la vitesse des véhicules en approche, le signal est obligatoirement implanté en agglomération et en section courante, en dehors des passages pour piétons, des intersections et à l’écart du panneau d’entrée d’agglomération. Un feu « récompense » maintient le rouge par défaut. Lorsqu’un véhicule roule à la bonne vitesse ou en dessous de la limite, le feu passe au vert (récompense). En cas d’excès, il reste rouge, sanctionnant le conducteur (sanction). « Un message clair et non punitif », dit-on. La durée minimale du vert est de six secondes ; la durée du jaune fixe est de 3 secondes. Il n’y a pas de rouge de « dégagement ». En théorie, ce fonctionnement permet aux usagers respectueux de la vitesse d’avoir le feu au vert tandis que ceux qui roulent trop vite sont contraints de ralentir, voire de s’arrêter. Des automobilistes peuvent confondre ce feu avec celui placé au passage-piéton qui, lui, reste au vert et passe au rouge, sur demande, pour sécuriser la traversée de voie.

Illustration r/france

Techniquement, le dispositif doit être placé toujours en agglomération sur une ligne droite pour une limitation de vitesse jusqu’à 50 km/h, en zones 30 et sur des axes résidentiels sensibles au bruit. L’installateur doit prévoir une distance de détection suffisante afin d’anticiper d’éventuels freinages tardifs. De plus, un complément signalétique doit permettre une meilleure compréhension du dispositif par les usagers et accroître son efficacité par la pose d’un panneau (réf A17) annonçant le feu et d’un panneau (réf M12f) permettant de ne pas bloquer les cyclistes. En sus, il est recommandé d’organiser une campagne locale “Je respecte, j’avance” pour renforcer l’adhésion des autochtones.

L’arrêté du 9 avril 2021 a ajouté trois alinéas à l’Instruction du 22 octobre 1963 relatif à la modification de la signalisation routière, en particulier l’article 7, « Feux de circulation permanents : régulation de vitesse ». Avant l’arrêté du 9 avril 2021, publié au Journal Officiel du 16 avril 2021, les feux dits « sanction » restaient au vert en régime normal. Le système de détection était identique : si un véhicule circulait au-delà d’un seuil de vitesse programmé, le feu passait au rouge. L’usage de ces feux est désormais interdit pour des raisons de sécurité. En effet, ils incitaient à accélérer car les signaux devaient passer au jaune avant de virer au rouge, laissant largement le temps aux véhicules fautifs de passer. Ils étaient aussi source d’accidents dus aux freinages tardifs.

Nos observations

Nous avons observé le fonctionnement de quatre feux « récompense » (deux en zone 30 et deux en limitation 50 km/h) récemment installés dans les communes de Magné et de Coulon, dans les Deux-Sèvres. Dans l’ensemble, les feux rouge sont respectés. Nous avons remarqué que le passage des feux au vert se fait tardivement obligeant les automobilistes respectueux de la vitesse à ralentir, voire freiner. Souvent, en zones 30, le vert ne s’allume que lorsque le véhicule arrive à la hauteur du mât. En limitation 50 km/h, les feux ouvrent le passage suffisamment en avance récompensant le véhicule détecté. Autre remarque, lorsqu’une file de voitures se présente en « peloton » à la bonne vitesse, la première passe logiquement au vert mais dès la troisième, les véhicules se retrouvent au rouge. Certes, quelques instants, juste le temps pour les habitués de ne pas ralentir davantage au risque de « brûler » le feu. On notera que, dans ce cas, freiner risque d’engendrer un carambolage. Concernant les deux feux installés en limitation 50 km/h, on peut se demander si l’investissement est bien utile car les environnements choisis n’incitent guère à rouler vite. Sauf exceptions, bien sûr. Dans nos pérégrinations régulières dans deux grandes régions, nous rencontrons d’autres feux dits « récompense », depuis quelques années. En 2024, on compte 1000 feux « récompense » en France. Curieusement, au fil des mois, plusieurs de ces feux placés en limitation 50 km/h sont continuellement allumés au jaune clignotant. Ça incite quand même les automobilistes à lever le pied car ce signal attire normalement l’attention des usagers sur un danger.

Ce feu est installé à La Repentie de Magné proche de la sortie d’une zone 30, à deux pas de « l’écluse naturelle » routière créée par le franchissement d’un pont. Il est souvent caché des usagers par l’arrêt des autobus du transport urbain, et surtout par les camions qui livrent la brasserie voisine. Photo Gilles PETIT

Une chose est sûre, ces feux « récompense » sont sources de nuisance en matière de bruits et de pollution. Nous l’avons constaté. Les voitures ralentissent au niveau des mâts mais des conducteurs accélèrent vigoureusement aussitôt après. Les voitures étant rarement à l’arrêt total, quand elles sont relancées, leur moteur thermique se retrouve en sous-régime ou en sur-régime, deux situations qui pompent exagérément du carburant et rejettent plus de gaz d’échappement. Les véhicules électriques doivent consommer plus d’énergie que nécessaire pour alimenter le moteur qui relance la machine.

Le coût

En ce qui concerne le financement, la commune de Magné a disposé d’un devis de l’entreprise Élan Cité pour l’acquisition de deux feux tricolores « récompense » (placés sur les RD1 et RD9) : estimation unitaire d’un feu type « Evolight » à 7 789,00 € H.T, fournitures et pose (feu, mât, massif, pack signalisation (vélo, pré-signalisation feu…) soit les 2 feux à 15 578,00 € H.T.

Comme il est obligatoire de placer une signalétique spécifique. Les Magnésiens ont reçu un devis de l’entreprise Signaux Girod pour un total estimatif de 4 182,65 € HT ainsi réparti : 140,08 € HT pour l’achat de quatre panneaux signalétiques (2 de 30 km/h pour la RD1 et 2 de 50 km/h pour la RD9) annonçant les 2 feux « récompense ». En outre, il est prévu d’acheter, 30,40 € HT, un panneau de pré-signalisation de « feu tricolore », afin de sécuriser le feu « récompense » installé depuis plusieurs mois à hauteur de la base nautique à l’entrée de Magné en arrivant de Niort. Enfin, les élus ont répondu favorablement à un soutien financier du Département pour l’achat de deux radars pédagogiques mobiles, avec enregistrement des données, 4 012,17 € les deux (devis Signaux Girod), qui seraient posés au bord des routes départementales RD1 et RD9. Si on rajoute la fabrication par les services techniques communaux de blocs de béton, estimée à 400,00 € HT, la facture totale s’élève à 20 060,65 € HT, subventionnés à 30% par le Département, soit 6 018,20 €, le solde étant réglé par un autofinancement magnésien de 14 042,45 €.

La commune de Coulon a demandé au Conseil départemental des Deux-Sèvres une première subvention dans le cadre du Contrat Ambition Deux-Sèvres (CADS) de 30% du montant HT de l’aménagement (CADS = 3779,40 € pour un autofinancement communal de 8818,60 €), puis, délaissant cette première demande de subvention, une autre subvention au titre des amendes de police : Amende de police = 7000,00 € pour un autofinancement de 5598,00 €. Dans les deux cas, les deux feux tricolores couteraient 12 598,00 € HT. Les accessoires nécessaires n’étant apparemment pas chiffrés, soit les nouveaux élus sont étourdis, soit nous avons encore affaire à un sujet édulcoré en Conseil municipal.

Ce feu « récompense », en zone 30, précède de quelques mètres, d’autres feux de signalisation, dits intelligents, qui régulent le carrefour de deux routes départementales à Coulon. Comme ce feu est installé en contrebas du pont qui franchit le fleuve, son détecteur reconnait tardivement l’arrivée des véhicules. Photo Gilles PETIT

Que penser de ce nouveau dispositif de « régulation ciblée de la vitesse en ligne droite ». Il est moins « douloureux » que les autres, les personnes souffrants du dos, de fractures, …, par exemple, pouvant en témoigner. Les véhicules de secours, incendie, accident, … perdront moins de temps à les franchir en toute sécurité, même au feu rouge si nécessaire.

La solution miracle n’existe pas sinon le bridage intelligent de la vitesse sur chaque véhicule. Nous avons trouvé LA solution lors de nos observations : les campings-cars sont d’excellents « modérateurs de vitesse » dans les secteurs touristiques des communes de Magné et de Coulon.

Gilles PETIT

MAGNE – COULON (Deux-Sèvres) : « Faut pas que la mauvaise peinture envahisse le monde », le renouveau du Festival international de Peinture de Magné-Coulon.

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A l’issue de la 38ème édition du Festival international de Peinture de Magné-Coulon, tous les superlatifs sont déclamés : exceptionnelle, superbe, public enthousiaste, ambiance chaleureuse, restauration revue et corrigée, et une rencontre humaine, haute en couleurs, avec un prestigieux invité d’honneur. Cependant, tout n’est pas parfait.

Le 38ème Festival de Magné-Coulon s’est déroulé les 17, 18 et 19 juillet 2026 Photo Gilles PETIT

L’invité d’honneur

M. Christoff Debusschere, peintre invité d’honneur et président du jury : « Au Festival de Magné, j’ai trouvé beaucoup, beaucoup d’amitié avec beaucoup de gens simples, gentils, très dévoués. J’ai trouvé aussi que le niveau de peinture était très bon. Même très bon par rapport à ce que j’ai déjà vu dans ce genre de manifestations. Et puis, je tombé amoureux de ce pays. Vraiment.

J’ai fait une balade vendredi dans les marais [au départ de Coulon photo ci-contre] avec quelqu’un de très compétent, un certain Charles. C’était une découverte. J’étais dans un autre monde. Donc j’ai hâte de revenir. Je reviens non seulement l’année prochaine, mais je vais venir peindre ici. J’ai demandé si c’était possible d’avoir un bateau, qui doit porter un nom que je ne connais pas, pour aller m’installer, peindre, faire des croquis, des petites études et tout ça dans le coin.

Deux heures de balade pour le couple Debusschere Photo Gilles PETIT

« Je vais rester plusieurs fois trois jours. Je ne connaissais pas du tout la région, et c’est dommage d’arriver à mon âge et de ne pas connaître un endroit pareil. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, n’est-ce-pas ?

Président du jury

« J’ai très souvent présidé. Là, je viens de présider le jury des peintres officiels de la Marine, alors je décidais des nouveaux peintres [candidats à l’entrée dans le cercle des Peintres officiels de la Marine]. C’est des jurys très importants. J’ai présidé le jury des Peintres de l’Armée, l’année dernière. J’ai été dans le jury de Monaco. Des jurys très prestigieux, mais là, [au Festival de Magné] c’est très amical, c’est formidable. Et c’est important de faire ça. Faut pas que la mauvaise peinture envahisse le monde. C’est vite fait. »

A Magné, le Grand Prix du Festival et son trophée 2026 ont été remis à Mme Claire Barjolle par le maire de Magné Sébastien Billaud et le président du jury Christoff Debusschere Photo Gilles PETIT

Le bilan

M. Gérard Doray, président de Magné Animation, association organisatrice du Festival, dresse à chaud le bilan du Festival 2026 : « Une édition exceptionnelle, superbe. Un public enthousiaste. Un nombre d’artistes qui s’est engagé d’une manière assez conséquente qui fait que le Festival est toujours vivant, est toujours debout. Et au contraire ça nous donne un peu d’élan pour renforcer le positionnement de ce Festival à Magné et à Coulon. Et puis également, tous les gens étaient contents de l’ambiance, de la restauration, bien sûr, qui n’étaient pas à la hauteur les années passées. Tout le monde a été très, très content de l’offre. Que dire de l’invité d’honneur. C’est une rencontre humaine, exceptionnelle, haute en couleurs, un virtuose de la peinture. On va faire des choses ensemble pour l’année prochaine et le prochain Festival. On va créer une masterclass, au printemps, voire fin d’hiver-début printemps.

Nouveau directeur artistique

« Christoff Debusschere devient à ce jour, avec la bénédiction de Jean-Marie Zacchi, le nouveau directeur artistique du Festival, » informe M. Doray. « On va discuter à la fois de la dynamique artistique du Festival, et des recherches d’invités, par exemple. Il a un super réseau donc, ça veut dire qu’il va nous amener du monde qualitatif. On est très triste que Jean-Marie ne soit pas des nôtres aujourd’hui, mais malheureusement on a l’impression qu’il ne viendra plus à Magné. On est vraiment très content que Christoff prenne le relais parce qu’il a une relation particulière avec Jean-Marie. »

L’artiste-invité d’honneur Christoff Debusschere a exposé un grand nombre de ses œuvres dans les locaux du Centre culturel du Four Pontet Photo Gilles PETIT

Nouveau maire de Magné

M. Sébastien Billaud, maire de Magné : « C’est mon premier Festival en tant que maire, mais ça fait quinze ans que je suis élu alors c’est un Festival que j’ai connu depuis de nombreuses années. Je constate que c’était une très belle édition. On a eu un temps qui était de la partie avec un petit vent frais et un beau soleil, le top. On passe entre la canicule et les averses pour dix ans comme ça, si c’était possible ce serait parfait. Pour le reste, je vois que l’équipe de bénévoles est toujours aussi soudée, aussi nombreuse, c’est du solide. Les partenaires et les mécènes tiennent la route et, en plus ça se développe. Les gens qui bossent là-dessus sont très efficaces. C’est une bonne chose car ça permet de pérenniser l’activité quand il y a de beaux lots, et que les gens aiment venir peindre. Vu que le nombre de peintres se maintient.

J’espère que dans les années à venir, on arrivera à faire venir des écoles, voire des participants d’autres pays. Faut juste prier pour qu’on ne se tape pas des énormes canicules. C’est la problématique que l’on voit venir.

A Magné, la délégation inaugurale apprécie toujours la traversée de la Sèvre Niortaise à bord du bateau-à-chaines Photo Gilles PETIT

Si on avait eu le temps qu’on a eu il y a quinze jours, comment aurait-on fait ? C’est la problématique qu’il va falloir, peut-être, anticiper avec un investissement dans plus d’endroits pour faire de l’ombre pour les peintres, installer un système de brumisateurs, … Il va falloir qu’on y réfléchisse. »

Maintien du nombre de candidats

Un regard à Coulon Photo Gilles PETIT

 » Nous avions 77 inscrits à Coulon, un peu plus que l’année dernière, et 150 à Magné », annonce M. Doray. « On doit avoir, tout compris, deux inscrits supplémentaires, c’est à la fois positif car ça veut dire que la baisse s’arrête. On a vu un public qualitatif, peut-être un peu en deçà de nos espérances de par la météo. Je pense qu’il y a des artistes qui n’ont pas voulu s’engager dans cet environnement de chaleur. La chaleur fait souffrir et freine. Je pense que le Festival est sur de bons rails. »

Des détails à réétudier

Cette année, le règlement du concours imposait un périmètre d’installation des peintres. Un périmètre restreint au centre-bourg de Magné et aux bords de Sèvre Niortaise. Une limitation qui déroge à l’esprit des fondateurs du Festival, MM. Thébault et Texier : faire connaître la commune, toute la commune. En somme, que les candidats et le public découvrent le territoire, avec son village-centre et ses charmants écarts que sont les sites du Marais Pin, de l’Ouchette, de La Repentie, du Sevreau, de la chapelle Sainte-Macrine, de La Garette… Les tableaux proposés au jury offriraient des vues variées car, en regardant les œuvres exposées, nous retrouvons souvent les mêmes vues.

Selon M. Billaud : « Autrefois, on pouvait trouver des peintres qui peignaient très loin. Il y a un côté pratique de rassembler les peintres. Je ne suis pas défavorable au fait qu’on puisse peindre sur toute la commune. C’est au conseil d’administration de Magné Animation de décider. Ils verront si ça change quelque chose. On pourrait faire le centre-bourg et un écart tous les ans, un lieu-dit à chaque édition. Si c’est plus simple, s’ils ne veulent pas que ce soit partout, partout. C’est leur responsabilité. «  Il faut préciser qu’en rassemblant les peintres, on rassemble le public, qu’on peut faire des photographies et des vidéos de masse et montrer au monde entier que le Festival est très fréquenté. Faire de la communication, en fait.

Le maire ajoute :  » On pourrait créer un groupe de bénévoles qui pourrait travailler sur les paysages : on pourrait avoir quinze parasols dans un endroit, une année, puis dans un autre endroit l’année suivante… Une déco qui ferait vivre l’espace. Donc offrir aux peintres de nouvelles petites choses simples dans le paysage. « 

Le problème se pose aussi à Coulon, une commune extrêmement étendue constituée de nombreux hameaux. Sachant que le jury arpente en permanence les sites pendant la compétition, en groupe ou en petits comités, nous avons interrogé ses membres à ce sujet. A l’unanimité, ils ont déclaré qu’ils se déplaceraient vers les peintres. Il faudrait simplement les renseigner car il n’est pas question de jouer à cache-cache. Pour le jury, le temps n’est pas extensible. Pour cela, nous avons suggéré la mise à disposition d’un minibus.

Durant les trois jours, le jury professionnel est allé à la rencontre des candidats (deux membres sont absents sur ce cliché) Photo Gilles PETIT

Nous avons noté un point négatif dans l’organisation du Festival 2026. A Coulon, le site d’accueil de la manifestation n’était pas prêt à l’arrivée des participants et du public. Une grande partie de la matinée du vendredi, c’était un ballet de tracteurs, de manipulation de planchers et autre montage d’une scène, ainsi que de câbles électriques trainant non encore sécurisés. Agitation et bruit inclus. Dans toutes manifestations accueillant du public, tout doit être en place avant l’ouverture des portes.

Le tableau final du palmarès du concours de Magné Photo Gilles PETIT

Les palmarès du 38ème Festival international de Peinture de Magné-Coulon sont publiés au lien suivant : festivalpeinturemagne.com

Gilles PETIT

MAGNE (79): Le Festival de peinture fait don de tableaux grand format à la commune

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L’association Magné Animation a fait don à la municipalité magnésienne de six tableaux grand format réalisés par des artistes-candidats lors du 34ème Festival international de peinture de Magné. L’art de donner une autre dimension au « village de la peinture ».

De gauche à droite, M. Gérard Laborderie, maire, les artistes Joël Achard, Francis Pollet et Ludovic Le Moal, M. Gérard Doray, président de Magné Animation. Photo Gilles PETIT

Lors d’une soirée conviviale, samedi 20 janvier 2024, le maire de Magné Gérard Laborderie a réceptionné six tableaux réalisés par des artistes assidus au Festival de peinture local. Ces œuvres, de grand format sont aujourd’hui accrochées aux murs de la salle polyvalente.

M. Gérard Doray, président de Magné Animation : « Lors du festival 2022, mon prédécesseur [M. André Prunier ndlr] avait proposé à un petit nombre d’artistes de s’exprimer sur des tableaux de dimensions différentes », en marge de la 34ème édition du Festival. La nouvelle équipe de Magné Animation qui avait ces tableaux en réserve, a choisi de les sortir pour « donner un reflet de la dimension de la peinture à Magné », à l’attention des habitants, mais aussi pour marquer « cette relation privilégiée avec la peinture ». Après consultation et acceptation des auteurs des œuvres concernées, Magné Animation a fait don des grands tableaux à la collectivité locale. Ainsi, le maire a choisi de les exposer dans « un lieu à privilégier », à savoir la salle polyvalente de Magné.

« Quand le président de Magné Animation m’a proposé de les offrir à la municipalité, » explique M. Laborderie, « je me suis dit, voilà une première étape, la possibilité de mieux faire connaître la peinture à tous, en les exposant dans une salle où tout le monde passe. Cette salle polyvalente est très demandée et les gens vont pouvoir admirer ces œuvres. »

Des artistes primés au Festival international de peinture de Magné

Six tableaux grand format ont donc été fixés sur trois murs de la salle hexagonale de Magné. Il s’agit des œuvres de madame Kim Pardon et de messieurs Joël Achard, Félix Trost, Francis Pollet, Ludovic Le Moal et JIPE.

Trois artistes étaient présents à cette petite cérémonie d’affectation : Ludovic Le Moal, Francis Pollet, et Joël Achard. Les trois autres artistes étaient excusés : (photos ci-dessous de gauche à droite) JIPE, Kim Pardon et Félix Trost, en plein travail lors du 34ème Festival de peinture de Magné.

M. Joël Achard pense que « c’est une brillante idée esthétique. On aurait pu penser à la salle de sports dans laquelle les jeunes passent, mais finalement c’est encore mieux ici. La différence entre un format classique et un grand format ? C’est la patte habituelle du peintre à la différence que c’est plus grand. »

M. Ludovic Le Moal se souvient « Le jour de la réalisation de ces tableaux, il faisait très chaud et nous étions super bien exposés. Faire des tableaux plutôt grands demande plus de rapidité. C’est un vrai challenge et c’est un vrai plaisir à faire. La difficulté était de réaliser un tableau en plus durant le Festival. » Il a ajouté : » Je suis venu dans la région parce que j’ai découvert le Festival de Magné. »

M. Francis Pollet a résumé la genèse de cette histoire : « La première fois que le président de l’époque André Prunier m’en a parlé, c’était au festival de Saint-Loup. Je lui ai demandé quelle grandeur il souhaitait. Deux mètres sur deux mètres, oh ! J’ai rarement eu si chaud. J’ai mis deux jours à m’en remettre car le festival plus un grand format … L’urgence ça ne me déplait pas parce que ça oblige à être rapide. Je suis très heureux d’être accroché à côté de ces talents. »

Un vœu

Monsieur le maire de Magné, Gérard Laborderie, a fait un vœu : « Nous arrivons à la 36ème édition du Festival et aujourd’hui on imagine mal la commune de Magné sans son festival de peinture. Chaque année, c’est une très belle réussite. C’est vrai, tout le monde connaît le festival, mais néanmoins, en dehors de la période du festival, quand on traverse Magné, rien n’indique que la peinture y est très présente. Il y a le Four Pontet, une salle d’exposition qui expose des œuvres pendant environ neuf mois de l’année. Mais il faut y aller, on n’y va pas par hasard. J’aimerais donner une autre dimension de la peinture à Magné et que toute personne qui traverse la commune se dise « Ah Magné, c’est un village où la peinture est très présente ! » Tout ça reste à faire, il faudra trouver les bonnes solutions. Les artistes-peintres pourraient nous conseiller. Je me suis dit : ce don peut être une première étape. Pour poursuivre cette action, je souhaiterais qu’un groupe de travail se mette en place pour y réfléchir. » Il serait composé d’élus municipaux, de membres de Magné Animation, d’artistes, chargés de trouver un moyen d’exposer la peinture dans les rues de Magné. Une peinture qui résiste à tous les temps, toute l’année.

Gilles PETIT

COULON – MAGNE (79) : La Maison de Santé Pluridisciplinaire intercommunale est ouverte

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La Maison de Santé Pluridisciplinaire est construite à Magné 3 rue des Iris, dans la Zone d’Activités Commerciales de La Chaume aux Bêtes. Photo Gilles PETIT

Née en 2008 sous le nom « Pôle Santé » et relancée en 2014, la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) de Coulon-Magné ou Magné-Coulon (Deux-Sèvres France) accueille le public depuis début août 2023. La première pierre avait été posée le 20 septembre 2022 et l’inauguration s’est déroulée le 14 octobre 2023.

Lors du scellement de la première pierre, le 20 septembre 2022, la maire de Coulon, Anne-Sophie Guichet, avait retracé la genèse du projet de MSP : « La Maison de Santé Pluridisciplinaire est une vieille histoire. Prenez d’abord deux communes, deux équipes municipales qui s’entendent bien et surtout portent la même volonté politique affirmée de lutter contre la désertification médicale. Ajoutez à cela, une équipe de professionnels de santé avec l’arrivée d’un jeune médecin, le docteur Alexandre Desnouhes, et le souhait de porter ce projet en collaboration avec les deux municipalités. Ajoutez ensuite l’ARS (Agence Régionale de Santé) présente lors de nos nombreuses réunions pour nous aider à structurer le projet. Ajoutons également les partenaires institutionnels co-financeurs du projet que sont l’Europe, l’Etat, la Région, le Département, qui contribuent au financement d’investissements de plus de 3 millions d’euros TTC. Sans eux, la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible car il s’agit d’un investissement bien au dessus des capacités de financement de nos communes. Et, pour finir, saupoudrons le tout d’une équipe de maîtrise d’œuvre performante et professionnelle avec le cabinet Crescendo Conseil qui a réalisé l’étude de faisabilité initiale, et le cabinet d’architectes et d’urbanistes Corset-Roche & Associés qui a séduit le jury à l’unanimité avec une proposition inspirée des longères traditionnelles. »

La MSP se situe dans la ZAC communale de Magné dédiée au développement économique des deux communes, en bordure de la route départementale qui les réunit quasiment à équidistance des deux bourgs. Ce n’est qu’en 2018 que le projet a véritablement démarré avec l’arrivée d’un jeune médecin sur la commune le docteur Alexandre Desnouhes qui a pris en charge la coordination de l’ensemble des professionnels de santé avec le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre.

La Maison de Santé Pluridisciplinaire est organisée en cinq pôles indépendants : cabinet dentaire (bleu), cabinet kinésithérapie (violet), espace paramédical orthophonie, psychologie (vert foncé), cabinet médical (orange), cabinet infirmier constitué d’un bureau et du bureau de l’infirmière IDE ASALEE, la partie vert clair représente les zones communes. Chauffé à la chaudière bois, ce bâtiment respectera les normes environnementales, peu gourmand en énergie et produisant peu de carbone. Il a deux parkings à accès indépendants, un de 36 places pour les patients avec deux arrêts minutes ; 20 places pour les praticiens à l’arrière. Il offre un maximum de surfaces extérieures perméables et est orienté sud pour mieux gérer le chaud et le froid. La façade en brique doublée en pierre s’inspire de l’ambiance locale. Document Commune de Magné

La Maison de Santé Pluridisciplinaire accueille cinq cabinets médicaux, avec une salle d’urgence ; trois cabinets dentaires avec une salle de chirurgie ; six kinésithérapeutes ; cinq infirmiers ; une infirmière IDE-ASALEE (Association nationale qui embauche des salariés infirmières de santé publique, mis à disposition de généralistes le souhaitant) ; deux psychologues ; et trois orthophonistes. Pour la plupart déjà présents sur les deux communes.

L’équipement a une surface de 998 m² sur une parcelle de 5 000 m², pour un coût prévisionnel de 3 139 936 € HT soit 3 767 923 € TTC. Les deux communes ont bénéficié d’un taux de subventions autour de 75%. Les 25% restant étant la part d’autofinancement de ces deux communes. Techniquement, le maximum de subventions attribuées a permis de fixer des loyers compétitifs, car les praticiens sont locataires de leur espace de travail. Ainsi, les professionnels de santé ont constitué la Société Interprofessionnel de Soins Ambulatoires, la SISA Reine des Prés qui gère un bail professionnel depuis le 1er août 2023, alors que les psychologues signeront conjointement un bail professionnel spécifique. Les baux sont établis pour 25 ans. Par ailleurs, les professionnels de cette SISA et des autres praticiens sont, ou seront, adhérents de l’ASPIC « Association Santé Pluridisciplinaire Inter Communale de Magné et Coulon » créée en novembre 2016, qui regroupe l’ensemble des praticiens libéraux qui exercent tant en dehors qu’au sein de la MSP dans l’objectif d’avoir une activité coordonnée.

Réuni le 17 juillet 2023, le Conseil municipal de Magné a fixé le règlement de la Maison de Santé Pluridisciplinaire dont est extrait ce chapitre : « La location est consentie et acceptée par les preneurs moyennant un loyer mensuel évolutif, payable d’avance à réception du titre de recette. La révision légale du loyer (article 7) est prévue chaque année à la date anniversaire en fonction de l’indice des loyers des activités tertiaires publié par l’INSEE (le premier indice connu est celui du 1er trimestre 2023 s’élevant à 128,59 points). Il est convenu entre les parties d’aucun dépôt de garantie.
Monsieur le Maire poursuit en précisant que seule la clause concernant le montant du loyer évolutif est
ajustée en fonction du preneur et ainsi du bail signé, à savoir :
o Pour la SISA, le loyer mensuel est évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis 2.121,00 € mensuel les deux années suivantes ;

o Pour les psychologues qui partagent les mêmes espaces (PSY 01 et 02), le loyer mensuel est aussi évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis, 73,00 € mensuel les deux années suivantes. »

Des loyers qui couvriront un emprunt pris en charge par Magné, maître d’ouvrage. Cette commune a l’obligation d’assurer un auto-financement à hauteur de 20%. Les 5% complémentaires seront donnés par Coulon sous forme de subvention. L’Europe a subventionné à hauteur de 50% du budget prévisionnel ; l’État fournira 400 000 € ; la commission permanente de la Région Nouvelle-Aquitaine a voté une subvention de 200 000 € ; le département des Deux-Sèvres propose 100 000 € dans le cadre d’un Plan santé départemental, qui donne un coup de pouce aux jeunes étudiants pour qu’ils travaillent sur les Deux-Sèvres, réunissant plusieurs partenaires ayant, pour mission, la lutte contre la désertification médicale ; l’Agglomération du Niortais est associée dans le cadre d’un Contrat local de santé, mais ne participe pas financièrement ; et le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin a accompagné le projet préalable en conseils d’intégrations paysagère et environnementale, lesquelles peuvent générer des surcoûts.

Les concepteurs du projet ont conçu un bâtiment extensible. Photo Gilles Petit

Conjointement, les maires de Magné et Coulon affirment : « Notre objectif est que nos communes ne deviennent pas un désert médical. Que nos concitoyens puissent à l’avenir bénéficier d’une offre de soin, à proximité. Un équipement fonctionnel et confortable pour que les professionnels y trouvent les conditions idéales dans l’exercice de leur profession. Un magnifique équipement aussi à l’architecture à la fois qualitative et esthétique inspiré des longères traditionnelles. Conforme aux nouvelles normes d’économie d’énergie et de bilan carbone. Situé dans un environnement proche préservé, doté de tous services, commerces et équipements publics dans le grand site du Marais Poitevin, à 10 minutes de la ville de Niort et 45 minutes de l’océan. Un équipement attractif aux nombreux atouts que nous attendons avec impatience. Les travaux sont prévus jusqu’à fin juin 2023. »

Gilles PETIT

MAGNE (79) : Un double hommage des Magnésiens à M. Claude Audis

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L’équipe de Magné-Animation, la municipalité et les bénévoles du Festival International de Peinture de Magné (79) ont doublement rendu hommage à leur président fondateur et président d’honneur Claude Audis. Samedi 18 juillet 2020, une plaque « lumineuse » a été dévoilée au cimetière local. Samedi 24 juillet 2021, la municipalité a baptisé le square de la mairie : « Jardin Claude Audis ».

A la demande de M. Jean-Marie Zacchi, peintre de renommée mondiale et président d’honneur du Festival pendant de nombreuses années, le maire Gérard Laborderie a proposé au conseil municipal de dénommer un espace public au nom de Claude Audis. Le choix n’a pas été difficile. Il s’est très vite porté sur le jardin de la mairie qui est « le berceau des moments forts de ce Festival avec, notamment, les inaugurations officielles, l’exposition des tableaux réalisés par les peintres et la remise des prix. » Le Conseil municipal a approuvé cette décision à l’unanimité et a fait poser des plaques à chaque entrée de ce square qui, jusqu’à présent, n’était pas dénommé. Il porte aujourd’hui officiellement le nom de « Jardin Claude Audis ».

 

Jusqu’à la 31ème édition, l’artiste-peintre Jean-Marie Zacchi (à gauche) et Claude Audis (à droite) étaient les piliers du Festival International de Peinture de Magné. Photo Michel Castellani

 

Les origines du Festival

Tout a commencé en 1989 lorsque Jean Thébault alors maire de Magné, avec Bernard Texier, le père du célèbre peintre Richard Texier, a demandé à son adjoint Claude Audis d’imaginer une manifestation culturelle autour de la peinture et de la mettre en œuvre. Si le cahier des charges pouvait paraître simple, le défi était de taille pour quelqu’un qui était chef d’entreprise, mais pas dans le monde de l’art. Il fallait une bonne dose d’audace en 1989.

 Claude Audis aimait rappeler, « le Festival est né comme un pari, comme un défi, et il s’est installé comme une évidence. »

 

Une plaque-photo et un monument

Le 18 juillet 2020, Magné Animation a déposé une plaque sur la tombe de Claude Audis, sous la forme d’une « photo lumineuse » (auteur Michel Grégoire) présentant parfaitement le Festival avec les peintres, la Sèvre Niortaise et le village de Magné à l’horizon. Le maire de Magné avait alors refermé ainsi le livre des éloges : « En guise de reconnaissance de [son] action, l’équipe municipale qui m’entoure réfléchit à donner [son] nom à un espace de la commune en lien avec le site du Festival. La période de confinement ne nous a pas permis d’être prêts pour aujourd’hui, mais je m’engage à ce que tout soit prêt pour l’inauguration de juillet 2021. »

Effectivement, le 24 juillet 2021, au cours de l’inauguration du 33ème Festival international de peinture et dessin de Magné, M. Gérard Laborderie et Mme Nicole Audis ont dévoilé « une structure » à la mémoire de Claude Audis, installée dans le « Jardin Claude Audis ». La vidéo de cette cérémonie : https://youtu.be/VyFk9FXNY8o

En juillet 2020, Magné Animation a déposé une plaque en hommage à Claude Audis, récemment disparu.
En juillet 2021, la municipalité de Magné a installé « une structure » en l’honneur de Claude Audis à proximité de la mairie. Photo Gilles PETIT

NECROLOGIE : M. Claude Audis Président historique du Festival de peinture de Magné (79)

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Un « doux rêveur » nous a quittés un dimanche avant l’aube, le 8 mars 2020, dans sa 75ème année. M. Claude Audis réalisait ses rêves et ceux des autres, quels que soient les cercles familial, professionnel ou associatif. Les mondes politique, sportif, artistique, caritatif . . . de Magné, du Niortais et des Deux-Sèvres rendent hommage à un homme entreprenant qui fuyait les. . . honneurs.

Pour le grand public, M. Claude Audis est inéluctablement associé au Festival International de Peinture de Magné. Une manifestation créée le 13 avril 1989 sous l’égide de l’association Magné Animation. Dans cette vidéo préparée spécialement par Capt’Action79 : https://youtu.be/hBIhzoHIA5c, ce co-fondateur conte la genèse d’un rêve fou né d’une rencontre. Ce film sonne également l’heure de sa « retraite associative » après 36 années de services.

« Claude n’est plus… Au revoir Claude. Difficile de ne plus voir ta silhouette. Ton village de Magné ne l’oubliera pas. Ce village que tu as fait tien. Ce village, à qui tu as façonné, en tant que président bâtisseur du Festival de peinture, un bel habit de lumière, reconnu en deça et même bien au-delà de nos frontières. » écrit André Réault pour l’association de jumelage franco-allemand Magné-Weitnau Photo Michel Castellani

M. Jean-Marie Zacchi, président d’honneur et du jury du Festival de peinture à son ami Claude Audis : « Les artistes se retrouvent, les artistes se découvrent, des amitiés naissent. » Photo Michel Castellani

A l’occasion du 8ème Festival de peinture Magné – Marais Poitevin, les 20 et 21 juillet 1996, le président Claude Audis déclarait : « Au moment où se profile sur l’horizon du prochain été la nouvelle cohorte des artistes qui vont entreprendre la route vers Magné, laissez-moi rêver de ce Festival. . . Je vois la toile peinte durant ces années avec le mauve de nos risques insensés, l’ocre de nos hésitations, le gris de nos erreurs de débutants et bordés du rouge de notre passion ! Je rêve d’une nouvelle fête orchestrée par l’équipe de Magné-Animation dont le dynamisme et le cœur à l’ouvrage feront encore merveille. Je rêve de tous ces artistes convergeant vers le Marais Poitevin, même d’au-delà de nos frontières. Débutants, peintres au talent confirmé, maîtres de leur art, tous viennent participer au même Festival. Je rêve de ces grands artistes, nos invités d’honneur qui présenteront leurs œuvres gracieusement devant un public toujours plus nombreux, passionné et ravi. Je rêve de tous nos partenaires : collectivités, entreprises, institutions, commerçants et artisans qui, par leur précieux soutien, témoignent d’un profond souci artistique. Et si ce rêve n’était autre que la prochaine édition du Festival de Peinture de Magné ! »

A l’occasion de la 30ème édition du Festival de Peinture de Magné, une grande partie des artistes professionnels, anciens invités d’honneur ont répondu à l’appel de Claude Audis (au centre). Photo Michel Castellani

Une photographie souvenir prise à l’issue du 3ème Festival de Peinture en 1991. Photo dr

Lors de ses obsèques, son fils aîné a ainsi résumé la personnalité de son père (extraits) : « Dans tous les [cercles] où tu t’es impliqué, tu étais aussi bien un boute-en-train qu’une personne sérieuse à qui on peut donner, à qui on peut demander des conseils ou des services. Tu as eu une vie sociale extraordinaire avec, pour principaux [cercles] de vie, le Yachting-club niortais, le Rotary-club Niort Sèvres, la Confrérie des Mangeux de Lumas, le comité d’honneur des Chamois Niortais, etc. (. . . ) Tu passais tes journées à travailler près de 12 heures pour trouver du travail à tes employés ou plutôt à tes compagnons, comme tu aimais à dire, tellement tu t’occupais d’eux et de leur trouver du travail. Tu étais un patron gentil mais très exigeant. Monsieur Audis, c’est comme cela que te nommaient toutes les personnes qui ne te connaissaient pas au point de ne pas utiliser ton prénom. Ta personnalité charismatique imposait le respect, même si tu étais un grand gentil. Monsieur Audis, c’est comme ça aussi que les Magnésiens t’ont connu quand tu es devenu conseiller municipal, puis adjoint à la culture six ans plus tard. Tu as consacré beaucoup de temps au monde associatif et au bénévolat car, durant ton passage à la municipalité, tu as été dirigeant au club de foot de Magné, un des premiers acteurs du comité de jumelage de Magné qui unit toujours Magné à Weitnau [une ville allemande] et le père fondateur avec M. Jean Thébault du Festival de peinture. Le Festival qui sera au centre de ta vie pendant 30 ans, qui a une reconnaissance internationale, à l’exemple d’une réussite extraordinaire. Tu as réussi avec une bande de sept à huit personnes à l’origine. Des illuminés comme on aurait dit à l’époque. Une expérience unique qui marque une vie et qui te vaut la reconnaissance que tu as aujourd’hui. »

Né le 25 juin 1945, M. Audis se plaisait à dire que son entreprise avait son âge car son père aurait fondé sa société à Niort l’année de sa naissance. Un établissement que le fils Claude a repris le 12 juin 1972, presque en cadeau d’anniversaire. La société individuelle qui portait son nom « Monsieur Claude Audis » a été active pendant 34 ans, puis elle est devenue l’entreprise Audis Menuiserie. Plus tard, Claude a cédé son affaire à son fils cadet, un établissement spécialisé dans les travaux de menuiserie : fabrication et pose de menuiserie bois, cloison mobile, cloison sèche, faux plafond, escalier, parquet. Depuis le 3 avril 2018, la Société par Actions Simplifiée (SAS) a conservé le nom mais elle n’est plus gérée par la famille Audis.

Deux enfants et quatre petits-enfants sont nés de l’union de Claude avec Nicole. Et leur fils aîné de conclure : « Bien sûr, tu étais accompagné par ton âme sœur, maman, qui t’as suivi dans toutes tes aventures avec qui tu étais marié depuis 52 ans. Cela faisait en tout 58 ans que vous étiez ensemble. Vous avez eu une vie trépidante avec vos voyages et ensuite avec la venue du ou des bateaux. Bateaux que tu avais appelés successivement Nicole, Nicole 1, Nicole 2 et ce jusqu’au dernier Nicole 6. Vous aviez raison d’en profiter, vous avez travaillé dur toute votre vie pour cela. … »

Gilles PETIT

Festival international de peinture de MAGNE 79 : clôture du 31ème, place au 32ème, vidéo et images

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Sous titré « La peinture Grandeur Nature », le 31ème Festival international de peinture de Magné (Deux-Sèvres) a refermé ses chevalets. La 32ème édition se déroulera les 18 et 19 juillet 2020.

235 artistes (sans compter les enfants) ont participé à la réussite du 30ème anniversaire de l’association organisatrice Magné Animation. Le jury a primé trente-trois « adultes » et huit « juniors », attribuant ainsi plus de 12.000 euros de prix.

Nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir en vidéo cette 31ème édition, ainsi que la proclamation du palmarès 2019, au lien YouTube suivant : https://youtu.be/lt9XouF-x3g

Prise de vue : Gilles Petit
Réalisation : Capt’Action79. juillet2019

 

Toutes Catégories
Prix POUJOULAT : NGUYEN Kim-Chi
Prix THEBAULT : RODRIGUEZ Cathy
Prix restaurant LA BELLE ETOILE : VALLENET Annick
2ème Prix Pastel – Prix Embarcadère CARDINAUD : DAVID Nadia
2ème Prix Aquarelle – Prix GROUPAMA : DELAROCHE Dominique
Prix PARC NATUREL REGIONAL : FAURE-ROSSARD Christiane

Prix Spécial
Prix Conseil Départemental 79 : KIENER Christiane
2ème Prix Techniques Mixtes – Prix CREDIT MUTUEL : COURILLEAU Karen

Toutes Catégories
Prix AUDIS : BAURUEL Dominique
Prix Groupe Y NEXIA : CHÂTEAU Frédéric
Prix Ambulance de l’ANGELIQUE : LE DEROFF Michel
Prix GRAFIC ENCADREMENT : LE BORGNE
3ème Prix Huile – Prix MARAIS POITEVIN IMMOBILIER : FOURREAUX Michel
3ème Prix Pastel – Prix PIEJAC MAINGRET : RIBARDIERE Marie-Noelle
3ème Prix Techniques Mixtes – Prix ROUVREAU RECYCLAGE : BELAIR Yvan
Prix MUTUELLE DE POITIERS : ACHARD Joël
Prix AXA Assurances : PUMA QUISPE Sabino
Prix TERRASSON : DAUGA Jean-Jacques
Prix AMBASSADE DU VIN : MOREAU Jean-François
Prix GRAPHIC APPLICATION : FAGES Roger
Prix EUROVIA : RAUSA Robert-Victor
Prix TEDELEC : LE MOUEL Stéphane
Prix EVERGIE : BRAILLON Michel
Prix ACSOR : MARTIN-HAJPEK Vesnica
3ème Prix Aquarelle – Prix NEWLOC : PATETA Serge

Une ultime exposition des tableaux lauréats des prix 2019

Comme de coutume, le public a pu revoir, en octobre 2019, toutes les œuvres primées dans les locaux du Centre culturel du Four Pontet. Cette ultime exposition, ouverte pour la première fois sur deux weekends, s’est refermée par le « décrochage » des tableaux avec remise à leurs parrains respectifs présents.

Photos Gilles PETIT

Un nouveau président du jury en 2020

Gilles PETIT

A l’issue de l’assemblée générale de Magné Animation, le conseil d’administration a accueilli de nouveaux adhérents. Photo : les membres du CA en compagnie des artistes Daniel Doutre et Richard Gautier (à gauche). Photo Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : Magné (79) a tracé un sentier de découvertes “ De port en port ”

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Malgré l’éventuelle présence du « Bras rouge », la municipalité magnésienne a tracé un sentier de découvertes intramuros « De port en port », autour du thème de l’eau et du petit patrimoine local. Une petite balade pédagogique de deux kilomètres.

Le départ du sentier « De port en port » est situé devant ce panneau d’information fixé sur le mur des toilettes publiques de l’Espace du Bief, parking du 11ème GRCA. Photo Gilles PETIT

« Pour démarrer, » explique Mme Martine Brouard, adjointe au maire de Magné et coordinatrice du groupe de travail patrimoine qui a planché sur ce projet, « nous voulions un sentier adapté aux personnes à mobilité réduite et destiné aussi bien aux Magnésiens qu’aux touristes. Il fallait un sentier pas très long, qui peut être la promenade du dimanche, sur deux kilomètres suivant un parcours permettant de découvrir le patrimoine. »

Quel patrimoine ? C’était la question. Mme Brouard tente une réponse : « En fait de patrimoine, Magné a peu de monuments historiques, à part l’église, la chapelle Sainte-Macrine, le Four Pontet, le pont-levis. On ne fait pas un sentier du patrimoine avec trois ou quatre monuments. Donc, nous avons arpenté les rues. En regardant, en observant, nous avons trouvé une foule de choses : des fours à pain, des puits, une pompe, des abreuvoirs, des choses intéressantes mais de petits patrimoines. Ça ne fait pas un sentier du patrimoine. Il fallait absolument trouver un fil conducteur. Or, Magné est une île. Cette île comporte 22 ports. C’est exceptionnel pour une commune d’avoir autant de ports. » En effet, la Sèvre Niortaise, avec ses bras, entoure toute l’île de Magné. Fort de ce constat, le groupe de travail a décidé de retenir la thématique de l’eau.

A partir de cette idée, le groupe a affiné sa réflexion en sollicitant M. Richard Joseph, conseiller patrimoine au Parc naturel régional du Marais Poitevin.

Comment faire le lien ? A l’évidence, créer un sentier « De port en port ». Le projet a été centré sur le centre-bourg. Aujourd’hui, sur huit ports intramuros, des pupitres retracent l’histoire des gens d’ici, la façon dont ils vivaient au quotidien,  avec les petits métiers, les tisserands, les sabotiers, les tailleurs de pierres, et les tâches au cœur du Marais comme l’exploitation du bois, sans oublier la pêche aux engins. La lessive, les contes, . . . tout ce patrimoine immatériel a été recensé. Le patrimoine dit naturel est, lui aussi, détaillé. Outre les oiseaux, les poissons, . . .  et les plantes locales, à découvrir au fil des pupitres, l’aménagement de « l’île du Bras Rouge » devrait interpeller les visiteurs. On notera que les textes sont doublés en anglais, et que les panneaux proposent également aux enfants un jeu de questions « A toi de jouer !», dont les réponses figurent à la station suivante.

Prochainement jalonné de «clous» en laiton fixés au sol (actuellement remplacés par des flèches blanches collées), le balisage du sentier de découvertes débute face au panneau d’information installé au parking du 11ème GRCA (parking du stade, des terrains de pétanque et de tennis). Direction la première station, un hangar à vocation pédagogique, porte d’entrée de « l’île du Bras rouge ».

Acheté par la collectivité locale depuis de nombreuses années à la société Bidet, cet hangar a désormais une vocation pédagogique, notamment pour les enfants. Photo Gilles PETIT

Le hangar offre aussi le gite aux chauves-souris, en particulier à la pipistrelle commune européenne. Photo Gilles PETIT

Après avoir sillonné le « vieux bourg », le sentier mène de l’autre côté de la route départementale autour de laquelle est construit le village de Magné. Le promeneur passe devant l’incontournable église Sainte-Catherine, afin de rejoindre un pupitre évoquant un château. Car Magné possédait son château. Notre guide Martine Brouard commente le plan floqué sur le pupitre n°6 : « Le vieux château de Magné était situé sur le site de l’ancienne tour. Cette tour, construite en bordure de la Sèvre Niortaise, était un édifice qui défendait l’île de Magné. Dans les années 900, un édit de Charles-le-Chauve impose la construction de tours afin d’éviter aux vikings de remonter les fleuves et d’envahir le pays et de tout dévaster. Donc cette tour protégeait les habitants d’une invasion par voie d’eau. » Voilà le lien avec la Sèvre Niortaise. Ensuite, le sentier remonte par les bords du fleuve. « Et là, on découvre un autre aspect de Magné avec une partie plus « balnéaire » qui évoque les villas de la côte atlantique dont le Cottage du Roc, les Charmettes, de belles maisons, jusqu’à l’Espace culturel du Four Pontet et le remarquable pont-levis. »

Constitué d’élus et de bénévoles magnésiens, le groupe de travail « sentier du patrimoine » s’est adjoint les services de l’Agence Magenta Conseil, maître d’œuvre du parcours, du cabinet 1D2, graphisme, signalétique et scénographie du chantier, et l’entreprise de menuiserie MB2. Sans oublier les travaux réalisés par les employés municipaux qui ont travaillé « avec enthousiasme, compétence et beaucoup de plaisir », selon le maire de Magné Gérard Laborderie, à l’aménagement de l’île au Bras Rouge.

Martine Brouard a coupé le symbolique ruban inaugural du sentier de découvertes « De port en port », accompagnée (de gauche à droite) de Cathy Tromas, conseillère municipale et vice présidente du Parc naturel régional du Marais Poitevin, Gérard Laborderie, maire de Magné, Sébastien Billaud, adjoint au maire, et Séverine Vachon, vice-présidente du Conseil départemental 79 et présidente de l’Institution Interdépartemental du Bassin de la Sèvre Niortaise. Photo Gilles PETIT

Gilles PETIT

Illustration Agence 1D2 Niort

MARAIS POITEVIN : Clôture du 30ème Festival de peinture de Magné

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A l’espace culturel du Four Pontet, le 30ème Festival International de Peinture de Magné (79) s’est achevé, les 20 et 21 octobre 2018, par l’exposition des œuvres primées, suivie de la remise des tableaux aux partenaires présents. A cette occasion, M. Claude Audis, le président emblématique de Magné Animation, l’association organisatrice, a passé la barre du navire à une nouvelle équipe qui sera dirigée par son vice-président M. André Prunier.

A l’occasion de la 30ème édition du Festival International de peinture beaucoup d’invités d’honneur des éditions passées sont revenus à Magné saluer les organisateurs.

Le président Claude Audis : « Pour fêter cette 30ème édition, nous avions demandé à tous les invités d’honneur, depuis le départ, ainsi qu’aux artistes ayant participé au concours et ayant reçu le Grand Prix du Festival, d’être à nos côtés. 26 artistes invités d’honneur en peinture et sculpture, étaient présents et 13 grands prix du public étaient parmi nous. Pour marquer cet événement, nous avons eu le plaisir, le samedi soir, de retracer le Festival de peinture grâce à un spectacle pyrotechnique, tiré par l’entreprise Mille Feux. Un spectacle magnifique suivi par plusieurs milliers de personnes. »

L’édition 2018, a enregistré 257 peintres, représentant cinquante départements dont l’île de la Réunion et plusieurs pays étaient représentés dont l’Angleterre, le Canada. . .  Quant au public, il a été estimé à plus de 10 000 personnes.

 

Le film événement du 30ème Festival est à découvrir sur YouTube à l’adresse https://youtu.be/Q7hF6Y0TSl4. Pour rappel, voici le lien du film du palmarès et de la remise des prix : https://youtu.be/9GqYMywFmLQ.

A l’issue du 30ème Festival de peinture, le président Claude Audis (à gauche) passe la main à son vice-président André prunier (à droite).

Par ailleurs, M. Audis a tenu à remercier tous ceux qui l’ont aidé et « supporté » depuis vingt-neuf ans : « une équipe fidèle qui a fait d’une boutade de maire, une manifestation connue et reconnue dans l’hexagone et au-delà. De l’équipe ayant vécu l’aventure depuis le départ, seuls deux acolytes ont subsisté, c’est mon ami Louis Richard dit Loulou et mon ami Gérard Albert dit Gégé. Le premier s’occupe de la bouffe, le second des comptes. J’ai le plaisir de remercier en public toute l’équipe de Magné Animation, y compris les bénévoles, tous les parrains, collectivités et privés qui ont cru en notre équipe et nous ont aidé financièrement. Mais aussi, tous les artistes invités d’honneur et les artistes participants. Un merci particulier à un homme qui travaille toute l’année dans l’ombre et qui donne des conseils importants, je veux nommer mon inséparable ami Jean-Marie Zacchi. Jean-Marie a reçu récemment le grade de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, l’une des principales distinctions de la République Française. Je vous signale qu’une nouvelle équipe se met en place avec, à sa tête, mon vice-président André Prunier. »

Avant d’animer la remise aux partenaires des tableaux primés à l’issue du 30ème Festival, M. Prunier a simplement déclaré : « Dans quelques semaines, la nouvelle équipe réfléchira au Festival 2019. Il est déjà en partie sur les rails, notamment pour les invités d’honneur qu’il faut retenir pratiquement un an à l’avance. »

Présidente départementale de la Ligue contre le cancer, Mme Martine Pelonnier (à droite) a remis le tableau aux heureux gagnants.

La cérémonie a débuté par un point sur l’action que Magné Animation a mené depuis quatre ans en faveur de la Ligue contre le cancer. Sur quatre années, près de 10 000 € ont été collectés. « Cette somme va bien vers la recherche et vers l’aide aux malades et ça ça nous tenait à cœur aussi, a expliqué M. Prunier qui précise cette année, le chèque n’est que de 1 275 €, mais c’est une participation. Pour collecter ces fonds, il y avait un système de tombola dont le prix était un tableau. » Une très belle huile réalisée par M. André Rouvreau offerte à La Ligue. M. et Mme Biron sont les heureux gagnants.

Emma Burgaud a reçu un important lot de cadeaux.

Pour la seconde année consécutive, il était proposé « Le jeu de la couleur mystère ». A savoir, sur un dessin, chercher à positionner la couleur rouge à l’endroit que les organisateurs avaient préalablement placé sur une image-témoin. « Cette année, nous n’avons pas eu beaucoup de dessins vraiment terminés. Nous n’avons qu’une seule gagnante Melle Emma Burgaud. Le point à trouver était la barrière du pont-levis traitée en rouge. »

 

 

Mesdames Catherine Dambrine et Dominique Bauruel (de gauche à droite) ont dressé un rapide bilan des actions menées auprès des jeunes durant le Festival.

Dans le prolongement de ce jeu, un atelier jeunes était animé par Mme Dominique Bauruel, une artiste locale qui participe au Festival tous les ans et par M. Pierre Rebichon, aidés par l’adjointe au maire de Magné Catherine Dambrine en charge des actions liées à l’enfance. Pierre Rebichon avait aussi lancé l’idée de réaliser une vaste fresque (2 mètres de haut sur 3 mètres de large) à coloriser pendant les deux jours du festival par tout le monde, petits et grands. Cette initiative a bien plu aux festivaliers. Cette fresque sera offerte aux écoles de Magné.

La fresque à l’ouverture du Festival, le samedi matin.

La fresque à la fermeture du Festival, le dimanche en fin d’après-midi.

Lors de cette soirée de clôture du 30ème Festival de peinture de Magné, les partenaires présents ont pris possession des œuvres qu’ils ont parrainées.

Prix Restaurant La Belle Étoile

Commune de Magné : Grand Prix du Festival

Le dernier mot revient au maire de Magné M. Gérard Laborderie : « Je voudrais saluer cette belle longévité. Lorsqu’une manifestation dure trente ans, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est parce qu’il y a toute une équipe autour de Claude Audis qui a œuvré pour faire de ce festival ce qu’il est aujourd’hui, c’est à dire un festival de réputation nationale, mais aussi internationale. C’est un festival qui contribue aussi à la notoriété de la commune. La réussite a été exceptionnelle avec une densité de peintres de pointure nationale voire internationale au mètre-carré qu’on ne doit pas trouver partout. »

Gilles PETIT

(crédit photos : Michel Castellani, Gilles Petit)

 

MAGNE (79) : Histoire(s) d’un four à pain restauré

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« Il fonctionne notre four à pain tout juste rénové et déjà en service, » semble s’étonner le maire de Magné Gérard Laborderie. « C’est pas une rénovation de façade pour faire beau. Il est vraiment opérationnel. Ce four appartient au petit patrimoine communal. » Voici la grande histoire d’un petit patrimoine magnésien inauguré le dimanche 16 septembre 2018 dans le cadre des Journées du patrimoine.

Roger Bodet

« C’était en friche, il y avait des lierres partout. Il a fallu débroussailler, trier et retailler certaines pierres. L’arrière du four était complètement écroulé, il restait juste la partie cheminée. J’ai refait l’intérieur du four. Il n’y avait plus de portes, j’ai refait la porte ; il n’y avait plus de toit, j’ai refait une pente. En fait, j’ai tout refait ! » résume ainsi M. Roger Bodet au sujet de la restauration du four à pain de la rue du Port Musqué à Magné (Deux-Sèvres).

Jean-Louis Brouard

Ce four a une histoire liée aux familles Riffault puis Brouard. Jean-Louis Brouard, l’un des quatre enfants, nés de l’union de Louis Brouard avec Lucienne Riffault, retrace la genèse du four : « Si vous me demandez la date de construction du four, je serais très embêté. Par contre, je peux vous dire précisément la date à laquelle il n’existait pas. C’est 1833, parce que sur le cadastre napoléonien de 1833, il n’était pas là. Donc on peut supposer qu’il était du courant du XIXè siècle. Il a fonctionné jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Après, les fermes se sont équipées en cuisinières à bois, avec des fours. Puis, on a vu des boulangeries apparaître dans les villages. Les fours de ferme comme celui-ci ont été petit à petit laissés à l’abandon.  Nous sommes ici dans le quartier des Riffault. Riffault était un patronyme très fréquent dans le Marais. Par exemple dans ce quartier, on avait Alexandre Riffault avec Denise. La maison attenante au four, c’était chez Roger Riffault. En face de cette dernière, la maison des frères Riffault André et Léon, célibataires tous les deux. » Le four à pain est rattaché à la maison située juste de l’autre côté de l’étroite rue du Port Musqué. Une grande demeure appartenant alors à Edmond et Angélina Riffault, lesquels ont eu une fille Lucienne, et donc quatre petits-enfants. « Jacqueline, l’aînée, est la dernière propriétaire du four avant de le céder à la commune ! »

Trois des quatre enfants Brouard étaient présents à l’inauguration : Martine, Jean-Louis et Jacqueline (de g. à d.)

Son « petit » frère se souvient : « C’était un four assez astucieux à l’époque. En fait, il était composé différemment. On avait à l’arrière un toit à cochon. Au-dessus du four, c’était l’aire de jeux des enfants. On y était au chaud, on était bien, à l’abri. On a passé des heures et des heures au-dessus du four. Le four était fermé devant, c’était la salle d’eau. Notre grand-mère faisait chauffer l’eau dans un chaudron sur la cheminée, puis la versait dans une grande baille et on prenait nos bains. Je pense que nous avons à l’ouest de Niort, le four multifonctions le plus ancien. »

M. Gérard Laborderie a ouvert une autre page d’histoire, municipale celle-là : « A partir de 2008, la municipalité, conduite par M. René Potiron qui voyant que ce four commençait à tomber en ruine sérieusement, a décidé de l’acquérir. Les choses en sont restées là. En 2014, on avait mis dans notre programme la rénovation du four. Il s’est trouvé qu’un Magnésien, M. Louis Dazelle a fait don à la commune d’un terrain qu’il possédait à l’arrière du four. En compensation, il demandait à la commune la rénovation du four à pain. Le conseil municipal est parti sur cet engagement. Il fallait rénover ce four et il fallait trouver quelqu’un capable de le faire ! »

Gérard Laborderie, maire de Magné : « C’est un engagement qui va bien au delà de ce que l’on pourrait attendre d’un conseiller municipal. Roger Bodet mérite la médaille d’honneur communale. »

Stupéfaction, dans l’équipe municipale, un certain Roger Bodet, retraité de l’administration, a déclaré : « Moi le four, je le rénove ! » Le conseiller est passionné par la pierre, s’intéresse aux fours à pain et . . . possède des compétences en compagnonnage platrier-carreleur . M. Laborderie insiste : « Roger a fait ce travail entièrement bénévolement. La commune n’a payé que les matériaux avec l’argent de la revente du terrain que nous avait donné M. Dazelle, dont la commune n’avait pas l’utilité. Il s’est trouvé qu’il intéressait les trois riverains qui habitaient autour. »

 

 

 

 

 

« Tout seul, ce n’était guère évident, » poursuit le maire de Magné. « On a créé une association pour porter le projet. Elle s’appelle : Les amis du four à pain et la sauvegarde du petit patrimoine. Présidée par Roger, la structure s’est donnée pour mission : la rénovation du petit patrimoine local. »

Roger Bodet a officiellement inauguré le nouveau Four à pain de la rue du Port Musqué à Magné, en présence du député Guillaume Chiche (à gauche), du maire avec une partie de son conseil municipal, des enfants Brouard et d’Elisabeth Maillard, vice -présidente chargée de la culture à la Communauté d’agglomération du Niortais.

Placé tout près des barbecues préparant le grand repas commun d’inauguration (près de 200 convives inscrits), le député des Deux-Sèvres Guillaume Chiche a ainsi débuté son allocution : « On a l’habitude de dire que les politiques ont parfois tendance à enfumer les gens avec des grands discours, là je peux vous dire que j’ai mon compte. » Il a quand même pu ajouter : « Le petit patrimoine, en réalité il est immense, parce que ce patrimoine commun, c’est celui de ceux qui n’en ont pas, ceux qui n’ont rien, qui habitent dans une commune. Ils peuvent se reposer uniquement sur ce petit patrimoine parce qu’il est partagé. Et donc, son entretien, sa sauvegarde, son développement demandent l’engagement de particuliers, d’artisans, d’élus. . .  Il vous réunit autour de valeurs, autour d’un outil. La symbolique est très très forte autour d’un four à pain parce que quoi de plus noble que le pain, la valeur du partage, la valeur du travail et la valeur de la patience. »

La conseillère départementale du secteur Dominique Pougnard pense que « C’est l’essence même de la vie d’un village de pouvoir réhabiliter ce patrimoine là. Pour moi, c’est un patrimoine double : bâti et culinaire. Un patrimoine gastronomique qui ravive la mémoire du pain, et restitue la mémoire du savoir-faire. »

 

A l’arrière, dans un espace réduit, il a réussi à construire un plan de travail, aménager une chambre de « pousse » où on fait lever la pâte, avec des rayonnages…

Maintenant, sous l’égide de l’association, M. Roger Bodet anime des activités autour du pain. Il accueille ainsi des apprentis, des stagiaires. . . « Son prétexte au début, c’était qu’il fallait chauffer le four pour qu’il puisse monter en température progressivement, » soupçonne le maire. « Je pense que ça fait longtemps qu’il est monté en température et qu’il est sec. »

Gilles PETIT