Arts

MAGNE (79) : Le « grand merci des Magnésiens » à M. Claude Audis

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Samedi 18 juillet 2020, l’équipe de Magné-Animation et les bénévoles du Festival International de Peinture de Magné (79), dont l’édition 2020 est annulée en raison de la pandémie du COVID19, a rendu hommage à son président fondateur et président d’honneur Claude Audis. Une plaque « lumineuse » a été dévoilée au cimetière local.

« Nous sommes le samedi 18 juillet 2020 et il est 11h35. A cette heure-ci, nous devrions être en train de parcourir les allées du Festival dans le cadre de l’inauguration de sa 32ème édition, » signale M. Gérard Laborderie, maire de Magné. « Malheureusement, cette année, le Festival a dû être annulé en raison de la crise sanitaire inédite que nous traversons et je pense que c’est une sage décision que l’équipe de Magné Animation, avec son président, a prise. Même si, j’en suis sûr, ce n’était pas de gaîté de cœur. Cette situation est vraiment inédite car c’est la première fois, en trente-deux ans que le Festival de peinture n’aura pas lieu. Faut-il y voir un signe du destin ? Justement l’année où Claude Audis, son président historique et emblématique, nous a quittés. »

Le maire de Magné, Gérard Laborderie (à gauche) et le président du Festival, André Prunier, (à droite) ont mené la cérémonie devant la tombe de Claude Audis au cimetière de Magné. Photo Gilles PETIT

M. André Prunier, le nouveau président du Festival International de Peinture de Magné, a proposé « un moment de recueillement en l’honneur de Claude ». En associant « les personnes disparues qui ont participé à la réussite du Festival, » M. Prunier pensait, entre autres, à deux personnes : Jean Thébault, l’initiateur du Festival décédé en 2015, et Jean-Claude Ballereau, membre actif de l’équipe de restauration du Festival 2019, parti en mai 2020.

 

Les origines du Festival

L’actuel président a retracé la genèse de la manifestation : « Il y a plus de trente ans, le Conseil municipal de Magné a mis en place une équipe avec, à sa tête, Claude Audis. Magné Animation était née et, tous les ans, c’est une famille qui se retrouve pour le grand rendez-vous de juillet. Fidèle à la volonté du maire Jean Thébault, Claude a su entraîner avec lui une équipe motivée et responsable qui a construit de façon durable un Festival reconnu et apprécié de tous. Claude est un bâtisseur, organisateur, rassembleur, il a su fédérer une équipe de fidèles bénévoles. Aujourd’hui, les rêves sont devenus réalité. La ténacité, l’enthousiasme de Claude ont permis de développer cette manifestation au-delà des espoirs des premières années. Disant souvent : je ne connais pas l’art, je ne sais pas dessiner, Claude s’est appuyé sur ses faiblesses, rendant ce Festival encore plus simple et populaire. Les artistes parisiens, comme on les appelait, géraient la partie artistique. Avec son parcours, Claude a aussi beaucoup évolué au service de l’art, en général, » conclut le président. « Le succès du Festival de peinture n’a jamais faibli au fil des années. Le chemin parcouru est immense. Que de contacts noués, d’amitiés construites. » Claude Audis aimait rappeler, « le Festival est né comme un pari, comme un défi, et il s’est installé comme une évidence. » La satisfaction du devoir accompli.

M. Gérard Laborderie : « En trente ans de présidence active, grâce à son engagement, à sa ténacité, mais aussi, et peut-être surtout, sa gentillesse et son sens aigu du relationnel, Claude Audis, avec l’aide de Nicole, son épouse, et une équipe de bénévoles, a fait de cet événement la manifestation phare de Magné. Grâce à la réputation du Festival, notre village est aujourd’hui connu de tous les amateurs de peinture de France et bien au-delà. Puisqu’il n’est pas rare d’y accueillir des artistes venus de différents pays européens, voire des cinq continents. Pour tout cela Claude, pour le rayonnement que tu as donné à notre beau village de Magné, je me fais le porte-parole de toutes les équipes municipales qui se sont succédé depuis la première édition en 1989 pour te dire un grand merci auquel j’associe également l’ensemble des Magnésiens. »

Jusqu’à la 31ème édition, l’artiste-peintre Jean-Marie Zacchi (à gauche) et Claude Audis (à droite) étaient les piliers du Festival International de Peinture de Magné. Photo Michel Castellani

Une plaque-photo

Le maire de Magné a refermé ainsi le livre des éloges : « En guise de reconnaissance de [son] action, l’équipe municipale qui m’entoure réfléchit à donner [son] nom à un espace de la commune en lien avec le site du Festival. La période de confinement ne nous a pas permis d’être prêts pour aujourd’hui, mais je m’engage à ce que tout soit prêt pour l’inauguration de juillet 2021. »

Magné Animation a déposé une plaque en hommage à Claude Audis, récemment disparu. Photo Gilles PETIT

Mme Nicole Audis a accepté le principe d’un « geste symbolique » en « hommage extraordinaire à [son] petit Claude ». En effet, Magné Animation a déposé une plaque sur la tombe de Claude Audis, sous la forme d’une « photo lumineuse » (auteur Michel Grégoire) présentant parfaitement le Festival avec les peintres, la Sèvre Niortaise et le village de Magné à l’horizon. M. Prunier précise : « Nous avons souhaité placer une inscription sur cette plaque et nous avons choisi : « Le Festival de peinture de Magné, comme un pari, comme un défi ! Merci Claude ! Et nous avons ajouté trois mots qui nous tenaient à cœur : Amitié – Respect – Fidélité. »

Enfin, « Claude a toujours prétendu qu’à Magné, on avait la maîtrise sur la météo. Et il l’a prouvé, car elle a été favorable pendant plus de 25 ans. Nous avons eu quelques épisodes rafraîchissants, mais Claude a quand même toujours maintenu sa position sur le beau temps au Festival de peinture. Jusqu’à ce merveilleux Festival 2018, le trentième, qui restera le Festival de Claude et de Jean-Marie [Zacchi]. »

La cérémonie s’est terminée par une minute d’applaudissements.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN – COULON – MAGNE : 50 ans, l’âge d’Or de « La Grange de Camille »

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« 50 ans, l’âge d’Or. L’âge dort mais nous allons le réveiller pour évoquer ces années 1970 où, après une petite décennie passée sur Paris dans le milieu théâtral, Cosette et André reviennent à Coulon et décident que la nouvelle scène de leur vie aura maintenant pour décor leur pays natal. » Le maître dans l’art du papier, Daniel Mar, avec Cosette Pignoux retracent la genèse du centre culturel « Coulon, rive gauche », une vraie grange maraîchine appelée « La Grange de Camille ».

La Grange de Camille est située sur la commune de Magné (79) face au village de Coulon. Photo Gilles PETIT

« En 1968, on écrivait « sous les pavés la plage », et en 1980 « sur les pavés l’art ». C’est ainsi que Bijou ne faisant plus entendre le bruit de ses sabots ferrés sur les pavés, étant déjà parti depuis quelque temps rejoindre ses compagnons de chevauchée dans la prairie du grand large, et Camille ayant refermé cette porte d’écurie comme on referme un livre quand l’histoire se termine. Camille le voisin d’enfance, le voisin du jardin d’à côté. C’est ainsi que commence l’histoire de la Grange à Camille, » se souvient Mme Cosette Pignoux, metteur en scène de théâtre.

 

L’écurie de Camille Paris

Monsieur Camille PARIS

Nous sommes en 1969, le fermier maraîchin Camille Paris vient de vendre ses trois dernières vaches et son cheval Bijou, l’écurie et la grange restent désormais vides. Résidant juste en face, sur l’autre rive de la Sèvre Niortaise, M. André Pignoux voyait cette grange vacante. « Il demande à Camille s’il ne pouvait pas lui louer ce lieu un peu improbable. Tellement symbolique de l’âme du pays. Là, ses photos seraient exposées en parfaite symbiose avec ce qu’elles représentent, » commente Daniel Mar.

 

L’année suivante, la famille Pignoux a l’idée d’en faire un lieu d’exposition et l’ensemble est alors réhabilité. S’y succèdent des potiers, tisserands, ébénistes. . . Puis de nombreux artisans et artistes. Citons des peintres de prestige : Chenilleau, Bugeant, Hélène Besnard-Giraudias et des intellectuels. « On a connu le potier de Jean Cocteau qui a bien voulu exposer là une trentaine de ses pièces », se souvenait le regretté André Pignoux. « Dans les années 1970, la grange faisait office de lieu culturel à Coulon« .

 

 

L’homme de théâtre et complice des artistes de toutes factures André Pignoux (juillet 2017) est décédé en mars 2018. « Sa mémoire demeure, » assure Cosette Pignoux.    Image Gilles Petit

Ouverte en 1970, sous le nom de « la Grange à Camille », l’ancienne ferme de Monsieur Paris, vit les premières expositions, sur 120 m², des photographies de M. André Pignoux et la fondation, en 1974, d’un groupement d’artisans régionaux. « Il y avait encore du foin à l’étage et les vaches juste parties », aimait rappeler le photographe local. Très fréquentée, « la Grange à Camille » ne devait pas rouvrir ses portes, après la pause hivernale. Mais André et Cosette Pignoux n’ont pu se résigner à laisser les volets clos. Parlant alors au nom des artistes de la première édition, le regretté sculpteur Laurent Page expliquait : « Avec cette rénovation de la grange, nous faisons le pari de continuer à faire vivre cet endroit avec les fruits de nos travaux ».

 

Quand la « Grange » change de nom !

Rebaptisée « la Grange de Camille », l’ancienne propriété de M. Camille Paris, conserve l’architecture caractéristique de ces vieilles maisons du bord de fleuve, à savoir un corps d’habitation et une écurie en l’état, les auges, les râteliers, même le sol a été conservé intact avec ses pierres inégales et le « courant au purin » intégralement préservé. Construite comme la plupart des maisons maraîchines, à la fin du XIXe siècle, elle dispose d’un rez-de-chaussée (l’ancienne écurie) et d’un étage (ancien fenil).

Certains artistes exposent leurs œuvres dans « la Grange de Camille » depuis une vingtaine d’années, c’est le cas de Daniel Mar (photographie puis art du papier). L’artiste retrace la genèse d’une aventure « gagnante » : « Lorsqu’André a retrouvé son pays natal, il a tout de suite pris conscience des mutations qui étaient en train de se produire dans ce milieu rural. Une époque charnière où les tronçonneuses remplacent les scies, les tracteurs se substituent aux chevaux. . . Alors lui qui, sur Paris, a aussi appris la photo, se met à saisir en noir-et-blanc les ultimes images du transport du bétail dans les bateaux, des lavandières sur les bords de Sèvre, tous les gestes ancestraux de ce monde rural qui bientôt vont disparaître. Et dans cette grange, toutes ces images vont trouver là un parfait écho. Et puis très vite, André et Cosette pensent qu’ils pourraient peut-être aussi accueillir en ce lieu d’autres artistes, artisans d’art susceptibles de présenter ici leurs œuvres. Alors, les années suivantes, vont se croiser ici potiers, ébénistes, tisserands. Et d’emblée c’est le succès car à l’époque nulle part ailleurs dans la région il n’y a d’équivalent. On y trouve du mobilier, des abat-jours, des foulards, des peaux de bête, et bien sûr des œuvres peintes ou sculptées par des artistes locaux. On y accourt de partout de la région et plus encore du proche pays niortais où tout le monde a, au moins, entendu parler de la Grange à Camille.

 

« la Grange a 50 ans ! »

La soirée d’anniversaire « la Grange a 50 ans ! » était ponctuée des musiques et poèmes interprétés par Anne Testard. Photo Gilles PETIT

« Dès qu’il y a un cadeau à faire pour un parent : la Grange à Camille; un collègue qui part à la retraite : la Grange à Camille; le voisin qui va pendre sa crémaillère : la Grange à Camille. Les années passent, les temps changent. Nous sommes dans les années 1990, la Grange elle aussi se doit d’évoluer, mais Cosette et André craignent vivement que les organismes officiels les obligent à des changements radicaux comme, par exemple, la démolition du sol et son pavage qui participeraient à anéantir l’âme du lieu. Mais la bonne fée du Marais veille et la Grange ne connaîtra pas les transformations. Souhaitant alors se positionner en dehors de tout mercantilisme, en 1999, le couple va finalement décider de ne réserver la Grange qu’aux artistes. Elle va alors devenir un incontournable lieu culturel, un espace un peu hors du temps et de l’agitation galopante, une escale précieuse où il fait bon se poser. Et ils vont être nombreux à s’y succéder les artistes. Des dizaines et des dizaines, reconnus, connus ou inconnus, mais tous animés par une même flamme créative, reflet de leur âme. A ce jour, ont exposé ici, en ce lieu magique environ 280 artistes. Je fais partie de ceux-là. Je voudrais dire au nom du plus grand nombre combien nous sommes attachés à cet endroit qui se perçoit au travers de nos cinq sens. »

« Coulon Rive gauche » offre du rêve

« On avait besoin d’un lieu pour mettre nos rêves, » reprend Cosette Pignoux. « Nous cherchions justement un lieu habité par une histoire. Oui, Camille les murs de ta grange parlent, les murs racontent ! Camille, toi qui fais maintenant des promenades en bateau avec les touristes, tu sais, ils seraient heureux ces gens-là de voir une expo ! L’amitié de voisinage allait jouer en notre faveur. Et voilà, mes ailes repoussent, mes rêves s’envolent, on parle, on rencontre, on partage, on crée, on imagine. Ah oui, l’imagination est au pouvoir. Rêves réalisés, on est dans le concret dans ce lieu avec des photos d’André accrochées sur un mur de foin. Qui pourrait faire ça, qui pourrait imaginer faire une chose pareille ? C’était très beau, les photos de labour, sur un mur de foin. C’était extraordinaire! »

« Coulon rive gauche » (aquarelle, huile, dessin, sculpture, estampe, photo, art du papier) héberge, cette année, Jean Artibricolo, Danièle Baudry, Françoise Bousseau-Janon, Fredy Gautier, Christiane Gilbert, Phil Lejeune, Daniel Mar, Fabrice Morin, Sandrine Pignoux, Louise Maby, Sébastien Momot, Jean-Michel Tronche et les photographies d’André Pignoux. Photo Gilles PETIT
Une création Daniel Mar

Daniel Mar : « Sereine au bord du fleuve, la Grange est aujourd’hui d’une nature forte qui a vu passer bien des natures mortes mais qui pourtant reste toujours bien vivante. Tu vois André, tu vois Cosette, vous pouvez être fiers de ce jour et de ce que vous avez créé qui, cinquante ans plus tard, continue à se perpétuer. » L’artiste apporte « une petite preuve supplémentaire à ce constat. » En s’amusant avec les lettres du mot grange, Daniel Mar a mélangé les lettres. « Pour le mot grange, il n’y a qu’un anagramme possible : gagner! »

« C’est ainsi que vit la Grange, une porte ouverte aux rencontres, aux moments chaleureux des instants partagés, les yeux engrangent les souvenirs, les paroles s’échangent, s’enrichissent. La Grange, c’est le pas lourd des sabots de Bijou sur le pavé. La Grange, c’est Camille. La Grange, c’est l’amour, pour l’échange de deux passionnés. La Grange, telle est sa vocation, la beauté du tableau, la lumière des photos, le geste assuré du sculpteur passionné, les odeurs de lavande échappées du tableau, les pas du visiteur caressant les pavés. La Grange, c’est le lieu magique des magiciens. La Grange, c’est le reflet d’une vie transparente du vécu comme un poème qui s’éternise dans le temps, » conclut Cosette Pignoux.

L’exposition « Coulon rive gauche » est ouverte jusqu’à fin septembre dans « la Grange de Camille » en bordure de Sèvre Niortaise, face au bourg de Coulon (Marais Poitevin – Deux-Sèvres). Visite libre.

Gilles PETIT

Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leur auteur.

Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI

Fontenay-Le-Comte : le gala de SALAM DANSE ORIENTALE les 17 et 18 juin 2017

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L’association SALAM DANSE ORIENTALE (influence égyptienne) offre tous les deux ans un somptueux gala à un millier de spectateurs et devant les caméras de Capt’Action79. Les 17 et 18 juin 2017, sous le titre « Shayna et les Merveilles du Nil », les danseuses seront de retour sur la scène de l’Espace Culturel René-Cassin-La Gare de Fontenay-Le-Comte (France 85). Il est prudent de réserver vos places dès maintenant.

Voici maintenant 17 ans que Mme Karine JUVENAL (alias Shayna), professeur chorégraphe, fait danser le Pays de Fontenay-Le-Comte au sein de Salam Danse Orientale, une association qui compte aujourd’hui plus d’une centaine d’élèves.

Forte de ses expériences et de ses nombreux stages de perfectionnement auprès des plus grands noms de la scène orientale, Karine JUVENAL a préparé les chorégraphies de la section « Elite » de l’association et des différents niveaux des élèves.

Il faut bien deux années de travail pour offrir des tableaux époustouflants aux couleurs lumineuses sur des mises en scène aussi bien aériennes que millimétrées. En habits de lumière, les danseuses, petites et grandes, transportent les spectateurs dans l’univers des Mille et une Nuits et assurent un spectacle de qualité inspiré des danses égyptiennes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Gilles PETIT

 

Revivez en vidéo des extraits du Gala 2015 :

 

 

 

« Shayna et les Merveilles du Nil », samedi 17 juin 2017 à 20h30 et dimanche 18 juin 2017 à 15h30, à l’Espace culturel René-Cassin-La Gare, à Fontenay-Le-Comte (85). Tarifs : 7€ (moins de 10 ans), 14€ (adulte). Réservations à la billetterie du Centre culturel Leclerc (tél. : 02 51 50 13 15), avenue du Général-de-Gaulle à Fontenay-Le-Comte.

Contact Salam Danse orientale : tél. 06.81.96.45.15 ou courriel asso.salam.85@orange.fr

MAGNE (Deux-Sèvres) : un Festival Ettore SCOLA au Centre culturel du Four Pontet

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Question :  Il a réalisé, entre autres,  Affreux sales et méchants, Le bal, Une journée particulière, Nous nous sommes tant aimés ; son œuvre compte plus de quarante films ; il est né le 10 mai 1931 à Trevico, en Italie dans la province d’Avellino près de Vallesaccarda, ce petit village jumelé avec la commune française de Magné (Deux-Sèvres) ; Qui est-il ? Ettore Scola, bien sûr !

Que vous ayez ou non trouvé rapidement la réponse, une visite s’imposait au Four Pontet à Magné. Ce Centre culturel offrait à voir un Festival Ettore Scola, préparé par les associations Comité de jumelage Magné-Vallesaccarda et Les Amis du Four Pontet et de la culture, avec le concours de la Cinémathèque en Deux-Sèvres.

Gilles PETIT

gravure originale xylographie de Jean-Claude Daroux 1
L’affiche du Festival Scola a été réalisée d’après une gravure originale de l’artiste magnésien Jean-Claude Daroux, en rouge ou en noir, les couleurs du cinéaste récemment disparu.

Affiche Daniel Taillé 4802Ettore Scola étudie le Droit à Rome (Italie) avant de débuter une carrière artistique comme dessinateur de presse (1947-1952), puis comme scénariste radiophonique (1950). Le cinéma l’appelle dès 1953 afin de collaborer à plusieurs scénarios pour des films réalisés par Dino Risi (Le fanfaron, La marche sur Rome), Antonio Pietrangeli (Le cocu magnifique, Le célibataire) ou Mario Mattoli (Deux nuits avec Cléopâtre, Nos plus belles années).

Le cinéaste passe pour la première fois à la mise en scène en signant un étourdissant film à épisodes Parlons femmes, suivi de Cent millions ont disparu et de Belphégor le magnifique. Très vite, Ettore Scola va s’affirmer en écrivant des films très différents les uns des autres, mais aux thèmes toujours proches de la réalité.

Ettore Scola a aussi fait carrière en France en réalisant, notamment, La nuit de Varennes, Le bal, et a dirigé des comédiens français dont Vincent Perez, Emmanuelle Béart, Fanny Ardant, Bernard Blier, Bernard Giraudeau, Jean-Louis Trintignant, Jean-Louis Barrault.

(de g. à d.) Jean-Claude Daroux, Gérard Laborderie (maire de Magné), Daniel Taillé et Alain Sauviac (président du comité de jumelage franco-italien), les artisans du montage du premier Festival Scola.
(de g. à d.) MM. Jean-Claude Daroux (les Amis du Four Pontet), Gérard Laborderie (maire de Magné), Daniel Taillé (érudit en cinéma) et Alain Sauviac (président du comité de jumelage franco-italien), les artisans du montage de ce premier Festival Scola.

A la connaissance des organisateurs, en France, il n’existait pas de festival dédié à cet illustre cinéaste disparu à Rome le 19 janvier 2016. Avec l’aide du fonds de la Cinémathèque en Deux-Sèvres, une structure niortaise regroupant les riches collections et les incommensurables connaissances de M. Daniel Taillé, le Four Pontet s’est habillé d’affiches, de projecteurs cinéma, de bobines déroulées, d’extraits de films (sur écran vidéo) à la demande, . . ., accompagnés d’ouvrages et de revues les plus divers. Le tout dans un décor rouge et noir, « marque de fabrique » d’Ettore Scola.

magne-festival-ettore-scola-16-09On ne peut rendre hommage à un grand réalisateur de cinéma sans projeter publiquement au moins un de ses films. Les bénévoles du « Ciné Venise Verte », cinéma associatif permanent installé à Saint-Hilaire-la-Palud (Deux-Sèvres) ont projeté deux films (Affreux, sales et méchants et Le Bal) à l’ancienne sur un appareil à bobines. Ces projections ont eu lieu en plein air, dès la tombée de la nuit, dans les jardins de la mairie.

Festival Scola Four Pontet Magné Photo Gilles PETIT 4796

Le Four-Pontet de Magné accueille des expositions particulièrement variées, de mars à mi-novembre. 5 Quai de la Sèvre, à deux pas du pont-levis.

Une organisation « Les Amis du Four Pontet et de la Culture ».

 

 

 

 

MARAIS POITEVIN : Damvix (Vendée), un village en fête à la mi-août.

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Durant la saison estivale, de nombreuses communes du Marais Poitevin organisent leur grande journée festive. A la mi-août, des Vendéens proposent « Damvix en fête ! ».  Clin d’œil aux Damvitaises et Damvitais qui, en costumes d’époque, ont offert, dimanche 14 août 2016, un copieux programme : vide-greniers, brocante, fête foraine, marché de produits locaux, expositions, danses folkloriques, . . . et même un vrai-faux mariage avec un vrai maire, un faux curé et des mariés peu ordinaires.

DAMVIX Noces villageoises 14 août 2016 Photo Gilles PETIT 4693
Dans les fêtes de villages en Marais Mouillés du Marais Poitevin, la reconstitution des activités d’antan, par voie d’eau, représente toujours une animation très attendue par le public. La noce villageoise, arrivant en barques sur la Sèvre Niortaise, constitue donc un double événement.

Damvix est un village touristique vendéen construit, en grande partie, sur la rive droite de la Sèvre Niortaise, dans un site appelé « La Venise Verte » dans le Marais Poitevin. Selon le site internet officiel de la commune damvix.fr : « L’appellation Damvix reste quelque peu mystérieuse. Selon l’église, sous le nom de « Datunum » ou « Domnovito », Damvix aurait été donné, vers 1010, à l’abbaye de Saint-Maixent par Guillaume V, comte du Poitou. Selon d’autres recherches le nom de Damvix serait beaucoup plus ancien puisque remontant à l’époque des invasions romaines. Damvix viendrait alors du latin Dam Vix contraction de Damnum Viccus, signifiant « village maudit » ou « bourg des damnés ». Selon d’autres recherches encore, il paraîtrait que le village se soit surnommé « la porte de l’enfer » à l’époque du bagne de Cayenne, époque où les prisonniers devaient traverser nos marais pour rejoindre le port d’embarquement de La Rochelle. Une autre origine, plus réaliste, est souvent évoquée. Damvix serait peut-être tout simplement à rattacher à Saint Guy, saint patron de l’église : Dominus Vitus ou Dominus Vicus en latin.« 

Peu importe les origines de son nom, Damvix vit paisiblement dans son écrin de verdure baignée par le principal fleuve qui irrigue le Marais Poitevin, à  savoir la Sèvre Niortaise.

DAMVIX Noces villageoises Photo Gilles PETIT 4684
Le cortège nuptial a descendu la Sèvre Niortaise jusqu’au port de Damvix. A l’époque, le seul moyen de transport possible était par voie d’eau.

DAMVIX en fête Affiche 14_aout_2016-2Dimanche 14 août 2016, « Damvix en fête » a débuté dès 6 heures, et pour toute la journée, par un vide-greniers et une brocante, bien achalandés. Mais aussi avec une mini fête foraine avec ses jeux et ses stands de produits les plus divers, un mini marché de produits locaux, un grand espace de jeux et jouets en bois, de grandes tablées pour déguster le traditionnel « grillé de mogettes-jambon », . . . , et un plateau scénique proposant des danses folkloriques, la prestation du conteur vendéen Christophe Noulet (prix Talent 2015 des artistes du Marais poitevin, catégorie arts vivants), et la vraie-fausse cérémonie de mariage.

Avec la participation des Damvitaises et Damvitais, petits et grands, le Comité d’Animation de Damvix, présidé par Alain Barrandon, aidé par l’Union des commerçants et artisans, ont fait le maximum pour que cette fête villageoise reste inoubliable pour les visiteurs qu’ils soient locaux ou de passage. Tous ont fait le plein d’images, lesquelles sont désormais enregistrées dans les appareils photos. Jusqu’à l’année prochaine.

« Damvix en fête ! » Tous les ans, le dimanche proche du 15 août. Renseignements au tél. : 02.51.51.78.53.

Un grand merci pour leur accueil au président du Comité d’animation Alain Barrandon et à l’artiste peintre-vannier Jean-Claude Meunier (ancien élève des Beaux-Arts) .

Gilles PETIT

Le palmarès du 28ème Festival de peinture de Magné (79) en vidéo par Capt’Action79

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Pour la 28ème année consécutive, l’association Magné Animation a organisé le Festival de peinture de . . . Magné, dans le Marais poitevin. Toujours plus de récompenses ont été distribuées dont des prix « techniques mixtes » et huit prix « juniors ».

logo festival peinture 2016 fond blanc horizontalJamais deux vieux amis discutant un soir d’hiver 1988-1989 n’auraient osé imaginer un tel succès : Bernard Texier, père du célèbre peintre d’envergure internationale Richard Texier, et Jean Thébault, industriel local, alors maire de Magné, emmitouflés dans des parkas, rêvent à voix haute d’un grand événement centré sur la peinture qui se déroulerait en plein été quand le marais est éclatant de couleurs. Il faut être amoureux de Magné pour recolorer ainsi ce paysage déserté dégoulinant de pluie froide. Dès le printemps 1989, le Conseil municipal crée une commission pour lancer un projet qui sera confié à Claude Audis. On connait la suite . . . des chiffres de fréquentations inimaginables à l’époque.

Si aucun thème n’est imposé, quelques règles ont été fixées cependant aux participants. Toutes les disciplines sont admises : huile, gouache, fusain, dessin, pastel … Une seule œuvre tamponnée par candidat est autorisée à concourir. Les artistes disposent du samedi et du dimanche jusqu’à 14 heures pour réaliser leur tableau.

Les œuvres primées sont acquises à leurs parrains ou à Magné Animation.

Créée, l’an dernier, pour la première fois, au Festival de Magné, la catégorie Pastel était à l’honneur avec les « techniques mixtes » et huit prix « juniors ».

Le verdict du 28ème Festival est tombé dimanche 24 juillet 2016 à 18 h dans les jardins de la Mairie de Magné.

Voici le palmarès en images vidéo offerte par Capt’Action79 :

 

Gilles PETIT

 

BESSINES (79) : un Jean Richard en cachait un autre ! L’hommage d’une commune à son célèbre enfant.

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« C’est le jour de la Saint-Parfait qu’est né Jean Richard dans le petit village de Bessines, au cœur du Marais Poitevin. Son grand-père maternel, maire du village pendant 17 ans, s’est spécialisé dans l’élevage des ânes du Poitou. Ainsi tout jeune, Jean est déjà dans le monde des animaux ! Son père Pierre reprend l’élevage et y ajoute celui de chevaux nommés « postiers bretons ». » Tels sont les premiers pas de l’artiste, acteur et directeur de cirques, Jean Richard, né le 18 avril 1921. Bessines a célébré son anniversaire, les 16 et 17 avril 2016, en proposant une riche exposition et en donnant son nom à sa toute première école.

Collection Pierre Fenouillet 3810
Jean Richard et son épouse Annick Tanguy, à la ville comme à l’écran dans les enquêtes du Commissaire Maigret. Collection Pierre Fenouillet
Collection M. Barbaud 3787

LE BERCEAU DE JEAN RICHARD Témoignage de M. Barbaud : « Mes parents étaient cultivateurs à la ferme de La Ménagerie de Ménigoute. Cette ferme appartenait à la famille Richard, dont le père de Jean Richard et son frère. Jean Richard adorait la chasse et venait souvent à la ménagerie du fait que son père était un grand chasseur et un grand fumeur ! Maman s’est retrouvée enceinte et lors d’un repas, Jean Richard lui dit : Henriette, ne cherche pas de berceau, je t’apporterai le mien ! Et c’est ainsi que j’ai été bercé dans le berceau de Jean Richard ! » Collection M. Barbaud

« Jean-François-Henri Richard a fréquenté l’école de garçons de Bessines, dixit le panneau d’accueil de l’exposition consacrée au Bessinois.

Puis lycéen au Lycée Fontanes de Niort, il est passionné par le dessin alors que sa famille le destine à devenir notaire. C’est aussi le début de sa passion pour le cirque qui l’a habité toute sa vie.

Le petit Jean était souvent emmené par sa mère et sa grand-mère voir les fêtes foraines et surtout la ménagerie. Il y rencontre les fauves pour lesquels il aura toujours une grande fascination.

Enfant unique, il partage ses jeux avec ses cousines. Il aime se déguiser et « jouer au théâtre ». Son habileté dans le dessin lui vaut d’obtenir un contrat pour plusieurs journaux qui réclament ses caricatures.

Toujours au lycée, il monte sur les planches pour le spectacle de fin d’année : il joue avec un grand succès le rôle de Purgon dans « Le Malade imaginaire ». A ses goûts s’ajoute celui du cinéma : Jean est un passionné du grand écran, il va voir tous les films qui passent à Niort et devient un excellent cinéphile !

Il avait 17 ans lorsque son père disparait emporté par un cancer. Ayant échoué au bac, n’ayant pas l’envie de reprendre l’élevage de chevaux, Jean doit chercher du travail. A commencer par l’usine de son oncle, mais ce travail ne lui plait guère. Il vise l’entrée à Saumur, la ville du « Cadre noir« . Pour cela, il fait ses classes à Rambouillet aux ordres d’un certain Michel Debré, lieutenant instructeur. La guerre arrive et Jean est engagé dans la cavalerie. En 1940, il est envoyé en Bavière pour le Service du Travail Obligatoire (STO).

Rentré à Paris, il épouse en premières noces Anne-Marie Lejard, avec laquelle, en 1946, il aura une fille Elisabeth, dite Babette.

Collection Pierre Fenouillet 3796Après avoir participé à plusieurs spectacles pour le théâtre aux Armées, il fonde en 1945 les Productions Richard qui deviennent le concessionnaire exclusif de tous les spectacles de théâtre ou de variétés relevant des autorités françaises en Allemagne. En 1948, il décide de présenter en Allemagne la pièce de Marcel Achard « Jean de la Lune ».

Après diverses péripéties, Jean est amené à jouer lui-même un rôle dans la pièce, ce sont ses premiers vrais débuts d’acteur. Les tournées des Productions Richard ont duré jusqu’en 1950, avec près de 460 spectacles. Son premier grand succès au cinéma « Belle mentalité » date de 1952, et Jean Renoir lui offre l’un des meilleurs rôles dans « Elena et les hommes ».

Après une tournée au Canada avec la troupe des « Burlesques de Paris », fondée pendant la guerre, Jean Richard est engagé dans un cabaret de la rive droite, « L’Amiral », où, pendant neuf ans, il joue des revues avec Darry Cowl, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. C’est à « L’Amiral » qu’il crée le personnage de Claudius Binoche, le « gars de Champignol », qui lui amène le succès, mais aussi une étiquette d’amuseur public qui lui a collé à la peau jusqu’à ce qu’il s’impose dans le rôle de Maigret :  « C’est la série télévisée des Maigret qui a décollé l’étiquette « Champignol », et m’a permis de m’exprimer dans un style plus conforme à ma vraie nature », précisa plus tard l’artiste.

Parallèlement au cinéma, Jean Richard se lance aussi dans le music-hall (l’Olympia où il  joue un sketch de dompteur de lion . . .), ainsi que l’opérette, notamment au Châtelet en partageant la vedette avec Georges Guétary dans la version théâtrale de « Certains l’aiment chaud », « La Polka des lampions » et enfin le théâtre « le Médecin malgré lui », « Noix de Coco », « Demeure chaste et pure ».

Dans les années 1950, Jean Richard fréquente le Tabarin, un cabaret de Pigalle, où se produit une « ravissante débutante blonde », Annick Tanguy, qui exécute un numéro de danse en forme de parodie de dressage. Jean Richard en tombe amoureux, l’entraîne dans les spectacles de L’Amiral et l’épouse en 1957. En 1958, ils auront un fils, Jean-Pierre.

Collection Pierre Fenouillet 3813Sa passion pour les animaux le pousse à  se constituer une véritable ménagerie. Celle-ci devint si imposante qu’il crée, au milieu des années cinquante, un zoo à Ermenonville dans l’Oise.  En 1963, il crée dans cette ville « La Mer de sable », le premier parc d’attraction à thème français. C’est là que seront tournées les séries télévisées sur le cirque produites par Jean Richard.

Collection Pierre Fenouillet 3820Il participe à des galas avec le cirque Medrano, puis crée en 1957, son propre cirque avec la collaboration des Gruss, et rachète le 29 janvier 1972, le cirque Pinder. Pour financer ses projets coûteux, il s’est résigné à tourner dans beaucoup de films à l’accueil souvent mitigé et dans des pièces de théâtre de qualité inégale, enfin à tourner en province avec les galas Karsenty-Herbert. Il dira être « le seul homme à nourrir des lions avec des navets« .

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Considéré comme LA référence de Georges Simenon, le maire des Sables d’Olonne (85), M. Didier Gallot a analysé le personnage de Maigret qu’il soit joué par Jean Gabin, Jean Richard ou Bruno Cremer. Il a souligné qu’il y a eu deux commissaires avant et après le jeudi 10 mai 1973, jour du terrible accident de voiture à Evreux dont réchappa miraculeusement Jean Richard.

Il est devenu célèbre pour avoir incarné pendant plus de 20 ans, à partir d’octobre 1967, le Commissaire Maigret à la télévision, sous la direction de Claude Barma et de Jacques Rémy, dans 92 épisodes dont 18 en noir et blanc. Sa stature imposante, son côté naturellement bourru et lent, sa démarche assurée et le fait qu’il fumait la pipe depuis longtemps lui ont sans doute permis de décrocher ce rôle. C’est le seul acteur au monde à avoir tourné l’ensemble des Maigret de Georges Simenon, le dernier ayant été diffusé sur le petit écran en juin 1990.

En 1973, alors qu’il se trouvait au sommet de sa popularité, il est victime d’un terrible accident de voiture qui le laissera six semaines dans le coma.

Les organisateurs de l’exposition-hommage à Jean Richard ont eu la bonne surprise d’accueillir un visiteur pas comme les autres : M. Daniel Lavie, régisseur du Cirque Jean Richard et le dernier Monsieur Loyal, formé par l’illustre Sergio.

Il reçoit en 1980, le Grand Prix national du cirque après avoir obtenu de l’Etat la reconnaissance du cirque comme une activité culturelle à part entière, puis il est fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1995.

Bessines avait déjà rendu hommage à  son illustre citoyen en lui donnant, de son vivant, le nom d’une rue de sa commune maraîchine. Jean Richard en éprouvera d’ailleurs une grande fierté. Aujourd’hui, à l’occasion des 95 ans de sa naissance et dans le cadre du festival « Regards noirs », les écoles ont désormais un nom : Groupe scolaire Jean-Richard.

Jean Richard est décédé le 12 décembre 2001 à Senlis dans l’Oise à l’âge de 80 ans.

Gilles PETIT

« Parlons gravure » avec Jean-Claude Daroux

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Invité dans les locaux de la médiathèque du Lambon à Niort (79), par le Centre socioculturel et le Conseil de quartier de Souché, le graveur Jean-Claude Daroux a animé des ateliers gravure destinés aux adultes et aux enfants de 7 à 11 ans durant son exposition intitulée « Parlons gravure« . A cette occasion, Capt’Action79 a produit un documentaire vidéo dans lequel l’artiste magnésien explique la Taille Douce.

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Durant un mois, l’artiste Jean-Claude Daroux va expliquer la Taille Douce et initier à la gravure au burin.

vlcsnap-2016-03-30-20h38m29s96Né à Niort (Deux-Sèvres) en 1942, Jean-Claude Daroux a séjourné pour raisons professionnelles en région parisienne pendant 35 années. En 1973, il fait la rencontre du peintre Sotelo, réfugié politique chilien, avec lequel il se lie d’amitié. Il prend des cours d’arts plastiques et découvre la gravure. De retour dans son Marais Poitevin natal, le tout jeune retraité ouvre son atelier de graveur « La Tailledoucerie » à Magné, petit village situé entre Niort et Coulon dans la Venise Verte. Sa source d’inspiration est en grande partie la Femme. L’artiste précise : « C’est au burin, ma technique préférée sur cuivre ou zinc, que je contourne la Femme, je la creuse, la caresse, la respecte, la donne à voir. J’essaie de faire vivre au quotidien cette réflexion de Paul Eluard (1929) : « donner à voir » revient par des mots et des images à lever les œillères sociales, morales, religieuses, qui font à l’homme un destin d’aveugle. »

 

logo_biennale60En 2015, l’association magnésienne « Les Amis du Four Pontet  » a organisé un rendez-vous bien particulier : la 4e Biennale de l’estampe. Cheville ouvrière de cette organisation, Jean-Claude Daroux, peintre et graveur local, ne boudait pas son plaisir. « La 4e Biennale a confirmé son succès, affirme l’artiste, avec la présence de 128 plasticiens et 19 nationalités représentées. Ils ont, comme des magiciens, étonné par leur technicité au service de la création. Cette Biennale, précise-t-il, s’inscrivait dans le cadre de la 3è fête nationale de l’estampe organisée par Manifestampe (Fédération nationale des graveurs) confirmant une fois encore le Four Pontet en tant que poumon culturel du centre bourg tant apprécié par les Magnésiens et tous les amoureux de l’Art. »

A cette occasion, Capt’Action79 a posé ses caméras au Centre culturel du Four Pontet à Magné. Dans la vidéo, « Si on parlait gravure . . . » (disponible sur YouTube ci-dessous), Jean-Claude Daroux nous livre une démonstration de gravure au burin dite Taille Douce.

Atelier La TAILLEDOUCERIE, 21 rue du Château 79460 Magné. Contact : jcd.tailledoucerie@gmail.com ;   internet http://www.magneculture.fr

Gilles PETIT

MAGNE (79) : « L’histoire simple » de Claire Barjolle au 27ème Festival de peinture

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vlcsnap-2015-07-22-18h57m41s227Dimanche 19 juillet 2015, avec l’aide du président du jury Jean-Marie Zacchi, Gérard Laborderie (à gauche), maire de Magné, a décerné le Grand Prix du Festival de peinture de Magné 2015 à l’œuvre de la jeune artiste Claire Barjolle, de Vertou (44), en présence de Claude Audis, président de Magné Animation.

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Toute la journée de samedi, Claire était installée dans son antre pour réaliser son tableau
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Les pieds du chevalet posés dans l’eau Claire de la Sèvre Niortaise.         Images Capt’Action79

 

Le palmarès du 27e Festival de Magné proposait des nouveautés : deux prix « pastel », deux prix du public, et six prix pour les jeunes.

magne-01Premier prix Jeunes Crédit Mutuel (moins de 10 ans). Raphael Toutain (Essonne).
Premier prix Jeunes Desvignes Pralines (moins de 15 ans). Romane Spampinato (Gironde).
Deuxième prix Jeunes (moins de 10 ans). Julie Audis (Magné).
Troisième prix Jeunes (moins de 10 ans). Clémence Guillon (Magné).
Deuxième prix Jeunes (moins de 15 ans). Marie Popa (Nord).
Troisième prix Jeunes (moins de 15 ans). Lorelei Le Moal (Niort).
Prix Piejac Maingret. Alain Benoist (Mougon).
Prix Graphic. Laurent Lamare (Charente-Maritime).
Prix CB Elec. Stéphanie Quinot-Levet (Morbihan).
Prix Best Western. Joël Achard (Charente-Maritime).
Prix Thébault. Sylvain Horréard (Côtes-d’Armor).
Prix Embarcadère Cardinaud. Dominique Meignen (Landes).
Prix restaurant La Belle Étoile. Christiane Kiener (Mayenne).
Prix Poujoulat. Jean-François Moreau (Benet).
Prix Point P. Christian Mazeas (Finistère).
Prix Audis coup de cœur. Richard Gosselin (Rouen).
Prix Groupama, troisième prix aquarelle. Christian Duthuille (Morbihan).
Prix Super U Magné, troisième prix huile. Jean-Pierre Bidinot (Seine-et-Marne).
Prix préfecture des Deux-Sèvres. Micheline Oger (Angers).
Prix conseil régional Poitou-Charentes. Annick Vallenet (Vienne).

Prix Magné Animation, deuxième prix dessin. Tony Jandard (Saint-Rémy).
Prix Crédit Agricole, deuxième prix pastel. Frédérique Guignard (Usseau).
Prix Newloc, deuxième prix aquarelle. Jean-Guy Dagneau (Gironde).
Prix Isover, deuxième prix huile. Régis Bouffay (Seine-Maritime).
Prix Ligue contre le cancer, deuxième prix du public. Émilie Marionneau (Magné).
Prix Univers des Arts, premier prix dessin. Didier Crochat (Pau).
Prix Prolifer, premier prix pastel. Hervé Louis (Niort).
Prix conseil départemental, premier prix aquarelle. Christophe Dubrulle (Eure).
Prix Placoplâtre, premier prix huile. Ludovic Le Moal (Niort).
Premier prix du public. Nathalie Pouillault (Vendée).
GrandPrix du Festival, commune de Magné. Claire Barjolle (Loire-Atlantique).