Gilles Petit

COULON : Coulon-Rive Gauche, seize artistes de talent

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Cette saison estivale 2021, seize artistes investissent La Grange de Camille, à l’invitation de « Coulon, Rive gauche ». Toutes les techniques y sont présentées : aquarelle, huile, dessin, sculpture, estampe, photographie, art du papier, … Parmi les petits nouveaux, une jeune « peintre sur mobilier » Sabrina Brulay, à l’enseigne « NINA B ART DU MOBILIER ».

Lors de l’inauguration de La Grange de Camille, la maîtresse de maison Cosette Pignoux, de sa plume poétique, a expliqué « comment la Grange a grandi » : « Quand est-ce qu’on ouvre la Grange à Camille ? Quand ? Perchée sur mon escabeau, la phrase prononcée me fait dans le cœur une tristesse tendre. Ce lieu si pensé à deux dans la passion qui fait vibrer la corde sensible, rencontrer la sensibilité de notre nous-même, en ressentir les vibrations. La Grange, ce lieu vibrant de mille pas, de mille joies. Ce lieu qu’on a rêvé ensemble, André et moi, si plein de nos désirs d’échanges, si plein de nos rêves de troubadours fous, fous d’amour, d’extravagance, de beauté, de musiques, de mots, de partages. Cette grange qui était destinée à fermer sa porte à toute vie, nous allions la faire renaître. Mais offrir une grande et belle aventure. Camille, le voisin d’enfance accepta par tendresse. Son « Oui, je veux bien » fut un chant d’alouette, un baiser de tendresse de l’enfant que j’avais été. On exposerait des photos. Travaux des champs sur le foin. De l’authentique. La grange avait sa fierté, nous nous devions de la respecter. Elle avait cette odeur du passé où l’homme vivait encore au pas des bêtes, sur les chemins des cigales, où les soirs se partageaient la parole sur les seuils des portes. La Grange ouverte au regard sur la beauté d’expression, d’échange. Pas n’importe quelle grange : la grange à Camille avec ses pavés cirés par les pas des visiteurs, sa douce fraîcheur quand on y entre par les journées chaudes. La Grange, habitée de poésie et d’amour. Ce qu’il faut à l’être pour être heureux, c’est la beauté, de la passion. Notre désir était de faire de cette grange, le lieu de création pour poètes, amoureux de la vie, du beau, du fantastique. Prendre le temps de regarder, de se laisser surprendre. Tout simplement, le temps d’aimer, de partager, laisser ses yeux vagabonder. Alors oui, il faut la rouvrir la Grange de Camille. » Cette scène s’est déroulée voici 52 ans. Depuis, ce lieu unique de rencontres d’artistes rouvrent ses portes tous les étés sur la commune de Coulon sur la rive gauche de la Sèvre Niortaise.

Seize artistes de talent

Une partie des artistes qui exposent dans la Grange de Camille, en compagnie de Cosette Pignoux (au centre) Photo Gilles PETIT

Cette année, « Coulon, Rive Gauche » invite les œuvres de Jean Artibricolo, Danièle Baudry, Élisabeth Blanchart, Anne Bouffard, Anne Dahomé, Fredy Gautier, Patrick Gélineau, Christiane Gilbert, Phil Lejeune, Daniel Mar, Richard Métais, Olivier Nillesse, André Pignoux, Sandrine Pignoux, Philippe Simon et, parmi les petits nouveaux, une jeune « peintre sur mobilier » Sabrina Brulay.

NINA B ART DU MOBILIER

Sabrina Brulay vient d’ouvrir un atelier de métier d’art de peintre sur mobilier sous le nom de « Nina B Art du mobilier » à Mauzé-sur-Le-Mignon en Deux-Sèvres, entre Niort et La-Rochelle. « Je rénove et transforme des meubles anciens et aussi contemporains, » explique-t-elle et précise « j’utilise des techniques contemporaines et du XVIIIème siècle pour le décapage puisque je fais tout à la main, décors compris ».

Sabrina Brulay poursuit : « Mes clients sont des gens qui ont du mobilier souvent ancien, parfois contemporain. Ils viennent à l’atelier ou je vais à leur rencontre comme ici [à La Grange de Camille] dans une galerie d’art. Je fais un projet décoratif adapté en fonction de leur projet. Souvent, le mobilier a une histoire familiale, les gens ne veulent pas s’en séparer d’autant que le meuble a une âme. Ils aimeraient le conserver et pouvoir leur donner un peu plus d’allure ou une « nouvelle tête ». Je peux proposer beaucoup de choses et je m’adapte en fonction de leur intérieur puisque j’ai des outils modernes, comme la planche décorative sur laquelle ils peuvent visualiser leur projet avec leur intérieur. C’est super intéressant. »

Photo Sabrina Brulay

Nina B a suivi une formation complète à Rians (83) . Dans ce petit village de Provence, le centre de formation Atelier Garance dispense une qualification unique en France qui délivre le titre d’artisan d’art avec certification professionnelle. « Nous sommes aujourd’hui exactement cinquante-deux artisans à proposer ce métier d’art en France. Actuellement sur mon secteur, je suis la seule », précise Sabrina Brulay.

Lors de ses permanences prévues les vendredis et samedis après midi, à La Grange de Camille, Nina B pourra détailler chaque pièce exposée comme autant d’échantillons de ses talents. Du faux cuir, de la fausse rouille sur des matières métallisées ; la création ou rénovation de boiseries, d’éléments de cuisines, de salles à manger… Elle transmettra sa passion en démontrant pourquoi elle fait des patines inspirées des techniques du XVIIIème siècle : les meubles à nu, sept couches, des fiches de travail, le décapage, la préparation sur place, l’impression des peintures, la couleur des patines, la finition et la protection de l’ouvrage.

Sabrina Brulay poursuit : « je suis aussi spécialisée dans le travail à la feuille d’or, une formation complémentaire enseignée en Suisse que je peux utiliser sur une assiette comme sur un meuble (photo ci-contre). Posée sur ce meuble, une lampe boule année 1960/1970 revisitée avec un abat jour en accord avec l’effet porphyre. Le porphyre est une pierre pourpre tachetée de blanc. Je n’utilise que des pigments naturels provenant de trois carrières en France dont la plus connue, la carrière de Gargas, les fameux ocres de Provence dans le Vaucluse. »

Photo Gilles PETIT

« Je suis heureuse de faire partie des artistes standard, inscrite au registre de l’Institut national des métiers d’art qui participe à la protection des ouvrages artistiques français. Ce n’est pas rien. C’est une reconnaissance au niveau national », se félicite Sabrina Brulay. http://www.ninabartdumobilier.fr

L’exposition « Coulon rive gauche » est ouverte tous les après-midi jusqu’à fin septembre dans « la Grange de Camille » en bordure de Sèvre Niortaise, face au bourg de Coulon (Marais Poitevin – Deux-Sèvres). Visite libre.

Gilles PETIT

Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leur auteur.

Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI

COULON (79) : Histoire de l’immeuble Élise LUCAS

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Tout Maraîchin résidant dans la Venise Verte (Marais Poitevin des Deux-Sèvres) a forcément entendu parler du « Centre du Préplot ». Cette ancienne ferme du lieu-dit Préplot à Coulon défraie la chronique depuis le décès de sa propriétaire Mme Élise Lucas, sans héritier connu. Histoire d’une bâtisse léguée, voici 44 ans, sous condition, à la municipalité coulonnaise.

L’histoire commence en janvier 1977, Mme Élise Lucas vient de décéder à l’âge de 97 ans. Elle vivait seule dans la petite ferme familiale de « Prépelot ». « C’était une personne de petite taille, pétillante d’intelligence. Un personnage politiquement très marqué, défenseur de l’école publique. Elle était très amie, bien sûr, avec le monde enseignant de Coulon, » se souvient M. Jean-Claude Coursaud, ancien agriculteur, chroniqueur local, qui a côtoyé Mme Lucas alors qu’il était tout jeune garçon. Dans son éloge funèbre, M. Maurice Moinard, à l’époque maire de Coulon, déclara, notamment : « C’était l’une des figures les plus connues du Marais Poitevin surtout depuis l’émission télévisée produite sur le Niortais, voici quelques années, et durant laquelle chacun avait fort prisé la façon de raconter dont fit preuve la nonagénaire ».

Collection Maryse COURSAUD
Mme Elise Lucas n’avait pas d’héritier Photo Collection Maryse COURSAUD

Née Benoist en 1879, Élise Lucas était veuve depuis le 22 février 1947, date de la mort de son époux Pascal. Elle a donné naissance, le 31 août 1905, à leur fils unique Henri. M. Henri Lucas était président de l’Amicale Laïque de Coulon, une structure pluridisciplinaire au service de l’Éducation Populaire, lorsque, au cours d’une permission le 29 novembre 1942, il traverse des animaux en bateau dans un marais, sur la « conche du Château ». Au retour, il tombe dans la Sèvre Niortaise et se noie à proximité de la cale de Préplot.

Photo Pascal, Élise et Henri Lucas

Collection Maryse COURSAUD

« Le lien avec le monde enseignant a été primordial chez Élise Lucas soutenue par une idéologie de gauche bien affirmée », indique M. Coursaud. « Avec son mari, elle était issue de ce monde paysan qui avait une culture certaine. Elle faisait partie de ces femmes de la terre très intellectuelles. Tout ce qui était spectacles, elle aimait ça. Voilà des gens qui avaient deux ou trois vaches, qui vendaient un peu de lait, qui vendaient quelques peupliers, puis ça suffisait. Tout était assez compartimenté chez elle. Elle était assez sélective. Peut être que la politique la rendait ainsi. »

Mme Elise Lucas en compagnie de MM. Prillaud, Vergne, Boineaud et Prioux, (de gauche à droite) personnalités politiques et enseignantes Photo Collection Maryse COURSAUD

Le legs de Mme Lucas

Ceci explique peut-être cela. Quelque temps avant sa chute avec fracture, dont les suites de l’intervention chirurgicale nécessaire lui furent fatale, Mme Lucas avait rédigé son testament : En 1977, elle donnait les terres qu’elle possédait sur les communes de Sansais – La-Garette et Coulon aux familles Frère de Sansais et Pailler de Coulon. Quant aux bâtiments et dépendances de la ferme de Préplot, elle les léguait à la municipalité coulonnaise, conduite par « son ami » le maire Maurice Moinard, sous l’unique condition : « les utiliser au bénéfice des enfants et de la jeunesse en général. » De nos jours, ce legs est toujours en vigueur. Ainsi est né le « Centre du Préplot », un « cadeau » dont les municipalités coulonnaises qui se sont succédé se seraient bien passées, quoique bien venu.

Faisant suite à ses dernières volontés, la maison natale d’Élise Lucas a rapidement été dévolue au Foyer Léo-Lagrange. Le bâtiment a été réaménagé en centre de vacances dont la gestion a donc été confiée à la Fédération régionale Léo-Lagrange jusqu’en juin 1989. Alors que la municipalité avait réalisé des travaux pour 2,54 millions de francs, le nouveau maire Pierre Rousseau a accusé Léo Lagrange d’« oublier de payer les loyers ». Ce contentieux ne s’est soldé qu’en juillet 1990.

La maison de la famille Lucas en bord de Sèvre Niortaise à « Prépelot » Photo Collection Maryse COURSAUD

La commune reprend la gestion directe du centre d’hébergement, ouvert de Pâques à la Toussaint. Elle embauche le personnel nécessaire dont une directrice. Laquelle quittera ses fonctions le 30 avril 1992 pour des raisons personnelles. A ce moment-là, toutes les analyses et comparaisons les plus récentes démontraient que, selon M. Rousseau, « si l’implantation est bonne et attrayante, l’investissement était trop lourd ce qui généraient des charges financières pesant considérablement sur l’exploitation. » Bref, le « Centre du Préplot », chargé de l’accueil de groupes en visite dans le Marais, s’avère peu rentable. Il fallait trouver une « autre orientation » afin de maintenir l’activité en réduisant les charges de manière drastique.

Arrivée de la MFR

Un miracle s’est produit le lundi 7 septembre 1992. La Maison Familiale Rurale (MFR) de Brioux-sur-Boutonne recevait au centre du Préplot à Coulon, les vingt jeunes filles du BEPA 2ème année économie familiale et rurale, option service aux personnes. En effet, la maison-mère de la MFR, ne pouvant plus, en raison des effectifs, assurer l’accueil à Brioux-sur-Boutonne de tous les élèves dans de bonnes conditions, a reçu de la mairie de Coulon l’autorisation de s’installer au centre d’hébergement du Préplot pour l’année scolaire 1992-1993. « Tout le monde apprécie le calme des lieux, la proximité de la Sèvre Niortaise et l’installation dans des locaux spacieux, clairs et gais laissant bien augurer de l’année scolaire », estimait alors la directrice Mme Guillemain-Touzeau.

La MFR était tellement satisfaite que, tout au long de l’année, il a fallu adapter les pièces, les commodités … La commune a rapidement acquis, auprès des Domaines, un bâtiment préfabriqué pour la somme de 4 160 francs, puis, en 1995, deux autres préfabriqués d’occasion qui abriteront trois salles de classe, une cuisine pédagogique et un foyer-convivialité. Ces travaux étaient menés en parallèle avec l’aménagement de l’internat filles et garçons. Enfin, une convention a été signée par la MFR avec la commune qui met à disposition les locaux durant cinq jours par semaine, laissant libre les week-ends pour l’accueil d’autres groupes. Le contrat de location stipulait que la Maison Familiale Rurale loue les locaux 95 francs la journée de présence pendant 17 semaines de septembre à juin. Les années scolaires suivantes, l’effectif a doublé puis triplé. En somme, tous les cours ont rejoint Coulon. Finalement, la municipalité a consenti la location annuelle à la MFR sur la base de 150.000 francs par an.

Après d’autres lourds investissements et travaux d’aménagement répondant aux exigences de l’école, financés par elle-même et la commune, largement subventionnés, la MFR commence, en 2007, à parler de « déménagement dans une construction neuve sur un espace proche ». Souhaitant rester à Coulon. Mais, il était aussi envisagé le déplacement de la MFR à proximité de la Maison du Cheval à La-Garette sur des terrains appartenant au Conseil Général des Deux-Sèvres. Finalement, le couperet est tombé le 8 décembre 2009. Le maire Albert Cheminet a informé les élus du courrier qu’il a reçu le 3 décembre 2009 de Monsieur le président de la Maison Familiale Rurale de Coulon lui annonçant la décision du conseil d’administration de quitter la commune de Coulon pour La-Garette.

Une maison inoccupée

La MFR a rendu les clés du « Centre du Préplot » le 1er juillet 2012. Les locaux étant désormais vacants, deux possibilités s’offraient à la municipalité coulonnaise conduite par le maire Michel Simon. Soit vendre l’immeuble ; soit le louer à une autre structure, sachant que celle-ci devra répondre aux conditions du legs de Mme Élise Lucas.

Il faut préciser que les travaux de remise en état et de mise aux normes sont considérables et fort onéreux et que la meilleure des solutions serait de trouver un investisseur qui accepte de louer ces locaux en l’état et de les réhabiliter lui-même. Les élus coulonnais ont finalement choisi la location.

Quel sera l’avenir de l’héritage de la famille Lucas ? Photo Collection Maryse COURSAUD

On passe rapidement sur les démarches infructueuses du maire auprès de l’association GPA79-16 (Groupement entre la Pep et l’Apajh) qui souhaitait créer, en 2015, un centre de découverte pour adultes et jeunes handicapés. Un projet abandonné, suivi, fin 2018, par des discussions engagées avec un porteur de projet privé, le groupe Les Printanières, qui se disait très intéressé par le site pour la construction d’une résidence services séniors pour l’automne 2020. Pendant ce temps, le « Centre du Préplot » inoccupé, décrépit rapidement.

Aujourd’hui, en 2021, il est question d’y loger le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM). Étant évincé de son bâtiment originel par la municipalité coulonnaise, qui l’a vendu au Conseil départemental des Deux-Sèvres, le CSCM est à la recherche d’une nouvelle adresse. Mais ceci est une autre histoire dont la trame n’est pas encore écrite.

Gilles PETIT

Un grand merci à Mme Maryse Coursaud, ancienne directrice d’école à Coulon, historienne du Marais Poitevin, pour le prêt des photos de Mme Élise Lucas

COULON (79) : un drapeau de la Libération sort du grenier

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8 mai 1945, la France est enfin libre. Le pays pavoise.

A Coulon, dans le quartier du Coin du Four la joie est intense. Les fusils cachés dans le double plancher d’un des greniers, juste au-dessus des Allemands qui avaient été logés dans une chambre réquisitionnée, vont pouvoir sortir au grand jour.

Au rez-de-chaussée, des petites mains s’activent. « Viens m’aider Thérèse, y’allons faire un drapeau. » C’est ainsi qu’Armandine Pillier s’adresse à sa jeune voisine Thérèse Legris. Il faut trouver ou bien teindre des étoffes, découper les croix de Lorraine qui orneront les deux côtés du drapeau. Armandine est couturière et a tôt fait d’exécuter sa tâche. Armand son père et Émile son mari confectionnent la hampe et découpent une boîte de conserve pour représenter le fer de lance. Tout cela est bien artisanal mais c’est l’intention qui compte et il faut faire vite, avec les moyens du bord.

Le drapeau est maintenant fixé à une fenêtre et flotte au vent. Il ressortira régulièrement lors des anniversaires historiques puis sera remisé dans le grenier : ses couleurs ont passé et il n’est plus très présentable. Mais on l’a gardé précieusement en souvenir.

Le drapeau d’Armandine flottait à cette fenêtre dans le bourg de Coulon Photo Gilles Petit

Avec lui a été conservée la mémoire de ce jour de liesse mais aussi celui des personnes qui ont peuplé la maison et ses dépendances. La vingtaine de soldats français de l’armée en déroute qui seront hébergés quelque temps dans les granges, l’un d’entre eux, un coiffeur, faisant même profiter de ses talents tout le quartier. Les familles parisiennes réfugiées chez les Pillier ou dans le voisinage, les Personnat qui étaient déjà retournés depuis deux ans dans la capitale et une famille russe dont j’aimerais connaître le sort. Ce sont leurs deux enfants, Sonia et son frère, qui apparaissent sur la photo auprès de Mme Personnat, d’Armandine serrant comme toujours un chien dans ses bras et de son père Armand.

Armandine Pillier (à g.) et Armand Faucher (à d.) en compagnie, probablement, de Mme Personnat et les enfants Kusnatse Photo DR

Aujourd’hui, 8 mai 2021, le drapeau est ressorti et a, à nouveau, flotté à la fenêtre. Certes, le bleu n’est plus très bleu mais il était toujours agité par un grand souffle de liberté.

Antoinette Petit

MAGNE (79) Les 30 ans du Square du 11ème G.R.C.A.

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Le 8 mai 1991, la municipalité magnésienne, conduite par son maire M. Jean Thébault, honorait le 11ème Groupe de Reconnaissance de Corps d’Armée formé à Magné en septembre 1939, avec des éléments de réserve. L’histoire du « Square du 11è G.R.C.A. », un parking municipal ainsi nommé en souvenir d’une Amicale locale dissoute.

Créées de juillet à septembre 1939, les unités Groupes de Reconnaissance de Corps d’Armée (G.R.C.A.) ont été dissoutes à l’armistice de 1940. Les G.R.C.A. avaient été formés par les Centres de Mobilisation de Cavalerie (C.M.C.). Ils étaient principalement composés de réservistes. Les G.R.C.A. étaient structurés selon deux modèles : les G.R.C.A. comprenant uniquement des unités motorisés (les 1er, 2e et 3e G.R.C.A. ) ; les G.R.C.A. mixtes comprenant des unités à cheval et des unités motorisées. Les mixtes étaient nommés du 6e au 25e G.R.C.A. dont le 11e.

Le Square du 11ème G.R.C.A. est situé à l’entrée de Magné au cœur du complexe sportif de plein air. Il est fréquenté par toutes les générations. Photo Gilles Petit

Lors de l’inauguration du Square du 11e G.R.C.A., M. Carillon (photo ci-contre), dernier secrétaire de l’Amicale du même nom, a retracé l’histoire de son régiment [Un texte extrait du guide annuaire municipal n°13-1991] : « Pour tous les anciens combattants et la population, le 8 mai 1945 a été une date historique, l’hégémonie nazie était anéantie et chacun poussait un soupir de soulagement après cinq années d’occupation allemande. Aujourd’hui 8 mai 1991, restera aussi pour le 11e G.R.C.A. une date historique. Formé à Magné en septembre 1939, avec des éléments de réserve, sous le commandement du Colonel Malcor, ce régiment, après dix jours de formation [au 9e Centre Mobilisateur de Cavalerie basé à Niort – NDLR], était dirigé sur la Lorraine. En tant que Groupe de Reconnaissance de Corps d’Armée, notre mission était d’être aux avant-postes pour surveiller l’ennemi, ses déplacements et l’efficacité de son armement.

Pendant huit mois, de la forêt de Warndt à Forbach, nous avons fait ce travail délicat et dangereux. A fin mai, nous avons dû partir pour la Somme pour aider à enrayer l’avance ennemie. Efforts sans résultat puisque le 6 juin, nous trouvant sur le passage des chars à Guderian, le régiment fut complètement décimé : morts, blessés, prisonniers ne se comptaient plus. »

La bataille de France

Le 11e G.R.C.A. a donc combattu lors de « la bataille de France ». Selon un article de l’encyclopédie libre Wikipédia : La bataille de France ou campagne de France désigne l’invasion des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France, par les forces du Troisième Reich, pendant la Seconde Guerre mondiale. L’offensive débute le 10 mai 1940 mettant fin à la «drôle de guerre». Après la percée allemande de Sedan et une succession de reculs des armées britannique, française et belge, ponctuée par les batailles de la Dyle, de Gembloux, de Hannut, de la Lys et de Dunkerque, elle se termine par la retraite des troupes britanniques et la demande d’armistice du gouvernement français, qui est signé le 22 juin 1940, les militaires ayant refusé la capitulation.

Une Amicale fondée dès la Libération

M. Carillon poursuit : « Après la fin des hostilités et le retour des prisonniers, le Colonel Malcor, avec l’aide d’un Groupe d’officiers, fonda le 19 septembre 1947 à Magné, l’Amicale du 11e G.R.C.A..

Il regroupa les restes du régiment, et, pendant 22 ans, en assura la présidence. Après la mort du colonel, le 19 septembre 1969, l’Amicale subit une certaine désaffection. En mars 1971, au cours d’une réunion à Poitiers, monsieur Jacques De Luze, lieutenant à l’escadron motos était sollicité pour reprendre le flambeau. Il en accepta la présidence me demandant d’en assurer le secrétariat. Malheureusement, le 13 juillet 1990, notre président était emporté brutalement à l’affection des siens et de nous tous. N’ayant plus de président, ni de vice-président, les membres de notre amicale, âgés et ayant beaucoup de difficultés à se déplacer, notre dernière réunion se tiendra aujourd’hui [8 mai 1991]. Mais cette dernière réunion sera marquée d’une date qui restera au fond de nos cœurs. Un hommage qui touche très profondément tous mes camarades. »

Un Square pour ne pas oublier

Le 8 mai 1991, M. Jean Thébault, alors maire de Magné, a inauguré le square en l’honneur du 11è G.R.CA.

« 1939…1991, cela fait 52 ans que votre groupe avait été formé à Magné, » a rappelé le maire M. Thébault, « et vous aviez autour de 20 ans en 1939, car tous, vous étiez mobilisés et non appelés. Vous veniez à vos assemblées générales à Magné avec vos familles tous les deux ans; cela paraissait faire nombre et vous nous sembliez plus jeunes. Vous renoncez aujourd’hui à vous compter pour oublier le temps, mais non les circonstances qui vous avaient réunis ici en 1939. J’ai donc proposé au conseil municipal de donner le nom de votre régiment à une rue, c’est un square finalement qui a été retenu. Il est à l’entrée du bourg, parmi les sportifs et autres qui se poseront des questions à votre sujet. Nous leur répondrons en leur apprenant l’histoire de votre formation et les faits d’armes que vous avez accomplis dans cette « drôle de guerre ». Monsieur Carillon, messieurs les membres de l’Amicale, nous ne savons pas assez de choses sur votre régiment, sur votre Groupe de Reconnaissance. Je crois qu’il faudra toujours garder un certain esprit patriotique, et le souvenir des sacrifices consentis et des atrocités commises pour que cela ne se reproduise plus. »

HISTORIQUE du 11e G.R.C.A.

Groupe de commandement:
– Colonel Malcor.
– adjoint: Capitaine Burot de l’Isle puis capitaine Chaix

escadron hors rang:
– Capitaine Ausseur puis capitaine de Broucker.

  • Formé à Magné, près de Niort, et embarqué à destination de la Warndt.
  • En ligne, secteur de Carling (19-09-1939).
  • Déplacement dans le secteur de la Petite-Rosselle, bois de Forbach (03-10-1939).
  • Mouvement sur le secteur d’Emmenweiller (14-10-1939).
  • Renforcé de 2 bataillons et de 2 batteries, en ligne à Longeville les Saint-Avold (secteur de Faulquemont) (22-10-1939).
  • Prise de contact avec l’ennemi, patrouilles et organisation de PA
  • En ligne sur la ligne Maginot (12-05-1940).
  • Embarqué pour la Somme et rattaché à la Xe Armée (25 mai au 1er juin 1940).
  • Occupation défensive de la ligne Poix-Hornoy et Tieulloy–l’Abbaye (02-06-1940).
  • Violentes attaques ennemies repoussées grâce à une résistance opiniâtre des PA du GR, à l’aérodrome de Poix, à la ferme d’Hervilly, à Hornoy et à Thieulloy. L’escadron mitrailleuses et canons est submergé après avoir repoussé trois assauts de chars (05 et 06-06-1940).
  • Réduit à 5 pelotons, forme Groupement avec les débris de 2 bataillons de Chasseurs et 2 groupes d’artillerie aux ordres du commandant du GR, reçoit l’ordre d’interdire le passage de Morvillers, puis repli derrière la Bresle en direction de Rouen. Encerclé à Saint-Valery-sur Somme, reçoit ordre de déposer les armes.

Gilles PETIT

COULON (79) : Des travaux dits de « sécurité » sur la rue Main

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Après les « rendez-vous manqués » (voir notre article : https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2021/03/15/coulon-les-ralentisseurs-des-rendez-vous-manques/), la municipalité poursuit son opération « sécurisation routière » en centre-bourg. Contre toute attente, la rue Main est concernée au premier chef … une nouvelle fois.

C’est inné chez les nouveaux élus municipaux. Depuis des décennies, ils détiennent la solution miracle garantissant une vitesse automobile raisonnable dans la courte rue Main à Coulon. Si cette solution miracle existait, on le saurait déjà au fil des mandatures.

L’actuelle municipalité coulonnaise, dirigée par Mme Anne-Sophie Guichet, ne déroge pas à la règle. En effet, au cours de la dernière réunion du Conseil municipal, datée du 1er avril 2021 (sans rire !), il a été évoqué le plan de réhabilitation du Quai Louis-Tardy. En aparté, M. Fabrice Berjonneau, adjoint chargé des travaux, a informé les conseillers (le public n’était pas admis pour cause de pandémie, il n’a pas pu entendre des propos qui ne figurent pas dans le compte-rendu officiel de cette assemblée) que « les travaux de sécurité vont commencer au mois d’avril par la rue Main ».

Au droit de la route départementale n°1, l’entrée de la rue Main est sécurisé par un îlot, guère esthétique mais efficace, qui casse la vitesse des véhicules qui souhaitent emprunter cette voie. On notera au sol les traces de l’ancienne bande blanche d’un Stop. Photo Gilles Petit

La rue Main est l’une des trois voies d’entrée dans le centre-bourg. Elle est principalement empruntée par des locaux qui, pour la plupart, ont pris la mauvaise habitude de descendre cette rue pentue, en voiture, à moto, et à vélo, à bonne allure.

Une voie à sens unique

Comme les véhicules des habitants y sont stationnés, un sens unique a été institué voici de longues années. Une mesure qui a longtemps alimenté les débats entre élus et riverains. Quand il y a eu débat. A l’image de cette anecdote : une matinée, des employés communaux sont arrivés avec leurs clés à molette et leur pot de peinture. Ainsi armés, ils ont inversé le sens de circulation. Les véhicules allaient pouvoir sortir du village en débouchant directement sur la route départementale n°1 en côte avec peu de visibilité. Une hérésie qui a été réparée après d’âpres discussions.

Lors de la précédente mandature, il a été constaté que des voitures stationnaient dans le virage à gauche au bas de cette rue au débouché de la rue de la Douve. Un élu bien intentionné a fait mettre des potelets dans ce virage à la place des voitures. Résultat de l’opération, des locaux roulent encore plus vite car ils ont une bien meilleure visibilité et savent que très peu de monde arrive de la Sèvre Niortaise.

Pour les piétons et les cyclistes

Lors de cette réunion du 1er avril 2021, l’adjoint aux travaux a annoncé : « Nous allons mettre le Quai Louis-Tardy entièrement piétonnier et cyclable. Comme ça, il n’y aura plus de voitures stationnées. » A l’entendre, les riverains seraient d’accord. Il a ajouté, pour cela « on va commencer par la rue Main au mois d’avril. On va revoir l’entrée de cette rue parce qu’il y a une espèce d’ilot qui ne ressemble à rien. Et on revoit le stationnement qui va permettre de faire ralentir les gens. Beaucoup de Coulonnais coupent systématiquement par là. » On notera que ses propos sont exprimés au futur proche et non au conditionnel. Les riverains apprécieront.

Avant cette annonce surprise, le premier adjoint Dominique Giret avait tracé le compte administratif de gestion 2020, et il avait présenté les budgets primitifs 2021. Un tableau qui affiche « une situation budgétaire 2021 très confortable », mais, selon la maire, « financièrement, on a dû couper dans les projets de travaux. » Car le programme d’amélioration de la voirie ne dispose que d’un budget annuel de 184 150 €.

Engager des travaux dans une rue qui n’en demande pas revient à gaspiller des fonds qui seraient bien utiles ailleurs en améliorant le confort de vie des Coulonnais. On pense à l’urgente réfection de plusieurs trottoirs notamment rues de la Gare (photo ci-contre) et Auchier.

Certes, il convient de réétudier le problème de vitesse excessive dans cette rue. A moindres frais. Ici, nous préconisons d’abord de garder le sens de circulation actuel ; ensuite de conserver l’îlot cité (il est efficace) ; puis d’inclure cette voie dans la Zone de rencontre à vitesse limite de 20 km/h instaurée dans le village (ce qui permettra à de nombreux vélos de s’affranchir du sens interdit en toute légalité) ; réinstaller le stop d’antan au carrefour avec les rues de la Douve et de la Coulonnerie ; les habitants de la rue Main s’occuperaient du reste, ils ont l’expérience. Un panneau « Zone de rencontre » à déplacer, un panneau « Stop » à dénicher dans le stock des ateliers municipaux et une bande blanche à peindre au sol. En une demi-journée, les employés communaux auraient réalisé le travail et la municipalité engrangerait une sérieuse économie. Probablement avec « les félicitations du jury ».

Gilles PETIT

COULON : Un nouveau policier municipal est arrivé le 1er mars 2021

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De gardes champêtres à policiers municipaux, il n’y a qu’un pas que la municipalité coulonnaise a franchi. De Gilbert à Yoan, voici la petite histoire d’une Police locale.

Comme dans la majorité des communes françaises, Coulon « possédait » son garde champêtre au siècle dernier. La mémoire collective garde le souvenir de M. Gilbert Lacroix, cet agriculteur spécialiste du cubage des peupliers, qui, durant une douzaine d’années, a manié tambour et baguettes au gré des « avis à la population ».

Après de nombreuses années sans « autorité champêtre », la collectivité locale décide de relancer la fonction de garde champêtre car les gendarmes alors en poste estival à Coulon, étant repartis, ont « laissé un vide ». Ainsi, « pour aider au maintien de l’ordre public, » le 8 avril 1992, le Centre de gestion départemental de la Fonction publique des Deux-Sèvres a placé au premier rang un Coulonnais, parmi onze candidats. « Il s’agit de monsieur Bruno Decelle résidant à Glandes », a informé le maire de l’époque Pierre Rousseau, « Il sera en uniforme, assermenté et possèdera des pouvoirs qui lui permettront de verbaliser légalement. » La préfecture l’a assermenté au mois d’août 1992, mais il aura fallu attendre la mi-septembre pour découvrir le nouveau garde champêtre de Coulon. En effet, « l’uniforme officiel de police tardait à arriver. »

Vers la création d’un poste de Police municipale

M. Yoan Brehaut, le nouveau policier municipal de Coulon, a le grade de Brigadier-chef principal Photo Gilles Petit

En 1999, la municipalité est secouée par un dilemme : « Un agent technique communal vient d’être muté vers un syndicat bressuirais. » Il se trouve que ce départ a suscité un débat au sein du conseil. En effet, le maire Jacques Rousseau et ses adjoints avaient réfléchi à la situation et préconisé l’embauche d’un agent qui pourrait devenir chef d’équipe, après formation. Cependant, deux possibilités s’offraient à la municipalité. La première envisageait le remplacement de l’agent ; la seconde saisissait l’opportunité de recruter un policier municipal, engendrant l’arrêt du poste d’agent technique. « La commune dispose déjà d’un garde champêtre aux pouvoirs limités », ont estimé des élus. Il serait « difficile à trouver, il n’aurait pas grand travail durant huit mois de l’année et le poste coûterait plus cher ».

Un premier policier municipal

Le 17 décembre 2012, le maire Michel Simon annonce : « l’agent qui faisait jusqu’alors fonction de garde champêtre ayant été reclassé sur un emploi technique, il est nécessaire de réfléchir à la création d’un poste de policier municipal, emploi indispensable pour le bon fonctionnement de la commune. » Ce poste à temps complet de gardien de Police municipale, ou brigadier, voire brigadier-chef principal était à pourvoir à compter du 1er mai 2013. Cependant, il est précisé que la création de ce poste est subordonnée au départ en retraite d’un agent des services techniques, qui devait quitter ses fonctions le 1er mai 2013.

Trente-sept personnes ont fait acte de candidature, huit d’entre elles ont été sélectionnées pour un entretien qui s’est déroulé le 27 février 2013 à Saint-Maixent-l’Ecole au Centre départemental de gestion de la Fonction publique et deux candidats « très intéressants » ont été retenus. C’est un gendarme, alors en poste à la brigade de Frontenay-Rohan-Rohan (79) qui a été recruté dans le cadre d’un détachement de la Fonction publique d’État sur la Fonction publique Territoriale.

Un second policier municipal

Ce premier policier municipal de l’histoire de Coulon a donné sa démission en juin 2017. Une nouvelle offre d’emploi a été déclarée auprès du Centre de Gestion portant sur les grades de «gardien brigadier», de «brigadier» et de «brigadier-chef principal». Or, suite aux entretiens de sélection, où deux personnes ont été reçues, le choix du recrutement s’est porté sur un candidat titulaire d’un grade du cadre d’emploi « Chef de service de Police municipale ». Le Conseil Municipal du 15 novembre 2017 a accepté de créer un poste de «Chef de service de Police municipale principal de 1ère classe» (catégorie B) à temps complet. A donc été nommé le 1er mars 2018 un ancien policier municipal sur l’Île de Ré devenu policier national à la police de l’air et des frontières à Roissy – Charles-de-Gaulle.

Un troisième policier municipal

A Coulon, les policiers se succèdent rapidement, peut-on constater. Le second ne sera resté que vingt-neuf mois durant lesquels la population n’avait toujours pas compris l’intérêt d’un tel poste dans leur petite commune. Cependant, l’équipe municipale actuelle estime : « quant à son utilité, non seulement ce poste est indispensable dans une commune telle que Coulon mais l’extension du service serait souhaitable peut-être en partenariat avec les communes voisines. » Le 17 septembre 2020, la maire Anne-Sophie Guichet rappelle que « le policier municipal qui était en poste depuis le 1er mars 2018 a quitté la commune et a été nommé par mutation le 1er septembre 2020 dans une commune de Charente-Maritime. Il s’agit donc maintenant de lancer une procédure pour le recrutement d’un nouvel agent. »

Selon Mme Guichet « l’idée, c’est que cette personne arrive sur la commune au mois de mars pour être opérationnel pour la saison touristique. L’idée également est de travailler avec Magné et de mutualiser le poste. Il convient de définir les conditions, de quelle manière, sur quel plan de travail. On a aussi l’idée de prendre quelqu’un qui soit aussi moins gradé que le policier que nous avions jusqu’à présent. Pas un ASVP [Agent de Surveillance de la Voie Publique] comme évoqué en interne car il ne peut pas assurer toutes les missions de policier municipal. »  

Une nouvelle procédure pour le recrutement du troisième policier municipal a été engagée le 8 octobre 2020. La date limite de dépôt des candidatures était fixée au 20 novembre 2020 et les entretiens des candidats présélectionnés prévus le 9 décembre 2020. Le poste étant à pourvoir pour le 15 mars 2021. Sur cinq candidats présélectionnés, quatre se sont déplacés. A été retenu un agent qui était policier national au grade de brigadier-chef principal. Il occupera un poste en catégorie C à temps complet, à durée indéterminée, dans la Fonction publique territoriale. S’agissant d’un recrutement par voie de détachement, cet agent venant de la Fonction Publique d’État, devra suivre une formation initiale, mais allégée en raison de son expérience professionnelle antérieure (3 mois au lieu de 6 mois).

M. Yoan Brehaut, brigadier-chef principal

M. Yoan Brehaut, le nouveau cadre d’emploi des agents de police municipale (catégorie C) au grade de Brigadier-chef principal, occupe son poste depuis le 1er mars 2021. « Il nous vient de Chartres, il est marié avec deux enfants », a informé la maire de Coulon.

Le 1er avril 2021 (sérieusement !!!), Mme Guichet a présenté le nouveau policier au conseil municipal. M. Yoan Brehaut (photo ci-dessous) a déclaré « J’ai 35 ans. Je suis ancien policier national, principalement maître-chien. J’ai passé quinze années dans la Police nationale. J’ai fait le choix de m’orienter vers une fonction plus proche et plus à l’écoute de la population. Je découvre aujourd’hui un nouveau métier qui est bien éloigné de ce que je faisais avant. Une nouvelle région également et forcément une nouvelle commune. Il faudra être un peu indulgent avec moi. Ça fait exactement un mois, jour pour jour, que je suis arrivé dans cette commune et je ne le regrette pas du tout.

J’ai d’ailleurs hâte de parfaire toutes mes connaissances juridiques, mais aussi d’autres connaissances que je vais pouvoir développer, notamment aux niveaux communal et environnemental, et dans bien d’autres domaines que je vais découvrir. J’espère grâce à ma pédagogie et mes qualités relationnelles pouvoir développer un rapport de confiance avec l’ensemble des Coulonnais et tous les commerçants du village. Je voudrais également créer un climat de sécurité pour vous tous et pour les touristes de passage. Pour finir je voudrais vraiment remercier tout le monde, tous les employés communaux et les commerçants qui m’ont fait un accueil chaleureux. » Photo Gilles Petit

Enfin, la maire Anne-Sophie Guichet précise « Notre policier municipal fera des passages aléatoires aux heures « d’entrée et de sortie » des classes. Tout comme notre précédent policier municipal, notre nouveau policier a toutes les habilitations pour porter une arme. Il pourra donc porter son arme en fonction des événements et des situations. De même, il est équipé d’un gilet pare-balles (c’est une obligation). »

 

Gilles PETIT


COULON Les ralentisseurs : des rendez-vous manqués

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Il est constaté que les dispositifs, tout neufs, censés ralentir les voitures sont inefficaces sur les routes départementales n°1 et n°123 à Coulon (79) [Voir notre article précédent : https://wp.me/p61nmR-2pQ ]. Des travaux qui ont engagé de lourdes dépenses, alors que des solutions plus simples et moins onéreuses étaient évidentes. Histoires de rendez-vous manqués.

Lors du Conseil municipal de Coulon du 25 février 2021, M. Fabrice Berjonneau, l’adjoint au maire chargé des travaux et de la sécurité, a déclaré « le constat de l’inefficacité du dispositif mis en place est évident. La commune et le Département étudient donc la possibilité d’installer des aménagements supplémentaires : ralentisseurs, coussins berlinois … ».

Sur les RD1 et RD123, il semblerait que les pilotes d’automobiles et de motos accélèrent, ou du moins maintiennent leur vitesse, quand ils aperçoivent, en pleine ligne droite, le feu vert du carrefour. Que l’on vienne d’un des quatre côtés du carrefour, les feux se signalent de loin. Une solution : enlever les feux tricolores ou, dans l’immédiat, les mettre au clignotant orange, restaurant ainsi les priorités réglementaires. Mais, la meilleure solution serait la création d’un rond-point. Réduction de vitesse garantie. Ce dit-rond-point devrait être construit depuis trente ans.

Avec en point de mire le carrefour à feux (qui ne fonctionnent pas sur ce cliché), ce nouvel aménagement ne ralentit pas suffisamment les véhicules. Photo Gilles Petit

Histoire d’un premier rendez-vous manqué

Dès le début des années 1990, les feux tricolores du principal carrefour de Coulon tombaient fréquemment en panne. Le 29 août 1994, il est annoncé : « les feux tricolores du carrefour des écoles ont enfin pu être réparés, mais après quelques jours de délai en raison de difficultés rencontrées pour obtenir la pièce. Le système utilisé commence à être « dépassé » et il faut envisager son remplacement. » Les élus et les responsables des routes du Département 79 pensaient alors créer un rond-point. Un équipement innovant à l’époque.

Pour ce faire, le Conseil général des Deux-Sèvres achète deux parcelles de terrain, l’une jouxtant l’actuelle pharmacie, l’autre jouxtant le bâtiment écoles-mairie-salle des fêtes. Deux angles opposés. Mais un plus grand espace était bienvenu. Il se trouve qu’au Conseil municipal du 7 septembre 1992, le maire Pierre Rousseau souligne « les inconvénients et la mauvaise image reflétée par un immeuble situé aux feux. Extérieurement, cette construction n’a jamais été terminée et les tranchées demeurent ouvertes, donc dangereuses. Enfin, la végétation s’étend sur les propriétés voisines. Malgré plusieurs tentatives, il n’a pas été possible de contacter le propriétaire qui, selon les dernières indications obtenues, aurait quitté le territoire national. » Considérant : que le permis de construire a été délivré le 17 octobre 1986 et que la construction n’est toujours pas terminée ; que la situation d’abandon est flagrante puisque même le terrain n’a pas été nettoyé depuis 1989, [ce sont les employés communaux qui doivent intervenir pour éviter les débordements sur la voie publique] le Conseil municipal, « conformément à l’article 7 de la loi n°89.550 du 2 août 1989 portant disposition en matière d’urbanisme et d’agglomérations nouvelles, demande au maire d’engager la procédure de déclaration d’abandon manifeste. » Il est précisé qu’après un délai de deux ans à compter de la publication de cet état d’abandon, la commune dispose de la parcelle pour une destination qu’elle détermine.

A Coulon, le vert des feux de ce carrefour RD1 / RD123, quand ils ne sont pas en panne, aurait tendance à faire accélérer les usagers. Photo Gilles Petit

La procédure traîne. Le 29 mars 1994, les élus apprennent que « la maison d’habitation toujours en cours de construction, cadastrée section D n°1786 pour une contenance de 7 ares 22 centiares, a été vendue [215.000 Francs] aux enchères publiques le 28 mars 1994 au Tribunal de Grande Instance de Niort. Toutefois un délai de surenchère de 10 jours s’applique avant que la transaction soit définitive. » Cette procédure faisait suite à de longues démarches engagées par la commune.

Ne s’étant guère précipitée, la municipalité a loupé l’occasion, et en juin 1994, il est confirmé : « la vente, organisée par Maître Boizard, a permis d’adjuger cette habitation à un particulier [un commerçant de Fontenille près de Chef-Boutonne (79)] qui se propose de la louer après avoir fait les aménagements nécessaires. » Ces années-là, les élus ne pouvaient plus intervenir.

Coup de théâtre, le 22 mai 1995, les élus apprennent que la maison (à gauche sur la photo ci-contre du carrefour) est de nouveau en vente, 300.000 Frs + 18.000 Frs de frais d’agence. Aussitôt, le conseil décide de faire jouer son tout nouveau droit de préemption sur l’immeuble. L’acquisition serait motivée par « la nécessité d’aménager le carrefour ». Lors de cette réunion, un conseiller informe : « il appartiendra à la prochaine équipe municipale de conduire les démarches ». Le conseil avait deux mois pour préempter, un délai trop court, proche des élections municipales, pour que l’affaire soit conclue par l’équipe suivante. L’occasion est irrémédiablement manquée. Photo Gilles Petit

Depuis, les idées ont fusé pour assurer la sécurité sur les RD1 et RD123. Des « réveils chauffeurs », à savoir de larges bandes gravillonnées rose orangé, ont été collées sur la chaussée route de Benet. La dernière tentative connue remonte au 12 juillet 2000. Lors d’une réunion municipale, le maire a présenté « un devis pour la mise en place d’une signalisation au sol au carrefour des routes départementales n°1 et n°123 ». Cet aménagement consistait à coller des « flèches ralentisseurs de couleur », créées en résine, ainsi que « la reproduction du logo de la commune ». Lequel permettrait « une meilleure matérialisation de ce carrefour et le ralentissement des véhicules », disait-on. Chiffrée à 9.030 Frs TTC, cette idée n’a jamais abouti. En 2021, le carrefour est toujours géré par des feux de signalisation.

Quant aux terrains, aménagés en espaces verts par les jardiniers municipaux, précédemment achetés par le Département, ils ont été rétrocédés à la commune de Coulon le 20 juin 2013.

Histoire d’un second rendez-vous manqué

Tous situés sur la RD123, les trois carrefours en question : n°1, la sortie du lotissement du Hameau Vert ; n°2, l’entrée du lotissement du Hameau Vert ; n°3, l’intersection avec la Route de Malécot d’où sortent déjà les résidents des deux lotissements voisins. Document Google

Pour comprendre l’absurdité de la situation, il faut un minimum de connaissance du site concerné. La scène se passe dans une large courbe de la route départementale n°123, à près de 200 mètres avant le panneau d’entrée de Coulon planté au carrefour n°3. Ici, un talus, presque deux mètres de haut, surplombe la chaussée, à l’intérieur de la courbe. La visibilité est donc quasi nulle et les usagers pouvaient alors rouler jusqu’à 90 km/h. Voilà le lieu choisi par un promoteur pour construire un lotissement, « Le Hameau Vert », dans la vaste plaine ex-agricole voisine. La suite est détaillée dans le compte-rendu de la réunion du Conseil municipal de Coulon, présidée le 31 mars 2009 par le maire Albert Cheminet.

Il s’agit de la révision simplifiée du PLU [Plan Local d’Urbanisme] dans le secteur « des Fuyes » : « Dominique Moinet rappelle que, par délibération du 9 février 2009, le conseil avait décidé d’engager une procédure de révision simplifiée du PLU pour notamment modifier les orientations d’aménagement sur le secteur des Fuyes en autorisant la création d’une route le long de la limite du lotissement « Le jardin des Fuyes » et ainsi permettre la réalisation d’un lotissement privé. Conformément à la réglementation, une réunion de concertation des personnes publiques associées a eu lieu le 17 mars. Lors de cette réunion, les services du Conseil Général, se basant sur des études techniques, ont exigé que deux voies soient créées : l’une d’entrée dans le lotissement le long de la limite des « jardins des Fuyes », l’autre de sortie plus à l’est vers « La Grange ». Afin de sécuriser cet accès situé dans une courbe et améliorer la visibilité, des travaux de terrassement et de talutage seront réalisés. Cyrille Rousseau et Emmanuel Messager se disent très sceptiques et inquiets quant aux mesures de sécurité envisagées et estiment cette décision irrationnelle et irresponsable. » Cette mesure a entraîné « la suppression de la zone réservée n°7 au PLU initialement destinée à la rectification de la RD 123 par le Conseil Général des Deux-Sèvres. »

Après avoir demandé, sans relâche depuis les années 1990, « la rectification de la RD 123 par le Conseil Général des Deux-Sèvres« , le regretté ancien maire Pierre Rousseau n’avait toujours pas eu gain de cause à l’issue de son dernier mandat. C’était sans compter sur ce projet de lotissement et, surtout, sur « cette décision irrationnelle et irresponsable » de créer sur cette route départementale la seule sortie d’une quarantaine de foyers. Un nombre d’habitations qui a aujourd’hui doublé. Qui plus est dans un virage dangereux. Deux autres lotissements sont déjà construits dans ce secteur. Aucun ne débouche sur la RD123.

Des solutions ?!?!

Au lieu d’embêter les nombreux usagers qui n’ont rien à se reprocher, mais qui subissent les incivilités d’une poignée d’irresponsables, des solutions, peu onéreuses, existent dans ce secteur. Une solution consiste à fermer cette sortie (n°1) avant qu’il n’y ait un drame, et mettre l’autre voie (n°2) dans les deux sens de circulation. On peut inverser le sens de circulation, à savoir, l’entrée (n°2) par la sortie actuelle et la sortie (n°1) du lotissement par l’entrée actuelle. Cette dernière voie (n°2) offre une excellente visibilité de sortie (voir photo ci-dessus) sur la départementale car elle est plus éloignée de la courbe et elle évite aux conducteurs de se « casser le cou » pour voir presque derrière eux sur leur gauche. Soit, fermer définitivement la sortie, voire aussi l’entrée, sur la RD123 car, il existe désormais une autre voie d’accès tracée dans le tout récent prolongement du lotissement en question qui rejoint la route de Malécot, laquelle accueille déjà les sorties sécurisées des deux autres lotissements (la Niquière et le Jardin des Fuyes).

Enfin, il serait plus sage de déplacer le panneau d’entrée d’agglomération en amont du lotissement le « Hameau Vert » couvrant ainsi l’extension du village et réduisant la vitesse à 50 km/h des véhicules aux abords du dit lotissement et du carrefour de la route de Malécot (n°3), autre point d’inquiétude. En effet, bon nombre de conducteurs lèvent le pied à partir du panneau, sans anticiper le changement de limitation de vitesse.

(Photo ci-contre) Le carrefour de la route de Malécot (n°3) qui vient d’être équipé d’un plateau sur-élevé, n’a pas été reprofilé avec un débouché sécurisé à angle droit sur la RD123. L’espace nécessaire était suffisant. Les automobilistes vont continuer à se « casser le cou ». Photo Gilles PETIT

M. Fabrice Berjonneau a déclaré : « pour ce qui est de la RD123, une réflexion est également menée par les services du Département pour l’installation de dispositifs permettant de réduire la vitesse des véhicules (ralentisseurs, coussins berlinois…). » Souhaitons à ces décideurs « bien pensants et bien portants » de ne jamais avoir de problèmes de dos, ni de cervicales, de ne jamais devoir être transporté avec une fracture, ni en urgence absolue . . .

Gilles PETIT

PS : une page qui peut vous intéresser au lien suivant : http://www.liguedesconducteurs.org/presse/trois-associations-automobiles-unies-contre-les-ralentisseurs-illegaux

COULON (79) : l’assainissement, une affaire qui date(s)

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A Coulon, les problèmes d’assainissement sont récurrents. Actuellement, les futurs résidents en lotissements doivent équiper leur construction d’un dispositif individuel alors que le réseau collectif passe à leur porte… mais il n’est pas raccordé à la station d’épuration locale. Une situation ubuesque qui date…

En additionnant les actuelles et les nouvelles constructions « éparpillées », les nouveaux lotissements, d’anciens bâtis réhabilités, et des touristes de plus en plus nombreux, on totalise un flux toujours croissant dans les réseaux d’assainissement de la commune. Après avoir donné l’alerte maintes fois, aujourd’hui la station d’épuration de Coulon suffoque. Une autre station par lagunage doit venir la soulager.

Les maisons actuellement en construction dans un lotissement coulonnais ne peuvent pas être raccordées à l’assainissement collectif.

Photo Gilles Petit

Le problème s’est posé en septembre 1992. Voici bientôt trente ans, la commune voisine de Magné dresse un projet de construction d’une nouvelle station d’épuration avec un « possible rejet des effluents dans la Sèvre Niortaise, agréé par une commission spéciale de la DDASS » (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales). Le but du Conseil municipal de l’époque est d’ouvrir une étude de faisabilité pour assainir l’ensemble de la commune … de Magné.

L’assainissement, un feuilleton à rebondissements

Le feuilleton commence le 16 décembre 1992 suite à l’arrêté préfectoral qui approuve l’initiative et déclare le projet d’utilité publique. Le 18 décembre suivant, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne suggère de « regrouper sous un même ouvrage les réseaux d’assainissement de Niort, Magné, Bessines et Coulon », au motif que « la Ville de Niort envisage la construction d’une station de grande capacité à Sevreau qui engloberait les communes avoisinantes. » Dans le même temps, le cabinet d’études Veillaux remet son rapport lors d’une importante réunion qui s’est tenue à la mairie de Coulon. Selon les techniciens, « une station conçue pour traiter l’équivalent de 5.000 à 10.000 habitants est actuellement l’unité de traitement la mieux maîtrisée et, dans un site aussi fragile que le Marais, il n’est pas raisonnable de s’exposer à des dysfonctionnements. En outre, la concentration des risques sur un seul ouvrage n’est sûrement pas la meilleure formule. La station de Magné devient obsolète et saturée, elle génère d’ailleurs de mauvaises odeurs. Le problème est identique à Coulon du fait des seuls effluents de la laiterie. » Le cabinet conclut : « Il est clairement apparu que le rattachement du réseau de Coulon à la future station de Magné constituait techniquement et financièrement la formule la plus sécurisante et la mieux adaptée. Ladite station sera étudiée pour prendre en charge ultérieurement le village de La Garette, commune de Sansais, dans le cadre de la Communauté de communes de la Venise Verte dont l’assainissement constitue l’une des compétences optionnelles. » En conséquence, les élus des deux communes ont « refusé l’orientation proposée par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne ».

La municipalité de Magné a alors acheté un terrain de 2ha situé en bordure de Sèvre Niortaise dans le quartier de Jousson, assez loin de toute habitation, pour des travaux estimés à 3 millions de francs. De plus, il était prévu l’installation d’un système de relevage (photo ci-contre) dans le secteur de La Repentie, qui devait alors accueillir un complexe hôtelier et le captage du réseau de Coulon.

Une station d’épuration existante

Magné possédait déjà une station d’épuration. Construite en 1973 (capacité 1.500 habitants), elle était d’une technique très sommaire quoique suffisante à l’époque. Les risques d’une grave pollution commençaient à menacer l’environnement dès 1989. La construction de sa nouvelle station débute en juillet 1994 pour s’achever, « sans encombre », est-il précisé, en janvier 1995. Aujourd’hui, la station d’épuration (capacité 4.000 équivalent-habitants) collecte les eaux usées d’environ 3000 habitants (photos ci-dessous : documents Mairie de Magné) de Magné, du village de La Garette et d’une partie du site de La Repentie. La station est conçue pour bénéficier d’une extension qui doublerait sa capacité.

Le 2 mai 1996, les élus coulonnais apprennent : « Dans le cadre de la Mission eau, une étude d’assainissement par grandes zones est en cours de réalisation par les services préfectoraux. Une zone, prévue autour de Niort, englobe plusieurs communes riveraines de la Sèvre Niortaise, » dont Coulon. Ce projet vise à brancher les communes ainsi groupées à une seule et même usine d’assainissement. Le 12 juin 1996, le maire Pierre Rousseau réaffirme « Lors de sa réunion du 25 mai, le Conseil avait délibéré sur la carte d’agglomération établie par la préfecture dans le cadre de la « mission eau ». Cette carte définit un site unique de traitement des eaux usées, en l’occurrence Niort. Or, une orientation avait déjà été prise pour acheminer les eaux usées de Coulon vers Magné. »

Enfin, en septembre 1996, les élus se positionnent : « La station de Coulon saturée est devenue obsolète. Il convient donc de raccorder rapidement le réseau d’assainissement à la station magnésienne. Après réalisation, l’actuelle station coulonnaise serait destinée à purifier les seuls effluents provenant de la laiterie. Les travaux seraient lancés dès le début 1997. La canalisation traverserait la Sèvre niortaise face à la plaine de l’Autremont pour rejoindre directement les installations de La Repentie. »

Mais, en 2004, cette perspective était mise en pointillé par la CAN. En effet, la fermeture de la laiterie de Coulon rendait alors moins urgent le raccordement de cette commune à la station magnésienne.

Et aujourd’hui, dernier épisode ?!

Aujourd’hui, après la construction d’une vaste station d’épuration à Niort, le dossier coulonnais est rouvert par la Communauté d’Agglomération du Niortais (CAN) qui gère l’assainissement pour ses communes adhérentes dont Magné et Coulon. La commune de Magné dispose toujours de sa propre station fonctionnelle et… Coulon a toujours sa vieille installation (photo ci-contre) à peine rénovée.

Le projet de construction d’une nouvelle station à Coulon resurgit en 2017 sous la forme d’une station par lagunage qui soulagerait son aînée. Très vite, la commune de Coulon lance une procédure de modification du Plan Local d’Urbanisme qui crée un emplacement réservé de 82 780m2, à « la demande du service assainissement de la CAN en vue de la réalisation d’une station d’épuration avec lagunage. » Elle serait implantée au plus près de la station actuelle afin de limiter la longueur des canalisations de transfert. Une distance minimum de 100 mètres par rapport aux habitations serait imposée. Et le site serait bordé par une voie d’eau propice à la réception de l’effluent traité. De plus, ces parcelles devront être situées en dehors du site classé du Marais mouillé et de la zone Natura 2000, et ne seraient pas concernées par une zone humide.

L’achat des terrains

Le 23 septembre 2019, la CAN décide d’acquérir deux parcelles dans l’espace réservé situé au lieu-dit Les Planches sur la route de Baudichet, Il s’agit d’une partie d’un terrain cadastrée D 1275 pour une superficie d’environ 5 400 m², et de l’intégralité de la parcelle voisine cadastrée D 1276 d’une superficie de 2 699 m². Le prix d’acquisition pour ces deux terrains a été fixé à la somme de 3 000 €. Le montant de l’indemnité d’éviction due au propriétaire-exploitant, qui a été calculée selon les barèmes de la Chambre d’Agriculture, s’élève à 500 €.

L’emplacement réservé pour la station d’épuration par lagunage comporte de magnifiques haies qu’il faut impérativement protéger. Photo Gilles Petit

En attendant la mise en service de cette future station d’épuration coulonnaise, les techniciens de la CAN interdisent tout nouveau branchement sur le réseau car celui-ci est complètement saturé.

Cependant, les lotissements viabilisés fleurissent sur la commune avec leurs nombreux lots à raccorder. Les futurs résidents se trouvent face à un dilemme car le règlement d’assainissement stipule « dès lors que le réseau d’assainissement collectif est mis en place dans votre rue, vous avez obligation de vous raccorder dans les deux ans après sa mise en service. » Si les propriétaires souhaitent occuper leur résidence avant la mise en service de la nouvelle station d’épuration, ils devront diriger leurs eaux usées vers un système d’assainissement autonome sous réserve que cette dernière installation ait été vérifiée et déclarée conforme par le service assainissement.

Un projet abouti ?!

L’équipe municipale coulonnaise actuelle, souhaitant voir aboutir le projet dans les meilleurs délais, a relancé l’affaire. Selon M. Dominique Giret, chargé des Grands Projets : « le projet est à l’étude : volume, capacité de traitement, liaison avec l’ancienne station, intégration paysagère, mesures d’accompagnement avec éventuellement l’aménagement d’une zone de rejet végétalisée (milieu aquatique installé à la sortie de la station)… Nous devions croiser la CAN courant décembre pour faire le point sur le dossier et en particulier partager l’échéancier de réalisation. » Cette réunion qui n’a pu se tenir, aura lieu début mars. Selon la maire Anne-Sophie Guichet « nous resterons vigilant sur ce dossier d’une grande importance pour notre commune et nous ferons le maximum pour un raccordement optimal des habitations en fonction de la capacité de la station. Pour le moment, il n’y a plus de possibilité de raccordement au réseau collectif. Quant aux possibilités de raccordement des constructions dites éparpillées, nous attendons le rendez-vous avec l’Agglomération pour connaître leur position et les possibilités de raccordement ! »
« Les travaux devraient être fait sur l’année, voire au premier semestre 2022 », estime M. Giret.

Dernière info

Réunis le 12 avril 2021 en assemblée communautaire, les élus ont voté le renouvellement de l’unité de traitement des eaux usées de Coulon en remplacement de la station d’épuration existante. Le projet prévoit la construction d’une filière de type boues activées. Le montant total de l’opération a été estimé à 2,8 M d’€.

Gilles PETIT

COULON (79) : Réhabilitation de la voirie du Quai Louis-Tardy

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Intitulé par la municipalité coulonnaise « Au fil des quais », un atelier-diagnostique a réuni les responsables d’embarcadères touristiques, des habitants riverains et la chargée d’études, en présence de messieurs l’inspecteur des sites et l’Architecte des Bâtiments de France. Le but : essayer d’harmoniser le patrimoine architectural avec le futur revêtement de la voirie du Quai Louis-Tardy.

Une partie du Quai Louis-Tardy (rive à gauche) en bordure de Sèvre Niortaise à Coulon (79)

Le Quai Louis-Tardy est l’artère emblématique du cœur de village puisqu’il concentre la totalité des embarcadères professionnels et une grande partie des commerces (restaurants, hôtel…). Ce lieu touristique incontournable de Coulon, où convergent tous les visiteurs, a une chaussée en partie endommagée. Il devrait donc être en harmonie avec les autres rues et places honteusement réhabilitées, ces dernières années, avec du béton. Le projet prévoit de traiter non seulement l’aspect architectural et environnemental de cette voie en utilisant des matériaux simples et d’origine locale, mais également le problème de la circulation, du stationnement et du cheminement piéton et cycliste avec un accent tout particulier mis sur la sécurité et l’accessibilité. D’un linéaire relativement important, le projet est scindé en quatre secteurs.

Ce « projet majeur » consiste à restaurer l’ensemble de la voirie du Quai Louis-Tardy à Coulon, du pont sous la Route Départementale n°1 jusqu’à la plaine de l’Autremont (non comprise), voire « un peu plus en fonction de la capacité d’action une fois qu’on aura le projet élaboré », précise M. Dominique Giret, 1er adjoint au maire.

Au mois d’octobre 2020, une consultation avait été lancée pour une mission de maîtrise d’œuvre. Sur les huit bureaux d’études qui ont répondu, les membres de la commission d’appel d’offres ont retenu le bureau d’études dci-Environnement, basé à Boufféré en Vendée, lequel propose de réaliser ce programme environnemental pour un montant d’honoraires de 24 200 € HT (la mission de base) + 1000 € HT pour l’option «atelier diagnostique en marchant». La durée de la mission est évaluée à 49.50 jours. Les plans seraient présentés avant cet été, pour un début de chantier envisagé en début d’hiver prochain.

Une visite déambulatoire

Conduit par M. Giret et Mme Mélisande Bertrais, de la Cellule conception chez dci-Environnement, cet « atelier-diagnostique en marchant » a eu lieu sous forme de deux heures de déambulation sur les quais de la Sèvre Niortaise à laquelle étaient conviés les habitants de la commune, principalement ceux résidant sur les quais, et l’ensemble des acteurs touristiques concernés par ce projet.

Photo Gilles Petit

Étaient également présents (de gauche à droite) MM. Jean Richer, urbaniste, géographe et Architecte des Bâtiments de France (ABF) en Deux-Sèvres auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Nouvelle-Aquitaine, et Sylvain Provost, inspecteur des sites à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). On notera que l’ABF intervient car le village est compris dans le périmètre architectural de l’église de la Sainte-Trinité, alors que la DREAL intervient car les quais (et uniquement les quais, pas les bâtiments riverains) sont inclus dans le site classé qu’est le Marais Poitevin.

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Une reconnaissance des lieux

Après avoir recensé les nombreuses informations recueillies par sa technicienne, Mélisande Bertrais (à gauche en compagnie de Dominique Giret), le bureau d’études va travailler sur « les principes techniques en matière de restauration sur l’ensemble du Quai Louis-Tardy ».

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M. Giret explique : « Seront chiffrés la totalité des quais, [de la plaine de l’Autremont, non comprise, jusqu’au pont de la route départementale] sur près d’un kilomètre, mais nous connaissons déjà notre capacité financière limitée à 500 000 €. Il s’agira ensuite en fonction du coût au mètre linéaire de voir quelle portion on peut faire pour positionner les travaux. Du fait des premières estimations, il semble qu’on ne soit pas en capacité de réaliser la totalité linéaire des quais. Cette discussion, on l’aura quand on aura le devis. Évidemment, nous ferons le plus possible et ce ne sera qu’une première phase si nous ne pouvons pas couvrir l’ensemble linéaire. »

Les dépenses de réhabilitation du Quai Louis-Tardy, estimées à 506.200 €, seraient subventionnées par des dotations du Département et de l’Etat, au titre de la DTER 2021 (dotation des territoires ruraux).

Louis Tardy

Né à Coulon (79) le 4 juin 1875 et mort à Paris le 6 mai 1961, Louis Tardy était ingénieur agronome et banquier. Il fut également maire de Coulon à partir de 1947 jusqu’à sa mort à l’âge de 86 ans. En 1901, il participe à la fondation de la Caisse régionale de Crédit Agricole d’Île-de-France, qu’il dirige jusqu’en 1904. Après la Première Guerre mondiale, il est nommé directeur du Crédit Agricole. En 1940, il revient à Coulon et devient administrateur puis président de la Caisse régionale de Crédit Agricole des Deux-Sèvres.

Document : « Histoire de Coulon de A à Z » auteurs Jacques Altmeyer-Carrio et Jean-Louis Gibaud 2016 Geste Editions

Les Grands Travaux du Marais Poitevin, lancés par Monsieur le Président de la République François Mitterrand le 4 février 1992 à Arçais, ont permis de réhabiliter une partie de la rive droite de la Sèvre Niortaise à Coulon. Un chantier qui a débuté le jeudi 15 septembre 1994 jusqu’en juin 1995, à l’issue d’études débutées le 18 décembre 1992. Une mémorable fête d’inauguration de cette première tranche de restructuration et de réhabilitation du Quai Louis-Tardy s’est déroulée le samedi 7 octobre 1995.
Engagée en janvier 2000 de façon identique à la tranche déjà exécutée, la restauration des berges a connu en 2002 deux nouvelles phases de réalisation : de la rue de l’Église à la rue du Château-Bas, puis de la rue du Château-Bas à la Ruelle du Four.


Si, à cette occasion, la Grande Rue (la rue de l’Eglise actuelle) retrouvait sa cale d’antan, recouverte par un embarcadère pour personnes handicapées adossé à un mur de pierres formant anti-corps. Un ponton, inauguré en grande pompe le 11 juillet 1990 par M. Michel Gillibert, alors secrétaire d’État, qui n’a jamais été utilisé comme tel.

Et quid des évailles (crues) ?

Les participants à cet « atelier-diagnostique en marchant » se sont arrêtés devant chaque habitation (ou presque) pour étudier leur aspect extérieur. Ici, la chargée d’études s’est notamment intéressée aux bordures de trottoirs et des riverains ont profité de l’occasion pour dénoncer l’esthétique des guérites des embarcadères. Photo Gilles Petit

Gilles PETIT

Avant toute intervention sur la voirie du Quai Louis-Tardy à Coulon, il faudra régler ce problème sous-jacent. Photos Gilles Petit

COULON (79) : la gestion de l’éclairage public remise en question

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Pendant le couvre-feu, du 15 décembre 2020 et au 20 janvier 2021, de 20 heures à 6 heures du matin, instauré par l’Etat français dans le cadre du confinement COVID-19, la municipalité coulonnaise « souhaitait éteindre tous les éclairages publics à partir de 21 heures » dès le 15 décembre 2020. Dans un communiqué daté du 17 décembre 2020, elle annonce : « malheureusement, bien indépendamment de notre volonté, certains secteurs, notamment dans le nord de Coulon, restent allumés. La responsabilité de cette situation revient au prestataire de l’électricité qui est dans l’incapacité de procéder aux réglages demandés. » Cette incapacité se cumulant à d’autres « insatisfactions », le Conseil municipal a décidé de ne pas renouveler le contrat de maintenance ad hoc avec la société SEOLIS.

A Coulon, durant le couvre-feu national COVID-19, l’éclairage public et les illuminations de Noël devaient s’éteindre à 21 heures au lieu de minuit pour se rallumer vers six heures comme d’habitude. Photo Gilles PETIT

La commune de Coulon a renouvelé, en 2017, un contrat de maintenance nommé IRIS avec le fournisseur multi-énergie SEOLIS. Ce contrat de gestion de l’éclairage public arrivant à échéance le 31 décembre 2020, SEOLIS a fait une nouvelle proposition à la collectivité, en ajoutant qu’il convient de mettre en sécurité des équipements non conformes : armoires de commande, disjoncteurs, trappes de mât, contre une facture de 4 817,17 € TTC.

Le contrat de maintenance et d’entretien renouvelable se monte à 47 505,03 € TTC sur quatre ans, soit 11 876,25 € TTC par an. On notera que la souscription précédente, également de quatre années, affichait la somme de 45 009 € TTC. Selon l’adjoint à la maire, M. Fabrice Berjonneau : « les élus ont rencontré récemment les représentants de SEOLIS et leur ont d’abord signifié leur insatisfaction sur les délais d’intervention sur les pannes et le dysfonctionnement du réseau d’éclairage public. » Il ajoute : « les termes du contrat ne sont pas toujours respectés et il est fort onéreux par rapport aux prestations rendues. » Par exemple, la municipalité avait décidé d’éteindre l’éclairage public à 21 heures pendant le couvre-feu. Ce qui n’est réalisé que partiellement car le secteur nord ne sera pas éteint, parce que, explique M. Berjonneau, « SEOLIS nous a branchés avec les réseaux des communes voisines Saint-Rémy et Benet. Si on éteint nos lanternes, on éteint aussi Saint-Rémy et Benet. Nous avons plein d’insatisfactions comme ça. »

La maire de Coulon Anne-Sophie Guichet confie : « il faut bien réfléchir parce qu’on paie très cher un contrat juste pour changer quelques ampoules et un petit peu de matériels supplémentaires. Mais nous avons des électriciens locaux capable de le faire. Sans compter qu’on a aussi un agent technique qui a une formation en électricité. »

Lors de la réunion du Conseil municipal, le 16 décembre 2020, les élus étaient invités à ne pas renouveler ce contrat. Coulon devenant ainsi autonome comme sa voisine Magné, notamment. « Nous avons consulté les services techniques, » assure la maire, « en interne, nous avons une personne qui a une formation de base en électricité, que l’on peut aussi former, sachant que, s’il n’est pas en mesure de le faire, on pourra éventuellement démarcher un électricien local qui pourrait l’aider dans ces travaux. » De l’avis général, le coût sera moins élevé que le tarif du contrat SEOLIS. Les élus coulonnais ont aussi demandé à leurs homologues magnésiens « comment ils faisaient en gestion interne ». « Ça me semble tout à fait faisable, » reprend M. Berjonneau, « ça va nous permettre de travailler aussi sur la souplesse de la gestion car aujourd’hui, quand nous voulons éteindre un site ou changer les horaires, c’est super compliqué. On pourra gérer comme on veut pour un coût moindre. Une partie de l’éclairage est réglé par des horloges, ce qui fait que les services techniques peuvent intervenir. Mais il y a toute une partie plus moderne gérée informatiquement par SEOLIS qui a donc la main. Si on reprend la gestion, il faudra changer le système d’horloges donc il y aura une partie d’investissement au départ. Après, on voit, on teste. Si nous nous apercevons que ça ne fonctionne pas, que c’est compliqué, on pourra revenir sur notre décision. »

PHOTO : La déco 2020 réalisée par la municipalité coulonnaise Photo Gilles Petit

Des Coulonnais ont constaté que l’éclairage public dans certains secteurs, est allumé en plein jour. « On leur dit, on leur signale et ça ne bouge pas, » réagit M. Berjonneau, « on passe, on voit notre éclairage et on paie. » L’adjoint conclut « SEOLIS s’est aperçu qu’on n’était pas sur les bons fuseaux horaires, ce sont ceux des pays de l’Est dont l’Allemagne. C’est grave car ça fait plusieurs années que la commune demande à ce que ça bouge. »

Fort de ce constat, le Conseil municipal de Coulon a voté, à l’unanimité, la non-reconduction du contrat IRIS avec SEOLIS. La municipalité sera donc autonome en matière d’éclairage public dès le 1er janvier 2021.

Gilles PETIT

Le message de la commune de Coulon (79) en cette fin d’année 2020 Photo Gilles PETIT

Concernant cette publication, M. Sébastien Ferron, adjoint au maire de Magné (79), dresse ce commentaire : « On peut parfois constater une différence de traitement entre un ménage français et une municipalité chez certains prestataires de services. Il peut être intéressant de positionner un référent au sein d’une équipe municipale qui vient suivre et « éplucher » ces contrats. En général, il y a des économies à aller chercher avec un tel suivi. »