Deux-Sèvres

COULON (79) : L’Epicerie d’Isa, la nouvelle supérette COOP

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« Que les Coulonnais prennent le temps de découvrir le magasin. J’aimerais qu’ils oublient l’ancien. Qu’ils viennent rencontrer la nouvelle propriétaire », tel est le souhait de Madame Isabelle Montillaud. Nouvelle venue dans la Venise Verte, la commerçante vient d’ouvrir L’Epicerie d’Isa, reprenant ainsi la supérette Coop installée depuis 1932, 10 rue du Marais à Coulon (Deux-Sèvres).

Le magasin COOP devient L’Epicerie d’Isa de Coulon. Photo Gilles PETIT

Géré depuis le 3 mai 2017 par Mme Alexandra Gobin-Flandrois et M. Thierry Albert, au sein de la SARL ALEXTHINO, le magasin Coop de Coulon a fermé juridiquement le 1er mai 2020 au terme de la location-gérance de trois années donnée par la société Coop Atlantique. Un contrat renouvelable d’année en année par tacite reconduction, sauf dénonciation. Dès la dissolution et la clôture décidées lors des assemblées générales extraordinaires des 10 janvier 2020 et 23 avril 2020 de la SARL ALEXTHINO, Madame Isabelle Montillaud a saisi l’opportunité de (re)venir aux origines de sa famille : le village de Coulon.

Mme Isabelle Montillaud, nouvelle gérante de l’enseigne COOP de Coulon. Photo Gilles PETIT

Née à Paris, Mme Isabelle Montillaud a grandi en région parisienne : « Je suis arrivée en 2002 sur la région à Saint-Pierre-le-Vieux en Vendée », se félicite-t-elle. La néo-maraîchine a toujours œuvré dans le commerce d’alimentation. « J’ai débuté avec le groupe Monoprix. » Puis, après une petite interruption d’activité consacrée à ses enfants, elle a repris du service . . .  dans une station-service. En 2015, elle a acheté un fond de commerce, en co-gérance, la Coop de Maillezais qu’elle a quittée en décembre 2018.

 

Et la voilà dans la Venise Verte.

Pourquoi Coulon, s’étonneraient les autochtones ? « Parce que les événements privés font parfois qu’on peut être amené à se déplacer et il se trouve que Coulon était la ville de ma famille », avoue l’intéressée. « Je suis petite-fille, arrière-petite-fille de Coulonnais. Mon arrière-grand-père était le sabotier de Coulon, M. Pierre Vergnon et son épouse Germaine qui travaillait à la cantine de l’école locale, je crois. Mes grands-parents s’appelaient Léon et Lisette Morin. J’ai passé mes vacances ici. » Peut-être à courir dans les venelles de Coulon qu’elle dit « bien connaître ». En fait, « quand on a quitté la région parisienne, c’était pour venir à Coulon. »

Une petite histoire de la Coop à Coulon

Créée par un sieur Martin, qui pérennisa l’affaire durant près de quatre décennies, l’épicerie de la rue du Marais a connu plusieurs gérances. Ce commerce a tenu le haut de l’affiche de 1996 à 1998. En effet, le 14 septembre 1996, les Coulonnais découvrent sur la porte d’entrée du magasin Score, la renommée supérette située près de l’Eglise de Coulon, le panonceau « Fermé pour congés annuels ». En réalité, la propriétaire Mme Marie Villeneuve avait choisi d’arrêter définitivement son commerce d’alimentation après la saison estivale car elle ne « pouvait plus assurer la qualité du service faute d’un chiffre d’affaires satisfaisant », avait-elle argumenté. Prenant l’affaire à cœur, le maire d’alors M. Pierre Rousseau a entrepris des démarches pour « recréer un magasin d’alimentation afin de maintenir un peu de vie dans le bourg« . Et de préciser : « Il y a pourtant de la place pour deux commerces de ce genre ». L’autre magasin à l’enseigne Coop était tenu par M. et Mme Jacques Celereau, rue du Marais. « Malheureusement », soulignait le maire, « il est légèrement décentralisé. Il faudrait qu’il se rapproche du centre-bourg ». De ce fait, M. Rousseau avait contacté la direction générale de la Coop à Saintes (Charente Maritime) afin de solliciter une implantation place de l’Eglise. Dans sa réponse, la coopérative avait suggéré la construction d’un atelier relais par la municipalité dans lequel seraient installés des commerces. Cette solution n’a pas été approuvée par les élus. De plus, l’extension du supermarché Unico, situé à Magné la proche commune voisine, était en projet. Cette moyenne surface commerciale « joue un grand rôle dans les difficultés financières des petits commerces des bourgs voisins », constatait déjà le maire de Coulon.

En 1997, la Coopérative régionale de Saintes annonce que le bâtiment qui abrite son magasin de la rue du Marais va bénéficier d’une totale rénovation de la cave au grenier, intérieur et extérieur, profitant de l’occasion pour doubler sa surface de vente qui passera ainsi de 38m² à 78m². Afin d’éviter la fermeture de son commerce pendant deux mois de travaux, M. Celereau a trouvé un local dépannage donnant sur la place de l’Eglise au n°38, voisin du restaurant de la Venise Verte, aujourd’hui dénommé Le Marais Social Club. La Coop a fermé le vendredi 24 octobre 1997 le temps de déplacer les rayons durant un week-end. La famille Celereau qui logeait au-dessus du magasin, était alors hébergée dans un bungalow du village de vacances mis à sa disposition par la commune. Le magasin Coop a réintégré ses locaux rénovés début janvier 1998 après avoir réalisé un remarquable et inespéré chiffre d’affaires malgré l’exiguïté de la boutique temporaire. Force est de constater que l’implantation définitive dans le centre-bourg était une belle opportunité manquée par la Coop.

Le rêve d’Isa

« Je préfèrerais être plus au centre qu’ici », regrette Mme Montillaud. « Tout ce qui est tourisme ne passe plus devant le magasin, on envoie directement vers le grand parking alors qu’avant les touristes qui rentraient à Coulon passaient forcément par ici, tous les bus, tout passait par là. Maintenant plus personne ne passe devant un magasin placé ici. En plus le stationnement a été supprimé. » Toutefois, la nouvelle gérante souffle que la Coop étudie un projet d’implantation sur le site de l’ancienne station-service de Coulon qui est judicieusement placé rue André-Cramois sur le passage des estivants. « Ce serait toujours mieux là-bas qu’ici. Il y aurait du passage, du stationnement sans problème, un magasin deux fois plus grand », imagine la commerçante. « Ce magasin resterait proche des habitants du centre-bourg lesquels n’auraient pas de déplacement plus long. Ça ne devrait pas changer. Les résidents des écarts auront plus de visibilité. » De plus, il y aurait la présence d’un boulanger dans ce projet.

Mme Isabelle Montillaud (à gauche) présente à ces clientes le nouvel agencement de son magasin. Photo Gilles PETIT

Un nouvel agencement

Pour l’heure, Mme Isabelle Montillaud présente L’Epicerie d’Isa : « Le magasin a eu pas mal de transformations. Il a été réaménagé à mon goût. En terme d’agencement tout a été revu, les peintures refaites. De nouvelles vitrines froides ont été mises en place. Un nouveau présentoir en bois qui n’existait pas pour les fruits et légumes. On est sur la gamme des produits auxquels on peut accéder en tant que gérant de chez Coop et des produits U puisque, depuis 2015, les petites supérettes Coop ont la marque U intégrée dans leurs magasins. C’est un plus car, d’abord U est une marque connue, reconnue, appréciée. Ça permet d’avoir des prix de vente plus raisonnables que ceux qu’il y avait avant. On ne peut pas demander à un magasin de proximité de pouvoir s’aligner sur les prix pratiqués en grande surface car on n’a pas le même débit. Mais maintenant, on est capable d’offrir une gamme de produits quasiment tout aussi importante que dans une grande surface. Et au-delà de la Coop, j’ai une entière liberté de travailler également avec d’autres fournisseurs. En terme de statut, je suis complètement indépendante. Ici je loue les bâtiments appartenant à Coop. »

« J’ai la chance de faire le métier que j’aime sinon je n’aurais pas ouvert les portes. Je suis seule à travailler ici pour l’instant », conclut la commerçante. « Bien sûr, j’ai des projets. Mais pour que ces projets aboutissent, c’est comme tout petit commerçant, il nous faut des clients. Si je n’ai pas de clients, je n’évoluerai pas. Que les Coulonnais prennent le temps de découvrir le magasin, de me rencontrer. J’aimerais qu’ils ne restent pas sur l’idée de l’ancien magasin. Tout dépendra des Coulonnais. »

Des services

L’Epicerie d’Isa offre ses services d’abord aux locaux. En plus de l’alimentaire, la supérette envisage de proposer d’autres produits (des fleurs, des vêtements, de l’outillage, de la quincaillerie, des produits artisanaux. . .) Les idées ne manquent pas. En revanche, il n’y a plus de « chinage », à savoir le colportage avec un camion-magasin. Mais des livraisons à domicile seront assurées sur la commune de Coulon, sur les villages de Sansais et La Garette, ainsi qu’à Magné en complément du drive de Super U pour les personnes qui ne peuvent se déplacer.

Client-coopérateur

Les clients de L’Epicerie d’Isa peuvent devenir coopérateurs-actionnaires chez Coop porteurs d’une carte ad hoc. Un coopérateur achète au minimum une part d’une valeur actuelle de 7 euros, sachant qu’il est possible d’en acheter bien d’avantage. Ainsi, à chaque fois qu’un client-coopérateur fait un achat, au bout d’un certain temps, il reçoit un ou plusieurs bons de réduction valables sur l’ensemble du magasin ou d’autres offres. La carte donne aussi accès à des conditions de vacances, de logements, etc suivant un système d’autocollants qui peuvent permettre d’obtenir par exemple un filet de 15-30 euros offert. En plus, la supérette proposera de petites opérations commerciales, dont, le mois prochain, un euro offert pour 15 euros d’achat utilisable lors d’un prochain achat que l’on soit client-coopérateur ou non.

L’Epicerie d’Isa, magasin Coop, 10 rue du Marais 79510 Coulon, ouverte tous les jours sauf le mercredi de 8h30 à 13h00 et de 15h00 à 19h30, le dimanche de 9h00 à 13h00. Tél. : 05 49 35 90 01

Gilles PETIT

 

 

MARAIS POITEVIN : Coulon en confinement Covid-19, des photos inédites

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Dans la Venise Verte, notamment à Coulon (Deux-Sèvres), la saison touristique débute habituellement aux fêtes de Pâques. Cette année, le confinement de la population française dû à la pandémie du Covid-19 a contraint les entreprises de batellerie à laisser leurs barques au garage. En effet, les bateliers n’étaient pas autorisés à reprendre leurs activités et, d’ailleurs, les potentiels touristes étaient invités à rester confinés en leur domicile.

Fait exceptionnel, à cette période de l’année, seules les barques des autochtones sont amarrées aux anneaux des rives de la Sèvre Niortaise. Elles aussi sont appelées à rester à quai.

Voici un florilège d’instantanés saisis un dimanche de Pâques le 12 avril 2020, entre 17 et 18 heures.

On regrette de ne pas pouvoir restituer les sons, les odeurs, l’atmosphère surnaturelle d’une situation surnaturelle et . . . ce silence sans cris de gens surexcités, sans les (trop forts) commentaires des guides bateliers qui poussent leurs lourdes barques pleines de touristes, sans véhicules automobiles qui vrombissent et/ou franchissent, au loin, ostensiblement les ponts et autres passages piétons surélevés. Même le vent s’est fait murmure cet après-midi là dans les arbres aux feuilles naissantes. Et ce soleil qui illumine Coulon uniquement pour les Coulonnais, pense-t-on. « Le bonheur », selon une habitante qui, d’ordinaire, voit passer sous sa fenêtre des dizaines, voire des centaines de bateaux par jour.

A Coulon, la Sèvre Niortaise, une autoroute de bateaux en pleine saison, sans barques, sans touristes, sans Maraîchins, et . . . sans commentaires (Photos Gilles PETIT) :

 

Quand un merle chante en période de confinement (Covid 19)

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Cette semaine-là, en pleine ville de Niort confinée pour essayer d’enrayer l’épidémie de Covid 19, un merle chante aux crépuscules du matin et du soir.

Photo Gilles PETIT

L’oiseau s’égosille à l’angle d’un toit du Centre hospitalier de Niort (Deux-Sèvres). Depuis deux jours, je le vois et je l’entends depuis ma chambre du 6ème étage, depuis le lit que je ne puis quitter. Je l’écoute. Je remarque un chant dominant tous les autres sons. Il est vrai que les bruits quotidiens sont, eux aussi, confinés. Quoique, dans l’enceinte d’un grand hôpital, dire que les trafics en tous genres sont réduits durant une telle période est un euphémisme. Au-dessous, les lumières des fenêtres s’allument ou s’éteignent, peu à peu, selon le moment de la journée. Combien de patients et de personnels soignants remarquent ce souffle de vie, ce puissant chant de liberté, qui planent au-dessus d’eux ?!

Ce soir-là, un mercredi, le merle a chanté encore plus fort. Il avait pourtant commencé son récital comme à l’accoutumé, bien posé sur sa place favorite. Mais à 19h30 précises, il s’est interrompu comme interloqué. Vraiment ! Une vive concurrence l’a interpellé. Je n’ai pas saisi tout de suite la raison de cette pause fortuite. Puis, l’oiseau se remit à chanter de plus belle. Fort et clair. Le jabot encore plus gonflé. Il essayait de couvrir le concert donné par les cloches des églises, chapelles, temple . . .  de la ville, et certainement de la France entière.

Les cloches sonnaient pour remercier et rendre hommage aux personnels soignants de tous les services de santé de l’ensemble de la France, mobilisés dans la lutte contre le coronavirus. Ceci pendant dix minutes, montre en main.

Ambiance surnaturelle pour une situation surnaturelle. Atmosphère lourde adoucie par le chant de ce merle qui chantait seul, toujours et encore contre les cloches. Contre, non ! En fait, il les accompagnait. Avec le recul, il me semble qu’il a exceptionnellement harmonisé ses gammes.

Ce merle symbolise la nature, la force de la nature plus forte que les seuls humains.

Lorsque les cloches se sont tues, le merle a poursuivi ses vocalises quelques courts instants. Peut-être épuisé, il aura eu la dernière note avant de se confondre dans la nuit noire.

Une belle leçon d’humilité que devrait retenir l’humanité.

Une histoire authentique vécue par Gilles PETIT

MAGNE (79) : La disparition d’un « doux rêveur » Claude Audis

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Un « doux rêveur » nous a quittés un dimanche avant l’aube, le 8 mars 2020, dans sa 75ème année. M. Claude Audis réalisait ses rêves et ceux des autres, quels que soient les cercles familial, professionnel ou associatif. Les mondes politique, sportif, artistique, caritatif . . . de Magné, du Niortais et des Deux-Sèvres rendent hommage à un homme entreprenant qui fuyait les. . . honneurs.

Pour le grand public, M. Claude Audis est inéluctablement associé au Festival International de Peinture de Magné. Une manifestation créée le 13 avril 1989 sous l’égide de l’association Magné Animation. Dans cette vidéo préparée spécialement par Capt’Action79 : https://youtu.be/hBIhzoHIA5c, ce co-fondateur conte la genèse d’un rêve fou né d’une rencontre. Ce film sonne également l’heure de sa « retraite associative » après 36 années de services.

« Claude n’est plus… Au revoir Claude. Difficile de ne plus voir ta silhouette. Ton village de Magné ne l’oubliera pas. Ce village que tu as fait tien. Ce village, à qui tu as façonné, en tant que président bâtisseur du Festival de peinture, un bel habit de lumière, reconnu en deça et même bien au-delà de nos frontières. » écrit André Réault pour l’association de jumelage franco-allemand Magné-Weitnau Photo Michel Castellani
M. Jean-Marie Zacchi, président d’honneur et du jury du Festival de peinture à son ami Claude Audis : « Les artistes se retrouvent, les artistes se découvrent, des amitiés naissent. » Photo Michel Castellani

A l’occasion du 8ème Festival de peinture Magné – Marais Poitevin, les 20 et 21 juillet 1996, le président Claude Audis déclarait : « Au moment où se profile sur l’horizon du prochain été la nouvelle cohorte des artistes qui vont entreprendre la route vers Magné, laissez-moi rêver de ce Festival. . . Je vois la toile peinte durant ces années avec le mauve de nos risques insensés, l’ocre de nos hésitations, le gris de nos erreurs de débutants et bordés du rouge de notre passion ! Je rêve d’une nouvelle fête orchestrée par l’équipe de Magné-Animation dont le dynamisme et le cœur à l’ouvrage feront encore merveille. Je rêve de tous ces artistes convergeant vers le Marais Poitevin, même d’au-delà de nos frontières. Débutants, peintres au talent confirmé, maîtres de leur art, tous viennent participer au même Festival. Je rêve de ces grands artistes, nos invités d’honneur qui présenteront leurs œuvres gracieusement devant un public toujours plus nombreux, passionné et ravi. Je rêve de tous nos partenaires : collectivités, entreprises, institutions, commerçants et artisans qui, par leur précieux soutien, témoignent d’un profond souci artistique. Et si ce rêve n’était autre que la prochaine édition du Festival de Peinture de Magné ! »

A l’occasion de la 30ème édition du Festival de Peinture de Magné, une grande partie des artistes professionnels, anciens invités d’honneur ont répondu à l’appel de Claude Audis (au centre). Photo Michel Castellani
Une photographie souvenir prise à l’issue du 3ème Festival de Peinture en 1991. Photo dr

Lors de ses obsèques, son fils aîné a ainsi résumé la personnalité de son père (extraits) : « Dans tous les [cercles] où tu t’es impliqué, tu étais aussi bien un boute-en-train qu’une personne sérieuse à qui on peut donner, à qui on peut demander des conseils ou des services. Tu as eu une vie sociale extraordinaire avec, pour principaux [cercles] de vie, le Yachting-club niortais, le Rotary-club Niort Sèvres, la Confrérie des Mangeux de Lumas, le comité d’honneur des Chamois Niortais, etc. (. . . ) Tu passais tes journées à travailler près de 12 heures pour trouver du travail à tes employés ou plutôt à tes compagnons, comme tu aimais à dire, tellement tu t’occupais d’eux et de leur trouver du travail. Tu étais un patron gentil mais très exigeant. Monsieur Audis, c’est comme cela que te nommaient toutes les personnes qui ne te connaissaient pas au point de ne pas utiliser ton prénom. Ta personnalité charismatique imposait le respect, même si tu étais un grand gentil. Monsieur Audis, c’est comme ça aussi que les Magnésiens t’ont connu quand tu es devenu conseiller municipal, puis adjoint à la culture six ans plus tard. Tu as consacré beaucoup de temps au monde associatif et au bénévolat car, durant ton passage à la municipalité, tu as été dirigeant au club de foot de Magné, un des premiers acteurs du comité de jumelage de Magné qui unit toujours Magné à Weitnau [une ville allemande] et le père fondateur avec M. Jean Thébault du Festival de peinture. Le Festival qui sera au centre de ta vie pendant 30 ans, qui a une reconnaissance internationale, à l’exemple d’une réussite extraordinaire. Tu as réussi avec une bande de sept à huit personnes à l’origine. Des illuminés comme on aurait dit à l’époque. Une expérience unique qui marque une vie et qui te vaut la reconnaissance que tu as aujourd’hui. »

Né le 25 juin 1945, M. Audis se plaisait à dire que son entreprise avait son âge car son père aurait fondé sa société à Niort l’année de sa naissance. Un établissement que le fils Claude a repris le 12 juin 1972, presque en cadeau d’anniversaire. La société individuelle qui portait son nom « Monsieur Claude Audis » a été active pendant 34 ans, puis elle est devenue l’entreprise Audis Menuiserie. Plus tard, Claude a cédé son affaire à son fils cadet, un établissement spécialisé dans les travaux de menuiserie : fabrication et pose de menuiserie bois, cloison mobile, cloison sèche, faux plafond, escalier, parquet. Depuis le 3 avril 2018, la Société par Actions Simplifiée (SAS) a conservé le nom mais elle n’est plus gérée par la famille Audis.

Deux enfants et quatre petits-enfants sont nés de l’union de Claude avec Nicole. Et leur fils aîné de conclure : « Bien sûr, tu étais accompagné par ton âme sœur, maman, qui t’as suivi dans toutes tes aventures avec qui tu étais marié depuis 52 ans. Cela faisait en tout 58 ans que vous étiez ensemble. Vous avez eu une vie trépidante avec vos voyages et ensuite avec la venue du ou des bateaux. Bateaux que tu avais appelés successivement Nicole, Nicole 1, Nicole 2 et ce jusqu’au dernier Nicole 6. Vous aviez raison d’en profiter, vous avez travaillé dur toute votre vie pour cela. … »

 

Gilles PETIT

ENVIRONNEMENT : L’analyse de la gestion de l’eau par M. Laurent Denise

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Suite aux dernières crues relevées en Deux-Sèvres, M. Laurent DENISE, de Celles-sur-Belle (Deux-Sèvres) analyse la situation. Texte que nous publions intégralement.

« Dans les Deux Sèvres (département de la députée et présidente de #GénérationEcologie Delphine Batho. . . ), nous en sommes à la quatrième période d’inondations et on manquera d’eau l’été prochain. . . au niveau de Niort à la Tiffardière, depuis le 18 octobre 2019, la Sèvre a déjà évacué 500 millions de m3 d’eau douce vers la mer alors que le bassin reçoit annuellement 900 millions de m3. . . et ce n’est pas fini !
On va atteindre les 60% de rejet en mer alors qu’il ne faudrait jamais dépasser les 30%. Combien de morts ou de millions de dégâts faudra-t-il encore attendre pour avoir un début de réaction des élus locaux et des services de l’état ?

Illustration extraite du site : blogs.mediapart.fr/laurent-denise

Les inondations sont provoquées uniquement par les ruissellements sur des sols étanches ou saturés, c’est pourquoi il est urgent de capter tous les ruissellements (ce que demande le ministre de l’agriculture . . . ) pour prévenir les inondations , éviter les pollutions et garder de l’eau pour l’été. Sinon on continuera à alterner inondations et sécheresses ce qui est fatal pour la biodiversité des sols (donc aux insectes et donc aux oiseaux, etc. . .  ), la continuité écologique des cours d’eau et notre sécurité alimentaire !

Dans un écosystème forestier (notre référence en matière de climat) 70% des précipitations sont consacrées à l’entretien du cycle (évapotranspiration) par rétention dans les sols, ce qui laisse 30% de retour en mer. Quand les retours en mer d’un bassin versant dépassent les 30%, c’est que la végétation n’aura pas assez d’eau, ce qui va entraîner un manque de pluie, un assèchement du bassin et une destruction de la biodiversité. . .  surtout avec des villes qui pompent massivement dans les nappes et rejettent l’eau en rivière au lieu de la recycler dans les sols. . .

Illustration extraite du site http://www.mediaterre.org/france/actu,20200211092626.html

Toute la régulation thermique des basses couches de l’atmosphère se fait par l’évaporation, la température augmente fortement quand les continents arrêtent de « transpirer », c’est pourquoi il n’y a pas de canicule en mer et en forêt ! Il faut végétaliser massivement (villes et campagnes) au rythme des forêts de feuillus. Contrairement aux idées reçues, la pluie ne vient pas uniquement de la mer : 70% des précipitations proviennent de l’évapotranspiration (végétation) et seulement 30% de l’évaporation en mer. . . En climatologie, on part du principe que c’est la végétation qui apporte les pluies, donc l’irrigation n’est plus un problème mais la solution, à condition d’avoir fait des réserves durant l’hiver !

La température des continents se régule toute seule à condition que le taux d’évaporation augmente proportionnellement à la chaleur ! Comme au-dessus des océans et des forêts !

Les zones tempérées de la planète sont caractérisées par la présence d’eau ou de végétation, et c’est justement quand les continents arrêtent de « transpirer » que la désertification s’installe ! Avant de perdre ses arbres le Sahara était une forêt !

La répartition des pluies dans un écosystème forestier est la suivante : 10% d’évaporation, 60% d’évapotranspiration et 30% de ruissellements (interne et externe) ! Avec des surfaces minérales, cette répartition n’est pas respectée, la chaleur est stockée dans les sols et les canicules s’installent !

Les surfaces végétales sont les seules à évacuer la chaleur, entretenir le cycle de l’eau, baisser l’albédo des sols, stocker de l’énergie solaire sous forme de biomasse, protéger et nourrir la biodiversité.

Notre référence climatique, c’est la forêt de feuillus (sur tous les continents). Plus la densité végétale de notre environnement sera importante, mieux on vivra !

Ce sont bien les activités humaines qui ont déréglé le climat mais uniquement par la dé-végétalisation des surfaces l’été (villes et campagnes) et donc le non respect des saisons !

En France, nos forêts sont vertes l’été. Il faut que nos champs soient verts au même rythme. Les cultures d’hiver ne sont pas gênantes à condition qu’elles soient suivies d’un couvert végétal vivant, l’été !

A cause des rejets en rivières, les stations d’épuration perturbent gravement le cycle de rechargement des nappes phréatiques, et en plus elles ne dépolluent pas vraiment, elles diluent les polluants qui se retrouvent inexorablement dans les bassins ostréicoles. . . »

Pour info : http://www.lcp.fr/actualites/face-au-risque-de-pollution-rampante-lassemblee-vote-la-revision-des-normes-des-boues

M. Laurent DENISE
Celles-sur-Belle (79)

Email: denise-clach@live.fr

Site Web: https://www.mediaterre.org/france/actu,20200211092626.html

ELECTIONS MUNICIPALES 2020 : les pronostics IA pour Coulon (79)

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A l’occasion des élections municipales, Linternaute.com, avec l’équipe Data du Figaro, a fait appel à l’intelligence artificielle (IA) pour prédire les grandes tendances de l’élection à Coulon (Deux-Sèvres). Les internautes sont appelés à « battre le pronostic de la machine ». Avant la publication des résultats, retrouvez ses prévisions ci-dessous !

Candidate à la municipale de Coulon

Tête de liste
Anne-Sophie GUICHET Anne-Sophie GUICHET ENSEMBLE, CONSTRUISONS L’AVENIR

Municipales 2020 à Coulon : les enjeux selon l’Intelligence Artificielle

Résultat des élections municipales 2014

Municipales 2014 – TOUR 1

Tête de listeListe Voix % des voix
Michel Simon Michel Simon (19 élus)Coulon passion 713 100,00%
Participation au scrutin Coulon
Taux de participation 61,36%
Taux d’abstention 38,64%
Votes blancs et nuls (en pourcentage des votes exprimés) 31,77%
Nombre de votants 1 045

Résultat des élections municipales 2008

Municipales 2008 – TOUR 2

Candidat Voix % des voix
Alain Giltaire Alain Giltaire (élu) 573 56,56%
Cyrille Rousseau Cyrille Rousseau (élu) 569 56,17%
Danielle Favreau Danielle Favreau (élue) 550 54,29%
Joëlle Ordronneau Joëlle Ordronneau (élue) 541 53,41%
Fréderic Pastor Fréderic Pastor (élu) 540 53,31%
Dominique Moinet Dominique Moinet (élu) 534 52,71%
Rose-Noëlle Pracchia Rose-Noëlle Pracchia (élue) 532 52,52%
Angèle Metay Angèle Metay (élue) 530 52,32%
Michel Simon Michel Simon (élu) 528 52,12%
Philippe Moret Philippe Moret (élu) 528 52,12%
Karine Guignard Karine Guignard (élue) 507 50,05%
Albert Cheminet Albert Cheminet (élu) 487 48,08%
Stéphane Richard Stéphane Richard (élu) 477 47,09%
Nathalie Compostel Nathalie Compostel (élue) 476 46,99%
Marie-Catherine Girard Marie-Catherine Girard (élue) 400 39,49%
Participation au scrutin Coulon
Taux de participation 64,87%
Taux d’abstention 35,13%
Votes blancs et nuls (en pourcentage des votes exprimés) 6,55%
Nombre de votants 1 084

Municipales 2008 – TOUR 1

Candidat Voix % des voix
Jacques Guilloteau Jacques Guilloteau (élu) 573 53,50%
Laurent Leuillet Laurent Leuillet (élu) 566 52,85%
Josette Clement Josette Clement (élue) 566 52,85%
Emmanuel Messager Emmanuel Messager (élu) 560 52,29%
Participation au scrutin Coulon
Taux de participation 69,96%
Taux d’abstention 30,04%
Votes blancs et nuls (en pourcentage des votes exprimés) 8,38%
Nombre de votants 1 169

COULON (79) : les Cyclos de la Venise Verte proposent une sortie club découverte, le 15 mars 2020

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Les Cyclos de la Venise Verte proposent. . . une « Sortie vélo route » dans le Marais Poitevin au départ de Coulon (Deux-Sèvres) le dimanche 15 mars 2020. Une opération séduction qui devrait intéresser plus d’un cycliste novice capable de parcourir 50 km à allure modérée.

Les CYCLOS DE LA VENISE VERTE faisant une pause face à la maison aux volets bleus de la famille Ravard, admirée depuis la rive coulonnaise, mais construite sur la commune de Sansais – La-Garette. Photo DR

Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.

Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme. Bien entendu un tel changement d’identité appelle de nouveaux statuts, un nouveau maillot et un nouveau bureau présidé par M. Serge Prière, succédant à M. Maurice Bouchand.

 

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Dans l’édito de la revue « Grand Braquet », le magazine annuel du club coulonnais, en 1989, le regretté Maurice Bouchand définissait ainsi le cyclotourisme : « Le couple homme-bicyclette présente l’un des meilleurs rendements connus si l’on rapporte la vitesse de déplacement par kilo de poids à l’énergie dépensée. Seuls les oiseaux ont un rendement encore meilleur, mais l’homme sur son vélo se situe loin devant les automobiles, les avions et même l’homme à pied. L’adaptation de l’homme à la bicyclette (ou l’inverse) est donc remarquable et la pratique du cyclisme va de la promenade familiale dominicale à la compétition de haut niveau. Le cyclisme-loisir qui nous intéresse est l’un des sports les plus pratiqués parce qu’il ne présente aucune contrainte et qu’il est riche d’intérêts sur le plan physiologique. Il est évasion et contact avec la nature. Cependant, un ancien médecin du Tour de France a écrit « on pédale avec son cœur » et si une sollicitation douce et prolongée présente un intérêt certain pour un bon entretien des coronaires, l’effort brutal et ponctuel peut avoir des résultats inverses. Les contre-indications à la pratique du cyclisme-loisir sont fort rares. Il est plus juste de parler de conseils : choix du parcours, de l’allure, des braquets, de la distance, etc. Il est donc impératif d’adapter ces facteurs à ses propres possibilités physiques et de faire preuve d’une grande régularité dans la pratique de la bicyclette. Roulez régulièrement, ne tentez pas de battre des records si vous n’y êtes pas préparés et la saison sera pour chacun une nouvelle source de joies et de santé. »

Cyclotourisme, une aventure sur deux roues

« Partir dans l’inconnu, errer à des distances que jamais ne parcourraient le cavalier ni le piéton, pénétrer où les chemins de fer sont ignorés, ne prendre conseil que de ses propres forces, ne compter qu’avec sa fantaisie, voilà ce que permet la bicyclette ». En ces quelques lignes d’un article consacré à « l’esthétique du cyclisme », et généralement méconnu de ses biographes littéraires, M. Maurice Barrès a résumé le principe même, et les charmes, du cyclotourisme, cette aventure sur deux roues.

Avant et mieux que tant d’autres, à partir de 1884, date à laquelle paraît la première édition de son « Guide des environs de Paris », Monsieur de Baronchelli a su traduire les charmes de cette forme de tourisme, « sans difficulté, ni frais »« Quand l’âge sera venu, dit-il, le veloceman se reportera par la pensée sur ces belles routes qu’il aimait tant à parcourir. . . Il évoquera le tableau des jolies matinées du printemps, des crépuscules d’automne, précédant le départ ou l’arrivée à l’étape, des passages dans ces coquettes petites villes de province si animées les jours de marché et de fête, si paisibles les jours ordinaires; il repassera dans sa mémoire le temps. . . des rencontres imprévues, des bonnes amitiés de quelques heures et de ces mésaventures enfin qui attendent le voyageur de la grande route. En ces moments de joie sans mélange, de plaisir simple goûté dans la campagne, alors qu’il courait en liberté par monts et par vaux, il les regrettera, comme les meilleurs qu’il ait vécus ». Deux passages extraits de l’ouvrage « Le Vélo » de M. Jean Durry, publiés dans « Grand Braquet » de 1984.

Si vous roulez seul ou entre amis le dimanche matin, les Cyclos de la Venise Verte vous invitent à une sortie club-découverte d’environ 50 km dans le Marais Poitevin, le dimanche 15 mars 2020. Le rendez-vous est fixé à 9 heures devant la salle des fêtes de Coulon. Il est précisé que les participants doivent être équipés d’un casque et d’avoir, bien évidemment, un vélo en bon état.

Renseignements auprès de MM. Bertrand Pétorin (tél. : 06 78 80 84 03) ou Pascal Gontier (06 11 97 71 43).

 

Gilles PETIT