Deux-Sèvres

MARAIS POITEVIN : Passages dans la Venise Verte du 30 ème Tour Cycliste International du Poitou-Charentes

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Chaque année depuis trente ans, les dirigeants de Poitou-Charentes Animation, l’association organisatrice du Tour cycliste International Poitou-Charentes, s’efforcent de visiter un maximum de petites communes à chaque étape. Ce qui donne parfois des parcours particulièrement « découpés » permettant aussi d’aller quérir des difficultés supplémentaires, de traverser de beaux sites et d’allonger les distances entre les départs et arrivées. Le Marais Poitevin, et plus particulièrement la Venise Verte, est un passage quasi obligé.

Le 24 août 2016, la seconde étape a conduit les coureurs de La Rochelle (Charente-Maritime) à Niort (Deux-Sèvres) avec un circuit final qui formait le triangle Niort, Coulon par Magné et Saint-Rémy (commune maraîchine de cœur). Ce jour-là, Niort a vu trois fois le peloton (deux passages, puis l’arrivée), Coulon les a accueillis trois fois (l’entrée sur les grand et petit circuits, puis deux passages), quant à Saint-Rémy, cette petite commune a été traversée quatre fois (deux passages, aller-retour, du grand circuit, puis deux passages du petit circuit).

Déjà en 2014, la 2e étape qui conduisait les coureurs de Marans (Charente-Maritime) à Niort, avait offert le même circuit final par Saint-Rémy (deux passages), Niort (un passage, puis l’arrivée) et Coulon, par Magné, (un passage).

Gilles PETIT

La trentième édition du TPC s'est couru sous une forte chaleur. L'image se trouve transformée par un bitume surchauffé. Ici entre Magné et Coulon.
La trentième édition du TPC s’est déroulée sous une forte chaleur. L’image est transformée par un bitume surchauffé. Ici entre Magné et Coulon.
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139 coureurs étaient engagés cette année 2016.
139 coureurs étaient engagés cette année 2016.
Le Tour cycliste international Poitou-Charentes est passé dans le Marais Poitevin. Il est passé par ici, il repassera par là.
Le Tour cycliste international Poitou-Charentes est passé dans le Marais Poitevin. Il est passé par ici, il repassera par là.
Toujours fidèle au TPC, la vache du Beurre Charentes-Poitou a encore ouvert la route aux coureurs cyclistes professionnels.
Toujours fidèle au TPC, la vache du Beurre Charentes-Poitou a encore ouvert la route aux coureurs cyclistes professionnels.

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Entre deux passages de la caravane, des spectateurs nous ont posés quelques questions sur l’organisation. Voici des réponses extraites du règlement de l’épreuve et du carnet de route officiel du TPC 2016.

La présidence de Poitou Charentes Animation et la direction de l’épreuve sont assurées par M. Alain CLOUET.

L’épreuve est réservée aux athlètes des catégories Hommes Elite. Elle est inscrite au calendrier UCI Europe Tour.

Conformément au règlement de l’UCI (Union Cycliste Internationale), l’épreuve est ouverte aux équipes suivantes: UCI ProTeam (maxi 50%), Équipes Continentales Professionnelles UCI, Équipes Continentales UCI, Équipes nationales.

Le nombre de coureurs par équipe est de minimum 5 et de maximum 8.

Le 30ème Tour Cycliste international du Poitou-Charentes est doté des prix et primes spéciales attribués comme suit :
CLASSEMENTS ETAPES
1ère étape : 7657 € attribués distribués en 20 prix dont 3036 € au premier ; 2ème étape : 7657 € attribués distribués en 20 prix dont 3060 € au premier ; 3ème 1/2 étape : 5081 € attribués distribués en 20 prix, 2035€ au premier ; 4ème 1/2 étape : 5081€ attribués distribués en 20 prix, 2035€ au premier ; 5ème étape : 7657€ attribués distribués en 20 prix, 3060 au premier.
CLASSEMENTS GENERAUX
Général individuel : 16770 € attribués distribués 25 prix, 3365 € au premier
Général aux points : 1000 € attribués distribués 3 prix, 500 € au premier
Général Grimpeur : 1000 € attribués distribués 3 prix, 500 € au premier
Général Meilleur Jeune 1000 € attribués distribués en 3 prix, 500 € au premier
Sous total des étapes : 33 133 €
Sous total des classements généraux : 19 770€
TOTAL DES PRIX : 52 903 €
PRIMES DISTINCTIONS FINALES Inter-département : 1000 € attribués distribués en 3 primes 500 €, 300 € et 200 €
Classement par équipe : 1 000 € attribués distribués en 2 primes 600 € et 400 €
Sous total des distinctions : 2 000 €
CHALLENGES
Pour chaque étape en ligne Image du jour : 150 € d’attribués
Combativité : 150 € d’attribués
Mozaic (néo-pro) : 150 € d’attribués
Combiné : 200 € d’attribués
Soit pour 4 étapes x 2 600 Euros
TOTAL DES DISTINCTIONS ET CHALLENGES : 4 600 €
Le TOTAL GÉNÉRAL des prix distribués à l’occasion de l’épreuve est de 57 503 €.
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MARAIS POITEVIN : La Vélo Francette® chez Marinette à Coulon (Deux-Sèvres – France)

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Après avoir hébergé M. Nicolas Moreau-Delacquis, le journaliste-vélo qui rédigeait alors le tout premier topo-guide pour La Vélo Francette®, paru en avril 2016, Mme Marinette Boisselier, gérante des chambres d’hôtes « Les Roseaux » installées à Coulon (Deux-Sèvres), a accueilli les Hollandais Jan et Margit Heitlager, venus, en . . . voiture, parcourir, à . . . vélo, des circuits annexes dans le Marais Mouillé du Marais Poitevin. Une étape dans un périple qui suit La Vélo Francette®, la dernière née des 43 véloroutes tracée entre Ouistreham (Normandie) et La Rochelle (Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes).

Mme Marinette Boisselier (au centre) a hébergé les Hollandais Margit et Jan Heitlager, en ses chambres d’hôtes (CléVacances) « les Roseaux » à Coulon.

LogoVeloFrancette-Haut-QJan et Margit Heitlager résident à De Haal, près de la ville de Oostzaan à une dizaine de kilomètres au nord d’Amsterdam, la capitale néerlandaise. Un pays d’eau, où « la nature est protégée » explique Jan, comparable au Marais Poitevin, seconde zone humide de France. Et plus exactement au Marais Mouillé, appelé « La Venise Verte ». C’est en découvrant le topo-guide La Vélo Francette®, rédigé en français car la version néerlandaise n’existe pas encore, que ces passionnés de cyclisme-loisir ont décidé de passer leurs vacances en France.

Au départ de Coulon, Jan et Margit Heitlager ont parcouru 40 à 50 km chaque jour sur des circuits balisés.
Laissant leur voiture au parking, Jan et Margit Heitlager ont parcouru 40 à 50 km chaque jour sur des circuits balisés, au départ de Coulon.

Quand ils parlent vélo, les Hollandais parlent en connaisseurs. « Pour nous, les Hollandais, la première destination de vacances, c’est la France, déclare M. Jan Heitlager. Chez nous, c’est tout plat, alors qu’en France, vous avez des collines, des montagnes, l’Alpe d’Huez.  » Dans un français encore hésitant, aidé par le dictionnaire de Margit, le retraité précise : « Il y a deux catégories de cyclistes hollandais, ceux qui sont montagne et ceux qui sont plaine. Margit et moi sommes plutôt plaine. » Cependant, nos voyageurs ont remarqué la naissance d’une troisième catégorie : le vélo à assistance électrique. « Malheureusement, nous ne trouvons pas de bornes de rechargement sur les parcours balisés. » Selon Mme Boisselier : « Un créneau que la France devra occuper rapidement si elle veut rester compétitive. »

Identifiable par son logo apposé sur les balises des circuits locaux existants, La Vélo Francette® propose des variantes, comme celle de Coulon (photo).

Après un premier arrêt d’une semaine autour d’Angers (Maine-et-Loire) et des châteaux de la Loire, pour la seconde étape de leur périple au fil de La Vélo Francette®, Jan et Margit Heitlager ont choisi un point central pour poser leur voiture dans le but de sillonner des parcours annexes balisés. Ils ont déniché l’adresse coulonnaise dans le topo-guide parmi les gîtes labellisés « Accueil Vélo ». « Retraités, pas vraiment fortunés, nous souhaitions nous reposer tout en visitant un marais totalement inconnu avant. » Ouverte en 2015, La Vélo Francette®, nouvel itinéraire de 630 km balisés, est conçue pour les « Cyclistes du dimanche, mordus du 2 roues ou amateurs de belles épopées ». Coulon ne se trouve pas sur le tracé initial (Niort – La Rochelle), lequel traverse les proches villages de Magné et La Garette. Mais il est proposé des variantes dont une dirige les cyclistes vers Coulon.

Gilles PETIT

Marinette et Patrice BOISSELIER Les Roseaux  285 route du Grand Coin  79510 COULON
Tél : 05.49.35.03.08;  06.71.26.10.74 ; mail : contact@lesroseaux.com

FVT - Grand itinéraire V43 - Vélofrancette

Le palmarès du 28ème Festival de peinture de Magné (79) en vidéo par Capt’Action79

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Pour la 28ème année consécutive, l’association Magné Animation a organisé le Festival de peinture de . . . Magné, dans le Marais poitevin. Toujours plus de récompenses ont été distribuées dont des prix « techniques mixtes » et huit prix « juniors ».

logo festival peinture 2016 fond blanc horizontalJamais deux vieux amis discutant un soir d’hiver 1988-1989 n’auraient osé imaginer un tel succès : Bernard Texier, père du célèbre peintre d’envergure internationale Richard Texier, et Jean Thébault, industriel local, alors maire de Magné, emmitouflés dans des parkas, rêvent à voix haute d’un grand événement centré sur la peinture qui se déroulerait en plein été quand le marais est éclatant de couleurs. Il faut être amoureux de Magné pour recolorer ainsi ce paysage déserté dégoulinant de pluie froide. Dès le printemps 1989, le Conseil municipal crée une commission pour lancer un projet qui sera confié à Claude Audis. On connait la suite . . . des chiffres de fréquentations inimaginables à l’époque.

Si aucun thème n’est imposé, quelques règles ont été fixées cependant aux participants. Toutes les disciplines sont admises : huile, gouache, fusain, dessin, pastel … Une seule œuvre tamponnée par candidat est autorisée à concourir. Les artistes disposent du samedi et du dimanche jusqu’à 14 heures pour réaliser leur tableau.

Les œuvres primées sont acquises à leurs parrains ou à Magné Animation.

Créée, l’an dernier, pour la première fois, au Festival de Magné, la catégorie Pastel était à l’honneur avec les « techniques mixtes » et huit prix « juniors ».

Le verdict du 28ème Festival est tombé dimanche 24 juillet 2016 à 18 h dans les jardins de la Mairie de Magné.

Voici le palmarès en images vidéo offerte par Capt’Action79 :

 

Gilles PETIT

 

MARAIS POITEVIN 79 : Au Bourdet, le Syndicat de Pays en fête . . . malgré tout.

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Le Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres a proposé la 8e édition de sa journée festive et conviviale intitulée « Marais en Fête », sur le site de l’espace Etienne-Gendron au Bourdet (Deux-Sèvres). Entre randonnées pédestres, marché de producteurs locaux et d’artisans d’art, jeux divers avec structures gonflables et spectacles de qualité, une ombre a plané sur l’avenir de cet Établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI), lequel tente de stopper une fuite de communes adhérentes : sur vingt, cinq vont le quitter.

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A l’invitation de Mme Nicole-Dany Brémaud, présidente (en tenue rose sur la photo), plusieurs communes adhérant au Syndicat de Pays étaient représentées à l’inauguration de « Marais en Fête », en présence, entre autres, du président de l’Agglomération niortaise, M. Jérôme Baloge (au micro), du sénateur Jean-Marie Morisset, à droite en compagnie de Mme Séverine Vachon, conseillère départementale aux multiples fonctions institutionnelles liées au Marais Poitevin.
M. Jean-Luc Clisson, maire du Bourdet.
M. Jean-Luc Clisson, maire du Bourdet, était heureux d’accueillir ce 8ème Marais en Fête.

« Arrosé par la Courance et deux biefs, Le Bourdet est le havre de quiétude rêvé pour tout citadin en quête de repos », estime-t-on dans cette commune installée à l’écart des routes du grand tourisme. Bien que située en bordure du Marais Mouillé du Marais Poitevin des Deux-Sèvres, la commune est idéalement placée à 20 km de Niort (Deux-Sèvres) et 50 km de La Rochelle (Charente-Maritime). « Constituée d’un agréable et typique village-rue et de six « écarts » dont les villages d’Alzom et de L’Ile Bapaume, elle a su allier développement et respect du patrimoine, fidèle à sa devise : « Le Bourdet, Art de vivre » ».

 

 

En 1997, le Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres a soutenu la création du Conservatoire de la race Maraîchine sur la commune. Ainsi, toute l’année, il est possible de parcourir le « sentier de la vache Maraîchine » qui entoure 18 hectares de marais communaux dans lesquels la « Belle du Marais » dévoile ses yeux maquillés et sa robe brun orangé.

En prime, ce sentier raconte aussi l’histoire géologique de la région, ponctué d’étapes très documentées. Un parcours qui longe une tourbière, aujourd’hui protégée, dont l’exploitation a été interrompue à la fin de la dernière guerre.

Créée en 2007, « Marais en Fête » est née sur la cendre du Festival du Marais Poitevin, une grande manifestation culturelle intercommunale, lancée à l’été 2002 par l’association Côté Marais, qui a dû s’arrêter à l’issue du programme 2006, suite à la suppression d’une aide financière de la Région Poitou-Charentes. Une décision coïncidant au versement, au Syndicat de Pays, d’une nouvelle subvention régionale liée à la culture.

Dimanche 10 juillet, l’édition 2016 de « Marais en Fête » a été mise en place en partenariat avec la municipalité du Bourdet, en collaboration avec les structures et associations locales, la Ligue de l’Enseignement et Chemin de traverse, ainsi que les communes adhérant au Syndicat de Pays. Le marché et des producteurs artisanaux ont côtoyé un espace jeux, avec des structures gonflables pour les enfants, animé par le Centre Social et Culturel du Pays mauzéen. Le club d’aéromodélisme ULM d’Usseau et de la société mauzéenne d’histoire locale ont également participé.

La genèse de cet EPCI Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres : À l’origine une Charte Intercommunale de Développement et d’Aménagement dont le territoire est défini en 1985 et l’association constituée en 1989. Puis, en 1992, vient la constitution du Syndicat Intercommunal pour la Charte du Marais Poitevin. Cette charte se transforme en Syndicat de Pays par arrêté du Préfet des Deux-Sèvres, daté du 22 juin 1995, puis en SIVOM (Syndicat Intercommunal à VOcations Multiples) par arrêté du Préfet du 9 février 2001.

C’est en 1991 que tout commence, lorsque débutent les Grands Travaux du Marais Poitevin dont la gestion est confiée au Syndicat de Pays. Alors présidente de ces deux syndicats, la députée locale Ségolène Royal accueille, le 4 février 1992, monsieur François Mitterrand, président de la République française venu poser la première pierre des travaux de restauration du port d’Arçais (Deux-Sèvres).                                                                      

C’est le début d’un long processus de restauration et de valorisation du territoire du Marais Poitevin des Deux-Sèvres. Peu à peu, les Grands Travaux ont concerné l’ensemble des vingt communes. Parallèlement, les missions du Syndicat de Pays se sont étendues. L’environnement, la gastronomie et l’agriculture locale ainsi que la culture sont devenus autant de sujets primordiaux qui constituent aujourd’hui les statuts du Syndicat de Pays.

Par exemple, le bief de l’ancien moulin ainsi que le parvis de l’église du Bourdet ont été restaurés dans le cadre de ces « Grands Travaux du Marais Poitevin ».

Aujourd’hui, le Syndicat de Pays du Marais Poitevin des Deux-Sèvres fonctionne dans l’incertitude. En effet,   cinq communes ont demandé leur retrait statutaire : Amuré, Sansais-La Garette, Usseau, Magné et le Vanneau-Irleau. La motivation principalement avancée est la diminution des subventions d’État aux communes, ce qui les oblige à restreindre leurs budgets et à s’orienter plus que jamais vers une mutualisation. Pourtant, le Syndicat avait consenti à ramener la participation des communes de 3 euros par habitant, en vigueur jusqu’en 2015, à 2 euros par habitant dès 2016, tout en relançant un programme d’actions concrètes.

Trois de ces retraits (les trois premiers cités ci-dessus) ont été actés par le Syndicat par délibération lors de sa réunion du 30 mars 2016. Conformément aux dispositions de l’article L5211-19 du Code des Collectivités Territoriales, le retrait d’une commune est subordonné à l’accord de l’Établissement Public de Coopération Intercommunale et à celui des 2/3 des conseils municipaux représentant plus de 50% de la population qui est de 24 003 habitants (population légale en vigueur au 1er janvier 2016–source INSEE). Le conseil municipal de chaque commune membre (Amuré, Arçais, Bessines, Coulon, Epannes, Frontenay-Rohan-Rohan, La Rochénard, Le Bourdet, Le Vanneau-Irleau, Magné, Mauzé-sur-le-Mignon, Priaires, Prin-Deyrançon, Sansais-La Garette, Saint Georges-de-Rex, Saint Hilaire-la-Palud, Saint Symphorien, Thorigny-sur-le-Mignon, Usseau, et Vallans) dispose d’un délai de trois mois, à compter de la notification de la délibération du Syndicat, pour se prononcer sur le retrait envisagé. A défaut de délibération dans ce délai, son avis est réputé défavorable. La décision de retrait est prise ensuite par Monsieur le Préfet des Deux-Sèvres. Plusieurs municipalités ayant déjà délibéré en faveur des retraits sollicités, il est à craindre que d’autres, voire les autres, communes engagent prochainement une même démarche. C’est maintenant le cas pour Magné et Le Vanneau-Irleau.

Dans les faits, le Syndicat est victime à la fois de tensions politiques, et de l’évolution de la Loi sur l’intercommunalité. Les conflits de personnes relèvent d’une « manœuvre politicienne sous-jacente », selon le maire de Coulon, sur fond de mandats électoraux, acquis ou non, au niveau départemental. Quant à la Loi sur l’intercommunalité, elle prévoit une disparition progressive des petites structures de ce type. Structures qui se superposent le plus souvent. D’ailleurs, dans le Marais Poitevin, le puissant Parc Naturel Régional réunit à lui seul pratiquement toutes les compétences des petits EPCI et peut mettre en place les mêmes opérations locales. Les communautés de communes et d’agglomération fragilisent aussi le Syndicat de Pays.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : Le 42ème Rallye du Marais du Canoë-Kayak Niortais en vidéo

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Chaque dernier week-end de juin, le Canoë-Kayak Niortais organise « la plus grande manifestation nocturne de canoë-kayak de France ». Une manifestation, reconnue par la Fédération Française de Canoë-Kayak, qui attire tous les ans, plus d’un millier de participants qui viennent de toute la France. Il s’agit d’un jeu de piste nocturne en canoë ou kayak dont le départ est donné de Coulon (79) à la nuit tombée . . .

L’équipe de Capt’Action79 a filmé tous les étages de cet événement, en vidéo HD, bien sûr ! Le montage est terminé. Voici le film après ces quelques images capturées au hasard des rushes. A l’insu du plein gré de notre monteur. C’est cadeau.

Images Gilles PETIT Capt’Action79

Vidéo, une réalisation Capt’Action79

Le podium des équipes qui ont remporté les trois premières places.
Le podium des équipes classées aux trois premières places du classement général.

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MARAIS POITEVIN : Le CSCM fête ses 30 ans . . . « et c’est pas fini »

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Une programmation éclectique ouverte à tous. C’est à partir de cette idée que l’équipe du Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) a organisé son trentième anniversaire. Rayonnant principalement sur les communes de Coulon (Deux-Sèvres) et sa voisine Magné, le CSCM a investi le site de La Repentie, pour trois jours de fête. Clin d’œil à cette structure, lieu de citoyenneté, d’échanges, de réflexions, d’épanouissement des initiatives . . .

Texte et photos Gilles PETIT

Le Centre Social et Culturel du Marais siège au bord de la Sèvre Niortaise à Coulon.

Né en juillet 1986 dans la continuité de la Maison Pour Tous de Coulon, association pluridisciplinaire, le Centre Social et Culturel du Marais a ouvert ses portes en 1987 à Coulon. Installé dans une maison ancienne reconstruite par la municipalité coulonnaise alors conduite par M. Maurice Moinard, le CSCM a développé sur sa zone d’influence (à l’époque, douze communes du Marais Mouillé) un ensemble d’actions qui l’ont fait connaître comme une véritable structure de développement social et culturel. Les locaux, les services permanents et les activités sont toujours ouverts à l’ensemble de la population du Marais, toutes générations confondues.

Les actions mises en œuvre concernaient déjà 232 usagers en 1987, 485 en 1988, 672 en 1989, 734 en 1990. Trente ans plus tard, le CSCM annonce près de 750 personnes adhérentes dont les trois quarts d’enfants et de jeunes. Entre 60 et 70 bénévoles s’investissent dans les activités, régulières ou saisonnières, de cette association qui compte, aujourd’hui, 14 salariés et 20 à 25 vacataires, pour un budget annuel de 620.000 €.

Le CSCM assure des missions d’intérêt général avec l’aide de nombreux partenaires : les communes (principalement Coulon et Magné), les Conseils départemental et régional, l’Etat et la Caisse d’Allocation Familiale, laquelle verse une prestation de service dans le cadre de la « fonction d’animation globale et coordination ».

En 30 ans, le CSCM a connu 8 présidents(es), de Nicole Sagory à Nicole Bernard, et 6 directeurs(trices), de Jacques Brenet à Marie-Noëlle Louis-Bonnin.

A sa création en 1987, le CSCM devait regrouper quinze communes mais son rayonnement étant étroitement lié aux choix municipaux, celui-ci n’était soutenu financièrement que par six communes : Amuré, Arçais, Coulon, Saint-Georges-de-Rex, Saint-Hilaire-la-Palud et Le-Vanneau – Irleau.

Outre son rôle de maison des associations, le CSCM est, également, un centre de services : secrétariat permanent (dactylographie, reprographie), action sociale (aide aux démarches administratives, relais d’information pour la garde d’enfants à domicile) . . .

En fin d’année 1998, le centre a accueilli l’adhésion de Bessines, une commune qui ouvrait ainsi à sa population et plus particulièrement aux enfants, les nombreuses activités permanentes et ponctuelles que propose l’association.

Lors de la dernière assemblée générale, en mai 2016, il a été précisé que « le secteur d’intervention des communes participantes demeure Magné et Coulon, celle de Sansais – La-Garette apportant aussi sa coopération ». Cependant au cours de cette réunion annuelle, le maire de Magné, M. Gérard Laborderie a fait remarquer : « Nous devons élargir à d’autres communes. Actuellement, nous ne sommes que deux financeurs, à raison de 100.000 € soit un peu plus du quart du budget.»

La grande fête était installée au lieu-dit La Repentie sur la commune de Magné (79).

Plusieurs associations ont participé à la fête en présentant leur(s) activité(s). En voici quelques unes, en photos prises au hasard des stands.

En plus des tables rondes proposées sous le grand chapiteau noir, Photo Gilles PETIT 4114dressé par la Cie aiRe de Cirque, ou dans la yourte, construite par la SCOP La Frênaie, les « 30 ans » offraient aussi des séries de spectacles et d’animations, diurne ou nocturne. Le tout gratuitement. La liste étant longue, voici, pêle-mêle, un échantillon des talents saisis sur les différentes scènes disséminées dans la végétation du Marais Mouillé.

 

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Le Chœur de Rohan
L'énorme libellule, œuvre collective d'une quarantaine de personnes, de tout âge et tout milieu, qui accueillait les visiteurs.
L’énorme libellule, œuvre collective d’une quarantaine de personnes, de tout âge et tout milieu, qui accueillait les visiteurs.

VENISE VERTE : le Centre Social et Culturel du Marais construit des « yourtes à mômes » participatives.

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« Aidez-nous à financer une yourte écologique pour que les enfants puissent s’épanouir dans un cadre naturel au cœur du Marais Poitevin« , appelle le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), association loi 1901 implantée sur les communes de Coulon et de Magné (79).

Lors de la fête des 30 ans du Centre Social et Culturel du Marais, qui vient de se dérouler du 3 au 5 juin 2016, le public a pu visiter une véritable yourte et travailler à la préparation des éléments de la petite "yourte à mômes".
Lors de la fête des 30 ans du Centre Social et Culturel du Marais, qui vient de se dérouler du 3 au 5 juin 2016, le public a pu visiter une véritable yourte et travailler à la préparation des éléments de la petite « yourte à mômes ».

Le CSCM organise un centre de loisirs dans des locaux scolaires, chaque année depuis 30 ans. Il est regrettable que des enfants habitant le Marais poitevin, site classé « Grand Site de France » passent leurs vacances dans des cours d’école. Pour l’été 2016, l’équipe d’animation envisage d’accueillir les enfants dans un nouveau cadre. « Nous avons besoin d’une salle d’activités supplémentaire de 50 m² », clame-t-on en chœur.

Vu de l'intérieur, le toit de la yourte de 50 m² qui sera installée au centre de loisirs, dès juillet prochain.
Vu de l’intérieur, le toit de la yourte de 50 m² qui sera installée au centre de loisirs, dès juillet prochain.

Respectueux du cadre naturel, le Centre Social et Culturel du Marais n’imagine pas implanter un tivoli ou un barnum métallique et synthétique. D’où l’idée d’installer une yourte circulaire d’environ 50 m². Plus précisément une yourte en ossature bois (en perches de frênes du Marais) et toile coton écru s’intégrant plus harmonieusement dans le paysage. Cela donne un petit air de vacances supplémentaire pour les enfants de l’accueil de loisirs.

 

 

« Certes, nous pourrions acquérir une yourte clé en main pour un montant de 15 000 € à 20 000 €, explique Marie-Noëlle Louis-Bonnin, directrice du  CSCM, mais nous n’avons pas le budget, et nous avons fait le pari de faire participer des habitants du Marais pour la fabriquer dans le cadre d’un chantier participatif encadré par la Scop SARL la Frênaie spécialisée dans la fabrication d’habitats légers, yourtes, tipis et dômes ». Cette société est implantée sur Arçais (79).

Ce projet a développé un tel élan et une telle volonté de transmission de la part des participants qu’il est envisagé de construire une mini-yourte pour l’espace petite enfance accueillant la tranche des 0 – 3 ans. Cette mini yourte pourra être utilisée soit à l’intérieur du Centre social dans l’espace dédié à la petite enfance, soit en extérieur en fonction de l’activité proposée et de la saison. Elle sera également sur le centre de loisirs cet été à Coulon en complément de la grande yourte pour le plus grand bonheur des petits.

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Le CSCM envisage de construire une mini « yourte à mômes », sur ce modèle.

Ces deux yourtes homologuées ERP (Etablissement Recevant du Public) reviennent à 12 000 €. 9 000 € sont financés par des aides de la Caisse d’Allocation Familiale et de la Caisse des dépôts et consignations. Pour l’autre partie, le CSCM fait aujourd’hui appel au soutien et à la générosité populaire à hauteur de 3 000 €.  A savoir, 1 500 € pour solder la facture de la grande yourte et 1 500 € pour construire une petite yourte. « Une somme qui permettra de mener notre projet à terme », remercie d’avance Madame la Directrice.

 

Le CSCM a ouvert un compte financier participatif en ligne intitulé : « Des yourtes à mômes pour le centre de loisirs ». Ainsi, si vous souhaitez inscrire votre nom dans la yourte, il vous suffit de soutenir le projet, selon vos moyens, en vous rendant sur le site Internet : http://www.kisskissbankbank.com/des-yourtes-a-momes-pour-le-centre-de-loisirs . Le projet est valide jusqu’au 20 juin 2016 inclus.

 

Gilles PETIT