Communauté d’Agglomération du Niortais

COULON – MAGNE : Sept artistes présents au 48 ans de « La Grange de Camille »

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Pour sa 48ème année, le centre culturel « Coulon, rive gauche », une vraie grange maraîchine appelée « la grange de Camille », s’ouvre à sept artistes : Jean-Claude Daroux (gravure), Camille Gougnard (dessin à la plume), Daniel Mar (art du papier), Noël Marchesseau (aquarelle), Brigitte Belaud (sculpture), Chantal Gadreau (pastel) et les photographies du regretté André Pignoux.

Les artistes qui exposent, cette année, dans « la grange de Camille » : (de g. à d.) Camille Gougnard, Brigitte Belaud, Noël Marchesseau et Daniel Mar entourent l’hôtesse des lieux Cosette Pignoux (au centre). Manquent sur ce cliché, Chantal Gadreau, Jean-Claude Daroux et . . . André Pignoux.                                                                                 Photo Gilles Petit
Monsieur Camille PARIS

Nous sommes en 1969, le fermier maraîchin Camille Paris  vient de vendre ses trois dernières vaches et son cheval, l’écurie et la grange restent désormais vides. L’année suivante, la famille Pignoux a l’idée d’en faire un lieu d’exposition et l’ensemble est alors réhabilité. S’y succèdent des potiers, tisserands, ébénistes. . . Puis de nombreux artisans et artistes. Citons des peintres de prestige : Chenilleau, Bugeant, H. Benard-Giraudias et des intellectuels. « On a connu le potier de Jean Cocteau qui a bien voulu exposer là une trentaine de ses pièces », se souvenait André Pignoux. « Dans les années 1970, la grange faisait office de lieu culturel à Coulon. Il est passé plus de 200 exposants depuis 40 ans ».

Ouverte en 1970, sous le nom de « la grange à Camille », l’ancienne ferme de Monsieur Paris, située sur la rive gauche de la Sèvre Niortaise face au village de Coulon (Deux-Sèvres), vit les premières expositions des photographies de M. André Pignoux et la fondation, en 1974, d’un groupement d’artisans régionaux. « Il y avait encore du foin à l’étage et les vaches juste parties », aimait rappeler le photographe local. Très fréquentée, « la grange à Camille » ne devait pas rouvrir ses portes, après la pause hivernale. Mais André et Cosette Pignoux, qui résident juste en face sur l’autre rive de la Sèvre Niortaise, n’ont pu se résigner à laisser les volets clos. Parlant alors au nom des artistes de la première édition, le regretté sculpteur Laurent Page expliquait : « Avec cette rénovation de la grange, nous faisons le pari de continuer à faire vivre cet endroit avec les fruits de nos travaux ». Réaménagée en un lieu aéré et clair, l’ancienne ferme héberge désormais, sur 120 m², des aquarelles, pastels, dessins à la plume, sculptures, gravures, art du papier. . .  et des séries de photographies, d’un temps perdu dont André Pignoux fut le témoin, des travaux artistiques pudiques et sensuels sur les nus féminins, et des natures mortes composées.

André Pignoux n’est plus, mais sa mémoire demeure !

Rebaptisée « la grange de Camille », l’ancienne propriété de M. Camille Paris, conserve l’architecture caractéristique de ces vieilles maisons du bord de fleuve, à savoir un corps d’habitation et une écurie en l’état, les auges, les râteliers, même le sol a été conservé intact avec ses pierres inégales et le courant au purin intégralement préservé. Construite comme la plupart des maisons maraîchines, à la fin du XIXe siècle, elle dispose d’un rez-de-chaussée (l’ancienne écurie) et d’un étage (ancien fenil), où était stockée la pâture des animaux.

Certains artistes exposent leurs œuvres dans « la grange de Camille » depuis une vingtaine d’années, c’est le cas de Camille Gougnard (dessin à la plume) ou de Daniel Mar (photographie puis art du papier).

L’exposition « Coulon rive gauche » est ouverte jusqu’à fin septembre dans « la grange de Camille » en bordure de Sèvre Niortaise face au bourg de Coulon (Marais Poitevin – Deux-Sèvres). Visite libre.

La plume de Camille Gougnard plonge les visiteurs dans le dessin « gratté ».
L’art se conjugue à tous les sens !?!?

Gilles PETIT

Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leur auteur.

Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI

 

 

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BESSINES (79) : Les quartiers se remobilisent autour des décorations de Noël 2017 à base de produits de récupération.

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« L’éco-déco, c’est quoi Monsieur Noël ? Mon petit, les Bessinois, on les sait bricoleurs ! Si ! Si ! Les Bessinois sont bricoleurs ET économes, ils ne jettent rien ou presque ! Regarde ce qu’ils arrivent à bricoler avec des produits de récupération : des planches de palettes ; des bouteilles de lait en plastique ; des boîtes de conserve ; des canettes d’aluminium ; quelques rondins oubliés sous un appentis . . . »eco-deco-a-bessines-photo-gilles-petit-5208

Cette année 2017, six scénettes doivent égayer le village : là une forêt de sapins en bois avec ses animaux et ses champignons, une scène du grand nord sur la neige, le traineau du Père Noël, la planète terre, etc. Chacun est invité à participer avec ses petites ou grandes compétences, à venir créer cette ambiance de fête. Un atelier enfants sera également animé. Ils pourront emporter leurs œuvres chez eux, s’ils le souhaitent. Un fil rouge est proposé pour réunir ces différents lieux par la participation des habitants, par des décos extérieures. Cependant, il faudra veiller à bien utiliser l’électricité. Le solaire étant possible.

L’équipe organisatrice et toutes les bonnes volontés travailleront deux samedis, les 18 et 25 novembre 2017 à partir de 9 heures, dans les anciens locaux des ateliers municipaux. « Arrivez en fonction de vos disponibilités ; apportez un tablier ; tout le reste est fourni par la municipalité ; il est même prévue une petite collation », est-il précisé.

Cette activité participative s’inscrit aussi dans la semaine européenne de la réduction des déchets. C’est un moyen de partager de bons moments, de se sentir un citoyen à part entière.

L’an dernier, « pour la seconde édition, ils ont même récupéré des petites mains supplémentaires, elles aussi pleines d’imagination et de talent, glanées dans les différents quartiers de Bessines ! Tout ce petit monde avait installé des décors de Noël en six points de la commune ! »

« Ce n’est pas un jeu, mais, mon petit (et mon grand), tu pourras t’amuser à les chercher ! Oh, ce n’est guère difficile, une simple balade (à vélo de préférence à la voiture, ou à pied pour les bons marcheurs) te fera, peut-être, découvrir mon traineau tiré par mes rennes, ma région de villégiature dans le froid et la neige (je ne me souviens pas avoir déjà rencontré autour de chez moi des pingouins et un phoque, comme semblaient le croire les Bessinois, Noël passée. Peu importe c’est l’intention qui compte, ou conte !). Mais aussi de nombreuses fleurs dont des perce-neige, d’étranges bonhommes de neige et lutins, des biches ou des chevreuils en bois . . . sans oublier les indispensables cheminée et boîte à lettres ! »

« Comment ? Que dis-tu mon petit ? Bien sûr qu’il y aura des cadeaux, et même des gros ! Tu verras ! Ces cadeaux et toutes les décorations seront à admirer par tout le monde ! Il ne faudra pas y toucher afin de ne pas briser la magie de . . . Noël. »

« Allez, arrêtons les bavardages ! Voici un florilège des décorations de Noël confectionnées, en 2016, avec trois-fois-rien et à faible coût par une grosse poignée d’inventeurs bessinois. »

eco-deco-a-bessines-photo-gilles-petit-5231« Joyeux Noël à vous, petits et grands ! Passez de bonnes fêtes de fin d’année ! »

Pour tous renseignements complémentaires appelez le 05.49.09.11.81

Gilles PETIT

 

 

MARAIS POITEVIN : à Amuré (79), la Fête du frêne têtard a déjà 20 ans.

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Dédiée à l’arbre emblématique du Marais Poitevin, la Fête du Frêne Têtard a fêté sa 21ème édition à Amuré (Deux-Sèvres) les 4 et 5 novembre 2017. Le programme était aussi étoffé que l’an passé, la commune ne s’arrêtant plus après ses succès précédents. Un village de quatre cents habitants qui a reçu près de 4 000 personnes en deux jours.

La Fête du frêne têtard a accueilli la seule et unique 2cv Citroën au monde construite en bois.

Dans son allocution prononcée lors de l’inauguration de l’édition 2017 de la Fête du frêne têtard, M. Rabah Laïchour, conseiller départemental du canton, a dressé ce constat :

« Sauver l’homme et la planète » passe par la protection des insectes pollinisateurs dont les abeilles.

« Pendant que le mois de juin est plus chaud que le mois d’août, que la pluie se fait de plus en plus rare, que nous mangeons des haricots verts en plein hiver, qu’on nous annonce une pénurie de beurre alors qu’il y a des vaches dans les prés, qu’on est capable de séjourner dans l’espace pendant que d’autres hommes et femmes risquent leur vie en pleine mer pour fuir la misère, les guerres, la sécheresse, que beaucoup d’espèces animales et végétales sont en voie de disparition, faisons en sorte de sauver l’homme et la planète à laquelle il appartient, comme disait Antoine de Saint-Exupéry ».

Au delà du frêne têtard, l’environnement, en général, et sa préservation, en particulier, sont omniprésents à Amuré, chaque début novembre. Depuis maintenant vingt ans, le programme de la Fête s’est peu à peu enrichi au point qu’il est aujourd’hui copieux : des randonnées découvertes des Marais Mouillés environnants ; un éveil familial à la découverte de la faune et de la flore du Marais ; une conférence sur les abeilles ; des ateliers environnementaux pour toutes les générations d’humains (fabrication de nichoirs, initiation aux techniques de culture dite naturelle . . .) ; un programme de plantations d’arbres ; des échanges de plants ; un marché de producteurs locaux et bio ; des pépiniéristes avec leurs conseils pour réussir les plantations d’hiver ; une initiation-découverte du Qi Gong (gymnastique chinois douce) ; des expositions et jeux sur le Marais d’hier et d’aujourd’hui ; etc.

 Bien évidemment, il était installé une mini ferme regroupant les animaux de races locales dont des bœufs de près d’une tonne.

Plusieurs temps forts étaient proposés à Amuré. Outre la dégustation d’une fricassée d’anguilles, « et attention des anguilles fraîches pas surgelées « Made in China » mais venant tout droit de nos voisins des Marais Nantais et cuisinées sur place par un Maître Artisan » précisent les organisateurs, et le concert gratuit d’un jeune duo de Mauzé-sur-Le-Mignon (79) « Nanarage », la Fête a accueilli la seule et unique 2cv Citroën au monde construite en bois, et « qui roule ! », par un ébéniste passionné.

En effet, le thème de la Fête est aussi de valoriser ce matériau noble qu’est le bois. Le bois que l’on emploie pour fabriquer les meubles, pour chauffer nos foyers, qui fournit aussi l’air dont on a besoin, . . . L’arbre dont les racines permettent, entre autres, à l’eau de bien rentrer dans le sol et d’arroser nos potagers, produit des feuilles qui donnent du compost.

Lors de l’inauguration de la Fête du frêne têtard, des officiels ont eu le privilège de faire quelques mètres à bord de la 2cv en bois. Le maire d’Amuré Marcel Moinard était visiblement ravi.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN des Deux-Sèvres : A la CAN, les communes « riches » mieux dotées, le maire de Sansais-La Garette a fait ses calculs.

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Réunis à Niort (79) lundi 26 septembre 2016, les délégués des communes adhérentes à la Communauté d’Agglomération du Niortais devaient se prononcer sur un nouveau pacte financier destiné à financer les projets municipaux en adéquation avec le projet communautaire. Ce pacte est un PACT : Programme d’Appui Communautaire au Territoire, destiné à renforcer encore davantage le territoire communautaire. En faisant en sorte qu’aucune des quarante-cinq communes ne soit oubliée par l’investissement, selon le président Jérôme Baloge. Ce PACT a été mollement accueilli par les petites communes. M. Rabah Laichour, Maire de Sansais-La Garette, apporte des précisions.

Une petite commune, dite pauvre, est moins dotée qu'une commune dite riche. Et pourtant, on parle d'équité à la CAN2.
Une petite commune, dite « pauvre », est moins dotée qu’une commune dite « riche ». Et pourtant, on parle d’équité à la CAN2. La municipalité de Sansais-La Garette regrette ce manque de solidarité intercommunale.

« Il était une fois un outil qui s’appelle la CAN [Communauté d’agglomération du Niortais (appelée CAN 2)], qui compte 45 communes depuis le premier janvier 2014, suite à la fusion de la CAN [Communauté d’agglomération de Niort (appelée CAN 1)], alors composée de 29 communes, avec les 15 communes de l’ex-communauté de communes Plaine de Courance, rejointe, en plus, par la commune de Germond-Rouvre.

Cette collectivité, vieille de plus de quinze ans ( création en 2 000 ), dispose d’un budget de près de 200 millions d’euros afin d’exercer des compétences que les communes lui ont transférées comme le transport, les déchets ménagers, l’assainissement, la culture, l’économie, pour ne citer que les principales.

Quand un bien ou un équipement est transféré, la CAN comptabilise d’un côté les dépenses et de l’autre les recettes relatives au dit bien et reverse ou demande à la commune concernée la différence, excédent ou déficit. Parallèlement à l’exercice de ces compétences, la CAN reverse déjà, depuis sa création, aux communes membres l’Attribution de Compensation dite A.C. , somme calculée en fonction de la richesse apportée, mais aussi de la population communale. C’est ainsi que certaines communes touchent 20 euros par habitant et par an, pendant que d’autres, qui disposent de zones d’activités économique importantes comme Niort, Chauray, Granzay-Gript, etc. . .,  touchent plus de 600 euros par habitant et toujours par an.

La somme versée chaque année dans le cadre de cette A.C. dont certains élus en ont assez, avoisine les 24 millions d’euros. Afin de corriger ces inégalités de traitement, la CAN met en place un pacte financier de 12 millions d’euros versés en deux fois pour la période 2016 – 2021. Cette somme est une aide à l’investissement pour les 45 communes, aide devenue plus que nécessaire suite à l’arrêt des aides des régions et la rareté des autres subventions de l’Etat, du Département et de l’Europe.

Plusieurs critères ont été mis en place pour le calcul de ce pacte financier et in fine la somme moyenne par habitant est de 48 euros, soit une fourchette de 43 euros à 50 euros par habitant. Ce pacte financier présente déjà un peu plus de justice, mais la CAN aurait pu, vu sa bonne santé financière, mieux et plus faire, comme l’écrivent les instits sur les carnets de notes des élèves.

Voilà l’histoire de cette CAN qu’il faudra bien un jour revisiter sinon l’histoire ne parlera pas en bien de ses élus !

Un maire d’une petite commune du Marais poitevin : Sansais – La Garette (Deux-Sèvres) »

 

 Un Programme d’Appui Communautaire au Territoire, c’est quoi ? On nous dit, officiellement, qu’il s’agit d’un fonds de 6 millions d’euros disponibles au prorata du nombre d’habitants par commune sur la période 2016-2018, reconductible pour la période suivante 2018-2020, perceptibles selon trois thématiques d’investissement : l’efficacité énergétique ; l’offre culturelle, touristique et de loisirs ; et le domaine de performance des services publics. Ajoutés à cela quatre critères : la pression fiscale mesurée dans la commune ; l’effort social mesuré à partir de la part des logements sociaux par habitant ; la capacité contributive des habitants de la commune concernée mesurée à partir du critère du potentiel financier par habitant ; et enfin la capacité contributive des habitants mesurée à partir de l’indicateur du revenu par habitant. Les forts en mathématiques apprécieront.

Sur les six millions d’euros, et dans la limite de la somme allouable à la commune selon les critères retenus, la Communauté d’agglomération du Niortais pourra subventionner jusqu’à 50 % des investissements réalisés par une commune de la CAN 2 dans l’une des trois thématiques précitées. Enfin, a précisé le président : « Tout projet communal mutualisé dans ces trois domaines avec une ou plusieurs communes pourra faire l’objet d’une bonification de 20 % de la subvention communautaire prévue initialement ».

En conclusion, M. Rabah LAICHOUR cite J.W. von Goethe : « Quoi que vous puissiez faire, quoi que vous rêviez, commencez-le. La hardiesse a du génie, de la force et de la magie ».

MARAIS POITEVIN : Le 42ème Rallye du Marais du Canoë-Kayak Niortais en vidéo

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Chaque dernier week-end de juin, le Canoë-Kayak Niortais organise « la plus grande manifestation nocturne de canoë-kayak de France ». Une manifestation, reconnue par la Fédération Française de Canoë-Kayak, qui attire tous les ans, plus d’un millier de participants qui viennent de toute la France. Il s’agit d’un jeu de piste nocturne en canoë ou kayak dont le départ est donné de Coulon (79) à la nuit tombée . . .

L’équipe de Capt’Action79 a filmé tous les étages de cet événement, en vidéo HD, bien sûr ! Le montage est terminé. Voici le film après ces quelques images capturées au hasard des rushes. A l’insu du plein gré de notre monteur. C’est cadeau.

Images Gilles PETIT Capt’Action79

Vidéo, une réalisation Capt’Action79

Le podium des équipes qui ont remporté les trois premières places.
Le podium des équipes classées aux trois premières places du classement général.

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MARAIS POITEVIN : Le CSCM fête ses 30 ans . . . « et c’est pas fini »

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Une programmation éclectique ouverte à tous. C’est à partir de cette idée que l’équipe du Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) a organisé son trentième anniversaire. Rayonnant principalement sur les communes de Coulon (Deux-Sèvres) et sa voisine Magné, le CSCM a investi le site de La Repentie, pour trois jours de fête. Clin d’œil à cette structure, lieu de citoyenneté, d’échanges, de réflexions, d’épanouissement des initiatives . . .

Texte et photos Gilles PETIT

Le Centre Social et Culturel du Marais siège au bord de la Sèvre Niortaise à Coulon.

Né en juillet 1986 dans la continuité de la Maison Pour Tous de Coulon, association pluridisciplinaire, le Centre Social et Culturel du Marais a ouvert ses portes en 1987 à Coulon. Installé dans une maison ancienne reconstruite par la municipalité coulonnaise alors conduite par M. Maurice Moinard, le CSCM a développé sur sa zone d’influence (à l’époque, douze communes du Marais Mouillé) un ensemble d’actions qui l’ont fait connaître comme une véritable structure de développement social et culturel. Les locaux, les services permanents et les activités sont toujours ouverts à l’ensemble de la population du Marais, toutes générations confondues.

Les actions mises en œuvre concernaient déjà 232 usagers en 1987, 485 en 1988, 672 en 1989, 734 en 1990. Trente ans plus tard, le CSCM annonce près de 750 personnes adhérentes dont les trois quarts d’enfants et de jeunes. Entre 60 et 70 bénévoles s’investissent dans les activités, régulières ou saisonnières, de cette association qui compte, aujourd’hui, 14 salariés et 20 à 25 vacataires, pour un budget annuel de 620.000 €.

Le CSCM assure des missions d’intérêt général avec l’aide de nombreux partenaires : les communes (principalement Coulon et Magné), les Conseils départemental et régional, l’Etat et la Caisse d’Allocation Familiale, laquelle verse une prestation de service dans le cadre de la « fonction d’animation globale et coordination ».

En 30 ans, le CSCM a connu 8 présidents(es), de Nicole Sagory à Nicole Bernard, et 6 directeurs(trices), de Jacques Brenet à Marie-Noëlle Louis-Bonnin.

A sa création en 1987, le CSCM devait regrouper quinze communes mais son rayonnement étant étroitement lié aux choix municipaux, celui-ci n’était soutenu financièrement que par six communes : Amuré, Arçais, Coulon, Saint-Georges-de-Rex, Saint-Hilaire-la-Palud et Le-Vanneau – Irleau.

Outre son rôle de maison des associations, le CSCM est, également, un centre de services : secrétariat permanent (dactylographie, reprographie), action sociale (aide aux démarches administratives, relais d’information pour la garde d’enfants à domicile) . . .

En fin d’année 1998, le centre a accueilli l’adhésion de Bessines, une commune qui ouvrait ainsi à sa population et plus particulièrement aux enfants, les nombreuses activités permanentes et ponctuelles que propose l’association.

Lors de la dernière assemblée générale, en mai 2016, il a été précisé que « le secteur d’intervention des communes participantes demeure Magné et Coulon, celle de Sansais – La-Garette apportant aussi sa coopération ». Cependant au cours de cette réunion annuelle, le maire de Magné, M. Gérard Laborderie a fait remarquer : « Nous devons élargir à d’autres communes. Actuellement, nous ne sommes que deux financeurs, à raison de 100.000 € soit un peu plus du quart du budget.»

La grande fête était installée au lieu-dit La Repentie sur la commune de Magné (79).

Plusieurs associations ont participé à la fête en présentant leur(s) activité(s). En voici quelques unes, en photos prises au hasard des stands.

En plus des tables rondes proposées sous le grand chapiteau noir, Photo Gilles PETIT 4114dressé par la Cie aiRe de Cirque, ou dans la yourte, construite par la SCOP La Frênaie, les « 30 ans » offraient aussi des séries de spectacles et d’animations, diurne ou nocturne. Le tout gratuitement. La liste étant longue, voici, pêle-mêle, un échantillon des talents saisis sur les différentes scènes disséminées dans la végétation du Marais Mouillé.

 

Photo Gilles PETIT 4049
Le Chœur de Rohan
L'énorme libellule, œuvre collective d'une quarantaine de personnes, de tout âge et tout milieu, qui accueillait les visiteurs.
L’énorme libellule, œuvre collective d’une quarantaine de personnes, de tout âge et tout milieu, qui accueillait les visiteurs.

VENISE VERTE : le Centre Social et Culturel du Marais construit des « yourtes à mômes » participatives.

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« Aidez-nous à financer une yourte écologique pour que les enfants puissent s’épanouir dans un cadre naturel au cœur du Marais Poitevin« , appelle le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), association loi 1901 implantée sur les communes de Coulon et de Magné (79).

Lors de la fête des 30 ans du Centre Social et Culturel du Marais, qui vient de se dérouler du 3 au 5 juin 2016, le public a pu visiter une véritable yourte et travailler à la préparation des éléments de la petite "yourte à mômes".
Lors de la fête des 30 ans du Centre Social et Culturel du Marais, qui vient de se dérouler du 3 au 5 juin 2016, le public a pu visiter une véritable yourte et travailler à la préparation des éléments de la petite « yourte à mômes ».

Le CSCM organise un centre de loisirs dans des locaux scolaires, chaque année depuis 30 ans. Il est regrettable que des enfants habitant le Marais poitevin, site classé « Grand Site de France » passent leurs vacances dans des cours d’école. Pour l’été 2016, l’équipe d’animation envisage d’accueillir les enfants dans un nouveau cadre. « Nous avons besoin d’une salle d’activités supplémentaire de 50 m² », clame-t-on en chœur.

Vu de l'intérieur, le toit de la yourte de 50 m² qui sera installée au centre de loisirs, dès juillet prochain.
Vu de l’intérieur, le toit de la yourte de 50 m² qui sera installée au centre de loisirs, dès juillet prochain.

Respectueux du cadre naturel, le Centre Social et Culturel du Marais n’imagine pas implanter un tivoli ou un barnum métallique et synthétique. D’où l’idée d’installer une yourte circulaire d’environ 50 m². Plus précisément une yourte en ossature bois (en perches de frênes du Marais) et toile coton écru s’intégrant plus harmonieusement dans le paysage. Cela donne un petit air de vacances supplémentaire pour les enfants de l’accueil de loisirs.

 

 

« Certes, nous pourrions acquérir une yourte clé en main pour un montant de 15 000 € à 20 000 €, explique Marie-Noëlle Louis-Bonnin, directrice du  CSCM, mais nous n’avons pas le budget, et nous avons fait le pari de faire participer des habitants du Marais pour la fabriquer dans le cadre d’un chantier participatif encadré par la Scop SARL la Frênaie spécialisée dans la fabrication d’habitats légers, yourtes, tipis et dômes ». Cette société est implantée sur Arçais (79).

Ce projet a développé un tel élan et une telle volonté de transmission de la part des participants qu’il est envisagé de construire une mini-yourte pour l’espace petite enfance accueillant la tranche des 0 – 3 ans. Cette mini yourte pourra être utilisée soit à l’intérieur du Centre social dans l’espace dédié à la petite enfance, soit en extérieur en fonction de l’activité proposée et de la saison. Elle sera également sur le centre de loisirs cet été à Coulon en complément de la grande yourte pour le plus grand bonheur des petits.

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Le CSCM envisage de construire une mini « yourte à mômes », sur ce modèle.

Ces deux yourtes homologuées ERP (Etablissement Recevant du Public) reviennent à 12 000 €. 9 000 € sont financés par des aides de la Caisse d’Allocation Familiale et de la Caisse des dépôts et consignations. Pour l’autre partie, le CSCM fait aujourd’hui appel au soutien et à la générosité populaire à hauteur de 3 000 €.  A savoir, 1 500 € pour solder la facture de la grande yourte et 1 500 € pour construire une petite yourte. « Une somme qui permettra de mener notre projet à terme », remercie d’avance Madame la Directrice.

 

Le CSCM a ouvert un compte financier participatif en ligne intitulé : « Des yourtes à mômes pour le centre de loisirs ». Ainsi, si vous souhaitez inscrire votre nom dans la yourte, il vous suffit de soutenir le projet, selon vos moyens, en vous rendant sur le site Internet : http://www.kisskissbankbank.com/des-yourtes-a-momes-pour-le-centre-de-loisirs . Le projet est valide jusqu’au 20 juin 2016 inclus.

 

Gilles PETIT