Coulon (79)

FONTENAY-LE COMTE : Le programme 2022/2023 de l’Espace Culturel et de Congrès René-Cassin – La-Gare

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L’Espace Culturel et de Congrès René-Cassin – La-Gare à Fontenay-le-Comte (Vendée – France) vient d’annoncer la programmation de sa saison 2022/2023. Quatorze dates tous publics sont prévues, ainsi que neuf spectacles destinés aux scolaires. Une offre de spectacles pluridisciplinaires à ne pas manquer.

L’Espace Culturel et de Congrès René Cassin – La Gare de Fontenay-le-Comte (ECC) est constitué de deux équipements : 1- La grande halle, construite sur le site de l’ancienne gare ferroviaire de la ville dont on a conservé l’architecture d’origine, accolée à un espace modulable pouvant accueillir 518 à 4 500 personnes ; 2 – Le Théâtre municipal, petit théâtre à l’italienne intimiste de 257 places, datant du XIXe siècle, récemment restauré au cœur du centre historique fontenaisien. Ces outils s’ouvrent à tous les modes d’expression que sont les concerts, opéra, théâtre, danse ou cirque, mais aussi à l’accueil de salons, colloques, repas dansants, . . .

L’Espace Culturel et de Congrès René-Cassin – La Gare est installé dans l’ancienne gare ferroviaire de Fontenay-le-Comte Photo Gilles Petit

L’équipe de l’Espace culturel et de congrès est constituée de onze personnes. A savoir, une petite équipe technique formée d’un régisseur général, directeur technique, d’un régisseur au son, d’un régisseur à la lumière et de deux techniciens polyvalents. Une agente chargée de l’entretien général des bâtiments gère aussi les loges des artistes, et devient costumière en représentations. Photo ci-contre : Les techniciens-régisseurs lors de la présentation de la prochaine saison. Photo Gilles Petit

Une équipe administrative fait tourner l’ECC et organise la billetterie et la communication ; enfin une personne s’occupe, à la fois, de l’administration générale et des locations de salles, de l’accueil des associations et des partenaires privés souhaitant louer une salle. Responsable de l’ECC et responsable du service culture, Mme Célia Marais dirige l’équipe permanente du site. Elle coordonne également l’action publique à la Médiathèque Jim-Dandurand ainsi qu’au musée de Fontenay-le-Comte. Mme Marais « met en œuvre la politique décidée par les élus au niveau des secteurs, tout en préparant la programmation culturelle proposée à l’Espace. » Elle va donc voir des spectacles, en discute en équipe, échange avec l’adjointe à la culture, débat sur des choix, puis tisse un fil conducteur de la pré-programmation en fonction des coups de cœur, en fonction de l’actualité du spectacle vivant, en fonction de l’actualité dans le monde, en fonction des problématiques éventuelles. En fait, « l’actualité de ce que l’on a envie de raconter aux gens et donner l’émotion que l’on a envie de véhiculer. Un programme qui se cale entre les mois de mars et de juin pour l’année suivante. »

La programmatrice de l’ECC complète : « nous proposons des spectacles, des moments d’échanges avec les compagnies à l’issue des représentations, des ateliers et des interventions pédagogiques en lien avec les spectacles et leur thématique, ainsi que des visites du Théâtre. »

Lancement de la saison 2022-2023

Samedi 24 septembre 2022, Mme Sylvie Saint-Cyr, adjointe à la culture de la municipalité de Fontenay-le-Comte, a officiellement lancé la saison culturelle : « l’art et la culture constituent un axe fort de notre politique municipale décliné à travers des projets. Des rénovations du musée d’art et d’histoire avec l’intégration d’un Mémorial de la Résistance et de Déportation en Vendée ; la modernisation de notre médiathèque intégrée dans un réseau dynamique de lecture publique que nous créons à l’échelle de notre communauté de communes ; la poursuite d’une offre de spectacles pluridisciplinaires ouverts à tous dans l’écrin de l’espace culturel René Cassin – La Gare et du Théâtre municipal, ce dernier étant maintenant ouvert à l’année. La saison culturelle que nous élaborons autour de différents piliers avec la volonté de construire une politique culturelle et artistique ambitieuse pour tous les Fontenaisiens et aussi cohérentes et rayonnantes à l’échelle de notre territoire et aux niveaux régional et interrégional. Une programmation pluridisciplinaire, vingt-cinq spectacles cette année avec toujours le cirque et la danse comme axe fort ; le maintien d’une programmation scolaire importante avec neuf spectacles pour vingt-deux représentations. Nous accueillons chaque année quatre niveaux scolaires ; un travail en collaboration avec les pôles excellence régionaux, cette année la scène nationale de La Roche-sur-Yon après avoir accueilli l’année dernière le centre national de danse contemporaine de Nantes, pour une première régionale ; une politique d’accueil de compagnies en résidence autour d’un triptyque, soutien à la création, à la diffusion et à l’action culturelle. Six compagnies sont conventionnées aujourd’hui, nous en sommes très fiers. Nous accueillons des créations. Notamment un conte avec Jérôme Aubineau dans le cadre de la 2ème édition « Rendez-vous contes ! » à Fontenay et dans les communes de la communauté de communes ; le jazz avec ses musiques actuelles ; les danses et musiques anciennes avec la compagnie « Fontenay fait sa Renaissance » pour sa traditionnelle veillée automnale en octobre ; la journée européenne de la musique ancienne en mars ; et les très nombreuses actions culturelles déclinées en milieu scolaire et en programmation de ville d’art et d’histoire. »

Gérard Potier en ouverture

Gérard Potier ouvrira la saison, le vendredi 21 octobre 2022 avec « Le rêve du puma ou l’enfance en temps de guerre » (Cie Le bazar mythique). Ce travail de création est une libre adaptation de « La trilogie des jumeaux » de Agota Kristof. On notera aussi le chant choral et lyrique avec l’ensemble Polymnie qui montera des ateliers de chant à l’attention des scolaires. L’art du clown et du cirque viendra clore un magnifique travail autour du masque et du mime. Enfin, la Cie La Salamandre fermera la saison, le vendredi 26 mai 2023, avec son théâtre de papier intitulé « Un océan d’amour », une odyssée épique, poétique et marionnettique.

Tout au long de l’année, la ville de Fontenay-le-Comte hébergera cinq artistes en résidence : Le Camembert (jazz – musiques actuelles) ; la Cie Gianni Joseph (danse) ; Fontenay fait sa Renaissance (arts vivants – musique et danse anciennes) ; l’ensemble vocal Polymnie (pratique vocal) ; la Cie des artisans rêveurs (théâtre – art du clown).

L’accueil de l’Espace Culturel et de Congrès est ouvert du mardi au vendredi l’après-midi.
Des ouvertures exceptionnelles sont prévues les samedis 17 décembre, 7, 14 et 21 janvier 2023 de 10h à 12h
La billetterie est ouverte 45 min avant le début des spectacles. Photo Gilles Petit

Le programme complet et détaillé de la saison 2022/2023 de la ville de Fontenay-le-Comte est disponible sur le site internet https://www.fontenay-le-comte.fr/espace-cassin/agenda-cassin, et dans la plaquette largement diffusée par l’ECC.

Espace culturel et de congrès René Cassin – La Gare
Service Billetterie
Adresse : Avenue de la gare, 85200 Fontenay-le-Comte
Téléphone : 02.51.00.05.00
Mail : ecc.r.cassin@ville-fontenaylecomte.fr

Gilles PETIT

COULON – MAGNE (79) : La première pierre de la Maison de Santé Pluridisciplinaire intercommunale

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Née en 2008 sous le nom « Pôle Santé » et relancée en 2014, la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) de Coulon-Magné ou Magné-Coulon (Deux-Sèvres France) accueillera le public en septembre 2023. Les maires de ces deux communes voisines ont posé la première pierre le 20 septembre 2022.

La future Maison de Santé Pluridisciplinaire est en cours de construction à Magné dans la Zone d’Activités Commerciales de La Chaume aux Bêtes. Document Commune de Magné

Lors du scellement de la première pierre, le 20 septembre 2022, le maire de Magné, Gérard Laborderie, a souligné que cette cérémonie est « un temps fort de la politique locale qui symbolise le début d’un projet important réalisé pour s’inscrire durablement dans le temps au bénéfice des citoyens. »

Anne-Sophie Guichet, maire de Coulon, retrace la genèse du projet de MSP : « La Maison de Santé Pluridisciplinaire est une vieille histoire. Prenez d’abord deux communes, deux équipes municipales qui s’entendent bien et surtout portent la même volonté politique affirmée de lutter contre la désertification médicale. Ajoutez à cela, une équipe de professionnels de santé avec l’arrivée d’un jeune médecin, le docteur Alexandre Desnouhes, et le souhait de porter ce projet en collaboration avec les deux municipalités. Ajoutez ensuite l’ARS (Agence Régionale de Santé) présente lors de nos nombreuses réunions pour nous aider à structurer le projet. Ajoutons également les partenaires institutionnels co-financeurs du projet que sont l’Europe, l’Etat, la Région, le Département, qui contribuent au financement d’investissements de plus de 3 millions d’euros TTC. Sans eux, la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible car il s’agit d’un investissement bien au dessus des capacités de financement de nos communes. Et, pour finir, saupoudrons le tout d’une équipe de maîtrise d’œuvre performante et professionnelle avec le cabinet Crescendo Conseil qui a réalisé l’étude de faisabilité initiale, et le cabinet d’architectes et d’urbanistes Corset-Roche & Associés qui a séduit le jury à l’unanimité avec une proposition inspirée des longères traditionnelles. »

M. Laborderie informe que « la commune de Magné est maître d’ouvrage de la MSP, mais le portage se fait conjointement avec Coulon. Dès 2008, la création de ce que nous appelions un Pôle santé destiné à accueillir des professionnels de santé, figurait déjà dans le projet de ZAC (Zone d’Activités Commerciales) de la Chaume aux Bêtes à Magné. (ci-contre Plan de situation Document commune de Magné)

Ce n’est qu’au cours du mandat suivant de 2014 à 2020 que les premières discussions et études ont commencé. Très vite, il est apparu que, de par sa nature, le projet dépassait largement les limites de la commune. Et qu’il devait bénéficier aux 6 000 habitants du bassin de vie. Et c’est ainsi que les communes de Magné et Coulon ont décidé de s’unir pour porter cette réalisation. Une décision d’autant plus cohérente que son implantation se situe dans cette ZAC communale dédiée au développement économique des deux communes, située en bordure de la route départementale qui les réunit quasiment à équidistance des deux bourgs. Ce n’est qu’en 2018 que le projet a véritablement démarré avec l’arrivée d’un jeune médecin sur la commune le docteur Alexandre Desnouhes qui a pris en charge la coordination de l’ensemble des professionnels de santé avec le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. Une large concertation a suivi afin que le projet réponde aux attentes de tous, médicaux et paramédicaux, les métiers qui occuperont le site à terme. »

La Maison de Santé Pluridisciplinaire sera organisée en cinq pôles indépendants : cabinet dentaire (bleu), cabinet kinésithérapie (violet), espace paramédical orthophonie, psychologie (vert foncé), cabinet médical (orange), cabinet infirmier constitué d’un bureau et du bureau de l’infirmière IDE ASALEE, la partie vert clair représente les zones communes. Chauffé à la chaudière bois, ce bâtiment respectera les normes environnementales, peu gourmand en énergie et produisant peu de carbone. Il aura deux parkings à accès indépendants, un de 36 places pour les patients avec deux arrêts minutes ambulances ; 20 places pour les praticiens à l’arrière. Il offrira un maximum de surfaces extérieures perméables et sera orienté sud pour mieux gérer le chaud et le froid. La façade en brique doublée en pierre s’inspire de l’ambiance locale. Document Commune de Magné

La Maison de Santé Pluridisciplinaire va accueillir cinq cabinets médicaux, avec une salle d’urgence ; trois cabinets dentaires avec une salle de chirurgie ; six kinésithérapeutes ; cinq infirmiers ; une infirmière IDE-ASALEE (Association nationale qui embauche des salariés infirmières de santé publique, mis à disposition de généralistes le souhaitant) ; deux psychologues ; et trois orthophonistes. Pour la plupart déjà présents sur les deux communes. L’équipement aura une surface de 998 m² sur une parcelle de 5 000 m², pour un coût prévisionnel de 3 139 936 € HT soit 3 767 923 € TTC. Théoriquement à la charge des deux communes. Celles-ci devraient bénéficier d’un taux de subventions autour de 75%. Les 25% restant étant la part d’autofinancement des deux communes. Techniquement, le maximum de subventions attribuées permettra de fixer des loyers compétitifs, car les praticiens seront locataires de leur espace de travail. Des loyers qui devront couvrir un emprunt pris en charge par Magné, maître d’ouvrage. Cette commune a l’obligation d’assurer un auto-financement à hauteur de 20%. Les 5% complémentaires seront donnés par Coulon sous forme de subvention. Les montants définitifs ne sont pas encore connus car le plan de financement n’est pas encore arrêté. Mais on sait déjà que l’Europe va subventionner à hauteur de 50% du budget prévisionnel ; l’Etat fournirait 400 000 € ; la commission permanente de la Région Nouvelle-Aquitaine devrait voter, le 3 octobre 2022, une subvention de 200 000 € ; le département des Deux-Sèvres propose 100 000 € dans le cadre d’un Plan santé départemental, qui donne un coup de pouce aux jeunes étudiants pour qu’ils travaillent sur les Deux-Sèvres, réunissant plusieurs partenaires ayant, pour mission, la lutte contre la désertification médicale ; l’Agglomération du Niortais est associée dans le cadre d’un Contrat local de santé, mais ne participe pas financièrement ; et le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin a accompagné le projet préalable en conseils d’intégrations paysagère et environnementale, lesquelles peuvent générer des surcoûts.

L’état au 20 septembre 2022 des travaux de la construction de la future MSP de Magné-Coulon, qui aura pour adresse une toute nouvelle voie : la rue des Iris à Magné. Photo Gilles Petit

En conclusion, les maires de Magné et Coulon affirment : « Notre objectif est que nos communes ne deviennent pas un désert médical. Que nos concitoyens puissent à l’avenir bénéficier d’une offre de soin, à proximité. Un équipement fonctionnel et confortable pour que les professionnels y trouvent les conditions idéales dans l’exercice de leur profession. Un magnifique équipement aussi à l’architecture à la fois qualitative et esthétique inspiré des longères traditionnelles. Conforme aux nouvelles normes d’économie d’énergie et de bilan carbone. Situé dans un environnement proche préservé, doté de tous services, commerces et équipements publics dans le grand site du Marais Poitevin, à 10 minutes de la ville de Niort et 45 minutes de l’océan. Un équipement attractif aux nombreux atouts que nous attendons avec impatience. Les travaux sont prévus jusqu’à fin juin 2023. »

Gilles PETIT

Fontenay-le-Comte (85) : création du Mémorial de la Déportation et de la Résistance vendéennes au musée

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En Vendée (France), le musée de Fontenay-le-Comte va créer un Mémorial consacré à la déportation et à la résistance vendéennes durant la Seconde Guerre mondiale 1939-1945. Pour cela, il lance une grande collecte d’objets, de photographies, de documents et de témoignages en lien avec l’événement. Il est également fait appel à la mémoire collective sous forme de témoignages d’actes de résistance individuels et/ou au sein de réseaux. La vie quotidienne sous l’occupation sera aussi retracée au musée.

Voisin de l’église Notre-Dame, le Musée de Fontenay-le-Comte est situé Place du 137e R.I. Photo Gilles Petit

Depuis le début de l’été 2022, le musée de Fontenay-le-Comte ( Ville d’art et d’histoire depuis 2001) diffuse un appel à collecte qui couvre la période 1939-1945 sur l’ensemble du département de la Vendée, en particulier, mais aussi, sur les territoires du Bas-Poitou (dont Fontenay-le-Comte est l’ancienne capitale), le nord de l’Aunis (La Rochelle, Saint-Sauveur d’Aunis, . . .), voire plus si le lien est établi.

Le document, largement distribué dans les mairies, les collectivités institutionnelles, des commerces de proximité, etc, explique : « Dans le cadre de son chantier de rénovation, le musée s’apprête à intégrer à son parcours de visite un Mémorial de la Résistance et de la Déportation en Vendée. C’est l’occasion de lancer une grande collecte d’objets, photographies, documents et témoignages afin d’enrichir les collections ». Les éléments collectés témoigneront de l’accueil des réfugiés, de la vie pendant l’occupation, du parcours des prisonniers, des actes de résistance individuels et en réseaux et maquis, et de la déportation.

Le musée

Fondé en 1875, le musée, labellisé Musée de France depuis 2003, a bénéficié de travaux de modernisation et d’agrandissement dans les années 1980. Aidant ainsi à redynamiser le centre-ville. Depuis le 21 février 2022, le Musée n’est plus accessible au public, mais reste ouvert aux groupes et aux scolaires dans le cadre d’une programmation, sur réservation. La rénovation du musée devrait s’achever en 2025.

Comment participer à l’appel à collecte 1939 – 1945

Toutes les explications figurent sur le site internet de la ville de Fontenay-le-Comte : « Vous souhaitez faire un don ou un prêt dans le cadre de l’appel à collecte lancé par le musée, et vous vous demandez comment procéder ? Tout d’abord, si d’autres membres de votre famille sont concernés par les objets/documents que vous souhaitez donner, parlez-en avec eux et assurez vous que vous avez leur accord ».

Ce drapeau de la Libération a été retrouvé dans le grenier d’une maison ancienne. Photo Gilles PETIT

Si les objets/documents concernent une personne encore en vie, interrogez-la et conservez son témoignage (par écrit ou par un autre moyen). Sinon, rédigez une courte biographie (dates de naissance et de décès, vécu pendant la guerre, souvenirs, etc.). Essayez de trouver des photographies d’elle pendant la période 1930-1950. Puis rendez vous sur le site http://www.fontenay-le-comte.fr et remplissez le formulaire d’information. Vous aurez, entre autres, à fournir des photographies des objets/documents.

La collecte est limitée au 31 décembre 2022.

Formation d’un comité scientifique

Il est précisé qu’un comité scientifique déterminera les dossiers à retenir. En effet, il est possible qu’une proposition ne soit pas retenue, si les objets/documents ne rentrent pas tout-à-fait dans les axes définis pour la collecte. Pour les dossiers retenus, une attestation de don sera remplie avec l’équipe du musée pour formaliser votre démarche en attendant que le transfert soit effectif.

Dans certains cas, si les photographies et les échanges par téléphone ne sont pas suffisants, et si le (les) donateur(s) est(sont) d’accord, un membre de l’équipe du musée pourra se déplacer à domicile pour rassembler les informations nécessaires et comprendre l’histoire des objets/documents concernés.

Enfin, à l’issue de la collecte, le don sera présenté devant la commission scientifique régionale d’acquisition des musées de France, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) des Pays de la Loire, laquelle donnera son accord pour l’entrée du don dans les collections du musée. Don qui fera ensuite l’objet d’une décision du Maire de Fontenay-le-Comte. A l’issue de ce processus, les objets/documents intégreront définitivement les collections du musée.

Et après ?

Les objets/documents intégrant la collection du musée entrent dans le domaine public, ils ne peuvent plus être redonnés, ni vendus : ils deviennent inaliénables.

Néanmoins, le donateur et sa famille peuvent encore venir voir et consulter les objets/documents qu’ils auront donné, sous réserve que les conditions de conservation le permettent.

Tous les objets collectés ne seront pas forcément présents dans l’exposition permanente, mais ils pourront être exposés lors d’expositions temporaires à Fontenay-le-Comte ou dans d’autres musées de France.

De plus, une vitrine sera dédiée aux dons et prêts de la collecte. A tour de rôle et pendant trois mois, y seront exposés les objets/documents relatifs à une personne. Les familles seront prévenues de la période d’exposition de leurs dons-prêts.

Pour participer, visitez le site http://www.fontenay-le-comte.fr ou http://www.fontenay-le-comte.fr/musee-fontenay/, puis remplissez le formulaire d’information en cochant la case « prêt pour 3 ans reconductible par tacite reconduction ».

Après accord du comité scientifique cité plus haut, une convention de prêt sera établie. Pour des questions de « durabilité » de la scénographie, le musée ne pourra pas accepter des prêts de moins de trois ans. 

Le vœu de M. Marceteau

Le quotidien Ouest France (11 juillet 2022) rappelle : « L’idée de ce Mémorial a été portée pendant des années par un résistant-déporté, M. Gaston Marceteau, (photo ci-contre) qui n’a cessé de témoigner, notamment auprès du public scolaire dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation. A son décès, le 26 juillet 2022, à 92 ans, l’Association pour la Création d’un Mémorial de la Résistance et de la Déportation en Vendée a pris le relais de ce projet indispensable puisque les témoins directs de cette époque disparaissent. Il y a un risque que la mémoire des évènements locaux s’estompe et que les traces matérielles se perdent.

Photo Association pour La Mémoire de la Résistance et de la Déportation en Vendée

Le Mémorial a donc vocation à devenir le lieu idéal de préservation et de diffusion de cet héritage. D’où ce projet de collecte. à laquelle tout le monde peut participer. » L’idée de la collecte est que les particuliers aient le choix entre donner leurs souvenirs ou les prêter.

Contacts :

Musée de Fontenay-le-Comte

Place du 137e R.I

85200 Fontenay-le-Comte

tél. : 02 51 53 40 04 ou 02 51 53 41 45

Courriel : musee.accueil@ville-fontenaylecomte.fr memorial.musee@ville-fontenaylecomte.fr

En vidéo, le palmarès du 34ème Festival de peinture et de dessin de Coulon-Magné (Marais Poitevin des Deux-Sèvres)

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L’association Magné-Animation a organisé son 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! les 22 juillet 2022 à Coulon, 23 et 24 juillet 2022 à Magné. Voici les palmarès des deux concours énoncés par le président André Prunier.

Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants devaient réaliser une œuvre exclusivement sur place dans le temps imparti.

Voici le palmarès en vidéo au lien YouTube suivant : https://youtu.be/9cUik4WOmok

Bonne lecture

Réalisation vidéo : Gilles PETIT

COULON (79) Suite et. . . pas fin des travaux de « sécurité » sur la rue Main

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La rue Main à Coulon vient de bénéficier d’un nouvel aménagement de la circulation. Elle est maintenant privatisée en dépit du bon sens. Des précisions en photos.

Avant de vous conter ce nouvel épisode, nous vous invitons à relire l’épisode précédent relaté dans notre article publié le 15 mars 2021 (à l’adresse ci-dessous).

A Coulon, l’accès à cette courte rue est maintenant réservé aux résidents. Au grand dam des autres Coulonnais incrédules qui rentrent chez eux habituellement par cette voie. Prévenus individuellement par le policier municipal, les foyers du quartier ont été mis sur le fait accompli. Photo Gilles Petit

La rue se retrouve privatisée au bénéfice d’une poignée de résidents. Pourtant, le plan de circulation officiel affiche trois voies d’entrée vers le centre historique de Coulon dont la rue Main. Les panneaux d’entrée et la signalisation au sol d’une zone de rencontre l’attestent.

En fait, la rue Main est interdite à tous les véhicules car, d’abord elle est en sens unique pour tous d’un côté, et, en plus, des panneaux installés sur la route départementale (photos ci-dessus) interdisent de tourner vers la voie. Cette signalisation s’adressant à tout le monde, les riverains ne peuvent plus rentrer chez eux, hormis à pied. Par ailleurs, la réglementation ne permet pas de poser des panneaux de « Sens interdit » à la fois aux deux extrémités d’une voie. Si un sens est interdit, l’autre sens est forcément autorisé. Photos Gilles Petit
Dans l’épisode précédent, il est dit que les véhicules roulent trop vite dans cette courte descente. Alors, la municipalité a instauré un stop à l’intersection basse et tracé des cases de stationnement en chicane. On comprend ce stop, mais on se demande le bien fondé des cases. En effet, on fait ralentir les véhicules des résidents qui doivent obligatoirement s’arrêter chez eux. Photo Gilles Petit
Enfin, la cerise sur le gâteau, les véhicules des riverains qui auraient enfreint la signalisation pré-citée se voient interdits de tourner en direction du centre-bourg. Parce qu’ils risquent de virer trop vite, semble-il. Dans ce cas, à quoi peut bien servir le stop. En réalité, il s’avère que ce panneau s’adresse aux conducteurs étourdis qui se seraient engagés dans la rue Main et qui souhaiteraient ne pas s’arrêter à la bande blanche. On notera que : – le panneau d’interdiction de tourner est fixé sur le même support que le stop, en dépit de la réglementation ; – le manque de visibilité depuis la bande blanche. Photo Gilles Petit

Informations complémentaires : chez SES, les panneaux « Sens Interdit » et « Défense de tourner à gauche » valent chacun 75,50 € HT ; chaque panonceau « Sauf riverains » coûte 50,00 € HT ; les poteaux valent entre 20,00 € HT et 50,00 € HT ; les colliers de fixation entre 10,00 € HT et 20,00 € HT chacun ; la peinture revient à 74,50 € HT le pot de 7 kg ou 219,50 € HT le 25 kg. Il convient de rajouter la main d’œuvre et le temps passé. Plus le financement d’une étude, avec déplacements sur site, menée par les services du Conseil Départemental des Deux-Sèvres.

Par ailleurs, le panneau indiquant le chemin le plus facile pour rejoindre l’hôtel Au Marais situé sur le Quai Louis-Tardy, a été occulté à l’entrée de la rue Main. Les clients doivent dorénavant suivre un véritable jeu de piste. Photo Gilles Petit

MAGNE – COULON (79) : le 34ème Festival international de peinture et dessin dans les starting-block.

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L’association Magné-Animation appelle à participer au 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! qui aura lieu, en deux temps, les 22 juillet 2022 à Coulon, 23 et 24 juillet 2022 à Magné. Les inscriptions sont ouvertes.

Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants doivent réaliser une œuvre exclusivement dans le temps imparti.

L’édition 2022

Lors de la présentation officielle du 34ème Festival, le président de Magné-Animation M. André Prunier a rendu hommage à M. André Robin, maire de Magné de 1995 à 2001, décédé fin avril 2022. « Il était clairement un soutien, un partisan du Festival de peinture de Magné. Il avait écrit un texte dans le livre des 30 ans du Festival. J’ai trouvé qu’il résumait bien, en quelques lignes, ce qu’est le Festival : « Et si le Festival de peinture de Magné n’était que rencontres et échanges au « Jardin des Délices » ! Là, où chacun vient mettre ses pas dans ceux qui les ont précédés depuis 30 ans ! Côtoyer et partager un instant avec l’artiste tout entier plongé dans la restitution du cadre qui l’entoure, ou peut-être refléter l’expression de son imagination féconde ! Le promeneur avide de découverte trouvera, sans doute, réponse à sa quête inassouvie de l’art, tant la diversité des œuvres proposées à notre curiosité est abondante ! La réalité festive est à la hauteur de l’événement artistique ! Le fidèle et nombreux public vient submerger deux jours durant, nos rues et bords de Sèvre, pour le plus grand plaisir des Magnésiens ! Le sourire et le ravissement sont sur tous les visages ! Chaque fois, c’est : « Vivement l’an prochain » ! La plus belle récompense pour l’intrépide équipe organisatrice qui mérite toute notre admiration ! »

Comme l’année passée, les communes de Magné et sa voisine de Coulon renouvellent leur collaboration sous la direction de Magné-Animation. « Nous affichons notre volonté de collaboration sur la durée. L’étape 2021 retrouve son pôle naturel en 2022 », précise M. Prunier.

Les invitées d’honneur

Est-il utile de rappeler que le Festival est un concours de peinture et de dessin mais aussi un lieu d’expositions. A Magné, uniquement les 23 et 24 juillet 2022, l’espace culturel du Four Pontet hébergera les œuvres des invitées d’honneur : les fidèles du Festival connaissent bien l’aquarelliste Claude Allègre qui a « une attirance particulière pour le portrait » en essayant de « transmettre l’émotion qui [le] traverse » ; Claire Barjolle est, un peu, « un produit du Festival car elle est arrivée à Magné avec sa maman qui faisait de l’huile et elle a tout de suite été primée », rappelle le président de Magné-Animation. « Ce sera la première fois qu’un invité d’honneur est issu du festival. Elle a une peinture qui a beaucoup évolué, elle va vers la prise en compte de la lumière » ; pour la sculpture, Astrid Laviéville se passionne pour les arts du feu et utilise de nombreux matériaux composites, éléments de la nature et récupération. A son sujet, M. Prunier informe : « Avec elle, nous sommes allés plus loin qu’une simple invitée d’honneur de Festival puisqu’elle va faire également le trophée du Festival ». Il s’agira d’une œuvre d’art qui sera brandie par le vainqueur du Grand Prix du Festival 2022.

Le jury

Le président a annoncé que « l’artiste Richard Gautier a tout naturellement accepté la proposition d’assurer, une fois de plus, la présidence du jury en promettant de venir avec un tableau qui sera exposé au Four Pontet ». Les organisateurs vont également garder une place en l’espace culturel à Joël Achard, le lauréat du Grand Prix 2021, parce que « tous les ans les Grands Prix ne sont pas présentés à l’édition suivante, ils restaient hors public dans les locaux de la mairie ».

La composition du jury sera « assez compact et compétent », selon M. Prunier. « Les bases sont très bonnes puisque Richard Gautier est président du jury, les trois invitées d’honneur vont participer et rejoindre Messieurs Daniel Doutre, Bernard Masson, Jean-Paul Minviel et Fabrice Donizeau ».

Les inscriptions

Magné-Animation diffuse actuellement le triptyque de présentation de cette 34ème édition du Festival. ce document est avant tout le bulletin d’inscription afin que les candidats puissent cocher, dès maintenant, la date sur leur agenda. Ils ont jusqu’au 30 juin 2022 pour s’inscrire à un tarif préférentiel (15 euros pour Coulon, le 22 juillet 2022, et/ou 20 euros pour Magné, les 23 et 24 juillet 2022). Il est possible de s’inscrire et de régler en ligne sur le site Internet : festivalpeinturemagne.com.

Les triptyques sont aussi destinés au public en attendant la distribution de la plaquette officielle prévue fin juin, à Magné et à Coulon. Les programmes des animations restent classiques à Magné avec, le vendredi soir, le vernissage de l’exposition au Four Pontet suivie d’un repas animé, sur invitation. L’inauguration officielle de la manifestation est maintenue le samedi matin, dès 11 heures, à Magné. A Coulon, le vendredi précédent, l’accueil des candidats se fera sur l’aire de l’Autremont. L’association « les Marchés de la laiterie » proposera des animations à partir de 10 heures sur place. Une guinguette résonnera à partir de 16 heures, et reprendra après la proclamation des résultats prévue vers 17h30.

Dix tableaux seraient primés à Coulon et 25 à 30 œuvres à Magné, en fonction des inscriptions.

Par ailleurs, Magné-Animation invite les Maraîchins à accueillir « chez l’habitant » des participants à ce 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! à Coulon – Magné.

Magné-Animation BP 40023 79460 MAGNE 06 33 02 02 40

festivalpeinturemagne.com

A l’issue de la présentation au public des œuvres primées lors du Festival 2021, le 17 octobre 2021, l’artiste Joël Achard (à gauche) a remis son Grand Prix au maire de Magné M. Gérard Laborderie. Photo Gilles Petit

Gilles PETIT

COULON : 15ème édition des randonnées La Maraîchine, dimanche 12 juin 2022

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L’association coulonnaise Les Cyclos de la Venise Verte organise sa 15ème édition de La Maraîchine, dimanche 12 juin 2022. Une journée de randonnées pédestres et cyclistes dans les Marais mouillés du Marais Poitevin.

Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.

Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme.

Toute l’année, Les Cyclos de la Venise Verte proposent des parcours hebdomadaires d’une grande variété au fil des routes du Marais Poitevin, de la Gâtine deux-sévrienne et des régions limitrophes. Il ne s’agit pas de compétition, mais, selon les dirigeants du club : « Pour favoriser la cohésion et pour que chacun puisse prendre plaisir à pédaler dans un peloton homogène, après une heure de route ensemble, des groupes peuvent se former. Vous choisissez votre rythme, notre devise : on part ensemble, on rentre ensemble. » 

Dimanche 12 juin 2022, La Maraîchine proposera sept circuits, entièrement fléchés, dont deux pédestres. Les tracés de ces circuits sont consultables sur le site internet de l’association : christian.gachignard.free.fr.

Les circuits 

 VTC Famille : 25 km

 VTT/GRAVEL : 55 km et 70 km

 Cyclos Route : 60 km et 90 km

 Marche : 6 km et 12 km

Un casse-croûte sera servi sur les parcours

Les randonnées de La Maraîchine sont ouvertes à tous(tes) sportifs(ves), licencié(e)s ou non. Sans esprit de compétition, en respectant le code de la route, en portant un casque, sans la moindre atteinte à l’environnement. On notera que les participants âgés de moins de 18 ans circuleront sous la responsabilité des parents.

La Maraîchine : Inscriptions uniquement sur place au départ entre 7 heures et 10 heures, dimanche 12 juin 2022 Coulon (Deux-Sèvres France)

Plaine-parking-aire d’accueil des camping-cars de l’Autremont, route D123, direction Irleau à Coulon.

COULON : A « la grange de Camille », saison 2022, l’art pariétal et le numérique côtoient la peinture, la sculpture et le métal

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Photographie, peinture, sculpture, histoires en papier, coloriage, « métalisme » . . . Pour sa 52ème saison, « la grange de Camille » a ouvert ses portes à dix artistes aux côtés des œuvres d’André Pignoux, le regretté fondateur de cet espace artistique atypique.

L’équipe, presque au complet, des artistes présents cette saison à « la grange de Camille » Il manque Elisabeth Blanchart Bouvier absente lors de l’inauguration et le regretté André Pignoux. Photo Gilles PETIT

Cette année, Sandrine Pignoux nous accueille dans « la grange de Camille », ce vivier d’artistes conçu par ses parents Cosette et André Pignoux. Cosette se remet, actuellement, d’un souci de santé. André n’est désormais présent qu’à travers ses photographies.

« Je suis ravie d’être présente pour l’ouverture de ce lieu emblématique de rencontre d’artistes fidèles au rendez-vous depuis 50 années, » déclare la maire de Coulon Anne-Sophie Guichet. « Je ne suis pas vraiment artiste dans l’âme et j’admire tout le travail qu’ils peuvent faire. La grange de Camille contribue à l’animation artistique de notre commune et bien plus car elle rayonne au delà de la commune. J’aurai une pensée pour André qui nous a quittés et Cosette qui n’est pas loin de nous. Quand on est dans ce lieu, on les sent, on les ressent, on les voit s’activer. On a les poils qui se dressent à chaque fois. Il y a toute cette histoire qui est touchante. « 

Les artistes :

Sandrine PIGNOUX

« L’idée était de faire des photos du Marais en couleur au départ et de les convertir en noir-et-blanc, pas toutes évidemment. Puis de faire ressortir de la couleur à certains endroits. Plus ça avance et plus le travail devient presque onirique.

Je pousse quelquefois les couleurs, la luminosité. . . C’est doux quand même. Le principe c’est vraiment ça. Celles qui sont restées en noir-et-blanc, souvent je retravaille la lumière et l’exposition. Ce qui peut donner des photos qui me font penser à des tableaux japonais. Le traitement numérique donne toute cette palette à ce travail. C’est ce qui est intéressant.« 

Christiane GILBERT

« Au départ, je peignais à l’huile des œuvres plutôt figuratives. Je suis passée à l’abstrait pour certaines expositions. Je cherche la lumière, le mouvement. Je suis passée aussi de l’huile à l’acrylique.

Maintenant, je fais aussi des peintures semi-abstraites inspirées de la nature, de la mer. L’énergie des arbres me parle énormément. Et je compte donner du bonheur à travers mes toiles, le plus coloré possible, le plus lumineux possible. Ce dont on a envie, c’est qu’une toile parle et qu’on aille au-delà de ce qu’on voit. En abstrait, on ne voit rien, mais ce n’est qu’une peinture à émotion. C’est plus pour apporter ce bien-être. C’est un peu comme une mission, on peint pour que ce soit vu. C’est ma troisième participation ici dans cette belle équipe de la grange de Camille très conviviale, très sympa. Partage, bonne humeur. . . » Christiane Gilbert est commissaire d’expos à Vouvant (Vendée) et vice-présidente de l’association « Vouvant village de peintre ».

Pierre REBICHON

« J’essaie de mêler une image à un texte ; un texte à une image. Dans ma carrière, j’étais graphiste, je faisais des affiches. J’ai gardé cet esprit. L’image compte autant que le texte et vice-versa. J’aime bien les jeux de mots. Certains m’ont appelé le Coluche pictural, ce qui est assez flatteur, mine de rien.

Et comme on n’arrive pas trop à me classer dans les styles, je me suis créé ma propre école qui s’appelle le baroquefort : c’est baroque et c’est fort. » Un clin d’œil à sa grand-mère qui a travaillé dans les caves de Roquefort dès l’âge de treize ans. « Je fais des tableaux avec un code couleurs toujours identique de huit couleurs. Je ne fais aucune recherche de couleurs. Ça ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse, c’est un visuel assez précis. Je scanne mes toiles, j’enlève mes couleurs et, une fois que les couleurs sont supprimées, je mets ces tableaux sur le site internet http://www.coloriagepourtous.fr. » Le public de tout âge peut ainsi télécharger gratuitement des vues pour les colorier, à sa guise. « C’est la troisième fois que je viens à la grange de Camille. Je pense à Cosette qu’on attend avec impatience. On lui fait de gros bisous.« 

Patrick GELINEAU

« Ce travail, je le fais depuis pas mal d’années déjà. Mon dernier métier était encadreur. J’ai encadré des œuvres d’artistes régionaux ; ce qui m’a permis d’étoffer ma palette de travail. Je fréquente la grange de Camille depuis deux ans dans une ambiance chaleureuse, familiale. On s’entend tous très bien. » Patrick Gélineau est un peintre pastelliste qui travaille beaucoup en technique mixte.

Daniel MAR

« Je raconte des histoires avec du papier essentiellement blanc. Je mélange différentes techniques qui sont propres aux arts du papier. Tout le monde connait l’origami. Il m’arrive de l’utiliser, mais je ne suis pas à l’aise avec cette technique.

Par contre, il y a sept ou huit techniques que j’utilise comme le quilling, la sculpture papier, le slide forme … Mais ce qui m’intéresse vraiment, est de raconter des histoires avec ce papier, faire passer un maximum d’émotion avec un minimum de moyen. La grange semble éternelle depuis 52 ans maintenant. C’est un cadre remarquable tout le temps avec cet esprit de convivialité permanent.« 

Phil LEJEUNE

« J’utilise les techniques des hommes des cavernes d’il y a 20 000 ans. Eux utilisaient du charbon de bois, moi je brûle le bois au chalumeau pour avoir du noir. Ils utilisaient des ocres du Lubéron, des pigments naturels que je cire ensuite, tout simplement.

Et je rajoute des mains qui sont en l’occurrence les mains de mon petit fils quand il avait huit mois, puisque sur les parois ornées, on avait des mains en positif et en négatif. Accessoirement, je mets aussi de la lumière derrière certaines de mes sculptures puisqu’on a aussi retrouvé des lampes à huile et des lampes à graisse. Voilà mon hommage aux précurseurs, à ceux qui nous ont ouvert la voie et qui étaient des artistes contemporains de nous. On n’a rien fait de mieux, rien fait de plus. Toutes mes œuvres ont une histoire, toutes portent quelque chose.« 

Danielle BAUDRY

« J’ai caché un petit objet dans ce tableau. Un objet qui marque la date de signature du tableau. Un clin d’œil. Sur celui-là uniquement car il a été fait au début de la guerre en Ukraine. Je peins beaucoup de choses oniriques plutôt dans le symbolisme.

J’ai également des marines et le Marais Poitevin. J’ai fait aussi un tableau par rapport à un poème de Baudelaire qui montre un pilier fait de livres dans la forêt, et la mer, la nature.

Élisabeth BLANCHART-BOUVIER

L’artiste est spécialisée en arts plastiques. En l’année 2000, elle se tourne vers la sculpture, plutôt figurative. Elle pratique aussi la peinture en imaginant des mondes surréels, étranges, dont l’image finale serait le fruit du hasard.

Fredy GAUTIER

Fredy Gautier recycle les vieux outils en métal, pour leur redonner une âme en une œuvre d’art assemblée par soudure. Au fil des vide-greniers, « le naturel est revenu au galop, » dit-il. Et il a trouvé son « véritable espace de liberté créative dans la sculpture« .

Anne CORASSANT BOUFFARD

L’artiste céramiste Anne Corassant Bouffard présente de nombreuses œuvres toute la saison estivale dans « la grange de Camille »

Au fil de l’exposition-vente

Organisée par l’association Coulon Rive Gauche, l’exposition est ouverte à partir de 14h30 tous les weekends de mai, puis tous les jours du 1er juin au 2 octobre 2022.
Élisabeth BLANCHART, Danielle BAUDRY, Anne CORASSANT BOUFFARD, Fredy GAUTIER, Patrick GÉLINEAU, Christiane GILBERT, Phil LEJEUNE, Daniel MAR, Sandrine PIGNOUX, Pierre REBICHON assurent des permanences toute la saison à « la grange de Camille » n° 75 chemin de Halage 79510 COULON.

Gilles PETIT

Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leurs auteurs. Photos Gilles Petit

L’histoire des 50 ans de « la grange de Camille » est à revivre au lien suivant : https://wp.me/p61nmR-NR

Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI

BENET (85): La visite du four à chaux au programme des journées européennes du patrimoine 2021

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Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2021, notre attention s’est portée sur les fours à chaux de Benet (85), dimanche 19 septembre 2021. Guidés par les « Amis des Fours à Chaux » de l’Association locale de Sauvegarde du Patrimoine Industriel (ASPI), plus de 500 visiteurs, répartis en presque 30 groupes, ont foulé ce site en cours de restauration.

Des visites découverte et/ou visites géologie étaient proposées gratuitement. Le public avait le choix, en ce dimanche 19 septembre 2021, mais il ne pouvait pas déambuler librement car il eût été dommage de se priver des indispensables explications des guides.

Ce bâtiment est composé de trois fours à chaux de 20 mètres de haut, 25 mètres de long et 14 mètres de large. Depuis peu, sa restauration a fait un grand pas avec le coulage, sur le toit, d’un hourdis, le plancher supérieur des fours, percé par les trois trous d’enfournement, et la pose d’un couronnement sur les quatre faces. Photo Gilles Petit

65 fours à chaux seraient recensés en France. Seulement six sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques dont Foussais-Payré et Benet, tous deux en Vendée. Un département qui compte trois autres fours à Bazoges-en-Pared, Challans et Chantonnay.

Visites guidées

« Tous nos guides avaient la bouche sèche et les pieds gonflés mais étaient heureux d’avoir fait revivre ce patrimoine industriel si cher aux Benétains », écrit un responsable de l’ASPI dans un message publié sur Facebook. Le bilan annonce « une très bonne journée qui a vu défiler des visiteurs originaires de la grande région à savoir La-Roche-sur-Yon, La-Rochelle, Les-Herbiers, Parthenay, par exemple. » La soirée était ponctuée des prestations de l’animateur-chanteur Bruno Ligonnière et des danses du groupe folklorique l’Avant deux, au centre d’une prairie occupée par des artisans, des associations et des professionnels qui présentaient leurs activités.

Historique des fours à chaux de Benet

Le site des fours à chaux, situé à la limite des communes vendéennes de Benet et Lesson, sur une superficie de 10 hectares, dont une carrière de 5 hectares, est désaffecté depuis 1981, date de la fermeture de l’usine de production de chaux dont l’activité avait rythmé la vie communale pendant plus de cent ans.

Photo ci-contre : la maquette (1/500ème) du site réalisée par Stéphane Rogge, société Art du Petit

A l’origine, deux fours plus petits étaient situés en face de la proche gare de Richebonne. La carrière d’approvisionnement en pierres se trouvait à l’actuel emplacement des trois fours, lesquels ont été construits en 1873 sur le front de taille. Cette première carrière aurait fourni des pierres de construction pour les nouveaux fours, mais aussi pour les habitations de la région. L’épuisement de la carrière de l’époque et le problème posé par les fumées dégagées par les deux premiers fours gênant les voyageurs à la gare incitèrent M. Piron, le propriétaire d’alors, à déplacer ses fours et à exploiter une nouvelle carrière au lieu-dit « la sablière à Ferret ».

La décision de construire et les dimensions du futur bâtiment furent étroitement liées à la découverte de nouvelles veines de charbon à Faymoreau, combustible nécessaire à la calcination de la pierre calcaire, ainsi qu’à la proximité de la voie ferrée existante depuis la création d’un embranchement ferroviaire en gare de Richebonne par la Compagnie des Chemins de Fer Paris-Orléans. L’entreprise bénéficiait alors d’un transport sûr, rapide et économique. Le site fut l’un des premiers à être électrifié en 1920 à partir de la centrale thermique de Faymoreau.

De 1873 à 1980, 15 000 tonnes /an de calcaire ont été extraites de la mine, soit une production annuelle de 7 000 tonnes de chaux. Pour la combustion (jusqu’à 1100°), on utilisait le charbon extrait des mines de Faymoreau, à raison de 3 wagonnets de pierre pour 1 wagonnet de charbon. Document ASPI

Étroitement associé aux mines de charbon de Faymoreau, distantes de 30 km, le four à chaux de Benet est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1994. Il est composé de sa carrière d’origine, d’une bluterie (une usine à broyer, éteindre et tamiser la chaux avant l’ensachage) et de trois fours à chaux rassemblés dans un seul bâtiment construit en pierre de taille de style Vauban. 50 ouvriers y travaillaient début 1900.

Ces fours à chaux sont en cours de rénovation sous l’impulsion du propriétaire M. Jean-Marie Vergnault, fils de l’ancien directeur des Fours à chaux de Benet, et avec l’aide de la Fondation du Patrimoine, la fameuse Mission Bern, le ministère de la Culture et FDJ.

Photos ci-dessus : Parallèle à la sévère montée (photo 1) gravie par les wagonnets chargés de pierres jusqu’au haut des fours, un tunnel de cinquante mètres de long passe sous l’ancienne voie ferrée, laquelle permettait d’approvisionner les fours en charbon. Ce tunnel était emprunté par les wagonnets de chaux sortant du bas des trois fours. Photos Gilles Petit

Qu’est ce que la chaux ?

Sur site, un panneau conçu par l’ASPI informe : La chaux vive, aussi appelée oxyde de calcium (CA), est le produit de la calcination du calcaire grâce au charbon. La chaux éteinte, ou hydroxyde de calcium (CAOH2), obtenue par adjonction d’eau, est également appelée chaux aérienne car elle réagit avec le gaz carbonique de l’air ambiant (CO2). Elle est aussi appelée chaux grasse si sa teneur en oxyde de calcium CAO est élevée, ce qui est le cas pour l’usine de Benet.

La chaux hydraulique (chaux maigre) qui peut contenir de l’argile en quantité plus ou moins importante (10 à 20%), réagit plus ou moins vite avec l’eau et elle durcit après un certain temps, d’où son utilisation dans le bâtiment (crépissage ou mortier). Cette chaux redevient donc calcaire à la fin de son durcissement car l’eau s’est évaporée et elle a récupéré le CO2 de l’air ambiant en séchant.

La construction d’une bluterie a permis d’éteindre la chaux vive par apport d’eau. Cette chaux éteinte en poudre pouvait être mise en sacs de 50 kg et livrée soit par voie ferrée, soit par route, aux agriculteurs et aux ostréiculteurs. En agriculture, elle servait à chauler les sols trop argileux, et en ostréiculture, elle favorisait le développement des huîtres. Elle était également utilisée dans le bâtiment, pour badigeonner les murs.

Photos ci-dessus (à lire de gauche à droite et de haut en bas) : Les établissements Labasse ont mis à disposition des échantillons de chaux vive permettant ainsi aux guides-géologie d’éteindre une pierre de chaux vive avec de l’eau. Il n’a suffi que de quelques gouttes pour monter rapidement la chaux à forte température (plus de 100°) afin qu’elle se désagrège d’elle-même. Photos Gilles Petit

Merci à notre guide du jour.

Gilles PETIT


Association de Sauvegarde du Patrimoine Industriel A.S.P.I « Les amis des Fours à chaux »

12 impasse du Four à Chaux 85490 Benet

Contact jeanvergnault@gmail.com

facebook.com/pg/aspiBenet

Journées du patrimoine 2021: L’Espace culturel René-Cassin – La Gare de Fontenay-le-Comte à coulisses ouvertes

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Dans le cadre des journées européennes du patrimoine, l’Espace Culturel et de Congrès René-Cassin – La Gare a ouvert ses coulisses au public à Fontenay-le-Comte (Vendée). Une occasion de découvrir l’envers des décors.

L’Espace culturel et de congrès René-Cassin – La Gare à Fontenay-le-Comte (Vendée) Photo Sophie Petit

D’ordinaire, le public vient « consommer » le spectacle proposé par des artistes. Quand il entre dans une salle, tout est en place, les décors (s’il y en a, sinon c’est le noir complet !), les rideaux, la lumière, le son, l’ambiance tamisée enveloppant au premier abord . . . Le spectateur ne peut imaginer que, bien avant son arrivée, le plateau scénique grouillait d’activités, les artistes s’appropriant l’espace qui leur est dévolu, les techniciens peaufinant les réglages, notamment les régisseurs qui « balancent » le son et la lumière selon les desiderata des interprètes et la perception potentielle du public.

Ce monde du spectacle travaille dans un espace armé de lourds équipements ignorés des spectateurs ou du moins qui se font oublier. L’Espace Culturel et de Congrès (ECC) René-Cassin – La Gare de Fontenay-le-Comte dispose d’une machinerie permettant de travailler simultanément dans deux salles ou de réunir le tout en une seule.

Visite guidée

Suivons nos guides Amandine et Lledo, respectivement chargée de communication et technicien à l’ECC. « Construite sur le site de l’ancienne gare ferroviaire de Fontenay-le-Comte, » explique Amandine, « une nouvelle structure contemporaine a su s’intégrer et préserver la façade du bâtiment d’origine typique de l’architecture ferroviaire du XIXème siècle. »

Notre guide poursuit : « Nous sommes une salle de spectacle, dans un bâtiment qui date de 1881. Date de la pose de la première pierre. Cette gare qui existe donc depuis 140 ans, a fermé en 1969 pour les passagers. Des mouvements de marchandises étaient encore constatés alors que des bus remplaçaient les trains au départ de la gare. Cet espace a été transformé en 2005 en espace culturel et de congrès. » Les concepteurs ont conservé le hall et la façade principale. Celle-ci porte encore une date 1888, inscrite sous l’horloge. Une date qui fige la mise en service de cette gare. On notera aussi la présence du logo des « Chemins de Fer de l’État » sur les cheminées de l’édifice.

« La création de la gare a connu bien des déboires, » précise Amandine. « Il y avait des lignes qui passaient autour de la ville et en direction de La Rochelle et Bordeaux mais qui n’arrivaient pas à Fontenay-le-Comte. Les élus se sont longtemps battus pour obtenir cette gare et desservir cette ville du sud-Vendée. Après quelques années sans activité, sauf un service guichet SNCF, on a décidé d’en faire un espace culturel. » L’accueil de l’ECC était vraiment un guichet SNCF à la base. Le hall est conservé en différents espaces bien distincts. « Ici, on retrouvait le marchand de journaux à la fin des années 1960, à savoir le kiosque où arrivaient tous les journaux ensuite distribués dans les commerces de presse de la ville. On est venu accoler une grande structure qui offre deux salles : la grande halle et la salle 518 places. Ces deux salles sont reliées par une scène qui a une double orientation. » En plus des spectacles de toutes factures, ces salles peuvent aussi accueillir des assemblées générales, des salons, des foires expositions . . . « Nous avons une équipe technique, composée de différents métiers dont la régie générale qui a sous sa coupe un régisseur son, un régisseur lumières et des personnes polyvalentes. La logistique est importante. »

A la question : « Pourquoi ce nom René Cassin ? », Amandine explique qu’il s’agit d’un « hommage à M. René Cassin, une personne qui a contribué à l’écriture des Droits de l’Homme et on a rajouté La Gare pour marquer ce lieu. » Un espace géré par la ville de Fontenay-le-Comte. Laquelle gère aussi le théâtre municipal à l’italienne, pouvant recevoir d’autres compagnies, des associations locales ou autres . . .

Lledo, notre guide technique prend le relai : « Nous allons essayer de suivre le cheminement d’une équipe artistique qui arrive ici. Tout commence à l’arrière du bâtiment. Regardez bien cette photo ancienne (ci-contre) des voies de la gare de Fontenay-le-Comte car tout ça n’existe plus et dans une seconde vous serez dans un autre monde. »

La grande halle

En effet, après avoir franchi deux lourdes portes, les visiteurs sont plongés dans la grande halle. Une salle qui peut accueillir jusqu’à 4 800 personnes debout ou 3 000 assises. Grâce à un jeu de parois qui peuvent s’escamoter, le plateau scénique peut être commun aux deux salles.

La salle 518

Les visiteurs ont eu le privilège de marcher sur le plateau scénique. Une scène qui paraît en désordre organisé car les régisseurs ont disposé divers outils. Ainsi, il était possible de moduler quelques projecteurs-lumière et diffuser de la musique, via deux consoles de commande. Un panel de projecteurs, de microphones et de câblages de toute nature était aussi exposé. De quoi donner une certaine idée du matériel nécessaire pour assurer un spectacle. « Vous êtes sur une scène, une scène creuse, » lance Lledo. « Ce sont 48 panneaux qui couvrent le plateau. C’est la fameuse scène qui monte et qui descend sur 20 mètres d’ouverture du côté grande halle et 24 mètres du côté gradin salle 518. Chaque panneau supporte une tonne. Pour monter, panneau par panneau, tout ou parties de la scène, de 0,40 à 1,40 mètre, nous utilisons une machine spéciale qui se trouve sous la scène. Il s’agit d’une table élévatrice que l’on va placer sous chaque panneau pour le soulever ou le baisser. »

Après un passage par les cinq loges, avec les fameux miroirs, et un foyer attenant où « les artistes se retrouvent et prennent confortablement leurs marques, » le groupe a quitté le rez-de-chaussée pour gravir l’étroit escalier qui conduit au-dessus de la scène, au niveau du grill en aluminium chargé de supporter lumières et rideaux noirs. « Le grill peut descendre d’un bloc grâce à seize treuils de deux tonnes chacun. »

Un lieu refuge

Avant de terminer la visite, nos guides ont informé : « l’ECC est un lieu-refuge pour la population en cas de catastrophe. Un groupe électrogène peut rapidement prendre le relais si nécessaire. Tout est prévu pour facilité les interventions de secours et héberger un centre de soins et d’accueil d’urgence. Climatisées, les salles peuvent palier les conditions climatiques de l’extérieur. »

Ouverture le 25 septembre 2021

L’ECC René-Cassin – La Gare ouvrira samedi 25 septembre 2021 par une soirée de présentation de sa saison culturelle. Ainsi, la ville de Fontenay-le-Comte invite le public à partager une animation proposée par des artistes locaux issus de cinq compagnies conventionnées : La compagnie des Artisans rêveurs, l’Ensemble vocal Polymnie, Fontenay fait sa renaissance, Le Camembert, la Compagnie Gianni Joseph. La soirée débutera à 16 heures sur le parvis de l’Espace culturel, et se poursuivra, à partir de 18 heures, en salle par la présentation des spectacles retenus pour la saison 2021/2022. A partir de 20 heures, le cabaret percussif de la Cie Toumback lancera un bal participatif. Cette soirée s’adresse gratuitement à tous les publics. Le placement est libre, sur réservation.

Gilles PETIT Illustrations originales : Amandine et Lledo Photos Sophie Petit

L’Espace Culturel et de Congrès René Cassin – la Gare

70 Avenue de la Gare

85200 Fontenay-le-Comte

Tél. : 02 51 00 05 00

ecc.r.cassin@ville-fontenaylecomte.fr http://www.fontenay-le-comte.fr Facebook.com/ReneCassin.LaGare