Coulon (79)

BENET (85): La visite du four à chaux au programme des journées européennes du patrimoine 2021

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Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2021, notre attention s’est portée sur les fours à chaux de Benet (85), dimanche 19 septembre 2021. Guidés par les « Amis des Fours à Chaux » de l’Association locale de Sauvegarde du Patrimoine Industriel (ASPI), plus de 500 visiteurs, répartis en presque 30 groupes, ont foulé ce site en cours de restauration.

Des visites découverte et/ou visites géologie étaient proposées gratuitement. Le public avait le choix, en ce dimanche 19 septembre 2021, mais il ne pouvait pas déambuler librement car il eût été dommage de se priver des indispensables explications des guides.

Ce bâtiment est composé de trois fours à chaux de 20 mètres de haut, 25 mètres de long et 14 mètres de large. Depuis peu, sa restauration a fait un grand pas avec le coulage, sur le toit, d’un hourdis, le plancher supérieur des fours, percé par les trois trous d’enfournement, et la pose d’un couronnement sur les quatre faces. Photo Gilles Petit

65 fours à chaux seraient recensés en France. Seulement six sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques dont Foussais-Payré et Benet, tous deux en Vendée. Un département qui compte trois autres fours à Bazoges-en-Pared, Challans et Chantonnay.

Visites guidées

« Tous nos guides avaient la bouche sèche et les pieds gonflés mais étaient heureux d’avoir fait revivre ce patrimoine industriel si cher aux Benétains », écrit un responsable de l’ASPI dans un message publié sur Facebook. Le bilan annonce « une très bonne journée qui a vu défiler des visiteurs originaires de la grande région à savoir La-Roche-sur-Yon, La-Rochelle, Les-Herbiers, Parthenay, par exemple. » La soirée était ponctuée des prestations de l’animateur-chanteur Bruno Ligonnière et des danses du groupe folklorique l’Avant deux, au centre d’une prairie occupée par des artisans, des associations et des professionnels qui présentaient leurs activités.

Historique des fours à chaux de Benet

Le site des fours à chaux, situé à la limite des communes vendéennes de Benet et Lesson, sur une superficie de 10 hectares, dont une carrière de 5 hectares, est désaffecté depuis 1981, date de la fermeture de l’usine de production de chaux dont l’activité avait rythmé la vie communale pendant plus de cent ans.

Photo ci-contre : la maquette (1/500ème) du site réalisée par Stéphane Rogge, société Art du Petit

A l’origine, deux fours plus petits étaient situés en face de la proche gare de Richebonne. La carrière d’approvisionnement en pierres se trouvait à l’actuel emplacement des trois fours, lesquels ont été construits en 1873 sur le front de taille. Cette première carrière aurait fourni des pierres de construction pour les nouveaux fours, mais aussi pour les habitations de la région. L’épuisement de la carrière de l’époque et le problème posé par les fumées dégagées par les deux premiers fours gênant les voyageurs à la gare incitèrent M. Piron, le propriétaire d’alors, à déplacer ses fours et à exploiter une nouvelle carrière au lieu-dit « la sablière à Ferret ».

La décision de construire et les dimensions du futur bâtiment furent étroitement liées à la découverte de nouvelles veines de charbon à Faymoreau, combustible nécessaire à la calcination de la pierre calcaire, ainsi qu’à la proximité de la voie ferrée existante depuis la création d’un embranchement ferroviaire en gare de Richebonne par la Compagnie des Chemins de Fer Paris-Orléans. L’entreprise bénéficiait alors d’un transport sûr, rapide et économique. Le site fut l’un des premiers à être électrifié en 1920 à partir de la centrale thermique de Faymoreau.

De 1873 à 1980, 15 000 tonnes /an de calcaire ont été extraites de la mine, soit une production annuelle de 7 000 tonnes de chaux. Pour la combustion (jusqu’à 1100°), on utilisait le charbon extrait des mines de Faymoreau, à raison de 3 wagonnets de pierre pour 1 wagonnet de charbon. Document ASPI

Étroitement associé aux mines de charbon de Faymoreau, distantes de 30 km, le four à chaux de Benet est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1994. Il est composé de sa carrière d’origine, d’une bluterie (une usine à broyer, éteindre et tamiser la chaux avant l’ensachage) et de trois fours à chaux rassemblés dans un seul bâtiment construit en pierre de taille de style Vauban. 50 ouvriers y travaillaient début 1900.

Ces fours à chaux sont en cours de rénovation sous l’impulsion du propriétaire M. Jean-Marie Vergnault, fils de l’ancien directeur des Fours à chaux de Benet, et avec l’aide de la Fondation du Patrimoine, la fameuse Mission Bern, le ministère de la Culture et FDJ.

Photos ci-dessus : Parallèle à la sévère montée (photo 1) gravie par les wagonnets chargés de pierres jusqu’au haut des fours, un tunnel de cinquante mètres de long passe sous l’ancienne voie ferrée, laquelle permettait d’approvisionner les fours en charbon. Ce tunnel était emprunté par les wagonnets de chaux sortant du bas des trois fours. Photos Gilles Petit

Qu’est ce que la chaux ?

Sur site, un panneau conçu par l’ASPI informe : La chaux vive, aussi appelée oxyde de calcium (CA), est le produit de la calcination du calcaire grâce au charbon. La chaux éteinte, ou hydroxyde de calcium (CAOH2), obtenue par adjonction d’eau, est également appelée chaux aérienne car elle réagit avec le gaz carbonique de l’air ambiant (CO2). Elle est aussi appelée chaux grasse si sa teneur en oxyde de calcium CAO est élevée, ce qui est le cas pour l’usine de Benet.

La chaux hydraulique (chaux maigre) qui peut contenir de l’argile en quantité plus ou moins importante (10 à 20%), réagit plus ou moins vite avec l’eau et elle durcit après un certain temps, d’où son utilisation dans le bâtiment (crépissage ou mortier). Cette chaux redevient donc calcaire à la fin de son durcissement car l’eau s’est évaporée et elle a récupéré le CO2 de l’air ambiant en séchant.

La construction d’une bluterie a permis d’éteindre la chaux vive par apport d’eau. Cette chaux éteinte en poudre pouvait être mise en sacs de 50 kg et livrée soit par voie ferrée, soit par route, aux agriculteurs et aux ostréiculteurs. En agriculture, elle servait à chauler les sols trop argileux, et en ostréiculture, elle favorisait le développement des huîtres. Elle était également utilisée dans le bâtiment, pour badigeonner les murs.

Photos ci-dessus (à lire de gauche à droite et de haut en bas) : Les établissements Labasse ont mis à disposition des échantillons de chaux vive permettant ainsi aux guides-géologie d’éteindre une pierre de chaux vive avec de l’eau. Il n’a suffi que de quelques gouttes pour monter rapidement la chaux à forte température (plus de 100°) afin qu’elle se désagrège d’elle-même. Photos Gilles Petit

Merci à notre guide du jour.

Gilles PETIT


Association de Sauvegarde du Patrimoine Industriel A.S.P.I « Les amis des Fours à chaux »

12 impasse du Four à Chaux 85490 Benet

Contact jeanvergnault@gmail.com

facebook.com/pg/aspiBenet

Journées du patrimoine 2021: L’Espace culturel René-Cassin – La Gare de Fontenay-le-Comte à coulisses ouvertes

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Dans le cadre des journées européennes du patrimoine, l’Espace Culturel et de Congrès René-Cassin – La Gare a ouvert ses coulisses au public à Fontenay-le-Comte (Vendée). Une occasion de découvrir l’envers des décors.

L’Espace culturel et de congrès René-Cassin – La Gare à Fontenay-le-Comte (Vendée) Photo Sophie Petit

D’ordinaire, le public vient « consommer » le spectacle proposé par des artistes. Quand il entre dans une salle, tout est en place, les décors (s’il y en a, sinon c’est le noir complet !), les rideaux, la lumière, le son, l’ambiance tamisée enveloppant au premier abord . . . Le spectateur ne peut imaginer que, bien avant son arrivée, le plateau scénique grouillait d’activités, les artistes s’appropriant l’espace qui leur est dévolu, les techniciens peaufinant les réglages, notamment les régisseurs qui « balancent » le son et la lumière selon les desiderata des interprètes et la perception potentielle du public.

Ce monde du spectacle travaille dans un espace armé de lourds équipements ignorés des spectateurs ou du moins qui se font oublier. L’Espace Culturel et de Congrès (ECC) René-Cassin – La Gare de Fontenay-le-Comte dispose d’une machinerie permettant de travailler simultanément dans deux salles ou de réunir le tout en une seule.

Visite guidée

Suivons nos guides Amandine et Lledo, respectivement chargée de communication et technicien à l’ECC. « Construite sur le site de l’ancienne gare ferroviaire de Fontenay-le-Comte, » explique Amandine, « une nouvelle structure contemporaine a su s’intégrer et préserver la façade du bâtiment d’origine typique de l’architecture ferroviaire du XIXème siècle. »

Notre guide poursuit : « Nous sommes une salle de spectacle, dans un bâtiment qui date de 1881. Date de la pose de la première pierre. Cette gare qui existe donc depuis 140 ans, a fermé en 1969 pour les passagers. Des mouvements de marchandises étaient encore constatés alors que des bus remplaçaient les trains au départ de la gare. Cet espace a été transformé en 2005 en espace culturel et de congrès. » Les concepteurs ont conservé le hall et la façade principale. Celle-ci porte encore une date 1888, inscrite sous l’horloge. Une date qui fige la mise en service de cette gare. On notera aussi la présence du logo des « Chemins de Fer de l’État » sur les cheminées de l’édifice.

« La création de la gare a connu bien des déboires, » précise Amandine. « Il y avait des lignes qui passaient autour de la ville et en direction de La Rochelle et Bordeaux mais qui n’arrivaient pas à Fontenay-le-Comte. Les élus se sont longtemps battus pour obtenir cette gare et desservir cette ville du sud-Vendée. Après quelques années sans activité, sauf un service guichet SNCF, on a décidé d’en faire un espace culturel. » L’accueil de l’ECC était vraiment un guichet SNCF à la base. Le hall est conservé en différents espaces bien distincts. « Ici, on retrouvait le marchand de journaux à la fin des années 1960, à savoir le kiosque où arrivaient tous les journaux ensuite distribués dans les commerces de presse de la ville. On est venu accoler une grande structure qui offre deux salles : la grande halle et la salle 518 places. Ces deux salles sont reliées par une scène qui a une double orientation. » En plus des spectacles de toutes factures, ces salles peuvent aussi accueillir des assemblées générales, des salons, des foires expositions . . . « Nous avons une équipe technique, composée de différents métiers dont la régie générale qui a sous sa coupe un régisseur son, un régisseur lumières et des personnes polyvalentes. La logistique est importante. »

A la question : « Pourquoi ce nom René Cassin ? », Amandine explique qu’il s’agit d’un « hommage à M. René Cassin, une personne qui a contribué à l’écriture des Droits de l’Homme et on a rajouté La Gare pour marquer ce lieu. » Un espace géré par la ville de Fontenay-le-Comte. Laquelle gère aussi le théâtre municipal à l’italienne, pouvant recevoir d’autres compagnies, des associations locales ou autres . . .

Lledo, notre guide technique prend le relai : « Nous allons essayer de suivre le cheminement d’une équipe artistique qui arrive ici. Tout commence à l’arrière du bâtiment. Regardez bien cette photo ancienne (ci-contre) des voies de la gare de Fontenay-le-Comte car tout ça n’existe plus et dans une seconde vous serez dans un autre monde. »

La grande halle

En effet, après avoir franchi deux lourdes portes, les visiteurs sont plongés dans la grande halle. Une salle qui peut accueillir jusqu’à 4 800 personnes debout ou 3 000 assises. Grâce à un jeu de parois qui peuvent s’escamoter, le plateau scénique peut être commun aux deux salles.

La salle 518

Les visiteurs ont eu le privilège de marcher sur le plateau scénique. Une scène qui paraît en désordre organisé car les régisseurs ont disposé divers outils. Ainsi, il était possible de moduler quelques projecteurs-lumière et diffuser de la musique, via deux consoles de commande. Un panel de projecteurs, de microphones et de câblages de toute nature était aussi exposé. De quoi donner une certaine idée du matériel nécessaire pour assurer un spectacle. « Vous êtes sur une scène, une scène creuse, » lance Lledo. « Ce sont 48 panneaux qui couvrent le plateau. C’est la fameuse scène qui monte et qui descend sur 20 mètres d’ouverture du côté grande halle et 24 mètres du côté gradin salle 518. Chaque panneau supporte une tonne. Pour monter, panneau par panneau, tout ou parties de la scène, de 0,40 à 1,40 mètre, nous utilisons une machine spéciale qui se trouve sous la scène. Il s’agit d’une table élévatrice que l’on va placer sous chaque panneau pour le soulever ou le baisser. »

Après un passage par les cinq loges, avec les fameux miroirs, et un foyer attenant où « les artistes se retrouvent et prennent confortablement leurs marques, » le groupe a quitté le rez-de-chaussée pour gravir l’étroit escalier qui conduit au-dessus de la scène, au niveau du grill en aluminium chargé de supporter lumières et rideaux noirs. « Le grill peut descendre d’un bloc grâce à seize treuils de deux tonnes chacun. »

Un lieu refuge

Avant de terminer la visite, nos guides ont informé : « l’ECC est un lieu-refuge pour la population en cas de catastrophe. Un groupe électrogène peut rapidement prendre le relais si nécessaire. Tout est prévu pour facilité les interventions de secours et héberger un centre de soins et d’accueil d’urgence. Climatisées, les salles peuvent palier les conditions climatiques de l’extérieur. »

Ouverture le 25 septembre 2021

L’ECC René-Cassin – La Gare ouvrira samedi 25 septembre 2021 par une soirée de présentation de sa saison culturelle. Ainsi, la ville de Fontenay-le-Comte invite le public à partager une animation proposée par des artistes locaux issus de cinq compagnies conventionnées : La compagnie des Artisans rêveurs, l’Ensemble vocal Polymnie, Fontenay fait sa renaissance, Le Camembert, la Compagnie Gianni Joseph. La soirée débutera à 16 heures sur le parvis de l’Espace culturel, et se poursuivra, à partir de 18 heures, en salle par la présentation des spectacles retenus pour la saison 2021/2022. A partir de 20 heures, le cabaret percussif de la Cie Toumback lancera un bal participatif. Cette soirée s’adresse gratuitement à tous les publics. Le placement est libre, sur réservation.

Gilles PETIT Illustrations originales : Amandine et Lledo Photos Sophie Petit

L’Espace Culturel et de Congrès René Cassin – la Gare

70 Avenue de la Gare

85200 Fontenay-le-Comte

Tél. : 02 51 00 05 00

ecc.r.cassin@ville-fontenaylecomte.fr http://www.fontenay-le-comte.fr Facebook.com/ReneCassin.LaGare

COULON (79) : l’incidence du tourisme

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Appelée « capitale du Marais Poitevin », la commune de Coulon (Deux-Sèvres France) est proche de l’asphyxie. La cause : le poids du tourisme. Un constat s’impose !

Pêle-mêle, la municipalité vend son plus beau patrimoine architectural au Conseil Départemental des Deux-Sèvres (CD79), pour le tourisme ; la municipalité privatise les quais Louis-Tardy, pour le tourisme ; la municipalité condamne la circulation de la rue de l’Église et de rues voisines, pour le tourisme ; la municipalité prépare la réfection du revêtement des quais Louis-Tardy, pour le tourisme ; une opération « mise en lumière » est lancée par le CD79, pour le tourisme ; la municipalité incite fortement les habitants à rentrer leur poubelle, pour le tourisme ; une zone de rencontre est instaurée, pour le tourisme ; . . . Le tout sur fond de pandémie et de sécurité concentré dans le centre-bourg de Coulon.

Habituellement, la journée du 15 août affiche la plus forte fréquentation touristique de l’année à Coulon. Cette année, ce n’était pas la grande foule car aucune animation n’était proposée. Photo Gilles PETIT

La commune de Coulon s’appauvrit économiquement, ses élus gèrent à vue. En effet, depuis une vingtaine d’années, les municipalités successives végètent. Manque d’ambition à long terme, du saupoudrage en permanence. Des projets que l’on dit importants restent en . . . projet. D’autres, utopiques, sont morts-nés, tout en grevant les finances locales. De plus, elle vend ses joyaux les plus précieux : les bâtiments du port de la Coutume. Du patrimoine immobilier de caractère, savamment acquis par les maires Maurice Moinard et Pierre Rousseau, il ne reste que les bâtisses qui hébergent la mairie et le siège du syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin.

Les élus de la mandature précédente, dont l’actuelle maire Anne-Sophie Guichet était première adjointe, a donc vendu ces deux maisons historiques (360 000 € le tout) au CD79 à la veille des élections municipales. Des lieux occupés respectivement par les associations Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) et gestion de l’éco-musée La Maison du Marais Poitevin, et l’Office de Tourisme Niort-Marais Poitevin (OT). Photo Gilles PETIT

Normalement, lorsqu’un propriétaire souhaite vendre, il doit faire une proposition au locataire en place, en priorité. A notre connaissance, les occupants ont été écartés d’une éventuelle reprise. L’éco-musée et l’OT devraient rester locataires du CD79. Le CSCM est expulsé sans relogement assuré. Pour le tourisme.

Les quais Louis-Tardy

Les quais Louis-Tardy accueillent l’essentiel du flux de visiteurs estivaux, à pied ou à vélo. Les voitures ne peuvent pas cohabiter, évidemment. Celles, essentiellement coulonnaises, qui se retrouvent emprisonnées, entre les rues du Château et du Port-aux-Moules, n’ont qu’une seule solution : fendre la foule pour rejoindre la seule sortie possible la rue du Port-aux-Moules (les autres sorties sont enchaînées et cadenassées. Voir le diaporama ci-dessous). Parallèlement, sur cette voie, la municipalité a fait très fort, sous prétexte de sécurité, ou de pandémie, semble-t-il : elle a condamné les accès à la Sèvre Niortaise pour tous au profit des entreprises privées de batellerie. Des potelets équipés de chaînes barrent les descentes d’escaliers vers l’eau et des barrières métalliques fixes ferment le lavoir ancestral et les petits quais du port de la Coutume. Pour le tourisme.

Voilà la photographie que les visiteurs peuvent prendre du joli lavoir de Coulon : une guirlande de gilets de sauvetage. Ils ont osé défoncer le beau pavage dont les Coulonnais sont si fiers depuis 1995, pour cette ineptie. Photos Gilles PETIT

Quant au revêtement des quais Louis-Tardy, nous vous invitons à (re)lire notre article : https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2021/01/31/coulon-79-rehabilitation-de-la-voirie-du-quai-louis-tardy/

« Mise en lumière »

L’opération « mise en lumière » du centre-bourg pourrait intéresser les Coulonnais s’il n’était pas orienté, une fois de plus, vers le tourisme. Voir notre article expliquant la genèse de ce projet : https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2018/06/18/coulon-marais-poitevin-79-fiat-lux-que-la-lumiere-soit/ . Énoncé au futur proche et non au conditionnel, le sujet « avant-projet définitif » a fait l’objet, au dernier conseil municipal de Coulon (1er juillet 2021), d’une simple information demandant seulement aux élus d’accepter le plan de financement pour lancer l’étape suivante.

Exclusivement centré sur l’église, sa place et les rues alentours, ce projet propose « le remplacement des candélabres actuels par des lanternes dont le faisceau lumineux sera dirigé vers le sol ce qui permettra une réduction de la pollution lumineuse et une meilleure visibilité ». La question d’économie d’énergie n’a pas été évoquée, la commune payant les factures des consommations électriques.

Nous attendions l’annonce de l’usage de lampes à LED (Diodes Électroluminescentes) faible consommatrices d’énergie. Ce sera pour plus tard car la LED deviendra prochainement la norme en éclairage public. La commune qui aura, encore, loupé une opportunité, devra alors débourser davantage.

La consommation d’électricité se verra booster par « l’ajout de projecteurs qui seront implantés sur des bâtiments publics ou privés et sur un mât adossé au support de communication historique existant sur la place », côté ouest. Ainsi, les touristes verront mieux l’affreux sol en béton du parvis et les passants pourront bien voir où ils mettent les pieds afin de ne pas se blesser sur les dangereux pavés dégradés.

Photographie ci-contre : Sur la place de l’Église, l’arbre de la Liberté se verrait affublé d’un poteau (sur sa gauche). Cette arbre remarquable a été replanté par M. Louis Tardy en 1948 à l’occasion du centenaire de la Révolution devant lequel l’assistance aurait entonné « Le chant des ouvriers », l’hymne de la Révolution de 1848, écrit, en 1846, par le Coulonnais Pierre Dupont.

Photo Gilles PETIT

Enfin, cerise sur le gâteau, il est inclus dans le paquet-cadeau « la projection sur le sol du parvis de dessins rappelant l’identité de la commune (faune, flore, architecture…) ». Pour ce faire, un concepteur-lumières a été recruté pour étudier le projet commun à cinq Petites Cités de Caractère des Deux-Sèvres adhérentes au projet. Le premier adjoint à la maire, Dominique Giret, précise : « En ce qui concerne le planning, ces travaux devraient débuter en septembre pour être terminés avant les fêtes de fin d’année ». Les touristes seront alors repartis. La facture de cette tranche de « mise en lumière » de l’Église et du complément d’éclairage de la place affiche un total de 153 829,40 € HT (Subventionnés à hauteur de 75 % par l’AggloNiort, le Département et l’État). Pour le tourisme.

Incidence ?!

Petit à petit, la commune de Coulon perd son indépendance. Elle bénéficie ou supporte (c’est selon !) l’expansion économique de sa voisine Magné. Cette influence s’ajoute aux pressions exercées par le CD79 et la CAN. En effet, le Département et l’AggloNiort se livrent une guéguerre pour la conduite du tourisme en Marais Poitevin. La CAN possède l’Office de tourisme et gère le projet de tourisme fluvial (fluvestre) sur la Sèvre Niortaise ; le Département aménage les circuits pédestres et cyclables, achète les principaux bâtiments à vocation touristique et a toujours présidé l’association qui gère l’éco-musée Maison du Marais Mouillé, aujourd’hui appelée Maison du Marais Poitevin. Chapeautant l’association Petites Cités de Caractère, le CD79 a lancé « la mise en lumière » et promis officieusement plus d’aides financières pour les quais de Coulon, en contrepartie. La maire de Coulon ne peut pas arbitrer la lutte car elle est à la fois vice-présidente de la CAN et conseillère départementale des Deux-Sèvres. Elle ne peut qu’assister au combat et acquiescer aux initiatives de ces deux rouleaux-compresseurs, sans qui rien ne serait possible sur le territoire de sa commune. La génération actuelle de conseillers municipaux n’a pas connu les grands projets et les ambitieuses réalisations de Coulon. Tout cela est révolu, sauf si cette capitale maraîchine fusionne avec celle de Magné. Le tourisme pour l’une, l’économie pour l’autre. Ensemble, elles ne travailleraient pas seulement pour le tourisme.

Gilles PETIT

COULON-MAGNE (79 Marais Poitevin) : l’envol du 33ème Festival international de peinture et dessin du 23 au 25 juillet 2021

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Après l’annulation de sa 32ème édition, le Festival international de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres France) va vivre son 33ème épisode les 24 et 25 juillet 2021, précédé, le 23 juillet 2021, d’un concours primé dans la commune voisine de Coulon.

Ce 33ème Festival de peinture et dessin sera le premier à se dérouler en l’absence des piliers de la manifestation : le président historique du jury, l’artiste-peintre Jean-Marie Zacchi, et le président fondateur Claude Audis. Le premier nommé offrait, entre autres, le soutien de la Société des Artistes Français et du Salon Violet ; le second, ayant cédé les rênes de l’organisation en 2019, est décédé le 8 mars 2020.

Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné, ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné Animation, association culturelle soutenue, notamment, par des journaux spécialisés tels que « Univers des Arts », et de nombreux autres fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres et dessinateurs participants doivent réaliser une œuvre exclusivement dans le temps imparti.

Respect des règles sanitaires

Lors de la présentation du 33ème Festival, le nouveau président M. André Prunier a expliqué : Au vu de la situation sanitaire actuelle, « pour 2021, on n’est sûr de rien mais il faut bien rester positif. » Il a ensuite défini de nouvelles modalités : « D’habitude, le Festival a lieu le troisième weekend de juillet. En 2021, le mois de juillet ayant cinq weekends, le bureau de Magné-Animation a choisi de décaler les dates d’une semaine en tenant compte des autres manifestations prévues habituellement dans ce créneau. C’est l’occasion d’apporter quelques nouveautés, de faire en sorte que le Festival s’adapte, évolue, en espérant que tous les feux seront un jour au vert. Le concours se fera sur trois jours : vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 juillet. J’ai plutôt voulu donner une possibilité aux peintres de sortir de la commune de Magné. On aurait pu dire que les peintres allaient peindre où ils veulent dans le Marais, mais ce n’était pas assez structurant à mon avis. J’ai souhaité que, effectivement, les concurrents puissent aller peindre ailleurs, notamment à Coulon. Parce que Coulon, c’est quand même une sorte de capitale du tourisme en Marais Poitevin. L’idée est de faire un petit grand-concours qui se déroule à Coulon, le vendredi, avec l’aide de la municipalité coulonnaise et de bénévoles locaux. Magné-Animation reste maître d’œuvre, bien sûr. »

Magné Animation appelle les dessinateurs à participer plus nombreux Photo Michel Castellani

Les inscriptions sont ouvertes

Le Festival a désormais pour titre « Coulon-Magné Marais Poitevin, la peinture grandeur nature ! » Déjà 75 concurrents sont inscrits pour le concours de Coulon intitulé « Villages en Marais Poitevin ». A Coulon, les organisateurs vont tenter de limiter la jauge à 80 participants, sachant qu’une dizaine de tableaux y seront primés. Des prix couverts par la mairie de Coulon, l’embarcadère Cardinaud, l’Ambassade du vin, Magné Animation… Le samedi matin, à l’issue de l’inauguration du Festival à Magné, un hommage sera rendu à M. Claude Audis, par la découverte d’une stèle donnant son nom au jardin de la mairie. Dimanche, le concours se terminera à midi afin d’accélérer l’installation de l’exposition dans le square Claude-Audis, suivie d’une présélection des œuvres par le jury professionnel, et de la sélection des tableaux primés par le jury des partenaires du Festival. Le public aura accès à l’exposition dès 16 heures jusqu’à la proclamation du palmarès à 18 heures.

Cette année, l’artiste peintre Richard Gautier (à gauche) aura le titre de président du jury, partagé par les autres invités d’honneur : la sculptrice Yéva, les peintres Jean Delêtre et Daniel Doutre (à droite), ainsi que le dessinateur Tony Jandard. Photo Gilles PETIT

Une montgolfière au Festival à Magné

Enfin, le Festival International de Coulon-Magné note l’arrivée d’un nouveau partenaire de grande taille : la montgolfière de l’entreprise coulonnaise Terres d’envol, gérée par Yann Siméau. Ce prestataire proposera des vols statiques, si les conditions météorologiques le permettent au stade municipal de Magné. A cet effet, des billets de tombola seront en vente au profit de la Ligue contre le Cancer, parallèlement aux actions habituelles (vente de tableaux, …), exclusivement sur le site du Festival.

(Photo Gilles PETIT)

Renseignements et inscriptions : Magné Animation BP 40023 79460 Magné ou en ligne sur festivalpeinturemagne.com

Gilles PETIT

Nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir en vidéo la 31ème édition, ainsi que la proclamation du palmarès 2019, au lien YouTube suivant : https://youtu.be/lt9XouF-x3g

COULON (79) : Histoire de l’immeuble Élise LUCAS

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Tout Maraîchin résidant dans la Venise Verte (Marais Poitevin des Deux-Sèvres) a forcément entendu parler du « Centre du Préplot ». Cette ancienne ferme du lieu-dit Préplot à Coulon défraie la chronique depuis le décès de sa propriétaire Mme Élise Lucas, sans héritier connu. Histoire d’une bâtisse léguée, voici 44 ans, sous condition, à la municipalité coulonnaise.

L’histoire commence en janvier 1977, Mme Élise Lucas vient de décéder à l’âge de 97 ans. Elle vivait seule dans la petite ferme familiale de « Prépelot ». « C’était une personne de petite taille, pétillante d’intelligence. Un personnage politiquement très marqué, défenseur de l’école publique. Elle était très amie, bien sûr, avec le monde enseignant de Coulon, » se souvient M. Jean-Claude Coursaud, ancien agriculteur, chroniqueur local, qui a côtoyé Mme Lucas alors qu’il était tout jeune garçon. Dans son éloge funèbre, M. Maurice Moinard, à l’époque maire de Coulon, déclara, notamment : « C’était l’une des figures les plus connues du Marais Poitevin surtout depuis l’émission télévisée produite sur le Niortais, voici quelques années, et durant laquelle chacun avait fort prisé la façon de raconter dont fit preuve la nonagénaire ».

Collection Maryse COURSAUD
Mme Elise Lucas n’avait pas d’héritier Photo Collection Maryse COURSAUD

Née Benoist en 1879, Élise Lucas était veuve depuis le 22 février 1947, date de la mort de son époux Pascal. Elle a donné naissance, le 31 août 1905, à leur fils unique Henri. M. Henri Lucas était président de l’Amicale Laïque de Coulon, une structure pluridisciplinaire au service de l’Éducation Populaire, lorsque, au cours d’une permission le 29 novembre 1942, il traverse des animaux en bateau dans un marais, sur la « conche du Château ». Au retour, il tombe dans la Sèvre Niortaise et se noie à proximité de la cale de Préplot.

Photo Pascal, Élise et Henri Lucas

Collection Maryse COURSAUD

« Le lien avec le monde enseignant a été primordial chez Élise Lucas soutenue par une idéologie de gauche bien affirmée », indique M. Coursaud. « Avec son mari, elle était issue de ce monde paysan qui avait une culture certaine. Elle faisait partie de ces femmes de la terre très intellectuelles. Tout ce qui était spectacles, elle aimait ça. Voilà des gens qui avaient deux ou trois vaches, qui vendaient un peu de lait, qui vendaient quelques peupliers, puis ça suffisait. Tout était assez compartimenté chez elle. Elle était assez sélective. Peut être que la politique la rendait ainsi. »

Mme Elise Lucas en compagnie de MM. Prillaud, Vergne, Boineaud et Prioux, (de gauche à droite) personnalités politiques et enseignantes Photo Collection Maryse COURSAUD

Le legs de Mme Lucas

Ceci explique peut-être cela. Quelque temps avant sa chute avec fracture, dont les suites de l’intervention chirurgicale nécessaire lui furent fatale, Mme Lucas avait rédigé son testament : En 1977, elle donnait les terres qu’elle possédait sur les communes de Sansais – La-Garette et Coulon aux familles Frère de Sansais et Pailler de Coulon. Quant aux bâtiments et dépendances de la ferme de Préplot, elle les léguait à la municipalité coulonnaise, conduite par « son ami » le maire Maurice Moinard, sous l’unique condition : « les utiliser au bénéfice des enfants et de la jeunesse en général. » De nos jours, ce legs est toujours en vigueur. Ainsi est né le « Centre du Préplot », un « cadeau » dont les municipalités coulonnaises qui se sont succédé se seraient bien passées, quoique bien venu.

Faisant suite à ses dernières volontés, la maison natale d’Élise Lucas a rapidement été dévolue au Foyer Léo-Lagrange. Le bâtiment a été réaménagé en centre de vacances dont la gestion a donc été confiée à la Fédération régionale Léo-Lagrange jusqu’en juin 1989. Alors que la municipalité avait réalisé des travaux pour 2,54 millions de francs, le nouveau maire Pierre Rousseau a accusé Léo Lagrange d’« oublier de payer les loyers ». Ce contentieux ne s’est soldé qu’en juillet 1990.

La maison de la famille Lucas en bord de Sèvre Niortaise à « Prépelot » Photo Collection Maryse COURSAUD

La commune reprend la gestion directe du centre d’hébergement, ouvert de Pâques à la Toussaint. Elle embauche le personnel nécessaire dont une directrice. Laquelle quittera ses fonctions le 30 avril 1992 pour des raisons personnelles. A ce moment-là, toutes les analyses et comparaisons les plus récentes démontraient que, selon M. Rousseau, « si l’implantation est bonne et attrayante, l’investissement était trop lourd ce qui généraient des charges financières pesant considérablement sur l’exploitation. » Bref, le « Centre du Préplot », chargé de l’accueil de groupes en visite dans le Marais, s’avère peu rentable. Il fallait trouver une « autre orientation » afin de maintenir l’activité en réduisant les charges de manière drastique.

Arrivée de la MFR

Un miracle s’est produit le lundi 7 septembre 1992. La Maison Familiale Rurale (MFR) de Brioux-sur-Boutonne recevait au centre du Préplot à Coulon, les vingt jeunes filles du BEPA 2ème année économie familiale et rurale, option service aux personnes. En effet, la maison-mère de la MFR, ne pouvant plus, en raison des effectifs, assurer l’accueil à Brioux-sur-Boutonne de tous les élèves dans de bonnes conditions, a reçu de la mairie de Coulon l’autorisation de s’installer au centre d’hébergement du Préplot pour l’année scolaire 1992-1993. « Tout le monde apprécie le calme des lieux, la proximité de la Sèvre Niortaise et l’installation dans des locaux spacieux, clairs et gais laissant bien augurer de l’année scolaire », estimait alors la directrice Mme Guillemain-Touzeau.

La MFR était tellement satisfaite que, tout au long de l’année, il a fallu adapter les pièces, les commodités … La commune a rapidement acquis, auprès des Domaines, un bâtiment préfabriqué pour la somme de 4 160 francs, puis, en 1995, deux autres préfabriqués d’occasion qui abriteront trois salles de classe, une cuisine pédagogique et un foyer-convivialité. Ces travaux étaient menés en parallèle avec l’aménagement de l’internat filles et garçons. Enfin, une convention a été signée par la MFR avec la commune qui met à disposition les locaux durant cinq jours par semaine, laissant libre les week-ends pour l’accueil d’autres groupes. Le contrat de location stipulait que la Maison Familiale Rurale loue les locaux 95 francs la journée de présence pendant 17 semaines de septembre à juin. Les années scolaires suivantes, l’effectif a doublé puis triplé. En somme, tous les cours ont rejoint Coulon. Finalement, la municipalité a consenti la location annuelle à la MFR sur la base de 150.000 francs par an.

Après d’autres lourds investissements et travaux d’aménagement répondant aux exigences de l’école, financés par elle-même et la commune, largement subventionnés, la MFR commence, en 2007, à parler de « déménagement dans une construction neuve sur un espace proche ». Souhaitant rester à Coulon. Mais, il était aussi envisagé le déplacement de la MFR à proximité de la Maison du Cheval à La-Garette sur des terrains appartenant au Conseil Général des Deux-Sèvres. Finalement, le couperet est tombé le 8 décembre 2009. Le maire Albert Cheminet a informé les élus du courrier qu’il a reçu le 3 décembre 2009 de Monsieur le président de la Maison Familiale Rurale de Coulon lui annonçant la décision du conseil d’administration de quitter la commune de Coulon pour La-Garette.

Une maison inoccupée

La MFR a rendu les clés du « Centre du Préplot » le 1er juillet 2012. Les locaux étant désormais vacants, deux possibilités s’offraient à la municipalité coulonnaise conduite par le maire Michel Simon. Soit vendre l’immeuble ; soit le louer à une autre structure, sachant que celle-ci devra répondre aux conditions du legs de Mme Élise Lucas.

Il faut préciser que les travaux de remise en état et de mise aux normes sont considérables et fort onéreux et que la meilleure des solutions serait de trouver un investisseur qui accepte de louer ces locaux en l’état et de les réhabiliter lui-même. Les élus coulonnais ont finalement choisi la location.

Quel sera l’avenir de l’héritage de la famille Lucas ? Photo Collection Maryse COURSAUD

On passe rapidement sur les démarches infructueuses du maire auprès de l’association GPA79-16 (Groupement entre la Pep et l’Apajh) qui souhaitait créer, en 2015, un centre de découverte pour adultes et jeunes handicapés. Un projet abandonné, suivi, fin 2018, par des discussions engagées avec un porteur de projet privé, le groupe Les Printanières, qui se disait très intéressé par le site pour la construction d’une résidence services séniors pour l’automne 2020. Pendant ce temps, le « Centre du Préplot » inoccupé, décrépit rapidement.

Aujourd’hui, en 2021, il est question d’y loger le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM). Étant évincé de son bâtiment originel par la municipalité coulonnaise, qui l’a vendu au Conseil départemental des Deux-Sèvres, le CSCM est à la recherche d’une nouvelle adresse. Mais ceci est une autre histoire dont la trame n’est pas encore écrite.

Gilles PETIT

Un grand merci à Mme Maryse Coursaud, ancienne directrice d’école à Coulon, historienne du Marais Poitevin, pour le prêt des photos de Mme Élise Lucas

COULON (79) : un drapeau de la Libération sort du grenier

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8 mai 1945, la France est enfin libre. Le pays pavoise.

A Coulon, dans le quartier du Coin du Four la joie est intense. Les fusils cachés dans le double plancher d’un des greniers, juste au-dessus des Allemands qui avaient été logés dans une chambre réquisitionnée, vont pouvoir sortir au grand jour.

Au rez-de-chaussée, des petites mains s’activent. « Viens m’aider Thérèse, y’allons faire un drapeau. » C’est ainsi qu’Armandine Pillier s’adresse à sa jeune voisine Thérèse Legris. Il faut trouver ou bien teindre des étoffes, découper les croix de Lorraine qui orneront les deux côtés du drapeau. Armandine est couturière et a tôt fait d’exécuter sa tâche. Armand son père et Émile son mari confectionnent la hampe et découpent une boîte de conserve pour représenter le fer de lance. Tout cela est bien artisanal mais c’est l’intention qui compte et il faut faire vite, avec les moyens du bord.

Le drapeau est maintenant fixé à une fenêtre et flotte au vent. Il ressortira régulièrement lors des anniversaires historiques puis sera remisé dans le grenier : ses couleurs ont passé et il n’est plus très présentable. Mais on l’a gardé précieusement en souvenir.

Le drapeau d’Armandine flottait à cette fenêtre dans le bourg de Coulon Photo Gilles Petit

Avec lui a été conservée la mémoire de ce jour de liesse mais aussi celui des personnes qui ont peuplé la maison et ses dépendances. La vingtaine de soldats français de l’armée en déroute qui seront hébergés quelque temps dans les granges, l’un d’entre eux, un coiffeur, faisant même profiter de ses talents tout le quartier. Les familles parisiennes réfugiées chez les Pillier ou dans le voisinage, les Personnat qui étaient déjà retournés depuis deux ans dans la capitale et une famille russe dont j’aimerais connaître le sort. Ce sont leurs deux enfants, Sonia et son frère, qui apparaissent sur la photo auprès de Mme Personnat, d’Armandine serrant comme toujours un chien dans ses bras et de son père Armand.

Armandine Pillier (à g.) et Armand Faucher (à d.) en compagnie, probablement, de Mme Personnat et les enfants Kusnatse Photo DR

Aujourd’hui, 8 mai 2021, le drapeau est ressorti et a, à nouveau, flotté à la fenêtre. Certes, le bleu n’est plus très bleu mais il était toujours agité par un grand souffle de liberté.

Antoinette Petit

COULON (79) : Des travaux dits de « sécurité » sur la rue Main

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Après les « rendez-vous manqués » (voir notre article : https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2021/03/15/coulon-les-ralentisseurs-des-rendez-vous-manques/), la municipalité poursuit son opération « sécurisation routière » en centre-bourg. Contre toute attente, la rue Main est concernée au premier chef … une nouvelle fois.

C’est inné chez les nouveaux élus municipaux. Depuis des décennies, ils détiennent la solution miracle garantissant une vitesse automobile raisonnable dans la courte rue Main à Coulon. Si cette solution miracle existait, on le saurait déjà au fil des mandatures.

L’actuelle municipalité coulonnaise, dirigée par Mme Anne-Sophie Guichet, ne déroge pas à la règle. En effet, au cours de la dernière réunion du Conseil municipal, datée du 1er avril 2021 (sans rire !), il a été évoqué le plan de réhabilitation du Quai Louis-Tardy. En aparté, M. Fabrice Berjonneau, adjoint chargé des travaux, a informé les conseillers (le public n’était pas admis pour cause de pandémie, il n’a pas pu entendre des propos qui ne figurent pas dans le compte-rendu officiel de cette assemblée) que « les travaux de sécurité vont commencer au mois d’avril par la rue Main ».

Au droit de la route départementale n°1, l’entrée de la rue Main est sécurisé par un îlot, guère esthétique mais efficace, qui casse la vitesse des véhicules qui souhaitent emprunter cette voie. On notera au sol les traces de l’ancienne bande blanche d’un Stop. Photo Gilles Petit

La rue Main est l’une des trois voies d’entrée dans le centre-bourg. Elle est principalement empruntée par des locaux qui, pour la plupart, ont pris la mauvaise habitude de descendre cette rue pentue, en voiture, à moto, et à vélo, à bonne allure.

Une voie à sens unique

Comme les véhicules des habitants y sont stationnés, un sens unique a été institué voici de longues années. Une mesure qui a longtemps alimenté les débats entre élus et riverains. Quand il y a eu débat. A l’image de cette anecdote : une matinée, des employés communaux sont arrivés avec leurs clés à molette et leur pot de peinture. Ainsi armés, ils ont inversé le sens de circulation. Les véhicules allaient pouvoir sortir du village en débouchant directement sur la route départementale n°1 en côte avec peu de visibilité. Une hérésie qui a été réparée après d’âpres discussions.

Lors de la précédente mandature, il a été constaté que des voitures stationnaient dans le virage à gauche au bas de cette rue au débouché de la rue de la Douve. Un élu bien intentionné a fait mettre des potelets dans ce virage à la place des voitures. Résultat de l’opération, des locaux roulent encore plus vite car ils ont une bien meilleure visibilité et savent que très peu de monde arrive de la Sèvre Niortaise.

Pour les piétons et les cyclistes

Lors de cette réunion du 1er avril 2021, l’adjoint aux travaux a annoncé : « Nous allons mettre le Quai Louis-Tardy entièrement piétonnier et cyclable. Comme ça, il n’y aura plus de voitures stationnées. » A l’entendre, les riverains seraient d’accord. Il a ajouté, pour cela « on va commencer par la rue Main au mois d’avril. On va revoir l’entrée de cette rue parce qu’il y a une espèce d’ilot qui ne ressemble à rien. Et on revoit le stationnement qui va permettre de faire ralentir les gens. Beaucoup de Coulonnais coupent systématiquement par là. » On notera que ses propos sont exprimés au futur proche et non au conditionnel. Les riverains apprécieront.

Avant cette annonce surprise, le premier adjoint Dominique Giret avait tracé le compte administratif de gestion 2020, et il avait présenté les budgets primitifs 2021. Un tableau qui affiche « une situation budgétaire 2021 très confortable », mais, selon la maire, « financièrement, on a dû couper dans les projets de travaux. » Car le programme d’amélioration de la voirie ne dispose que d’un budget annuel de 184 150 €.

Engager des travaux dans une rue qui n’en demande pas revient à gaspiller des fonds qui seraient bien utiles ailleurs en améliorant le confort de vie des Coulonnais. On pense à l’urgente réfection de plusieurs trottoirs notamment rues de la Gare (photo ci-contre) et Auchier.

Certes, il convient de réétudier le problème de vitesse excessive dans cette rue. A moindres frais. Ici, nous préconisons d’abord de garder le sens de circulation actuel ; ensuite de conserver l’îlot cité (il est efficace) ; puis d’inclure cette voie dans la Zone de rencontre à vitesse limite de 20 km/h instaurée dans le village (ce qui permettra à de nombreux vélos de s’affranchir du sens interdit en toute légalité) ; réinstaller le stop d’antan au carrefour avec les rues de la Douve et de la Coulonnerie ; les habitants de la rue Main s’occuperaient du reste, ils ont l’expérience. Un panneau « Zone de rencontre » à déplacer, un panneau « Stop » à dénicher dans le stock des ateliers municipaux et une bande blanche à peindre au sol. En une demi-journée, les employés communaux auraient réalisé le travail et la municipalité engrangerait une sérieuse économie. Probablement avec « les félicitations du jury ».

Gilles PETIT

COULON : Un nouveau policier municipal est arrivé le 1er mars 2021

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De gardes champêtres à policiers municipaux, il n’y a qu’un pas que la municipalité coulonnaise a franchi. De Gilbert à Yoan, voici la petite histoire d’une Police locale.

Comme dans la majorité des communes françaises, Coulon « possédait » son garde champêtre au siècle dernier. La mémoire collective garde le souvenir de M. Gilbert Lacroix, cet agriculteur spécialiste du cubage des peupliers, qui, durant une douzaine d’années, a manié tambour et baguettes au gré des « avis à la population ».

Après de nombreuses années sans « autorité champêtre », la collectivité locale décide de relancer la fonction de garde champêtre car les gendarmes alors en poste estival à Coulon, étant repartis, ont « laissé un vide ». Ainsi, « pour aider au maintien de l’ordre public, » le 8 avril 1992, le Centre de gestion départemental de la Fonction publique des Deux-Sèvres a placé au premier rang un Coulonnais, parmi onze candidats. « Il s’agit de monsieur Bruno Decelle résidant à Glandes », a informé le maire de l’époque Pierre Rousseau, « Il sera en uniforme, assermenté et possèdera des pouvoirs qui lui permettront de verbaliser légalement. » La préfecture l’a assermenté au mois d’août 1992, mais il aura fallu attendre la mi-septembre pour découvrir le nouveau garde champêtre de Coulon. En effet, « l’uniforme officiel de police tardait à arriver. »

Vers la création d’un poste de Police municipale

M. Yoan Brehaut, le nouveau policier municipal de Coulon, a le grade de Brigadier-chef principal Photo Gilles Petit

En 1999, la municipalité est secouée par un dilemme : « Un agent technique communal vient d’être muté vers un syndicat bressuirais. » Il se trouve que ce départ a suscité un débat au sein du conseil. En effet, le maire Jacques Rousseau et ses adjoints avaient réfléchi à la situation et préconisé l’embauche d’un agent qui pourrait devenir chef d’équipe, après formation. Cependant, deux possibilités s’offraient à la municipalité. La première envisageait le remplacement de l’agent ; la seconde saisissait l’opportunité de recruter un policier municipal, engendrant l’arrêt du poste d’agent technique. « La commune dispose déjà d’un garde champêtre aux pouvoirs limités », ont estimé des élus. Il serait « difficile à trouver, il n’aurait pas grand travail durant huit mois de l’année et le poste coûterait plus cher ».

Un premier policier municipal

Le 17 décembre 2012, le maire Michel Simon annonce : « l’agent qui faisait jusqu’alors fonction de garde champêtre ayant été reclassé sur un emploi technique, il est nécessaire de réfléchir à la création d’un poste de policier municipal, emploi indispensable pour le bon fonctionnement de la commune. » Ce poste à temps complet de gardien de Police municipale, ou brigadier, voire brigadier-chef principal était à pourvoir à compter du 1er mai 2013. Cependant, il est précisé que la création de ce poste est subordonnée au départ en retraite d’un agent des services techniques, qui devait quitter ses fonctions le 1er mai 2013.

Trente-sept personnes ont fait acte de candidature, huit d’entre elles ont été sélectionnées pour un entretien qui s’est déroulé le 27 février 2013 à Saint-Maixent-l’Ecole au Centre départemental de gestion de la Fonction publique et deux candidats « très intéressants » ont été retenus. C’est un gendarme, alors en poste à la brigade de Frontenay-Rohan-Rohan (79) qui a été recruté dans le cadre d’un détachement de la Fonction publique d’État sur la Fonction publique Territoriale.

Un second policier municipal

Ce premier policier municipal de l’histoire de Coulon a donné sa démission en juin 2017. Une nouvelle offre d’emploi a été déclarée auprès du Centre de Gestion portant sur les grades de «gardien brigadier», de «brigadier» et de «brigadier-chef principal». Or, suite aux entretiens de sélection, où deux personnes ont été reçues, le choix du recrutement s’est porté sur un candidat titulaire d’un grade du cadre d’emploi « Chef de service de Police municipale ». Le Conseil Municipal du 15 novembre 2017 a accepté de créer un poste de «Chef de service de Police municipale principal de 1ère classe» (catégorie B) à temps complet. A donc été nommé le 1er mars 2018 un ancien policier municipal sur l’Île de Ré devenu policier national à la police de l’air et des frontières à Roissy – Charles-de-Gaulle.

Un troisième policier municipal

A Coulon, les policiers se succèdent rapidement, peut-on constater. Le second ne sera resté que vingt-neuf mois durant lesquels la population n’avait toujours pas compris l’intérêt d’un tel poste dans leur petite commune. Cependant, l’équipe municipale actuelle estime : « quant à son utilité, non seulement ce poste est indispensable dans une commune telle que Coulon mais l’extension du service serait souhaitable peut-être en partenariat avec les communes voisines. » Le 17 septembre 2020, la maire Anne-Sophie Guichet rappelle que « le policier municipal qui était en poste depuis le 1er mars 2018 a quitté la commune et a été nommé par mutation le 1er septembre 2020 dans une commune de Charente-Maritime. Il s’agit donc maintenant de lancer une procédure pour le recrutement d’un nouvel agent. »

Selon Mme Guichet « l’idée, c’est que cette personne arrive sur la commune au mois de mars pour être opérationnel pour la saison touristique. L’idée également est de travailler avec Magné et de mutualiser le poste. Il convient de définir les conditions, de quelle manière, sur quel plan de travail. On a aussi l’idée de prendre quelqu’un qui soit aussi moins gradé que le policier que nous avions jusqu’à présent. Pas un ASVP [Agent de Surveillance de la Voie Publique] comme évoqué en interne car il ne peut pas assurer toutes les missions de policier municipal. »  

Une nouvelle procédure pour le recrutement du troisième policier municipal a été engagée le 8 octobre 2020. La date limite de dépôt des candidatures était fixée au 20 novembre 2020 et les entretiens des candidats présélectionnés prévus le 9 décembre 2020. Le poste étant à pourvoir pour le 15 mars 2021. Sur cinq candidats présélectionnés, quatre se sont déplacés. A été retenu un agent qui était policier national au grade de brigadier-chef principal. Il occupera un poste en catégorie C à temps complet, à durée indéterminée, dans la Fonction publique territoriale. S’agissant d’un recrutement par voie de détachement, cet agent venant de la Fonction Publique d’État, devra suivre une formation initiale, mais allégée en raison de son expérience professionnelle antérieure (3 mois au lieu de 6 mois).

M. Yoan Brehaut, brigadier-chef principal

M. Yoan Brehaut, le nouveau cadre d’emploi des agents de police municipale (catégorie C) au grade de Brigadier-chef principal, occupe son poste depuis le 1er mars 2021. « Il nous vient de Chartres, il est marié avec deux enfants », a informé la maire de Coulon.

Le 1er avril 2021 (sérieusement !!!), Mme Guichet a présenté le nouveau policier au conseil municipal. M. Yoan Brehaut (photo ci-dessous) a déclaré « J’ai 35 ans. Je suis ancien policier national, principalement maître-chien. J’ai passé quinze années dans la Police nationale. J’ai fait le choix de m’orienter vers une fonction plus proche et plus à l’écoute de la population. Je découvre aujourd’hui un nouveau métier qui est bien éloigné de ce que je faisais avant. Une nouvelle région également et forcément une nouvelle commune. Il faudra être un peu indulgent avec moi. Ça fait exactement un mois, jour pour jour, que je suis arrivé dans cette commune et je ne le regrette pas du tout.

J’ai d’ailleurs hâte de parfaire toutes mes connaissances juridiques, mais aussi d’autres connaissances que je vais pouvoir développer, notamment aux niveaux communal et environnemental, et dans bien d’autres domaines que je vais découvrir. J’espère grâce à ma pédagogie et mes qualités relationnelles pouvoir développer un rapport de confiance avec l’ensemble des Coulonnais et tous les commerçants du village. Je voudrais également créer un climat de sécurité pour vous tous et pour les touristes de passage. Pour finir je voudrais vraiment remercier tout le monde, tous les employés communaux et les commerçants qui m’ont fait un accueil chaleureux. » Photo Gilles Petit

Enfin, la maire Anne-Sophie Guichet précise « Notre policier municipal fera des passages aléatoires aux heures « d’entrée et de sortie » des classes. Tout comme notre précédent policier municipal, notre nouveau policier a toutes les habilitations pour porter une arme. Il pourra donc porter son arme en fonction des événements et des situations. De même, il est équipé d’un gilet pare-balles (c’est une obligation). »

 

Gilles PETIT


MARAIS POITEVIN : le chanteur André PRIETO en tournée

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En tournée dans la Région Poitou-Charentes du 3 au 23 septembre 2021, l’auteur-compositeur-interprète André Prieto propose divers spectacles. Les organisateurs maraîchins intéressés ont le choix entre quatre prestations.

Né à Béziers dans l’Hérault, André Prieto vit la musique dès son plus jeune âge. À 19 ans, il apprend le métier sur les scènes de Provence et du Dauphiné au sein de plusieurs orchestres de bal. En 1979, il pose sa guitare à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, où il produit son tout premier enregistrement de douze titres et offre des concerts dans le Pacifique. De retour en métropole, en 1982, il fréquente les cabarets, salles de spectacles et autres lieux de la chanson française. Il présente son tour de chant en tournées en France comme à l’étranger : Autriche, Andorre, Espagne, Belgique, Vanuatu.

Dans le même temps, l’auteur-compositeur-interprète sort quatre disques fort bien accueillis par la presse spécialisée nationale (Chorus, Parole et Musique, Je chante. . .). Photo dr

Depuis 1995, André Prieto adapte son répertoire selon les structures qui l’invitent. « Avec l’accent de l’Hérault deux fois chantant, » dit-on.

Quatre spectacles au choix

« Je propose plusieurs types de spectacles que je présente sur demande », explique André Prieto. Ainsi, l’auto-compositeur (comme il se nomme ! ndlr) annonce « plusieurs formules ». Les conditions qui varient selon ces formules et le nombre d’intervenants (de 4 à 6 musiciens, chanteurs, accompagnateurs), incluent les cachets, les charges sociales et les frais de déplacement. Le groupe peut fournir le matériel son-lumières ou transmettre la fiche technique correspondant à ses besoins. Les dates de la tournée dans l’ex-région Poitou-Charentes (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne) du 3 au 23 septembre 2021 ne sont pas encore bouclées. Il reste quelques créneaux disponibles. Pourquoi pas à Coulon et dans l’ensemble du Marais Poitevin, le département de la Vendée compris.  

Photo dr

Nous l’avons dit, André Prieto offre quatre types de spectacles. Lors de cette future tournée picto-charentaise, il propose ces formules : 1- André Prieto chante Leny Escudero ; 2- C’est beau… Ferrat ; 3- le monde poétique de Georges Moustaki ; 4- Chants de Liberté .

1 – André Prieto chante Leny Escudero

L’artiste Leny Escudero, épris de liberté et de justice, a marqué l’histoire de la chanson française. Son combat pour les inégalités sociales est resté dans les esprits. Voilà cinq ans que Leny Escudero nous a quittés, laissant sur son chemin, tel le Petit Poucet, des tas de pierres à retrouver. Auteur-compositeur-interprète, écumant les scènes françaises et étrangères depuis bientôt cinq décennies, André Prieto, qui a toujours suivi la carrière de ce poète écorché vif, a voulu lui rendre hommage. Ayant parfois partagé la scène avec Leny Escudero, comme en novembre 1997 à Saint-Gely-du-Fesc (34), il s’est assuré le concours de l’accordéoniste Jean-Marc Torchy qui a accompagné Leny Escudero pendant 10 ans sur les grandes scènes et en tournées. « Avec Jean-Marc, l’accordéon n’accompagnait pas Leny, il faisait partie de ses chansons » remarque André Prieto. Toutes les valeurs prônées par Leny seront forcément respectées dans cet hommage. Avec une interprétation fidèle mais très personnelle. Il est évident que ce spectacle s’adresse à ceux qui veulent retrouver les plus belles créations de Leny dans un respect total de l’œuvre.
Quelques extraits de cette prestation à écouter aux liens suivants : Le bohémien Petite mère Pour une amourette Vivre pour des idées A Malypense

2- C’est beau… Ferrat

André Prieto dit s’attacher à visiter le répertoire de Jean Ferrat « en évitant le plagiat, en respectant la richesse musicale des arrangements. Naviguant entre les œuvres très connues et les mélodies plus intimes, je vous emmène ainsi dans l’univers poétique de l’artiste ».

« Le départ de Jean Ferrat, ce grand de la chanson française », explique André Prieto, « a laissé tout un monde de désemparés. Son œuvre demeurera, au delà des modes, toujours plus forte. Je chante Jean Ferrat depuis longtemps, en une interprétation subtile, sensible et très personnelle, sans effets tapageurs, pendant près de deux heures ». Seul avec sa guitare et un support numérique, André Prieto peut être accompagné par ses musiciens.

Quelques extraits de cette prestation aux liens suivants : La commune Ma France Potemkine La montagne

3- le monde poétique de Georges Moustaki

Georges Moustaki est né à Alexandrie, en Égypte, le 3 mai 1934. Auteur-compositeur-interprète, musicien, poète, il écrit pour les grands de la chanson : Édith Piaf, Yves Montand, Serge Reggiani, Barbara, Henri Salvador, Dalida… Il marque nos mémoires en 1969 en créant le Métèque. D’autres succès suivront. Il tombe amoureux de l’Ile Saint Louis, à Paris, où il posera ses valises en 1961. Il nous quitte le 23 mai 2013, à Nice, des suites d’une longue maladie. Il avait 79 ans. C’était un homme simple, d’une grande douceur. Barbara avait dit de lui : « Moustaki, c’est ma tendresse… » André Prieto navigue pendant deux heures dans le monde poétique de Georges Moustaki.

Quelques extraits de cette prestation aux liens suivants : Le facteur Sans la nommer La dame brune Il y avait un jardin Les amours finissent un jour

4- Chants de Liberté

« Nous présentons aussi un spectacle autour des Chants de Liberté », annonce André Prieto, dans un florilège de chansons françaises retraçant l’histoire de la chanson de liberté.

De tout temps, l’homme a été confronté aux inégalités sociales, au joug de l’oppresseur, aux agressions et aux persécutions. Cela dans quelque pays et quelque continent que ce soit. La liberté a été le signe de ralliement de bien des populations. Les poètes, troubadours et chansonniers d’œuvres intemporelles ont évoqué cette liberté, si souvent bafouée :
Jean Ferrat, dans sa déclaration d’amour à la France et au peuple qui a fait son histoire; Léo Ferré crevant le cœur des gens avec le Flamenco de Paris, sorti du plus profond de l’exil ; Louis Aragon avec le Romancero de Pablo Neruda, contraint à la clandestinité ; Leny Escudero révolté et réfugié de la guerre d’Espagne avec la Butte Rouge ; Léonard Cohen et sa reprise de la Complainte du Partisan ; les prisonniers du camp de la mort de Borgemoor, qui composeront le Chant des Marais ; Michel Fugain avec le Chiffon Rouge, véritable hymne des travailleurs ; les résistants italiens au régime nazi avec Bella Ciao ; Marc Ogeret rendant hommage aux canuts, héros de l’insurrection de Lyon en 1831 ; Yves Montand qui chante le Temps des Cerises, œuvre symbole de la Commune écrite par Jean-Baptiste Clément ; Georges Moustaki protestant contre la fermeture d’une usine avec Sans la nommer.

Pendant 1 heure 30, avec ses musiciens aux multiples facettes, André Prieto reprend tous ces classiques qui ont marqué l’histoire de la chanson de liberté, dans un récital où les cris de colère se confondent avec l’espoir de lendemains meilleurs.

Quelques extraits de cette prestation aux liens suivants : Bella ciao La complainte du partisan Le chiffon rouge La butte rouge Le chant des marais


Contact : André Prieto 04 75 50 02 96 / 06 15 10 03 98
email: ange.prieto@wanadoo.fr
Site internet: www.andreprieto.fr

Gilles PETIT



COULON Les ralentisseurs : des rendez-vous manqués

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Il est constaté que les dispositifs, tout neufs, censés ralentir les voitures sont inefficaces sur les routes départementales n°1 et n°123 à Coulon (79) [Voir notre article précédent : https://wp.me/p61nmR-2pQ ]. Des travaux qui ont engagé de lourdes dépenses, alors que des solutions plus simples et moins onéreuses étaient évidentes. Histoires de rendez-vous manqués.

Lors du Conseil municipal de Coulon du 25 février 2021, M. Fabrice Berjonneau, l’adjoint au maire chargé des travaux et de la sécurité, a déclaré « le constat de l’inefficacité du dispositif mis en place est évident. La commune et le Département étudient donc la possibilité d’installer des aménagements supplémentaires : ralentisseurs, coussins berlinois … ».

Sur les RD1 et RD123, il semblerait que les pilotes d’automobiles et de motos accélèrent, ou du moins maintiennent leur vitesse, quand ils aperçoivent, en pleine ligne droite, le feu vert du carrefour. Que l’on vienne d’un des quatre côtés du carrefour, les feux se signalent de loin. Une solution : enlever les feux tricolores ou, dans l’immédiat, les mettre au clignotant orange, restaurant ainsi les priorités réglementaires. Mais, la meilleure solution serait la création d’un rond-point. Réduction de vitesse garantie. Ce dit-rond-point devrait être construit depuis trente ans.

Avec en point de mire le carrefour à feux (qui ne fonctionnent pas sur ce cliché), ce nouvel aménagement ne ralentit pas suffisamment les véhicules. Photo Gilles Petit

Histoire d’un premier rendez-vous manqué

Dès le début des années 1990, les feux tricolores du principal carrefour de Coulon tombaient fréquemment en panne. Le 29 août 1994, il est annoncé : « les feux tricolores du carrefour des écoles ont enfin pu être réparés, mais après quelques jours de délai en raison de difficultés rencontrées pour obtenir la pièce. Le système utilisé commence à être « dépassé » et il faut envisager son remplacement. » Les élus et les responsables des routes du Département 79 pensaient alors créer un rond-point. Un équipement innovant à l’époque.

Pour ce faire, le Conseil général des Deux-Sèvres achète deux parcelles de terrain, l’une jouxtant l’actuelle pharmacie, l’autre jouxtant le bâtiment écoles-mairie-salle des fêtes. Deux angles opposés. Mais un plus grand espace était bienvenu. Il se trouve qu’au Conseil municipal du 7 septembre 1992, le maire Pierre Rousseau souligne « les inconvénients et la mauvaise image reflétée par un immeuble situé aux feux. Extérieurement, cette construction n’a jamais été terminée et les tranchées demeurent ouvertes, donc dangereuses. Enfin, la végétation s’étend sur les propriétés voisines. Malgré plusieurs tentatives, il n’a pas été possible de contacter le propriétaire qui, selon les dernières indications obtenues, aurait quitté le territoire national. » Considérant : que le permis de construire a été délivré le 17 octobre 1986 et que la construction n’est toujours pas terminée ; que la situation d’abandon est flagrante puisque même le terrain n’a pas été nettoyé depuis 1989, [ce sont les employés communaux qui doivent intervenir pour éviter les débordements sur la voie publique] le Conseil municipal, « conformément à l’article 7 de la loi n°89.550 du 2 août 1989 portant disposition en matière d’urbanisme et d’agglomérations nouvelles, demande au maire d’engager la procédure de déclaration d’abandon manifeste. » Il est précisé qu’après un délai de deux ans à compter de la publication de cet état d’abandon, la commune dispose de la parcelle pour une destination qu’elle détermine.

A Coulon, le vert des feux de ce carrefour RD1 / RD123, quand ils ne sont pas en panne, aurait tendance à faire accélérer les usagers. Photo Gilles Petit

La procédure traîne. Le 29 mars 1994, les élus apprennent que « la maison d’habitation toujours en cours de construction, cadastrée section D n°1786 pour une contenance de 7 ares 22 centiares, a été vendue [215.000 Francs] aux enchères publiques le 28 mars 1994 au Tribunal de Grande Instance de Niort. Toutefois un délai de surenchère de 10 jours s’applique avant que la transaction soit définitive. » Cette procédure faisait suite à de longues démarches engagées par la commune.

Ne s’étant guère précipitée, la municipalité a loupé l’occasion, et en juin 1994, il est confirmé : « la vente, organisée par Maître Boizard, a permis d’adjuger cette habitation à un particulier [un commerçant de Fontenille près de Chef-Boutonne (79)] qui se propose de la louer après avoir fait les aménagements nécessaires. » Ces années-là, les élus ne pouvaient plus intervenir.

Coup de théâtre, le 22 mai 1995, les élus apprennent que la maison (à gauche sur la photo ci-contre du carrefour) est de nouveau en vente, 300.000 Frs + 18.000 Frs de frais d’agence. Aussitôt, le conseil décide de faire jouer son tout nouveau droit de préemption sur l’immeuble. L’acquisition serait motivée par « la nécessité d’aménager le carrefour ». Lors de cette réunion, un conseiller informe : « il appartiendra à la prochaine équipe municipale de conduire les démarches ». Le conseil avait deux mois pour préempter, un délai trop court, proche des élections municipales, pour que l’affaire soit conclue par l’équipe suivante. L’occasion est irrémédiablement manquée. Photo Gilles Petit

Depuis, les idées ont fusé pour assurer la sécurité sur les RD1 et RD123. Des « réveils chauffeurs », à savoir de larges bandes gravillonnées rose orangé, ont été collées sur la chaussée route de Benet. La dernière tentative connue remonte au 12 juillet 2000. Lors d’une réunion municipale, le maire a présenté « un devis pour la mise en place d’une signalisation au sol au carrefour des routes départementales n°1 et n°123 ». Cet aménagement consistait à coller des « flèches ralentisseurs de couleur », créées en résine, ainsi que « la reproduction du logo de la commune ». Lequel permettrait « une meilleure matérialisation de ce carrefour et le ralentissement des véhicules », disait-on. Chiffrée à 9.030 Frs TTC, cette idée n’a jamais abouti. En 2021, le carrefour est toujours géré par des feux de signalisation.

Quant aux terrains, aménagés en espaces verts par les jardiniers municipaux, précédemment achetés par le Département, ils ont été rétrocédés à la commune de Coulon le 20 juin 2013.

Histoire d’un second rendez-vous manqué

Tous situés sur la RD123, les trois carrefours en question : n°1, la sortie du lotissement du Hameau Vert ; n°2, l’entrée du lotissement du Hameau Vert ; n°3, l’intersection avec la Route de Malécot d’où sortent déjà les résidents des deux lotissements voisins. Document Google

Pour comprendre l’absurdité de la situation, il faut un minimum de connaissance du site concerné. La scène se passe dans une large courbe de la route départementale n°123, à près de 200 mètres avant le panneau d’entrée de Coulon planté au carrefour n°3. Ici, un talus, presque deux mètres de haut, surplombe la chaussée, à l’intérieur de la courbe. La visibilité est donc quasi nulle et les usagers pouvaient alors rouler jusqu’à 90 km/h. Voilà le lieu choisi par un promoteur pour construire un lotissement, « Le Hameau Vert », dans la vaste plaine ex-agricole voisine. La suite est détaillée dans le compte-rendu de la réunion du Conseil municipal de Coulon, présidée le 31 mars 2009 par le maire Albert Cheminet.

Il s’agit de la révision simplifiée du PLU [Plan Local d’Urbanisme] dans le secteur « des Fuyes » : « Dominique Moinet rappelle que, par délibération du 9 février 2009, le conseil avait décidé d’engager une procédure de révision simplifiée du PLU pour notamment modifier les orientations d’aménagement sur le secteur des Fuyes en autorisant la création d’une route le long de la limite du lotissement « Le jardin des Fuyes » et ainsi permettre la réalisation d’un lotissement privé. Conformément à la réglementation, une réunion de concertation des personnes publiques associées a eu lieu le 17 mars. Lors de cette réunion, les services du Conseil Général, se basant sur des études techniques, ont exigé que deux voies soient créées : l’une d’entrée dans le lotissement le long de la limite des « jardins des Fuyes », l’autre de sortie plus à l’est vers « La Grange ». Afin de sécuriser cet accès situé dans une courbe et améliorer la visibilité, des travaux de terrassement et de talutage seront réalisés. Cyrille Rousseau et Emmanuel Messager se disent très sceptiques et inquiets quant aux mesures de sécurité envisagées et estiment cette décision irrationnelle et irresponsable. » Cette mesure a entraîné « la suppression de la zone réservée n°7 au PLU initialement destinée à la rectification de la RD 123 par le Conseil Général des Deux-Sèvres. »

Après avoir demandé, sans relâche depuis les années 1990, « la rectification de la RD 123 par le Conseil Général des Deux-Sèvres« , le regretté ancien maire Pierre Rousseau n’avait toujours pas eu gain de cause à l’issue de son dernier mandat. C’était sans compter sur ce projet de lotissement et, surtout, sur « cette décision irrationnelle et irresponsable » de créer sur cette route départementale la seule sortie d’une quarantaine de foyers. Un nombre d’habitations qui a aujourd’hui doublé. Qui plus est dans un virage dangereux. Deux autres lotissements sont déjà construits dans ce secteur. Aucun ne débouche sur la RD123.

Des solutions ?!?!

Au lieu d’embêter les nombreux usagers qui n’ont rien à se reprocher, mais qui subissent les incivilités d’une poignée d’irresponsables, des solutions, peu onéreuses, existent dans ce secteur. Une solution consiste à fermer cette sortie (n°1) avant qu’il n’y ait un drame, et mettre l’autre voie (n°2) dans les deux sens de circulation. On peut inverser le sens de circulation, à savoir, l’entrée (n°2) par la sortie actuelle et la sortie (n°1) du lotissement par l’entrée actuelle. Cette dernière voie (n°2) offre une excellente visibilité de sortie (voir photo ci-dessus) sur la départementale car elle est plus éloignée de la courbe et elle évite aux conducteurs de se « casser le cou » pour voir presque derrière eux sur leur gauche. Soit, fermer définitivement la sortie, voire aussi l’entrée, sur la RD123 car, il existe désormais une autre voie d’accès tracée dans le tout récent prolongement du lotissement en question qui rejoint la route de Malécot, laquelle accueille déjà les sorties sécurisées des deux autres lotissements (la Niquière et le Jardin des Fuyes).

Enfin, il serait plus sage de déplacer le panneau d’entrée d’agglomération en amont du lotissement le « Hameau Vert » couvrant ainsi l’extension du village et réduisant la vitesse à 50 km/h des véhicules aux abords du dit lotissement et du carrefour de la route de Malécot (n°3), autre point d’inquiétude. En effet, bon nombre de conducteurs lèvent le pied à partir du panneau, sans anticiper le changement de limitation de vitesse.

(Photo ci-contre) Le carrefour de la route de Malécot (n°3) qui vient d’être équipé d’un plateau sur-élevé, n’a pas été reprofilé avec un débouché sécurisé à angle droit sur la RD123. L’espace nécessaire était suffisant. Les automobilistes vont continuer à se « casser le cou ». Photo Gilles PETIT

M. Fabrice Berjonneau a déclaré : « pour ce qui est de la RD123, une réflexion est également menée par les services du Département pour l’installation de dispositifs permettant de réduire la vitesse des véhicules (ralentisseurs, coussins berlinois…). » Souhaitons à ces décideurs « bien pensants et bien portants » de ne jamais avoir de problèmes de dos, ni de cervicales, de ne jamais devoir être transporté avec une fracture, ni en urgence absolue . . .

Gilles PETIT

PS : une page qui peut vous intéresser au lien suivant : http://www.liguedesconducteurs.org/presse/trois-associations-automobiles-unies-contre-les-ralentisseurs-illegaux