Fontenay-le-Comte

Journées du patrimoine 2021: L’Espace culturel René-Cassin – La Gare de Fontenay-le-Comte à coulisses ouvertes

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Dans le cadre des journées européennes du patrimoine, l’Espace Culturel et de Congrès René-Cassin – La Gare a ouvert ses coulisses au public à Fontenay-le-Comte (Vendée). Une occasion de découvrir l’envers des décors.

L’Espace culturel et de congrès René-Cassin – La Gare à Fontenay-le-Comte (Vendée) Photo Sophie Petit

D’ordinaire, le public vient « consommer » le spectacle proposé par des artistes. Quand il entre dans une salle, tout est en place, les décors (s’il y en a, sinon c’est le noir complet !), les rideaux, la lumière, le son, l’ambiance tamisée enveloppant au premier abord . . . Le spectateur ne peut imaginer que, bien avant son arrivée, le plateau scénique grouillait d’activités, les artistes s’appropriant l’espace qui leur est dévolu, les techniciens peaufinant les réglages, notamment les régisseurs qui « balancent » le son et la lumière selon les desiderata des interprètes et la perception potentielle du public.

Ce monde du spectacle travaille dans un espace armé de lourds équipements ignorés des spectateurs ou du moins qui se font oublier. L’Espace Culturel et de Congrès (ECC) René-Cassin – La Gare de Fontenay-le-Comte dispose d’une machinerie permettant de travailler simultanément dans deux salles ou de réunir le tout en une seule.

Visite guidée

Suivons nos guides Amandine et Lledo, respectivement chargée de communication et technicien à l’ECC. « Construite sur le site de l’ancienne gare ferroviaire de Fontenay-le-Comte, » explique Amandine, « une nouvelle structure contemporaine a su s’intégrer et préserver la façade du bâtiment d’origine typique de l’architecture ferroviaire du XIXème siècle. »

Notre guide poursuit : « Nous sommes une salle de spectacle, dans un bâtiment qui date de 1881. Date de la pose de la première pierre. Cette gare qui existe donc depuis 140 ans, a fermé en 1969 pour les passagers. Des mouvements de marchandises étaient encore constatés alors que des bus remplaçaient les trains au départ de la gare. Cet espace a été transformé en 2005 en espace culturel et de congrès. » Les concepteurs ont conservé le hall et la façade principale. Celle-ci porte encore une date 1888, inscrite sous l’horloge. Une date qui fige la mise en service de cette gare. On notera aussi la présence du logo des « Chemins de Fer de l’État » sur les cheminées de l’édifice.

« La création de la gare a connu bien des déboires, » précise Amandine. « Il y avait des lignes qui passaient autour de la ville et en direction de La Rochelle et Bordeaux mais qui n’arrivaient pas à Fontenay-le-Comte. Les élus se sont longtemps battus pour obtenir cette gare et desservir cette ville du sud-Vendée. Après quelques années sans activité, sauf un service guichet SNCF, on a décidé d’en faire un espace culturel. » L’accueil de l’ECC était vraiment un guichet SNCF à la base. Le hall est conservé en différents espaces bien distincts. « Ici, on retrouvait le marchand de journaux à la fin des années 1960, à savoir le kiosque où arrivaient tous les journaux ensuite distribués dans les commerces de presse de la ville. On est venu accoler une grande structure qui offre deux salles : la grande halle et la salle 518 places. Ces deux salles sont reliées par une scène qui a une double orientation. » En plus des spectacles de toutes factures, ces salles peuvent aussi accueillir des assemblées générales, des salons, des foires expositions . . . « Nous avons une équipe technique, composée de différents métiers dont la régie générale qui a sous sa coupe un régisseur son, un régisseur lumières et des personnes polyvalentes. La logistique est importante. »

A la question : « Pourquoi ce nom René Cassin ? », Amandine explique qu’il s’agit d’un « hommage à M. René Cassin, une personne qui a contribué à l’écriture des Droits de l’Homme et on a rajouté La Gare pour marquer ce lieu. » Un espace géré par la ville de Fontenay-le-Comte. Laquelle gère aussi le théâtre municipal à l’italienne, pouvant recevoir d’autres compagnies, des associations locales ou autres . . .

Lledo, notre guide technique prend le relai : « Nous allons essayer de suivre le cheminement d’une équipe artistique qui arrive ici. Tout commence à l’arrière du bâtiment. Regardez bien cette photo ancienne (ci-contre) des voies de la gare de Fontenay-le-Comte car tout ça n’existe plus et dans une seconde vous serez dans un autre monde. »

La grande halle

En effet, après avoir franchi deux lourdes portes, les visiteurs sont plongés dans la grande halle. Une salle qui peut accueillir jusqu’à 4 800 personnes debout ou 3 000 assises. Grâce à un jeu de parois qui peuvent s’escamoter, le plateau scénique peut être commun aux deux salles.

La salle 518

Les visiteurs ont eu le privilège de marcher sur le plateau scénique. Une scène qui paraît en désordre organisé car les régisseurs ont disposé divers outils. Ainsi, il était possible de moduler quelques projecteurs-lumière et diffuser de la musique, via deux consoles de commande. Un panel de projecteurs, de microphones et de câblages de toute nature était aussi exposé. De quoi donner une certaine idée du matériel nécessaire pour assurer un spectacle. « Vous êtes sur une scène, une scène creuse, » lance Lledo. « Ce sont 48 panneaux qui couvrent le plateau. C’est la fameuse scène qui monte et qui descend sur 20 mètres d’ouverture du côté grande halle et 24 mètres du côté gradin salle 518. Chaque panneau supporte une tonne. Pour monter, panneau par panneau, tout ou parties de la scène, de 0,40 à 1,40 mètre, nous utilisons une machine spéciale qui se trouve sous la scène. Il s’agit d’une table élévatrice que l’on va placer sous chaque panneau pour le soulever ou le baisser. »

Après un passage par les cinq loges, avec les fameux miroirs, et un foyer attenant où « les artistes se retrouvent et prennent confortablement leurs marques, » le groupe a quitté le rez-de-chaussée pour gravir l’étroit escalier qui conduit au-dessus de la scène, au niveau du grill en aluminium chargé de supporter lumières et rideaux noirs. « Le grill peut descendre d’un bloc grâce à seize treuils de deux tonnes chacun. »

Un lieu refuge

Avant de terminer la visite, nos guides ont informé : « l’ECC est un lieu-refuge pour la population en cas de catastrophe. Un groupe électrogène peut rapidement prendre le relais si nécessaire. Tout est prévu pour facilité les interventions de secours et héberger un centre de soins et d’accueil d’urgence. Climatisées, les salles peuvent palier les conditions climatiques de l’extérieur. »

Ouverture le 25 septembre 2021

L’ECC René-Cassin – La Gare ouvrira samedi 25 septembre 2021 par une soirée de présentation de sa saison culturelle. Ainsi, la ville de Fontenay-le-Comte invite le public à partager une animation proposée par des artistes locaux issus de cinq compagnies conventionnées : La compagnie des Artisans rêveurs, l’Ensemble vocal Polymnie, Fontenay fait sa renaissance, Le Camembert, la Compagnie Gianni Joseph. La soirée débutera à 16 heures sur le parvis de l’Espace culturel, et se poursuivra, à partir de 18 heures, en salle par la présentation des spectacles retenus pour la saison 2021/2022. A partir de 20 heures, le cabaret percussif de la Cie Toumback lancera un bal participatif. Cette soirée s’adresse gratuitement à tous les publics. Le placement est libre, sur réservation.

Gilles PETIT Illustrations originales : Amandine et Lledo Photos Sophie Petit

L’Espace Culturel et de Congrès René Cassin – la Gare

70 Avenue de la Gare

85200 Fontenay-le-Comte

Tél. : 02 51 00 05 00

ecc.r.cassin@ville-fontenaylecomte.fr http://www.fontenay-le-comte.fr Facebook.com/ReneCassin.LaGare

MARAIS POITEVIN : l’itinérance douce sur la Sèvre Niortaise vue par le PNR

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« Comment renforcer l’attractivité du Marais Poitevin? » martelait, dès 2010, l’Agence de Développement Touristique (ADT79) des Deux-Sèvres. « En relançant l’activité touristique sur la Sèvre Niortaise et ses bords par l’itinérance douce », répond aujourd’hui le pilote du projet M. Fabrice Laumond, directeur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR). Il s’agit d’ouvrir la Sèvre Niortaise aux bateaux habitables de façon à proposer un produit nouveau : le tourisme fluvial et fluvestre.

Sur la Sèvre Niortaise, les deux bateaux de tourisme fluvial et fluvestre commandés ne côtoieront guère ces pêcheurs avant deux ans. Photo Gilles PETIT

109, 15, 1 300, 14, 9, 5, 11, 2022, ce ne sont pas des numéros de loterie, mais les chiffres-clés du « vrai potentiel de développement du tourisme fluvial et fluvestre » de la Sèvre Niortaise et de ses canaux, selon une étude commandée en 2010 par l’ADT79. 109 km seraient empruntés par 15 bateaux habitables, visant 1 300 navigants. La Sèvre Niortaise compte 14 écluses, dont 11 en fonction (les autres sont implantées sur des tronçons aujourd’hui non-navigables). 9 sont inscrites au programme de restauration dans le cadre du projet de tourisme sur le fleuve. Un projet chiffré à 5 M€ (plus exactement 4,9 M€) pour des retombées économiques totales locales (liées à l’exploitation et aux dépenses des visiteurs à terre) estimées à plus de 11 M€, à l’horizon 2022.

Réuni lundi 4 juillet 2016, un comité de pilotage a entériné le plan de financement et l’engagement de l’ensemble des collectivités et de l’État dans ce « projet structurant pour le territoire ». Siègent au comité, l’État, les Régions Nouvelle-Aquitaine et Pays-de-la Loire, les Départements des Deux-Sèvres, Vendée, Charente-Maritime, l’Agglo du Niortais, des communautés de communes (Vendée-Sèvre-Autize, Aunis-Atlantique, Isles-du-Marais Poitevin, Pays de Fontenay-le-Comte), les Villes de Niort, Marans et Fontenay-Le-Comte.

Qu’elles soient transporteur de croisière ou pénichette habitable, ces embarcations sont quasi absentes en amont de l’écluse des Bourdettes près de Damvix (85). Photo Gilles PETIT

Trois objectifs

Récemment, devant les élus des communes de Damvix (85) et Coulon (79), M. Laumond a dressé trois objectifs : « Dans un premier temps, il s’agit de diversifier l’offre touristique. C’est vrai que le Marais Poitevin est surtout connu pour sa promenade en barque, l’activité phare. Depuis quelques années, il y a une autre activité en pleine croissance, la promenade à vélo. Un autre produit touristique viendrait renforcer l’attractivité du site, » à savoir naviguer sur la Sèvre Niortaise dans des bateaux habitables. Selon le pilote, « le second objectif est de faire vivre la Sèvre Niortaise. On a pu se rendre compte que le fleuve n’est pas très valorisé sur le plan touristique mais que la navigation permettait de ramener un peu de vie aux activités sur l’axe structurant du Marais. » Le troisième point vise à développer l’itinérance douce compatible avec la préservation du territoire. M. Laumond détaille ce terme : « Itinérance : naviguer entre Niort et Marans ; douce : dans une circulation lente. Les bateaux avancent entre six et huit kilomètres/heure, moins rapides qu’un vélo, parce que la propulsion est électrique, respectueuse de l’environnement. »

« Enfin, c’est faire venir une nouvelle clientèle ». Les habitués relouent régulièrement un bateau habitable et changent de destination (à l’exemple du Canal du Midi, du Canal du Rhin, en France ou à l’étranger). « Le Marais est surtout en dessous de 8 à 10 % de la fréquentation moyenne d’étrangers. On a donc un déficit de fréquentation étrangère dans le Marais, » assure le directeur.

Pour développer le tourisme fluvial dans le Marais Poitevin, l’étude de faisabilité a flashé sur la mise à niveau des infrastructures. « Certes, la Sèvre Niortaise est encore classée dans les voies navigables françaises, mais les écluses en particulier n’étaient pas forcément en bon état », reconnait M. Fabrice Laumond. « Ce travail de normalisation est entrepris par l’IIBSN [Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise NDLR], propriétaire et gestionnaire du domaine public fluvial. »

Actuellement, l’IIBSN travaille au réaménagement de la Cale-du-Port à Niort, le site de départ et d’attache de la flotte des bateaux habitables du Marais Poitevin. Des travaux sont également en cours sur l’écluse de Comporté.

Un tourisme fluvestre

En second point, l’étude a relevé que « la Sèvre est très très peu équipée en haltes-escales ». Une halte-escale est un point auquel un bateau peut accoster et débarquer ses passagers en toute sécurité. « Pourquoi descendre à terre ? » interroge le pilote, « parce que le principal intérêt de la navigation en usage dans un territoire, c’est la complémentarité des activités annexes. La rentabilité ne va pas forcément au loueur de bateaux. » Sur un bateau, les clients ne consomment pas. Il faut qu’ils pratiquent des activités, qu’ils aillent dans des endroits clairement identifiés et aménagés. Ces actions sont appelées le tourisme fluvestre. M. Laumond précise « Le tourisme fluvestre est la complémentarité entre la navigation, activité majeure, et des activités limites comme la visite de la Maison du Marais Poitevin, les restaurants, les balades à vélo, en barque, toutes offres touristiques. »

Autre point de départ des pénichettes, le port maritime et fluvial de Marans (17) n’est pas encore équipé sauf techniquement en matière d’entretien et réparation car c’est avant tout un port de plaisance. Photo Gilles PETIT

Le fleuve et deux tronçons

Le directeur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin est ensuite rentré dans les détails. Le projet initial concerne le bassin de la Sèvre Niortaise entre Niort et Marans, ainsi que deux autres tronçons, de Marans à La Rochelle et de Marans à Fontenay-le-Comte. « Le premier tronçon est intéressant en terme d’attractivité, d’image, le littoral, le patrimoine de La Rochelle, une notoriété qui rayonne au niveau national. » Ce canal n’a jamais été navigué car il était fait pour le transport de marchandises. Un transport rapidement supplanté par le chemin de fer, plus rapide. De plus, il a quelques écluses très étroites non adaptées à la navigation d’aujourd’hui. « Il faudrait installer des passes à bateau à chaque écluse. Une opération chiffrée entre 4 à 5 millions d’euros. »

Le deuxième tronçon concerne essentiellement la rivière Vendée. « Ici, c’est pire », déplore le pilote. « Elle n’a jamais été prévue pour être naviguée ; elle a des barrages non équipés d’écluses ; on est sur les mêmes coûts d’investissement [4 à 5 M€]. L’intérêt financier n’est pas forcément pertinent. » On notera que ces deux tronçons disposent de pistes cyclables longeant les canaux.

Des haltes-escales

Des points d’accostage, appelés haltes-escales, sont prévus sur la Sèvre Niortaise à La-Roussille, Magné, Coulon, La-Sotterie, Le-Mazeau, Damvix, Maillé, Bazoin, les Combrands de Taugon et Marans ; sur le Bief de La-Garenne au port d’Arçais. A partir des écluses de Bazoin, deux canaux sont navigables : le Canal de la Vieille Autize qui remonte vers les haltes de Saint-Sigismond et Courdault. Une ramification est prévue jusqu’à Maillezais par le Canal de la Jeune Autize ; A l’opposé, le Canal du Mignon qui descend jusqu’à Mauzé-sur-Le-Mignon via une halte à La-Grève-sur-Le-Mignon. Une borne de service est prévue sur chaque halte-escale munie de prises électriques 360 volts.

En 2017, l’IIBSN a réalisé des travaux de mise en valeur et de modernisation de cette écluse de La Roussille, près de Niort. Coût : 704 800 € TTC avec un financement d’Etat de 376 100€ et un financement IIBSN de 328 700€ (3 départements). Photo Gilles PETIT

La première phase d’investissement (4.9 M€ écluses, signalétique, haltes, ports de Marans et Niort) se concentre sur la partie déjà navigable entre Niort et Marans. La rentabilité est calculée sur 15 à 20 bateaux. La location qui sera basée sur la durée, devrait coûter aux clients entre 1 800 et 2 500 € par bateau la semaine, suivant la période. « C’est relativement onéreux, » reconnaît M. Laumond. « Mais il n’y a pas d’hébergement à supporter en plus. Par rapport aux produits sur le littoral, on n’est pas si mal placé. Un bateau jusqu’à six personnes, une clientèle qui n’existe pas sur le Marais. »

Et le bateau.

Située dans le Bief de La Sotterie, la passerelle de Coulon (79) affiche un tirant d’air de 2,43 m, basé sur un niveau d’eau l’été de 3,20 m. Ayant la cote la plus basse du cours de la Sèvre Niortaise, ce pont est à peine franchissable par les bateaux habitables préconisés par la collectivité. Photo Gilles PETIT

Pour remplacer la hideuse passerelle de Coulon, on pourrait imaginer la construction d’un pont-levis comme ici à Magné. Photo Gilles PETIT

« Nous sommes partis vers un gabarit plutôt petit par rapport à ce qui se fait ailleurs. C’est un problème de tirant d’air essentiellement », explique le pilote. Le tirant d’air est la limite entre la hauteur du bateau et le niveau de l’eau, important pour le passage des ponts. « Les plus bas sont à 2,40 m au niveau normal de saison, alors que les bateaux des opérateurs connus sont au minimum à 2,60 m. Ce qui obligerait ces opérateurs à faire des bateaux adaptés. Beaucoup de contraintes car ils ne pouvaient pas venir avec leurs bateaux existants. Les élus ont décidé que ce serait la collectivité qui ferait les premiers investissements sur les bateaux car il faut une embarcation spécifique. »

L’exemple d’un type de bateau habitable pouvant naviguer sur la Sèvre Niortaise. Document PNR

Les caractéristiques techniques du bateau : une motorisation électrique (la tendance du marché, pas de bruit, pas de gaz polluant); des cotes, déterminées par le gabarit de la rivière dont les écluses, 4,15 m de large pour 13 m de long, 2,15 m à 2,40 m de tirant d’air; un tirant d’eau limité à 0,90 m, une capacité d’accueil de 4 à 6 personnes; deux cabines équipées d’un lit double et deux lits simples, et un salon convertible, qui permet d’accueillir deux couples, deux enfants ou deux familles. Un espace extérieur avec banquettes sur terrasse, un pont supérieur accessible avec un système d’accrochage des vélos. Il serait possible d’embarquer des personnes handicapées mais le bateau ne sera pas adapté aux normes handicapées car « c’est compliqué sur un bateau », dit-on. Ils auraient une autonomie d’environ 90 km et 120 km à 6 km/h, selon le passage des écluses, grandes énergivores. Ils seraient munis de réservoirs de 1000 litres chacun en eau propre et eaux usées. L’emprise au ponton des haltes-escales serait d’environ sept mètres, couple ponton-bateau. Ces bateaux seraient géolocalisés pour aider à une bonne gestion de la circulation.

Sans être situé sur la Sèvre Niortaise, le port d’Arçais bénéficiera d’une halte-escale. Photo Gilles PETIT

Seulement deux bateaux sont actuellement prévus alors que l’ensemble des pontons pourrait accueillir simultanément vingt embarcations. En effet, neuf entreprises avaient proposé des bateaux, mais ces loueurs disposent actuellement de bateaux non habitables. Ces pénichettes ne remonteraient pas au-delà de La Sotterie. Le comité de pilotage a donc décidé de faire construire les bateaux nécessaires, mais les finances ne supporteront l’achat que de deux embarcations. Enfin, les communes n’auront rien à débourser. Toutefois, la commission d’appels d’offres a retenu deux modèles avec un look assez moderne. Pour l’heure, ce ne sont que des esquisses.

Le calendrier des prochaines échéances est, lui aussi, esquissé. D’abord demander des subventions pour la construction des deux bateaux ; neuf mois d’instruction avec l’enquête publique ; le démarrage des travaux à l’automne 2021 pour une mise en service en 2022. Une entreprise du Morbihan se donne un an pour réaliser les bateaux. Les offres de construction d’un bateau spécifique affichent une large fourchette de prix entre 180.000 € et 700.000 €. Les élus ont limité l’achat à 300.000 € le bateau.

Gilles PETIT