Commune de Coulon (79)
Le feu « récompense », nouveau modérateur de vitesse ?!
Avant d’être appelé « récompense », le feu éponyme était présumé « sanction ». Histoire d’un nouveau « modérateur de vitesse », un dispositif qui prolifère sur les trottoirs de nos agglomérations. Une avancée en matière de sécurité routière ???
Nous connaissions les « gendarmes couchés », les écluses, les plateaux ralentisseurs, les coussins berlinois, les chicanes, …, nous vous présentons aujourd’hui une nouveauté en matière de « modérateur de vitesse » : le feu tricolore ou feu incitatif communément appelé « feu récompense » (ref R22v).
Photo Gilles PETIT

Selon la définition du fabricant Elan Cité : « En sécurité routière, le feu récompense est un dispositif de modération de la vitesse qui “récompense” les conducteurs de véhicules respectueux de la réglementation locale en leur offrant le vert et pénalise les excès par un rouge temporaire. À mi-chemin entre l’information (radar pédagogique) et la régulation (feu tricolore), il aide les mairies et les collectivités à apaiser la circulation sans multiplier les verbalisations, tout en améliorant la sécurité. »
Son fonctionnement
Lorsqu’il est utilisé pour réguler la vitesse des véhicules en approche, le signal est obligatoirement implanté en agglomération et en section courante, en dehors des passages pour piétons, des intersections et à l’écart du panneau d’entrée d’agglomération. Un feu « récompense » maintient le rouge par défaut. Lorsqu’un véhicule roule à la bonne vitesse ou en dessous de la limite, le feu passe au vert (récompense). En cas d’excès, il reste rouge, sanctionnant le conducteur (sanction). « Un message clair et non punitif », dit-on. La durée minimale du vert est de six secondes ; la durée du jaune fixe est de 3 secondes. Il n’y a pas de rouge de « dégagement ». En théorie, ce fonctionnement permet aux usagers respectueux de la vitesse d’avoir le feu au vert tandis que ceux qui roulent trop vite sont contraints de ralentir, voire de s’arrêter. Des automobilistes peuvent confondre ce feu avec celui placé au passage-piéton qui, lui, reste au vert et passe au rouge, sur demande, pour sécuriser la traversée de voie.

Techniquement, le dispositif doit être placé toujours en agglomération sur une ligne droite pour une limitation de vitesse jusqu’à 50 km/h, en zones 30 et sur des axes résidentiels sensibles au bruit. L’installateur doit prévoir une distance de détection suffisante afin d’anticiper d’éventuels freinages tardifs. De plus, un complément signalétique doit permettre une meilleure compréhension du dispositif par les usagers et accroître son efficacité par la pose d’un panneau (réf A17) annonçant le feu et d’un panneau (réf M12f) permettant de ne pas bloquer les cyclistes. En sus, il est recommandé d’organiser une campagne locale “Je respecte, j’avance” pour renforcer l’adhésion des autochtones.
L’arrêté du 9 avril 2021 a ajouté trois alinéas à l’Instruction du 22 octobre 1963 relatif à la modification de la signalisation routière, en particulier l’article 7, « Feux de circulation permanents : régulation de vitesse ». Avant l’arrêté du 9 avril 2021, publié au Journal Officiel du 16 avril 2021, les feux dits « sanction » restaient au vert en régime normal. Le système de détection était identique : si un véhicule circulait au-delà d’un seuil de vitesse programmé, le feu passait au rouge. L’usage de ces feux est désormais interdit pour des raisons de sécurité. En effet, ils incitaient à accélérer car les signaux devaient passer au jaune avant de virer au rouge, laissant largement le temps aux véhicules fautifs de passer. Ils étaient aussi source d’accidents dus aux freinages tardifs.
Nos observations
Nous avons observé le fonctionnement de quatre feux « récompense » (deux en zone 30 et deux en limitation 50 km/h) récemment installés dans les communes de Magné et de Coulon, dans les Deux-Sèvres. Dans l’ensemble, les feux rouge sont respectés. Nous avons remarqué que le passage des feux au vert se fait tardivement obligeant les automobilistes respectueux de la vitesse à ralentir, voire freiner. Souvent, en zones 30, le vert ne s’allume que lorsque le véhicule arrive à la hauteur du mât. En limitation 50 km/h, les feux ouvrent le passage suffisamment en avance récompensant le véhicule détecté. Autre remarque, lorsqu’une file de voitures se présente en « peloton » à la bonne vitesse, la première passe logiquement au vert mais dès la troisième, les véhicules se retrouvent au rouge. Certes, quelques instants, juste le temps pour les habitués de ne pas ralentir davantage au risque de « brûler » le feu. On notera que, dans ce cas, freiner risque d’engendrer un carambolage. Concernant les deux feux installés en limitation 50 km/h, on peut se demander si l’investissement est bien utile car les environnements choisis n’incitent guère à rouler vite. Sauf exceptions, bien sûr. Dans nos pérégrinations régulières dans deux grandes régions, nous rencontrons d’autres feux dits « récompense », depuis quelques années. En 2024, on compte 1000 feux « récompense » en France. Curieusement, au fil des mois, plusieurs de ces feux placés en limitation 50 km/h sont continuellement allumés au jaune clignotant. Ça incite quand même les automobilistes à lever le pied car ce signal attire normalement l’attention des usagers sur un danger.

Une chose est sûre, ces feux « récompense » sont sources de nuisance en matière de bruits et de pollution. Nous l’avons constaté. Les voitures ralentissent au niveau des mâts mais des conducteurs accélèrent vigoureusement aussitôt après. Les voitures étant rarement à l’arrêt total, quand elles sont relancées, leur moteur thermique se retrouve en sous-régime ou en sur-régime, deux situations qui pompent exagérément du carburant et rejettent plus de gaz d’échappement. Les véhicules électriques doivent consommer plus d’énergie que nécessaire pour alimenter le moteur qui relance la machine.
Le coût
En ce qui concerne le financement, la commune de Magné a disposé d’un devis de l’entreprise Élan Cité pour l’acquisition de deux feux tricolores « récompense » (placés sur les RD1 et RD9) : estimation unitaire d’un feu type « Evolight » à 7 789,00 € H.T, fournitures et pose (feu, mât, massif, pack signalisation (vélo, pré-signalisation feu…) soit les 2 feux à 15 578,00 € H.T.
Comme il est obligatoire de placer une signalétique spécifique. Les Magnésiens ont reçu un devis de l’entreprise Signaux Girod pour un total estimatif de 4 182,65 € HT ainsi réparti : 140,08 € HT pour l’achat de quatre panneaux signalétiques (2 de 30 km/h pour la RD1 et 2 de 50 km/h pour la RD9) annonçant les 2 feux « récompense ». En outre, il est prévu d’acheter, 30,40 € HT, un panneau de pré-signalisation de « feu tricolore », afin de sécuriser le feu « récompense » installé depuis plusieurs mois à hauteur de la base nautique à l’entrée de Magné en arrivant de Niort. Enfin, les élus ont répondu favorablement à un soutien financier du Département pour l’achat de deux radars pédagogiques mobiles, avec enregistrement des données, 4 012,17 € les deux (devis Signaux Girod), qui seraient posés au bord des routes départementales RD1 et RD9. Si on rajoute la fabrication par les services techniques communaux de blocs de béton, estimée à 400,00 € HT, la facture totale s’élève à 20 060,65 € HT, subventionnés à 30% par le Département, soit 6 018,20 €, le solde étant réglé par un autofinancement magnésien de 14 042,45 €.
La commune de Coulon a demandé au Conseil départemental des Deux-Sèvres une première subvention dans le cadre du Contrat Ambition Deux-Sèvres (CADS) de 30% du montant HT de l’aménagement (CADS = 3779,40 € pour un autofinancement communal de 8818,60 €), puis, délaissant cette première demande de subvention, une autre subvention au titre des amendes de police : Amende de police = 7000,00 € pour un autofinancement de 5598,00 €. Dans les deux cas, les deux feux tricolores couteraient 12 598,00 € HT. Les accessoires nécessaires n’étant apparemment pas chiffrés, soit les nouveaux élus sont étourdis, soit nous avons encore affaire à un sujet édulcoré en Conseil municipal.

Que penser de ce nouveau dispositif de « régulation ciblée de la vitesse en ligne droite ». Il est moins « douloureux » que les autres, les personnes souffrants du dos, de fractures, …, par exemple, pouvant en témoigner. Les véhicules de secours, incendie, accident, … perdront moins de temps à les franchir en toute sécurité, même au feu rouge si nécessaire.
La solution miracle n’existe pas sinon le bridage intelligent de la vitesse sur chaque véhicule. Nous avons trouvé LA solution lors de nos observations : les campings-cars sont d’excellents « modérateurs de vitesse » dans les secteurs touristiques des communes de Magné et de Coulon.
Gilles PETIT
MAGNE – COULON (Deux-Sèvres) : « Faut pas que la mauvaise peinture envahisse le monde », le renouveau du Festival international de Peinture de Magné-Coulon.
A l’issue de la 38ème édition du Festival international de Peinture de Magné-Coulon, tous les superlatifs sont déclamés : exceptionnelle, superbe, public enthousiaste, ambiance chaleureuse, restauration revue et corrigée, et une rencontre humaine, haute en couleurs, avec un prestigieux invité d’honneur. Cependant, tout n’est pas parfait.

L’invité d’honneur
M. Christoff Debusschere, peintre invité d’honneur et président du jury : « Au Festival de Magné, j’ai trouvé beaucoup, beaucoup d’amitié avec beaucoup de gens simples, gentils, très dévoués. J’ai trouvé aussi que le niveau de peinture était très bon. Même très bon par rapport à ce que j’ai déjà vu dans ce genre de manifestations. Et puis, je tombé amoureux de ce pays. Vraiment.
J’ai fait une balade vendredi dans les marais [au départ de Coulon photo ci-contre] avec quelqu’un de très compétent, un certain Charles. C’était une découverte. J’étais dans un autre monde. Donc j’ai hâte de revenir. Je reviens non seulement l’année prochaine, mais je vais venir peindre ici. J’ai demandé si c’était possible d’avoir un bateau, qui doit porter un nom que je ne connais pas, pour aller m’installer, peindre, faire des croquis, des petites études et tout ça dans le coin.
Deux heures de balade pour le couple Debusschere Photo Gilles PETIT

« Je vais rester plusieurs fois trois jours. Je ne connaissais pas du tout la région, et c’est dommage d’arriver à mon âge et de ne pas connaître un endroit pareil. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, n’est-ce-pas ?
Président du jury
« J’ai très souvent présidé. Là, je viens de présider le jury des peintres officiels de la Marine, alors je décidais des nouveaux peintres [candidats à l’entrée dans le cercle des Peintres officiels de la Marine]. C’est des jurys très importants. J’ai présidé le jury des Peintres de l’Armée, l’année dernière. J’ai été dans le jury de Monaco. Des jurys très prestigieux, mais là, [au Festival de Magné] c’est très amical, c’est formidable. Et c’est important de faire ça. Faut pas que la mauvaise peinture envahisse le monde. C’est vite fait. »

Le bilan
M. Gérard Doray, président de Magné Animation, association organisatrice du Festival, dresse à chaud le bilan du Festival 2026 : « Une édition exceptionnelle, superbe. Un public enthousiaste. Un nombre d’artistes qui s’est engagé d’une manière assez conséquente qui fait que le Festival est toujours vivant, est toujours debout. Et au contraire ça nous donne un peu d’élan pour renforcer le positionnement de ce Festival à Magné et à Coulon. Et puis également, tous les gens étaient contents de l’ambiance, de la restauration, bien sûr, qui n’étaient pas à la hauteur les années passées. Tout le monde a été très, très content de l’offre. Que dire de l’invité d’honneur. C’est une rencontre humaine, exceptionnelle, haute en couleurs, un virtuose de la peinture. On va faire des choses ensemble pour l’année prochaine et le prochain Festival. On va créer une masterclass, au printemps, voire fin d’hiver-début printemps.
Nouveau directeur artistique
« Christoff Debusschere devient à ce jour, avec la bénédiction de Jean-Marie Zacchi, le nouveau directeur artistique du Festival, » informe M. Doray. « On va discuter à la fois de la dynamique artistique du Festival, et des recherches d’invités, par exemple. Il a un super réseau donc, ça veut dire qu’il va nous amener du monde qualitatif. On est très triste que Jean-Marie ne soit pas des nôtres aujourd’hui, mais malheureusement on a l’impression qu’il ne viendra plus à Magné. On est vraiment très content que Christoff prenne le relais parce qu’il a une relation particulière avec Jean-Marie. »

Nouveau maire de Magné
M. Sébastien Billaud, maire de Magné : « C’est mon premier Festival en tant que maire, mais ça fait quinze ans que je suis élu alors c’est un Festival que j’ai connu depuis de nombreuses années. Je constate que c’était une très belle édition. On a eu un temps qui était de la partie avec un petit vent frais et un beau soleil, le top. On passe entre la canicule et les averses pour dix ans comme ça, si c’était possible ce serait parfait. Pour le reste, je vois que l’équipe de bénévoles est toujours aussi soudée, aussi nombreuse, c’est du solide. Les partenaires et les mécènes tiennent la route et, en plus ça se développe. Les gens qui bossent là-dessus sont très efficaces. C’est une bonne chose car ça permet de pérenniser l’activité quand il y a de beaux lots, et que les gens aiment venir peindre. Vu que le nombre de peintres se maintient.
J’espère que dans les années à venir, on arrivera à faire venir des écoles, voire des participants d’autres pays. Faut juste prier pour qu’on ne se tape pas des énormes canicules. C’est la problématique que l’on voit venir.
A Magné, la délégation inaugurale apprécie toujours la traversée de la Sèvre Niortaise à bord du bateau-à-chaines Photo Gilles PETIT

Si on avait eu le temps qu’on a eu il y a quinze jours, comment aurait-on fait ? C’est la problématique qu’il va falloir, peut-être, anticiper avec un investissement dans plus d’endroits pour faire de l’ombre pour les peintres, installer un système de brumisateurs, … Il va falloir qu’on y réfléchisse. »
Maintien du nombre de candidats

» Nous avions 77 inscrits à Coulon, un peu plus que l’année dernière, et 150 à Magné », annonce M. Doray. « On doit avoir, tout compris, deux inscrits supplémentaires, c’est à la fois positif car ça veut dire que la baisse s’arrête. On a vu un public qualitatif, peut-être un peu en deçà de nos espérances de par la météo. Je pense qu’il y a des artistes qui n’ont pas voulu s’engager dans cet environnement de chaleur. La chaleur fait souffrir et freine. Je pense que le Festival est sur de bons rails. »
Des détails à réétudier
Cette année, le règlement du concours imposait un périmètre d’installation des peintres. Un périmètre restreint au centre-bourg de Magné et aux bords de Sèvre Niortaise. Une limitation qui déroge à l’esprit des fondateurs du Festival, MM. Thébault et Texier : faire connaître la commune, toute la commune. En somme, que les candidats et le public découvrent le territoire, avec son village-centre et ses charmants écarts que sont les sites du Marais Pin, de l’Ouchette, de La Repentie, du Sevreau, de la chapelle Sainte-Macrine, de La Garette… Les tableaux proposés au jury offriraient des vues variées car, en regardant les œuvres exposées, nous retrouvons souvent les mêmes vues.
Selon M. Billaud : « Autrefois, on pouvait trouver des peintres qui peignaient très loin. Il y a un côté pratique de rassembler les peintres. Je ne suis pas défavorable au fait qu’on puisse peindre sur toute la commune. C’est au conseil d’administration de Magné Animation de décider. Ils verront si ça change quelque chose. On pourrait faire le centre-bourg et un écart tous les ans, un lieu-dit à chaque édition. Si c’est plus simple, s’ils ne veulent pas que ce soit partout, partout. C’est leur responsabilité. « Il faut préciser qu’en rassemblant les peintres, on rassemble le public, qu’on peut faire des photographies et des vidéos de masse et montrer au monde entier que le Festival est très fréquenté. Faire de la communication, en fait.
Le maire ajoute : » On pourrait créer un groupe de bénévoles qui pourrait travailler sur les paysages : on pourrait avoir quinze parasols dans un endroit, une année, puis dans un autre endroit l’année suivante… Une déco qui ferait vivre l’espace. Donc offrir aux peintres de nouvelles petites choses simples dans le paysage. «
Le problème se pose aussi à Coulon, une commune extrêmement étendue constituée de nombreux hameaux. Sachant que le jury arpente en permanence les sites pendant la compétition, en groupe ou en petits comités, nous avons interrogé ses membres à ce sujet. A l’unanimité, ils ont déclaré qu’ils se déplaceraient vers les peintres. Il faudrait simplement les renseigner car il n’est pas question de jouer à cache-cache. Pour le jury, le temps n’est pas extensible. Pour cela, nous avons suggéré la mise à disposition d’un minibus.

Nous avons noté un point négatif dans l’organisation du Festival 2026. A Coulon, le site d’accueil de la manifestation n’était pas prêt à l’arrivée des participants et du public. Une grande partie de la matinée du vendredi, c’était un ballet de tracteurs, de manipulation de planchers et autre montage d’une scène, ainsi que de câbles électriques trainant non encore sécurisés. Agitation et bruit inclus. Dans toutes manifestations accueillant du public, tout doit être en place avant l’ouverture des portes.



Les palmarès du 38ème Festival international de Peinture de Magné-Coulon sont publiés au lien suivant : festivalpeinturemagne.com
Gilles PETIT
COULON Quel avenir pour le Village vacances ?
Les bungalows municipaux de vacances de Coulon (Deux-Sèvres) menacés de disparition ? Pour cette saison estivale 2026, les élus coulonnais ont effacé les tarifs de location des dix bungalows jouxtant le camping municipal. Une mesure qui n’a pas été débattue au Conseil municipal de la précédente mandature conduite par la maire actuelle.
Dans les années 1970, la Commune de Coulon a construit un complexe touristique comprenant un camping de quarante emplacements et un village-vacances de dix gîtes pouvant accueillir chacun jusqu’à cinq personnes. Une structure qui, depuis sa création, a toujours été gérée en direct par la commune. Outre les estivants, ces appartements ont également fait office de logements sociaux. Ce type de service, qui manque dans ce secteur maraîchin, a ainsi hébergé des ouvriers du BTP (Bâtiments et Travaux Publics) travaillant sur d’importants ouvrages dans le Marais, mais aussi, par exemple, une famille d’une commune voisine sinistrée à la suite de l’incendie de leur demeure. Enfin, ces logements chauffés ont dépanné plusieurs fois de nouveaux agents municipaux en attente de dénicher un toit plus pérenne.

Les années 1970
Les années 1970 représentent « l’âge d’or des grandes vacances », dit-on. « C’est la décennie où les vacances deviennent un vrai rituel de masse. » La municipalité coulonnaise conduite alors par son maire M. Maurice Moinard l’a bien compris. Son successeur aussi. Ainsi M. Pierre Rousseau envisageait-il d’étendre ce site d’hébergements touristiques en lorgnant sur un grand terrain voisin. Mais, autant que l’on se souvienne, le propriétaire du dit-terrain n’était guère intéressé. Corroboré par les études d’un premier Plan d’Occupation des Sols (POS) communal qui classait le site inconstructible car inondable.
« Ce sont les Britanniques qui, au 18ème siècle, inventent l’idée même du tourisme. D’abord thermal et aristocratique, il se développe également à la campagne, en bord de mer et à la montagne. Porté par les idées des philosophes et des médecins, le bon air serait bon pour la santé et soignerait de nombreuses maladies. Les stations balnéaires se multiplient le long de la Manche mais également et surtout sur la Côte d’Azur. Peu à peu la mode de « partir en vacances » se démocratise. C’est au 20ème siècle qu’elle se popularise notamment grâce aux avancées technologiques, sociétales mais également légales. Les congés payés de 1936 vont plonger la France dans une véritable frénésie estivale. Le tourisme devient un secteur économique à part entière. Pour faire face aux arrivées massives, des villes entières sortent de terre. Avec le plein emploi et les initiatives populaires, destinées à faire partir le plus grand nombre, les vacances connaissent leur apogée dans les années 1970. La crise des années 80, les dernières lois sur les 35 heures en 2000 et l’avènement d’Internet transforment le secteur », explique un article de presse. Le village-vacances municipal de Coulon est né de cette vague portée politiquement par M. Moinard.

En 1998, première alerte, le village-vacances du Chemin de l’Acacia à Coulon a besoin d’une sérieuse rénovation. En effet, loués une grande partie de l’année, par des locataires différents (les périodes de locations allant d’une nuit au mois, en passant par la semaine), ces appartements ont vieilli et nécessitent des travaux urgents impossibles à réaliser en présence de locataires. La municipalité de l’époque a décidé d’entreprendre ces travaux, en partie effectués en régie, dès la mi-septembre. Ils ont nécessité près de trois mois d’efforts aux peintres et menuisiers communaux, ainsi qu’aux artisans électriciens et plombiers. Ainsi, on a refait entièrement l’électricité et le chauffage, les peintures ont été rafraichies, les cloisons escamotables restaurées et toute la partie « évier » des cuisines totalement rénovée (faïencerie, habillage des soubassements, placards, etc.) Chaque bungalow a bénéficié d’un aspect très accueillant, et son équipement permettait aux occupants occasionnels de passer un agréable séjour.
Et, pour ajouter au confort des usagers, un point-phone à cartes était à disposition à l’entrée du centre touristique depuis le mois d’août. Un luxe apprécié des vacanciers qui ne connaissaient pas encore le téléphone mobile. L’investissement financier était conséquent : électricité : 6 000 F ; chauffage : 180 000 F; travaux réalisés : 457 840 F ; total : 673 240 F. Quelques années plus tard, une antenne relais Wifi était installée à l’entrée du complexe. Mais cette installation, très demandée-peu utilisée, s’est avérée être un gouffre financier. Elle a été coupée.
L’antenne est toujours en place Photo Gilles PETIT

En 2021, le camping municipal et le village vacances réalisent chacun un chiffre d’affaires d’environ 40 000 euros par an. La municipalité veille à améliorer le cadre de ses équipements. Cependant, dès le début de leur mandat (mars 2020), les nouveaux élus se sont posé la question de l’avenir de ce complexe. « Faut-il que la commune conserve ses équipements ? Faut-il en confier la gestion ou conserver la gestion en régie ? » Il avait alors été décidé d’en conserver la gestion et de restaurer l’ensemble des bâtis, à savoir les dix gîtes et le bloc sanitaire du camping voisin.
En 2022, il est estimé que les bungalows-gîtes, âgés d’une cinquantaine d’années, ne correspondent plus à la demande. Pour redynamiser l’activité du site, la municipalité de la maire Mme Anne-Sophie Guichet a émis l’idée de professionnaliser la promotion et la commercialisation du complexe touristique, en s’attachant les services d’un partenaire professionnel. Ainsi, la SAS Cardinaud-Mercier, seul opérateur touristique local intéressé par cette proposition, est retenue dans le cadre d’une prestation de services. La convention comportait plusieurs volets : promotion du complexe touristique, commercialisation des gîtes (projet de contrat pour transmission au service de la commune, seule habilitée à procéder aux encaissements des séjours). Le partenaire recevrait une rétribution équivalente à 15 % du montant des recettes, jusqu’à 45.000 € annuels, 10 % du montant des recettes au-delà des 45.000 € annuels, ce pour une durée expérimentale du 1er juin au 31 décembre 2022. Bien qu’aucun bilan n’ait été publié, à notre connaissance, l’expérience n’a pas été reconduite.
Début 2024, sont contactés les propriétaires du Camping de la Venise Verte pour un éventuel partenariat dans la gestion du complexe touristique. Une piste noyée dans le Marais. Les gérants du Camping de La Venise Verte précisent dans un communiqué : « nous n’avons pas eu de retour de la mairie quant à notre proposition et nous avons ensuite été informés que la mairie souhaitait conserver la commercialisation en direct. »

En 2025, la commune embauche une stagiaire qui prépare une licence professionnelle sur les métiers du tourisme et des loisirs. Du 17 mars 2025 au 20 juin 2025, ses missions comportaient l’accompagnement sur le dossier de récupération du classement des gites et si possible du camping, gérer la promotion des équipements de tourisme et travailler sur le dossier de labellisation « station de Tourisme », une étape qui suit la labellisation « commune touristique ». Ici aussi, aucun rapport n’a été dressé publiquement au Conseil municipal.
En novembre 2025, une simple annonce faite au Conseil par M. Dominique Giret, premier adjoint informe qu’un « rendez-vous est pris avec ID 79* et le CAUE* sur le projet du camping ». On apprend donc qu’il y a un « projet camping » et « une attente de retour d’éventuelles aides financières ». Une visite étant prévue en décembre.
Enfin, lors du Conseil municipal du 18 décembre 2025, M. Giret, également adjoint aux finances, clame les tarifs 2026 examinés par la commission « Finances » concernant les prestations touristiques applicables à compter du 1er janvier 2026. Et là, surprise : plus de tarif de location des bungalows de vacances. Le Conseil municipal n’a jamais débattu d’un éventuel abandon des gîtes de vacances. Et quid des relations avec ID79*, le CAUE* et l’ANCT* ? Pour rappel, une commission émet un avis et/ou une proposition qu’elle soumet obligatoirement au Conseil municipal, en séance publique. Seule, après débat démocratique, cette assemblée peut donner délégation au maire.
Début 2023, la commune avait sollicité l’ANCT* afin de bénéficier d’un accompagnement en ingénierie (pris en charge financièrement par l’État) pour définir une stratégie touristique et de revitalisation de la commune. Cette étude de programmation était couplée avec les travaux de deux bureaux d’études In Extenso (partie tourisme) et O+ (partie aménagement-urbanisme). Ils devaient faire un compte-rendu en juin 2023. Une fois de plus, nous n’avons pas eu connaissance du rapport de cette étude concernant les sujets généraux comme le complexe touristique, les aménagements urbains, les voiries, la circulation douce, le repositionnement du village séniors, …

Enfin, à l’amorce de la saison estivale 2024, la conseillère municipale, chargée de la gestion du village-vacances, avait annoncé la refonte de la décoration intérieure pour l’ensemble des gîtes, en précisant que des téléviseurs ont été achetés, et qu’il est prévu l’acquisition de tables basses et de nouveaux rideaux.
L’annonce de location des gîtes étant désormais mise en ligne sur Le Bon Coin. Peu de temps après, la dite-conseillère a cédé officiellement sa délégation, pour raison professionnelle.
Des travaux
Quoi qu’il en soit, les bâtiments du village-vacances donnent des signes de vétusté. Il est nécessaire d’effectuer des travaux d’étanchéité, notamment sur les toits. Si c’est pour cette raison que les gîtes sont fermés à la location, que les élus le disent ouvertement. Les Coulonnais comprendront la nécessité d’une telle mesure. Le village-vacances municipal de Coulon fait partie du patrimoine local. A l’heure où la tendance nationale, voire internationale, actuelle est tournée vers l’hébergement touristique en dur (mobile-home, bungalow, …), il est impensable de délaisser cet équipement municipal, toujours confortable. Faire rapidement les travaux nécessaires et ne surtout pas laisser le site à l’abandon. Une tardive réhabilitation du site (réaménagement, démolition…) coûterait une fortune. Face aux risques engendrés par le changement climatique, ces dix logements de vacances peuvent s’avérer indispensable en cas de catastrophe.
Gilles PETIT
*ID79 une structure d’Ingénierie crée par le Conseil départemental des Deux-Sèvres : au service des projets des collectivités
*CAUE Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement : une association qui accompagne les acteurs du territoire et le grand public dans un objectif de qualité de l’architecture et de son environnement.
*ANCT Agence Nationale de la Cohésion des Territoires facilite l’accès des collectivités locales aux ressources nécessaires pour concrétiser leurs projets (ingénierie technique et financière, partenariats, subventions).
COULON : Un second mandat de maire pour Anne-Sophie Guichet
Les élections municipales n’ont fait qu’un tour à Coulon (Deux-Sèvres). Et pour cause, une seule liste était en lice pour renouveler l’assemblée communale. La maire sortante Anne-Sophie Guichet a finalement retrouvé le siège qu’elle souhaitait conserver.
Vendredi 20 mars 2026, c’est un « jeune » élu, M. Pierre Grolleau, doyen de l’assemblée, qui a présidé le début de la séance d’installation d’un Conseil municipal fraîchement sorti des urnes au premier tour des municipales. Il a dirigé les opérations de désignation du maire en respectant scrupuleusement la procédure. Sans surprise, Mme Anne-Sophie Guichet, seule candidate à ce poste, a été réélue maire de Coulon, à l’unanimité.

Sans surprise aussi, la nouvelle élue pour six ans a pris la parole avant de prendre les rênes de l’organisation de la soirée : « Je mesure pleinement la confiance que vous venez de m’accorder en me réélisant maire de notre commune. C’est une grande fierté, mais surtout une responsabilité que j’accueille avec humilité et détermination. Je veux d’abord remercier les habitants qui se sont mobilisés par leur vote. Vous avez fait vivre la démocratie locale et votre confiance m’oblige. Elle m’engage pour les années à venir. Je veux aussi m’adresser tout particulièrement à vous, nouveaux élus. Vous faites aujourd’hui votre entrée dans cet engagement au service de la commune. C’est une responsabilité exigeante, parfois prenante mais profondément enrichissante. Vous allez découvrir ce que signifie agir concrètement pour les autres, prendre des décisions, parfois difficiles, mais toujours nécessaires. Vous pouvez compter sur moi pour vous accompagner, pour partager cette expérience et pour construire ensemble un travail collectif respectueux et efficace.
« A celles et ceux qui poursuivent ce chemin à mes côtés. Merci pour votre fidélité, votre engagement et votre confiance renouvelée. Nous avons déjà beaucoup construit ensemble et je sais que nous continuerons à le faire avec la même exigence.
« Je souhaite également avoir une pensée très forte pour les agents municipaux. Depuis six ans, j’ai eu la chance de travailler à leur côté. j’ai pu mesurer leur professionnalisme, leur engagement et leur attachement à notre commune dans les moments simples comme dans les périodes les plus difficiles, ils ont toujours été présents. (…) Photo Gilles PETIT

Ce résultat est le point de départ d’un nouveau mandat qui s’ouvre avec de nouveaux défis, de nouveaux projets, mais toujours avec la même ambition. Faire avancer notre commune, améliorer le quotidien de chacun et préparer l’avenir avec sérieux et responsabilité. Je serai comme je l’ai toujours été la maire de tous, à l’écoute, attachée au dialogue et au respect de chacun. »
Cinq adjoints

Comme le préconise la réglementation, la maire peut s’adjoindre jusqu’à cinq personnes au maximum, contre quatre lors du mandat précédent. Autre surprise, les adjoints n’ont pas été élus poste par poste. En effet, une seule liste a été présentée par M. Julien Guibert. Elle comportait ces noms (dans l’ordre) : M. Julien Guibert, Mme Marie Élisabeth Le Chapelain, M. Philippe Lesage, Mme Stéphanie Kerdoncuff, et M. Jean-Christophe Moinard. Sans autre précision. Cette liste a obtenu l’unanimité sans que l’on sache quel titre chacun briguait. L’assistance devinera plus tard que M. Guibert postulait pour le poste de premier adjoint, Mme Chapelain comme 2ème adjointe, etc.
A l’instar de la maire qui doit assumer les compétences de nombreuses délégations, chaque élu indemnisé doit exercer des responsabilités. A savoir : M. Guibert aura en charge l’attractivité communale, tourisme et développement économique (tourisme, gestion stratégique partenariat, relation avec les acteurs économiques, commerces, artisanat, marché, promotion du territoire et communication touristique, pilotage des actions en faveur des activités locales, organisation d’évènements à vocation économique ou touristique, communication municipale, cadre de vie et environnement) ;
Mme Le Chapelain s’occupera de la vie sociale aux familles et la cohésion sociale (petite enfance, enfance, jeunesse, bien-être de la jeunesse, seniors, lien intergénérationnel, solidarité locale, action sociale et prévention, soutien aux initiatives citoyennes, santé publique locale) ;
M. Lesage gèrera les finances publiques, l’élaboration du budget communal et le suivi des finances communales, dont la stratégie financière pluriannuelle, les demandes de subventions et l’analyse des prospectives financières et financement participatif ;
Mme Kerdoncuff sera attentive au patrimoine, à la culture et aux animations communales (patrimoine bâti, identité locale, valorisation du Marais, actions culturelles, soutien aux associations, mise en valeur des sites remarquables, actions sportives) ;
M. Moinard organisera le développement territorial et l’aménagement communal (l’urbanisme, le suivi des travaux, l’aménagement de structures, la mobilité, la circulation et le déplacement du quotidien, la sécurité, la gestion, l’entretien des espaces publics paysagers, …)
Deux autres délégations
Par ailleurs, des délégations complémentaires ont été proposées à deux autres conseillers municipaux : Mme Virginie Léonard à la transition énergétique, l’alimentation, la santé, et l’enfance ; M. Patrick Cartier à l’organisation des cérémonies officielles, des réceptions et autres vins d’honneur, ainsi qu’à la création de décorations temporaires dans les espaces publics.
Des indemnités de fonction
Huit conseillers municipaux percevront des indemnités de fonction, à savoir la maire, les cinq adjoints et les deux conseillers délégués. Les indemnités sont calculées selon un pourcentage de l’indice brut terminal de la fonction publique connu à ce jour (pour les initiés, il s’agit de l’indice 1027) et selon le nombre d’habitants tel qu’il ressort du dernier recensement. Pour les communes comprises entre 1000 et 3499 habitants, le taux maximal pour le maire est de 55,70 % de l’indice pré-cité et pour les adjoints 21,38 %. Mme Guichet a proposé d’adopter les taux maxi pour son poste de maire (2289,00 € bruts), pour son 1er adjoint M. Guibert, un taux de 21 % (863,21 € bruts), du 2ème au 5ème adjoints un taux de 14,20 % soit 583,69 € bruts. Les délégations à deux conseillers Virginie Léonard et Patrick Cartier, une indemnité de fonction spécifique 6,20 % 254,85 € bruts.
Quid du trombinoscope ?
Enfin, nous avons relevé une ambiguïté : le trombinoscope distribué par la tête de liste Anne-Sophie Guichet affiche deux noms qui ne figurent pas sur le bulletin de vote présenté aux électeurs au premier tour des élections municipales du dimanche 15 mars 2026. En revanche, le dit bulletin de vote, non préalablement diffusé aux Coulonnais-es, annonce la suppression d’une candidate remplaçante que l’on retrouve inscrite comme candidate. Et, toujours sur le bulletin de vote, il est mentionné un tout nouveau nom. Si, comme votre serviteur et d’autres autochtones, vous vous êtes fiés au seul trombinoscope édité par l’équipe (à notre connaissance), vous avez été fort surpris de découvrir les substitutions.


Gilles PETIT
Niort 79 : Richard Gautier, l’artiste-peintre qui a trompé le patron du groupe Trompe-l’œil-réalité
Un papa sculpteur-céramiste, une maman décoratrice, maître du trompe-l’œil qui estime que « l’art contemporain est une arnaque intellectuelle », sociétaire des salons parisiens des Indépendants, Comparaisons, Artistes Français et quelques autres, l’artiste peintre Richard Gautier devient dès 1966 (date de sa première vente) le benjamin des Réalistes. Depuis 1969, il transmet sa technique à une vingtaine d’élèves dans sa galerie de Niort (Deux-Sèvres).
Le papa de Richard Gautier était un disciple de Bernard Palissy. C’est dans son atelier que le jeune Richard a passé toute son enfance. « C’était un philosophe et un écrivain », songe l’artiste, « Il a même écrit « le limon de la terre », sa vie puisqu’il était céramiste, et « Du moderne au permanent » qui est un livre philosophique. Et moi, j’ai pris tout ça, toute la partie un peu artistique de mon père et de ma mère. »

Né le 22 août 1948 à Niort (Deux-Sèvres), cadet d’une famille de trois enfants, Richard Gautier (photo ci-contre) découvre le dessin et le modelage, des matières travaillés dans l’atelier de son père. L’âge venu, il entre à l’école des Beaux-Arts de Poitiers (C.A.F.A.S.), puis s’inscrit à l’Académie Anquetin dont le siège était à Neuilly (Hauts-de-Seine), et étudie avec Mme Versini. Grâce à ces deux formations, un équilibre stable et salutaire s’établira sur le plan de la maturité artistique.
Photo Gilles Petit
Son parcours
L’artiste retrace son parcours : « J’ai longtemps vécu au n°16 de la rue Saint-Jean à Niort. Ma sœur a maintenant pris le magasin. J’ai fait les cinq ans des Beaux Arts à Poitiers, mais en trois années. J’ai fait ce qu’on m’a dit de faire. Quand j’ai compris ce qu’on voulait de moi, j’y suis allé à cent pour cent. Mais je n’étais pas dupe car l’art contemporain, c’était une arnaque intellectuelle. Parallèlement, j’ai travaillé à l’Académie Anquetin qui était diamétralement opposé à l’esprit de ce que l’on me demandait. Ainsi, « Le coup de balai » est un tableau que j’ai fait quand je suis rentré dans le groupe « Trompe-l’œil-réalité ». La première année où j’ai exposé, le maître Henri Cadiou, mon parrain professionnel chef de file de ce groupe à Paris, m’a dit : il faut que tu fasses un tableau qui donne un coup de poing dans la gueule du bourgeois, un grand truc.
Donc je fais « Le coup de balai ». Quand j’ai eu terminé, un ami photographe a fait la photo en couleur de mon tableau. Henri a cru qu’il s’agissait du tableau à faire, que c’était les objets réels. Je lui re-réponds : non Henri c’est le tableau fini ! Et là, il m’écrit : le benjamin du groupe a trompé le patron du groupe Trompe-l’œil-réalité. Évidemment, ça a été le début de ma carrière. J’ai fait des ventes au Salon du Grand Palais à Paris. J’étais sociétaire. Ensuite, j’avais des rapports très tendus avec les professeurs. L’un d’eux a prévenu ses élèves lors du premier cours de peinture : surtout ne faites pas ce que fait Gautier ! Il est esclave du modèle ! Au deuxième cours, j’étais pas esclave du modèle. Ah non ! Photo : »Le Coup de balai » de Richard Gautier

Ce prof était content après. Son enseignement se résumait à « j’aime ou j’aime pas ! » Alors fallait savoir ce qu’il aimait. C’est limité comme enseignement. Plus tard, la professeur de déco dit au premier cours : Suivez votre crayon ! Je me lève, je croise les bras et je dis : on va bien voir où il va ! Ça n’a pas plu du tout. Donc, je leur mets le trompe l’œil du Coup de balai. Un tableau, une technique qu’ils ne m’avaient pas apprise. Ils étaient contents, mais pour moi c’était une petite revanche.
« Il y avait de bons profs, celui d’histoire de l’art, par exemple. Ces mêmes profs avec qui j’avais eu tous ces rapports, me demandent d’exposer avec eux. Après m’avoir donné le CAFAS (aux Beaux-Arts de Poitiers), en 1968, n’ayant plus rien à faire à Poitiers, je suis rentré à Niort, avant de faire mon service militaire pendant un an dans la Moselle. »

Un artiste qui enseigne son art
L’artiste a d’abord installé une toute petite galerie d’exposition dans son garage situé dans le centre-ville historique de Niort. Dans la maison attenante, il lance son premier cours, « à l’époque, je faisais même du modelage, comme j’étais influencé par mon père, modelage et dessin, les deux en même temps parce que c’est lié avec le côté tactile, la sensibilité. Depuis 55 ans, je continue. » Ainsi, chaque fin de saison artistique, en juin, l’atelier Richard Gautier expose les œuvres de ses élèves. Un vernissage qui débute traditionnellement par un « discours tabouret ». En fait, le professeur est juché sur un tabouret pas vraiment stable. En extérieur, jonglant avec les bruits de la ville, Richard Gautier s’est ainsi confié : « Quand un « vieux » professeur parle, l’élève écoute. A chaque époque, un filtre s’interpose entre la parole du professeur et l’oreille de l’élève. Celui des nouveaux codes, celui du mode de pensée du moment, celui des aprioris du conformisme, surtout aujourd’hui dans notre monde bouleversé où la contemporanéité est devenue une étiquette en vogue synonyme de passage de passeport et de respectabilité. C’est l’art contemporain. Mais nous n’avons pas tous la même contemporanéité, domaine où il y en a qui sont plus égaux que d’autres, comme disait Coluche. De même, certains sont plus contemporains que d’autres. Sachant que la roue de l’histoire tourne et que certains contemporains d’aujourd’hui seront les dépassés, les has been de demain, car le propre de la mode est de se démoder. Il faut croire en l’humanisme. Depuis que je pratique mon art, notamment lors des expositions internationales auxquelles j’ai pu participer, j’ai pris conscience de faire partie de ces mainteneurs en préparant un avenir délesté de ses scories contemporaines. Seuls les vrais artistes savent qu’ils travaillent pour demain. Les bases du dessin comme celles de l’écriture permettent de s’exprimer. C’est pourquoi, apprendre à voir nécessite beaucoup de recul et surtout beaucoup d’humilité vis à vis de la réalité. Ce n’est pas pour rien si notre belle et riche langue française différencie la vérité de la réalité.


Chacun des tableaux ( ci-dessus, trois réalisations d’élèves sur le thème imposé) que vous allez découvrir reflète la vérité que l’élève a tiré de la réalité avec ses moyens. 2025, donc cette année, ce sont des fleurs qui ont servi de sujet pour exercer les talents de mes élèves. Ce sont ces bleuets, ces coquelicots et ces marguerites que la chimie du consumérisme avait tenté d’exterminer en même temps que tous les insectes qui, autrefois, décoraient nos parebrises. Mes élèves savent pourquoi l’essence même de la technique flamande désoriente les esprits neufs quand ils m’entendent leur rappeler que la lumière est opaque et l’ombre est transparente. L’exercice est ô combien délicat pour son discernement, consacré à chacun de mes élèves. Et, parfois, contrairement aux apparences, il est fait de bienveillance. C’est l’intelligence qui pétille dans les yeux de mes élèves, il n’y a rien d’artificiel. Fallait vous le dire avec des fleurs. « Il faut savoir fleurir là où on a été semé », disait Bossuet. Cultivons donc notre jardin. Le prochain sujet 2025/2026 se déclinera autour de petites voitures. Tant que je pourrai donner des cours et que j’aurai un bout de bois avec du poil au bout, je serai un homme heureux. »
L’artiste peintre niortais Richard Gautier a un curriculum vitae plus long que son bras. La liste de ses œuvres et des nombreux prix remportés lors de diverses expositions est disponible sur son site internet https://richard-gautier.fr.
Assidu au Festival de peinture de Magné
Par ailleurs, il a été invité d’honneur et président du jury au Festival International de peinture de Magné (Deux-Sèvres) en juillet 2021, 2022, 2023 et 2024. Lors de la 37° édition de cette manifestation, qui se déroulera dans le Marais Poitevin du 18 au 20 juillet 2025, Richard Gautier sera membre du jury professionnel sous la présidence de M. Jean-Marie Zacchi, en compagnie des artistes Daniel Doutre, Bernard Masson, Marie-Hélène D’Autreppe et Jean-Paul Meinvielle.
Richard Gautier a publié trois ouvrages disponibles : en 1988, un album reproduisant 50 de ses œuvres ; en 2017, le livre « Richard Gautier, 50 ans de peinture » incluant (446 reproductions couleurs) ; en 2024, le livre « Le Pinceau Philosophe » proposant 68 reproductions agrémentées de textes explicatifs.

Gilles PETIT

Ecole et galerie Richard Gautier : n°71 rue Saint-Jean 79000 Niort ;
En saison estivale : galerie Richard Gautier à Saint-Georges-de-Didonne 17110 n°7 rue Henri-Collignon
MARAIS POITEVIN : « Aventures de vie en Sèvre Niortaise », un ouvrage d’anthologie coécrit par Jean-Claude Coursaud et Isabelle Savariau
D’aucuns diront : « encore un livre sur le Marais Poitevin », avec la connotation touristique que l’on devine. Ils auraient tous faux. « Aventures de vie en Sèvre Niortaise » est, en effet, un livre sur le Marais Poitevin. Un Marais Poitevin vu de l’intérieur dans le cœur d’une poignée de ceux et de celles qui y sont né.es et/ou lui ont voué leur vie. Les auteurs Jean-Claude Coursaud et Isabelle Savariau, deux maraîchins, ont choisi de dresser le portrait de cinquante hommes et femmes dont le vécu est propre à la vallée de la Sèvre Niortaise, le principal fleuve qui arrose la deuxième zone humide de France, entre Niort (Deux-Sèvres) et Marans (Charente-Maritime), en passant par le département de la Vendée.

Dans l’ouvrage « Aventures de vie en Sèvre Niortaise », il n’est point question de Venise Verte, de balades commerciales en barque, de concours des plus beaux clichés, de randonnées pédestres, à vélo ou en canoë, ni de visites de musées, de repas gastronomiques, etc. Selon les auteurs, « la quintessence du livre s’illustre autour de personnages fondamentaux de la vie économique et sociale du Marais. Ce recueil révèle des témoignages, parfois émaillés de patois, de ceux qui ont bien voulu raconter leur vie de tous les jours et leurs passions. »
Curieusement, l’ouvrage ne situe pas géographiquement le Marais Poitevin à l’échelle nationale. Mais, au fil des 350 pages, le lecteur découvre ce site, les lieux de vie des personnages choisis, et bâtit ses propres images.

Jean-Claude Coursaud
Jean-Claude Coursaud est un paysan avant tout, un agriculteur de Coulon (79), aujourd’hui retraité. « Mais, dit-il, j’ai toujours été fasciné par un phénomène : l’écriture. On parle de mon âge, un âge relativement avancé, même très avancé, j’ai donc 86 ans, bientôt 87. Bon pied, bon œil malgré tout ! »
« Aventures de vie en Sèvre Niortaise est peut-être mon dernier livre », ironise-t-il. De Niort à Marans, c’est à dire à l’estuaire de la Sèvre Niortaise, il y a tout un panel de gens qui l’intéressent. Un panel très hétérogène parce que tout est très diversifié. « Le Marais mouillé est un monde qui s’effrite. Aujourd’hui, il y a peu d’agriculteurs parce que le Marais a une lacune importante, il n’est plus rentable. Le Marais ne nourrit plus son homme. Le Marais est insularisé dans un monde économique en mutation. » Les cinquante personnages sélectionnés ne sont pas tous natifs du Marais Poitevin, mais une grande partie est originaire de cette vallée de la Sèvre Niortaise. « Il s’agit de gens qui ont un accès à la Sèvre Niortaise des deux côtés à la fois en Deux-Sèvres, Vendée et Charente-Maritime. »
« L’idée de faire ce livre m’est venue il y a deux ou trois ans, » explique M. Coursaud, « en signalant des personnalités locales qui ont eu une influence sur leur village, mais aussi les anodins. Je ne dirais pas les gens d’en bas car c’est d’un péjoratif abominable. Mais vraiment, toute une constellation de gens en fonction de leur intérêt économique. Ces gens-là sont représentés dans un livre de 350 pages qui propose 50 histoires toutes différentes. Des histoires de gens d’ici, des histoires tout à fait locales. Ce livre se situe parallèlement dans une période de mutations successives. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le destin économique du Marais subit un changement radical de ce monde en vivrier. Effectivement, vivrier est un mot qui pour moi, est très important parce que le Marais mouillé n’a jamais connu d’industrialisation et souvent, c’était des petits coins, des petites mottes où l’on faisait des mojettes, où l’on subsistait chaque jour. Dans sa partie septentrionale, le Marais mouillé est peu valorisé par une agriculture aux capacités limitées, des voies d’exploitation uniquement fluviales mettant un frein à son expansion. Et ça, dans un secteur compris entre Coulon, La Garette et La Sotterie, une zone de 2 800 hectares qui est vouée pratiquement à l’abandon avec un élevage d’une extensivité dramatique. Au contraire, le Marais desséché, endigué en XVII° siècle par les travaux des dessiccateurs hollandais, va prendre un essor considérable. Dès que vous avez franchi Maillezais, toute cette région de Vix à la mer a une agriculture particulièrement dynamique. »
Un regard sur le Marais Poitevin
« Cet ouvrage est un regard sur le Marais », assurent les auteurs. L’intimité révélée de ces hommes et de ces femmes, souvent par leur anonymat, fait qu’ils appartiennent à un monde à part déterminé par une région qui ne ressemble elle aussi à aucune autre. On retrouve le peuplier, le dernier bucheron du Marais John Perrault qui fait un travail diabolique dans cette zone que certains ont appelé le Triangle des Bermudes, en passant par la pépinière de Bernard Bordet au Mazeau (85), et sa finalité dans l’industrialisation du produit par l’entreprise Thébault de Magné (79). Le secteur touristique incarné par le constructeur de bateaux André Gelot à Damvix (85) ; l’ancienne cathédrale de Maillezais (85) valorisée grâce à la perspicacité de son ancienne propriétaire Mme Trichereau. Autres anonymes représentatifs du Marais tel René Martin, passionné de pêche à La Garette (79), Odile Gélineau, ancienne ouvrière de scierie à Maillé (85), Fabrice Ravard de la maison aux volets bleus à Sansais-La Garette (79), Eric Piffeteau qui crée des paniers et des bourgnons pour l’essentiel ; Jean-Louis Gibaud, cet anonyme a énormément travaillé sur le bourg de Coulon (79) ; Michel Beaufils, un artiste de Coulon (79) ; Christian Rault, luthier au Vanneau (79) ; le dessinateur à la plume Camille Gougnard d’Arçais (79) ; etc.

Isabelle Savariau
Isabelle Savariau qui réside à La Grande Bernegoue de Maillé (85), ne vient pas d’un milieu agricole, son père était bourrelier. Au fil de sa carrière, dans les mairies vendéennes à Liez, Maillezais et Champagné-les-Marais, elle dit « avoir tout appris des gens d’ici », qu’elle a découvert le Marais « grâce à ces habitants-là », tout en ayant un souvenir de sa petite enfance passée dans le Marais. Elle ajoute : « Par mon métier de secrétaire de mairie, j’ai eu la chance de rencontrer beaucoup de gens dans nos communes. Des gens sont disparus depuis longtemps et j’ai toujours regretté de ne pas avoir recueilli leur témoignage. C’est malheureux. Alors j’ai demandé à Jean-Claude d’aller voir des figures, ceux que l’on appelle des figures dans le Marais. Il y en a toujours et on en oublie forcément. Des gens qui souhaitent transmettre ce qu’ils savent, ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils connaissent. Je pourrais donner l’exemple de M. Paul Bouchet qui est le doyen de notre recueil, il a 98 ans. Souvent, il me disait : mais moi j’ai plein de choses pour mes enfants et je me dis : qu’est ce que ça deviendra quand je ne serai plus là ? Paul, ça va être écrit, voilà ! Voilà l’esprit de notre écriture et tous les gens quel que soit leur âge, se sont tous prêtés au jeu. On est allé les rencontrer une fois, puis une deuxième fois et c’est comme ça qu’on a construit nos histoires. Ce ne sont pas vraiment des histoires, c’est du vécu, c’est des impressions, des passions. Tout ça est transmis et je me dis que c’est ça l’âme du Marais. »
Un ouvrage écrit à deux mains
Dans l’édition, Mme Savariau n’a travaillé qu’avec Jean-Claude Coursaud. « C’est vrai qu’on se connait depuis quinze ans, grâce à l’histoire des deux vendéens qui sont partis au Canada à la fin du XIX° siècle. Et cette histoire aussi m’intéressait, me passionnait parce que l’un des héros est mon arrière grand-oncle Théodore Gelot et cette histoire d’immigration au Canada, j’en ai toujours entendu parler par ma grand-mère. » Plus tard, la Maraîchine a réalisé un autre livre avec Jean-Claude Coursaud « Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre Niortaise ». C’est un recueil d’histoires locales dans les villages du Marais Poitevin truffé d’anecdotes, de scènes de vie rurale d’autrefois qu’on a oubliée. « Je suis passionné par l’écriture, j’aime bien la langue française. J’ai fait du latin autrefois, pour la syntaxe c’est intéressant. On a écrit à deux mains. On se complète dans l’écriture. Le choix des cinquante personnes s’est fait par connaissance. On a voulu mettre en valeur des gens qui vivent dans le Marais Poitevin et du Marais qui les fait vivre. C’est très éclectique, nous avons des anciens, comme des plus jeunes. Le Marais, ce n’est pas que des bateaux avec des promeneurs, c’est aussi des gens qui y habitent, qui aiment leur région et qui ont quelque chose à nous transmettre. »
Auto-édité, « Aventures de vie en Sèvre Niortaise » est vendu 28 € TTC, notamment à Coulon (Maison de la presse, écomusée de la Maison du Marais Poitevin) et à Fontenay-le-Comte (Espace culturel du centre commercial Leclerc, librairie Florilège) ; …
Disponible aussi chez les auteurs M. Jean-Claude Coursaud à Coulon tél. : 05 49 35 92 55, et Mme Isabelle Savariau à Maillé tél. : 02 51 87 00 28
Gilles PETIT
A lire : Jean-Claude Coursaud et Isabelle Savariau « Un coin de Prairie pour 10 dollars, Une odyssée maraîchine » ; le recueil de Jean-Claude Coursaud « Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre Niortaise »
COULON : Le Festival Marché Gourmand 2024 a perturbé la quiétude du village maraîchin
Les 23 et 24 août 2024, les résidents de la commune de Coulon (Deux-Sèvres), à savoir les habitants et de nombreux touristes, n’avaient nul besoin d’acheter de billets pour bien entendre les groupes programmés lors du 3ème Festival du Marché Gourmand. Le son était tellement fort qu’il était parfaitement audible à plus de trois kilomètres. En effet, le plateau scénique avec ses grappes de sonorisation placées en hauteur, était orienté vers ce village réputé calme et paisible dans l’écrin silencieux du Marais Poitevin.

« Un festival de musique est une manifestation artistique annuelle ou ponctuelle pouvant se dérouler sur plusieurs jours durant lesquels des artistes évoluent selon un programme ou une thématique définis. Ces festivals sont généralement organisés pour promouvoir un artiste, un genre musical, un instrument, etc. », cite Wikipedia. Les Maraîchins pensaient que ce festival visait à promouvoir les adhérents de l’association « Marché gourmand de la laiterie », laquelle organise, les vendredis d’été, un marché de producteurs locaux et d’artisanat d’art, avec restauration, sur le site de l’ancienne laiterie de Coulon.
Aujourd’hui, l’association s’appelle les « Vendredis gourmands de la Laiterie de Coulon », afin de se dissocier du Festival Marché Gourmand, explique M. Jean-François Coursaud. Le président a publié « une mise au point » sur la page Facebook de cette nouvelle structure : « Les Marchés Gourmands de la Laiterie, c’est un fait, est l’association qui a créé, par le biais de son président de l’époque, le Festival Marché Gourmand. Celui avec Yarol Poupaud. Ensuite, le pavillon a changé au profit de J’adore Niort qui gère aujourd’hui le Festival que vous connaissez tous. Un événement qui devait accueillir plus de monde, avoir une belle programmation, etc… Mais que nous, petite association, ne pouvions évidemment pas organiser par manque de réseaux, compétences ou même moyens financiers. L’an dernier, certains de nos producteurs étaient présents sur l’événement, avec un certain succès malgré les couacs des uns ou des autres, inhérents aux débuts d’un bel événement comme celui-ci. Cette année, nouveau Festival, nouvelle programmation, nouvelle organisation ? Cela étant, aucun des producteurs des Vendredis Gourmands n’est présent au Festival Marché Gourmand, et l’association n’est en aucun cas organisatrice de l’événement. »
Sur son site internet, J’adore Niort apporte des précisions : « L’aventure a commencé en 2022, lorsque J’adore Niort rencontre les producteurs de la laiterie et débarque à Coulon pour co-organiser un évènement alliant musique et gastronomie locale sur une seule soirée avec le célèbre musicien Yarol Poupaud. Des milliers de visiteurs ont participé à cette première aventure qui deviendra les prémices du festival. » Par définition, le Festival Marché Gourmand est une organisation professionnelle à but lucratif. De ce fait, les nombreux bénévoles qui construisent cette animation, travaillent avec cœur, sans retour, hormis les (excellents) repas fournis et quelques libertés pour assister aux spectacles. Qu’en est-il de la municipalité qui met à disposition le terrain, ainsi que les moyens et les personnels techniques, au service d’une structure extérieure à la commune ?
Qui est responsable du trouble de voisinage engendré par le festival ?
Deux jours de suite, la Venise Verte, jusqu’aux hauteurs du bassin versant de la Sèvre Niortaise, a été baignée dans une musique de type rock parfois insupportable. Placé à environ un kilomètre de la source sonore, votre serviteur a clairement senti, surtout le samedi, la pression acoustique engendrée par les fréquences hautes de la sonorisation. Alors que les fréquences basses semblaient diluées dans l’atmosphère.
Selon les services de l’Assurance Maladie : « Les effets du bruit sur la santé peuvent être multiples. L’exposition au bruit entraîne des troubles de l’audition mais a également des répercussions sur d’autres domaines de la santé. Il existe un lien bien établi entre l’exposition au bruit et le risque de perte d’audition. L’exposition prolongée à des niveaux de bruits intenses détruit peu à peu les cellules ciliées de l’oreille interne. Elle conduit progressivement à une surdité irréversible. Les jeunes sont particulièrement exposés. En effet, une écoute à des niveaux élevés peut causer des pertes permanentes d’audition après 5 ans ou plus d’exposition. On considère que l’ouïe (audition) est en danger à partir de 80 décibels. Si le niveau de bruit est supérieur, le danger existe pour une plus courte durée. Si le niveau est extrêmement élevé (supérieur à 135 dB), toute exposition, même de très courte durée, est dangereuse. »

L’association fédère plus de 60 organisations nationales et régionales : syndicats, organismes de formation, festivals… Ensemble, elles œuvrent à une gestion sonore maîtrisée, conciliant préservation de la santé auditive, respect de l’environnement et des conditions de la pratique musicale.
L’association « Agi-Son : AGIr pour une bonne gestion SONore » rappelle les prescriptions du décret « son » du 7 août 2017 (décret d’application publié le 1er octobre 2018) relatif à la prévention des risques liés aux bruits et aux sons amplifiés. Un décret qui s’applique à tous les lieux diffusant des « bruits » ou sons amplifiés qu’ils soient clos ou ouverts (salle de concert, festival, cinéma, discothèque, bar, restaurant…) :
- Dans le volet santé, la limitation des niveaux sonores, qui s’étend aux concerts de plein air, passe de 105 décibels (A) (dB) à 102 dB(A) sur 15 minutes ; le niveau des basses fréquences est désormais limité à 118 dB(C) sur 15 minutes. Une limitation spécifique est fixée pour les spectacles jeune public (jusqu’à 6 ans révolu) : 94 dB(A) et 104 dB(C). Il est précisé que l’ensemble de ces niveaux sonores sont à respecter en tout endroit accessible au public ; De plus, les régies des spectacles doivent afficher des niveaux en continu à la console et enregistrer également en continu ces niveaux en dB(A) et en dB(C) avec conservation de ces enregistrements pendant six mois. Le dispositif doit aussi enregistrer les niveaux de pression acoustique de façon à refléter l’exposition du public ;

- Dans le volet environnement, une étude d’impact des nuisances sonores (EINS) est obligatoire et mise à jour en cas de modification des aménagements des locaux, de modification des activités, ou du système de sonorisation.
- Enfin, pour l’ensemble des points cités, l’exploitant du lieu, le producteur et le diffuseur sont co-responsables. A ce sujet, Agi-Son préconise de contractualiser avec l’ensemble de la chaîne des acteurs concernés, à savoir, la production, l’organisateur, l’artiste, le prestataire son… Et, dans le cas du Festival Marché Gourmand, la municipalité coulonnaise serait impliquée car le site est public et « le maire doit assurer la tranquillité publique de ses administrés en réprimant notamment les bruits et les troubles de voisinage (Article L2212-2 du CGCT) ». Par ailleurs, il est dit que « des activités bruyantes ne pourront se situer qu’en dehors des parties habitées de la commune. »
Un feu d’artifice ?!?!
Quant au feu d’artifice, très fourni et terriblement sonore, tiré samedi soir (ou dimanche matin) à 00h45, sans annonce préalable, la commune de Coulon est entièrement responsable des troubles occasionnés à sa population, et aux visiteurs hébergés (bébé/enfants et adultes ayant réussis à s’endormir malgré le vacarme, avant les tirs de fusées) et aux animaux (chiens apeurés et/ou hurlants, chats qui se sauvent ou se cachent, volailles affolés qui se déplument dans leur enclos et ne donneront plus d’œufs pendant plusieurs jours, les chevaux et les vaches de prés voisins traumatisés qui risquent de se blesser… Et que dire du dérangement de la faune sauvage qui contribue à enrichir cet écrin naturel qu’est le Marais Poitevin ?!
Un tel festival installé au cœur d’un village est une hérésie. D’autant que sa programmation se situe aux antipodes des valeurs maraîchines. Il est question de reconduire la manifestation l’an prochain sur trois jours. Si le projet est maintenu sur le site actuel de l’Autremont à Coulon, un mouvement populaire pourrait se créer spontanément pour s’y opposer. La raison doit l’emporter pour l’intérêt général.
Gilles PETIT
P.S. : quelques chiffres (source CidB Centre d’information sur le bruit)
1 personne sur 4 devrait avoir des problèmes d’audition d’ici 2050 ;
15 millions de personnes acouphéniques en France (JNA-IFOP 2023)
1 français sur 4 est touché par un trouble de l’audition (Inserm 2022)
1 jeune sur 2 s’expose à des niveaux sonores dangereux (BMJ Global Health 2022)
90% des publics de concerts ont déjà ressenti un trouble auditif (Agi-Son 2023)
1 enfant pour 1000 naît avec une surdité profonde (Hôpital universitaire Necker-Enfants malades 2023)
147 milliards d’euros, c’est le coût social du bruit en France (Ademe 2021)
1607 verbalisations ont été dressées pour nuisances sonores par la Ville de Paris (observatoire TP 2023)
COULON : Après l’incendie, la reconstruction des services techniques
Un mal pour un bien ! Détruits par un incendie en 2021, les bâtiments d’exploitation des services techniques municipaux de Coulon sont en cours de remontage. A cette occasion, on a choisi l’éco-construction, liant le bois, la paille, l’énergie photovoltaïque, et une chaufferie-bois.
« Le 24 juillet 2021, un incendie s’est déclaré aux ateliers Albert-Cheminet, route de Benet à Coulon (Deux-Sèvres), détruisant une grande partie des bâtiments les plus anciens, ainsi que trois véhicules et de nombreux matériels. Les différentes expertises menées tant par les représentants des assurances que des services de la gendarmerie, ont conclu à un incendie purement accidentel dont l’origine indéterminée se situe dans une cellule des ateliers municipaux où se trouvaient du matériel et des véhicules. Compte tenu de ces résultats, et ne s’agissant ni d’un incendie criminel, ni d’un acte de malveillance ou encore d’une erreur humaine, les experts n’ont pas jugé utile de poursuivre davantage leurs investigations. » Telles sont les conclusions de l’enquête rapportées au conseil municipal local, le 30 septembre 2021.

Le dossier d’indemnisation du sinistre des services techniques municipaux a été clôturé le 7 janvier 2022. En résumé, « le montant de l’indemnisation a été évalué à la somme de 637 973,00 € (déduction faite d’une franchise de 498,40 €) dont 239 431,40 € pour le bâtiment, 100 000,00 € pour le contenu (mobilier et matériel hors véhicules qui, eux, ont été indemnisés à hauteur de 16 890,00 €), 299 040,00 € au titre des garanties annexes (pertes d’usage, frais de dépollution/démolition, honoraires d’experts, frais liés à la reconstruction. . .). »
Dans les jours qui ont suivi le sinistre, la présence d’amiante dans la toiture a contraint l’intervention d’une entreprise spécialisée pour mettre le site en sécurité. Après dépollution réalisée par l’entreprise spécialisée ITS de Luçon (Vendée) pour un montant global de 50 444,00 € HT (60 532,80 € TTC), les bâtiments endommagés ont été démolis.
Place à la reconstruction.
Le cabinet d’architecture aBi, dirigé par Messieurs Thomas BRAUD, architecte, et Simon BORDAGE, ingénieur énergéticien, a été retenu pour élaborer le projet de reconstruction des ateliers municipaux Albert-Cheminet. Ces maîtres d’oeuvre ont chiffré, en février 2023, un Avant-Projet Définitif (APD) estimé à 954 040 € HT, somme à laquelle il faut ajouter les honoraires de maîtrise d’œuvre et les frais annexes. Le coût total de l’opération devait atteindre les 1 050 896,10 € HT. Plusieurs avenants, plus-value ou moins-value, présentés récemment par des entreprises prestataires, ont ajusté le coût total. Le bâtiment représentera une superficie de 1 400 m2 dont un hangar ouvert de 216 m². Il intégrera une partie administrative avec bureau et salle de réunion/restauration, une partie sanitaires/vestiaires aux normes et une partie technique avec plusieurs cellules pouvant accueillir divers ateliers et une zone de stationnement pour les véhicules.


Gérant une agence d’architecture, qui a tout juste trois ans d’existence, M. Thomas Braud (photo ci-contre), architecte HMONP, a élaboré une méthode constructive respectueuse de l’environnement : « Nous avions carte blanche de la maîtrise d’ouvrage [la commune de Coulon, ndlr], ce qui est rare.«
« Le choix de matériaux ressourcés, en particulier la paille comme isolant s’est rapidement imposé. Construire en bois et en paille, c’est construire le plus neutre possible. La paille est un matériau qui, en lui, a déjà absorbé, comme végétal, du CO2. Ce niveau négatif de consommation CO2 contrebalance l’impact du reste du bâtiment conventionnel, tel qu’on peut le voir aujourd’hui. Nous sommes dans le Marais Poitevin, dans le Parc naturel régional, nous avons repris une typologie classique commune dans le Marais, la longère. La structure métallique sera recouverte partiellement d’un bardage bois vertical, et à l’intérieur de ce hangar nous aurons un bâti, une boîte dans la boîte, qui accueillera les ateliers. 925 m² d’emprise au sol pour environ 400 m² d’ateliers. Nous allons proposer un plan modulable, réversible et extensible. Les caractéristiques des ateliers ont été rassemblées pour définir un atelier type. Ces ateliers sont dégagés de tout obstacle naturel et s’aménagent selon les besoins. C’est la modularité. Chaque atelier peut s’intervertir et la cellule de l’atelier est duplicable et peut être reproduite. C’est l’extensibilité. L’enjeu était aussi de limiter l’impact sur le paysage et sur le sol. A terme, l’espace de stationnement en amont sera végétalisé par les services techniques. On est vraiment dans l’éco-construction. La fin de chantier est prévue pour la fin de l’année comme un cadeau de Noël pour les agents du service technique. C’est le premier projet qui s’installe dans un ensemble puisqu’il y aura une chaufferie bois qui desservira la salle des fêtes et les écoles, et en toiture, il y aura tout un ensemble de panneaux photovoltaïques pour l’autoconsommation électrique. »

M. Aurélien Bouquet (en démonstration photo ci-contre), cogérant de la SCOP Bois et Paille siégeant à Vausseroux (79), responsable des sections commerciale et planification, a souligné : « On pourrait penser que c’est culotté de mettre de la paille après un bâtiment qui a brûlé. On sait que la paille ne brûle pas si bien que ça quand elle est bien protégée dans les murs, bien comprimée. On mettra en place les bottes de paille une fois que les murs seront levés. » Photo Gilles PETIT
« Le mur est composé de deux structures. On a une structure porteuse avec un panneau de prolongement. Côté extérieur et côté intérieur on a refait une structure légère servant à fixer les panneaux côté intérieur. On commence par poser des chausse-bottes, lesquels vont faciliter la mise en place des bottes de paille. Il y aura deux équipes de pose différentes car il y a aussi le plancher isolé en bottes de paille. Il faut plus de mille bottes. » Document Résonance et Paille


Finalement, l’incendie constitue un mal pour un bien pour les services techniques municipaux Albert-Cheminet de Coulon. Une cérémonie de pose de la première botte de paille s’est déroulée le 1er juillet 2024 en matinée, en présence des élus habituels et de plusieurs prestataires. Toutefois, on notera que les Coulonnais et les Coulonnaises n’ont pas été invités à cette cérémonie. Pourtant, les habitants sont les premiers intéressés par cette reconstruction puisqu’il s’agit de leurs ateliers techniques, lesquels travaillent à leur service, financés par des fonds publics provenant de leurs impôts. Gageons que ce « feu de paille » ne puisse perdurer.
Gilles PETIT
MARAIS POITEVIN : 16ème édition des randonnées La Maraîchine, dimanche 26 mai 2024 au départ de Coulon (79)
L’association coulonnaise Les Cyclos de la Venise Verte organise sa 16ème édition de La Maraîchine, dimanche 26 mai 2024. Une journée de randonnées pédestres et cyclistes dans les Marais mouillés du Marais Poitevin.

Un peu d’histoire
Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.
Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme.
Toute l’année, Les Cyclos de la Venise Verte proposent des parcours hebdomadaires d’une grande variété au fil des routes du Marais Poitevin, de la Gâtine deux-sévrienne et des régions limitrophes. Il ne s’agit pas de compétition, mais, selon les dirigeants du club : « Pour favoriser la cohésion et pour que chacun puisse prendre plaisir à pédaler dans un peloton homogène, après une heure de route ensemble, des groupes peuvent se former. Vous choisissez votre rythme, notre devise : on part ensemble, on rentre ensemble. »
Un invité Sébastien Bichon
A l’occasion de cette nouvelle édition de La Maraîchine, les Cyclos de la Venise Verte ont souhaité adhérer à l’opération « Terre de jeux 24 » en lien avec les animations locales prévues dans le cadre des prochains jeux olympiques et paralympiques qui se dérouleront cet été sur le territoire français.
Ainsi, le cycliste coulonnais Sébastien Bichon, qui a débuté le vélo au sein du club local avant de se lancer dans la compétition à La Pédale Saint-Florentaise de Niort, présentera le film-documentaire « Born To Ride » tourné à l’occasion d’un de ses exploits effectués à pied et à vélo. Sébastien est un sportif hors du commun, amputé tibial dès l’âge de 4 ans et demi suite à un accident de tracteur survenu dans un hameau de la commune de Coulon. Durant sa carrière de compétiteur, il décroche cinq titres de champion de France, est deux fois vice-champion d’Europe, et revient médaillé de bronze des Jeux paralympiques de Sydney en 2000.
Produit et réalisé par Grenouilles Productions lors d’un périple à vélo de 1 200 km, le film sera diffusé dans la salle des fêtes, n°31 rue Gabriel Auchier à Coulon, à 20 heures précises, en présence de Sébastien Bichon. Tous publics, entrée gratuite.
Photo Gilles Petit : Sébastien Bichon anime aussi des conférences sur le handicap sportif.

Par ailleurs, les Cyclos de la Venise Verte adhèrent à l’opération « Soutien à Célia ». Célia est une petite Coulonnaise de 7 ans, scolarisée à l’école de Coulon, qui est atteinte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, une maladie génétique qui touche ses membres inférieurs et supérieurs. Lors de La Maraîchine, dimanche 26 mai 2024, il sera proposé de déposer des dons, afin d’acheter un vélo-cargo qui lui « offrira la joie de pouvoir faire du sport, s’évader, s’amuser, … «
Gilles PETIT
Les circuits
Dimanche 26 mai 2024, La Maraîchine proposera sept circuits, entièrement fléchés, dont deux pédestres. Les tracés de ces circuits sont consultables sur le site internet de l’association : cyclos de la venise verte.com.
VTC Famille : 25 km
VTT/GRAVEL : 55 km et 70 km
Cyclos Route : 60 km et 90 km
Marche : 8 km et 10 km
Parcours entièrement fléchés. Un casse-croûte sera servi sur les parcours. Les randonnées de La Maraîchine sont ouvertes à tous(tes) sportifs(ves), licencié(e)s ou non. Sans esprit de compétition, en respectant le code de la route, en portant un casque, sans la moindre atteinte à l’environnement. On notera que les participants âgés de moins de 18 ans circuleront sous la responsabilité des parents.
La Maraîchine : Inscriptions (4 €, licencié ; 7 € non licencié ; gratuit – de 18 ans) uniquement sur place au départ entre 7 heures et 10 heures, dimanche 26 mai 2024 à Coulon (Deux-Sèvres France)
Parking près de l’aire d’accueil des camping-cars à l’Autremont, route D123, direction Irleau à Coulon.
COULON 79 : 11 artistes exposent à la 54ème édition de « la grange de Camille »
Pour la 54ème fois, l’espace culturel « la grange de Camille » a rouvert ses portes. Tous les après-midis jusqu’au 29 septembre 2024, le public peut déambuler librement dans ce lieu artistique atypique, fondé par le regretté André Pignoux.

Photographie, peinture, sculpture, art papier, aquarelle, dessin à la plume, pastel . . . et luminescences, onze artistes se partagent l’espace culturel : Danielle BAUDRY, Fredy GAUTIER, Patrick GÉLINEAU, Christiane GILBERT, Camille GOUGNARD, Phil LEJEUNE, Daniel MAR, Sandrine PIGNOUX, Pierre REBICHON, Cécile HALAIS, et une sélection de photographies prises entre 1964 et 1976 par André PIGNOUX.











Une nouveauté : les luminescences
Cette année, une nouvelle adhérente, Cécile Halais, s’est installée dans un coin « obscure » de La grange de Camille. Au-dessus de la porte de son antre, un écriteau annonce : « Bienvenue dans l’univers du Phoenix ». Cet accueil énigmatique pousse à ouvrir un rideau noir installé en guise de porte. Sur une affichette, Cécile Halais explique, en peu de mots car ses tableaux parlent d’eux-mêmes, « dans cet espace, vous trouverez des œuvres aux multiples facettes. Ces œuvres sont faites sur des planches de bois recouvertes de feuilles de vieux livres. Elles sont peintes avec de l’encre de chine, habituellement de la peinture fluorescente (UV) et parfois de la peinture phosphorescente ou d’autres matériaux. »





Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leurs auteurs. Photos Gilles Petit
Exposition de l’association Coulon Rive Gauche à « la grange de Camille » n° 75 chemin de Halage 79510 COULON. http://www.lagrangedecamille.jimdofree.com
Ouverte jusqu’au 29 septembre 2024 de 14h30 à 18h30 Entrée libre
Gilles PETIT
L’histoire des 50 ans de « la grange de Camille » est à revivre au lien suivant : https://wp.me/p61nmR-NR