Commune de Coulon (79)

COULON – MAGNE (79) : La première pierre de la Maison de Santé Pluridisciplinaire intercommunale

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Née en 2008 sous le nom « Pôle Santé » et relancée en 2014, la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) de Coulon-Magné ou Magné-Coulon (Deux-Sèvres France) accueillera le public en septembre 2023. Les maires de ces deux communes voisines ont posé la première pierre le 20 septembre 2022.

La future Maison de Santé Pluridisciplinaire est en cours de construction à Magné dans la Zone d’Activités Commerciales de La Chaume aux Bêtes. Document Commune de Magné

Lors du scellement de la première pierre, le 20 septembre 2022, le maire de Magné, Gérard Laborderie, a souligné que cette cérémonie est « un temps fort de la politique locale qui symbolise le début d’un projet important réalisé pour s’inscrire durablement dans le temps au bénéfice des citoyens. »

Anne-Sophie Guichet, maire de Coulon, retrace la genèse du projet de MSP : « La Maison de Santé Pluridisciplinaire est une vieille histoire. Prenez d’abord deux communes, deux équipes municipales qui s’entendent bien et surtout portent la même volonté politique affirmée de lutter contre la désertification médicale. Ajoutez à cela, une équipe de professionnels de santé avec l’arrivée d’un jeune médecin, le docteur Alexandre Desnouhes, et le souhait de porter ce projet en collaboration avec les deux municipalités. Ajoutez ensuite l’ARS (Agence Régionale de Santé) présente lors de nos nombreuses réunions pour nous aider à structurer le projet. Ajoutons également les partenaires institutionnels co-financeurs du projet que sont l’Europe, l’Etat, la Région, le Département, qui contribuent au financement d’investissements de plus de 3 millions d’euros TTC. Sans eux, la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible car il s’agit d’un investissement bien au dessus des capacités de financement de nos communes. Et, pour finir, saupoudrons le tout d’une équipe de maîtrise d’œuvre performante et professionnelle avec le cabinet Crescendo Conseil qui a réalisé l’étude de faisabilité initiale, et le cabinet d’architectes et d’urbanistes Corset-Roche & Associés qui a séduit le jury à l’unanimité avec une proposition inspirée des longères traditionnelles. »

M. Laborderie informe que « la commune de Magné est maître d’ouvrage de la MSP, mais le portage se fait conjointement avec Coulon. Dès 2008, la création de ce que nous appelions un Pôle santé destiné à accueillir des professionnels de santé, figurait déjà dans le projet de ZAC (Zone d’Activités Commerciales) de la Chaume aux Bêtes à Magné. (ci-contre Plan de situation Document commune de Magné)

Ce n’est qu’au cours du mandat suivant de 2014 à 2020 que les premières discussions et études ont commencé. Très vite, il est apparu que, de par sa nature, le projet dépassait largement les limites de la commune. Et qu’il devait bénéficier aux 6 000 habitants du bassin de vie. Et c’est ainsi que les communes de Magné et Coulon ont décidé de s’unir pour porter cette réalisation. Une décision d’autant plus cohérente que son implantation se situe dans cette ZAC communale dédiée au développement économique des deux communes, située en bordure de la route départementale qui les réunit quasiment à équidistance des deux bourgs. Ce n’est qu’en 2018 que le projet a véritablement démarré avec l’arrivée d’un jeune médecin sur la commune le docteur Alexandre Desnouhes qui a pris en charge la coordination de l’ensemble des professionnels de santé avec le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. Une large concertation a suivi afin que le projet réponde aux attentes de tous, médicaux et paramédicaux, les métiers qui occuperont le site à terme. »

La Maison de Santé Pluridisciplinaire sera organisée en cinq pôles indépendants : cabinet dentaire (bleu), cabinet kinésithérapie (violet), espace paramédical orthophonie, psychologie (vert foncé), cabinet médical (orange), cabinet infirmier constitué d’un bureau et du bureau de l’infirmière IDE ASALEE, la partie vert clair représente les zones communes. Chauffé à la chaudière bois, ce bâtiment respectera les normes environnementales, peu gourmand en énergie et produisant peu de carbone. Il aura deux parkings à accès indépendants, un de 36 places pour les patients avec deux arrêts minutes ambulances ; 20 places pour les praticiens à l’arrière. Il offrira un maximum de surfaces extérieures perméables et sera orienté sud pour mieux gérer le chaud et le froid. La façade en brique doublée en pierre s’inspire de l’ambiance locale. Document Commune de Magné

La Maison de Santé Pluridisciplinaire va accueillir cinq cabinets médicaux, avec une salle d’urgence ; trois cabinets dentaires avec une salle de chirurgie ; six kinésithérapeutes ; cinq infirmiers ; une infirmière IDE-ASALEE (Association nationale qui embauche des salariés infirmières de santé publique, mis à disposition de généralistes le souhaitant) ; deux psychologues ; et trois orthophonistes. Pour la plupart déjà présents sur les deux communes. L’équipement aura une surface de 998 m² sur une parcelle de 5 000 m², pour un coût prévisionnel de 3 139 936 € HT soit 3 767 923 € TTC. Théoriquement à la charge des deux communes. Celles-ci devraient bénéficier d’un taux de subventions autour de 75%. Les 25% restant étant la part d’autofinancement des deux communes. Techniquement, le maximum de subventions attribuées permettra de fixer des loyers compétitifs, car les praticiens seront locataires de leur espace de travail. Des loyers qui devront couvrir un emprunt pris en charge par Magné, maître d’ouvrage. Cette commune a l’obligation d’assurer un auto-financement à hauteur de 20%. Les 5% complémentaires seront donnés par Coulon sous forme de subvention. Les montants définitifs ne sont pas encore connus car le plan de financement n’est pas encore arrêté. Mais on sait déjà que l’Europe va subventionner à hauteur de 50% du budget prévisionnel ; l’Etat fournirait 400 000 € ; la commission permanente de la Région Nouvelle-Aquitaine devrait voter, le 3 octobre 2022, une subvention de 200 000 € ; le département des Deux-Sèvres propose 100 000 € dans le cadre d’un Plan santé départemental, qui donne un coup de pouce aux jeunes étudiants pour qu’ils travaillent sur les Deux-Sèvres, réunissant plusieurs partenaires ayant, pour mission, la lutte contre la désertification médicale ; l’Agglomération du Niortais est associée dans le cadre d’un Contrat local de santé, mais ne participe pas financièrement ; et le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin a accompagné le projet préalable en conseils d’intégrations paysagère et environnementale, lesquelles peuvent générer des surcoûts.

L’état au 20 septembre 2022 des travaux de la construction de la future MSP de Magné-Coulon, qui aura pour adresse une toute nouvelle voie : la rue des Iris à Magné. Photo Gilles Petit

En conclusion, les maires de Magné et Coulon affirment : « Notre objectif est que nos communes ne deviennent pas un désert médical. Que nos concitoyens puissent à l’avenir bénéficier d’une offre de soin, à proximité. Un équipement fonctionnel et confortable pour que les professionnels y trouvent les conditions idéales dans l’exercice de leur profession. Un magnifique équipement aussi à l’architecture à la fois qualitative et esthétique inspiré des longères traditionnelles. Conforme aux nouvelles normes d’économie d’énergie et de bilan carbone. Situé dans un environnement proche préservé, doté de tous services, commerces et équipements publics dans le grand site du Marais Poitevin, à 10 minutes de la ville de Niort et 45 minutes de l’océan. Un équipement attractif aux nombreux atouts que nous attendons avec impatience. Les travaux sont prévus jusqu’à fin juin 2023. »

Gilles PETIT

Fontenay-le-Comte (85) : création du Mémorial de la Déportation et de la Résistance vendéennes au musée

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En Vendée (France), le musée de Fontenay-le-Comte va créer un Mémorial consacré à la déportation et à la résistance vendéennes durant la Seconde Guerre mondiale 1939-1945. Pour cela, il lance une grande collecte d’objets, de photographies, de documents et de témoignages en lien avec l’événement. Il est également fait appel à la mémoire collective sous forme de témoignages d’actes de résistance individuels et/ou au sein de réseaux. La vie quotidienne sous l’occupation sera aussi retracée au musée.

Voisin de l’église Notre-Dame, le Musée de Fontenay-le-Comte est situé Place du 137e R.I. Photo Gilles Petit

Depuis le début de l’été 2022, le musée de Fontenay-le-Comte ( Ville d’art et d’histoire depuis 2001) diffuse un appel à collecte qui couvre la période 1939-1945 sur l’ensemble du département de la Vendée, en particulier, mais aussi, sur les territoires du Bas-Poitou (dont Fontenay-le-Comte est l’ancienne capitale), le nord de l’Aunis (La Rochelle, Saint-Sauveur d’Aunis, . . .), voire plus si le lien est établi.

Le document, largement distribué dans les mairies, les collectivités institutionnelles, des commerces de proximité, etc, explique : « Dans le cadre de son chantier de rénovation, le musée s’apprête à intégrer à son parcours de visite un Mémorial de la Résistance et de la Déportation en Vendée. C’est l’occasion de lancer une grande collecte d’objets, photographies, documents et témoignages afin d’enrichir les collections ». Les éléments collectés témoigneront de l’accueil des réfugiés, de la vie pendant l’occupation, du parcours des prisonniers, des actes de résistance individuels et en réseaux et maquis, et de la déportation.

Le musée

Fondé en 1875, le musée, labellisé Musée de France depuis 2003, a bénéficié de travaux de modernisation et d’agrandissement dans les années 1980. Aidant ainsi à redynamiser le centre-ville. Depuis le 21 février 2022, le Musée n’est plus accessible au public, mais reste ouvert aux groupes et aux scolaires dans le cadre d’une programmation, sur réservation. La rénovation du musée devrait s’achever en 2025.

Comment participer à l’appel à collecte 1939 – 1945

Toutes les explications figurent sur le site internet de la ville de Fontenay-le-Comte : « Vous souhaitez faire un don ou un prêt dans le cadre de l’appel à collecte lancé par le musée, et vous vous demandez comment procéder ? Tout d’abord, si d’autres membres de votre famille sont concernés par les objets/documents que vous souhaitez donner, parlez-en avec eux et assurez vous que vous avez leur accord ».

Ce drapeau de la Libération a été retrouvé dans le grenier d’une maison ancienne. Photo Gilles PETIT

Si les objets/documents concernent une personne encore en vie, interrogez-la et conservez son témoignage (par écrit ou par un autre moyen). Sinon, rédigez une courte biographie (dates de naissance et de décès, vécu pendant la guerre, souvenirs, etc.). Essayez de trouver des photographies d’elle pendant la période 1930-1950. Puis rendez vous sur le site http://www.fontenay-le-comte.fr et remplissez le formulaire d’information. Vous aurez, entre autres, à fournir des photographies des objets/documents.

La collecte est limitée au 31 décembre 2022.

Formation d’un comité scientifique

Il est précisé qu’un comité scientifique déterminera les dossiers à retenir. En effet, il est possible qu’une proposition ne soit pas retenue, si les objets/documents ne rentrent pas tout-à-fait dans les axes définis pour la collecte. Pour les dossiers retenus, une attestation de don sera remplie avec l’équipe du musée pour formaliser votre démarche en attendant que le transfert soit effectif.

Dans certains cas, si les photographies et les échanges par téléphone ne sont pas suffisants, et si le (les) donateur(s) est(sont) d’accord, un membre de l’équipe du musée pourra se déplacer à domicile pour rassembler les informations nécessaires et comprendre l’histoire des objets/documents concernés.

Enfin, à l’issue de la collecte, le don sera présenté devant la commission scientifique régionale d’acquisition des musées de France, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) des Pays de la Loire, laquelle donnera son accord pour l’entrée du don dans les collections du musée. Don qui fera ensuite l’objet d’une décision du Maire de Fontenay-le-Comte. A l’issue de ce processus, les objets/documents intégreront définitivement les collections du musée.

Et après ?

Les objets/documents intégrant la collection du musée entrent dans le domaine public, ils ne peuvent plus être redonnés, ni vendus : ils deviennent inaliénables.

Néanmoins, le donateur et sa famille peuvent encore venir voir et consulter les objets/documents qu’ils auront donné, sous réserve que les conditions de conservation le permettent.

Tous les objets collectés ne seront pas forcément présents dans l’exposition permanente, mais ils pourront être exposés lors d’expositions temporaires à Fontenay-le-Comte ou dans d’autres musées de France.

De plus, une vitrine sera dédiée aux dons et prêts de la collecte. A tour de rôle et pendant trois mois, y seront exposés les objets/documents relatifs à une personne. Les familles seront prévenues de la période d’exposition de leurs dons-prêts.

Pour participer, visitez le site http://www.fontenay-le-comte.fr ou http://www.fontenay-le-comte.fr/musee-fontenay/, puis remplissez le formulaire d’information en cochant la case « prêt pour 3 ans reconductible par tacite reconduction ».

Après accord du comité scientifique cité plus haut, une convention de prêt sera établie. Pour des questions de « durabilité » de la scénographie, le musée ne pourra pas accepter des prêts de moins de trois ans. 

Le vœu de M. Marceteau

Le quotidien Ouest France (11 juillet 2022) rappelle : « L’idée de ce Mémorial a été portée pendant des années par un résistant-déporté, M. Gaston Marceteau, (photo ci-contre) qui n’a cessé de témoigner, notamment auprès du public scolaire dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation. A son décès, le 26 juillet 2022, à 92 ans, l’Association pour la Création d’un Mémorial de la Résistance et de la Déportation en Vendée a pris le relais de ce projet indispensable puisque les témoins directs de cette époque disparaissent. Il y a un risque que la mémoire des évènements locaux s’estompe et que les traces matérielles se perdent.

Photo Association pour La Mémoire de la Résistance et de la Déportation en Vendée

Le Mémorial a donc vocation à devenir le lieu idéal de préservation et de diffusion de cet héritage. D’où ce projet de collecte. à laquelle tout le monde peut participer. » L’idée de la collecte est que les particuliers aient le choix entre donner leurs souvenirs ou les prêter.

Contacts :

Musée de Fontenay-le-Comte

Place du 137e R.I

85200 Fontenay-le-Comte

tél. : 02 51 53 40 04 ou 02 51 53 41 45

Courriel : musee.accueil@ville-fontenaylecomte.fr memorial.musee@ville-fontenaylecomte.fr

En vidéo, le palmarès du 34ème Festival de peinture et de dessin de Coulon-Magné (Marais Poitevin des Deux-Sèvres)

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L’association Magné-Animation a organisé son 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! les 22 juillet 2022 à Coulon, 23 et 24 juillet 2022 à Magné. Voici les palmarès des deux concours énoncés par le président André Prunier.

Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants devaient réaliser une œuvre exclusivement sur place dans le temps imparti.

Voici le palmarès en vidéo au lien YouTube suivant : https://youtu.be/9cUik4WOmok

Bonne lecture

Réalisation vidéo : Gilles PETIT

COULON (79) Suite et. . . pas fin des travaux de « sécurité » sur la rue Main

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La rue Main à Coulon vient de bénéficier d’un nouvel aménagement de la circulation. Elle est maintenant privatisée en dépit du bon sens. Des précisions en photos.

Avant de vous conter ce nouvel épisode, nous vous invitons à relire l’épisode précédent relaté dans notre article publié le 15 mars 2021 (à l’adresse ci-dessous).

A Coulon, l’accès à cette courte rue est maintenant réservé aux résidents. Au grand dam des autres Coulonnais incrédules qui rentrent chez eux habituellement par cette voie. Prévenus individuellement par le policier municipal, les foyers du quartier ont été mis sur le fait accompli. Photo Gilles Petit

La rue se retrouve privatisée au bénéfice d’une poignée de résidents. Pourtant, le plan de circulation officiel affiche trois voies d’entrée vers le centre historique de Coulon dont la rue Main. Les panneaux d’entrée et la signalisation au sol d’une zone de rencontre l’attestent.

En fait, la rue Main est interdite à tous les véhicules car, d’abord elle est en sens unique pour tous d’un côté, et, en plus, des panneaux installés sur la route départementale (photos ci-dessus) interdisent de tourner vers la voie. Cette signalisation s’adressant à tout le monde, les riverains ne peuvent plus rentrer chez eux, hormis à pied. Par ailleurs, la réglementation ne permet pas de poser des panneaux de « Sens interdit » à la fois aux deux extrémités d’une voie. Si un sens est interdit, l’autre sens est forcément autorisé. Photos Gilles Petit
Dans l’épisode précédent, il est dit que les véhicules roulent trop vite dans cette courte descente. Alors, la municipalité a instauré un stop à l’intersection basse et tracé des cases de stationnement en chicane. On comprend ce stop, mais on se demande le bien fondé des cases. En effet, on fait ralentir les véhicules des résidents qui doivent obligatoirement s’arrêter chez eux. Photo Gilles Petit
Enfin, la cerise sur le gâteau, les véhicules des riverains qui auraient enfreint la signalisation pré-citée se voient interdits de tourner en direction du centre-bourg. Parce qu’ils risquent de virer trop vite, semble-il. Dans ce cas, à quoi peut bien servir le stop. En réalité, il s’avère que ce panneau s’adresse aux conducteurs étourdis qui se seraient engagés dans la rue Main et qui souhaiteraient ne pas s’arrêter à la bande blanche. On notera que : – le panneau d’interdiction de tourner est fixé sur le même support que le stop, en dépit de la réglementation ; – le manque de visibilité depuis la bande blanche. Photo Gilles Petit

Informations complémentaires : chez SES, les panneaux « Sens Interdit » et « Défense de tourner à gauche » valent chacun 75,50 € HT ; chaque panonceau « Sauf riverains » coûte 50,00 € HT ; les poteaux valent entre 20,00 € HT et 50,00 € HT ; les colliers de fixation entre 10,00 € HT et 20,00 € HT chacun ; la peinture revient à 74,50 € HT le pot de 7 kg ou 219,50 € HT le 25 kg. Il convient de rajouter la main d’œuvre et le temps passé. Plus le financement d’une étude, avec déplacements sur site, menée par les services du Conseil Départemental des Deux-Sèvres.

Par ailleurs, le panneau indiquant le chemin le plus facile pour rejoindre l’hôtel Au Marais situé sur le Quai Louis-Tardy, a été occulté à l’entrée de la rue Main. Les clients doivent dorénavant suivre un véritable jeu de piste. Photo Gilles Petit

COULON : 15ème édition des randonnées La Maraîchine, dimanche 12 juin 2022

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L’association coulonnaise Les Cyclos de la Venise Verte organise sa 15ème édition de La Maraîchine, dimanche 12 juin 2022. Une journée de randonnées pédestres et cyclistes dans les Marais mouillés du Marais Poitevin.

Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.

Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme.

Toute l’année, Les Cyclos de la Venise Verte proposent des parcours hebdomadaires d’une grande variété au fil des routes du Marais Poitevin, de la Gâtine deux-sévrienne et des régions limitrophes. Il ne s’agit pas de compétition, mais, selon les dirigeants du club : « Pour favoriser la cohésion et pour que chacun puisse prendre plaisir à pédaler dans un peloton homogène, après une heure de route ensemble, des groupes peuvent se former. Vous choisissez votre rythme, notre devise : on part ensemble, on rentre ensemble. » 

Dimanche 12 juin 2022, La Maraîchine proposera sept circuits, entièrement fléchés, dont deux pédestres. Les tracés de ces circuits sont consultables sur le site internet de l’association : christian.gachignard.free.fr.

Les circuits 

 VTC Famille : 25 km

 VTT/GRAVEL : 55 km et 70 km

 Cyclos Route : 60 km et 90 km

 Marche : 6 km et 12 km

Un casse-croûte sera servi sur les parcours

Les randonnées de La Maraîchine sont ouvertes à tous(tes) sportifs(ves), licencié(e)s ou non. Sans esprit de compétition, en respectant le code de la route, en portant un casque, sans la moindre atteinte à l’environnement. On notera que les participants âgés de moins de 18 ans circuleront sous la responsabilité des parents.

La Maraîchine : Inscriptions uniquement sur place au départ entre 7 heures et 10 heures, dimanche 12 juin 2022 Coulon (Deux-Sèvres France)

Plaine-parking-aire d’accueil des camping-cars de l’Autremont, route D123, direction Irleau à Coulon.

COULON : A « la grange de Camille », saison 2022, l’art pariétal et le numérique côtoient la peinture, la sculpture et le métal

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Photographie, peinture, sculpture, histoires en papier, coloriage, « métalisme » . . . Pour sa 52ème saison, « la grange de Camille » a ouvert ses portes à dix artistes aux côtés des œuvres d’André Pignoux, le regretté fondateur de cet espace artistique atypique.

L’équipe, presque au complet, des artistes présents cette saison à « la grange de Camille » Il manque Elisabeth Blanchart Bouvier absente lors de l’inauguration et le regretté André Pignoux. Photo Gilles PETIT

Cette année, Sandrine Pignoux nous accueille dans « la grange de Camille », ce vivier d’artistes conçu par ses parents Cosette et André Pignoux. Cosette se remet, actuellement, d’un souci de santé. André n’est désormais présent qu’à travers ses photographies.

« Je suis ravie d’être présente pour l’ouverture de ce lieu emblématique de rencontre d’artistes fidèles au rendez-vous depuis 50 années, » déclare la maire de Coulon Anne-Sophie Guichet. « Je ne suis pas vraiment artiste dans l’âme et j’admire tout le travail qu’ils peuvent faire. La grange de Camille contribue à l’animation artistique de notre commune et bien plus car elle rayonne au delà de la commune. J’aurai une pensée pour André qui nous a quittés et Cosette qui n’est pas loin de nous. Quand on est dans ce lieu, on les sent, on les ressent, on les voit s’activer. On a les poils qui se dressent à chaque fois. Il y a toute cette histoire qui est touchante. « 

Les artistes :

Sandrine PIGNOUX

« L’idée était de faire des photos du Marais en couleur au départ et de les convertir en noir-et-blanc, pas toutes évidemment. Puis de faire ressortir de la couleur à certains endroits. Plus ça avance et plus le travail devient presque onirique.

Je pousse quelquefois les couleurs, la luminosité. . . C’est doux quand même. Le principe c’est vraiment ça. Celles qui sont restées en noir-et-blanc, souvent je retravaille la lumière et l’exposition. Ce qui peut donner des photos qui me font penser à des tableaux japonais. Le traitement numérique donne toute cette palette à ce travail. C’est ce qui est intéressant.« 

Christiane GILBERT

« Au départ, je peignais à l’huile des œuvres plutôt figuratives. Je suis passée à l’abstrait pour certaines expositions. Je cherche la lumière, le mouvement. Je suis passée aussi de l’huile à l’acrylique.

Maintenant, je fais aussi des peintures semi-abstraites inspirées de la nature, de la mer. L’énergie des arbres me parle énormément. Et je compte donner du bonheur à travers mes toiles, le plus coloré possible, le plus lumineux possible. Ce dont on a envie, c’est qu’une toile parle et qu’on aille au-delà de ce qu’on voit. En abstrait, on ne voit rien, mais ce n’est qu’une peinture à émotion. C’est plus pour apporter ce bien-être. C’est un peu comme une mission, on peint pour que ce soit vu. C’est ma troisième participation ici dans cette belle équipe de la grange de Camille très conviviale, très sympa. Partage, bonne humeur. . . » Christiane Gilbert est commissaire d’expos à Vouvant (Vendée) et vice-présidente de l’association « Vouvant village de peintre ».

Pierre REBICHON

« J’essaie de mêler une image à un texte ; un texte à une image. Dans ma carrière, j’étais graphiste, je faisais des affiches. J’ai gardé cet esprit. L’image compte autant que le texte et vice-versa. J’aime bien les jeux de mots. Certains m’ont appelé le Coluche pictural, ce qui est assez flatteur, mine de rien.

Et comme on n’arrive pas trop à me classer dans les styles, je me suis créé ma propre école qui s’appelle le baroquefort : c’est baroque et c’est fort. » Un clin d’œil à sa grand-mère qui a travaillé dans les caves de Roquefort dès l’âge de treize ans. « Je fais des tableaux avec un code couleurs toujours identique de huit couleurs. Je ne fais aucune recherche de couleurs. Ça ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse, c’est un visuel assez précis. Je scanne mes toiles, j’enlève mes couleurs et, une fois que les couleurs sont supprimées, je mets ces tableaux sur le site internet http://www.coloriagepourtous.fr. » Le public de tout âge peut ainsi télécharger gratuitement des vues pour les colorier, à sa guise. « C’est la troisième fois que je viens à la grange de Camille. Je pense à Cosette qu’on attend avec impatience. On lui fait de gros bisous.« 

Patrick GELINEAU

« Ce travail, je le fais depuis pas mal d’années déjà. Mon dernier métier était encadreur. J’ai encadré des œuvres d’artistes régionaux ; ce qui m’a permis d’étoffer ma palette de travail. Je fréquente la grange de Camille depuis deux ans dans une ambiance chaleureuse, familiale. On s’entend tous très bien. » Patrick Gélineau est un peintre pastelliste qui travaille beaucoup en technique mixte.

Daniel MAR

« Je raconte des histoires avec du papier essentiellement blanc. Je mélange différentes techniques qui sont propres aux arts du papier. Tout le monde connait l’origami. Il m’arrive de l’utiliser, mais je ne suis pas à l’aise avec cette technique.

Par contre, il y a sept ou huit techniques que j’utilise comme le quilling, la sculpture papier, le slide forme … Mais ce qui m’intéresse vraiment, est de raconter des histoires avec ce papier, faire passer un maximum d’émotion avec un minimum de moyen. La grange semble éternelle depuis 52 ans maintenant. C’est un cadre remarquable tout le temps avec cet esprit de convivialité permanent.« 

Phil LEJEUNE

« J’utilise les techniques des hommes des cavernes d’il y a 20 000 ans. Eux utilisaient du charbon de bois, moi je brûle le bois au chalumeau pour avoir du noir. Ils utilisaient des ocres du Lubéron, des pigments naturels que je cire ensuite, tout simplement.

Et je rajoute des mains qui sont en l’occurrence les mains de mon petit fils quand il avait huit mois, puisque sur les parois ornées, on avait des mains en positif et en négatif. Accessoirement, je mets aussi de la lumière derrière certaines de mes sculptures puisqu’on a aussi retrouvé des lampes à huile et des lampes à graisse. Voilà mon hommage aux précurseurs, à ceux qui nous ont ouvert la voie et qui étaient des artistes contemporains de nous. On n’a rien fait de mieux, rien fait de plus. Toutes mes œuvres ont une histoire, toutes portent quelque chose.« 

Danielle BAUDRY

« J’ai caché un petit objet dans ce tableau. Un objet qui marque la date de signature du tableau. Un clin d’œil. Sur celui-là uniquement car il a été fait au début de la guerre en Ukraine. Je peins beaucoup de choses oniriques plutôt dans le symbolisme.

J’ai également des marines et le Marais Poitevin. J’ai fait aussi un tableau par rapport à un poème de Baudelaire qui montre un pilier fait de livres dans la forêt, et la mer, la nature.

Élisabeth BLANCHART-BOUVIER

L’artiste est spécialisée en arts plastiques. En l’année 2000, elle se tourne vers la sculpture, plutôt figurative. Elle pratique aussi la peinture en imaginant des mondes surréels, étranges, dont l’image finale serait le fruit du hasard.

Fredy GAUTIER

Fredy Gautier recycle les vieux outils en métal, pour leur redonner une âme en une œuvre d’art assemblée par soudure. Au fil des vide-greniers, « le naturel est revenu au galop, » dit-il. Et il a trouvé son « véritable espace de liberté créative dans la sculpture« .

Anne CORASSANT BOUFFARD

L’artiste céramiste Anne Corassant Bouffard présente de nombreuses œuvres toute la saison estivale dans « la grange de Camille »

Au fil de l’exposition-vente

Organisée par l’association Coulon Rive Gauche, l’exposition est ouverte à partir de 14h30 tous les weekends de mai, puis tous les jours du 1er juin au 2 octobre 2022.
Élisabeth BLANCHART, Danielle BAUDRY, Anne CORASSANT BOUFFARD, Fredy GAUTIER, Patrick GÉLINEAU, Christiane GILBERT, Phil LEJEUNE, Daniel MAR, Sandrine PIGNOUX, Pierre REBICHON assurent des permanences toute la saison à « la grange de Camille » n° 75 chemin de Halage 79510 COULON.

Gilles PETIT

Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leurs auteurs. Photos Gilles Petit

L’histoire des 50 ans de « la grange de Camille » est à revivre au lien suivant : https://wp.me/p61nmR-NR

Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI

COULON (79) : Ouverture d’un nouveau gîte familial : le « Gîte de la Coulonnerie »

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Un nouvel hébergement touristique vient d’ouvrir à Coulon (Deux-Sèvres – France) au cœur du Marais Poitevin. Le « Gîte de la Coulonnerie » est une ancienne ferme située dans le centre-bourg historique de la capitale de la Venise Verte.

Gîte de la Coulonnerie

Le « Gîte de la Coulonnerie » est aménagé dans une grande maison familiale en pierres de taille datant du 18ème siècle et remaniée fin 19ème. D’architecture typique de Coulon, possédant deux cours privées, l’une close, l’autre ouverte offrant un parking réservé. Le bâtiment est idéalement situé au cœur du village maraîchin dans un secteur très calme, proche de nombreux commerces et services, d’établissements de restauration, de l’éco-musée « La Maison du Marais Poitevin ». . . , ainsi que des quais de la Sèvre Niortaise pourvus de plusieurs embarcadères proposant la location de barques et canoës, avec ou sans guides.

Le Marais Poitevin

Seconde zone humide de France s’étendant sur trois départements (Deux-Sèvres, Charente-Maritime et Vendée) et deux régions (Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire) , le Marais Poitevin est composé de trois paysages différents d’une grande richesse écologique :

les marais mouillés, aussi appelés Venise Verte, avec leurs canaux bordés de frênes têtards et de peupliers ;

les marais desséchés, vaste zone de prairies humides s’étendant jusqu’à l’océan ;

le littoral et ses 150 km de côtes, dont la Baie de l’Aiguillon, estuaire des principaux fleuves irriguant les marais.

Le village de Coulon

Habité depuis le Néolithique, le village de Coulon se situe sur le tracé de la voie romaine reliant Saintes, ancienne capitale de la Gaule Aquitaine, à Angers. Cette commune « péri-urbaine » de 2 318 habitants, au 1er janvier 2020, qui longe la Sèvre Niortaise, est considérée comme la capitale du Marais Poitevin. De sa place centrale partent les rues principales du bourg, interconnectées par nombre de petites ruelles et venelles piétonnes. En face et en aval de Coulon, s’étend la partie principale de la Venise Verte avec ses nombreux canaux. Plusieurs pistes pédestres et cyclistes sillonnent la commune.

Gîte de la Coulonnerie
3 chambres – Salon – Salle à manger
Cuisine équipée
Salle d’eau
6 Ruelle de la Coulonnerie
79510 COULON, France

Tél. : +33 (0)7 88 17 67 56 Courriel : bienvenue@gitedelacoulonnerie.com

Site : https://gitedelacoulonnerie.com

COULON (79) : Réhabilitation de la voirie du Quai Louis-Tardy

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Intitulé par la municipalité coulonnaise « Au fil des quais », un atelier-diagnostique a réuni les responsables d’embarcadères touristiques, des habitants riverains et la chargée d’études, en présence de messieurs l’inspecteur des sites et l’Architecte des Bâtiments de France. Le but : essayer d’harmoniser le patrimoine architectural avec le futur revêtement de la voirie du Quai Louis-Tardy.

Une partie du Quai Louis-Tardy (rive à gauche) en bordure de Sèvre Niortaise à Coulon (79)

Le Quai Louis-Tardy est l’artère emblématique du cœur de village puisqu’il concentre la totalité des embarcadères professionnels et une grande partie des commerces (restaurants, hôtel…). Ce lieu touristique incontournable de Coulon, où convergent tous les visiteurs, a une chaussée en partie endommagée. Il devrait donc être en harmonie avec les autres rues et places honteusement réhabilitées, ces dernières années, avec du béton. Le projet prévoit de traiter non seulement l’aspect architectural et environnemental de cette voie en utilisant des matériaux simples et d’origine locale, mais également le problème de la circulation, du stationnement et du cheminement piéton et cycliste avec un accent tout particulier mis sur la sécurité et l’accessibilité. D’un linéaire relativement important, le projet est scindé en quatre secteurs.

Ce « projet majeur » consiste à restaurer l’ensemble de la voirie du Quai Louis-Tardy à Coulon, du pont sous la Route Départementale n°1 jusqu’à la plaine de l’Autremont (non comprise), voire « un peu plus en fonction de la capacité d’action une fois qu’on aura le projet élaboré », précise M. Dominique Giret, 1er adjoint au maire.

Au mois d’octobre 2020, une consultation avait été lancée pour une mission de maîtrise d’œuvre. Sur les huit bureaux d’études qui ont répondu, les membres de la commission d’appel d’offres ont retenu le bureau d’études dci-Environnement, basé à Boufféré en Vendée, lequel propose de réaliser ce programme environnemental pour un montant d’honoraires de 24 200 € HT (la mission de base) + 1000 € HT pour l’option «atelier diagnostique en marchant». La durée de la mission est évaluée à 49.50 jours. Les plans seraient présentés avant cet été, pour un début de chantier envisagé en début d’hiver prochain.

Une visite déambulatoire

Conduit par M. Giret et Mme Mélisande Bertrais, de la Cellule conception chez dci-Environnement, cet « atelier-diagnostique en marchant » a eu lieu sous forme de deux heures de déambulation sur les quais de la Sèvre Niortaise à laquelle étaient conviés les habitants de la commune, principalement ceux résidant sur les quais, et l’ensemble des acteurs touristiques concernés par ce projet.

Photo Gilles Petit

Étaient également présents (de gauche à droite) MM. Jean Richer, urbaniste, géographe et Architecte des Bâtiments de France (ABF) en Deux-Sèvres auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Nouvelle-Aquitaine, et Sylvain Provost, inspecteur des sites à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). On notera que l’ABF intervient car le village est compris dans le périmètre architectural de l’église de la Sainte-Trinité, alors que la DREAL intervient car les quais (et uniquement les quais, pas les bâtiments riverains) sont inclus dans le site classé qu’est le Marais Poitevin.

Photo Gilles Petit

Une reconnaissance des lieux

Après avoir recensé les nombreuses informations recueillies par sa technicienne, Mélisande Bertrais (à gauche en compagnie de Dominique Giret), le bureau d’études va travailler sur « les principes techniques en matière de restauration sur l’ensemble du Quai Louis-Tardy ».

Photo Gilles Petit

M. Giret explique : « Seront chiffrés la totalité des quais, [de la plaine de l’Autremont, non comprise, jusqu’au pont de la route départementale] sur près d’un kilomètre, mais nous connaissons déjà notre capacité financière limitée à 500 000 €. Il s’agira ensuite en fonction du coût au mètre linéaire de voir quelle portion on peut faire pour positionner les travaux. Du fait des premières estimations, il semble qu’on ne soit pas en capacité de réaliser la totalité linéaire des quais. Cette discussion, on l’aura quand on aura le devis. Évidemment, nous ferons le plus possible et ce ne sera qu’une première phase si nous ne pouvons pas couvrir l’ensemble linéaire. »

Les dépenses de réhabilitation du Quai Louis-Tardy, estimées à 506.200 €, seraient subventionnées par des dotations du Département et de l’Etat, au titre de la DTER 2021 (dotation des territoires ruraux).

Louis Tardy

Né à Coulon (79) le 4 juin 1875 et mort à Paris le 6 mai 1961, Louis Tardy était ingénieur agronome et banquier. Il fut également maire de Coulon à partir de 1947 jusqu’à sa mort à l’âge de 86 ans. En 1901, il participe à la fondation de la Caisse régionale de Crédit Agricole d’Île-de-France, qu’il dirige jusqu’en 1904. Après la Première Guerre mondiale, il est nommé directeur du Crédit Agricole. En 1940, il revient à Coulon et devient administrateur puis président de la Caisse régionale de Crédit Agricole des Deux-Sèvres.

Document : « Histoire de Coulon de A à Z » auteurs Jacques Altmeyer-Carrio et Jean-Louis Gibaud 2016 Geste Editions

Les Grands Travaux du Marais Poitevin, lancés par Monsieur le Président de la République François Mitterrand le 4 février 1992 à Arçais, ont permis de réhabiliter une partie de la rive droite de la Sèvre Niortaise à Coulon. Un chantier qui a débuté le jeudi 15 septembre 1994 jusqu’en juin 1995, à l’issue d’études débutées le 18 décembre 1992. Une mémorable fête d’inauguration de cette première tranche de restructuration et de réhabilitation du Quai Louis-Tardy s’est déroulée le samedi 7 octobre 1995.
Engagée en janvier 2000 de façon identique à la tranche déjà exécutée, la restauration des berges a connu en 2002 deux nouvelles phases de réalisation : de la rue de l’Église à la rue du Château-Bas, puis de la rue du Château-Bas à la Ruelle du Four.


Si, à cette occasion, la Grande Rue (la rue de l’Eglise actuelle) retrouvait sa cale d’antan, recouverte par un embarcadère pour personnes handicapées adossé à un mur de pierres formant anti-corps. Un ponton, inauguré en grande pompe le 11 juillet 1990 par M. Michel Gillibert, alors secrétaire d’État, qui n’a jamais été utilisé comme tel.

Et quid des évailles (crues) ?

Les participants à cet « atelier-diagnostique en marchant » se sont arrêtés devant chaque habitation (ou presque) pour étudier leur aspect extérieur. Ici, la chargée d’études s’est notamment intéressée aux bordures de trottoirs et des riverains ont profité de l’occasion pour dénoncer l’esthétique des guérites des embarcadères. Photo Gilles Petit

Gilles PETIT

Avant toute intervention sur la voirie du Quai Louis-Tardy à Coulon, il faudra régler ce problème sous-jacent. Photos Gilles Petit

MARAIS POITEVIN : le « nouveau » policier municipal de Coulon (79) est déjà reparti.

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Arrivé à Coulon (Deux-Sèvres) le 1er mars 2018, le policier municipal « nouveau » est reparti le 1er septembre 2020. Les élus locaux attendent un troisième.

A Coulon, les policiers se suivent mais ne se ressemblent pas. En mars 2018, nous écrivions : « Après une période d’adaptation, M. Fauchez risque de s’ennuyer à Coulon. ». Il ne sera resté que vingt-neuf mois durant lesquels la population n’a toujours pas compris l’intérêt d’un tel poste dans leur petite commune.

Pour rappel, à l’issue d’une laborieuse première expérience de Police municipale, le premier agent en poste à Coulon avait démissionné en juin 2017.

 A l’issue de la réunion du Conseil municipal du 9 juillet 2020, pour la première fois dans l’histoire de la localité, des Coulonnais ont participé au «quart d’heure citoyen» sous forme de questions – réponses. A cette occasion, M. Patrice Huleux a posé aux élus LA question qui brûlait les lèvres de presque tous les autochtones : « avoir des précisions sur la fonction du policier municipal, sa rémunération, ses horaires, son emploi du temps, ses attributions, le coût de fonctionnement du service et l’utilité de ce poste sur la commune. »

Quid des compétences d’un policier municipal ?

L’adjoint au maire, délégué à la sécurité, M. Fabrice Berjonneau, a répondu : « la réglementation interdit de divulguer les données à caractère privé concernant les agents de la collectivité, dont leur rémunération. » Nous n’avons pas connaissance d’une telle réglementation, si ce n’est l’usage. En revanche, il n’y a pas de confidentialité dans les finances publiques, car tout est. . . public. Il devait donc donner le montant de la ligne du budget consacré au poste de police municipale. Désormais, avec ce second départ, le Conseil devra clairement rendre des comptes aux habitants lors de la prochaine session budgétaire.

Dans notre article publié en 2018, nous signalions : Selon la Gazette, le journal des communes, départements et régions de France, la rémunération des agents de Police municipale a été revalorisée au 1er janvier 2017 (décret n°2017-398 du 24 mars 2017). Ainsi, le « traitement indiciaire brut mensuel (montants indicatifs) des grades brigadiers chef principal et chef de service de Police municipale est porté, au 1er février 2017, de 1 537 euros environ en début de carrière à 2 310 euros environ en fin de carrière (échelon spécial, chef de service). » De plus, de nouvelles « bonifications indiciaires » peuvent être perçues, ainsi qu’une participation récente au « régime indemnitaire ».

Pour qu’il assure ses fonctions, il a fallu acheter (1 000 €, plus de 180 000 km) et équiper une voiture diesel du matériel réglementaire, à savoir, une rampe lumineuse, des avertisseurs sonores et la sérigraphie « Police municipale ». Le coût de cet équipement était de 4 710 euros. Il convenait d’ajouter la main d’œuvre pour l’installation et la participation à l’armement du policier, à hauteur de 2 500 euros, afin que ce dernier conserve son habilitation de port d’arme, durant son passage à Coulon. Enfin, qui dit arme dit protection, pour 300 euros, les Coulonnais ont aidé à l’achat d’un gilet pare-balles (valeur 550 euros).

L’adjoint au maire a dressé une longue et insipide liste de tâches revenant au policier en poste : « En ce qui concerne ses horaires de travail et son emploi du temps, il occupe un poste à temps complet avec des horaires de travail différenciés hiver/été. La communication de son emploi du temps précis et de ses horaires de travail n’est pas souhaitable pour maintenir «un effet de surprise» quant à sa présence sur la commune. Ses attributions sont très larges. Elles comprennent des missions judiciaires et sécuritaires dont le maintien de l’ordre, la surveillance du territoire, la circulation et le stationnement, l’application des arrêtés du maire, la surveillance des manifestations, la police de l’urbanisme (contrôle des déclarations, autorisations, travaux, affichages . . .), la police de l’environnement (règlements relatifs au classement «site classé du Marais Poitevin», Natura 2000, Parc Naturel Régional), les chiens dangereux, les enquêtes de proximité . . . Il intervient également pour les opérations funéraires, il gère et surveille les occupations du domaine public y compris les autorisations fluviales, il intervient pour la surveillance et la gestion de l’aire de camping-cars. Il est responsable administrativement du Plan Communal de Sauvegarde, des dossiers accessibilité et de la sécurité des établissements recevant du public . . . Enfin, quant à son utilité, non seulement ce poste est indispensable dans une commune telle que Coulon mais l’extension du service serait souhaitable peut-être en partenariat avec les communes voisines. »

Ce monsieur devait être très occupé alors que les Coulonnais le croisaient peu sur le terrain, semble-t-il.

En bref, des tâches que les élus municipaux, les employés communaux et/ou les militaires de la Gendarmerie sont censés effectuer. Ce qui fonctionne dans la plupart des communes du même calibre.

Serait-ce là le premier « accroc » du tout nouveau Conseil municipal de Coulon ? Seul un référendum local pourrait confirmer ou infirmer ce sentiment d’inutilité d’un tel poste. On notera que la suppression de ce poste permettrait, financièrement, d’embaucher deux personnes aux services techniques. Des « emplois productifs » dit-on !

Recrutement d’un troisième policier !

Toujours est-il que lors de sa réunion du 17 septembre dernier, les participants ont choisi de lancer une procédure de recrutement, libellée en ces termes : « Le Conseil municipal jugeant ce poste indispensable pour la commune autorise donc madame le maire à engager ces procédures de recrutement. Madame le maire rappelle que le policier municipal qui était en poste depuis le 1er mars 2018 a quitté la commune et a été nommé par mutation le 1er septembre 2020 dans une commune de Charente-Maritime. Il s’agit donc maintenant de lancer une procédure pour le recrutement d’un nouvel agent. S’il doit prendre ses fonctions au printemps, il faut d’ores et déjà procéder aux formalités de publicité de vacance de poste pour ensuite organiser des entretiens suite à la réception des candidatures, sachant que le candidat retenu aura un préavis de trois mois auprès de sa collectivité de départ. Le service «recrutement» du Centre Départemental de Gestion des Deux-Sèvres sera sollicité pour accompagner la collectivité dans toutes ces démarches. »

Attendre et voir !

Gilles PETIT

COULON (Deux-Sèvres) : une « Petite promenade historique » à la Prévert

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Sous la houlette de la commission patrimoine locale, les journées européennes du patrimoine ont été ponctuées par l’opération « Les Pierres nous racontent », une petite promenade historique dans le village de Coulon (79), contée par deux comédiens.

Les comédiens Pierre-Jean Calmel (à gauche) et Céline Bernard ont conté le patrimoine de Coulon (79) Photo Gilles PETIT

Les arbres comme les pierres nous racontent Photo Gilles PETIT

D’entrée, sur le parvis du Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), Pierrette et Pierre, alias respectivement Céline Bernard et Pierre-Jean Calmel, annoncent « nous allons ouvrir un livre d’images et pouvoir découvrir ce merveilleux patrimoine », sis au bourg de Coulon. En trois promenades, une centaine de personnes ont suivi les comédiens, membres des compagnies « La Part Belle » et Théâtre Roger-Blin, au fil des ruelles, des rues, des places et des monuments de cette localité maraîchine.

Avant de se lancer dans l’aventure, les participants étaient d’abord invités à suivre la riche exposition présentée dans les locaux du CSCM, place de la Coutume. Le but, plonger les visiteurs au cœur des siècles passés de Coulon et du Golfe des Pictons, à l’aide de plans, de photographies, de témoignages, de documents édités en recueils, . . ., fruits des recherches effectuées par le collectif local « Histoire et patrimoine ».

Durant une heure et demie chaque séance, Pierrette et Pierre ont dressé un véritable inventaire à la Prévert, suivant la mise en scène de Mme Cosette Pignoux, du Théâtre Roger-Blin de Coulon, qui a également élaboré les dialogues.

Les pierres nous racontent Alphonse Clochard « l’Amiral d’eau douce » devant sa maison Photo Gilles PETIT

Dans un désordre organisé, les personnages ont tracé : l’origine de la Coutume, « la TVA d’aujourd’hui » ; l’ancienne prison ; les 80 boulins du bâtiment qui abrite la Maison du Marais Poitevin ; le reprofilage en 1908 de la Sèvre Niortaise traversant Coulon ; la reconstruction, vers 1960, en béton de la fameuse passerelle qui était précédemment (1879) en bois, construite à la suite de la noyade d’un enfant ; le recueil du préfet Dupin critiquant « l’habitant du Marais et sa manière de vivre » ; l’artiste peintre et personnage entreprenant, Hélène Colin-Lefrancq qui a réalisé de nombreuses toiles sur le Marais dont Coulon dans les années 1920 ; « le prêchoir qui n’est pas un prêchoir » à l’église de la sainte-Trinité, sur lequel Pierre a prêché l’histoire du monument ; la première excursion dans la « Hollande en miniature entre Coulon et La Garette » le 15 août 1907, ainsi que des poèmes du journaliste, écrivain et critique d’art Henri Clouzot (1865-1941) ; l’évocation (selon un texte rédigé par M. Jean-Louis Gibaud qui a fait des recherches historiques) des premières promenades touristiques en 1913 encouragées par le Syndicat d’Initiative Poitou-Saintonge-Aunis-Vendée, devant la maison d’Alphonse Clochard surnommé en 1922 « l’amiral d’eau douce » ; la forteresse de la place de la Pêchoire élevée contre les vikings ; la réfection des bords de Sèvre Niortaise dans les années 1990 ; l’édification en 1962, du « grand pont » de la route départementale Magné-Benet, un pont innovant sans pilier racheté par Hippolyte Main ; l’œuvre de Louis Perceau, bibliographe de littérature érotique, amateur et théoricien de contrepèteries, auteur des Contes de la Pigouille, résistant, humaniste militant, défenseur de la laïcité et de la liberté ; cet homme politique et poète-conteur à forte personnalité a donné son nom à la bibliothèque de Coulon ; la « légende du bras rouge » qui tire les enfants qui se penchent trop au-dessus de l’eau ; la chasse au bitard, un « attrape couillons » ; l’utilisation du four banal de la rue du Four ; le vendeur de frites Fred Gouin, ce « chanteur à voix d’or » retiré à Coulon en 1952, célèbre pour sa reprise du « Temps des cerises » et « La chanson des blés d’or » (interprétée par Fred Gouin à écouter au lien suivant : https://youtu.be/f2XmkAst62Y).

Pierrette et Pierre étaient accompagnés d’acteurs amateurs du Théâtre Roger-Blin qui ont interprété quelques textes lus par les comédiens. Photo Gilles PETIT

Mais aussi, les terribles « pots de chambre » des garçons ; la première école de Coulon située au cœur du bourg jusqu’en 1935 ; l’arbre de la Liberté (re)planté par Louis Tardy en 1948 à l’occasion du centenaire de la Révolution devant lequel l’assistance a entonné « Le chant des ouvriers », qui devint l’hymne de la Révolution de 1848, écrit, en 1846, par Pierre Dupont ( un rappel au lien suivant : https://youtu.be/B5A9Ic6r6t8) ; etc.

Gilles PETIT

L’autrice locale Madeleine Michel (à gauche) en compagnie de Yves et Véronique Chériaux (photographes) à l’occasion de la parution du livre commun « Venise Verte, lettres d’Amour » le 14 octobre 1995 à Magné (79 )  Photo Gilles PETIT

Texte de Madeleine Michel grande poétesse de Coulon et du Marais.

Installés chacun à une fenêtre en vis à vis dans la cour d’une ancienne ferme, les comédiens ont lu un texte de Madeleine Michel « Village ». Photo Gilles PETIT

Village, je te porte en mon sein ; Village je te porte en mon sein comme un enfant, tu es le fruit de mes attentes, j’accouche de toi, je te reconnais pour mien, tu ressembles à ceux qui t’engendrèrent ; Tu es le fils du cloutier, du sabotier, du tissier, du maréchal-ferrant, du charron, du passeur, du bourrelier, de l’horloger, du tailleur d’habits ; Je les ai tant couchés dans le creux de mes songes que je suis devenue l’épouse de chacun, chacun bien appliqué à sa tâche, de cloutier, de sabotier, de tissier, de maréchal-ferrant, de charron, de passeur, de bourrelier, d’horloger, de tailleur d’habits, de sonneur de cloches, de maraîchin pêcheur ; Village, bercé par le vent des quatre saisons, des quatre horizons ; Village, nom commun, masculin, singulier, nom de chose ; Village, nom propre ou honnête, d’honnêtes demeures, de linge sentant l’iris et le lessi, saines moissons, de cheptels mort et vif, d’actes notariés, de donation au dernier vivant, de testaments olographes, de ventes à la bougie, de déballages forains, de panerées de légumes, de fromages sur feuille, de caillebotte égouttant dans des pots de grès, de sauce à la pire, de civet, de poires cuites dans le vin rouge ; Village détrempé, marais, terrées, chemins cahoteux ; Village fanfare, Sambre et Meuse ; Village tambour de garde-champêtre, père Girard quasi-centenaire ; Village facteur Cheval, facteur rural ; Village retraite aux flambeaux ; Village dont le couchant rouge annonçait la guerre ; Village portant nouvelles de ruelles en rues, jusqu’en perdre plaine, carrioles, tombereaux, frein à manivelle tournée dans les descentes, fagotées, charretées, batelées, traînes remontant vers les scieries ; Village né de tous ces hommes occupés à te faire et ne le sachant pas, je te rafistole, te remembre, te recompose, mais, serai-je assez forte et de bonne endurance, pour te rendre vivant à ceux qui veulent savoir jusqu’aux noms de tes rues, jusqu’à tes coutumes, proverbes, dictons, réjouissances ; On bâtit maisons neuves à travers toi, on taille, ajuste, corrige des murs anciens ; On peint de toutes couleurs les nouveaux logis pour de nouveaux occupants ; Qui donc peut m’écouter, s’intéresser à toi, tel que tu fus à l’époque où je te croyais durable, immuable, gardien de toutes les traditions. Ne sachant pas, village talisman que te perdre, talisman, serait pour moi le don de la mauvaise fée, serait ma propre défaite.