Commune de Coulon (79)
Tourisme en Deux-Sèvres : des Plans cavaliers pour les « Petites Cités de Caractère® »
L’Agence de Développement Touristique des Deux-Sèvres et l’Association Régionale des Petites Cités de Caractère® en Poitou-Charentes (ARPCC) viennent de faire un beau cadeau aux neuf communes deux-sévriennes bénéficiant du label « Petites Cités de Caractère® » : un plan cavalier pour chacune d’elles. L’architecte-dessinateur Damien Cabiron a détaillé la création d’un tel plan et les exploitations possibles.


MM Romain Dupeyrou, Gilbert Favreau et Damien Delage, respectivement présidents de l’Agence de Développement Touristique 79, du Conseil départemental 79 et de l’ARPCC, ont accueilli, lundi 10 octobre 2016, des acteurs locaux du tourisme et élus des communes concernées, dans le « Manège » du Conseil départemental. Cet imposant et majestueux « Manège » est situé dans l’aile nord de l’ancienne caserne Du Guesclin sur le Mail Lucie-Aubrac à Niort (Deux-Sèvres). Commencée en 1734 et achevée en 1752, la caserne a abrité jusqu’en 1919 des régiments de cavalerie dont le dernier occupant le 7ème Hussards, avant un régiment d’artillerie jusqu’en 1928. Le lieu était donc idéal pour présenter le plan cavalier. Sans jeu de mots.
Un plan cavalier !? Sur le premier panneau de l’exposition, en place dans le « Manège », M. Damien Cabiron, spécialiste dans l’art de représenter la ville à travers la perspective cavalière, donne cette définition : « Une ville, chacun le sait, est faite de plans et de projets. Pour vivre, il lui faut d’abord un dessin, des mesures d’anticipation, des équipements et des réseaux. Le plan cavalier, par son point de vue élevé et sa représentation combinant plan et élévation, constitue un grand relevé tranché net dans l’épaisseur et le secret de la ville, une manière de voir comment elle s’est tissée, comment elle s’est soudée à elle-même, constituée, épaissie. Émouvant état des lieux d’aujourd’hui, véritable miracle de l’édification et de la réalité, où comment il se fait que des centaines d’acteurs différents aient un jour parlé la même langue, réussi à fabriquer ce bijou serti sur son rocher, souple, aléatoire, long et sinueux, où d’étranges bâtiments se parlent sans se toucher . . . Modèle d’une ville à l’intérieur duquel chacun, soudain, voudrait intervenir. Sans que l’on sache très bien s’il s’agit de s’en inspirer, de le consolider ou de le modifier. »
Pourquoi « cavalier » ? On dit que ces plans représenteraient une ville vue de la hauteur d’un cavalier, à savoir, 1,70 mètre. Ces plans ne reflètent pas directement la réalité des sites. Ayant la même échelle en avant comme en arrière plans, ces dessins ne sont donc pas naturels pour l’œil humain. C’est, avant tout, un outil de relevé systématiquement utilisé par l’ingénieur, architecte militaire, urbaniste français, Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban. « Il s’agit d’un mode de représentation dans lequel les dimensions réelles sont respectées, largeur, profondeur et hauteur. A la différence de la perspective où les volumes diminuent de taille en fonction de leur éloignement, » souligne le dessinateur Damien Cabiron sur son site Internet (http://www.damiencabiron.fr). « Il s’agit d’une perspective globale ou plutôt d’une perspective axonométrique. Les choses sont représentées comme si l’observateur était infiniment éloigné de l’objet qu’il regarde. Rejeté à cette distance infinie, l’œil de ce spectateur céleste ne verrait jamais converger des droites parallèles entre elles. Ce point de vue théorique offre pour l’arpenteur, l’architecte ou l’ingénieur, l’immense avantage de conserver dans l’image la mesure des choses selon des échelles déterminées pour chaque direction de l’espace.«
Pas simple à comprendre ? En guise d’explications voici le canevas de plusieurs étapes de la création d’un plan cavalier, expliquées par le dessinateur :
L’Association des Petites Cités de Caractère® en Poitou-Charentes a pris en charge la réalisation de neuf plans cavaliers. En Deux-Sèvres, sont bénéficiaires les communes d’Airvault, Arçais, Celles-sur-Belle, Coulon, La-Mothe-Saint-Héray, Mauléon, Melle, Oiron et Saint-Loup-Lamairé. Et bientôt Chef-Boutonne. Elles pourront exploiter, morceler, agrandir, ces plans numérisés en de multiples déclinaisons en communication (touristique, . . .), en document technique ( prospections, simulations de nouveaux projets architecturaux, urbanistiques ou d’aménagements urbains). Mais aussi pour enrichir leurs sites internet, des publications sur divers supports comme des cartes postales . . .
Gilles Petit
- Le plan cavalier de Saint-Loup-sur-Thouet (Saint-Loup-Lamairé).
- Le plan cavalier de Celles-sur-Belle.
Crédit documents Damien Cabiron et Anne Holmberg, 103 rue des nouvelles, 39100 Dole Tél :03.84.72.96.69 ou 06.78.99.51.90
MARAIS POITEVIN : La Vélo Francette® chez Marinette à Coulon (Deux-Sèvres – France)
Après avoir hébergé M. Nicolas Moreau-Delacquis, le journaliste-vélo qui rédigeait alors le tout premier topo-guide pour La Vélo Francette®, paru en avril 2016, Mme Marinette Boisselier, gérante des chambres d’hôtes « Les Roseaux » installées à Coulon (Deux-Sèvres), a accueilli les Hollandais Jan et Margit Heitlager, venus, en . . . voiture, parcourir, à . . . vélo, des circuits annexes dans le Marais Mouillé du Marais Poitevin. Une étape dans un périple qui suit La Vélo Francette®, la dernière née des 43 véloroutes tracée entre Ouistreham (Normandie) et La Rochelle (Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes).

Jan et Margit Heitlager résident à De Haal, près de la ville de Oostzaan à une dizaine de kilomètres au nord d’Amsterdam, la capitale néerlandaise. Un pays d’eau, où « la nature est protégée » explique Jan, comparable au Marais Poitevin, seconde zone humide de France. Et plus exactement au Marais Mouillé, appelé « La Venise Verte ». C’est en découvrant le topo-guide La Vélo Francette®, rédigé en français car la version néerlandaise n’existe pas encore, que ces passionnés de cyclisme-loisir ont décidé de passer leurs vacances en France.

Quand ils parlent vélo, les Hollandais parlent en connaisseurs. « Pour nous, les Hollandais, la première destination de vacances, c’est la France, déclare M. Jan Heitlager. Chez nous, c’est tout plat, alors qu’en France, vous avez des collines, des montagnes, l’Alpe d’Huez. » Dans un français encore hésitant, aidé par le dictionnaire de Margit, le retraité précise : « Il y a deux catégories de cyclistes hollandais, ceux qui sont montagne et ceux qui sont plaine. Margit et moi sommes plutôt plaine. » Cependant, nos voyageurs ont remarqué la naissance d’une troisième catégorie : le vélo à assistance électrique. « Malheureusement, nous ne trouvons pas de bornes de rechargement sur les parcours balisés. » Selon Mme Boisselier : « Un créneau que la France devra occuper rapidement si elle veut rester compétitive. »
Après un premier arrêt d’une semaine autour d’Angers (Maine-et-Loire) et des châteaux de la Loire, pour la seconde étape de leur périple au fil de La Vélo Francette®, Jan et Margit Heitlager ont choisi un point central pour poser leur voiture dans le but de sillonner des parcours annexes balisés. Ils ont déniché l’adresse coulonnaise dans le topo-guide parmi les gîtes labellisés « Accueil Vélo ». « Retraités, pas vraiment fortunés, nous souhaitions nous reposer tout en visitant un marais totalement inconnu avant. » Ouverte en 2015, La Vélo Francette®, nouvel itinéraire de 630 km balisés, est conçue pour les « Cyclistes du dimanche, mordus du 2 roues ou amateurs de belles épopées ». Coulon ne se trouve pas sur le tracé initial (Niort – La Rochelle), lequel traverse les proches villages de Magné et La Garette. Mais il est proposé des variantes dont une dirige les cyclistes vers Coulon.
Gilles PETIT
Marinette et Patrice BOISSELIER Les Roseaux 285 route du Grand Coin 79510 COULON
Tél : 05.49.35.03.08; 06.71.26.10.74 ; mail : contact@lesroseaux.com
MARAIS POITEVIN : Le 42ème Rallye du Marais du Canoë-Kayak Niortais en vidéo
Chaque dernier week-end de juin, le Canoë-Kayak Niortais organise « la plus grande manifestation nocturne de canoë-kayak de France ». Une manifestation, reconnue par la Fédération Française de Canoë-Kayak, qui attire tous les ans, plus d’un millier de participants qui viennent de toute la France. Il s’agit d’un jeu de piste nocturne en canoë ou kayak dont le départ est donné de Coulon (79) à la nuit tombée . . .
L’équipe de Capt’Action79 a filmé tous les étages de cet événement, en vidéo HD, bien sûr ! Le montage est terminé. Voici le film après ces quelques images capturées au hasard des rushes. A l’insu du plein gré de notre monteur. C’est cadeau.
Images Gilles PETIT Capt’Action79
Vidéo, une réalisation Capt’Action79

COULON (Deux-Sèvres) : nouvelle « Petite Cité de caractère »
Comment une commune peut-elle passer du label national « Les Plus beaux Villages de France » au label régional « Les Petites Cités de caractère » ? Comme un jeune enfant quitte la maternelle pour la « grande école », en rêvant de grands projets. En effet, Coulon voit grand. Elle a dépassé la limite « adulte » de 2.000 habitants fixée par « Les Plus beaux Villages de France ». Cette commune maraîchine a eu du mal à acquérir un autre label, produit d’appel à touristes. La Région Poitou-Charentes, le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin et une AVAP (Aire de Valorisation Architecturale et Paysagère) sont venus à sa rescousse avec les moyens et les financements nécessaires.

Coulon, actuellement reconnu « Village fleuri » et « Terre saine« , est une ancienne « Station Verte de Vacances », le premier label écotourisme décerné, en 1993, conjointement aux communes de Coulon, Magné et Sansais-La Garette, dans le cadre de la Communauté de Communes de La Venise Verte, obtenu grâce au Comité départemental du tourisme des Deux-Sèvres (alors dirigé par M. Claude Dantou), puis perdu, en 2000, à la dissolution de cette intercommunalité. Est tombé peu après le label « Plus beau Village de France », jusqu’au 1er janvier 2009, date à laquelle la municipalité coulonnaise a renoncé à cette reconnaissance. Les frais d’adhésion étant trop élevés et pas assez efficaces, semble-t-il. De toute façon, la commune avait dépassé (depuis longtemps) « l’âge » maximal des 2.000 habitants. Entre-temps, les élus de l’époque avaient choisi d’adhérer au programme régional « Village de caractère » lancé par la Région Poitou-Charentes. Il s’agit d’un plan qui s’adresse aux communes, de moins de 6.000 habitants, sollicitant une intervention financière régionale en faveur d’une opération de restauration, de valorisation ou d’animation de leur patrimoine. A savoir : sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine rural présentant un intérêt historique, architectural, culturel et touristique ; sensibiliser le public à sa préservation et sa valorisation ; renforcer l’attractivité et la fréquentation toute l’année des communes signataires de la convention. Pour ce faire, il convient de respecter ces critères : être engagé dans une démarche visant en l’obtention du label « Les Petites Cités de caractère », disposer d’un patrimoine de qualité et d’un potentiel touristique avérés. Les communes admises pourront afficher, à leurs entrées de village, un beau panneau « Petite Cité de caractère » et, surtout, pourront bénéficier de subventions pouvant atteindre jusqu’à 35% du montant HT des travaux.
Fort de ce soutien, la commune de Coulon a déposé, en 2003, une première demande de labellisation. Mais la commission départementale de l’association interrégionale « Les Petites Cités de caractère » avait alors émis un avis défavorable. Le critère manquant était visé, en septembre 2009, quand le conseil municipal, poussé par les pouvoirs publics, a lancé une étude pour la mise en place d’une ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager) sur son territoire. Après une interruption de plusieurs mois en raison de modifications réglementaires liées à la transformation des ZPPAUP en AVAP (Aire de Valorisation Architecturale et Paysagère), cette étude a repris et arrive désormais à son terme. Sous l’étroite surveillance de la commission municipale « Urbanisme & environnement » et des partenaires que sont l’Architecte des Bâtiments de France, l’Inspecteur des sites de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) , l’architecte de l’association des « Petites Cités de Caractère », ainsi que celui du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin.
Un nouveau dossier a été déposé en juin dernier. Le 22 juin, il décrochait un avis favorable. Le 14 octobre 2015, le label est tombé dans l’escarcelle de la commune de Coulon. « On va faire partie de la cour des grands« , a réagi le maire de Coulon, Michel Simon, en ajoutant que « ce label appartient à tous les Coulonnais ! » Il faut préciser que la commune voisine d’Arçais, la grande « rivale touristique » de Coulon, a aussi décroché le titre « Petite Cité de caractère ». D’autres localités maraîchines adhérentes au Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, ce dernier détenant le label « Grand Site de France« , ont (comme Nieul-sur-l’Autize en Vendée) ou vont aussi avoir ce label. En Deux-Sèvres, sont titulaires : Airvault, Arçais, Celles-sur-Belle, Coulon, La-Mothe-Saint-Héray, Mauléon, Melle, Oiron et Saint-Loup-Lamairé ; En Vendée : Apremont, Faymoreau, Foussais-Payré, Mallièvre, Mouchamps, Nieul-sur-l’Autize et Vouvant ; En Charente-Maritime : Saint-Sauvant et Saint-Savinien.

Qu’apportent les labels aux populations concernés ? Rien, sinon un cadre de vie qui peut paraître agréable. En fait, ces labels, tout comme la structure Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, aident les collectivités à effectuer des travaux de mise en valeur du patrimoine, entre autres. Les habitants, eux, ne bénéficient d’aucune aide liée au(x) label(s), ils sont juste sensibilisés et incités à poursuivre la démarche, à leurs frais. Seuls des commerçants et artisans d’art tirent avantages des produits d’appel que sont les labels.
Même s’ils se réjouissent d’une telle notoriété, les autres Maraîchins subissent, en saison estivale, les flots de touristes en pestant contre les restrictions de circulation, de stationnement. . . et les cyclistes qui, fait nouveau, n’hésitent plus à « bousculer » les piétons pour se frayer le passage.
Gilles PETIT
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