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MARAIS POITEVIN : Le Maraisthon a fêté sa 10ème édition !

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Un petit tour à Coulon (79) au 10ème Maraisthon.

En photos, le dimanche 16 juin 2019.

Les résultats complets sur le site Internet du chronométreur officiel IPITOS : http://www.ipitos.com

Maraisthon 2019 : le départ des 252 participants au MARATHON. Photo Gilles Petit
MARAISTHON 2019 : Les médailles commémoratives remises aux seuls marathoniens, individuels et en duos. Photo Gilles Petit
Maraisthon 2019 : le départ des 327 participants au 10 km. Photo Gilles Petit
Maraisthon 2019 : Julie Migret, Miss Élégance Nationale 2019 a participé au 10 km. Photo Gilles Petit
Photo Gilles Petit
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EXPOSITION : Les Expos de l’Eté 2019 à Coulon (79)

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Installée dans les locaux du Centre Social et Culturel du Marais, place de la Coutume à Coulon, la Galerie des Bords de Sèvre accueille quinze artistes durant cette saison estivale 2019.

Réunis à l’occasion de la présentation de la saison 2019, les artistes se succèderont du 29 juin au 1er septembre 2019, au CSCM. Photo Gilles PETIT

 

Tourisme : Vers une extension de la Maison du Marais Poitevin à Coulon (Deux-Sèvres)

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Sous la maîtrise d’ouvrage du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, la Maison éponyme (MMP) située à Coulon (79) va étendre ses espaces de « compréhension du territoire » et d’expositions. A l’issue d’un an de « réflexion stratégique et d’études de faisabilité d’un pôle touristique et culturel du Grand Site du Marais Poitevin à Coulon », l’agence Scarabée de Bordeaux a rendu sa copie. Elle propose deux scenarii de positionnement : déplacer l’écomusée et le reconstruire; étendre le bâtiment actuel en englobant le Centre Social et Culturel du Marais voisin. Sans hésiter, et sans surprise, les acteurs économiques du secteur touristique et les élus locaux préconisent de maintenir la MMP dans le centre-bourg de Coulon.

Inscrite comme site d’accueil historique du Marais avec sa proximité immédiate des embarcadères, la Maison du Marais Poitevin a une valeur patrimoniale qui la classe naturellement dans la carte postale du Marais Poitevin. Photo Gilles PETIT du 6 février 2012.

Situé Place de la Coutume à Coulon, un bâtiment des XIVè et XVIIè siècles qui hébergeait, en partie, l’atelier du Théâtre Roger-Blin et le renommé Cabaret Le-Raton-Laveur, est considéré,en 1985, comme dangereux et interdit au public par les services de sécurité. Entre autres, une superbe verrière menaçait de se briser au-dessus d’une cour intérieure.

En 1987, sous l’impulsion de l’Association pour la promotion du musée de la pêche et du Marais Poitevin ainsi que de la commune, la Maison des Marais Mouillés a vu le jour avec l’appui du Parc Interrégional du Marais Poitevin. Le département des Deux-Sèvres et la région Poitou-Charentes avaient donné rapidement leur accord pour une mise en œuvre sur deux ans. Au printemps de cette même année, une première tranche de travaux (d’un budget de 3 millions de francs) a porté sur le gros œuvre et l’ouverture d’une unique salle d’exposition consacrée à la batellerie, accompagnée d’un montage diapositives.

L’entrée de la Maison des Marais Mouillés telle que les visiteurs la découvraient en 2002. Documentation Gilles Petit

Au printemps 1992, la Maison des Marais Mouillés fait peau neuve. Au centre de cette rénovation, le Maraiscope, une maquette mise en scène par un son et lumières. Mais l’année suivante, la Maison des Marais Mouillés a été réaménagée sans le « Maraiscope », ni même la couverture de la cour intérieure, et sans les équipements modernes initialement prévus. Le projet avait été revu et corrigé vers une réalisation plus traditionnelle respectant l’architecture des habitations du Marais.

 

Une partie des salles aménagées, en 2002, dans la Maison des Marais Mouillés. Documentation Gilles Petit

Avec 11.500 visiteurs en 1991, dix fois plus qu’en 1987, la Maison des Marais Mouillés devait devenir la plaque tournante du tourisme dans ce territoire. En mars 1993, le Maraiscope devait être l’attraction du musée, le centre majeur du circuit culturel des bords de Sèvre. Cette maquette de 20m² devait permettre aux visiteurs de découvrir l’histoire du Marais Poitevin, les vastes travaux hydrauliques réalisés, l’évolution du site, du néolithique jusqu’à l’époque contemporaine, le tout retracé en six scènes principales d’une vingtaine de minutes. Également, plusieurs expositions ont été créées traitant de la faune, de la flore, des habitants, des coutumes, des transports, des métiers spécifiques, des modes de pêche et de la batellerie. En 1993, la Maison a reçu 20.000 visiteurs. L’année suivante, elle a guidé 25.000 personnes de plusieurs nationalités.

Finalement, l’aménagement de l’écomusée Maison des Marais Mouillés a nécessité quatre ans de travaux qui se sont achevés en janvier 1995. Reposant sur une structure associative, la MMM a alors accueilli ses premiers visiteurs de la saison dès le mois de mars. Elle leur offrait désormais 700 m² d’expositions consacrées aux Marais et aux Maraîchins.

Le « Maraiscope » a été conçu avec des matériaux naturels par une toulousaine Valérie Ferjoux. Cette maquette, un détail photographié ici en 1995, est l’élément moteur d’un spectacle haut en images, sons et couleurs, qui explique clairement la formation du golfe des Pictons, le modelage du paysage actuel par les hommes et tous les éléments indispensables pour mieux comprendre et apprécier le Marais Poitevin. Photo documentation Gilles Petit

Quand la MMM devient la MMP !

Devenu un « centre d’interprétation » sous le nom de Maison du Marais Poitevin (MMP), ce pôle touristique et culturel couvrant l’ensemble du Marais étouffe dans sa « petite » maison. Au point qu’il doit absolument évoluer s’il ne veut pas péricliter. Selon le maire de Coulon : « Cette Maison vit des années difficiles. Elle est malgré tout appréciée. Vieillissante, elle a besoin d’être remise au goût du jour. C’est un outil d’expansion du territoire, indispensable notamment pour les gros acteurs économiques du Marais. C’est un point d’accueil qui rayonne sur l’ensemble du Marais. »

Subventionnée par le Conseil départemental des Deux-Sèvres et par l’AggloNiort appuyée par le Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, la commune avait lancé, l’an dernier, une étude de faisabilité d’extension de l’écomusée. En proposant ses services pour 40 000€ HT, l’agence bordelaise Scarabée avait alors remporté le marché.

Aujourd’hui, l’agence avance deux scenarii de positionnement : soit la MMP quitte la Place de la Coutume pour un autre site un peu excentré, à savoir un bâtiment neuf construit à proximité du parking de l’Autremont (le plus grand parking de Coulon) sur une parcelle qui appartient à la famille Dujardin; soit la MMP reste à sa position actuelle mais en poussant ses murs vers le bâtiment voisin qui héberge le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM). Dans les deux cas, il faudrait construire des locaux neufs, soit pour recréer la MMP, soit pour reloger le CSCM. L’un comme l’autre, les projets affichent un budget à sept chiffres.

« La grande faiblesse de la Maison réside dans sa composition intérieure difficile à adapter aux contraintes contemporaines de qualité et d’accueil du public, » explique le maire de Coulon. « Cette contrainte majeure impacte également le parcours de visite. L’équipement devra répondre à trois objectifs : esprit de compréhension du territoire [comprendre et orienter]; proposer une activité ludique [s’amuser, vivre une expérience]; approfondir [faire rester le visiteur plus longtemps sur site et le faire revenir plus souvent]. »

Lors d’une réunion organisée par le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, les acteurs économiques liés au tourisme se sont positionnés à 99,99 % des présents pour conserver le site actuel. Le lendemain, le conseil municipal de Coulon a voté à l’unanimité pour le scénario numéro 2. Le Département des Deux-Sèvres et la Communauté d’Agglomération du Niortais attendaient l’avis des élus locaux pour relancer le nouveau pôle touristique et culturel du Grand Site du Marais Poitevin à Coulon.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : Le lancement des Valeurs du Parc Naturel Régional

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En organisant la première édition de la « Fête de la transhumance par bateau », le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR) a officiellement lancé sa marque « Valeurs Parc Naturel Régional », samedi 1er juin 2019 sur le site de l’ancienne scierie du village de La Garette à Magné (79). L’occasion de promouvoir, entre autres, le travail des éleveurs locaux et la viande bovine qu’ils produisent.

« Elle est pas belle la maraîchine ? » Photo Gilles Petit

Les bovins du Marais Poitevin n’ont jamais connu de transhumance, du moins dans le sens littéral du mot. Selon un dictionnaire, la transhumance, du latin trans (de l’autre côté) et humus (la terre, le pays), est la migration périodique du bétail (bovidés, cervidés, équidés et ovins) entre les pâturages d’hiver et les pâturages d’été. Elle a pour objectif l’engraissement du troupeau, mais aussi sa reproduction. Elle se pratique sur tous les continents. Festive ou pas, elle remonterait au moins à 4 000 ans.

Dans le Marais mouillé du Marais Poitevin, le terme « transhumance » n’est guère approprié. Le site de La Garette a la particularité d’être constitué de petites parcelles de 5 à 10 hectares entourées d’eau couvrant les communes de Sansais-La Garette et Magné. N’étant pas accessibles par voie de terre, ces îlots n’étaient pas ou plus entretenus par leurs propriétaires respectifs. Face à la friche qui gagnait et à l’envasement du réseau hydraulique secondaire, le PNR a pris le bétail par les cornes en étroite relation, entre autres, avec des éleveurs du secteur. Ces derniers ont alors créé l’Association des éleveurs par bateau, présidée par un agriculteur coulonnais M. Dominique Moinet.

Chaque îlot sélectionné a bénéficié d’aménagements destinés à améliorer les conditions d’exploitation : la création de parcs de contention pour rassembler les animaux; la mise en place de franchissements permettant la circulation entre les parcelles; le curage des voies d’eau; la réhabilitation de l’ancienne scierie de La Garette en port technique pour l’entretien du Marais; et la mise à disposition d’un chaland bétaillère permettant le transport des bovins vers le site inaccessible par voie de terre.

M. Pierre-Guy Perrier, Président du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin. Photo Gilles Petit

« Il faut savoir que cette activité permet de maintenir des prairies naturelles. En effet, il est aujourd’hui possible de les maintenir en l’état grâce à l’action de nos amis éleveurs qui organisent cette transhumance d’une manière tout à fait originale, » explique M. Pierre-Guy Perrier, président du Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin.

Une satisfaction partagée par M. Xavier Garreau, de la Chambre d’agriculture de Vendée représentant les trois Chambres d’agriculture (Vendée, Charente-Maritime, Deux-Sèvres) au bureau du PNR : « On découvre une petite partie de ce qui se fait en terme d’élevage dans le Marais Poitevin. C’est quand même remarquable. J’apprécie le travail que font les éleveurs et plus particulièrement le travail d’entretien car, finalement, sans élevage, sans éleveurs, le Marais Poitevin ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Malgré tout, on assiste à une baisse très importante du nombre d’éleveurs, du nombre de vaches. A chaque fois que, dans une exploitation, un agriculteur s’en va, souvent, c’est l’élevage qui disparaît. Alors, pour essayer de maintenir l’élevage sur le Marais, la marque Valeurs Parc Naturel Régional a été une solution. Maintenant lancée, la marque est partie avec 44 éleveurs et avec un certain nombre d’opérateurs : Parc, commerçants, . . . Ce fut un long travail de trois années durant lesquelles il a fallu mettre sur le papier des choses qui se font déjà. C’est à dire qu’on n’a pas voulu mettre des contraintes supplémentaires sur les éleveurs. On a donc regardé ce qui se faisait de remarquable en terme d’alimentation, en terme de bien-être animal d’un point de vue social, d’un point de vue environnemental. On a identifié tous ces aspects, on les a mis sur le papier. Ça s’appelle la traçabilité, du moins une partie de la traçabilité. Aujourd’hui, les éleveurs qui se sont lancés dans cette marque en attendent les fruits parce que l’un des facteurs qui participent à la baisse du nombre d’éleveurs est que les gens ont du mal à vivre de leurs activités. La contrepartie, c’est une juste rémunération sur le prix de la viande qui permettra, on l’espère tous, au moins à maintenir le nombre d’éleveurs tel qu’il est aujourd’hui pour continuer à entretenir le Marais Poitevin. On commence à trouver la viande dans un certain nombre de magasins dont l’Hyper U de l’Aiguillon. On espère qu’il y en aura beaucoup d’autres à l’avenir : les restaurateurs, la boucherie traditionnelle et, pourquoi pas, les cantines dans nos communes. Il faut le faire savoir; c’est le travail de tout le monde de faire connaître la marque. »

Une partie des « lanceurs » de la marque Valeurs Parc Naturel Régional. Photo Gilles Petit

« Une marque qui met en valeur tout ce qui est propre au territoire du Marais Poitevin et en particulier la viande bovine typique d’ici, » ajoute M. Perrier. Valeurs Parc Naturel Régional est une marque nationale attribuée aux produits, savoir-faire et services des professionnels des Parcs naturels régionaux qui s’engagent à porter les trois valeurs fondamentales que sont le territoire, l’environnement et l’humain. En plus de la viande bovine (maraîchine, charolaise, Salers), le PNR propose déjà d’autres produits et services marqués comme le miel, le savon à l’eau de peuplier ou des gîtes et chambres d’hôtes.

Cette maraîchine semble très heureuse de retrouver la quiétude du Marais… et ses congénères. Photo Gilles Petit

Selon un des éleveurs présents à La-Garette : « Ce n’est qu’un début ». « C’est un encouragement pour montrer la valeur de notre territoire, » conclut le président du PNR.

Gilles PETIT

Marais Poitevin : la 5ème Transhumance de la Vallée du Curé à Saint-Sauveur d’Aunis

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La Transhumance de la Vallée du Curé est née à l’initiative principalement des éleveurs de races limousines de Charente-Maritime. Elle est organisée les années impaires. Photo Gilles PETIT

Créée en 2011, par les communes de Nuaillé d’Aunis, du Gué d’Alleré et de Saint-Sauveur d’Aunis, la fête de la Transhumance 2019, organisée par l’association Transhumance de la Vallée du Curé, présidée par Rémy Mouche, s’est déroulée, cette année, sans Le Gué-d’Alleré, faute de bénévoles locaux semble-t-il, mais avec l’arrivée de la commune de Ferrières d’Aunis. Le Curé est le plus court des trois fleuves, avec le Lay et la Sèvre Niortaise, qui se jettent dans la Baie de l’Aiguillon.

« Ce n’est pas véritablement une tradition. En fait, il s’agit d’une animation autour du marais, » explique M. Jean Luc, maire de Saint-Sauveur d’Aunis. « Avant, il y avait la mise à l’herbe avec une arrivée un petit peu échelonnée des troupeaux sur le marais communal. Ici, des organisateurs dynamiques et imaginatifs ont voulu transposer la transhumance des montagnes de France. C’est une très, très belle fête qui met en valeur la vocation d’élevage et la qualité de nos marais communaux. L’élevage est quand même très vivant dans nos plaines céréalières. Ce rassemblement, cette convivialité, sont un aspect économique non négligeable parce que 157 bêtes sur une cinquantaine d’hectares de marais à Saint-Sauveur, constituent une grande richesse. Nous avons des éleveurs qui viennent d’autres communes pour mettre leurs bêtes. C’est important, ça fait chaud au cœur. Beaucoup de monde accompagne cette transhumance, ce qui montre que l’élevage fait partie de l’ADN de notre région. Le marais communal a une vocation en matière d’écoulement des eaux, les eaux y stagnent, elles s’y reposent. On y trouve une végétation importante, la faune, la flore, tout ce qu’il faut pour faire un milieu naturel, une biodiversité comme on dit maintenant. Les vaches vont rester dans le communal jusqu’au mois de décembre. Elles ont de quoi manger. »

Des centaines de marcheurs ont accompagné la 5ème Transhumance de la Vallée du Curé. Photo Gilles PETIT

L’étude réalisée et publiée par Eléonore Charles « Les communaux du Marais Poitevin : géohistoire et construction collective d’un projet global » explique (extrait) :

« Nés entre le Xème et le XIIème siècles lors des premières opérations de dessèchement par les abbayes, les communaux du Marais Poitevin sont, en fait, des terres gagnées sur la mer. Au Moyen-Age, ils avaient une place importante au sein de la société. Les moines et les seigneurs les mettaient à disposition des communautés d’habitants, notamment les plus pauvres, pour y chasser, pêcher, ramasser des champignons et y faire paître les bêtes. Cette propriété commune est ancienne et antérieure à la naissance des communes actuelles (« marais commun » plutôt que « communal »), et résulterait d’une concession aux paroisses de droits territoriaux sur les propriétés des seigneurs ou des abbayes. Au XVIIème siècle, après la deuxième phase de dessèchement du Marais Poitevin, l’arrêt du Parlement de Paris du 30 avril 1654 impose aux Compagnies de « laisser à chaque paroisse un vaste communal à portée et en bon état ». A la Révolution française, les marais communaux deviennent la propriété des communes mais garderont longtemps un statut ambigu : ni privés ni publics, ils sont du domaine commun. Peu modifiés par l’homme, ces espaces n’ont jamais (ou presque) été exploités autrement qu’en pâturage extensif, libre, collectif et plurispécifique (bovins, équins et quelques ovins). »

« Pas de chevaux sur Saint-Sauveur », signale le maire M. Luc qui informe : « Au XIX° siècle il y avait des chevaux soldats destinés à aller à la guerre, pour acquérir de l’endurance, on les mettait sur le marais communal. Saint-Sauveur a une tradition de cheval, d’élevage de chevaux, toutes les belles demeures de la commune appartenaient à d’anciens marchands de chevaux qui vendaient leurs chevaux élevés dans les marais communaux. Actuellement, dans notre marais, ce sont des bestiaux destinés à l’alimentation des êtres humains. »

MAGNE (79) : La saison 2019 des expositions au Four Pontet

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Au sein du 1er Salon de Printemps à Magné (79), vingt artistes amateurs locaux ont ouvert ensemble la saison 2019 de l’Espace culturel en compagnie des Ateliers du Four Pontet. L’ouverture d’une nouvelle saison d’expositions au Four Pontet concoctée par la nouvelle équipe de l’association Les Amis du Four Pontet et de la Culture, présidée par Thierry Larrat. Tout un programme.

Le 1er Salon de Printemps réunit une vingtaine d’artistes locaux à l’Espace culturel du Four Pontet à Magné. Photo Gilles PETIT

Avec son four à deux étages et son tour de potier, le Four Pontet a conservé le souvenir de son ancienne activité, à savoir la confection de poteries. Au service des arts plastiques depuis 1998, l’Espace culturel du Four Pontet a déjà hébergé plus de 350 expositions, 852 artistes et environ 100 000 visiteurs.

Au fil de l’exposition … Photos Gilles PETIT

Du 26 au 28 avril 2019, l’Espace a accueilli 73 œuvres des artistes magnésiens : Odile Bonnefoi (acrylique), Réjane Cartier (pastel sec), Violetta Cenzano (acrylique, dessin), Christiane Charmy (acrylique, huile), Jean-Claude Daroux (gravure technique burin), Danielle Debono (dessin, fusain), Martine Delaune (pastel sec), Maguy Dubreuil (huile), Chantal Gadreau (pastel), Maryvonne Gazeau (pastel sec, acrylique), Jean-Marc Houllier (dessin), Jocelyne Jenty (aquarelle), Jacqueline Grégoire (huile), Damien Larrat (technique mixte), Thierry Larrat (sculpture), Hélène Moreau (pastel sec), André Prunier (aquarelle), Catherine Saunier (pastel sec), Majade Rihault (pastel sec, pastel à l’huile, acrylique), et Christiane Wavrant (huile, sculpture).

 

 

 

 

La suite du programme 2019 de la saison d’expositions au Four Pontet :

1er au 15 mai : Paulove (technique des maitres anciens); 16 au 29 mai : D. Filiatre; 30 mai au 12 juin : Pierre Auzanneau (peintre graveur) et Richard Métais (sculpture métal); 13 au 26 juin : Gérard Teillay (photographie Un autre regard sur le handicap) ; 27 juin au 10 juillet : V. Thévenoux et Edmond Yawovi Seddoh (peinture); 11 au 17 juillet : Nathalie Sabourin (aquarelle); les 20 et 21 juillet : les invités d’honneur du 31ème Festival international de Peinture de Magné, Hélène Nué (gravure), Jean-Pierre Gendis (sculpture) et « les peintres de Corée du Sud »; 24 juillet au 7 août : Aline Decrouez (peinture volumétrique); 8 au 21 août : Catherine Chauviré (dessin, peinture, pastel, aquarelle); 22 août au 4 septembre : Françoise Bousseau-Janon (technique mixte) et Van Mo (peinture spéciale); 5 au 18 septembre : S. Puma (peinture) et Ocio Shelleigh (huile, pastel à l’huile); 19 septembre au 2 octobre : les Journées du patrimoine; 3 au 16 octobre : Jean-Claude Daroux (gravure) et J.C. Ferrand (sculpture); 17 au 23 octobre : exposition des œuvres primées à l’issue du festival international de peinture.

Entrée libre. Espace culturel du Four Pontet, 5 quai de la Sèvre Niortaise à Magné (79460 Deux-Sèvres France) – Courriel : fourpontet@magneculture.fr – Internet : http://www.magneculture.fr

 

Seize ans déjà : le 8 mai 2003 on repêchait « L’enfant de la Conche » à Coulon (79 France)

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Le 16 juillet 2003, Alice Géraud, journaliste à Libération, écrivait : « Elle n’a pas de nom. Pas d’âge. Pas de visage. Les gendarmes disent «la fille», parfois «la femme». Le curé du village, lui, préfère parler de «la maman». Ils ne savent rien d’elle. Si ce n’est qu’elle a dû accoucher d’un garçon fin avril, début mai. Le corps du nouveau-né a été retrouvé le 8 mai dans l’eau d’un canal du Marais poitevin ».

Le 8 mai 2003 était une journée quasi estivale dans le Marais Poitevin. Particulièrement à Coulon (Deux-Sèvres France), « capitale » de la Venise Verte. Ce jour-là, cette seconde zone humide de France offrait d’agréables balades aux nombreux promeneurs.  Notamment le long du canal de la Rive droite de la Sèvre Niortaise, communément appelé la Rigole du Grand-Coin. C’est dans cette cathédrale de verdure, qu’en milieu d’après-midi, un homme remarque un objet flottant accroché aux herbes. Avec l’aide de ses amis, ils  repêchent une besace noire de marque Centrix, lestée d’un poids. A l’intérieur, un banal sac poubelle dans lequel ils découvrent le corps d’un nouveau-né.

Une cellule « Grand Coin »

Une cellule, intitulée « Grand Coin », composée de six gendarmes de la brigade de recherche départementale de Niort est alors constituée. Les militaires sont entièrement mobilisés pour identifier le bébé et retrouver sa maman. Sous le contrôle du juge d’instruction de Niort, ils ont procédé à des centaines de vérifications. Ils ont contrôlé tous les campings, gîtes et hôtels de la région, vérifié toutes les rumeurs qui circulaient sur cette affaire. Des plongeurs ont minutieusement inspecté le cours d’eau à la recherche du moindre indice. Coulon étant située en limite de trois départements, l’enquête s’est poursuivie en Vendée et Charente-Maritime. Les enquêteurs ont même fait appel à l’hypnose pour aider un témoin à éclaircir ses souvenirs. Ce dernier aurait assisté à une animation inhabituelle près de la rigole où le promeneur a repêché la besace.

Cette besace à bandoulière a fait l’objet de toutes les attentions de la part des enquêteurs. Ceux-ci étaient même prêts à interroger tous les propriétaires de ce sac très particulier (il s’agit d’un objet publicitaire largement distribué en entreprises sur lequel figure le logo de celles-ci, une marque soigneusement découpée) resté immergé au fond de l’eau «au moins neuf à dix jours». «Il était très abîmé», explique-t-on. On imagine l’état du nouveau-né qui ne portait pas de trace de violences . « Juste un corps de nourrisson. De sexe masculin, de type européen. Sans vêtement ni signe distinctif. Et sans passé, forcément ! » précisait Alice Géraud.

Seize ans plus tard, on ignore toujours si l’enfant est mort-né ou s’il a vécu. L’autopsie n’a donné aucune certitude. Du côté de la maman, les enquêteurs ont cherché une femme ayant pu être enceinte ce printemps-là. Ils ont comparé les grossesses déclarées et les naissances enregistrées dans les trois départements. Mais elle a pu cacher sa maternité et/ou accoucher seule. Ils ont aussi recoupé l’affaire avec les précédents dossiers d’infanticides et d’abandon d’enfant sur leur juridiction.

La municipalité se substitue à la famille.

Durant l’enquête, le curé du village, le père Michel Châtaigner, a écrit au maire pour demander que le corps du bébé soit «dignement inhumé» en souhaitant : «Il faudrait respecter la religion de la maman. Enfin, si on la retrouve.» Les enquêteurs n’ont pas retrouvé cette personne.

Finalement, comme le prévoit la législation, selon le délai d’instruction et s’il n’y a pas d’identification, le corps doit revenir à la commune du lieu de la découverte. S’adressant au Conseil municipal de Coulon, dès le 13 mai 2003, le maire de l’époque Michel Grasset annonçait : « la commune devra assumer si nécessaire. Dans cette hypothèse, la municipalité devra offrir une sépulture à la petite victime. La crémation est proscrite dans l’éventualité où la famille réclamerait ultérieurement son corps.« 

Début octobre 2003, le petit corps a effectivement été rendu à la commune de Coulon. Il a été inhumé le mercredi 15 octobre à 10h30 dans le cimetière communal à l’issue d’une cérémonie solennelle en présence de la municipalité, du curé, d’un pasteur, de représentants de la Gendarmerie et de l’Etat, accompagnés de quelques Coulonnais. Les dépenses (mise en bière, transport de corps, plaque, gerbe de fleurs…) ont été prises en charge par la collectivité locale.

Depuis ce jour, la petite tombe de « L’enfant de la Conche » est régulièrement entretenue par des anonymes.

Gilles PETIT