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MAGNE (79) : Un double hommage des Magnésiens à M. Claude Audis

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L’équipe de Magné-Animation, la municipalité et les bénévoles du Festival International de Peinture de Magné (79) ont doublement rendu hommage à leur président fondateur et président d’honneur Claude Audis. Samedi 18 juillet 2020, une plaque « lumineuse » a été dévoilée au cimetière local. Samedi 24 juillet 2021, la municipalité a baptisé le square de la mairie : « Jardin Claude Audis ».

A la demande de M. Jean-Marie Zacchi, peintre de renommée mondiale et président d’honneur du Festival pendant de nombreuses années, le maire Gérard Laborderie a proposé au conseil municipal de dénommer un espace public au nom de Claude Audis. Le choix n’a pas été difficile. Il s’est très vite porté sur le jardin de la mairie qui est « le berceau des moments forts de ce Festival avec, notamment, les inaugurations officielles, l’exposition des tableaux réalisés par les peintres et la remise des prix. » Le Conseil municipal a approuvé cette décision à l’unanimité et a fait poser des plaques à chaque entrée de ce square qui, jusqu’à présent, n’était pas dénommé. Il porte aujourd’hui officiellement le nom de « Jardin Claude Audis ».

 

Jusqu’à la 31ème édition, l’artiste-peintre Jean-Marie Zacchi (à gauche) et Claude Audis (à droite) étaient les piliers du Festival International de Peinture de Magné. Photo Michel Castellani

 

Les origines du Festival

Tout a commencé en 1989 lorsque Jean Thébault alors maire de Magné, avec Bernard Texier, le père du célèbre peintre Richard Texier, a demandé à son adjoint Claude Audis d’imaginer une manifestation culturelle autour de la peinture et de la mettre en œuvre. Si le cahier des charges pouvait paraître simple, le défi était de taille pour quelqu’un qui était chef d’entreprise, mais pas dans le monde de l’art. Il fallait une bonne dose d’audace en 1989.

 Claude Audis aimait rappeler, « le Festival est né comme un pari, comme un défi, et il s’est installé comme une évidence. »

 

Une plaque-photo et un monument

Le 18 juillet 2020, Magné Animation a déposé une plaque sur la tombe de Claude Audis, sous la forme d’une « photo lumineuse » (auteur Michel Grégoire) présentant parfaitement le Festival avec les peintres, la Sèvre Niortaise et le village de Magné à l’horizon. Le maire de Magné avait alors refermé ainsi le livre des éloges : « En guise de reconnaissance de [son] action, l’équipe municipale qui m’entoure réfléchit à donner [son] nom à un espace de la commune en lien avec le site du Festival. La période de confinement ne nous a pas permis d’être prêts pour aujourd’hui, mais je m’engage à ce que tout soit prêt pour l’inauguration de juillet 2021. »

Effectivement, le 24 juillet 2021, au cours de l’inauguration du 33ème Festival international de peinture et dessin de Magné, M. Gérard Laborderie et Mme Nicole Audis ont dévoilé « une structure » à la mémoire de Claude Audis, installée dans le « Jardin Claude Audis ». La vidéo de cette cérémonie : https://youtu.be/VyFk9FXNY8o

En juillet 2020, Magné Animation a déposé une plaque en hommage à Claude Audis, récemment disparu.
En juillet 2021, la municipalité de Magné a installé « une structure » en l’honneur de Claude Audis à proximité de la mairie. Photo Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : le chanteur André PRIETO en tournée

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En tournée dans la Région Poitou-Charentes du 3 au 23 septembre 2021, l’auteur-compositeur-interprète André Prieto propose divers spectacles. Les organisateurs maraîchins intéressés ont le choix entre quatre prestations.

Né à Béziers dans l’Hérault, André Prieto vit la musique dès son plus jeune âge. À 19 ans, il apprend le métier sur les scènes de Provence et du Dauphiné au sein de plusieurs orchestres de bal. En 1979, il pose sa guitare à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, où il produit son tout premier enregistrement de douze titres et offre des concerts dans le Pacifique. De retour en métropole, en 1982, il fréquente les cabarets, salles de spectacles et autres lieux de la chanson française. Il présente son tour de chant en tournées en France comme à l’étranger : Autriche, Andorre, Espagne, Belgique, Vanuatu.

Dans le même temps, l’auteur-compositeur-interprète sort quatre disques fort bien accueillis par la presse spécialisée nationale (Chorus, Parole et Musique, Je chante. . .). Photo dr

Depuis 1995, André Prieto adapte son répertoire selon les structures qui l’invitent. « Avec l’accent de l’Hérault deux fois chantant, » dit-on.

Quatre spectacles au choix

« Je propose plusieurs types de spectacles que je présente sur demande », explique André Prieto. Ainsi, l’auto-compositeur (comme il se nomme ! ndlr) annonce « plusieurs formules ». Les conditions qui varient selon ces formules et le nombre d’intervenants (de 4 à 6 musiciens, chanteurs, accompagnateurs), incluent les cachets, les charges sociales et les frais de déplacement. Le groupe peut fournir le matériel son-lumières ou transmettre la fiche technique correspondant à ses besoins. Les dates de la tournée dans l’ex-région Poitou-Charentes (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne) du 3 au 23 septembre 2021 ne sont pas encore bouclées. Il reste quelques créneaux disponibles. Pourquoi pas à Coulon et dans l’ensemble du Marais Poitevin, le département de la Vendée compris.  

Photo dr

Nous l’avons dit, André Prieto offre quatre types de spectacles. Lors de cette future tournée picto-charentaise, il propose ces formules : 1- André Prieto chante Leny Escudero ; 2- C’est beau… Ferrat ; 3- le monde poétique de Georges Moustaki ; 4- Chants de Liberté .

1 – André Prieto chante Leny Escudero

L’artiste Leny Escudero, épris de liberté et de justice, a marqué l’histoire de la chanson française. Son combat pour les inégalités sociales est resté dans les esprits. Voilà cinq ans que Leny Escudero nous a quittés, laissant sur son chemin, tel le Petit Poucet, des tas de pierres à retrouver. Auteur-compositeur-interprète, écumant les scènes françaises et étrangères depuis bientôt cinq décennies, André Prieto, qui a toujours suivi la carrière de ce poète écorché vif, a voulu lui rendre hommage. Ayant parfois partagé la scène avec Leny Escudero, comme en novembre 1997 à Saint-Gely-du-Fesc (34), il s’est assuré le concours de l’accordéoniste Jean-Marc Torchy qui a accompagné Leny Escudero pendant 10 ans sur les grandes scènes et en tournées. « Avec Jean-Marc, l’accordéon n’accompagnait pas Leny, il faisait partie de ses chansons » remarque André Prieto. Toutes les valeurs prônées par Leny seront forcément respectées dans cet hommage. Avec une interprétation fidèle mais très personnelle. Il est évident que ce spectacle s’adresse à ceux qui veulent retrouver les plus belles créations de Leny dans un respect total de l’œuvre.
Quelques extraits de cette prestation à écouter aux liens suivants : Le bohémien Petite mère Pour une amourette Vivre pour des idées A Malypense

2- C’est beau… Ferrat

André Prieto dit s’attacher à visiter le répertoire de Jean Ferrat « en évitant le plagiat, en respectant la richesse musicale des arrangements. Naviguant entre les œuvres très connues et les mélodies plus intimes, je vous emmène ainsi dans l’univers poétique de l’artiste ».

« Le départ de Jean Ferrat, ce grand de la chanson française », explique André Prieto, « a laissé tout un monde de désemparés. Son œuvre demeurera, au delà des modes, toujours plus forte. Je chante Jean Ferrat depuis longtemps, en une interprétation subtile, sensible et très personnelle, sans effets tapageurs, pendant près de deux heures ». Seul avec sa guitare et un support numérique, André Prieto peut être accompagné par ses musiciens.

Quelques extraits de cette prestation aux liens suivants : La commune Ma France Potemkine La montagne

3- le monde poétique de Georges Moustaki

Georges Moustaki est né à Alexandrie, en Égypte, le 3 mai 1934. Auteur-compositeur-interprète, musicien, poète, il écrit pour les grands de la chanson : Édith Piaf, Yves Montand, Serge Reggiani, Barbara, Henri Salvador, Dalida… Il marque nos mémoires en 1969 en créant le Métèque. D’autres succès suivront. Il tombe amoureux de l’Ile Saint Louis, à Paris, où il posera ses valises en 1961. Il nous quitte le 23 mai 2013, à Nice, des suites d’une longue maladie. Il avait 79 ans. C’était un homme simple, d’une grande douceur. Barbara avait dit de lui : « Moustaki, c’est ma tendresse… » André Prieto navigue pendant deux heures dans le monde poétique de Georges Moustaki.

Quelques extraits de cette prestation aux liens suivants : Le facteur Sans la nommer La dame brune Il y avait un jardin Les amours finissent un jour

4- Chants de Liberté

« Nous présentons aussi un spectacle autour des Chants de Liberté », annonce André Prieto, dans un florilège de chansons françaises retraçant l’histoire de la chanson de liberté.

De tout temps, l’homme a été confronté aux inégalités sociales, au joug de l’oppresseur, aux agressions et aux persécutions. Cela dans quelque pays et quelque continent que ce soit. La liberté a été le signe de ralliement de bien des populations. Les poètes, troubadours et chansonniers d’œuvres intemporelles ont évoqué cette liberté, si souvent bafouée :
Jean Ferrat, dans sa déclaration d’amour à la France et au peuple qui a fait son histoire; Léo Ferré crevant le cœur des gens avec le Flamenco de Paris, sorti du plus profond de l’exil ; Louis Aragon avec le Romancero de Pablo Neruda, contraint à la clandestinité ; Leny Escudero révolté et réfugié de la guerre d’Espagne avec la Butte Rouge ; Léonard Cohen et sa reprise de la Complainte du Partisan ; les prisonniers du camp de la mort de Borgemoor, qui composeront le Chant des Marais ; Michel Fugain avec le Chiffon Rouge, véritable hymne des travailleurs ; les résistants italiens au régime nazi avec Bella Ciao ; Marc Ogeret rendant hommage aux canuts, héros de l’insurrection de Lyon en 1831 ; Yves Montand qui chante le Temps des Cerises, œuvre symbole de la Commune écrite par Jean-Baptiste Clément ; Georges Moustaki protestant contre la fermeture d’une usine avec Sans la nommer.

Pendant 1 heure 30, avec ses musiciens aux multiples facettes, André Prieto reprend tous ces classiques qui ont marqué l’histoire de la chanson de liberté, dans un récital où les cris de colère se confondent avec l’espoir de lendemains meilleurs.

Quelques extraits de cette prestation aux liens suivants : Bella ciao La complainte du partisan Le chiffon rouge La butte rouge Le chant des marais


Contact : André Prieto 04 75 50 02 96 / 06 15 10 03 98
email: ange.prieto@wanadoo.fr
Site internet: www.andreprieto.fr

Gilles PETIT



COULON Les ralentisseurs : des rendez-vous manqués

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Il est constaté que les dispositifs, tout neufs, censés ralentir les voitures sont inefficaces sur les routes départementales n°1 et n°123 à Coulon (79) [Voir notre article précédent : https://wp.me/p61nmR-2pQ ]. Des travaux qui ont engagé de lourdes dépenses, alors que des solutions plus simples et moins onéreuses étaient évidentes. Histoires de rendez-vous manqués.

Lors du Conseil municipal de Coulon du 25 février 2021, M. Fabrice Berjonneau, l’adjoint au maire chargé des travaux et de la sécurité, a déclaré « le constat de l’inefficacité du dispositif mis en place est évident. La commune et le Département étudient donc la possibilité d’installer des aménagements supplémentaires : ralentisseurs, coussins berlinois … ».

Sur les RD1 et RD123, il semblerait que les pilotes d’automobiles et de motos accélèrent, ou du moins maintiennent leur vitesse, quand ils aperçoivent, en pleine ligne droite, le feu vert du carrefour. Que l’on vienne d’un des quatre côtés du carrefour, les feux se signalent de loin. Une solution : enlever les feux tricolores ou, dans l’immédiat, les mettre au clignotant orange, restaurant ainsi les priorités réglementaires. Mais, la meilleure solution serait la création d’un rond-point. Réduction de vitesse garantie. Ce dit-rond-point devrait être construit depuis trente ans.

Avec en point de mire le carrefour à feux (qui ne fonctionnent pas sur ce cliché), ce nouvel aménagement ne ralentit pas suffisamment les véhicules. Photo Gilles Petit

Histoire d’un premier rendez-vous manqué

Dès le début des années 1990, les feux tricolores du principal carrefour de Coulon tombaient fréquemment en panne. Le 29 août 1994, il est annoncé : « les feux tricolores du carrefour des écoles ont enfin pu être réparés, mais après quelques jours de délai en raison de difficultés rencontrées pour obtenir la pièce. Le système utilisé commence à être « dépassé » et il faut envisager son remplacement. » Les élus et les responsables des routes du Département 79 pensaient alors créer un rond-point. Un équipement innovant à l’époque.

Pour ce faire, le Conseil général des Deux-Sèvres achète deux parcelles de terrain, l’une jouxtant l’actuelle pharmacie, l’autre jouxtant le bâtiment écoles-mairie-salle des fêtes. Deux angles opposés. Mais un plus grand espace était bienvenu. Il se trouve qu’au Conseil municipal du 7 septembre 1992, le maire Pierre Rousseau souligne « les inconvénients et la mauvaise image reflétée par un immeuble situé aux feux. Extérieurement, cette construction n’a jamais été terminée et les tranchées demeurent ouvertes, donc dangereuses. Enfin, la végétation s’étend sur les propriétés voisines. Malgré plusieurs tentatives, il n’a pas été possible de contacter le propriétaire qui, selon les dernières indications obtenues, aurait quitté le territoire national. » Considérant : que le permis de construire a été délivré le 17 octobre 1986 et que la construction n’est toujours pas terminée ; que la situation d’abandon est flagrante puisque même le terrain n’a pas été nettoyé depuis 1989, [ce sont les employés communaux qui doivent intervenir pour éviter les débordements sur la voie publique] le Conseil municipal, « conformément à l’article 7 de la loi n°89.550 du 2 août 1989 portant disposition en matière d’urbanisme et d’agglomérations nouvelles, demande au maire d’engager la procédure de déclaration d’abandon manifeste. » Il est précisé qu’après un délai de deux ans à compter de la publication de cet état d’abandon, la commune dispose de la parcelle pour une destination qu’elle détermine.

A Coulon, le vert des feux de ce carrefour RD1 / RD123, quand ils ne sont pas en panne, aurait tendance à faire accélérer les usagers. Photo Gilles Petit

La procédure traîne. Le 29 mars 1994, les élus apprennent que « la maison d’habitation toujours en cours de construction, cadastrée section D n°1786 pour une contenance de 7 ares 22 centiares, a été vendue [215.000 Francs] aux enchères publiques le 28 mars 1994 au Tribunal de Grande Instance de Niort. Toutefois un délai de surenchère de 10 jours s’applique avant que la transaction soit définitive. » Cette procédure faisait suite à de longues démarches engagées par la commune.

Ne s’étant guère précipitée, la municipalité a loupé l’occasion, et en juin 1994, il est confirmé : « la vente, organisée par Maître Boizard, a permis d’adjuger cette habitation à un particulier [un commerçant de Fontenille près de Chef-Boutonne (79)] qui se propose de la louer après avoir fait les aménagements nécessaires. » Ces années-là, les élus ne pouvaient plus intervenir.

Coup de théâtre, le 22 mai 1995, les élus apprennent que la maison (à gauche sur la photo ci-contre du carrefour) est de nouveau en vente, 300.000 Frs + 18.000 Frs de frais d’agence. Aussitôt, le conseil décide de faire jouer son tout nouveau droit de préemption sur l’immeuble. L’acquisition serait motivée par « la nécessité d’aménager le carrefour ». Lors de cette réunion, un conseiller informe : « il appartiendra à la prochaine équipe municipale de conduire les démarches ». Le conseil avait deux mois pour préempter, un délai trop court, proche des élections municipales, pour que l’affaire soit conclue par l’équipe suivante. L’occasion est irrémédiablement manquée. Photo Gilles Petit

Depuis, les idées ont fusé pour assurer la sécurité sur les RD1 et RD123. Des « réveils chauffeurs », à savoir de larges bandes gravillonnées rose orangé, ont été collées sur la chaussée route de Benet. La dernière tentative connue remonte au 12 juillet 2000. Lors d’une réunion municipale, le maire a présenté « un devis pour la mise en place d’une signalisation au sol au carrefour des routes départementales n°1 et n°123 ». Cet aménagement consistait à coller des « flèches ralentisseurs de couleur », créées en résine, ainsi que « la reproduction du logo de la commune ». Lequel permettrait « une meilleure matérialisation de ce carrefour et le ralentissement des véhicules », disait-on. Chiffrée à 9.030 Frs TTC, cette idée n’a jamais abouti. En 2021, le carrefour est toujours géré par des feux de signalisation.

Quant aux terrains, aménagés en espaces verts par les jardiniers municipaux, précédemment achetés par le Département, ils ont été rétrocédés à la commune de Coulon le 20 juin 2013.

Histoire d’un second rendez-vous manqué

Tous situés sur la RD123, les trois carrefours en question : n°1, la sortie du lotissement du Hameau Vert ; n°2, l’entrée du lotissement du Hameau Vert ; n°3, l’intersection avec la Route de Malécot d’où sortent déjà les résidents des deux lotissements voisins. Document Google

Pour comprendre l’absurdité de la situation, il faut un minimum de connaissance du site concerné. La scène se passe dans une large courbe de la route départementale n°123, à près de 200 mètres avant le panneau d’entrée de Coulon planté au carrefour n°3. Ici, un talus, presque deux mètres de haut, surplombe la chaussée, à l’intérieur de la courbe. La visibilité est donc quasi nulle et les usagers pouvaient alors rouler jusqu’à 90 km/h. Voilà le lieu choisi par un promoteur pour construire un lotissement, « Le Hameau Vert », dans la vaste plaine ex-agricole voisine. La suite est détaillée dans le compte-rendu de la réunion du Conseil municipal de Coulon, présidée le 31 mars 2009 par le maire Albert Cheminet.

Il s’agit de la révision simplifiée du PLU [Plan Local d’Urbanisme] dans le secteur « des Fuyes » : « Dominique Moinet rappelle que, par délibération du 9 février 2009, le conseil avait décidé d’engager une procédure de révision simplifiée du PLU pour notamment modifier les orientations d’aménagement sur le secteur des Fuyes en autorisant la création d’une route le long de la limite du lotissement « Le jardin des Fuyes » et ainsi permettre la réalisation d’un lotissement privé. Conformément à la réglementation, une réunion de concertation des personnes publiques associées a eu lieu le 17 mars. Lors de cette réunion, les services du Conseil Général, se basant sur des études techniques, ont exigé que deux voies soient créées : l’une d’entrée dans le lotissement le long de la limite des « jardins des Fuyes », l’autre de sortie plus à l’est vers « La Grange ». Afin de sécuriser cet accès situé dans une courbe et améliorer la visibilité, des travaux de terrassement et de talutage seront réalisés. Cyrille Rousseau et Emmanuel Messager se disent très sceptiques et inquiets quant aux mesures de sécurité envisagées et estiment cette décision irrationnelle et irresponsable. » Cette mesure a entraîné « la suppression de la zone réservée n°7 au PLU initialement destinée à la rectification de la RD 123 par le Conseil Général des Deux-Sèvres. »

Après avoir demandé, sans relâche depuis les années 1990, « la rectification de la RD 123 par le Conseil Général des Deux-Sèvres« , le regretté ancien maire Pierre Rousseau n’avait toujours pas eu gain de cause à l’issue de son dernier mandat. C’était sans compter sur ce projet de lotissement et, surtout, sur « cette décision irrationnelle et irresponsable » de créer sur cette route départementale la seule sortie d’une quarantaine de foyers. Un nombre d’habitations qui a aujourd’hui doublé. Qui plus est dans un virage dangereux. Deux autres lotissements sont déjà construits dans ce secteur. Aucun ne débouche sur la RD123.

Des solutions ?!?!

Au lieu d’embêter les nombreux usagers qui n’ont rien à se reprocher, mais qui subissent les incivilités d’une poignée d’irresponsables, des solutions, peu onéreuses, existent dans ce secteur. Une solution consiste à fermer cette sortie (n°1) avant qu’il n’y ait un drame, et mettre l’autre voie (n°2) dans les deux sens de circulation. On peut inverser le sens de circulation, à savoir, l’entrée (n°2) par la sortie actuelle et la sortie (n°1) du lotissement par l’entrée actuelle. Cette dernière voie (n°2) offre une excellente visibilité de sortie (voir photo ci-dessus) sur la départementale car elle est plus éloignée de la courbe et elle évite aux conducteurs de se « casser le cou » pour voir presque derrière eux sur leur gauche. Soit, fermer définitivement la sortie, voire aussi l’entrée, sur la RD123 car, il existe désormais une autre voie d’accès tracée dans le tout récent prolongement du lotissement en question qui rejoint la route de Malécot, laquelle accueille déjà les sorties sécurisées des deux autres lotissements (la Niquière et le Jardin des Fuyes).

Enfin, il serait plus sage de déplacer le panneau d’entrée d’agglomération en amont du lotissement le « Hameau Vert » couvrant ainsi l’extension du village et réduisant la vitesse à 50 km/h des véhicules aux abords du dit lotissement et du carrefour de la route de Malécot (n°3), autre point d’inquiétude. En effet, bon nombre de conducteurs lèvent le pied à partir du panneau, sans anticiper le changement de limitation de vitesse.

(Photo ci-contre) Le carrefour de la route de Malécot (n°3) qui vient d’être équipé d’un plateau sur-élevé, n’a pas été reprofilé avec un débouché sécurisé à angle droit sur la RD123. L’espace nécessaire était suffisant. Les automobilistes vont continuer à se « casser le cou ». Photo Gilles PETIT

M. Fabrice Berjonneau a déclaré : « pour ce qui est de la RD123, une réflexion est également menée par les services du Département pour l’installation de dispositifs permettant de réduire la vitesse des véhicules (ralentisseurs, coussins berlinois…). » Souhaitons à ces décideurs « bien pensants et bien portants » de ne jamais avoir de problèmes de dos, ni de cervicales, de ne jamais devoir être transporté avec une fracture, ni en urgence absolue . . .

Gilles PETIT

PS : une page qui peut vous intéresser au lien suivant : http://www.liguedesconducteurs.org/presse/trois-associations-automobiles-unies-contre-les-ralentisseurs-illegaux

COULON (79) : l’assainissement, une affaire qui date(s)

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A Coulon, les problèmes d’assainissement sont récurrents. Actuellement, les futurs résidents en lotissements doivent équiper leur construction d’un dispositif individuel alors que le réseau collectif passe à leur porte… mais il n’est pas raccordé à la station d’épuration locale. Une situation ubuesque qui date…

En additionnant les actuelles et les nouvelles constructions « éparpillées », les nouveaux lotissements, d’anciens bâtis réhabilités, et des touristes de plus en plus nombreux, on totalise un flux toujours croissant dans les réseaux d’assainissement de la commune. Après avoir donné l’alerte maintes fois, aujourd’hui la station d’épuration de Coulon suffoque. Une autre station par lagunage doit venir la soulager.

Les maisons actuellement en construction dans un lotissement coulonnais ne peuvent pas être raccordées à l’assainissement collectif.

Photo Gilles Petit

Le problème s’est posé en septembre 1992. Voici bientôt trente ans, la commune voisine de Magné dresse un projet de construction d’une nouvelle station d’épuration avec un « possible rejet des effluents dans la Sèvre Niortaise, agréé par une commission spéciale de la DDASS » (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales). Le but du Conseil municipal de l’époque est d’ouvrir une étude de faisabilité pour assainir l’ensemble de la commune … de Magné.

L’assainissement, un feuilleton à rebondissements

Le feuilleton commence le 16 décembre 1992 suite à l’arrêté préfectoral qui approuve l’initiative et déclare le projet d’utilité publique. Le 18 décembre suivant, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne suggère de « regrouper sous un même ouvrage les réseaux d’assainissement de Niort, Magné, Bessines et Coulon », au motif que « la Ville de Niort envisage la construction d’une station de grande capacité à Sevreau qui engloberait les communes avoisinantes. » Dans le même temps, le cabinet d’études Veillaux remet son rapport lors d’une importante réunion qui s’est tenue à la mairie de Coulon. Selon les techniciens, « une station conçue pour traiter l’équivalent de 5.000 à 10.000 habitants est actuellement l’unité de traitement la mieux maîtrisée et, dans un site aussi fragile que le Marais, il n’est pas raisonnable de s’exposer à des dysfonctionnements. En outre, la concentration des risques sur un seul ouvrage n’est sûrement pas la meilleure formule. La station de Magné devient obsolète et saturée, elle génère d’ailleurs de mauvaises odeurs. Le problème est identique à Coulon du fait des seuls effluents de la laiterie. » Le cabinet conclut : « Il est clairement apparu que le rattachement du réseau de Coulon à la future station de Magné constituait techniquement et financièrement la formule la plus sécurisante et la mieux adaptée. Ladite station sera étudiée pour prendre en charge ultérieurement le village de La Garette, commune de Sansais, dans le cadre de la Communauté de communes de la Venise Verte dont l’assainissement constitue l’une des compétences optionnelles. » En conséquence, les élus des deux communes ont « refusé l’orientation proposée par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne ».

La municipalité de Magné a alors acheté un terrain de 2ha situé en bordure de Sèvre Niortaise dans le quartier de Jousson, assez loin de toute habitation, pour des travaux estimés à 3 millions de francs. De plus, il était prévu l’installation d’un système de relevage (photo ci-contre) dans le secteur de La Repentie, qui devait alors accueillir un complexe hôtelier et le captage du réseau de Coulon.

Une station d’épuration existante

Magné possédait déjà une station d’épuration. Construite en 1973 (capacité 1.500 habitants), elle était d’une technique très sommaire quoique suffisante à l’époque. Les risques d’une grave pollution commençaient à menacer l’environnement dès 1989. La construction de sa nouvelle station débute en juillet 1994 pour s’achever, « sans encombre », est-il précisé, en janvier 1995. Aujourd’hui, la station d’épuration (capacité 4.000 équivalent-habitants) collecte les eaux usées d’environ 3000 habitants (photos ci-dessous : documents Mairie de Magné) de Magné, du village de La Garette et d’une partie du site de La Repentie. La station est conçue pour bénéficier d’une extension qui doublerait sa capacité.

Le 2 mai 1996, les élus coulonnais apprennent : « Dans le cadre de la Mission eau, une étude d’assainissement par grandes zones est en cours de réalisation par les services préfectoraux. Une zone, prévue autour de Niort, englobe plusieurs communes riveraines de la Sèvre Niortaise, » dont Coulon. Ce projet vise à brancher les communes ainsi groupées à une seule et même usine d’assainissement. Le 12 juin 1996, le maire Pierre Rousseau réaffirme « Lors de sa réunion du 25 mai, le Conseil avait délibéré sur la carte d’agglomération établie par la préfecture dans le cadre de la « mission eau ». Cette carte définit un site unique de traitement des eaux usées, en l’occurrence Niort. Or, une orientation avait déjà été prise pour acheminer les eaux usées de Coulon vers Magné. »

Enfin, en septembre 1996, les élus se positionnent : « La station de Coulon saturée est devenue obsolète. Il convient donc de raccorder rapidement le réseau d’assainissement à la station magnésienne. Après réalisation, l’actuelle station coulonnaise serait destinée à purifier les seuls effluents provenant de la laiterie. Les travaux seraient lancés dès le début 1997. La canalisation traverserait la Sèvre niortaise face à la plaine de l’Autremont pour rejoindre directement les installations de La Repentie. »

Mais, en 2004, cette perspective était mise en pointillé par la CAN. En effet, la fermeture de la laiterie de Coulon rendait alors moins urgent le raccordement de cette commune à la station magnésienne.

Et aujourd’hui, dernier épisode ?!

Aujourd’hui, après la construction d’une vaste station d’épuration à Niort, le dossier coulonnais est rouvert par la Communauté d’Agglomération du Niortais (CAN) qui gère l’assainissement pour ses communes adhérentes dont Magné et Coulon. La commune de Magné dispose toujours de sa propre station fonctionnelle et… Coulon a toujours sa vieille installation (photo ci-contre) à peine rénovée.

Le projet de construction d’une nouvelle station à Coulon resurgit en 2017 sous la forme d’une station par lagunage qui soulagerait son aînée. Très vite, la commune de Coulon lance une procédure de modification du Plan Local d’Urbanisme qui crée un emplacement réservé de 82 780m2, à « la demande du service assainissement de la CAN en vue de la réalisation d’une station d’épuration avec lagunage. » Elle serait implantée au plus près de la station actuelle afin de limiter la longueur des canalisations de transfert. Une distance minimum de 100 mètres par rapport aux habitations serait imposée. Et le site serait bordé par une voie d’eau propice à la réception de l’effluent traité. De plus, ces parcelles devront être situées en dehors du site classé du Marais mouillé et de la zone Natura 2000, et ne seraient pas concernées par une zone humide.

L’achat des terrains

Le 23 septembre 2019, la CAN décide d’acquérir deux parcelles dans l’espace réservé situé au lieu-dit Les Planches sur la route de Baudichet, Il s’agit d’une partie d’un terrain cadastrée D 1275 pour une superficie d’environ 5 400 m², et de l’intégralité de la parcelle voisine cadastrée D 1276 d’une superficie de 2 699 m². Le prix d’acquisition pour ces deux terrains a été fixé à la somme de 3 000 €. Le montant de l’indemnité d’éviction due au propriétaire-exploitant, qui a été calculée selon les barèmes de la Chambre d’Agriculture, s’élève à 500 €.

L’emplacement réservé pour la station d’épuration par lagunage comporte de magnifiques haies qu’il faut impérativement protéger. Photo Gilles Petit

En attendant la mise en service de cette future station d’épuration coulonnaise, les techniciens de la CAN interdisent tout nouveau branchement sur le réseau car celui-ci est complètement saturé.

Cependant, les lotissements viabilisés fleurissent sur la commune avec leurs nombreux lots à raccorder. Les futurs résidents se trouvent face à un dilemme car le règlement d’assainissement stipule « dès lors que le réseau d’assainissement collectif est mis en place dans votre rue, vous avez obligation de vous raccorder dans les deux ans après sa mise en service. » Si les propriétaires souhaitent occuper leur résidence avant la mise en service de la nouvelle station d’épuration, ils devront diriger leurs eaux usées vers un système d’assainissement autonome sous réserve que cette dernière installation ait été vérifiée et déclarée conforme par le service assainissement.

Un projet abouti ?!

L’équipe municipale coulonnaise actuelle, souhaitant voir aboutir le projet dans les meilleurs délais, a relancé l’affaire. Selon M. Dominique Giret, chargé des Grands Projets : « le projet est à l’étude : volume, capacité de traitement, liaison avec l’ancienne station, intégration paysagère, mesures d’accompagnement avec éventuellement l’aménagement d’une zone de rejet végétalisée (milieu aquatique installé à la sortie de la station)… Nous devions croiser la CAN courant décembre pour faire le point sur le dossier et en particulier partager l’échéancier de réalisation. » Cette réunion qui n’a pu se tenir, aura lieu début mars. Selon la maire Anne-Sophie Guichet « nous resterons vigilant sur ce dossier d’une grande importance pour notre commune et nous ferons le maximum pour un raccordement optimal des habitations en fonction de la capacité de la station. Pour le moment, il n’y a plus de possibilité de raccordement au réseau collectif. Quant aux possibilités de raccordement des constructions dites éparpillées, nous attendons le rendez-vous avec l’Agglomération pour connaître leur position et les possibilités de raccordement ! »
« Les travaux devraient être fait sur l’année, voire au premier semestre 2022 », estime M. Giret.

Dernière info

Réunis le 12 avril 2021 en assemblée communautaire, les élus ont voté le renouvellement de l’unité de traitement des eaux usées de Coulon en remplacement de la station d’épuration existante. Le projet prévoit la construction d’une filière de type boues activées. Le montant total de l’opération a été estimé à 2,8 M d’€.

Gilles PETIT

COULON (79) : Réhabilitation de la voirie du Quai Louis-Tardy

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Intitulé par la municipalité coulonnaise « Au fil des quais », un atelier-diagnostique a réuni les responsables d’embarcadères touristiques, des habitants riverains et la chargée d’études, en présence de messieurs l’inspecteur des sites et l’Architecte des Bâtiments de France. Le but : essayer d’harmoniser le patrimoine architectural avec le futur revêtement de la voirie du Quai Louis-Tardy.

Une partie du Quai Louis-Tardy (rive à gauche) en bordure de Sèvre Niortaise à Coulon (79)

Le Quai Louis-Tardy est l’artère emblématique du cœur de village puisqu’il concentre la totalité des embarcadères professionnels et une grande partie des commerces (restaurants, hôtel…). Ce lieu touristique incontournable de Coulon, où convergent tous les visiteurs, a une chaussée en partie endommagée. Il devrait donc être en harmonie avec les autres rues et places honteusement réhabilitées, ces dernières années, avec du béton. Le projet prévoit de traiter non seulement l’aspect architectural et environnemental de cette voie en utilisant des matériaux simples et d’origine locale, mais également le problème de la circulation, du stationnement et du cheminement piéton et cycliste avec un accent tout particulier mis sur la sécurité et l’accessibilité. D’un linéaire relativement important, le projet est scindé en quatre secteurs.

Ce « projet majeur » consiste à restaurer l’ensemble de la voirie du Quai Louis-Tardy à Coulon, du pont sous la Route Départementale n°1 jusqu’à la plaine de l’Autremont (non comprise), voire « un peu plus en fonction de la capacité d’action une fois qu’on aura le projet élaboré », précise M. Dominique Giret, 1er adjoint au maire.

Au mois d’octobre 2020, une consultation avait été lancée pour une mission de maîtrise d’œuvre. Sur les huit bureaux d’études qui ont répondu, les membres de la commission d’appel d’offres ont retenu le bureau d’études dci-Environnement, basé à Boufféré en Vendée, lequel propose de réaliser ce programme environnemental pour un montant d’honoraires de 24 200 € HT (la mission de base) + 1000 € HT pour l’option «atelier diagnostique en marchant». La durée de la mission est évaluée à 49.50 jours. Les plans seraient présentés avant cet été, pour un début de chantier envisagé en début d’hiver prochain.

Une visite déambulatoire

Conduit par M. Giret et Mme Mélisande Bertrais, de la Cellule conception chez dci-Environnement, cet « atelier-diagnostique en marchant » a eu lieu sous forme de deux heures de déambulation sur les quais de la Sèvre Niortaise à laquelle étaient conviés les habitants de la commune, principalement ceux résidant sur les quais, et l’ensemble des acteurs touristiques concernés par ce projet.

Photo Gilles Petit

Étaient également présents (de gauche à droite) MM. Jean Richer, urbaniste, géographe et Architecte des Bâtiments de France (ABF) en Deux-Sèvres auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Nouvelle-Aquitaine, et Sylvain Provost, inspecteur des sites à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). On notera que l’ABF intervient car le village est compris dans le périmètre architectural de l’église de la Sainte-Trinité, alors que la DREAL intervient car les quais (et uniquement les quais, pas les bâtiments riverains) sont inclus dans le site classé qu’est le Marais Poitevin.

Photo Gilles Petit

Une reconnaissance des lieux

Après avoir recensé les nombreuses informations recueillies par sa technicienne, Mélisande Bertrais (à gauche en compagnie de Dominique Giret), le bureau d’études va travailler sur « les principes techniques en matière de restauration sur l’ensemble du Quai Louis-Tardy ».

Photo Gilles Petit

M. Giret explique : « Seront chiffrés la totalité des quais, [de la plaine de l’Autremont, non comprise, jusqu’au pont de la route départementale] sur près d’un kilomètre, mais nous connaissons déjà notre capacité financière limitée à 500 000 €. Il s’agira ensuite en fonction du coût au mètre linéaire de voir quelle portion on peut faire pour positionner les travaux. Du fait des premières estimations, il semble qu’on ne soit pas en capacité de réaliser la totalité linéaire des quais. Cette discussion, on l’aura quand on aura le devis. Évidemment, nous ferons le plus possible et ce ne sera qu’une première phase si nous ne pouvons pas couvrir l’ensemble linéaire. »

Les dépenses de réhabilitation du Quai Louis-Tardy, estimées à 506.200 €, seraient subventionnées par des dotations du Département et de l’Etat, au titre de la DTER 2021 (dotation des territoires ruraux).

Louis Tardy

Né à Coulon (79) le 4 juin 1875 et mort à Paris le 6 mai 1961, Louis Tardy était ingénieur agronome et banquier. Il fut également maire de Coulon à partir de 1947 jusqu’à sa mort à l’âge de 86 ans. En 1901, il participe à la fondation de la Caisse régionale de Crédit Agricole d’Île-de-France, qu’il dirige jusqu’en 1904. Après la Première Guerre mondiale, il est nommé directeur du Crédit Agricole. En 1940, il revient à Coulon et devient administrateur puis président de la Caisse régionale de Crédit Agricole des Deux-Sèvres.

Document : « Histoire de Coulon de A à Z » auteurs Jacques Altmeyer-Carrio et Jean-Louis Gibaud 2016 Geste Editions

Les Grands Travaux du Marais Poitevin, lancés par Monsieur le Président de la République François Mitterrand le 4 février 1992 à Arçais, ont permis de réhabiliter une partie de la rive droite de la Sèvre Niortaise à Coulon. Un chantier qui a débuté le jeudi 15 septembre 1994 jusqu’en juin 1995, à l’issue d’études débutées le 18 décembre 1992. Une mémorable fête d’inauguration de cette première tranche de restructuration et de réhabilitation du Quai Louis-Tardy s’est déroulée le samedi 7 octobre 1995.
Engagée en janvier 2000 de façon identique à la tranche déjà exécutée, la restauration des berges a connu en 2002 deux nouvelles phases de réalisation : de la rue de l’Église à la rue du Château-Bas, puis de la rue du Château-Bas à la Ruelle du Four.


Si, à cette occasion, la Grande Rue (la rue de l’Eglise actuelle) retrouvait sa cale d’antan, recouverte par un embarcadère pour personnes handicapées adossé à un mur de pierres formant anti-corps. Un ponton, inauguré en grande pompe le 11 juillet 1990 par M. Michel Gillibert, alors secrétaire d’État, qui n’a jamais été utilisé comme tel.

Et quid des évailles (crues) ?

Les participants à cet « atelier-diagnostique en marchant » se sont arrêtés devant chaque habitation (ou presque) pour étudier leur aspect extérieur. Ici, la chargée d’études s’est notamment intéressée aux bordures de trottoirs et des riverains ont profité de l’occasion pour dénoncer l’esthétique des guérites des embarcadères. Photo Gilles Petit

Gilles PETIT

Avant toute intervention sur la voirie du Quai Louis-Tardy à Coulon, il faudra régler ce problème sous-jacent. Photos Gilles Petit

COULON (79) : la gestion de l’éclairage public remise en question

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Pendant le couvre-feu, du 15 décembre 2020 et au 20 janvier 2021, de 20 heures à 6 heures du matin, instauré par l’Etat français dans le cadre du confinement COVID-19, la municipalité coulonnaise « souhaitait éteindre tous les éclairages publics à partir de 21 heures » dès le 15 décembre 2020. Dans un communiqué daté du 17 décembre 2020, elle annonce : « malheureusement, bien indépendamment de notre volonté, certains secteurs, notamment dans le nord de Coulon, restent allumés. La responsabilité de cette situation revient au prestataire de l’électricité qui est dans l’incapacité de procéder aux réglages demandés. » Cette incapacité se cumulant à d’autres « insatisfactions », le Conseil municipal a décidé de ne pas renouveler le contrat de maintenance ad hoc avec la société SEOLIS.

A Coulon, durant le couvre-feu national COVID-19, l’éclairage public et les illuminations de Noël devaient s’éteindre à 21 heures au lieu de minuit pour se rallumer vers six heures comme d’habitude. Photo Gilles PETIT

La commune de Coulon a renouvelé, en 2017, un contrat de maintenance nommé IRIS avec le fournisseur multi-énergie SEOLIS. Ce contrat de gestion de l’éclairage public arrivant à échéance le 31 décembre 2020, SEOLIS a fait une nouvelle proposition à la collectivité, en ajoutant qu’il convient de mettre en sécurité des équipements non conformes : armoires de commande, disjoncteurs, trappes de mât, contre une facture de 4 817,17 € TTC.

Le contrat de maintenance et d’entretien renouvelable se monte à 47 505,03 € TTC sur quatre ans, soit 11 876,25 € TTC par an. On notera que la souscription précédente, également de quatre années, affichait la somme de 45 009 € TTC. Selon l’adjoint à la maire, M. Fabrice Berjonneau : « les élus ont rencontré récemment les représentants de SEOLIS et leur ont d’abord signifié leur insatisfaction sur les délais d’intervention sur les pannes et le dysfonctionnement du réseau d’éclairage public. » Il ajoute : « les termes du contrat ne sont pas toujours respectés et il est fort onéreux par rapport aux prestations rendues. » Par exemple, la municipalité avait décidé d’éteindre l’éclairage public à 21 heures pendant le couvre-feu. Ce qui n’est réalisé que partiellement car le secteur nord ne sera pas éteint, parce que, explique M. Berjonneau, « SEOLIS nous a branchés avec les réseaux des communes voisines Saint-Rémy et Benet. Si on éteint nos lanternes, on éteint aussi Saint-Rémy et Benet. Nous avons plein d’insatisfactions comme ça. »

La maire de Coulon Anne-Sophie Guichet confie : « il faut bien réfléchir parce qu’on paie très cher un contrat juste pour changer quelques ampoules et un petit peu de matériels supplémentaires. Mais nous avons des électriciens locaux capable de le faire. Sans compter qu’on a aussi un agent technique qui a une formation en électricité. »

Lors de la réunion du Conseil municipal, le 16 décembre 2020, les élus étaient invités à ne pas renouveler ce contrat. Coulon devenant ainsi autonome comme sa voisine Magné, notamment. « Nous avons consulté les services techniques, » assure la maire, « en interne, nous avons une personne qui a une formation de base en électricité, que l’on peut aussi former, sachant que, s’il n’est pas en mesure de le faire, on pourra éventuellement démarcher un électricien local qui pourrait l’aider dans ces travaux. » De l’avis général, le coût sera moins élevé que le tarif du contrat SEOLIS. Les élus coulonnais ont aussi demandé à leurs homologues magnésiens « comment ils faisaient en gestion interne ». « Ça me semble tout à fait faisable, » reprend M. Berjonneau, « ça va nous permettre de travailler aussi sur la souplesse de la gestion car aujourd’hui, quand nous voulons éteindre un site ou changer les horaires, c’est super compliqué. On pourra gérer comme on veut pour un coût moindre. Une partie de l’éclairage est réglé par des horloges, ce qui fait que les services techniques peuvent intervenir. Mais il y a toute une partie plus moderne gérée informatiquement par SEOLIS qui a donc la main. Si on reprend la gestion, il faudra changer le système d’horloges donc il y aura une partie d’investissement au départ. Après, on voit, on teste. Si nous nous apercevons que ça ne fonctionne pas, que c’est compliqué, on pourra revenir sur notre décision. »

PHOTO : La déco 2020 réalisée par la municipalité coulonnaise Photo Gilles Petit

Des Coulonnais ont constaté que l’éclairage public dans certains secteurs, est allumé en plein jour. « On leur dit, on leur signale et ça ne bouge pas, » réagit M. Berjonneau, « on passe, on voit notre éclairage et on paie. » L’adjoint conclut « SEOLIS s’est aperçu qu’on n’était pas sur les bons fuseaux horaires, ce sont ceux des pays de l’Est dont l’Allemagne. C’est grave car ça fait plusieurs années que la commune demande à ce que ça bouge. »

Fort de ce constat, le Conseil municipal de Coulon a voté, à l’unanimité, la non-reconduction du contrat IRIS avec SEOLIS. La municipalité sera donc autonome en matière d’éclairage public dès le 1er janvier 2021.

Gilles PETIT

Le message de la commune de Coulon (79) en cette fin d’année 2020 Photo Gilles PETIT

Concernant cette publication, M. Sébastien Ferron, adjoint au maire de Magné (79), dresse ce commentaire : « On peut parfois constater une différence de traitement entre un ménage français et une municipalité chez certains prestataires de services. Il peut être intéressant de positionner un référent au sein d’une équipe municipale qui vient suivre et « éplucher » ces contrats. En général, il y a des économies à aller chercher avec un tel suivi. »

MARAIS POITEVIN : Terres d’envol, la montgolfière « trait d’union entre la terre et le rêve »

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Le commandant de bord coulonnais Yann Siméau vient de créer « Terres d’envol ». Une montgolfière qui survolera essentiellement le Marais Poitevin. Rencontre avec cet informaticien qui voulait lâcher le clavier et la souris.

Selon M. Siméau : « Moyen de communication innovant, un ballon est une machine à recevoir et à donner du plaisir. Et ça ne marche bien qu’en contact assez proche avec ses passagers. » Photo Gilles Petit

M. Yann Siméau est un normand né en 1973. « Il est un petit peu parisien et pas mal breton », dit-il. Il a suivi sa femme qui est descendue sur Niort pour des raisons professionnelles. Ce néo-maraîchin se qualifie comme « un gars normal ». Il développe : « c’est un gars qui a eu, pendant vingt ans, une carrière dans l’imagerie médicale, dans la télémédecine et des systèmes d’information de santé. Avec des projets qui vont de la prise en charge des urgences jusqu’à celle des soldats blessés sur les sites d’opérations extérieures, en passant par les enfants polyhandicapés et autistes. » A un moment donné, M. Siméau a constaté : « tu fais trop d’informatique, trop d’écran, trop de dossiers, tu es trop enfermé derrière ton bureau ». Il a fini par rebaptiser son bureau « la tour de contrôle ». Ainsi, le Coulonnais a progressivement développé le goût d’une activité professionnelle plus en extérieur. « Si je voulais créer mon entreprise, c’était le moment. Donc je me suis lancé dans ce projet », explique-t-il.

Photo Gilles Petit

Pourquoi l’aérostat ?

M. Yann Siméau : « Quand j’étais jeune, j’avais toujours un peu la tête en l’air. J’ai travaillé sur le pas de tir de la fusée Ariane à Kourou et puis, dans mes projets de télémédecine, j’ai abordé des projets notamment avec Airbus. J’ai aussi fait le concours de l’École Nationale d’Aviation Civile. A postériori, je me suis rendu compte que j’avais quelques affinités avec tout ce qui est en lien avec l’air ». Photo DR

« Et puis », ajoute-t-il, « la montgolfière est une niche, donc un métier relativement rare et assez technique. La montgolfière s’est démocratisée ces trente dernières années avec l’apparition de nouveaux matériaux qui offrent des ballons plus légers, plus performants. Et puis sur le plan réglementaire, comme ce n’était pas facile d’accès, ça me plaisait bien. »

Un rêve !

Le matin, ce rêveur voyait passer les montgolfières au dessus de son bureau installé dans le bourg de Coulon. Le soir, il les voyait encore passer. Un jour, il s’est dit « mon bureau, il faut qu’il soit là-haut. Avant de voir ces montgolfières, je n’avais pas l’idée. » Dans sa vie, Yann a souvent pris des chemins de traverse, « on trouve des embûches, mais on trouve pas mal de sujets de satisfaction. » Photo DR

Le projet !

L’entreprise Terres d’envol a démarré en 2018. L’entrepreneur s’est formé, durant un an, à l’école française d’aérostation en Forez. Son premier ballon sera un JZ, du nom des frères Jacquemot et Serge Zuin, encore appelé Zephyr Joyrider. L’aéronaute détaille : « Il s’agit d’un ballon conçu en France par la dernière société de fabrication : « les ballons Chaize ». Un ballon qui a une histoire. Donc j’ai acheté mon premier ballon, j’ai été formé et j’ai volé tout l’été en faisant du vol de loisir. J’ai eu ma licence en tout début d’année et j’ai volé pour m’aguerrir au delà de la licence et appréhender toutes les difficultés que représentent le vol dans une région souvent soumise aux entrées maritimes. » Durant ces vols de loisir, le nouveau commandant de bord a été soutenu par ses confrères voisins, les Montgolfières du Bocage, de Cerizay (79) qui volent aussi au-dessus du Marais Poitevin, de la Vendée, du site du Puy-du-Fou. . . « Il faut savoir », précise le Coulonnais, « que les sites d’envol doivent être homologués par la préfecture. Les Montgolfères du Bocage m’ont aidé en m’offrant leurs sites d’envol. Ce qui m’a permis de mieux appréhender le vol dans le Marais Poitevin, pas seulement au départ de Coulon, mais aussi sur les vents d’ouest au départ de Vix, de Damvix ou de Courçon. »

Les montgolfières du Bocage (au premier plan) et Terres d’envol organisent des vols communs au départ de la Vendée. Photo Gilles Petit

La montgolfière !

Chauffée au Propane, l’enveloppe est haute comme un immeuble de six étages, soit plus de vingt mètres de haut et vingt mètres de diamètre pour un volume total de 3.600 mètres/cube d’air chaud. La nacelle en osier est à taille familiale, soit quatre passagers seulement en plus du pilote. En moyenne, le vol se déroule plutôt à trois passagers. La machine consomme par vol autour de 40 kg de Propane. « C’est une petite consommation », assure M. Yann Siméau, lequel a entrepris « une démarche responsable de compensation carbone, vis-à-vis de l’environnement. »

Le « voyage » !

En été, il faut sortir le matériel (le ballon, la nacelle, le véhicule 4X4), entre quatre à six heures du matin, afin de décoller au lever du jour depuis l’un des sites d’envol, sites définis par « le vent météo » et les espaces que les passagers souhaitent survoler dans le Marais Poitevin.

On l’a dit, en organisant ces vols, M. Yann Siméau projette de « faire découvrir le Marais Poitevin en aérostat et profiter à la fois de la magie de la montgolfière », en jouant avec l’altitude. « Dans un premier temps », conclut M. Siméau, « c’est l’émerveillement lors des vols du matin. On a des lumières rasantes ; des brumes au sol. On voit beaucoup de gibier, des chevreuils, des lièvres, ça bouge un peu partout sous la nacelle parce que les brûleurs ont tendance à les déloger. Ensuite, les passagers essaient de se repérer. Je peux répondre à leurs questions car j’ai été initié par M. Richard Joseph, animateur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin. »

La saison officielle des vols en montgolfière se déroule entre Pâques et Toussaint, sous réserve que les contraintes sanitaires soient levées en 2021. Contact : Montgolfière Terres d’envol, www.terres-denvol.fr, courriel : info@terres-denvol.fr, tel : 06 65 09 49 92


Gilles PETIT

M. Yann Siméau, gérant de Terres d’Envol : « Ce que j’aimerais bien, c’est trouver un équipier qui pourrait s’épanouir, voire évoluer d’une façon ou d’une autre au sein de l’entreprise. Qui souhaiterait s’investir d’une façon durable ! » Photo Gilles Petit

MARAIS POITEVIN : Les ralentisseurs arrivent à Coulon (79)

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Vos voitures roulent trop vite devant chez nous ! Nos voitures roulent trop vite devant chez vous ! Comment faire pour ralentir vos/nos voitures en agglomération ? « Installer des ralentisseurs », répondrait Monsieur de La Palisse, Jacques II de Chabannes de La Palice. Aujourd’hui, dos d’âne, chicanes, coussins berlinois, plateaux, écluses . . . on en trouve partout. Un coup d’œil aux nouveaux aménagements en cours à Coulon (79).

Construit à Coulon, ce ralentisseur aux normes se fond dans l’environnement. Photo Gilles PETIT

Vous avez peut-être entendu parler pour votre commune d’un « Plan d’Accessibilité de la Voirie et des Espaces Publics » (PAVE). Il s’agit d’une étude, confiée à un cabinet spécialisé, lequel dresse « la définition des priorités d’actions » sur un territoire communal, fixant des préconisations, des priorités en matière de sécurité, et même un budget.

Par exemple, à Coulon (79) dans le Marais Poitevin, le PAVE a été confié au cabinet d’études AGORACITES qui a rendu sa copie en . . .  septembre 2014. A l’époque, les élus locaux signalaient : « Au niveau de la sécurité routière, on a un document, le PAVE, dans lequel toute la commune a été reprise, en terme de circulation, d’aménagement pour handicapés. Des préconisations ont été faites dans toutes les parties de la commune. Il convient de travailler dessus pour revoir tout ce flux, sécuriser la circulation piétonne, la rendre accessible aux personnes à mobilité réduite. »

« Les ralentisseurs arrivent » à Coulon

Les départementales D1 et D123, qui se croisent dans le bourg de Coulon, posent problème. Les ralentisseurs arrivent, les travaux ont débuté. Il a fallu du temps pour faire aboutir le projet. Enfin celui-ci a été validé avec l’accord de subventions. Il en coutera 250 000 € TTC à la commune qui va toucher 80% de subventions sur l’investissement total. Sont concernés, le tronçon des feux tricolores vers le village de Glandes, un carrefour route de la Gare, le parking Gilbert-Tessont, les hameaux de La Roche-Avane et Roche-Neuve et le lieu-dit La Chagnée. « Il s’agit de marquer les entrées du bourg de Coulon de manière à forcer le ralentissement des véhicules. Pour la partie qui vient du pont de la Sèvre Niortaise jusqu’aux feux de signalisation, on n’a pas prévu de ralentisseurs ici car c’est un travail qui doit être fait avec la commune voisine de Magné, le rond-point de La-Repentie étant situé à Magné. Par ailleurs, la voie qui s’allonge de La-Repentie au village de Glandes est considérée en agglomération. Quant au parking Gilbert-Tessont, les travaux ont débuté durant les vacances scolaires de la Toussaint, afin de sécuriser l’accès aux écoles. »

Parmi les communes proches de Coulon, à Bessines certains projets ont été testés sur site en présence des riverains concernés avant réalisation définitive. Même si les aménagements réalisés peuvent être une contrainte pour certains, ils sont, semble-t-il, appréciés par les riverains concernés qui constatent une amélioration. Et quelles contraintes ?!?! Depuis les mandatures précédentes, Bessines a fait fort, très fort, en systèmes de ralentissement routier, pas vraiment aux normes. Les très nombreux usagers qui traversent le village sont soumis à rude épreuve. Mais ça ne suffit pas, dit-on. Photo Gilles Petit

Quant au village de La-Garette, deux séries de coussins berlinois en béton avaient été posées. L’une d’elles vient d’être enlevée car un coussin se cassait. Ici, on suppute que la distance avec l’autre série était probablement inférieure aux 150 mètres maxi réglementaires, et que la chaussée n’est pas assez large pour accueillir un couple de coussins. En effet, les coussins sont destinés à ralentir uniquement les voitures, pas les autres usagers. Il en va de la sécurité des deux-roues, mais aussi, des poids lourds, des ensembles agricoles et des autocars . . . qui doivent pouvoir placer leurs roues de chaque côté d’un coussin. Les habitants voisins peuvent témoigner qu’il n’en est rien tant le bruit et les vibrations sont importants. Photo Gilles Petit

Autre exemple, la commune de Sansais – La-Garette. La traversée du village de Sansais pose problème, en particulier devant le groupe mairie-écoles-local de santé. Sur ce petit bout de route départementale tout en virages, voici quelques années, un système de comptage a enregistré un véhicule roulant à près de 120 km/h. Une vitesse « criminelle ». Les aménagements réalisés par le département et les municipalités qui se sont succédé jusqu’à maintenant semblent porter leurs fruits. En revanche, dans ce même village, un autre aménagement ne fait guère l’unanimité au carrefour de deux routes départementales : le plateau ralentisseur est vraiment trop surélevé, faisant « retomber » brutalement les véhicules sur le bitume d’origine. Photo Gilles Petit

Constatations similaires à Saint-Rémy. Au cœur de ce village tortueux, deux couples de coussins sont installés dans une légère courbe en S (un ralentisseur ne peut être placé que sur une ligne droite) sur une voie trop étroite. De plus, l’entrée sud du village « bénéficie » d’un rétrécissement affublé d’un coussin. Ici, les usagers subissent la double peine.

Selon Fabrice Berjonneau, adjoint au maire de Coulon, « Sur la commune, nous avons des travaux qui sont terminés, et des travaux en cours. Il s’agit d’aménagements de sécurité routière destinés à faire ralentir les gens. Sur la route départementale 123, aux passages dans l’agglomération de La Roche-Avane et le lieu-dit Roche-Neuve, les travaux sont quasiment terminés puisque il n’y a plus que des panneaux provisoires en l’attente de l’installation des définitifs. »

Le lieu-dit Roche-Neuve a désormais un rétrécissement de chaussée avec une priorité pour les véhicules qui sortent de l’agglomération, même installation à La Roche-Avane à quelques mètres sur cette même D123.
Ici, cette écluse, qui semble bien étroite, est située en sortie de courbe dans une zone qui n’est pas à 30 km/h.
Photo Gilles Petit

« Pour être conforme au code de la route, » précise l’adjoint, « nous sommes contraints d’englober tout ça en une seule agglomération. On aurait pu faire deux agglomérations mais ça nous obligeait à multiplier les panneaux d’entrées, de sorties, deux fois. L’axe qui traverse ce lieu-dit et l’agglomération actuelle se nommant la Route des Deux Roches, le nom est tout trouvé. Il suffit d’appeler cette agglomération « Les Deux Roches » en précisant qu’elle est située sur la commune de Coulon. Englobant les deux Roches, nous apposerons de petits panneaux qui rappelleront l’identité de ces deux villages. Le fait d’augmenter l’agglomération limite la vitesse à 50 km/h obligatoire par rapport aux installations. »

L’entrée d’agglomération va se situer, en descendant de la route de Nantes à l’entrée de La Roche-Avane, la sortie se fera juste après le panneau de sortie du lieu-dit Roche-Neuve au niveau d’un transformateur électrique. Et vice-versa.

M. Bergonneau poursuit : « cette route est très passagère et on l’utilise pour aller travailler surtout dans le nord de l’agglomération de Niort. Il faut absolument protéger la vie. Un dos d’âne, c’est bruyant et en plus ça abime le véhicule. » Bien évidemment. Cependant, ce type d’écluse n’est guère recommandé pour réguler le trafic pendulaire. En géographie sociale, la mobilité pendulaire, appelé aussi trafic pendulaire ou mobilité alternante, désigne les déplacements quotidiens de la population ayant pour motifs le travail et/ou les études.

Les pouvoirs publics ont le devoir d’entretenir leur voirie. Elles font de belles réalisations . . .

puis installent des obstacles ?!?!

Photo Gilles Petit

Un ralentisseur, qu’est-ce donc ?!?!

Le ralentisseur est devenu l’aménagement de voirie privilégié des municipalités pour favoriser le respect des limitations de vitesse. Pour autant, ils ne doivent ni constituer des obstacles dangereux pour l’usager, ni constituer une gêne excessive lorsque ce dernier respecte la vitesse autorisée ! (association 40 millions d’automobilistes)

Selon des usagers, un ralentisseur, c’est un plan carbone catastrophique, un mal de dos, l’éblouissement par les phares projetés en l’air, le bruit pour les riverains dont les changements de vitesse au niveau des rampes d’extrémité du plateau, des voitures devenues trop confortables avec, pour certaines, des suspensions absorbant les dos d’âne. Leur présence n’est pas toujours adaptée au gabarit des véhicules agricoles et aux poids lourds. D’autre part certaines communes se plaignent des nuisances sonores que les ralentisseurs génèrent à proximité des habitations.

Document Conseil départemental 79 : Tableau du trafic routier journalier enregistré en 2018

Une écluse ?!

Écluse simple avec rétrécissement axial limitée aux voies supportant un trafic modéré (< 2 000 véhicules/jour) ; une largeur de voie d’environ 2,90 m à 3,50 m ;

• Efficacité limitée en dehors des heures d’affluence ;

• À implanter de préférence dans des zones fortement urbanisées ;

• Nécessite une bonne visibilité sur l’aménagement pour éviter tout effet de surprise

Le trafic passe donc de façon alternée, soit de manière non définie (le premier qui se présente passe), soit en général en donnant priorité à un sens (panneau C18 carré bleu), tandis qu’à l’autre sens est attribué le panneau rond cerclé de rouge (B15).

La vitesse doit être limitée à 30 km/h.

Le by-pass cycliste est fortement recommandé.

Ce type d’aménagement n’est pas décrit dans le Code de la route mais il peut être réalisé à partir de la signalisation routière réglementaire.

(sources Sécurité routière et preco-amenagement-securite-en-agglo-janv2017)

Gilles PETIT

COULON : Nécrologie Madeleine RIBREAU

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Née Jaulin, Madeleine Ribreau vient de décéder à l’âge de 93 ans. Elle a ainsi rejoint son époux disparu en avril 2004. Durant trente ans, le couple avait accueilli les Maraîchins, dont probablement tous les Coulonnais, dans leur bar à l’enseigne Le Nénuphar, situé place de l’Eglise à Coulon (Deux-Sèvres).

Paul et Madeleine RIBREAU en juin 1994 Photo Gilles PETIT

Dans un article dédié à leur établissement, L’atelier Histoire et Patrimoine, un collectif membre du Centre Social et Culturel du Marais de Coulon, retrace la genèse de leur établissement, notamment cet extrait : En 1910, M. Albert Soulisse achète un bar Le Terminus, idéalement situé sur la place de l’Eglise à Coulon. Vers 1940, M. Ribreau, père, achète l’immeuble. Vers la fin de la guerre, il devint un café tenu par les parents Ribreau, puis par leur fils Paul et leur belle-fille Madeleine. Enfin, le 25 décembre 1960, Madeleine crée son entreprise individuelle, sous le nom Le Nénuphar, spécialisée dans le secteur d’activité des débits de boissons (sans spectacle). Ce bar apparaît dans L’inspecteur Cadavre, un téléfilm français de Michel Drach, avec Jean Richard dans le rôle du Commissaire Maigret, tourné en grande partie à Coulon et diffusé en 1968.

Le Nénuphar ayant fermé le 31 décembre 1990, le bâtiment est devenu le domicile privé de Paul et Madeleine Ribreau.

Gilles PETIT

Un mot de MARINETTE BOISSELIER :

Que de souvenirs effectivement au nénuphar !
Madeleine savait être accueillante pour ses clients ,c’était le lieu de rencontres apprécié par tous ,sportifs,commerciaux,et habitants du village
moi à l’époque je travaillais à l’agence du crédit agricole de Coulon et le samedi à la fermeture d e l’agence à 13h nous nous retrouvions avec les collègues de Magné ,Niort saint Florent,Niort Halles pour finir la semaine ensemble et Madeleine servait les pastis (souvent nombreux) moi je les comptais
Le jeudi aussi nous avions une tradition avec Madeleine ,nous mangions le gâteau dans sa cuisine personnelle après le repas de midi avant de retourner travailler ,un moment très apprécié que je n’oublierais jamais ,nous étions « en famille »

La vie passe si vite,en cette période difficile que nous traversons profitons de petits moments de plaisir comme ceux là et soyons solidaires
repose en paix Madeleine,je ne t’oublierai pas

La vie rêvée d’un correspondant de presse dans la PQR

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La vie d’un correspondant au service de la Presse Quotidienne Régionale (PQR) n’est pas un long fleuve tranquille. Entre relations sociales, d’un côté, et relations éditoriales, de l’autre, son cœur chavire. Récit d’une histoire vraie.

Correspondant de presse, c’est aussi participer à la semaine de la presse. Ici, en 1996, des élèves du collège de Fontenay-Rohan-Rohan préparent un article concernant mes activités au Courrier de l’Ouest. Photo prise par un élève du collège

Il était une fois, en 1982, un jeune homme qui se marie avec une Coulonnaise. Le couple s’installe à Coulon, une commune des Deux-Sèvres dans le Marais Poitevin. Il y a donc près de quarante ans, les jeunes mariés ont reçu gratuitement les deux journaux-quotidiens locaux, à savoir les éditions écrites deux-sévriennes de « La Nouvelle République du Centre-Ouest » et du « Courrier de l’Ouest ».

Il se trouve que je [pour la première fois, et peut-être l’unique fois de ma carrière, j’écris un texte à la première personne du singulier] fréquentais activement des associations coulonnaises et que j’assistais régulièrement aux réunions mensuelles du Conseil municipal local en simple auditeur.

A l’issue de six mois de lecture gratuite, avec mon épouse nous avons décidé de choisir un journal, un seul, ce sera le Courrier de l’Ouest (CO), en acceptant l’offre d’abonnement « très avantageuse ». On notera que l’offre concurrente était aussi alléchante.

Correspondant de presse, c’est aussi suivre des travaux, de A à Z (ici de mars à juillet 1994). Photos : Gilles PETIT (Déplacez le curseur pour comparer les photos)

Là où le bât blesse, c’est que nous avions peu d’articles à lire en rubrique Coulon. Pourtant, je savais que les sujets ne manquaient pas car je les vivais.

Piqué par je-ne-sais-quelle-puce, un jour, il me vint l’idée d’adresser un mot au CO de Niort. Je ne connaissais personne à cette rédaction. Dans cette bafouille, j’expliquais mon désarroi de ne rien lire sur Coulon. Tout simplement.

La réponse ne s’est pas fait attendre. Un appel téléphonique du directeur du CO Niort m’invite à visiter sa rédaction. J’ai ainsi découvert l’univers de cette mystérieuse presse. Cette excursion s’est achevée dans le bureau du directeur. Après avoir tourné autour du pot, en me complimentant, notamment, pour la « qualité de ma lettre », ce monsieur m’a proposé le poste de correspondant local pour la commune de Coulon. Après quelques jours de réflexion, fort de l’accord de la correspondante « sortante » et de la garantie d’être épaulé par la rédaction, j’ai accepté la fonction. Une fonction que j’ai pris trop à cœur. L’absence de contrat d’engagement ou de travail aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

Je me mets donc au travail en marge de mon activité professionnelle. Et ça marche bien, trop bien et trop vite. Peu à peu les sollicitations pleuvent, les sujets débordent, la rédaction me suit et m’encourage. A cette époque, l’actualité s’est aussi emballée dans le Marais mouillé, à l’image de la création d’une communauté de trois communes, l’ouverture d’un important Centre socio-culturel, l’installation de plusieurs syndicats intercommunaux à vocation unique, la mise en route d’un vaste plan de travaux, dit Grands Travaux, lancé et inauguré par M. Mitterrand, président de la République Française, une terrible tempête, et autres grosses initiatives que ne pouvait passer sous silence un représentant de la presse locale.

Logiquement, beaucoup de sujets sortaient de l’unique commune de Coulon car communs à plusieurs municipalités ou structures siégeant dans des localités alentours. De plus, l’un après l’autre, mes collègues correspondants se sont progressivement appuyés sur mes connaissances et le suivi des affaires maraîchines. Au point que, d’une suppléance, je suis devenu titulaire pour le CO sur les communes de Coulon, Magné, Bessines, Sansais – La-Garette et ponctuellement Le-Vanneau – Irleau, Arçais, Saint-Georges-de-Rex et Amuré. Des sujets m’appelaient aussi dans la ville de Niort et au niveau départemental.

Les journalistes de la rédaction m’ont alors suivi, conseillé et sollicité pour couvrir divers sujets. Il y avait toutefois quelques accrocs, notamment, quand l’un d’eux venait sur mon « territoire », sans m’en informer, s’occuper d’un sujet sur lequel j’étais déjà présent. Un gâchis de temps et d’énergie.

Dans une rédaction, il y a aussi des secrétaires de rédaction (SR). Là, nos relations se sont petit à petit tendues et sont allées crescendo. Pour mes articles publiés en pages niortaises, départementales et magazines inter-éditions, pas de soucis, je retrouvais l’intégralité des textes que j’avais rédigés. Ici les textes et les crédits photo étaient signés de mon nom. Il faut savoir que l’écriture et la mise en forme de chaque article prend plus d’une heure, voire jusqu’à trois heures pour les plus complexes. Ceci en plus du temps de présence sur le lieu dans lequel se déroulait le sujet traité. Il n’y avait pas d’informatique à cette époque pour les correspondants.

Un correspondant de presse fait aussi des photos qui n’illustreront jamais d’articles.

En pages locales, à ma grande surprise, des titres étaient changés, des paragraphes entiers et/ou des phrases manquaient ou étaient réécrits, rendant des articles incompréhensibles. Je découvrais des mots que je n’employais jamais, un mot pour un autre, des fautes d’orthographe ou grammaticales que j’évitais, quand ce n’était pas un problème de photographies. A la rédaction, ils disaient que ces modifications étaient normales. Des acteurs de l’actualité ont commencé à me faire des reproches, voire à mettre en doute mes compétences. C’est particulièrement désagréable d’être réveillé par la sonnerie du téléphone très tôt le matin par la faute d’une rédaction. Certes, les lecteurs du CO avaient des informations sur leur commune, mais ils ne s’y reconnaissaient plus vraiment. Ils ignorent l’existence des SR. Toutefois, j’ai aussi reçu des aides et de précieuses facilités de la part des Maraîchins. Ainsi, j’ouvrais fréquemment ma boîte à lettres chaque jour en quête des nombreux messages déposés à n’importe quelle heure.

Alors que, au début des années 2000, la rédaction m’a équipé d’un matériel informatique performant (ordinateur, appareil photo et liaison directe avec Niort), ce qui me dispensait d’acheminer papiers et pellicules photo par la route, la pression est montée jusqu’à ce qu’on m’accuse de trop produire. Il est vrai que, lors d’un entretien avec des élèves de Cours élémentaires dans le cadre de la semaine de la presse (des enfants et des jeunes étudient la presse, tous les jours ou presque, dans leurs établissements scolaires), il m’a été posé la question « surprise » : « combien écrivez-vous d’articles par an pour le CO ? » Je ne savais pas. Rentré chez moi, j’ai vérifié et j’ai comptabilisé une moyenne annuelle de 600 textes publiés les trois années précédentes. Sans compter les articles non publiés car il y en a eu.

Pendant mes onze années d’activité pour le CO, je suis devenu intervenant dans l’édition. Journaliste indépendant, j’étais donc correspondant PQR, intervenant pour des hebdomadaires et divers magazines, rédacteur au service d’auteurs de livres ou revues liées au tourisme . . . tout en développant des interventions dans le milieu du spectacle et de la vidéo. Bref, j’étais désormais professionnel.

Un correspondant de presse s’investit dans le jeu médiatique. Photo Antoinette PETIT

Un professionnel doit être exigeant. Ma crédibilité était mise en cause. Un CLP cumule aussi les fonctions de représentant de commerce au profit de la PQR. J’ai créé des partenariats CO avec diverses organisations festives et sportives dont il reste au moins aujourd’hui le Rallye canoë-kayak du Marais au départ de Coulon. J’offrais des bonus en informant vraiment les lecteurs, respectant la déontologie du métier. Je contribuais amplement à garantir le chiffre d’affaires de la rédaction (contre de maigres honoraires basés sur un système à points).

Un correspondant de presse assure aussi …
… une fonction de représentation Photos DR

Enfin, j’ajoute qu’un auteur est propriétaire de ses textes. Ici, on parle de propriétés intellectuelle et littéraire. En fait, selon l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle), « le droit d’auteur insiste sur le lien fort qui existe entre l’auteur et son œuvre. Dans la conception du droit d’auteur, il existe un lien inaliénable, imprescriptible et perpétuel entre l’auteur et sa création, dans la mesure où l’œuvre est considérée comme consubstantielle à son auteur. C’est ce que l’on appelle le droit moral de l’auteur sur son œuvre. L’œuvre est donc protégée à partir du jour où elle a été réalisée. Un auteur ne peut pas céder ce droit à un tiers. Il est à ce titre inaliénable. »

Alors, que penser d’une entreprise commerciale qui enrôle des gens sous le statut de correspondants de presse sans aucun contrat de travail écrit et signé par les deux parties. Elle met en avant la loi du 27 janvier 1987, modifiée par la loi du 27 janvier 1993, précisée par les circulaires du 1er décembre 1993 et du 22 février 1994, qui définit le statut de CLP. Le droit du travail est alors bafoué.

Les articles rédigés par les CLP sont des œuvres intellectuelles qui n’appartiennent pas aux entreprises de presse, même si celles-ci les publient. Le droit d’auteur supplantant l’article 10 de la loi n° 87-39 du 27 janvier 1987 portant diverses mesures d’ordre social, les textes et photographies doivent être publiés en intégralité. Sauf consentement de l’auteur. Pour ma part, je n’ai jamais donné mon accord. Mes courriers de protestation adressés au CO en attestent.

En citant le code du travail, la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels [CCIJP] souligne : « Est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques, ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources ». « Et c’est la seule définition qui vaille », assure Maître Delphine Meillet, avocate en droit de la presse, dans L’Express du .  

Gilles PETIT