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COULON (79) : Des travaux dits de « sécurité » sur la rue Main

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Après les « rendez-vous manqués » (voir notre article : https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2021/03/15/coulon-les-ralentisseurs-des-rendez-vous-manques/), la municipalité poursuit son opération « sécurisation routière » en centre-bourg. Contre toute attente, la rue Main est concernée au premier chef … une nouvelle fois.

C’est inné chez les nouveaux élus municipaux. Depuis des décennies, ils détiennent la solution miracle garantissant une vitesse automobile raisonnable dans la courte rue Main à Coulon. Si cette solution miracle existait, on le saurait déjà au fil des mandatures.

L’actuelle municipalité coulonnaise, dirigée par Mme Anne-Sophie Guichet, ne déroge pas à la règle. En effet, au cours de la dernière réunion du Conseil municipal, datée du 1er avril 2021 (sans rire !), il a été évoqué le plan de réhabilitation du Quai Louis-Tardy. En aparté, M. Fabrice Berjonneau, adjoint chargé des travaux, a informé les conseillers (le public n’était pas admis pour cause de pandémie, il n’a pas pu entendre des propos qui ne figurent pas dans le compte-rendu officiel de cette assemblée) que « les travaux de sécurité vont commencer au mois d’avril par la rue Main ».

Au droit de la route départementale n°1, l’entrée de la rue Main est sécurisé par un îlot, guère esthétique mais efficace, qui casse la vitesse des véhicules qui souhaitent emprunter cette voie. On notera au sol les traces de l’ancienne bande blanche d’un Stop. Photo Gilles Petit

La rue Main est l’une des trois voies d’entrée dans le centre-bourg. Elle est principalement empruntée par des locaux qui, pour la plupart, ont pris la mauvaise habitude de descendre cette rue pentue, en voiture, à moto, et à vélo, à bonne allure.

Une voie à sens unique

Comme les véhicules des habitants y sont stationnés, un sens unique a été institué voici de longues années. Une mesure qui a longtemps alimenté les débats entre élus et riverains. Quand il y a eu débat. A l’image de cette anecdote : une matinée, des employés communaux sont arrivés avec leurs clés à molette et leur pot de peinture. Ainsi armés, ils ont inversé le sens de circulation. Les véhicules allaient pouvoir sortir du village en débouchant directement sur la route départementale n°1 en côte avec peu de visibilité. Une hérésie qui a été réparée après d’âpres discussions.

Lors de la précédente mandature, il a été constaté que des voitures stationnaient dans le virage à gauche au bas de cette rue au débouché de la rue de la Douve. Un élu bien intentionné a fait mettre des potelets dans ce virage à la place des voitures. Résultat de l’opération, des locaux roulent encore plus vite car ils ont une bien meilleure visibilité et savent que très peu de monde arrive de la Sèvre Niortaise.

Pour les piétons et les cyclistes

Lors de cette réunion du 1er avril 2021, l’adjoint aux travaux a annoncé : « Nous allons mettre le Quai Louis-Tardy entièrement piétonnier et cyclable. Comme ça, il n’y aura plus de voitures stationnées. » A l’entendre, les riverains seraient d’accord. Il a ajouté, pour cela « on va commencer par la rue Main au mois d’avril. On va revoir l’entrée de cette rue parce qu’il y a une espèce d’ilot qui ne ressemble à rien. Et on revoit le stationnement qui va permettre de faire ralentir les gens. Beaucoup de Coulonnais coupent systématiquement par là. » On notera que ses propos sont exprimés au futur proche et non au conditionnel. Les riverains apprécieront.

Avant cette annonce surprise, le premier adjoint Dominique Giret avait tracé le compte administratif de gestion 2020, et il avait présenté les budgets primitifs 2021. Un tableau qui affiche « une situation budgétaire 2021 très confortable », mais, selon la maire, « financièrement, on a dû couper dans les projets de travaux. » Car le programme d’amélioration de la voirie ne dispose que d’un budget annuel de 184 150 €.

Engager des travaux dans une rue qui n’en demande pas revient à gaspiller des fonds qui seraient bien utiles ailleurs en améliorant le confort de vie des Coulonnais. On pense à l’urgente réfection de plusieurs trottoirs notamment rues de la Gare (photo ci-contre) et Auchier.

Certes, il convient de réétudier le problème de vitesse excessive dans cette rue. A moindres frais. Ici, nous préconisons d’abord de garder le sens de circulation actuel ; ensuite de conserver l’îlot cité (il est efficace) ; puis d’inclure cette voie dans la Zone de rencontre à vitesse limite de 20 km/h instaurée dans le village (ce qui permettra à de nombreux vélos de s’affranchir du sens interdit en toute légalité) ; réinstaller le stop d’antan au carrefour avec les rues de la Douve et de la Coulonnerie ; les habitants de la rue Main s’occuperaient du reste, ils ont l’expérience. Un panneau « Zone de rencontre » à déplacer, un panneau « Stop » à dénicher dans le stock des ateliers municipaux et une bande blanche à peindre au sol. En une demi-journée, les employés communaux auraient réalisé le travail et la municipalité engrangerait une sérieuse économie. Probablement avec « les félicitations du jury ».

Gilles PETIT

COULON (79) : Réhabilitation de la voirie du Quai Louis-Tardy

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Intitulé par la municipalité coulonnaise « Au fil des quais », un atelier-diagnostique a réuni les responsables d’embarcadères touristiques, des habitants riverains et la chargée d’études, en présence de messieurs l’inspecteur des sites et l’Architecte des Bâtiments de France. Le but : essayer d’harmoniser le patrimoine architectural avec le futur revêtement de la voirie du Quai Louis-Tardy.

Une partie du Quai Louis-Tardy (rive à gauche) en bordure de Sèvre Niortaise à Coulon (79)

Le Quai Louis-Tardy est l’artère emblématique du cœur de village puisqu’il concentre la totalité des embarcadères professionnels et une grande partie des commerces (restaurants, hôtel…). Ce lieu touristique incontournable de Coulon, où convergent tous les visiteurs, a une chaussée en partie endommagée. Il devrait donc être en harmonie avec les autres rues et places honteusement réhabilitées, ces dernières années, avec du béton. Le projet prévoit de traiter non seulement l’aspect architectural et environnemental de cette voie en utilisant des matériaux simples et d’origine locale, mais également le problème de la circulation, du stationnement et du cheminement piéton et cycliste avec un accent tout particulier mis sur la sécurité et l’accessibilité. D’un linéaire relativement important, le projet est scindé en quatre secteurs.

Ce « projet majeur » consiste à restaurer l’ensemble de la voirie du Quai Louis-Tardy à Coulon, du pont sous la Route Départementale n°1 jusqu’à la plaine de l’Autremont (non comprise), voire « un peu plus en fonction de la capacité d’action une fois qu’on aura le projet élaboré », précise M. Dominique Giret, 1er adjoint au maire.

Au mois d’octobre 2020, une consultation avait été lancée pour une mission de maîtrise d’œuvre. Sur les huit bureaux d’études qui ont répondu, les membres de la commission d’appel d’offres ont retenu le bureau d’études dci-Environnement, basé à Boufféré en Vendée, lequel propose de réaliser ce programme environnemental pour un montant d’honoraires de 24 200 € HT (la mission de base) + 1000 € HT pour l’option «atelier diagnostique en marchant». La durée de la mission est évaluée à 49.50 jours. Les plans seraient présentés avant cet été, pour un début de chantier envisagé en début d’hiver prochain.

Une visite déambulatoire

Conduit par M. Giret et Mme Mélisande Bertrais, de la Cellule conception chez dci-Environnement, cet « atelier-diagnostique en marchant » a eu lieu sous forme de deux heures de déambulation sur les quais de la Sèvre Niortaise à laquelle étaient conviés les habitants de la commune, principalement ceux résidant sur les quais, et l’ensemble des acteurs touristiques concernés par ce projet.

Photo Gilles Petit

Étaient également présents (de gauche à droite) MM. Jean Richer, urbaniste, géographe et Architecte des Bâtiments de France (ABF) en Deux-Sèvres auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Nouvelle-Aquitaine, et Sylvain Provost, inspecteur des sites à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). On notera que l’ABF intervient car le village est compris dans le périmètre architectural de l’église de la Sainte-Trinité, alors que la DREAL intervient car les quais (et uniquement les quais, pas les bâtiments riverains) sont inclus dans le site classé qu’est le Marais Poitevin.

Photo Gilles Petit

Une reconnaissance des lieux

Après avoir recensé les nombreuses informations recueillies par sa technicienne, Mélisande Bertrais (à gauche en compagnie de Dominique Giret), le bureau d’études va travailler sur « les principes techniques en matière de restauration sur l’ensemble du Quai Louis-Tardy ».

Photo Gilles Petit

M. Giret explique : « Seront chiffrés la totalité des quais, [de la plaine de l’Autremont, non comprise, jusqu’au pont de la route départementale] sur près d’un kilomètre, mais nous connaissons déjà notre capacité financière limitée à 500 000 €. Il s’agira ensuite en fonction du coût au mètre linéaire de voir quelle portion on peut faire pour positionner les travaux. Du fait des premières estimations, il semble qu’on ne soit pas en capacité de réaliser la totalité linéaire des quais. Cette discussion, on l’aura quand on aura le devis. Évidemment, nous ferons le plus possible et ce ne sera qu’une première phase si nous ne pouvons pas couvrir l’ensemble linéaire. »

Les dépenses de réhabilitation du Quai Louis-Tardy, estimées à 506.200 €, seraient subventionnées par des dotations du Département et de l’Etat, au titre de la DTER 2021 (dotation des territoires ruraux).

Louis Tardy

Né à Coulon (79) le 4 juin 1875 et mort à Paris le 6 mai 1961, Louis Tardy était ingénieur agronome et banquier. Il fut également maire de Coulon à partir de 1947 jusqu’à sa mort à l’âge de 86 ans. En 1901, il participe à la fondation de la Caisse régionale de Crédit Agricole d’Île-de-France, qu’il dirige jusqu’en 1904. Après la Première Guerre mondiale, il est nommé directeur du Crédit Agricole. En 1940, il revient à Coulon et devient administrateur puis président de la Caisse régionale de Crédit Agricole des Deux-Sèvres.

Document : « Histoire de Coulon de A à Z » auteurs Jacques Altmeyer-Carrio et Jean-Louis Gibaud 2016 Geste Editions

Les Grands Travaux du Marais Poitevin, lancés par Monsieur le Président de la République François Mitterrand le 4 février 1992 à Arçais, ont permis de réhabiliter une partie de la rive droite de la Sèvre Niortaise à Coulon. Un chantier qui a débuté le jeudi 15 septembre 1994 jusqu’en juin 1995, à l’issue d’études débutées le 18 décembre 1992. Une mémorable fête d’inauguration de cette première tranche de restructuration et de réhabilitation du Quai Louis-Tardy s’est déroulée le samedi 7 octobre 1995.
Engagée en janvier 2000 de façon identique à la tranche déjà exécutée, la restauration des berges a connu en 2002 deux nouvelles phases de réalisation : de la rue de l’Église à la rue du Château-Bas, puis de la rue du Château-Bas à la Ruelle du Four.


Si, à cette occasion, la Grande Rue (la rue de l’Eglise actuelle) retrouvait sa cale d’antan, recouverte par un embarcadère pour personnes handicapées adossé à un mur de pierres formant anti-corps. Un ponton, inauguré en grande pompe le 11 juillet 1990 par M. Michel Gillibert, alors secrétaire d’État, qui n’a jamais été utilisé comme tel.

Et quid des évailles (crues) ?

Les participants à cet « atelier-diagnostique en marchant » se sont arrêtés devant chaque habitation (ou presque) pour étudier leur aspect extérieur. Ici, la chargée d’études s’est notamment intéressée aux bordures de trottoirs et des riverains ont profité de l’occasion pour dénoncer l’esthétique des guérites des embarcadères. Photo Gilles Petit

Gilles PETIT

Avant toute intervention sur la voirie du Quai Louis-Tardy à Coulon, il faudra régler ce problème sous-jacent. Photos Gilles Petit

MARAIS POITEVIN : Les ralentisseurs arrivent à Coulon (79)

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Vos voitures roulent trop vite devant chez nous ! Nos voitures roulent trop vite devant chez vous ! Comment faire pour ralentir vos/nos voitures en agglomération ? « Installer des ralentisseurs », répondrait Monsieur de La Palisse, Jacques II de Chabannes de La Palice. Aujourd’hui, dos d’âne, chicanes, coussins berlinois, plateaux, écluses . . . on en trouve partout. Un coup d’œil aux nouveaux aménagements en cours à Coulon (79).

Construit à Coulon, ce ralentisseur aux normes se fond dans l’environnement. Photo Gilles PETIT

Vous avez peut-être entendu parler pour votre commune d’un « Plan d’Accessibilité de la Voirie et des Espaces Publics » (PAVE). Il s’agit d’une étude, confiée à un cabinet spécialisé, lequel dresse « la définition des priorités d’actions » sur un territoire communal, fixant des préconisations, des priorités en matière de sécurité, et même un budget.

Par exemple, à Coulon (79) dans le Marais Poitevin, le PAVE a été confié au cabinet d’études AGORACITES qui a rendu sa copie en . . .  septembre 2014. A l’époque, les élus locaux signalaient : « Au niveau de la sécurité routière, on a un document, le PAVE, dans lequel toute la commune a été reprise, en terme de circulation, d’aménagement pour handicapés. Des préconisations ont été faites dans toutes les parties de la commune. Il convient de travailler dessus pour revoir tout ce flux, sécuriser la circulation piétonne, la rendre accessible aux personnes à mobilité réduite. »

« Les ralentisseurs arrivent » à Coulon

Les départementales D1 et D123, qui se croisent dans le bourg de Coulon, posent problème. Les ralentisseurs arrivent, les travaux ont débuté. Il a fallu du temps pour faire aboutir le projet. Enfin celui-ci a été validé avec l’accord de subventions. Il en coutera 250 000 € TTC à la commune qui va toucher 80% de subventions sur l’investissement total. Sont concernés, le tronçon des feux tricolores vers le village de Glandes, un carrefour route de la Gare, le parking Gilbert-Tessont, les hameaux de La Roche-Avane et Roche-Neuve et le lieu-dit La Chagnée. « Il s’agit de marquer les entrées du bourg de Coulon de manière à forcer le ralentissement des véhicules. Pour la partie qui vient du pont de la Sèvre Niortaise jusqu’aux feux de signalisation, on n’a pas prévu de ralentisseurs ici car c’est un travail qui doit être fait avec la commune voisine de Magné, le rond-point de La-Repentie étant situé à Magné. Par ailleurs, la voie qui s’allonge de La-Repentie au village de Glandes est considérée en agglomération. Quant au parking Gilbert-Tessont, les travaux ont débuté durant les vacances scolaires de la Toussaint, afin de sécuriser l’accès aux écoles. »

Parmi les communes proches de Coulon, à Bessines certains projets ont été testés sur site en présence des riverains concernés avant réalisation définitive. Même si les aménagements réalisés peuvent être une contrainte pour certains, ils sont, semble-t-il, appréciés par les riverains concernés qui constatent une amélioration. Et quelles contraintes ?!?! Depuis les mandatures précédentes, Bessines a fait fort, très fort, en systèmes de ralentissement routier, pas vraiment aux normes. Les très nombreux usagers qui traversent le village sont soumis à rude épreuve. Mais ça ne suffit pas, dit-on. Photo Gilles Petit

Quant au village de La-Garette, deux séries de coussins berlinois en béton avaient été posées. L’une d’elles vient d’être enlevée car un coussin se cassait. Ici, on suppute que la distance avec l’autre série était probablement inférieure aux 150 mètres maxi réglementaires, et que la chaussée n’est pas assez large pour accueillir un couple de coussins. En effet, les coussins sont destinés à ralentir uniquement les voitures, pas les autres usagers. Il en va de la sécurité des deux-roues, mais aussi, des poids lourds, des ensembles agricoles et des autocars . . . qui doivent pouvoir placer leurs roues de chaque côté d’un coussin. Les habitants voisins peuvent témoigner qu’il n’en est rien tant le bruit et les vibrations sont importants. Photo Gilles Petit

Autre exemple, la commune de Sansais – La-Garette. La traversée du village de Sansais pose problème, en particulier devant le groupe mairie-écoles-local de santé. Sur ce petit bout de route départementale tout en virages, voici quelques années, un système de comptage a enregistré un véhicule roulant à près de 120 km/h. Une vitesse « criminelle ». Les aménagements réalisés par le département et les municipalités qui se sont succédé jusqu’à maintenant semblent porter leurs fruits. En revanche, dans ce même village, un autre aménagement ne fait guère l’unanimité au carrefour de deux routes départementales : le plateau ralentisseur est vraiment trop surélevé, faisant « retomber » brutalement les véhicules sur le bitume d’origine. Photo Gilles Petit

Constatations similaires à Saint-Rémy. Au cœur de ce village tortueux, deux couples de coussins sont installés dans une légère courbe en S (un ralentisseur ne peut être placé que sur une ligne droite) sur une voie trop étroite. De plus, l’entrée sud du village « bénéficie » d’un rétrécissement affublé d’un coussin. Ici, les usagers subissent la double peine.

Selon Fabrice Berjonneau, adjoint au maire de Coulon, « Sur la commune, nous avons des travaux qui sont terminés, et des travaux en cours. Il s’agit d’aménagements de sécurité routière destinés à faire ralentir les gens. Sur la route départementale 123, aux passages dans l’agglomération de La Roche-Avane et le lieu-dit Roche-Neuve, les travaux sont quasiment terminés puisque il n’y a plus que des panneaux provisoires en l’attente de l’installation des définitifs. »

Le lieu-dit Roche-Neuve a désormais un rétrécissement de chaussée avec une priorité pour les véhicules qui sortent de l’agglomération, même installation à La Roche-Avane à quelques mètres sur cette même D123.
Ici, cette écluse, qui semble bien étroite, est située en sortie de courbe dans une zone qui n’est pas à 30 km/h.
Photo Gilles Petit

« Pour être conforme au code de la route, » précise l’adjoint, « nous sommes contraints d’englober tout ça en une seule agglomération. On aurait pu faire deux agglomérations mais ça nous obligeait à multiplier les panneaux d’entrées, de sorties, deux fois. L’axe qui traverse ce lieu-dit et l’agglomération actuelle se nommant la Route des Deux Roches, le nom est tout trouvé. Il suffit d’appeler cette agglomération « Les Deux Roches » en précisant qu’elle est située sur la commune de Coulon. Englobant les deux Roches, nous apposerons de petits panneaux qui rappelleront l’identité de ces deux villages. Le fait d’augmenter l’agglomération limite la vitesse à 50 km/h obligatoire par rapport aux installations. »

L’entrée d’agglomération va se situer, en descendant de la route de Nantes à l’entrée de La Roche-Avane, la sortie se fera juste après le panneau de sortie du lieu-dit Roche-Neuve au niveau d’un transformateur électrique. Et vice-versa.

M. Bergonneau poursuit : « cette route est très passagère et on l’utilise pour aller travailler surtout dans le nord de l’agglomération de Niort. Il faut absolument protéger la vie. Un dos d’âne, c’est bruyant et en plus ça abime le véhicule. » Bien évidemment. Cependant, ce type d’écluse n’est guère recommandé pour réguler le trafic pendulaire. En géographie sociale, la mobilité pendulaire, appelé aussi trafic pendulaire ou mobilité alternante, désigne les déplacements quotidiens de la population ayant pour motifs le travail et/ou les études.

Les pouvoirs publics ont le devoir d’entretenir leur voirie. Elles font de belles réalisations . . .

puis installent des obstacles ?!?!

Photo Gilles Petit

Un ralentisseur, qu’est-ce donc ?!?!

Le ralentisseur est devenu l’aménagement de voirie privilégié des municipalités pour favoriser le respect des limitations de vitesse. Pour autant, ils ne doivent ni constituer des obstacles dangereux pour l’usager, ni constituer une gêne excessive lorsque ce dernier respecte la vitesse autorisée ! (association 40 millions d’automobilistes)

Selon des usagers, un ralentisseur, c’est un plan carbone catastrophique, un mal de dos, l’éblouissement par les phares projetés en l’air, le bruit pour les riverains dont les changements de vitesse au niveau des rampes d’extrémité du plateau, des voitures devenues trop confortables avec, pour certaines, des suspensions absorbant les dos d’âne. Leur présence n’est pas toujours adaptée au gabarit des véhicules agricoles et aux poids lourds. D’autre part certaines communes se plaignent des nuisances sonores que les ralentisseurs génèrent à proximité des habitations.

Document Conseil départemental 79 : Tableau du trafic routier journalier enregistré en 2018

Une écluse ?!

Écluse simple avec rétrécissement axial limitée aux voies supportant un trafic modéré (< 2 000 véhicules/jour) ; une largeur de voie d’environ 2,90 m à 3,50 m ;

• Efficacité limitée en dehors des heures d’affluence ;

• À implanter de préférence dans des zones fortement urbanisées ;

• Nécessite une bonne visibilité sur l’aménagement pour éviter tout effet de surprise

Le trafic passe donc de façon alternée, soit de manière non définie (le premier qui se présente passe), soit en général en donnant priorité à un sens (panneau C18 carré bleu), tandis qu’à l’autre sens est attribué le panneau rond cerclé de rouge (B15).

La vitesse doit être limitée à 30 km/h.

Le by-pass cycliste est fortement recommandé.

Ce type d’aménagement n’est pas décrit dans le Code de la route mais il peut être réalisé à partir de la signalisation routière réglementaire.

(sources Sécurité routière et preco-amenagement-securite-en-agglo-janv2017)

Gilles PETIT