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BENET (85): La visite du four à chaux au programme des journées européennes du patrimoine 2021

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Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2021, notre attention s’est portée sur les fours à chaux de Benet (85), dimanche 19 septembre 2021. Guidés par les « Amis des Fours à Chaux » de l’Association locale de Sauvegarde du Patrimoine Industriel (ASPI), plus de 500 visiteurs, répartis en presque 30 groupes, ont foulé ce site en cours de restauration.

Des visites découverte et/ou visites géologie étaient proposées gratuitement. Le public avait le choix, en ce dimanche 19 septembre 2021, mais il ne pouvait pas déambuler librement car il eût été dommage de se priver des indispensables explications des guides.

Ce bâtiment est composé de trois fours à chaux de 20 mètres de haut, 25 mètres de long et 14 mètres de large. Depuis peu, sa restauration a fait un grand pas avec le coulage, sur le toit, d’un hourdis, le plancher supérieur des fours, percé par les trois trous d’enfournement, et la pose d’un couronnement sur les quatre faces. Photo Gilles Petit

65 fours à chaux seraient recensés en France. Seulement six sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques dont Foussais-Payré et Benet, tous deux en Vendée. Un département qui compte trois autres fours à Bazoges-en-Pared, Challans et Chantonnay.

Visites guidées

« Tous nos guides avaient la bouche sèche et les pieds gonflés mais étaient heureux d’avoir fait revivre ce patrimoine industriel si cher aux Benétains », écrit un responsable de l’ASPI dans un message publié sur Facebook. Le bilan annonce « une très bonne journée qui a vu défiler des visiteurs originaires de la grande région à savoir La-Roche-sur-Yon, La-Rochelle, Les-Herbiers, Parthenay, par exemple. » La soirée était ponctuée des prestations de l’animateur-chanteur Bruno Ligonnière et des danses du groupe folklorique l’Avant deux, au centre d’une prairie occupée par des artisans, des associations et des professionnels qui présentaient leurs activités.

Historique des fours à chaux de Benet

Le site des fours à chaux, situé à la limite des communes vendéennes de Benet et Lesson, sur une superficie de 10 hectares, dont une carrière de 5 hectares, est désaffecté depuis 1981, date de la fermeture de l’usine de production de chaux dont l’activité avait rythmé la vie communale pendant plus de cent ans.

Photo ci-contre : la maquette (1/500ème) du site réalisée par Stéphane Rogge, société Art du Petit

A l’origine, deux fours plus petits étaient situés en face de la proche gare de Richebonne. La carrière d’approvisionnement en pierres se trouvait à l’actuel emplacement des trois fours, lesquels ont été construits en 1873 sur le front de taille. Cette première carrière aurait fourni des pierres de construction pour les nouveaux fours, mais aussi pour les habitations de la région. L’épuisement de la carrière de l’époque et le problème posé par les fumées dégagées par les deux premiers fours gênant les voyageurs à la gare incitèrent M. Piron, le propriétaire d’alors, à déplacer ses fours et à exploiter une nouvelle carrière au lieu-dit « la sablière à Ferret ».

La décision de construire et les dimensions du futur bâtiment furent étroitement liées à la découverte de nouvelles veines de charbon à Faymoreau, combustible nécessaire à la calcination de la pierre calcaire, ainsi qu’à la proximité de la voie ferrée existante depuis la création d’un embranchement ferroviaire en gare de Richebonne par la Compagnie des Chemins de Fer Paris-Orléans. L’entreprise bénéficiait alors d’un transport sûr, rapide et économique. Le site fut l’un des premiers à être électrifié en 1920 à partir de la centrale thermique de Faymoreau.

De 1873 à 1980, 15 000 tonnes /an de calcaire ont été extraites de la mine, soit une production annuelle de 7 000 tonnes de chaux. Pour la combustion (jusqu’à 1100°), on utilisait le charbon extrait des mines de Faymoreau, à raison de 3 wagonnets de pierre pour 1 wagonnet de charbon. Document ASPI

Étroitement associé aux mines de charbon de Faymoreau, distantes de 30 km, le four à chaux de Benet est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1994. Il est composé de sa carrière d’origine, d’une bluterie (une usine à broyer, éteindre et tamiser la chaux avant l’ensachage) et de trois fours à chaux rassemblés dans un seul bâtiment construit en pierre de taille de style Vauban. 50 ouvriers y travaillaient début 1900.

Ces fours à chaux sont en cours de rénovation sous l’impulsion du propriétaire M. Jean-Marie Vergnault, fils de l’ancien directeur des Fours à chaux de Benet, et avec l’aide de la Fondation du Patrimoine, la fameuse Mission Bern, le ministère de la Culture et FDJ.

Photos ci-dessus : Parallèle à la sévère montée (photo 1) gravie par les wagonnets chargés de pierres jusqu’au haut des fours, un tunnel de cinquante mètres de long passe sous l’ancienne voie ferrée, laquelle permettait d’approvisionner les fours en charbon. Ce tunnel était emprunté par les wagonnets de chaux sortant du bas des trois fours. Photos Gilles Petit

Qu’est ce que la chaux ?

Sur site, un panneau conçu par l’ASPI informe : La chaux vive, aussi appelée oxyde de calcium (CA), est le produit de la calcination du calcaire grâce au charbon. La chaux éteinte, ou hydroxyde de calcium (CAOH2), obtenue par adjonction d’eau, est également appelée chaux aérienne car elle réagit avec le gaz carbonique de l’air ambiant (CO2). Elle est aussi appelée chaux grasse si sa teneur en oxyde de calcium CAO est élevée, ce qui est le cas pour l’usine de Benet.

La chaux hydraulique (chaux maigre) qui peut contenir de l’argile en quantité plus ou moins importante (10 à 20%), réagit plus ou moins vite avec l’eau et elle durcit après un certain temps, d’où son utilisation dans le bâtiment (crépissage ou mortier). Cette chaux redevient donc calcaire à la fin de son durcissement car l’eau s’est évaporée et elle a récupéré le CO2 de l’air ambiant en séchant.

La construction d’une bluterie a permis d’éteindre la chaux vive par apport d’eau. Cette chaux éteinte en poudre pouvait être mise en sacs de 50 kg et livrée soit par voie ferrée, soit par route, aux agriculteurs et aux ostréiculteurs. En agriculture, elle servait à chauler les sols trop argileux, et en ostréiculture, elle favorisait le développement des huîtres. Elle était également utilisée dans le bâtiment, pour badigeonner les murs.

Photos ci-dessus (à lire de gauche à droite et de haut en bas) : Les établissements Labasse ont mis à disposition des échantillons de chaux vive permettant ainsi aux guides-géologie d’éteindre une pierre de chaux vive avec de l’eau. Il n’a suffi que de quelques gouttes pour monter rapidement la chaux à forte température (plus de 100°) afin qu’elle se désagrège d’elle-même. Photos Gilles Petit

Merci à notre guide du jour.

Gilles PETIT


Association de Sauvegarde du Patrimoine Industriel A.S.P.I « Les amis des Fours à chaux »

12 impasse du Four à Chaux 85490 Benet

Contact jeanvergnault@gmail.com

facebook.com/pg/aspiBenet

Ralentisseurs illégaux : l’étude de la Ligue de Défense des Conducteurs. Reprise intégrale du dossier de presse publié le 1er juillet 2021.

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Émissions de CO2 et consommation de carburant qui s’envolent, inconfort, bruit. . . Nous avons mesuré toutes les nuisances des ralentisseurs illégaux !

Ligue des conducteurs

Si les dommages matériels, voire corporels, que peuvent engendrer les ralentisseurs hors normes sont déjà identifiés, aucune étude n’avait été menée, jusqu’à ce jour, pour mesurer toutes les autres nuisances qu’ils engendrent : surconsommation, CO2, inconfort, bruit… C’est pourquoi la Ligue de Défense des Conducteurs a décidé de faire construire un ralentisseur aux dimensions légales (10 cm de haut), un autre beaucoup plus élevé (24 cm, une hauteur régulièrement atteinte par ces installations)… Ce, afin de mesurer scientifiquement leur différence d’impact sur véhicules et passagers. Des mesures réalisées par les experts de L’Automobile Magazine, avec le soutien de l’association Pour une mobilité sereine et durable et de l’Automobile-club des Avocats.

Le sujet des ralentisseurs illégaux est plus que jamais brûlant. Entre actions administratives ou pénales menées par des usagers de la route exaspérés ou, pire, victimes de ces équipements, le non-respect des normes de construction menace de coûter de plus en plus cher aux collectivités.

Mais les ralentisseurs aux dimensions hors normes ne sont pas seulement dangereux, ils engendrent aussi beaucoup de désagréments, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’habitacle. Le freinage excessif auquel il faut procéder pour les aborder et la ré-accélération qui s’ensuit font bondir la consommation de carburant, donc les émissions de CO2. Même à vitesse ultra réduite, les suspensions des véhicules et les passagers à bord sont également mis à mal. À l’extérieur, le bruit déjà sensible pour relancer son moteur est amplifié si le bas de caisse frotte le bitume… Des nuisances particulièrement mal vécues par les riverains. Et d’autant moins acceptable, en ce qui concerne les émissions de CO2, que constructeurs et conducteurs subissent d’énormes pressions pour les réduire au maximum. Quel intérêt alors, si la multiplication des ralentisseurs illégaux en ville les fait grimper en flèche ?

Si plusieurs associations de défense des automobilistes et des motards militent depuis plusieurs années pour dénoncer tous ces problèmes – dont, évidemment, la Ligue de Défense des Conducteurs (LDC), Pour une mobilité sereine et durable (PUMSD) et l’Automobile-club des Avocats (ACDA), qui ont formé un puissant partenariat fin 2020 afin de mieux sensibiliser collectivités locales et médias sur le sujet –, aucune n’avait encore pris le taureau par les cornes pour mesurer ces nuisances.

Rappel : que dit la réglementation ?

La réglementation sur les ralentisseurs trapézoïdaux (norme NF P 98-300) date du 27 mai 1994 (décret n° 94-447) et impose les principaux points suivants : ils doivent être situés en zone 30 km/h, avoir un plateau compris entre 2,5 et 4 m, avec deux pentes de 1 à 1,4 m de long et ne pas dépasser 10 cm de haut. Enfin, ils ne doivent pas être implantés sur des axes empruntés régulièrement par des transports publics de personnes ni sur des axes où le trafic est supérieur à 3 000 véhicules par jour en moyenne.

Plan 3D ralentisseur

Le making-off

Début 2021, la Ligue de Défense des Conducteurs a imaginé ce projet fou : et si nous construisions, sur circuit fermé, un ralentisseur hors normes[1] (ainsi qu’un second aux normes, à titre de comparaison) ? Notre objectif : évaluer de manière incontestable cette surconsommation, ce pic d’émissions de CO2, ce confort dégradé à bord et ce bruit accru à l’extérieur, nuisances toutes engendrées par une installation non conforme. Pour ce faire, nous avons demandé à L’Automobile Magazine, revue mensuelle spécialisée dont toutes les mesures (freinage, autonomie, reprise, bruit…) sont réalisées sur le circuit de Linas-Montlhéry et certifiées ISO 9001 depuis plus de vingt ans, de se joindre à l’aventure.

En quelques semaines, deux journalistes-essayeurs de la rédaction ont développé un protocole de mesures, tandis que la Ligue de Défense des Conducteurs partait à la recherche de l’endroit parfait pour construire ces ralentisseurs. C’est sur les voies privées d’une entreprise de BTP de Marcoussis (Essonne) que nous avons finalement posé nos roues… « Notre association compte plus de 1 million et ce sont eux qui financent nos actions à 100 %. C’est donc grâce à eux que cette vaste opération a été rendue possible, explique Nathalie Troussard, secrétaire générale de la LDC. Leur exaspération vis-à-vis des ralentisseurs trop hauts va grandissant, leurs témoignages se multiplient, tandis que sur notre site communautaire Activ’Route[2], on nous signale de plus en plus d’équipements ayant provoqué des casses matérielles ou même des accidents. Il était temps d’agir et d’expliquer, chiffres à l’appui, pourquoi ce type d’infrastructure doit cesser de proliférer. »

De son côté, Christophe Congrega, journaliste-essayeur de L’Automobile Magazine, explique : « Nous avons trouvé cette démarche intéressante. Forts de notre expertise en matière de mesures, nous avons trouvé pertinent de proposer des données sous contrôle d’huissier de justice afin d’étayer le sujet, qu’il s’agisse de débats auprès des tribunaux ou des municipalités décisionnaires de l’installation de ces ralentisseurs. »

Construction ralentisseur et Clio 3008

Le protocole appliqué pour les mesures

Début mai 2021, nous avons retrouvé nos ralentisseurs fraîchement construits sur notre base d’essai dans l’Essonne, le temps d’une longue journée de mesures.

Le protocole défini par L’Automobile Magazine, en collaboration avec les différents partenaires du projet, incluait tout d’abord l’utilisation de deux véhicules représentatifs du parc automobile français actuel, à savoir une Renault Clio et une Peugeot 3008. Le premier ralentisseur était donc aux dimensions légales : plateau de 4 m et de 10 cm de hauteur, précédé et suivi d’une rampe de 1,40 m de long. Idem pour le ralentisseur hors normes, sauf la hauteur bien sûr, cette fois fixée à 24 cm. Nous avons ensuite défini un parcours de 250 m de long, du type de ceux que l’on rencontre en ville, avec une vitesse d’entrée de 40 km/h, puis, sur un tiers du parcours, une courbe abordée à 30 km/h quand il n’y a pas de ralentisseur, suivie d’une ré-accélération douce jusqu’à 40 km/h. Les deux ralentisseurs sont situés l’un à côté de l’autre avant cette courbe. Pour le circuit empruntant l’équipement aux dimensions légales, la vitesse d’entrée de 40 km/h est suivie d’un léger freinage jusqu’à 25 km/h pour aborder cet obstacle suivi, une fois redescendus, par une ré-accélération douce pour le virage et la fin du parcours à 40 km/h. Pour le ralentisseur illégal, c’est le même protocole, mais avec un freinage plus franc pour aborder l’obstacle à 15 km/h seulement, suivi d’une ré-accélération plus dynamique, afin de retrouver les vitesses normales du parcours. Durant ces trois exercices, nous avons mesuré la consommation avec nos débitmètres, le confort avec un accéléromètre positionné sous les fesses du conducteur, ainsi que le bruit émis grâce à un sonomètre, positionné à 7 m de la voie de passage de la voiture. Enfin, toutes ces mesures ont été réalisées sous le contrôle d’un huissier de justice, qui a également vérifié le parcours, la répétabilité des essais et les dimensions des ralentisseurs.

Plan Marcoussis

Les résultats

Caractéristiques techniques des deux véhicules testés :

– RenaultClio 3 cylindres 1 litre essence X-Tronic de 90 ch

– Peugeot3008 3 cylindres 1,2 litre PureTech EAT8 de 130 ch

1/ Consommation et émissions de CO2 en forte hausse

Nos deux voitures tests affichent des consommations proches sur cet exercice, malgré leur différence de poids (1 110 kg pour la Clio contre 1 320 kg pour le 3008). Pour disposer d’une valeur-repère nous permettant de calculer l’augmentation de la consommation et des émissions de CO2, nous avons, au préalable, effectué les mêmes mesures sur la même boucle sans aucun ralentisseur.

Nos constatations : si un ralentisseur légal augmente « raisonnablement » leur appétit (respectivement + 10,5 % et + 13 %), il ne faut tout de même pas les multiplier sans bonnes raisons.

Le ralentisseur illégal, lui, fait grimper les consommations de 26 % pour la Renault et 28 % pour la Peugeot. Soit un surcoût énergétique et des émissions de CO2 supplémentaires d’environ 15 % par rapport à un ralentisseur légal, qui plaident fortement pour leur suppression.

Surcoût ralentisseurs

2/ Confort largement dégradé

Test avec la Renault Clio : un véritable choc dès 18 km/h

À 25 km/h, le ralentisseur légal (10 cm de haut maximum) est effacé avec facilité par la Clio. Avec 0,27 g à la montée et 0,3 g à la descente, elle préserve assez bien votre dos. Mais, comme pour le 3008 (voir plus loin), c’est beaucoup moins bien sur le ralentisseur de 24 cm abordé à seulement 15 km/h, où elle impose déjà 0,39 g à la montée 1, avec deux gros rebonds 2 dus au contact inévitable sur les butées de suspensions, et 0,45 g à la descente 3 avec, là encore, un fort rebond 4. Bref, cinq importantes secousses qui se répercutent sur le dos, malgré l’allure très réduite. Si les Clio et 3008 se comportent à peu près de la même manière à la montée de ce gendarme couché illégal, la Renault s’en sort un peu mieux à la sortie, avantagée par un poids moindre sur le train avant (715 kg contre 884 kg pour le Peugeot) à freiner et amortir lors de la descente de cette marche. À noter que, même à seulement 15 km/h, les boucliers de nos françaises frottent une fois sur deux à la montée et à la descente. Et, à seulement 18 km/h, les secousses atteignent alors 0,63 g à la montée et carrément 0,85 g à la descente pour la Clio. Soit un gros choc à bord !

Test confort Clio

Test avec le Peugeot 3008 : bien secoués même à faible allure

Abordé à 25 km/h, le ralentisseur légal ne pose pas de problème particulier au 3008, que ses suspensions absorbent aisément en limitant la sollicitation verticale subie par les passagers à 0,32 g. Soit une secousse qui n’est pas perçue comme de l’inconfort. En revanche, tout change sur le ralentisseur illégal, lequel, malgré des rampes d’accès et de sortie de 1,40 m, oppose un effet “mur” aux roues avant 1, et ce, même en freinant franchement pour l’aborder à seulement 15 km/h. Si la secousse grimpe à 0,4 g à la montée avec une sensation désagréable, elle culmine à 0,55 g à la descente 3, ce qui devient très inconfortable. Dans les deux cas, ces secousses sont suivies d’une ou plusieurs “répliques” 2 et 4 quasiment aussi fortes, dues aux rebonds sur les butées de suspensions. On imagine sans peine les répercussions de ces chocs répétés sur le dos des chauffeurs de transports en commun (voir notre sondage mené auprès des chauffeurs de bus en annexe), dont certains confessent aborder jusqu’à 300 fois ce type de ralentisseurs au cours de leur journée de travail.

Test confort 3008

2/ Agression auditive

Tests avec les deux véhicules

Avec nos voitures modernes, le passage sur un ralentisseur légal ne produit pas plus de bruit que s’il n’y en avait pas. En revanche, la franche décélération, jusqu’à 15 km/h, nécessaire pour passer sur le modèle illégal, impose une augmentation sensible du bruit à la ré-accélération : + 2 à 3 décibels (dBA), soit un bruit doublé. Et si le bouclier frotte, ce qui n’est pas rare – et qui devient inévitable dès 18 km/h –, le bruit est multiplié par huit !

Test bruit

Les décisions qui s’imposent

Nous l’avons vu avec ces mesures, les ralentisseurs non conformes, au-delà des risques qu’ils font courir aux usagers de la route et à leurs véhicules, sont une source multiple de désagréments au quotidien[3].

Nos tests ne portaient, certes, que sur un circuit de 250 mètres. Sauf que ce pic de consommation de carburant et d’émissions de CO2 (sans parler des suspensions et des passagers secoués, ni du bruit) a une fâcheuse tendance à se répéter là où les ralentisseurs ont poussé comme des champignons. À la Ligue de Défense des Conducteurs, nous ne comptons plus les témoignages faisant état de « fossoyeurs de trains avant », comme l’un de nos sympathisants a rebaptisé ces équipements. Ainsi, à Mouriès (Bouches-du-Rhône), on nous signale 11 ralentisseurs en 1 kilomètre ; 17 sur 1,5 km à Sérignan (Hérault) ou encore 12 sur 1 km à Bédarieux, dans le même département ; 5 sur 800 m à Talence (Gironde) ; 17 sur 2 km à Seyssinet Pariset (Isère), 21 en 2,4 km sur l’ancienne route d’Annecy, entre Les Tresoms et Servier (Savoie)… Nos exemples pourraient couvrir plusieurs pages ! Rappelons que la France compte environ 450 000 ralentisseurs : il n’est donc plus question de simples « pics » !

Comment cette situation a-t-elle pu dériver à ce point ? Nul doute que les élus, avec les ralentisseurs, répondent à une attente des riverains désireux d’améliorer la sécurité routière là où ils habitent. Encore faut-il respecter les normes de construction (mais aussi éviter de se précipiter et de multiplier ces installations, réaliser une étude d’impact…). Certes, les recommandations du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), qui n’ont pourtant pas force de loi, ont semé la confusion. Ces textes font le distinguo entre ralentisseur de type trapézoïdal (concerné par le décret) et ralentisseur de type « plateau traversant », sous-entendant que la partie plane de l’équipement, à partir du moment où elle mesure plus de 4 m de long comme la norme le veut, n’est plus trapézoïdal. « Ces plateaux traversants, qui sont aussi parfois appelés plateaux surélevés ou plateaux ralentisseurs, sont une pure invention du Cerema, s’insurge Thierry Modolo-Dominati, président de l’association de Pour une mobilité sereine et durable, grand pourfendeur de ralentisseurs illégaux et partenaire de la LDC sur cette opération. Ces recommandations ont été écrites pour s’affranchir des textes légaux, très restrictifs. Elles laissent à penser aux collectivités locales, pourtant épaulées par des directeurs techniques qui devraient les en dissuader, qu’elles peuvent implanter des installations non conformes. » Mais à quel titre les citoyens devraient-ils tolérer que leurs villes, communautés de communes et départements installent des équipements faisant fi, volontairement ou pas, de la réglementation (voir ci-dessus) ? Alors qu’eux-mêmes font l’objet d’une intransigeance absolue dans le cas d’un dépassement de la limitation de vitesse de 1 ou 2 km/h, si l’on demeure dans le domaine de la sécurité routière ?

Le temps est venu où le respect de la loi – en l’occurrence, ici, d’un décret – doit prévaloir. Nos trois associations ne sont pas les seules à le proclamer. Ainsi, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, interpellé à ce sujet par un député de Lozère, a récemment rappelé : « Tous les dispositifs devraient aujourd’hui répondre à la norme en vigueur […]. Le gestionnaire de voirie qui n’aurait pas pris les dispositions nécessaires engage donc sa responsabilité. Plusieurs décisions de justice récentes ont d’ailleurs conduit des collectivités locales qui ne l’avaient pas fait à se mettre en conformité vis-à-vis des règles.[4] » Le Syndicat des équipements de la route (SER) a de son côté émis une note juridique qui met en garde ses adhérents sur les risques d’engagement de leur responsabilité lorsque le donneur d’ordre, à savoir les collectivités, exige l’installation d’équipements de la route ne répondant pas à la réglementation ou aux normes (voir le communiqué de presse que nous avons publié sur le sujet en annexe).

La position de la Ligue de Défense des Conducteurs, de Pour une mobilité sereine et durable de l’Automobile-club des Avocats est claire : il faut cesser de construire des ralentisseurs illégaux et remettre aux normes ceux qui existent déjà, mais ne respectent pas les dimensions légales ni les restrictions d’implantation.

Il en va non seulement de la sécurité des usagers, de la prévention des casses matérielles, des nuisances en tout genre… mais aussi d’une politique environnementale cohérente. Nos élus, à tous niveaux, ne peuvent pas d’un côté contraindre citoyens et constructeurs automobiles à acheter et concevoir des véhicules respectueux des normes d’émissions, tandis que de l’autre, leurs propres décisions dégradent, voire réduisent à néant, tous les efforts qui ont été accomplis.

[1] En l’occurrence, la reproduction d’un ralentisseur situé dans la ville de La Garde, dans le Var, dont les dimensions ont été constatées par huissier de justice en 2019, à la demande d’un habitant dont le véhicule avait subi des dommages de pièces de carrosserie et mécaniques du soubassement lors de son franchissement.

[2] http://www.activroute.org

[3] En annexe à ce dossier de presse, vous trouverez les résultats d’un sondage que nous avons réalisé auprès de chauffeurs de bus et d’autocars, consacré aux conséquences des ralentisseurs sur la santé des professionnels de la route.

[4] De la même manière, les coussins berlinois en caoutchouc vulcanisé, auxquels les communes ont souvent recours, sont-ils interdits par le ministère des Transports depuis… 2009 !

MAGNE (79) : Un double hommage des Magnésiens à M. Claude Audis

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L’équipe de Magné-Animation, la municipalité et les bénévoles du Festival International de Peinture de Magné (79) ont doublement rendu hommage à leur président fondateur et président d’honneur Claude Audis. Samedi 18 juillet 2020, une plaque « lumineuse » a été dévoilée au cimetière local. Samedi 24 juillet 2021, la municipalité a baptisé le square de la mairie : « Jardin Claude Audis ».

A la demande de M. Jean-Marie Zacchi, peintre de renommée mondiale et président d’honneur du Festival pendant de nombreuses années, le maire Gérard Laborderie a proposé au conseil municipal de dénommer un espace public au nom de Claude Audis. Le choix n’a pas été difficile. Il s’est très vite porté sur le jardin de la mairie qui est « le berceau des moments forts de ce Festival avec, notamment, les inaugurations officielles, l’exposition des tableaux réalisés par les peintres et la remise des prix. » Le Conseil municipal a approuvé cette décision à l’unanimité et a fait poser des plaques à chaque entrée de ce square qui, jusqu’à présent, n’était pas dénommé. Il porte aujourd’hui officiellement le nom de « Jardin Claude Audis ».

 

Jusqu’à la 31ème édition, l’artiste-peintre Jean-Marie Zacchi (à gauche) et Claude Audis (à droite) étaient les piliers du Festival International de Peinture de Magné. Photo Michel Castellani

 

Les origines du Festival

Tout a commencé en 1989 lorsque Jean Thébault alors maire de Magné, avec Bernard Texier, le père du célèbre peintre Richard Texier, a demandé à son adjoint Claude Audis d’imaginer une manifestation culturelle autour de la peinture et de la mettre en œuvre. Si le cahier des charges pouvait paraître simple, le défi était de taille pour quelqu’un qui était chef d’entreprise, mais pas dans le monde de l’art. Il fallait une bonne dose d’audace en 1989.

 Claude Audis aimait rappeler, « le Festival est né comme un pari, comme un défi, et il s’est installé comme une évidence. »

 

Une plaque-photo et un monument

Le 18 juillet 2020, Magné Animation a déposé une plaque sur la tombe de Claude Audis, sous la forme d’une « photo lumineuse » (auteur Michel Grégoire) présentant parfaitement le Festival avec les peintres, la Sèvre Niortaise et le village de Magné à l’horizon. Le maire de Magné avait alors refermé ainsi le livre des éloges : « En guise de reconnaissance de [son] action, l’équipe municipale qui m’entoure réfléchit à donner [son] nom à un espace de la commune en lien avec le site du Festival. La période de confinement ne nous a pas permis d’être prêts pour aujourd’hui, mais je m’engage à ce que tout soit prêt pour l’inauguration de juillet 2021. »

Effectivement, le 24 juillet 2021, au cours de l’inauguration du 33ème Festival international de peinture et dessin de Magné, M. Gérard Laborderie et Mme Nicole Audis ont dévoilé « une structure » à la mémoire de Claude Audis, installée dans le « Jardin Claude Audis ». La vidéo de cette cérémonie : https://youtu.be/VyFk9FXNY8o

En juillet 2020, Magné Animation a déposé une plaque en hommage à Claude Audis, récemment disparu.
En juillet 2021, la municipalité de Magné a installé « une structure » en l’honneur de Claude Audis à proximité de la mairie. Photo Gilles PETIT

COULON (Deux-Sèvres) : une « Petite promenade historique » à la Prévert

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Sous la houlette de la commission patrimoine locale, les journées européennes du patrimoine ont été ponctuées par l’opération « Les Pierres nous racontent », une petite promenade historique dans le village de Coulon (79), contée par deux comédiens.

Les comédiens Pierre-Jean Calmel (à gauche) et Céline Bernard ont conté le patrimoine de Coulon (79) Photo Gilles PETIT

Les arbres comme les pierres nous racontent Photo Gilles PETIT

D’entrée, sur le parvis du Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), Pierrette et Pierre, alias respectivement Céline Bernard et Pierre-Jean Calmel, annoncent « nous allons ouvrir un livre d’images et pouvoir découvrir ce merveilleux patrimoine », sis au bourg de Coulon. En trois promenades, une centaine de personnes ont suivi les comédiens, membres des compagnies « La Part Belle » et Théâtre Roger-Blin, au fil des ruelles, des rues, des places et des monuments de cette localité maraîchine.

Avant de se lancer dans l’aventure, les participants étaient d’abord invités à suivre la riche exposition présentée dans les locaux du CSCM, place de la Coutume. Le but, plonger les visiteurs au cœur des siècles passés de Coulon et du Golfe des Pictons, à l’aide de plans, de photographies, de témoignages, de documents édités en recueils, . . ., fruits des recherches effectuées par le collectif local « Histoire et patrimoine ».

Durant une heure et demie chaque séance, Pierrette et Pierre ont dressé un véritable inventaire à la Prévert, suivant la mise en scène de Mme Cosette Pignoux, du Théâtre Roger-Blin de Coulon, qui a également élaboré les dialogues.

Les pierres nous racontent Alphonse Clochard « l’Amiral d’eau douce » devant sa maison Photo Gilles PETIT

Dans un désordre organisé, les personnages ont tracé : l’origine de la Coutume, « la TVA d’aujourd’hui » ; l’ancienne prison ; les 80 boulins du bâtiment qui abrite la Maison du Marais Poitevin ; le reprofilage en 1908 de la Sèvre Niortaise traversant Coulon ; la reconstruction, vers 1960, en béton de la fameuse passerelle qui était précédemment (1879) en bois, construite à la suite de la noyade d’un enfant ; le recueil du préfet Dupin critiquant « l’habitant du Marais et sa manière de vivre » ; l’artiste peintre et personnage entreprenant, Hélène Colin-Lefrancq qui a réalisé de nombreuses toiles sur le Marais dont Coulon dans les années 1920 ; « le prêchoir qui n’est pas un prêchoir » à l’église de la sainte-Trinité, sur lequel Pierre a prêché l’histoire du monument ; la première excursion dans la « Hollande en miniature entre Coulon et La Garette » le 15 août 1907, ainsi que des poèmes du journaliste, écrivain et critique d’art Henri Clouzot (1865-1941) ; l’évocation (selon un texte rédigé par M. Jean-Louis Gibaud qui a fait des recherches historiques) des premières promenades touristiques en 1913 encouragées par le Syndicat d’Initiative Poitou-Saintonge-Aunis-Vendée, devant la maison d’Alphonse Clochard surnommé en 1922 « l’amiral d’eau douce » ; la forteresse de la place de la Pêchoire élevée contre les vikings ; la réfection des bords de Sèvre Niortaise dans les années 1990 ; l’édification en 1962, du « grand pont » de la route départementale Magné-Benet, un pont innovant sans pilier racheté par Hippolyte Main ; l’œuvre de Louis Perceau, bibliographe de littérature érotique, amateur et théoricien de contrepèteries, auteur des Contes de la Pigouille, résistant, humaniste militant, défenseur de la laïcité et de la liberté ; cet homme politique et poète-conteur à forte personnalité a donné son nom à la bibliothèque de Coulon ; la « légende du bras rouge » qui tire les enfants qui se penchent trop au-dessus de l’eau ; la chasse au bitard, un « attrape couillons » ; l’utilisation du four banal de la rue du Four ; le vendeur de frites Fred Gouin, ce « chanteur à voix d’or » retiré à Coulon en 1952, célèbre pour sa reprise du « Temps des cerises » et « La chanson des blés d’or » (interprétée par Fred Gouin à écouter au lien suivant : https://youtu.be/f2XmkAst62Y).

Pierrette et Pierre étaient accompagnés d’acteurs amateurs du Théâtre Roger-Blin qui ont interprété quelques textes lus par les comédiens. Photo Gilles PETIT

Mais aussi, les terribles « pots de chambre » des garçons ; la première école de Coulon située au cœur du bourg jusqu’en 1935 ; l’arbre de la Liberté (re)planté par Louis Tardy en 1948 à l’occasion du centenaire de la Révolution devant lequel l’assistance a entonné « Le chant des ouvriers », qui devint l’hymne de la Révolution de 1848, écrit, en 1846, par Pierre Dupont ( un rappel au lien suivant : https://youtu.be/B5A9Ic6r6t8) ; etc.

Gilles PETIT

L’autrice locale Madeleine Michel (à gauche) en compagnie de Yves et Véronique Chériaux (photographes) à l’occasion de la parution du livre commun « Venise Verte, lettres d’Amour » le 14 octobre 1995 à Magné (79 )  Photo Gilles PETIT

Texte de Madeleine Michel grande poétesse de Coulon et du Marais.

Installés chacun à une fenêtre en vis à vis dans la cour d’une ancienne ferme, les comédiens ont lu un texte de Madeleine Michel « Village ». Photo Gilles PETIT

Village, je te porte en mon sein ; Village je te porte en mon sein comme un enfant, tu es le fruit de mes attentes, j’accouche de toi, je te reconnais pour mien, tu ressembles à ceux qui t’engendrèrent ; Tu es le fils du cloutier, du sabotier, du tissier, du maréchal-ferrant, du charron, du passeur, du bourrelier, de l’horloger, du tailleur d’habits ; Je les ai tant couchés dans le creux de mes songes que je suis devenue l’épouse de chacun, chacun bien appliqué à sa tâche, de cloutier, de sabotier, de tissier, de maréchal-ferrant, de charron, de passeur, de bourrelier, d’horloger, de tailleur d’habits, de sonneur de cloches, de maraîchin pêcheur ; Village, bercé par le vent des quatre saisons, des quatre horizons ; Village, nom commun, masculin, singulier, nom de chose ; Village, nom propre ou honnête, d’honnêtes demeures, de linge sentant l’iris et le lessi, saines moissons, de cheptels mort et vif, d’actes notariés, de donation au dernier vivant, de testaments olographes, de ventes à la bougie, de déballages forains, de panerées de légumes, de fromages sur feuille, de caillebotte égouttant dans des pots de grès, de sauce à la pire, de civet, de poires cuites dans le vin rouge ; Village détrempé, marais, terrées, chemins cahoteux ; Village fanfare, Sambre et Meuse ; Village tambour de garde-champêtre, père Girard quasi-centenaire ; Village facteur Cheval, facteur rural ; Village retraite aux flambeaux ; Village dont le couchant rouge annonçait la guerre ; Village portant nouvelles de ruelles en rues, jusqu’en perdre plaine, carrioles, tombereaux, frein à manivelle tournée dans les descentes, fagotées, charretées, batelées, traînes remontant vers les scieries ; Village né de tous ces hommes occupés à te faire et ne le sachant pas, je te rafistole, te remembre, te recompose, mais, serai-je assez forte et de bonne endurance, pour te rendre vivant à ceux qui veulent savoir jusqu’aux noms de tes rues, jusqu’à tes coutumes, proverbes, dictons, réjouissances ; On bâtit maisons neuves à travers toi, on taille, ajuste, corrige des murs anciens ; On peint de toutes couleurs les nouveaux logis pour de nouveaux occupants ; Qui donc peut m’écouter, s’intéresser à toi, tel que tu fus à l’époque où je te croyais durable, immuable, gardien de toutes les traditions. Ne sachant pas, village talisman que te perdre, talisman, serait pour moi le don de la mauvaise fée, serait ma propre défaite.

MARAIS POITEVIN : l’itinérance douce sur la Sèvre Niortaise vue par le PNR

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« Comment renforcer l’attractivité du Marais Poitevin? » martelait, dès 2010, l’Agence de Développement Touristique (ADT79) des Deux-Sèvres. « En relançant l’activité touristique sur la Sèvre Niortaise et ses bords par l’itinérance douce », répond aujourd’hui le pilote du projet M. Fabrice Laumond, directeur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR). Il s’agit d’ouvrir la Sèvre Niortaise aux bateaux habitables de façon à proposer un produit nouveau : le tourisme fluvial et fluvestre.

Sur la Sèvre Niortaise, les deux bateaux de tourisme fluvial et fluvestre commandés ne côtoieront guère ces pêcheurs avant deux ans. Photo Gilles PETIT

109, 15, 1 300, 14, 9, 5, 11, 2022, ce ne sont pas des numéros de loterie, mais les chiffres-clés du « vrai potentiel de développement du tourisme fluvial et fluvestre » de la Sèvre Niortaise et de ses canaux, selon une étude commandée en 2010 par l’ADT79. 109 km seraient empruntés par 15 bateaux habitables, visant 1 300 navigants. La Sèvre Niortaise compte 14 écluses, dont 11 en fonction (les autres sont implantées sur des tronçons aujourd’hui non-navigables). 9 sont inscrites au programme de restauration dans le cadre du projet de tourisme sur le fleuve. Un projet chiffré à 5 M€ (plus exactement 4,9 M€) pour des retombées économiques totales locales (liées à l’exploitation et aux dépenses des visiteurs à terre) estimées à plus de 11 M€, à l’horizon 2022.

Réuni lundi 4 juillet 2016, un comité de pilotage a entériné le plan de financement et l’engagement de l’ensemble des collectivités et de l’État dans ce « projet structurant pour le territoire ». Siègent au comité, l’État, les Régions Nouvelle-Aquitaine et Pays-de-la Loire, les Départements des Deux-Sèvres, Vendée, Charente-Maritime, l’Agglo du Niortais, des communautés de communes (Vendée-Sèvre-Autize, Aunis-Atlantique, Isles-du-Marais Poitevin, Pays de Fontenay-le-Comte), les Villes de Niort, Marans et Fontenay-Le-Comte.

Qu’elles soient transporteur de croisière ou pénichette habitable, ces embarcations sont quasi absentes en amont de l’écluse des Bourdettes près de Damvix (85). Photo Gilles PETIT

Trois objectifs

Récemment, devant les élus des communes de Damvix (85) et Coulon (79), M. Laumond a dressé trois objectifs : « Dans un premier temps, il s’agit de diversifier l’offre touristique. C’est vrai que le Marais Poitevin est surtout connu pour sa promenade en barque, l’activité phare. Depuis quelques années, il y a une autre activité en pleine croissance, la promenade à vélo. Un autre produit touristique viendrait renforcer l’attractivité du site, » à savoir naviguer sur la Sèvre Niortaise dans des bateaux habitables. Selon le pilote, « le second objectif est de faire vivre la Sèvre Niortaise. On a pu se rendre compte que le fleuve n’est pas très valorisé sur le plan touristique mais que la navigation permettait de ramener un peu de vie aux activités sur l’axe structurant du Marais. » Le troisième point vise à développer l’itinérance douce compatible avec la préservation du territoire. M. Laumond détaille ce terme : « Itinérance : naviguer entre Niort et Marans ; douce : dans une circulation lente. Les bateaux avancent entre six et huit kilomètres/heure, moins rapides qu’un vélo, parce que la propulsion est électrique, respectueuse de l’environnement. »

« Enfin, c’est faire venir une nouvelle clientèle ». Les habitués relouent régulièrement un bateau habitable et changent de destination (à l’exemple du Canal du Midi, du Canal du Rhin, en France ou à l’étranger). « Le Marais est surtout en dessous de 8 à 10 % de la fréquentation moyenne d’étrangers. On a donc un déficit de fréquentation étrangère dans le Marais, » assure le directeur.

Pour développer le tourisme fluvial dans le Marais Poitevin, l’étude de faisabilité a flashé sur la mise à niveau des infrastructures. « Certes, la Sèvre Niortaise est encore classée dans les voies navigables françaises, mais les écluses en particulier n’étaient pas forcément en bon état », reconnait M. Fabrice Laumond. « Ce travail de normalisation est entrepris par l’IIBSN [Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise NDLR], propriétaire et gestionnaire du domaine public fluvial. »

Actuellement, l’IIBSN travaille au réaménagement de la Cale-du-Port à Niort, le site de départ et d’attache de la flotte des bateaux habitables du Marais Poitevin. Des travaux sont également en cours sur l’écluse de Comporté.

Un tourisme fluvestre

En second point, l’étude a relevé que « la Sèvre est très très peu équipée en haltes-escales ». Une halte-escale est un point auquel un bateau peut accoster et débarquer ses passagers en toute sécurité. « Pourquoi descendre à terre ? » interroge le pilote, « parce que le principal intérêt de la navigation en usage dans un territoire, c’est la complémentarité des activités annexes. La rentabilité ne va pas forcément au loueur de bateaux. » Sur un bateau, les clients ne consomment pas. Il faut qu’ils pratiquent des activités, qu’ils aillent dans des endroits clairement identifiés et aménagés. Ces actions sont appelées le tourisme fluvestre. M. Laumond précise « Le tourisme fluvestre est la complémentarité entre la navigation, activité majeure, et des activités limites comme la visite de la Maison du Marais Poitevin, les restaurants, les balades à vélo, en barque, toutes offres touristiques. »

Autre point de départ des pénichettes, le port maritime et fluvial de Marans (17) n’est pas encore équipé sauf techniquement en matière d’entretien et réparation car c’est avant tout un port de plaisance. Photo Gilles PETIT

Le fleuve et deux tronçons

Le directeur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin est ensuite rentré dans les détails. Le projet initial concerne le bassin de la Sèvre Niortaise entre Niort et Marans, ainsi que deux autres tronçons, de Marans à La Rochelle et de Marans à Fontenay-le-Comte. « Le premier tronçon est intéressant en terme d’attractivité, d’image, le littoral, le patrimoine de La Rochelle, une notoriété qui rayonne au niveau national. » Ce canal n’a jamais été navigué car il était fait pour le transport de marchandises. Un transport rapidement supplanté par le chemin de fer, plus rapide. De plus, il a quelques écluses très étroites non adaptées à la navigation d’aujourd’hui. « Il faudrait installer des passes à bateau à chaque écluse. Une opération chiffrée entre 4 à 5 millions d’euros. »

Le deuxième tronçon concerne essentiellement la rivière Vendée. « Ici, c’est pire », déplore le pilote. « Elle n’a jamais été prévue pour être naviguée ; elle a des barrages non équipés d’écluses ; on est sur les mêmes coûts d’investissement [4 à 5 M€]. L’intérêt financier n’est pas forcément pertinent. » On notera que ces deux tronçons disposent de pistes cyclables longeant les canaux.

Des haltes-escales

Des points d’accostage, appelés haltes-escales, sont prévus sur la Sèvre Niortaise à La-Roussille, Magné, Coulon, La-Sotterie, Le-Mazeau, Damvix, Maillé, Bazoin, les Combrands de Taugon et Marans ; sur le Bief de La-Garenne au port d’Arçais. A partir des écluses de Bazoin, deux canaux sont navigables : le Canal de la Vieille Autize qui remonte vers les haltes de Saint-Sigismond et Courdault. Une ramification est prévue jusqu’à Maillezais par le Canal de la Jeune Autize ; A l’opposé, le Canal du Mignon qui descend jusqu’à Mauzé-sur-Le-Mignon via une halte à La-Grève-sur-Le-Mignon. Une borne de service est prévue sur chaque halte-escale munie de prises électriques 360 volts.

En 2017, l’IIBSN a réalisé des travaux de mise en valeur et de modernisation de cette écluse de La Roussille, près de Niort. Coût : 704 800 € TTC avec un financement d’Etat de 376 100€ et un financement IIBSN de 328 700€ (3 départements). Photo Gilles PETIT

La première phase d’investissement (4.9 M€ écluses, signalétique, haltes, ports de Marans et Niort) se concentre sur la partie déjà navigable entre Niort et Marans. La rentabilité est calculée sur 15 à 20 bateaux. La location qui sera basée sur la durée, devrait coûter aux clients entre 1 800 et 2 500 € par bateau la semaine, suivant la période. « C’est relativement onéreux, » reconnaît M. Laumond. « Mais il n’y a pas d’hébergement à supporter en plus. Par rapport aux produits sur le littoral, on n’est pas si mal placé. Un bateau jusqu’à six personnes, une clientèle qui n’existe pas sur le Marais. »

Et le bateau.

Située dans le Bief de La Sotterie, la passerelle de Coulon (79) affiche un tirant d’air de 2,43 m, basé sur un niveau d’eau l’été de 3,20 m. Ayant la cote la plus basse du cours de la Sèvre Niortaise, ce pont est à peine franchissable par les bateaux habitables préconisés par la collectivité. Photo Gilles PETIT

Pour remplacer la hideuse passerelle de Coulon, on pourrait imaginer la construction d’un pont-levis comme ici à Magné. Photo Gilles PETIT

« Nous sommes partis vers un gabarit plutôt petit par rapport à ce qui se fait ailleurs. C’est un problème de tirant d’air essentiellement », explique le pilote. Le tirant d’air est la limite entre la hauteur du bateau et le niveau de l’eau, important pour le passage des ponts. « Les plus bas sont à 2,40 m au niveau normal de saison, alors que les bateaux des opérateurs connus sont au minimum à 2,60 m. Ce qui obligerait ces opérateurs à faire des bateaux adaptés. Beaucoup de contraintes car ils ne pouvaient pas venir avec leurs bateaux existants. Les élus ont décidé que ce serait la collectivité qui ferait les premiers investissements sur les bateaux car il faut une embarcation spécifique. »

L’exemple d’un type de bateau habitable pouvant naviguer sur la Sèvre Niortaise. Document PNR

Les caractéristiques techniques du bateau : une motorisation électrique (la tendance du marché, pas de bruit, pas de gaz polluant); des cotes, déterminées par le gabarit de la rivière dont les écluses, 4,15 m de large pour 13 m de long, 2,15 m à 2,40 m de tirant d’air; un tirant d’eau limité à 0,90 m, une capacité d’accueil de 4 à 6 personnes; deux cabines équipées d’un lit double et deux lits simples, et un salon convertible, qui permet d’accueillir deux couples, deux enfants ou deux familles. Un espace extérieur avec banquettes sur terrasse, un pont supérieur accessible avec un système d’accrochage des vélos. Il serait possible d’embarquer des personnes handicapées mais le bateau ne sera pas adapté aux normes handicapées car « c’est compliqué sur un bateau », dit-on. Ils auraient une autonomie d’environ 90 km et 120 km à 6 km/h, selon le passage des écluses, grandes énergivores. Ils seraient munis de réservoirs de 1000 litres chacun en eau propre et eaux usées. L’emprise au ponton des haltes-escales serait d’environ sept mètres, couple ponton-bateau. Ces bateaux seraient géolocalisés pour aider à une bonne gestion de la circulation.

Sans être situé sur la Sèvre Niortaise, le port d’Arçais bénéficiera d’une halte-escale. Photo Gilles PETIT

Seulement deux bateaux sont actuellement prévus alors que l’ensemble des pontons pourrait accueillir simultanément vingt embarcations. En effet, neuf entreprises avaient proposé des bateaux, mais ces loueurs disposent actuellement de bateaux non habitables. Ces pénichettes ne remonteraient pas au-delà de La Sotterie. Le comité de pilotage a donc décidé de faire construire les bateaux nécessaires, mais les finances ne supporteront l’achat que de deux embarcations. Enfin, les communes n’auront rien à débourser. Toutefois, la commission d’appels d’offres a retenu deux modèles avec un look assez moderne. Pour l’heure, ce ne sont que des esquisses.

Le calendrier des prochaines échéances est, lui aussi, esquissé. D’abord demander des subventions pour la construction des deux bateaux ; neuf mois d’instruction avec l’enquête publique ; le démarrage des travaux à l’automne 2021 pour une mise en service en 2022. Une entreprise du Morbihan se donne un an pour réaliser les bateaux. Les offres de construction d’un bateau spécifique affichent une large fourchette de prix entre 180.000 € et 700.000 €. Les élus ont limité l’achat à 300.000 € le bateau.

Gilles PETIT

CYCLOTOURISME : Une Randonnée permanente dans le Marais Poitevin

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Les Cyclos de la Venise Verte proposent « Le tour du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin ». Une nouvelle randonnée permanente dans ce Grand Site de France à parcourir, en cyclotouriste, à rythme choisi, sans aucune contrainte, sinon pédaler.

Les CYCLOS DE LA VENISE VERTE font une pause face à la maison aux volets bleus de la famille Ravard, admirée depuis la rive coulonnaise, mais construite sur la commune de Sansais – La-Garette. Photo DR

Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.

Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme.

« Notre club vient de créer une nouvelle randonnée permanente « Le tour du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin », ouverte aux cyclotouristes licenciés ou non, » informe M. Pascal Gontier, président des Cyclos de la Venise Verte (CVV). « La Fédération Française de Cyclotourisme [FF Vélo] nous a attribué le Label national 349/20 et cette randonnée compte également pour le Brevet National intitulé « A travers les parcs » qui regroupe les randonnées faisant découvrir les Parcs Naturels Régionaux de France. D’ailleurs, pour sa création, nous avons  bénéficié de l’aide du PNR Marais Poitevin. »

« Cette randonnée de 236 km a la particularité de présenter un dénivelé positif de seulement 162 mètres. Autant dire qu’elle peut être réalisée par beaucoup de monde, » précise le président.

La place de la Coutume à Coulon est le lieu de départ conseillé de la Randonnée permanente. Photo Gilles PETIT

L’eau est le fil conducteur de cette randonnée permanente, l’eau de la Sèvre niortaise, l’eau des Marais mouillés et desséchés, l’eau de l’Océan Atlantique. Depuis des millénaires, l’homme a trouvé une source de vie dans le Marais poitevin.

La place de la Coutume, située à Coulon (Deux-Sèvres), un des plus anciens villages du Marais, est le lieu de départ conseillé de la Randonnée permanente. Afin de mieux savoir « où on met les roues », cette place accueille La Maison du Marais Poitevin. L’écomusée du PNR Marais Poitevin qui enseigne toute l’histoire du Marais et l’importance des travaux réalisés.

Photo DR

Cette randonnée est ouverte à tous les cyclotouristes français et étrangers, licenciés ou non, régulièrement assurés pour la pratique de la bicyclette. Les participants non licenciés à la FFVélo sont assurés au minimum en Responsabilité Civile par l’organisateur.  Après inscription, le délégué des CVV adressera aux candidats l’itinéraire détaillé et renseigné sur les curiosités et les aspects pratiques (hôtels, restaurants, campings, vélocistes), ainsi qu’une documentation touristique.
Les participants feront apposer un cachet-souvenir sur leur carnet de route mentionnant le nom des localités de contrôle (ou photo du vélo devant le panneau ), à savoir, Coulon, Niort, Marans, La-Tranche-sur-Mer et L’Ile-d’Elle.
La Randonnée ayant un caractère touristique, il n’y a pas de délai imposé. En effet, le parcours peut être effectué en un ou plusieurs jours consécutifs ou non, mais dans la même année.
Les participants s’engagent à suivre le circuit défini dans son intégralité. Le départ peut être pris de n’importe quel point du parcours. Mais le sens indiqué sur l’itinéraire est conseillé.
Au terme de cette randonnée permanente, le carnet de route sera renvoyé au correspondant du CVV pour homologation, puis retourné au participant avec un souvenir ou un diplôme.

Les randonnées permanentes sont l’essence même du cyclotourisme. Elles allient autonomie, culture, tourisme, vélo en toute liberté et surtout sans contrainte de temps. La meilleure période pour apprécier ce magnifique Parc Naturel Régional se situe du printemps à l’automne.

Gilles PETIT

Le montant de l’inscription est de :
6 euros (licencié FFVélo)
8 euros (non licencié FFVélo)

Responsable de la Randonnée permanente Label national 349/20 :
M. Daniel ARNAULD
1 Rue André Coursaud
79510 COULON
Tél. : 06 77 36 74 61

Une organisation des CYCLOS DE LA VENISE VERTE 79510 COULON

 

 

 

 

 

CIVAM MARAIS MOUILLE : A la recherche des plantes messicoles

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Au cœur du Marais Poitevin, le réseau CIVAM Marais Mouillé a offert « une balade dans les champs cultivés » à la recherche des plantes messicoles. Guidée par un professionnel de Deux-Sèvres Nature Environnement.

A la recherche de plantes messicoles dans un champ cultivé. Photo Gilles PETIT

Fidèle à son slogan « Campagnes vivantes », chaque premier mardi du mois (normalement), toute l’année, le réseau CIVAM (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) anime « des Cafés Citoyens ouverts à tous les curieux, agriculteurs, particuliers, élus, Maraîchins ou visiteurs ». Il s’agit de soirées gratuites de découverte, d’échange et de partage autour de sujets liés à l’agriculture et au territoire du Marais Mouillé.

Une balade semi-nocturne

Mardi 7 juillet 2020, une dizaine de personnes se sont retrouvées dans la plaine coulonnaise pour découvrir « tout ce qui vit dans nos cultures ». En préambule, l’animatrice du CIVAM Marais Mouillé, Eline Lombart a informé que, d’une part, le Centre est une association d’agriculteurs ayant choisi de « se développer en échangeant entre eux sur des sujets liés au monde agricole, et en travaillant ensemble sur tout. » D’autre part, qu’il organisait, ce soir-là, un Café-citoyen accueilli par le GAEC La Passion, un Groupement Agricole d’Exploitation en Commun qui siège à Coulon (79), et par l’association Deux-Sèvres Nature Environnement (DSNE79) accompagnée opportunément d’un représentant du Groupement Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS).

Cette balade consacrée à « la découverte de la biodiversité dans les champs cultivés avant les moissons », s’est déroulée à l’orée d’une parcelle de blé juste moissonnée. « Nous sommes tributaires des aléas de la maturation des germes et des conditions météorologiques, » a expliqué M. Guillaume Largeaud, l’agriculteur qui gère le GAEC La Passion, avec son associé Florian Moinet.

Le GAEC La Passion

MM. Guillaume Largeaud (à gauche) et Florian Moinet (à droite) ont accueilli le Café citoyen du CIVAM dans leur GAEC La Passion à Coulon. Photo Gilles PETIT

Une exploitation qui, depuis 2008, élève des bovins allaitants Blonde d’Aquitaine et Maraîchine, ainsi que 18 000 poulettes pré-pondeuses. De plus, elle cultive l’alimentation nécessaire en interne et dispose de plusieurs herbages.

« L’exploitation, c’est environ 40 propriétaires de terres exploitées par nos familles depuis trois générations, » informe M. Largeaud. « L’avantage de notre métier fait qu’on en apprend tous les jours. Si on veut, on peut apprendre beaucoup de la terre, des sols, de l’environnement. C’est un métier formidable. On vit sur quelque chose de formidable, on n’y fait pas forcément attention. Prendre le temps de sortir du boulot, s’asseoir et admirer. »

Justement, ces jeunes agriculteurs voient bien des plantes poussées ça-et-là au travers de leurs cultures. Ils s’y intéressent, surtout lorsqu’elles perturbent les récoltes. Ce sont des plantes messicoles, thème de la présente soirée d’été.

On cherche encore et on écoute attentivement !!! Photo Gilles PETIT

Plantes messicoles ?!

M. Stéphane Barbier, chargé de mission botanique chez DSNE79, une association qui vient de fêter ses 50 ans, affiliée à France Nature environnement, Poitou-Charentes et Nouvelle-Aquitaine : « Messicole désigne un groupe de plantes liées aux moissons, calquées sur les semis de céréales d’hiver qui germent à l’automne, qui croissent en hiver, qui fleurissent au printemps et maturent au moment des moissons. Les graines restent d’une année à l’autre dans le sol, germent quand les conditions leur sont favorables, quand il existe des rotations de cultures. C’est un terme défini sur la base de l’écologie des plantes. » Les novices pourraient les confondre avec les adventices. M.Barbier précise : « En agriculture, les adventices sont des plantes qui posent des problèmes de rendements, qui gênent selon les types de cultures semées. » Les deux concepts se croisent donc.

« Des messicoles sont menacées et figurent sur des listes rouges. 80 espèces de plantes sur le Poitou-Charentes sont considérées comme messicoles. Et environ la moitié sont considérées comme menacées. Elles sont devenues rares et on passe du temps à venir échanger avec les agriculteurs pour mieux comprendre leur écologie, mieux comprendre leurs pratiques, pourquoi elles sont dans un champ plutôt qu’un autre, même proche voisin. Nous essayons de voir comment la préserver, la valoriser. Nous dressons actuellement un inventaire déjà bien avancé, » poursuit l’animateur de DSNE79.

On l’a dit, le champ de blé qui devait être ausculté était moissonné, mais pas les parcelles alentour et les bords du long chemin de pierre rectiligne, lieu de rendez-vous pour la balade semi-nocturne.

Photo Gilles PETIT

On a parlé et/ou cherché des plantes, communes ou rares, qui ne poussent pas forcément sur ce territoire. Il a été question (Ref.: le guide les Messicoles du Poitou-Charentes à destination des bénévoles) d’Adonis d’automne, Nielle des blés, Bugle Petit-pin, Buplèvre à feuilles rondes ou ovales, Caucalis à fruits larges, Bleuet, Chrysanthème des moissons, Petite spéculaire, Miroir de Vénus, Buglosse des champs, Muflier des champs, Renoncule des champs, Peigne-de-Vénus, Coquelicot hybride ou Argémone, et bien d’autres.

Le Falopia convolvulus. Photo Gilles PETIT

Dans une culture de pois, les participants à la balade ont découvert, entre autres, le Falopia convolvulus. Confondue avec le liseron, cette renouée est une plante herbacée annuelle de la famille des Polygonaceae.

Était présent le long du chemin, le Torbyle élevé, ombellifère de la famille des carottes aux fruits aplatis et feuilles plaquées contre la tige, qui pousse également dans les friches mais préfère les champs cultivés.

La Tordyle élevé (Tordylium maximum) présentée par Emilie Largeaud Photo Gilles Petit

En cherchant bien M. Stéphane Barbier a recueilli du Coquelicot commun. « Ça fait longtemps que l’on n’a pas eu d’invasion de coquelicot, » intervient M. Largeaud. C’est dû à quoi ? Peut-être à la pratique de semis cette fois-là. Les intempéries éventuellement ? « Souvent, une autre plante se développe dans les endroits où les cultures n’ont pas poussé. Soit parce qu’il y a eu un excès d’eau, un excès de chaleur, ou l’engrais organique qu’elle n’aimerait pas, la plante serait restée à stagner, d’autres espèces ayant alors pris la lumière, et elles ont pu se développer dessus, » s’interroge l’agriculteur.

Et les oiseaux ?!

M. Jean-François Guété du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres. Photo Gilles PETIT

Cerise sur le gâteau, la présence de M. Jean-François Guété. Cet habitant de la commune maraîchine d’Arçais est membre bénévole du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS). En effet, selon Eline Lombart : « DSNE étudie tout sauf les poissons, du ressort de la Fédération de pêche, et les oiseaux ». Ça tombe bien car l’association de protection de la nature, le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres a pour vocation l’observation, l’étude et la protection des oiseaux sauvages, nicheurs, hivernants ou migrateurs du département des Deux-Sèvres.

Le sujet est complémentaire au thème de ce Café citoyen. Les champs cultivés abritent également les oiseaux, lesquels constituent de bons indicateurs de la santé de notre environnement.

Étant présent comme simple participant, M. Guété n’a pu résister à la pression des curieux. Alors, à la nuit tombée, les observateurs du sol ont relevé la tête pour rejoindre le monde des oiseaux.

Ce fut alors un festival d’explications et de descriptions dont notamment l’art de trouver et compter les nids de busard et leurs occupants sans les déranger, ni indiquer aux prédateurs leur emplacement. Jean-François Guété : « Dans les champs, il y a d’autres oiseaux beaucoup moins gros, au printemps qui sont super jolis, mais vous ne les voyez pas parce qu’il faudrait des jumelles. Dans le colza, il y a les gorges-bleus, par exemple. Le colza a été battu mais ils sont toujours là. Les bergeronnettes printanières se voient à l’œil nu, elles sont jaune-citron. Superbe ! Dans les blés, le bruant est fréquent chez nous. Les fauvettes grisettes qui chantent sur les blés, des pies-grièches écorcheurs qui vont y chasser mais qui ne nichent pas dedans, et utilisent des haies et des champs voisins. Des œdipes, des grands oiseaux très furtifs qui aiment bien nicher dans les jeunes tournesols. Nous n’avons plus d’outarde canepetière, ici. »

Intarissable, l’ornithologue poursuit par « l’envahissement de hérons garde-bœufs et beaucoup de cigognes. Des goélands bagués. La population de hérons cendrés a explosé depuis la prolifération d’écrevisses. Le cormoran mange du poisson. » Et une pléiade de tout petits oiseaux qui se mettent dans les bordures de chemin. Tous sont des oiseaux insectivores. « Si on broie tout trop tôt, ils vont avoir un souci. »

Enfin, M. Quété assure des séances de sensibilisation auprès des jeunes, notamment en matière de libellules et de papillons.

Gilles PETIT

CIVAM MARAIS MOUILLE

– 25 route des cabanes
79270 La Garette
Tél : 06.71.94.75.35
Tél : 05.49.35.46.35
Email : maraismouille@civam.org

MARAIS POITEVIN : Coulon en confinement Covid-19, des photos inédites

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Dans la Venise Verte, notamment à Coulon (Deux-Sèvres), la saison touristique débute habituellement aux fêtes de Pâques. Cette année, le confinement de la population française dû à la pandémie du Covid-19 a contraint les entreprises de batellerie à laisser leurs barques au garage. En effet, les bateliers n’étaient pas autorisés à reprendre leurs activités et, d’ailleurs, les potentiels touristes étaient invités à rester confinés en leur domicile.

Fait exceptionnel, à cette période de l’année, seules les barques des autochtones sont amarrées aux anneaux des rives de la Sèvre Niortaise. Elles aussi sont appelées à rester à quai.

Voici un florilège d’instantanés saisis un dimanche de Pâques le 12 avril 2020, entre 17 et 18 heures.

On regrette de ne pas pouvoir restituer les sons, les odeurs, l’atmosphère surnaturelle d’une situation surnaturelle et . . . ce silence sans cris de gens surexcités, sans les (trop forts) commentaires des guides bateliers qui poussent leurs lourdes barques pleines de touristes, sans véhicules automobiles qui vrombissent et/ou franchissent, au loin, ostensiblement les ponts et autres passages piétons surélevés. Même le vent s’est fait murmure cet après-midi là dans les arbres aux feuilles naissantes. Et ce soleil qui illumine Coulon uniquement pour les Coulonnais, pense-t-on. « Le bonheur », selon une habitante qui, d’ordinaire, voit passer sous sa fenêtre des dizaines, voire des centaines de bateaux par jour.

A Coulon, la Sèvre Niortaise, une autoroute de bateaux en pleine saison, sans barques, sans touristes, sans Maraîchins, et . . . sans commentaires (Photos Gilles PETIT) :

 

NECROLOGIE : M. Claude Audis Président historique du Festival de peinture de Magné (79)

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Un « doux rêveur » nous a quittés un dimanche avant l’aube, le 8 mars 2020, dans sa 75ème année. M. Claude Audis réalisait ses rêves et ceux des autres, quels que soient les cercles familial, professionnel ou associatif. Les mondes politique, sportif, artistique, caritatif . . . de Magné, du Niortais et des Deux-Sèvres rendent hommage à un homme entreprenant qui fuyait les. . . honneurs.

Pour le grand public, M. Claude Audis est inéluctablement associé au Festival International de Peinture de Magné. Une manifestation créée le 13 avril 1989 sous l’égide de l’association Magné Animation. Dans cette vidéo préparée spécialement par Capt’Action79 : https://youtu.be/hBIhzoHIA5c, ce co-fondateur conte la genèse d’un rêve fou né d’une rencontre. Ce film sonne également l’heure de sa « retraite associative » après 36 années de services.

« Claude n’est plus… Au revoir Claude. Difficile de ne plus voir ta silhouette. Ton village de Magné ne l’oubliera pas. Ce village que tu as fait tien. Ce village, à qui tu as façonné, en tant que président bâtisseur du Festival de peinture, un bel habit de lumière, reconnu en deça et même bien au-delà de nos frontières. » écrit André Réault pour l’association de jumelage franco-allemand Magné-Weitnau Photo Michel Castellani

M. Jean-Marie Zacchi, président d’honneur et du jury du Festival de peinture à son ami Claude Audis : « Les artistes se retrouvent, les artistes se découvrent, des amitiés naissent. » Photo Michel Castellani

A l’occasion du 8ème Festival de peinture Magné – Marais Poitevin, les 20 et 21 juillet 1996, le président Claude Audis déclarait : « Au moment où se profile sur l’horizon du prochain été la nouvelle cohorte des artistes qui vont entreprendre la route vers Magné, laissez-moi rêver de ce Festival. . . Je vois la toile peinte durant ces années avec le mauve de nos risques insensés, l’ocre de nos hésitations, le gris de nos erreurs de débutants et bordés du rouge de notre passion ! Je rêve d’une nouvelle fête orchestrée par l’équipe de Magné-Animation dont le dynamisme et le cœur à l’ouvrage feront encore merveille. Je rêve de tous ces artistes convergeant vers le Marais Poitevin, même d’au-delà de nos frontières. Débutants, peintres au talent confirmé, maîtres de leur art, tous viennent participer au même Festival. Je rêve de ces grands artistes, nos invités d’honneur qui présenteront leurs œuvres gracieusement devant un public toujours plus nombreux, passionné et ravi. Je rêve de tous nos partenaires : collectivités, entreprises, institutions, commerçants et artisans qui, par leur précieux soutien, témoignent d’un profond souci artistique. Et si ce rêve n’était autre que la prochaine édition du Festival de Peinture de Magné ! »

A l’occasion de la 30ème édition du Festival de Peinture de Magné, une grande partie des artistes professionnels, anciens invités d’honneur ont répondu à l’appel de Claude Audis (au centre). Photo Michel Castellani

Une photographie souvenir prise à l’issue du 3ème Festival de Peinture en 1991. Photo dr

Lors de ses obsèques, son fils aîné a ainsi résumé la personnalité de son père (extraits) : « Dans tous les [cercles] où tu t’es impliqué, tu étais aussi bien un boute-en-train qu’une personne sérieuse à qui on peut donner, à qui on peut demander des conseils ou des services. Tu as eu une vie sociale extraordinaire avec, pour principaux [cercles] de vie, le Yachting-club niortais, le Rotary-club Niort Sèvres, la Confrérie des Mangeux de Lumas, le comité d’honneur des Chamois Niortais, etc. (. . . ) Tu passais tes journées à travailler près de 12 heures pour trouver du travail à tes employés ou plutôt à tes compagnons, comme tu aimais à dire, tellement tu t’occupais d’eux et de leur trouver du travail. Tu étais un patron gentil mais très exigeant. Monsieur Audis, c’est comme cela que te nommaient toutes les personnes qui ne te connaissaient pas au point de ne pas utiliser ton prénom. Ta personnalité charismatique imposait le respect, même si tu étais un grand gentil. Monsieur Audis, c’est comme ça aussi que les Magnésiens t’ont connu quand tu es devenu conseiller municipal, puis adjoint à la culture six ans plus tard. Tu as consacré beaucoup de temps au monde associatif et au bénévolat car, durant ton passage à la municipalité, tu as été dirigeant au club de foot de Magné, un des premiers acteurs du comité de jumelage de Magné qui unit toujours Magné à Weitnau [une ville allemande] et le père fondateur avec M. Jean Thébault du Festival de peinture. Le Festival qui sera au centre de ta vie pendant 30 ans, qui a une reconnaissance internationale, à l’exemple d’une réussite extraordinaire. Tu as réussi avec une bande de sept à huit personnes à l’origine. Des illuminés comme on aurait dit à l’époque. Une expérience unique qui marque une vie et qui te vaut la reconnaissance que tu as aujourd’hui. »

Né le 25 juin 1945, M. Audis se plaisait à dire que son entreprise avait son âge car son père aurait fondé sa société à Niort l’année de sa naissance. Un établissement que le fils Claude a repris le 12 juin 1972, presque en cadeau d’anniversaire. La société individuelle qui portait son nom « Monsieur Claude Audis » a été active pendant 34 ans, puis elle est devenue l’entreprise Audis Menuiserie. Plus tard, Claude a cédé son affaire à son fils cadet, un établissement spécialisé dans les travaux de menuiserie : fabrication et pose de menuiserie bois, cloison mobile, cloison sèche, faux plafond, escalier, parquet. Depuis le 3 avril 2018, la Société par Actions Simplifiée (SAS) a conservé le nom mais elle n’est plus gérée par la famille Audis.

Deux enfants et quatre petits-enfants sont nés de l’union de Claude avec Nicole. Et leur fils aîné de conclure : « Bien sûr, tu étais accompagné par ton âme sœur, maman, qui t’as suivi dans toutes tes aventures avec qui tu étais marié depuis 52 ans. Cela faisait en tout 58 ans que vous étiez ensemble. Vous avez eu une vie trépidante avec vos voyages et ensuite avec la venue du ou des bateaux. Bateaux que tu avais appelés successivement Nicole, Nicole 1, Nicole 2 et ce jusqu’au dernier Nicole 6. Vous aviez raison d’en profiter, vous avez travaillé dur toute votre vie pour cela. … »

Gilles PETIT

LA GARETTE : des arbres solidaires pour aider SOS Préma 79

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Un quart d’heure ! En un quart d’heure, des bénévoles de cinq structures ont planté une haie de 100 mètres sur le site du centre équestre La Maison du Cheval à La-Garette (commune de Sansais – La-Garette en Deux-Sèvres), samedi 1er février 2020. Une opération solidaire précédée par la plantation de « l’arbre de la fraternité et de la paix » : un chêne vert.

A l’occasion des 20 ans de La Maison du Cheval, l’association sportive Maraisthon, qui milite depuis dix ans pour une action sociale et solidaire, avait lancé, lors de son édition 2019, une opération « 5 € pour SOS Préma = 1 arbre planté dans le Marais Poitevin« . Cette moisson a permis de collecter 925 €, à ce jour. En collaboration avec la commune de Sansais – La-Garette, les associations SOS Préma, We are et Laponie Trophy 2020,  l’opération, également soutenue par Territoria Mutuelle, a réuni une trentaine de planteurs de toutes générations.

A La-Garette, les représentants des structures partenaires de l’opération ont symboliquement terminé la plantation d’un chêne vert sur le site de La Maison du Cheval. Photo Gilles PETIT

Avant de se mettre au travail, les participants se sont rassemblés devant « l’arbre de la fraternité et de la paix », un chêne vert déjà mis en place par Alain Bertrand, le paysagiste magnésien qui a préparé le terrain et fourni les plants d’arbustes. Le maire de la localité Rabah Laïchour informe que le chêne vert est « un arbre très résistant qui nous arrive du Sud. Selon les spécialistes, vu le réchauffement climatique, cette essence s’adapte facilement à notre climat. C’est sans doute l’arbre de demain dans notre région. »

Puisqu’il est question de climat, nous soulignerons que les nuages ont retenu la pluie le temps nécessaire à la plantation de cornouillers sanguins, charmes communs, érables champêtres, troènes bulgares et aubépines, soit une centaine de plants sur cent mètres linéaires, protégés par une bâche biodégradable et un filet anti-rongeurs. Une clôture viendra compléter ces protections contre l’éventuel appétit des chevaux.

Faisant suite à l’initiative du Maraisthon, Territoria Mutuelle a décidé de prendre à sa charge le coût de cette plantation. « C’est une action qui a du sens », a précisé son président M. Robert Chiche, « c’est une valeur réelle de pouvoir aussi associer le personnel à cette manifestation. C’est la première fois. La Mutuelle a voulu le faire avec ses salariés. »

Le maire de Sansais – La-Garette Rabah Laïchour et la sportive Sonia Thomas n’ont pas ménagé leurs efforts. Photo Gilles PETIT

Au nom du Maraisthon, son nouveau président M. Jean-Yves Saint-Céran a félicité Ludo, un adhérent handicapé de We are qui a gravi le Mont-Blanc en septembre 2019, car « il a relevé un défi où tout le monde est lié au-delà des différences dans l’esprit du sport. » Il a ensuite remercié M. Chiche, « je crois que quand les entreprises sont au service du bien commun et du respect des différences, nous souhaitions marquer la participation active de Territoria Mutuelle. » Par ailleurs, on notera que la commune de Sansais – La-Garette accueillera le prochain Maraisthon, le samedi 20 juin 2020, sur le site du Châtelet à La-Garette. Cette épreuve nature, 1er éco-marathon en France qui quittera donc Coulon, se déroulera sous une autre forme en une seule journée. « Et on espère bien pouvoir planter plein d’arbres et de haies », ajoute le président.

Des membres de l’association We are ont raconté leur récente ascension du Mont-Blanc. Et Sonia Thomas (à droite) a retracé sa performance au Laponie Trophy 2020 disputé en Finlande avec sa co-équipière Hélène Morisseau. Photo Gilles PETIT

Mme Céline Caquineau et M. Emmanuel Messager représentaient SOS Préma. Ce dernier a rappelé que « cette plantation va aider au réaménagement de la salle parents en néonatalogie du Centre hospitalier de Niort, actuellement en travaux. Tous les dons collectés amélioreront le quotidien des parents dont le bébé est hospitalisé. »

Cerise sur le gâteau, l’association SOS Préma a reçu un tweet de sa marraine Clarisse Agbégnénou, la vice-championne olympique de judo, championne du monde et d’Europe, meilleure athlète française 2018 et 2019, qui est née prématurément à sept mois. Elle a écrit : « Vous savez que vous pouvez toujours compter sur moi. Certes, je ne peux pas être là physiquement mais je vous envoie des cargos et des cargos de forces et d’ondes positives ! Mais surtout gardez bien à l’esprit qu’en chaque préma naît un champion ! »

Gilles PETIT