Marais Mouillés

COULON (Marais Poitevin) : « Le mystère de l’icône cachée », une exposition BD dans l’église en août 2019

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L’Espace Saint-Hilaire de Niort, avec la participation des paroisses Sainte-Sabine et Saint-Jean-Baptiste en Niortais, propose COULON (Marais Poitevin) : « Le mystère de l’icône cachée », une exposition BD dans l’église en août 2019

M. Roger Barbe (à gauche), membre de la paroisse, et le Père Jérôme de La Roulière ont inauguré la nouvelle exposition consacrée à la BD de Jean Evesque « Le mystère de l’icône cachée ». Photo Gilles Petit

En 1967, un Français se balade dans les rues de Moscou, une capitale qu’on ne présente plus. Au détour d’une rue, Jean-Claude est abordé par un inconnu qui lui fait une proposition étonnante : acheter clandestinement une vieille icône orthodoxe du XVème siècle. Piqué par la curiosité, Jean-Claude va suivre cet inconnu et découvrir l’histoire singulière de cette icône à travers les siècles. Cette rencontre improbable va changer sa vie. Telle est la trame de départ de la BD « Le mystère de l’icône cachée », publiée aux éditions Béatitudes.

Après le Festival de la BD d’Angoulême, en décembre 2019, l’exposition était installée à Melle le mois dernier. En septembre, elle rejoindra Bruxelles en Belgique.

Inspirée d’une histoire vraie, cette BD est le récit d’une icône du Christ, réalisée par le moine Andreï Roublev, qui devint la propriété d’une humble famille russe. Passant de main en main, tour à tour cachée, puis oubliée pendant des années, à sa réapparition elle fascine tous ceux qui la contemplent.

Quels sont les destins de ces hommes et de ces femmes qui ont croisé le regard de cette icône ? Quel mystère entoure cette œuvre qui a traversé les siècles ? La réponse n’est pas forcément évidente à définir au fil de la vingtaine de planches (sur 44 que compte la BD originale) exposées en l’église de la Sainte-Trinité à Coulon.

Selon le Père Jérôme de la Roulière, animateur de l’Espace Saint-Hilaire à Niort : « On voit bien les trois « époques  » de cette histoire. Elle commence par un homme qui, dans les années 1980, avant la chute du Mur, est allé en Russie. Il rencontre par hasard une famille qui veut vendre un bien familial, une icône. Cette icône a une grande valeur artistique. Il se rend compte que c’est une icône d’Andreï Roublev, le grand peintre de l’icône. Le moine Andreï Roublev, à un moment, s’est enfui de son monastère, et a donné sa dernière icône au membre de cette famille qui l’accueille à sa sortie du monastère. A l’époque du communisme, cette icône a changé la vie du grand-père de la famille qui, persécuteur de chrétiens, est devenu chrétien lui-même. Depuis, cette icône protège la famille. Finalement, l’homme achète l’icône, laisse l’argent mais ne prend pas l’icône, puisqu’elle a protégé la famille. »

Dans cette exposition, des planches relatent la création d’une icône, d’autres évoquent Andreï Roublev et la beauté de la nature. Quelques planches rappellent la persécution par le communisme des années 1930, alors que d’autres planches d’aujourd’hui représentent quelqu’un seul dans la vie qui découvre la Russie et l’icône.

L’auteur Jean Evesque Photo DR

« L’auteur Jean Evesque est un éducateur de jeunes, » poursuit le commissaire de l’exposition. « Il s’agit de sa première bande dessinée. Jean Evesque parle des icônes et de ce qui se passe dans les églises. » Jean Evesque est membre de la Communauté des Béatitudes depuis 2004. Diplômé de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille, il se lance en 2013 dans la bande dessinée. Dans cet album, il exprime, dit-on, un beau sens de la narration avec un récit qui parcourt les siècles, d’un monastère rayonnant du XVème siècle, au dénuement misérable d’un appartement du Moscou des années 1960, dans lequel se terrent les derniers héritiers de l’icône séculaire, cherchant à s’en débarrasser pour la sauver de la destruction. C’est de « l’Église du silence » qu’il est aussi question, celle de ces chrétiens condamnés à la clandestinité sous l’ère soviétique.

« Cette BD est dessinée dans les tons sépia », fait remarquer le Père Jérôme de La Roulière. « C’est un peu la mode aujourd’hui. Nous, on est plus habitué à des couleurs plutôt vives, crues. Le noir et blanc confère de la sobriété. »

L’icône ?!?!

L’icône religieuse est une forme de peinture particulière. On dit que la première icône a été peinte par Saint-Luc. L’art des icônes a pris naissance dans l’empire romain d’Orient (Grèce, Syrie, Égypte. . .). Il a vraiment commencé à se répandre au Vème siècle après le concile d’Éphèse où Marie a été déclarée solennellement Mère de Dieu. Dès le Xème siècle, l’icône avait pénétré dans une Russie qui s’ouvrait au christianisme. L’icône est devenue un élément essentiel de la vie religieuse des orthodoxes russes avec un nombre impressionnant d’icônes produites. « Il y a une tradition russe et une tradition grecque, » précise le commissaire de l’exposition. « Le doré a beaucoup d’importance puisque l’icône montre que le monde est habité par des forces spirituelles et des belles forces. Andreï Roublev est un moine, mais les icônes peuvent être peintes par tout le monde. Même aujourd’hui sous sa forme bande dessinée. Les gens aiment peindre les icônes. Les écoles d’icônes sont ouvertes aux non croyants comme aux non pratiquants. »

L’exposition est ouverte jusqu’au 31 août 2019, de 8h00 à 20h00, en l’église de la Sainte-Trinité de Coulon. Entrée libre.

Gilles PETIT

http://www.eglise-niort.net/-espace-st-hilaire
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MAGNE : le palmarès du 31ème Festival international de peinture, en vidéo

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Sous titré « La peinture grandeur Nature », le 31ème Festival international de peinture de Magné (Deux-Sèvres) a installé ses chevalets les 20 et 21 juillet 2019.

235 artistes (sans compter les enfants) ont participé à la réussite du 30ème anniversaire de l’association organisatrice Magné Animation. Cette année, le jury a primé trente-trois « adultes » et huit « juniors » attribuant ainsi plus de 12.000 euros de prix.

Nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir le résumé en vidéo, la proclamation du palmarès 2019 au lien YouTube suivant :

 

Prise de vue : Gilles Petit
Réalisation : Capt’Action79. juillet2019

 

Toutes Catégories
Prix POUJOULAT :                                                NGUYEN Kim-Chi
Prix THEBAULT :                                                   RODRIGUEZ Cathy
Prix restaurant LA BELLE ETOILE :                       VALLENET Annick
2ème Prix Pastel – Prix Embarcadère CARDINAUD : DAVID Nadia
2ème Prix Aquarelle – Prix GROUPAMA :            DELAROCHE Dominique
2ème Prix Dessin – Prix PARC NAT REGIONAL :   FAURE-ROSSARD Christiane

Prix Spécial
Prix Conseil Départemental :                                  KIENER Christianne
2ème Prix Techniques Mixtes – Prix CREDIT MUTUEL : COURILLEAU Karen

Toutes Catégories
Prix AUDIS :                                                                 PERET Patrick
Prix Groupe Y :                                                             CHÂTEAU Frédéric
Prix Ambulance de l’ANGELIQUE :                             LE DEROFF Michel
Prix GRAFIC ENCADREMENT :                                    LE BORNE
3ème Prix Huile – Prix MARAIS POITEVIN IMMOBILIER : FOURREAUX Michel
3ème Prix Pastel – Prix PIEJAC MAINGRET :              RIBARDIERE Marie-Noelle
3ème Prix Techniques Mixtes – Prix ROUVREAU RECYCLAGE : BELAIR Yvan
Prix MUTUELLE DE POITIERS :                                      ACHARD Joël
Prix AXA Assurances :                                                    PUMA QUISPE Sabino
Prix TERRASSON :                                                           DAUGA Jean-Jacques
Prix AMBASSADE DU VIN :                                            MOREAU Jean-François
Prix GRAPHIC APPLICATION :                                        FAGES Roger
Prix EUROVIA :                                                                 RAUSA Robert
Prix TEDELEC :                                                                  LE MOUEL Stéphane
Prix EVERGIE :                                                                  BRAILLON Michel
Prix ACSOR :                                                                     MARTIN-HAJPEK Vesnica
3ème Prix Aquarelle – Prix NEWLOC :                            PAËTA Serge

VENISE VERTE : hommage et tournée estivale 2019 au Théâtre Roger-Blin de Coulon (79)

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Le Théâtre Roger-Blin va rendre hommage à deux hommes, disparus l’année dernière, qui ont FAIT le TRB à Coulon : André Pignoux et Paul-André Maby. De nombreux artistes qui ont suivi et/ou accompagné ces deux personnalités du monde artistique seront présents samedi 20 juillet 2019. Musiques, chansons, textes. . . un programme éclectique sera proposé dès 18 heures dans le Parc de la Mairie de Coulon (Deux-Sèvres).

Basé à Coulon (dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres), le Théâtre Roger-Blin est une pépinière de jeunes talents. Fondée le 6 août 1984, cette association, régie par la Loi de juillet 1901, organise, toute l’année, des stages divers, des spectacles de théâtre, chansons, musique, lectures publiques. . . et, en saison estivale, des tournées de théâtre dans la Venise Verte. Cette année, la tournée sera ponctuée par une soirée hommage à André Pignoux et Paul-André Maby.

Pour cela, laissons la plume à Mme Cosette Pignoux, metteur en scène, l’autre pilier du Théâtre Roger-Blin :

André Pignoux

Paul-André Maby

Lundi 15 juillet 2019, à Coulon, la Compagnie des 3 C a lancé la tournée estivale du Théâtre Roger-Blin en présentant sa pièce « To Bee or not to bee », une histoire d’abeilles collant à l’actualité. Photo Gilles Petit

Durant ce mois de juillet 2019, les comédiens amateurs du Théâtre Roger-Blin, accompagnés de troupes professionnelles invitées, interpréteront trois pièces alternativement sur les scènes des villages deux-Sévriens de Coulon, Arçais, La-Garette (commune de Sansais-La Garette), Bessines, Mauzé-sur-Le-Mignon, Magné et vendéen de Benet :

L’HABILLEUR de Ronald Harwood (21 heures : 16 juillet à Arçais, 19 juillet à La-Garette, 22 juillet à Bessines, 24 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 27 juillet à Coulon, 29 juillet à Benet et 31 juillet à Magné)

Véritable profession de foi dans l’art dramatique, « l’habilleur » ne cesse de mêler dans une savante mise en abîme, le théâtre dans le théâtre s’inscrivant dans la lignée de Shakespeare, Pirandello.

C’est un hymne à la persévérance qui se décline politiquement en résistance face à l’oppresseur et prend la forme du sacerdoce pour le comédien dévoué à Shakespeare et à sa compagnie. Beaucoup d’artistes caressent le rêve de mourir au plus fort de leur art; s’éteindre sur scène, de cette mort splendide, que s’offrit Molière; de la seule mort qu’accepterait celui qui, toute son existence, a mimé la vie. Mais cette fin-là serait pour le Maître un renoncement et il le fait, au contraire, et impérativement ne pas mourir sur scène mais se cacher, disparaître après avoir joué jusqu’à l’épuisement.

C’est la question que nous pose l’habilleur : où, pourquoi, comment, par quel moyen, par quel miracle continuer à créer, à trouver en soi et ailleurs la force, la volonté, la nécessité, l’étincelle de la création artistique; même dans la catastrophe; sans quoi le monde n’est plus que ce monde-ci et alors est-il vraiment supportable ?

Dans cette pièce, belle et humaine, qui a triomphé dans les trente et quelques pays où elle a tourné, cette écriture est d’un Grand Auteur.

Le maître, cet acteur, si égoïste soit-il, continue à ouvrir ici ou là, pour qui l’aperçoit, des fenêtres vers la liberté.

Par le théâtre nous pouvons avoir accès à un autre monde, et ce monde-là fait que nous pouvons supporter ce monde-ci même au cœur de la tourmente.

CENDRILLON de Joël Pommerat (21 heures : 17 juillet à Arçais, 18 juillet à Sansais, 21 juillet à Coulon, 23 juillet à Bessines, 25 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 26 juillet à Benet et 30 juillet à Magné)

Le metteur en scène livre ici sa version très personnelle du conte de Perrault. Loin des histoires de princesses qui rêvent au prince charmant, il se plonge au cœur de l’enfance et des questions tragiques qui la jalonnent parfois. Oubliés les oiseaux chanteurs et les couleurs pastel. Cendrillon est Sandra, une petite fille submergée par le deuil de sa mère, qu’elle tente de vivre comme elle le peut. Tous les éléments de l’histoire originale sont présents, mais détournés, chargés d’un sens différent qui lui donne un souffle radicalement novateur. Si Pommerat choisit d’axer sa pièce autour du deuil et de la confrontation d’une enfant avec la mort, il le fait avec assez de légèreté pour que les spectateurs se laissent aller à rire à de nombreux moments du spectacle. Émotion et humour sont au rendez-vous grâce à leur belle performance. 

Le DÉFUNT de René Obaldia (17 juillet à Arçais, 18 juillet à Sansais, 21 juillet à Coulon, 23 juillet à Bessines, 25 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 26 juillet à Benet et 30 juillet à Magné)

Deux personnes se retrouvent pour évoquer le souvenir d’un homme décédé trois ans auparavant.

Qui était Victor? Qui sont ces personnes qui revendiquent son amour ? Confidence après confidence, l’oraison annoncée se transforme, de fil en aiguille, en révélations sur la véritable identité du mystérieux défunt, de cet homme si appréciable

A la fois drôle, grinçant et absurde, le texte s’inscrit dans le registre de l’humour noir. Entre comédie et tragédie et derrière une apparente banalité, cette composition donne à voir les reflets de la folie et de l’abomination. Et si tout ceci n’était que duperie ?

 

 

Mesdames Cosette Pignoux (à gauche) du TRB et Agnès Brion de la Compagnie des 3 C, ont lancé la tournée d’été. Photo Gilles Petit

Les mises en scène sont assurées par Mme Cosette Pignoux :

L’animatrice du Théâtre Roger-Blin conclut : « Il faut que les gens viennent découvrir ces pièces. J’aime bien que les gens soient critiques, qu’ils viennent dire après ce qu’ils ont ressenti ou pensé. Mais les gens n’osent jamais. On dit toujours que c’est bien, mais ça veut rien dire pour moi. Oui, les avis sont intéressants. C’est aussi aller plus au fond des choses. »

Le 28 juillet 2019 à 21 heures dans le Parc de la Mairie (ou dans la salle des fêtes selon la météo) de Coulon les compagnies invitées interpréteront « La désireuse » de Agnès Brion et « Le petit manuel du héros » de Julian Rouhet.

Renseignements et réservations : 05 49 35 91 42 ; 05 49 04 58 42 ; 02 51 51 96 27                                                                                   Courriel : danypiveteau@gmail.com http://theatrerogerblin.jimdo.com

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN 79 : le Collectif « Bassines Non Merci ! » installe un Campement de Résistance et de Surveillance à Mauzé-sur-le-Mignon (79)

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Le Collectif citoyen « Bassines Non Merci ! » se bat depuis maintenant deux ans contre un projet de 19 réserves d’eau destinées à l’irrigation agricole. Soutenu par des structures environnementales, paysannes, syndicales, militantes et politiques, le Collectif a installé, dimanche 30 juin 2019, le premier Campement de Résistance et de Surveillance (CRS) près de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).

Photo Gilles Petit

Selon le Collectif citoyen « Bassines, Non Merci ! », ce projet de 19 réserves de substitution, réduit aujourd’hui à 16 réserves, concerne le bassin versant de la Sèvre Niortaise, le fleuve lui-même dans toute sa vallée, en général, et le Marais Poitevin en particulier.

« Bassines, Non Merci ! » dénonce des « dénis de démocratie, des arrangements avec la réglementation, dont la Loi sur l’eau, des enquêtes publiques, . . ., la captation massive d’argent public, l’intervention de lobbies, le maintien envers et contre tout d’une agriculture productiviste en l’habillant d’oripeaux écologiques, et le projet de réserves de substitution agricoles, appelées « bassines », en Deux-Sèvres. » Il comporte également un site dans la Vienne et un autre en Charente-Maritime.

Le collectif explique : « Une bassine est une réserve d’eau géante de 10 hectares en moyenne, entourée d’une digue de 10 mètres de haut. Elle est remplie en hiver en pompant l’eau principalement dans les nappes souterraines. Le but est  d’irriguer en été des cultures intensives (2/3 de maïs, semences, légumes industriels). Chacune est financée à 70% par de l’argent public provenant de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, l’État français et l’Europe. » L’association avance des chiffres clés qui interpellent : coût de l’ensemble des projets supérieur à 40 millions d’euro, 200 ha de terres agricoles seraient plastifiés, 128 forages seraient actifs, pour seulement 6 % des agriculteurs du territoire raccordés.

Près de 800 personnes, de toutes les générations, ont rejoint le site de construction d’une Zone A Défendre dans la campagne mauzéenne. Photo Gilles Petit

Le 9 mai 2019, la justice a donné raison aux associations de protection de la nature NE 17 et NE 16 et aux Fédérations de pêche de ces deux mêmes départements qui avaient attaqué en justice les arrêtés préfectoraux. « Ceci vient conforter les convictions du collectif citoyen au sujet des dangers du projet de bassines sur le territoire Sèvre-Marais Poitevin, lui aussi visé par un recours en justice », précise le Collectif qui ajoute : « En effet, la justice a retenu trois motifs susceptibles de casser et d’annuler les arrêtés préfectoraux : des prélèvements trop importants autorisés par l’État; une étude d’impact largement insuffisante sur l’environnement; la mise en place d’un véritable projet de territoire. Ces trois éléments majeurs sifflent donc la fin du match du projet de bassines tel que conçu actuellement. De plus, récemment, les huit bassines en projet dans la Vienne ont été annulées par le Tribunal Administratif de la Vienne. »

Le Collectif Bassines Non Merci ! est « une force d’opposition qui veut aussi être une force de proposition allant dans le bon sens, en mettant au centre des débats une réelle concertation de tous, pour tous et dans l’intérêt de nos enfants et petits-enfants. »

Le kiosque à musique de Mauzé-sur-Le-Mignon a hébergé les Assises citoyennes eau/agriculture/alimentation. Photo Gilles Petit

Afin d’expliquer les tenants et les aboutissants d’un sujet qui semble complexe, 28 organisations (*) environnementales, agricoles, citoyennes ont participé à une journée de rencontre à l’intention de tous, dimanche 30 juin 2019 à Mauzé-sur-Le-Mignon (Deux-Sèvres). Des Assises citoyennes eau se sont tenues sous le kiosque de la Place du Champ-de-Foire locale, en présence de paysans, d’ingénieurs agronomes, de scientifiques, d’élus régionaux, d’un député européen, de maires, de représentants syndicaux et de divers mouvements. . . également opposés à ces projets titanesques.

A l’issue de ces Assises, près de 800 personnes ont marché trois kilomètres vers la commune d’Usseau jusqu’au site le plus proche retenu dans le projet global. Les participants y ont installé un « plongeoir », à savoir un mirador destiné à surveiller la Zone A Défendre (ZAD). Puis tout le monde a rejoint le premier Campement de Résistance et de Surveillance, un CRS niché dans une oasis de fraîcheur ombragée au milieu des cultures céréalières, avec vue sur le « plongeoir ». Depuis dimanche, des permanents zadistes se relaient nuit et jour afin d’alerter sur l’éventuelle arrivée d’engins de chantier à proximité de la parcelle concernée.

De plus, le Collectif annonce que durant l’été « seront organisées toutes sortes d’actions et de manifestations dont un camp climat, des formations à la désobéissance civile, la rédaction d’un fanzine, la création d’une pièce de théâtre, etc. Ce sera l’occasion de rédiger collectivement un projet de territoire ambitieux, porteur d’alternatives agricoles, alimentaires et sociales. »

Le Collectif conclut : « Le campement constituera un lieu de tourisme militant pour toutes les personnes qui souhaitent profiter de leurs vacances pour participer à la construction d’un autre modèle. »

Gilles PETIT

(*) APPMA Pêches Sportives Saint-Maixent-l’Ecole, Alternatiba La-Rochelle, ANV-COP21 La-Rochelle, APIEEE, CGT 79, CGT Spectacles Poitou-Charentes, Colibris 79, Collectif Anti-Linky, Collectif des Usagers de l’Hôpital de Niort, Collectif à Teurtous, Collectif Marche pour le Climat Niort, Comité Notre-Dame-des-Landes La-Roche-sur-Yon 85, Confédération paysanne 17 et 79,  Europe Ecologie – Les Verts, Extinction Rébellion La-Rochelle, Gilets Jaunes 79, La France Insoumise, Le Priouté,  Nature Environnement 17, Parti Communiste Français, SCOP La Frênaie, SOS Rivières, Syndicat SUD-Solidaires, Terres & Rivières 85 . . .

 

MARAIS POITEVIN : le Collectif « Bassines Non Merci ! » installe un Campement de Résistance et de Surveillance à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres)

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Le Collectif citoyen « Bassines Non Merci ! » se bat depuis maintenant deux ans contre un projet de 19 réserves d’eau destinées à l’irrigation agricole. Soutenu par des structures environnementales, paysannes, syndicales, militantes et politiques, le Collectif a installé, dimanche 30 juin 2019, le premier Campement de Résistance et de Surveillance (CRS) près de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).

Photo Gilles Petit

Selon le Collectif citoyen « Bassines, Non Merci ! », ce projet de 19 réserves de substitution, réduit aujourd’hui à 16 réserves, concerne le bassin versant de la Sèvre Niortaise, le fleuve lui-même dans toute sa vallée, en général, et le Marais Poitevin en particulier.

« Bassines, Non Merci ! » dénonce des « dénis de démocratie, des arrangements avec la réglementation, dont la Loi sur l’eau, des enquêtes publiques, . . ., la captation massive d’argent public, l’intervention de lobbies, le maintien envers et contre tout d’une agriculture productiviste en l’habillant d’oripeaux écologiques, et le projet de réserves de substitution agricoles, appelées « bassines », en Deux-Sèvres. » Il comporte également un site dans la Vienne et un autre en Charente-Maritime.

Le collectif explique : « Une bassine est une réserve d’eau géante de 10 hectares en moyenne, entourée d’une digue de 10 mètres de haut. Elle est remplie en hiver en pompant l’eau principalement dans les nappes souterraines. Le but est  d’irriguer en été des cultures intensives (2/3 de maïs, semences, légumes industriels). Chacune est financée à 70% par de l’argent public provenant de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, l’État français et l’Europe. » L’association avance des chiffres clés qui interpellent : coût de l’ensemble des projets supérieur à 40 millions d’euro, 200 ha de terres agricoles seraient plastifiés, 128 forages seraient actifs, pour seulement 6 % des agriculteurs du territoire raccordés.

Près de 800 personnes, de toutes les générations, ont rejoint le site de construction d’une Zone A Défendre dans la campagne mauzéenne. Photo Gilles Petit

Le 9 mai 2019, la justice a donné raison aux associations de protection de la nature NE 17 et NE 16 et aux Fédérations de pêche de ces deux mêmes départements qui avaient attaqué en justice les arrêtés préfectoraux. « Ceci vient conforter les convictions du collectif citoyen au sujet des dangers du projet de bassines sur le territoire Sèvre-Marais Poitevin, lui aussi visé par un recours en justice », précise le Collectif qui ajoute : « En effet, la justice a retenu trois motifs susceptibles de casser et d’annuler les arrêtés préfectoraux : des prélèvements trop importants autorisés par l’État; une étude d’impact largement insuffisante sur l’environnement; la mise en place d’un véritable projet de territoire. Ces trois éléments majeurs sifflent donc la fin du match du projet de bassines tel que conçu actuellement. De plus, récemment, les huit bassines en projet dans la Vienne ont été annulées par le Tribunal Administratif de la Vienne. »

Le Collectif Bassines Non Merci ! est « une force d’opposition qui veut aussi être une force de proposition allant dans le bon sens, en mettant au centre des débats une réelle concertation de tous, pour tous et dans l’intérêt de nos enfants et petits-enfants. »

Le kiosque à musique de Mauzé-sur-Le-Mignon a hébergé les Assises citoyennes eau/agriculture/alimentation. Photo Gilles Petit

Afin d’expliquer les tenants et les aboutissants d’un sujet qui semble complexe, 28 organisations (*) environnementales, agricoles, citoyennes ont participé à une journée de rencontre à l’intention de tous, dimanche 30 juin 2019 à Mauzé-sur-Le-Mignon (Deux-Sèvres). Des Assises citoyennes eau se sont tenues sous le kiosque de la Place du Champ-de-Foire locale, en présence de paysans, d’ingénieurs agronomes, de scientifiques, d’élus régionaux, d’un député européen, de maires, de représentants syndicaux et de divers mouvements. . . également opposés à ces projets titanesques.

A l’issue de ces Assises, près de 800 personnes ont marché trois kilomètres vers la commune d’Usseau jusqu’au site le plus proche retenu dans le projet global. Les participants y ont installé un « plongeoir », à savoir un mirador destiné à surveiller la Zone A Défendre (ZAD). Puis tout le monde a rejoint le premier Campement de Résistance et de Surveillance, un CRS niché dans une oasis de fraîcheur ombragée au milieu des cultures céréalières, avec vue sur le « plongeoir ». Depuis dimanche, des permanents zadistes se relaient nuit et jour afin d’alerter sur l’éventuelle arrivée d’engins de chantier à proximité de la parcelle concernée.

De plus, le Collectif annonce que durant l’été « seront organisées toutes sortes d’actions et de manifestations dont un camp climat, des formations à la désobéissance civile, la rédaction d’un fanzine, la création d’une pièce de théâtre, etc. Ce sera l’occasion de rédiger collectivement un projet de territoire ambitieux, porteur d’alternatives agricoles, alimentaires et sociales. »

Le Collectif conclut : « Le campement constituera un lieu de tourisme militant pour toutes les personnes qui souhaitent profiter de leurs vacances pour participer à la construction d’un autre modèle. »

Gilles PETIT

(*) APPMA Pêches Sportives Saint-Maixent-l’Ecole, Alternatiba La-Rochelle, ANV-COP21 La-Rochelle, APIEEE, CGT 79, CGT Spectacles Poitou-Charentes, Colibris 79, Collectif Anti-Linky, Collectif des Usagers de l’Hôpital de Niort, Collectif à Teurtous, Collectif Marche pour le Climat Niort, Comité Notre-Dame-des-Landes La-Roche-sur-Yon 85, Confédération paysanne 17 et 79,  Europe Ecologie – Les Verts, Extinction Rébellion La-Rochelle, Gilets Jaunes 79, La France Insoumise, Le Priouté,  Nature Environnement 17, Parti Communiste Français, SCOP La Frênaie, SOS Rivières, Syndicat SUD-Solidaires, Terres & Rivières 85 . . .

 

MARAIS POITEVIN : Le Maraisthon a fêté sa 10ème édition !

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Un petit tour à Coulon (79) au 10ème Maraisthon.

En photos, le dimanche 16 juin 2019.

Les résultats complets sur le site Internet du chronométreur officiel IPITOS : http://www.ipitos.com

Maraisthon 2019 : le départ des 252 participants au MARATHON. Photo Gilles Petit
MARAISTHON 2019 : Les médailles commémoratives remises aux seuls marathoniens, individuels et en duos. Photo Gilles Petit
Maraisthon 2019 : le départ des 327 participants au 10 km. Photo Gilles Petit
Maraisthon 2019 : Julie Migret, Miss Élégance Nationale 2019 a participé au 10 km. Photo Gilles Petit
Photo Gilles Petit

EXPOSITION : Les Expos de l’Eté 2019 à Coulon (79)

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Installée dans les locaux du Centre Social et Culturel du Marais, place de la Coutume à Coulon, la Galerie des Bords de Sèvre accueille quinze artistes durant cette saison estivale 2019.

Réunis à l’occasion de la présentation de la saison 2019, les artistes se succèderont du 29 juin au 1er septembre 2019, de 10h00 à 18h00, au CSCM. Photo Gilles PETIT