Coulon (79)

Journées du patrimoine : « Les pierres nous racontent » ou l’histoire de Coulon (Deux-Sèvres) en balade

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A l’occasion des Journées européennes du patrimoine, samedi 21 septembre 2019, les membres de la commission culture et patrimoine du Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) ont retracé le passé de leur village : Coulon (Deux-Sèvres), en mode déambulation en suivant deux comédiens.

Mise en scène par Cosette Pignoux, la balade dans le centre-bourg de Coulon « Les pierres nous racontent » était animée par les comédiens Céline Bernard et Pierre-Jean Calmel. Photo Gilles PETIT

Dans la rubrique « Arts et divertissements » des Journées européennes du patrimoine, le public était invité à une balade dans les rues du centre-bourg de Coulon animée par deux comédiens. Intitulée « Les pierres nous racontent », cette déambulation a fait revivre un passé « pas si éloigné que ça », dit-on.

Avant de se lancer dans l’aventure, les participants ont d’abord été invités à suivre Adeline et Danielle. Ces « expertes » de la commission culture et patrimoine du CSCM ont commenté la riche exposition présentée dans les locaux de ce centre social. Leur but, (re)plonger les visiteurs au cœur des siècles passés de Coulon, à l’aide de plans, de photographies, de témoignages, de documents édités en recueils, . . ., fruits des recherches effectuées par le collectif « Histoire et patrimoine ».

Photo Gilles PETIT

Ainsi imprégnés de la vie culturelle locale, les promeneurs ont rejoint Céline Bernard, de la compagnie « La part belle », et Pierre-Jean Calmel, de la compagnie « Point du jour ». Sur une mise en scène de Mme Cosette Pignoux, du Théâtre Roger-Blin de Coulon, qui a également élaboré les dialogues, ces deux comédiens ont prêté leur voix aux pierres du village.

« La journée du patrimoine est une belle expérience », admet Pierre-Jean Calmel. « Je connais un peu Coulon mais j’ai redécouvert des petites choses, j’en ai appris des nouvelles. Selon les échos que nous avons perçus, les gens sont impressionnés par tous les changements qu’il a pu y avoir dans ce village. Ce qui fait que le public est content. Qu’il soit conquis et qu’il soit heureux d’avoir pu participer à ce projet, c’est tout ce qui compte. »

« On essaie de transmettre des valeurs et des éléments comme ça qui nous touchent », espère Céline Bernard. « Nous sommes  contents, nous avons pu faire avec Cosette Pignoux un projet ensemble sur un événement éphémère comme celui là ! » Raconter l’histoire de Coulon dans l’authenticité mais d’une façon artistique.

Céline Bernard a créé la compagnie « La part belle » en 2016 sur Niort (79) en débutant par un spectacle, intitulé « Mila Charabia », destiné au jeune public et à la toute petite enfance. Dans un autre genre, la compagnie tourne aussi avec « Personal box ». Il s’agit d’un groupe qui « construit des appareils de musique avec des bidons, des machines à laver, des vieilles boîtes, . . . auxquels on ajoute deux ou trois cordes. On récupère tout ça dans l’esprit des noirs américains qui, dans les champs de coton, faisaient des cigar-box guitars avec des boîtes à cigares. » Un album CD est en bonne voie, ainsi qu’un « petit spectacle créé avec l’aide du metteur en scène Joël Picard. » Puis viendra une autre création, plutôt théâtre et marionnettes au doux nom de « Le cœur juste » reprenant un texte de Georges Sand : La petite Fadette. « La première représentation est prévue au mois de novembre. D’ailleurs, nous cherchons des co-producteurs, du moins des gens pour nous diffuser. » Contact Céline Bernard : tél. 07 77 07 19 90 Site lapartbellecompagnie.com

Pierre-Jean Calmel est comédien, metteur en scène, pédagogue, et animateur d’ateliers théâtre en milieu rural principalement. Sa compagnie « Point du jour » est basée à Mauzé-sur-Le-Mignon (79). Elle intervient également du côté de Surgères (17) et dans le Bordelais. « Avec ma compagnie et deux anciens camarades de conservatoire, nous avons monté deux spectacles jeune public » informe Pierre-Jean Calmel, « un Chat botté réécrit tiré du conte de Charles Perrault; et « Le petit manuel du héros » qui raconte le voyage et les épopées des héros de tous temps en posant la question : Y a-t-il un héros qui sommeille en chacun de nous? Comme quoi, il n’y a pas besoin de porter un costume ou de faire la une des journaux pour accomplir des choses au quotidien mais qui peuvent parfaitement être aussi des actes héroïques. »  Contact Compagnie Point du jour, n°6 rue de la Distillerie à Mauzé-sur-Le-Mignon 79210; tél. 06 76 91 92 32.

Gilles PETIT

Les pierres des bâtisses de Coulon ont parlé lors des Journées européennes du patrimoine, les 21 et 22 septembre 2019 . Photo Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : A Coulon, une bénédiction des bateliers entre tradition et animation touristique

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Le dimanche 18 août 2019, le village de Coulon (79) a été le théâtre d’une « bénédiction des bateliers ». Le nom de Saint-Nicolas, le patron des bateliers et mariniers, et des navigateurs d’une manière générale, n’a pas été cité. En effet, il s’agissait d’une animation touristique imaginée en 2003 par le curé local, l’abbé Michel Chataigner. A l’époque, le Père Michel, comme l’appelaient amicalement les Coulonnais croyants ou non, parlait de « pardon » car plusieurs centres importants de la batellerie en France et en Belgique utilisaient ce terme pour désigner des fêtes et traditions souvent anciennes ponctuant la vie marinière,  toujours avec une double vocation, civile et religieuse.

Installés chacun dans un bateau, une vingtaine de guides-bateliers, tous employés par la même entreprise de balades touristiques ont participé à la manifestation. Photo Gilles PETIT

S’inspirant d’une demande formulée, l’année précédente, par des motards stationnés sur le parvis de l’église de Coulon, qui avaient demandé au prêtre, et obtenu, de les bénir avec leurs motos, le père Michel a eu l’idée d’appliquer cette « tradition » aux guides qui conduisent les touristes en barque sur l’ensemble du Marais Mouillé. L’idée a alors évolué en manifestation qui n’aurait rien de religieux car elle était alors réprouvée par le Conseil pastoral du secteur qui couvrait, à cette époque, les communes de Coulon, Magné et Sansais-La Garette.

Du haut de la passerelle coulonnaise, le père Michel a procédé à la toute première « bénédiction des guides-bateliers » le samedi 14 juin 2003. Photo Gilles PETIT/CO

Grâce à sa pugnacité « légendaire », le père Michel Chataigner a réussi à organiser, le samedi 14 juin 2003, une nouvelle animation estivale à Coulon qu’il a appelée : « la bénédiction des bateliers ». En réalité, c’était un rassemblement de guides-bateliers volontaires, croyants ou non, de l’ensemble des embarcadères commerciaux de la Venise Verte. Ce fut un succès. 37 guides-bateliers, issus donc d’entreprises locales, ont répondu à l’appel, munis chacun d’une pelle (une rame) à la main.  Ce samedi-là, les participants se sont rassemblés sur le parvis de l’église de Coulon pour s’élancer à 9 heures précises vers les quais de la Sèvre Niortaise jusqu’à la place de la Coutume, en suivant une joueuse d’accordéon. A 9h15, les guides embarquaient à bord de sept bateaux à la cale de la Coutume, lesquels ont remonté la Sèvre Niortaise en amont de la passerelle qui enjambe ce fleuve. Puis, à 9h30, simplement accompagné de deux enfants de chœur, le père Michel s’est installé sur la passerelle. Il a d’abord entonné la chanson « Les bateliers de la Volga », avant de faire une brève allocution. Il a notamment retracé l’histoire des activités quotidiennes des Maraîchins et celle des premières balades touristiques. Ensuite, il a procédé à la bénédiction proprement dite. Un quart d’heure plus tard, tout le monde, y compris le peu de personnes présentes, s’est réuni autour du verre de l’amitié servi à proximité sur le Quai Louis-Tardy. La matinée s’était poursuivi en musique et en pas de danse.

En septembre 2004, après trois années de sacerdoce dans le Marais, l’abbé Michel Chataigner fut nommé dans le nord des Deux-Sèvres, en pays thouarsais. L’abbé Fabien Zlatev, son successeur, n’a repris le flambeau qu’en 2011, répondant favorablement aux sollicitations de la municipalité Michel Simon et d’un entrepreneur de balades touristiques installé à Coulon. Avant son départ pour Chauvigny dans la Vienne, en septembre 2014, le père Fabien a transmis la « tradition » à ses successeurs, le père Auguste Sambou, en collaboration avec un autre prêtre-coopérateur, le père Claude Baratange, responsables d’une nouvelle paroisse « Sainte-Sabine en Niortais » regroupant les communautés des anciens secteurs pastoraux de Beauvoir-sur-Niort / Frontenay-Rohan-Rohan, Marais / Mignon et Prahecq / Fors.

Le père Fabien Zlatev lors de la bénédiction des bateliers.
En 2014, le père Michel Chataigner (au premier plan sur la photo) était au côté du père Fabien Zlatev lors de cette « bénédiction des bateliers ». Photo J. C. Coursaud/NR
 

Dimanche 18 août 2019, la « bénédiction des bateliers » a suivi un protocole semblable à celui élaboré par le père Michel. A ceci près que les festivités ont débuté à 19 heures, après la journée de travail des guides-bateliers. Au départ de l’église de Coulon, les abbés Auguste Sambou et Claude Baratange ont conduit le cortège en présence de Monseigneur Pascal Wintzer, archevêque du diocèse de Poitiers.

Sans croix chrétienne ostensible, les prières, les chants et les textes entonnés depuis l’autel improvisé au sommet de la passerelle, ont donné un caractère particulièrement religieux à cette manifestation. Une animation qui s’est déroulée au-dessus et sur un fleuve du domaine public.

Archevêque de Poitiers, Monseigneur Pascal Wintzer. Photo Gilles PETIT

Dans son commentaire de circonstance, Mgr Pascal Wintzer a parlé du Marais Poitevin « fruit d’un équilibre savant et délicat où tout doit être pris en compte à la fois, l’eau, la végétation, la faune et aussi les êtres humains. » Il a développé ses propos : « le Marais Poitevin, c’est un peu un raccourci de toute notre planète. Notre planète est aussi fragile. Fruit d’un équilibre savant où chaque élément a sa place. (. . .) Nous sommes à une époque, c’est le cas de notre génération, où nous prenons conscience de cette fragilité, la fragilité de la planète, la fragilité des animaux et la fragilité de notre vie. Nous avons oublié cette fragilité. On a voulu se développer, nous occidentaux, à tout prix. Au prix de l’exploitation de la planète et de ses ressources et on mesure aujourd’hui les conséquences de cela à travers les différentes crises qui marquent toute notre planète. (. . .) L’eau, la végétation, les espèces qui disparaissent et même l’humain qui, à terme, pourrait voir son espérance atteinte. (. . .) J’espère que vous continuerez, vous bateliers et vous tous ici qui vivez dans le Marais, à accueillir tant de visiteurs pour qu’ils transmettent cette leçon, cette leçon d’espérance dont l’humanité a été capable de faire un Marais si beau et d’une humanité qui aujourd’hui encore et demain est capable de construire et de faire que notre planète soit plus belle, plus belle pour tous et plus belle pour tous les êtres humains. Espérons; le Marais est une source d’espérance. »

Gilles PETIT

La passerelle de Coulon, un autel de circonstance. Photo Gilles PETIT

COULON (Marais Poitevin) : « Le mystère de l’icône cachée », une exposition BD dans l’église en août 2019

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L’Espace Saint-Hilaire de Niort, avec la participation des paroisses Sainte-Sabine et Saint-Jean-Baptiste en Niortais, propose COULON (Marais Poitevin) : « Le mystère de l’icône cachée », une exposition BD dans l’église en août 2019

M. Roger Barbe (à gauche), membre de la paroisse, et le Père Jérôme de La Roulière ont inauguré la nouvelle exposition consacrée à la BD de Jean Evesque « Le mystère de l’icône cachée ». Photo Gilles Petit

En 1967, un Français se balade dans les rues de Moscou, une capitale qu’on ne présente plus. Au détour d’une rue, Jean-Claude est abordé par un inconnu qui lui fait une proposition étonnante : acheter clandestinement une vieille icône orthodoxe du XVème siècle. Piqué par la curiosité, Jean-Claude va suivre cet inconnu et découvrir l’histoire singulière de cette icône à travers les siècles. Cette rencontre improbable va changer sa vie. Telle est la trame de départ de la BD « Le mystère de l’icône cachée », publiée aux éditions Béatitudes.

Après le Festival de la BD d’Angoulême, en décembre 2019, l’exposition était installée à Melle le mois dernier. En septembre, elle rejoindra Bruxelles en Belgique.

Inspirée d’une histoire vraie, cette BD est le récit d’une icône du Christ, réalisée par le moine Andreï Roublev, qui devint la propriété d’une humble famille russe. Passant de main en main, tour à tour cachée, puis oubliée pendant des années, à sa réapparition elle fascine tous ceux qui la contemplent.

Quels sont les destins de ces hommes et de ces femmes qui ont croisé le regard de cette icône ? Quel mystère entoure cette œuvre qui a traversé les siècles ? La réponse n’est pas forcément évidente à définir au fil de la vingtaine de planches (sur 44 que compte la BD originale) exposées en l’église de la Sainte-Trinité à Coulon.

Selon le Père Jérôme de la Roulière, animateur de l’Espace Saint-Hilaire à Niort : « On voit bien les trois « époques  » de cette histoire. Elle commence par un homme qui, dans les années 1980, avant la chute du Mur, est allé en Russie. Il rencontre par hasard une famille qui veut vendre un bien familial, une icône. Cette icône a une grande valeur artistique. Il se rend compte que c’est une icône d’Andreï Roublev, le grand peintre de l’icône. Le moine Andreï Roublev, à un moment, s’est enfui de son monastère, et a donné sa dernière icône au membre de cette famille qui l’accueille à sa sortie du monastère. A l’époque du communisme, cette icône a changé la vie du grand-père de la famille qui, persécuteur de chrétiens, est devenu chrétien lui-même. Depuis, cette icône protège la famille. Finalement, l’homme achète l’icône, laisse l’argent mais ne prend pas l’icône, puisqu’elle a protégé la famille. »

Dans cette exposition, des planches relatent la création d’une icône, d’autres évoquent Andreï Roublev et la beauté de la nature. Quelques planches rappellent la persécution par le communisme des années 1930, alors que d’autres planches d’aujourd’hui représentent quelqu’un seul dans la vie qui découvre la Russie et l’icône.

L’auteur Jean Evesque Photo DR

« L’auteur Jean Evesque est un éducateur de jeunes, » poursuit le commissaire de l’exposition. « Il s’agit de sa première bande dessinée. Jean Evesque parle des icônes et de ce qui se passe dans les églises. » Jean Evesque est membre de la Communauté des Béatitudes depuis 2004. Diplômé de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille, il se lance en 2013 dans la bande dessinée. Dans cet album, il exprime, dit-on, un beau sens de la narration avec un récit qui parcourt les siècles, d’un monastère rayonnant du XVème siècle, au dénuement misérable d’un appartement du Moscou des années 1960, dans lequel se terrent les derniers héritiers de l’icône séculaire, cherchant à s’en débarrasser pour la sauver de la destruction. C’est de « l’Église du silence » qu’il est aussi question, celle de ces chrétiens condamnés à la clandestinité sous l’ère soviétique.

« Cette BD est dessinée dans les tons sépia », fait remarquer le Père Jérôme de La Roulière. « C’est un peu la mode aujourd’hui. Nous, on est plus habitué à des couleurs plutôt vives, crues. Le noir et blanc confère de la sobriété. »

L’icône ?!?!

L’icône religieuse est une forme de peinture particulière. On dit que la première icône a été peinte par Saint-Luc. L’art des icônes a pris naissance dans l’empire romain d’Orient (Grèce, Syrie, Égypte. . .). Il a vraiment commencé à se répandre au Vème siècle après le concile d’Éphèse où Marie a été déclarée solennellement Mère de Dieu. Dès le Xème siècle, l’icône avait pénétré dans une Russie qui s’ouvrait au christianisme. L’icône est devenue un élément essentiel de la vie religieuse des orthodoxes russes avec un nombre impressionnant d’icônes produites. « Il y a une tradition russe et une tradition grecque, » précise le commissaire de l’exposition. « Le doré a beaucoup d’importance puisque l’icône montre que le monde est habité par des forces spirituelles et des belles forces. Andreï Roublev est un moine, mais les icônes peuvent être peintes par tout le monde. Même aujourd’hui sous sa forme bande dessinée. Les gens aiment peindre les icônes. Les écoles d’icônes sont ouvertes aux non croyants comme aux non pratiquants. »

L’exposition est ouverte jusqu’au 31 août 2019, de 8h00 à 20h00, en l’église de la Sainte-Trinité de Coulon. Entrée libre.

Gilles PETIT

http://www.eglise-niort.net/-espace-st-hilaire

VENISE VERTE : hommage et tournée estivale 2019 au Théâtre Roger-Blin de Coulon (79)

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Le Théâtre Roger-Blin va rendre hommage à deux hommes, disparus l’année dernière, qui ont FAIT le TRB à Coulon : André Pignoux et Paul-André Maby. De nombreux artistes qui ont suivi et/ou accompagné ces deux personnalités du monde artistique seront présents samedi 20 juillet 2019. Musiques, chansons, textes. . . un programme éclectique sera proposé dès 18 heures dans le Parc de la Mairie de Coulon (Deux-Sèvres).

Basé à Coulon (dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres), le Théâtre Roger-Blin est une pépinière de jeunes talents. Fondée le 6 août 1984, cette association, régie par la Loi de juillet 1901, organise, toute l’année, des stages divers, des spectacles de théâtre, chansons, musique, lectures publiques. . . et, en saison estivale, des tournées de théâtre dans la Venise Verte. Cette année, la tournée sera ponctuée par une soirée hommage à André Pignoux et Paul-André Maby.

Pour cela, laissons la plume à Mme Cosette Pignoux, metteur en scène, l’autre pilier du Théâtre Roger-Blin :

André Pignoux

Paul-André Maby

Lundi 15 juillet 2019, à Coulon, la Compagnie des 3 C a lancé la tournée estivale du Théâtre Roger-Blin en présentant sa pièce « To Bee or not to bee », une histoire d’abeilles collant à l’actualité. Photo Gilles Petit

Durant ce mois de juillet 2019, les comédiens amateurs du Théâtre Roger-Blin, accompagnés de troupes professionnelles invitées, interpréteront trois pièces alternativement sur les scènes des villages deux-Sévriens de Coulon, Arçais, La-Garette (commune de Sansais-La Garette), Bessines, Mauzé-sur-Le-Mignon, Magné et vendéen de Benet :

L’HABILLEUR de Ronald Harwood (21 heures : 16 juillet à Arçais, 19 juillet à La-Garette, 22 juillet à Bessines, 24 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 27 juillet à Coulon, 29 juillet à Benet et 31 juillet à Magné)

Véritable profession de foi dans l’art dramatique, « l’habilleur » ne cesse de mêler dans une savante mise en abîme, le théâtre dans le théâtre s’inscrivant dans la lignée de Shakespeare, Pirandello.

C’est un hymne à la persévérance qui se décline politiquement en résistance face à l’oppresseur et prend la forme du sacerdoce pour le comédien dévoué à Shakespeare et à sa compagnie. Beaucoup d’artistes caressent le rêve de mourir au plus fort de leur art; s’éteindre sur scène, de cette mort splendide, que s’offrit Molière; de la seule mort qu’accepterait celui qui, toute son existence, a mimé la vie. Mais cette fin-là serait pour le Maître un renoncement et il le fait, au contraire, et impérativement ne pas mourir sur scène mais se cacher, disparaître après avoir joué jusqu’à l’épuisement.

C’est la question que nous pose l’habilleur : où, pourquoi, comment, par quel moyen, par quel miracle continuer à créer, à trouver en soi et ailleurs la force, la volonté, la nécessité, l’étincelle de la création artistique; même dans la catastrophe; sans quoi le monde n’est plus que ce monde-ci et alors est-il vraiment supportable ?

Dans cette pièce, belle et humaine, qui a triomphé dans les trente et quelques pays où elle a tourné, cette écriture est d’un Grand Auteur.

Le maître, cet acteur, si égoïste soit-il, continue à ouvrir ici ou là, pour qui l’aperçoit, des fenêtres vers la liberté.

Par le théâtre nous pouvons avoir accès à un autre monde, et ce monde-là fait que nous pouvons supporter ce monde-ci même au cœur de la tourmente.

CENDRILLON de Joël Pommerat (21 heures : 17 juillet à Arçais, 18 juillet à Sansais, 21 juillet à Coulon, 23 juillet à Bessines, 25 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 26 juillet à Benet et 30 juillet à Magné)

Le metteur en scène livre ici sa version très personnelle du conte de Perrault. Loin des histoires de princesses qui rêvent au prince charmant, il se plonge au cœur de l’enfance et des questions tragiques qui la jalonnent parfois. Oubliés les oiseaux chanteurs et les couleurs pastel. Cendrillon est Sandra, une petite fille submergée par le deuil de sa mère, qu’elle tente de vivre comme elle le peut. Tous les éléments de l’histoire originale sont présents, mais détournés, chargés d’un sens différent qui lui donne un souffle radicalement novateur. Si Pommerat choisit d’axer sa pièce autour du deuil et de la confrontation d’une enfant avec la mort, il le fait avec assez de légèreté pour que les spectateurs se laissent aller à rire à de nombreux moments du spectacle. Émotion et humour sont au rendez-vous grâce à leur belle performance. 

Le DÉFUNT de René Obaldia (17 juillet à Arçais, 18 juillet à Sansais, 21 juillet à Coulon, 23 juillet à Bessines, 25 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 26 juillet à Benet et 30 juillet à Magné)

Deux personnes se retrouvent pour évoquer le souvenir d’un homme décédé trois ans auparavant.

Qui était Victor? Qui sont ces personnes qui revendiquent son amour ? Confidence après confidence, l’oraison annoncée se transforme, de fil en aiguille, en révélations sur la véritable identité du mystérieux défunt, de cet homme si appréciable

A la fois drôle, grinçant et absurde, le texte s’inscrit dans le registre de l’humour noir. Entre comédie et tragédie et derrière une apparente banalité, cette composition donne à voir les reflets de la folie et de l’abomination. Et si tout ceci n’était que duperie ?

 

 

Mesdames Cosette Pignoux (à gauche) du TRB et Agnès Brion de la Compagnie des 3 C, ont lancé la tournée d’été. Photo Gilles Petit

Les mises en scène sont assurées par Mme Cosette Pignoux :

L’animatrice du Théâtre Roger-Blin conclut : « Il faut que les gens viennent découvrir ces pièces. J’aime bien que les gens soient critiques, qu’ils viennent dire après ce qu’ils ont ressenti ou pensé. Mais les gens n’osent jamais. On dit toujours que c’est bien, mais ça veut rien dire pour moi. Oui, les avis sont intéressants. C’est aussi aller plus au fond des choses. »

Le 28 juillet 2019 à 21 heures dans le Parc de la Mairie (ou dans la salle des fêtes selon la météo) de Coulon les compagnies invitées interpréteront « La désireuse » de Agnès Brion et « Le petit manuel du héros » de Julian Rouhet.

Renseignements et réservations : 05 49 35 91 42 ; 05 49 04 58 42 ; 02 51 51 96 27                                                                                   Courriel : danypiveteau@gmail.com http://theatrerogerblin.jimdo.com

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN 79 : le Collectif « Bassines Non Merci ! » installe un Campement de Résistance et de Surveillance à Mauzé-sur-le-Mignon (79)

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Le Collectif citoyen « Bassines Non Merci ! » se bat depuis maintenant deux ans contre un projet de 19 réserves d’eau destinées à l’irrigation agricole. Soutenu par des structures environnementales, paysannes, syndicales, militantes et politiques, le Collectif a installé, dimanche 30 juin 2019, le premier Campement de Résistance et de Surveillance (CRS) près de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).

Photo Gilles Petit

Selon le Collectif citoyen « Bassines, Non Merci ! », ce projet de 19 réserves de substitution, réduit aujourd’hui à 16 réserves, concerne le bassin versant de la Sèvre Niortaise, le fleuve lui-même dans toute sa vallée, en général, et le Marais Poitevin en particulier.

« Bassines, Non Merci ! » dénonce des « dénis de démocratie, des arrangements avec la réglementation, dont la Loi sur l’eau, des enquêtes publiques, . . ., la captation massive d’argent public, l’intervention de lobbies, le maintien envers et contre tout d’une agriculture productiviste en l’habillant d’oripeaux écologiques, et le projet de réserves de substitution agricoles, appelées « bassines », en Deux-Sèvres. » Il comporte également un site dans la Vienne et un autre en Charente-Maritime.

Le collectif explique : « Une bassine est une réserve d’eau géante de 10 hectares en moyenne, entourée d’une digue de 10 mètres de haut. Elle est remplie en hiver en pompant l’eau principalement dans les nappes souterraines. Le but est  d’irriguer en été des cultures intensives (2/3 de maïs, semences, légumes industriels). Chacune est financée à 70% par de l’argent public provenant de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, l’État français et l’Europe. » L’association avance des chiffres clés qui interpellent : coût de l’ensemble des projets supérieur à 40 millions d’euro, 200 ha de terres agricoles seraient plastifiés, 128 forages seraient actifs, pour seulement 6 % des agriculteurs du territoire raccordés.

Près de 800 personnes, de toutes les générations, ont rejoint le site de construction d’une Zone A Défendre dans la campagne mauzéenne. Photo Gilles Petit

Le 9 mai 2019, la justice a donné raison aux associations de protection de la nature NE 17 et NE 16 et aux Fédérations de pêche de ces deux mêmes départements qui avaient attaqué en justice les arrêtés préfectoraux. « Ceci vient conforter les convictions du collectif citoyen au sujet des dangers du projet de bassines sur le territoire Sèvre-Marais Poitevin, lui aussi visé par un recours en justice », précise le Collectif qui ajoute : « En effet, la justice a retenu trois motifs susceptibles de casser et d’annuler les arrêtés préfectoraux : des prélèvements trop importants autorisés par l’État; une étude d’impact largement insuffisante sur l’environnement; la mise en place d’un véritable projet de territoire. Ces trois éléments majeurs sifflent donc la fin du match du projet de bassines tel que conçu actuellement. De plus, récemment, les huit bassines en projet dans la Vienne ont été annulées par le Tribunal Administratif de la Vienne. »

Le Collectif Bassines Non Merci ! est « une force d’opposition qui veut aussi être une force de proposition allant dans le bon sens, en mettant au centre des débats une réelle concertation de tous, pour tous et dans l’intérêt de nos enfants et petits-enfants. »

Le kiosque à musique de Mauzé-sur-Le-Mignon a hébergé les Assises citoyennes eau/agriculture/alimentation. Photo Gilles Petit

Afin d’expliquer les tenants et les aboutissants d’un sujet qui semble complexe, 28 organisations (*) environnementales, agricoles, citoyennes ont participé à une journée de rencontre à l’intention de tous, dimanche 30 juin 2019 à Mauzé-sur-Le-Mignon (Deux-Sèvres). Des Assises citoyennes eau se sont tenues sous le kiosque de la Place du Champ-de-Foire locale, en présence de paysans, d’ingénieurs agronomes, de scientifiques, d’élus régionaux, d’un député européen, de maires, de représentants syndicaux et de divers mouvements. . . également opposés à ces projets titanesques.

A l’issue de ces Assises, près de 800 personnes ont marché trois kilomètres vers la commune d’Usseau jusqu’au site le plus proche retenu dans le projet global. Les participants y ont installé un « plongeoir », à savoir un mirador destiné à surveiller la Zone A Défendre (ZAD). Puis tout le monde a rejoint le premier Campement de Résistance et de Surveillance, un CRS niché dans une oasis de fraîcheur ombragée au milieu des cultures céréalières, avec vue sur le « plongeoir ». Depuis dimanche, des permanents zadistes se relaient nuit et jour afin d’alerter sur l’éventuelle arrivée d’engins de chantier à proximité de la parcelle concernée.

De plus, le Collectif annonce que durant l’été « seront organisées toutes sortes d’actions et de manifestations dont un camp climat, des formations à la désobéissance civile, la rédaction d’un fanzine, la création d’une pièce de théâtre, etc. Ce sera l’occasion de rédiger collectivement un projet de territoire ambitieux, porteur d’alternatives agricoles, alimentaires et sociales. »

Le Collectif conclut : « Le campement constituera un lieu de tourisme militant pour toutes les personnes qui souhaitent profiter de leurs vacances pour participer à la construction d’un autre modèle. »

Gilles PETIT

(*) APPMA Pêches Sportives Saint-Maixent-l’Ecole, Alternatiba La-Rochelle, ANV-COP21 La-Rochelle, APIEEE, CGT 79, CGT Spectacles Poitou-Charentes, Colibris 79, Collectif Anti-Linky, Collectif des Usagers de l’Hôpital de Niort, Collectif à Teurtous, Collectif Marche pour le Climat Niort, Comité Notre-Dame-des-Landes La-Roche-sur-Yon 85, Confédération paysanne 17 et 79,  Europe Ecologie – Les Verts, Extinction Rébellion La-Rochelle, Gilets Jaunes 79, La France Insoumise, Le Priouté,  Nature Environnement 17, Parti Communiste Français, SCOP La Frênaie, SOS Rivières, Syndicat SUD-Solidaires, Terres & Rivières 85 . . .

 

MARAIS POITEVIN : le Collectif « Bassines Non Merci ! » installe un Campement de Résistance et de Surveillance à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres)

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Le Collectif citoyen « Bassines Non Merci ! » se bat depuis maintenant deux ans contre un projet de 19 réserves d’eau destinées à l’irrigation agricole. Soutenu par des structures environnementales, paysannes, syndicales, militantes et politiques, le Collectif a installé, dimanche 30 juin 2019, le premier Campement de Résistance et de Surveillance (CRS) près de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).

Photo Gilles Petit

Selon le Collectif citoyen « Bassines, Non Merci ! », ce projet de 19 réserves de substitution, réduit aujourd’hui à 16 réserves, concerne le bassin versant de la Sèvre Niortaise, le fleuve lui-même dans toute sa vallée, en général, et le Marais Poitevin en particulier.

« Bassines, Non Merci ! » dénonce des « dénis de démocratie, des arrangements avec la réglementation, dont la Loi sur l’eau, des enquêtes publiques, . . ., la captation massive d’argent public, l’intervention de lobbies, le maintien envers et contre tout d’une agriculture productiviste en l’habillant d’oripeaux écologiques, et le projet de réserves de substitution agricoles, appelées « bassines », en Deux-Sèvres. » Il comporte également un site dans la Vienne et un autre en Charente-Maritime.

Le collectif explique : « Une bassine est une réserve d’eau géante de 10 hectares en moyenne, entourée d’une digue de 10 mètres de haut. Elle est remplie en hiver en pompant l’eau principalement dans les nappes souterraines. Le but est  d’irriguer en été des cultures intensives (2/3 de maïs, semences, légumes industriels). Chacune est financée à 70% par de l’argent public provenant de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, l’État français et l’Europe. » L’association avance des chiffres clés qui interpellent : coût de l’ensemble des projets supérieur à 40 millions d’euro, 200 ha de terres agricoles seraient plastifiés, 128 forages seraient actifs, pour seulement 6 % des agriculteurs du territoire raccordés.

Près de 800 personnes, de toutes les générations, ont rejoint le site de construction d’une Zone A Défendre dans la campagne mauzéenne. Photo Gilles Petit

Le 9 mai 2019, la justice a donné raison aux associations de protection de la nature NE 17 et NE 16 et aux Fédérations de pêche de ces deux mêmes départements qui avaient attaqué en justice les arrêtés préfectoraux. « Ceci vient conforter les convictions du collectif citoyen au sujet des dangers du projet de bassines sur le territoire Sèvre-Marais Poitevin, lui aussi visé par un recours en justice », précise le Collectif qui ajoute : « En effet, la justice a retenu trois motifs susceptibles de casser et d’annuler les arrêtés préfectoraux : des prélèvements trop importants autorisés par l’État; une étude d’impact largement insuffisante sur l’environnement; la mise en place d’un véritable projet de territoire. Ces trois éléments majeurs sifflent donc la fin du match du projet de bassines tel que conçu actuellement. De plus, récemment, les huit bassines en projet dans la Vienne ont été annulées par le Tribunal Administratif de la Vienne. »

Le Collectif Bassines Non Merci ! est « une force d’opposition qui veut aussi être une force de proposition allant dans le bon sens, en mettant au centre des débats une réelle concertation de tous, pour tous et dans l’intérêt de nos enfants et petits-enfants. »

Le kiosque à musique de Mauzé-sur-Le-Mignon a hébergé les Assises citoyennes eau/agriculture/alimentation. Photo Gilles Petit

Afin d’expliquer les tenants et les aboutissants d’un sujet qui semble complexe, 28 organisations (*) environnementales, agricoles, citoyennes ont participé à une journée de rencontre à l’intention de tous, dimanche 30 juin 2019 à Mauzé-sur-Le-Mignon (Deux-Sèvres). Des Assises citoyennes eau se sont tenues sous le kiosque de la Place du Champ-de-Foire locale, en présence de paysans, d’ingénieurs agronomes, de scientifiques, d’élus régionaux, d’un député européen, de maires, de représentants syndicaux et de divers mouvements. . . également opposés à ces projets titanesques.

A l’issue de ces Assises, près de 800 personnes ont marché trois kilomètres vers la commune d’Usseau jusqu’au site le plus proche retenu dans le projet global. Les participants y ont installé un « plongeoir », à savoir un mirador destiné à surveiller la Zone A Défendre (ZAD). Puis tout le monde a rejoint le premier Campement de Résistance et de Surveillance, un CRS niché dans une oasis de fraîcheur ombragée au milieu des cultures céréalières, avec vue sur le « plongeoir ». Depuis dimanche, des permanents zadistes se relaient nuit et jour afin d’alerter sur l’éventuelle arrivée d’engins de chantier à proximité de la parcelle concernée.

De plus, le Collectif annonce que durant l’été « seront organisées toutes sortes d’actions et de manifestations dont un camp climat, des formations à la désobéissance civile, la rédaction d’un fanzine, la création d’une pièce de théâtre, etc. Ce sera l’occasion de rédiger collectivement un projet de territoire ambitieux, porteur d’alternatives agricoles, alimentaires et sociales. »

Le Collectif conclut : « Le campement constituera un lieu de tourisme militant pour toutes les personnes qui souhaitent profiter de leurs vacances pour participer à la construction d’un autre modèle. »

Gilles PETIT

(*) APPMA Pêches Sportives Saint-Maixent-l’Ecole, Alternatiba La-Rochelle, ANV-COP21 La-Rochelle, APIEEE, CGT 79, CGT Spectacles Poitou-Charentes, Colibris 79, Collectif Anti-Linky, Collectif des Usagers de l’Hôpital de Niort, Collectif à Teurtous, Collectif Marche pour le Climat Niort, Comité Notre-Dame-des-Landes La-Roche-sur-Yon 85, Confédération paysanne 17 et 79,  Europe Ecologie – Les Verts, Extinction Rébellion La-Rochelle, Gilets Jaunes 79, La France Insoumise, Le Priouté,  Nature Environnement 17, Parti Communiste Français, SCOP La Frênaie, SOS Rivières, Syndicat SUD-Solidaires, Terres & Rivières 85 . . .

 

EXPOSITION : Les Expos de l’Eté 2019 à Coulon (79)

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Installée dans les locaux du Centre Social et Culturel du Marais, place de la Coutume à Coulon, la Galerie des Bords de Sèvre accueille quinze artistes durant cette saison estivale 2019.

Réunis à l’occasion de la présentation de la saison 2019, les artistes se succèderont du 29 juin au 1er septembre 2019, de 10h00 à 18h00, au CSCM. Photo Gilles PETIT

 

Marais Poitevin : la 5ème Transhumance de la Vallée du Curé à Saint-Sauveur d’Aunis

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La Transhumance de la Vallée du Curé est née à l’initiative principalement des éleveurs de races limousines de Charente-Maritime. Elle est organisée les années impaires. Photo Gilles PETIT

Créée en 2011, par les communes de Nuaillé d’Aunis, du Gué d’Alleré et de Saint-Sauveur d’Aunis, la fête de la Transhumance 2019, organisée par l’association Transhumance de la Vallée du Curé, présidée par Rémy Mouche, s’est déroulée, cette année, sans Le Gué-d’Alleré, faute de bénévoles locaux semble-t-il, mais avec l’arrivée de la commune de Ferrières d’Aunis. Le Curé est le plus court des trois fleuves, avec le Lay et la Sèvre Niortaise, qui se jettent dans la Baie de l’Aiguillon.

« Ce n’est pas véritablement une tradition. En fait, il s’agit d’une animation autour du marais, » explique M. Jean Luc, maire de Saint-Sauveur d’Aunis. « Avant, il y avait la mise à l’herbe avec une arrivée un petit peu échelonnée des troupeaux sur le marais communal. Ici, des organisateurs dynamiques et imaginatifs ont voulu transposer la transhumance des montagnes de France. C’est une très, très belle fête qui met en valeur la vocation d’élevage et la qualité de nos marais communaux. L’élevage est quand même très vivant dans nos plaines céréalières. Ce rassemblement, cette convivialité, sont un aspect économique non négligeable parce que 157 bêtes sur une cinquantaine d’hectares de marais à Saint-Sauveur, constituent une grande richesse. Nous avons des éleveurs qui viennent d’autres communes pour mettre leurs bêtes. C’est important, ça fait chaud au cœur. Beaucoup de monde accompagne cette transhumance, ce qui montre que l’élevage fait partie de l’ADN de notre région. Le marais communal a une vocation en matière d’écoulement des eaux, les eaux y stagnent, elles s’y reposent. On y trouve une végétation importante, la faune, la flore, tout ce qu’il faut pour faire un milieu naturel, une biodiversité comme on dit maintenant. Les vaches vont rester dans le communal jusqu’au mois de décembre. Elles ont de quoi manger. »

Des centaines de marcheurs ont accompagné la 5ème Transhumance de la Vallée du Curé. Photo Gilles PETIT

L’étude réalisée et publiée par Eléonore Charles « Les communaux du Marais Poitevin : géohistoire et construction collective d’un projet global » explique (extrait) :

« Nés entre le Xème et le XIIème siècles lors des premières opérations de dessèchement par les abbayes, les communaux du Marais Poitevin sont, en fait, des terres gagnées sur la mer. Au Moyen-Age, ils avaient une place importante au sein de la société. Les moines et les seigneurs les mettaient à disposition des communautés d’habitants, notamment les plus pauvres, pour y chasser, pêcher, ramasser des champignons et y faire paître les bêtes. Cette propriété commune est ancienne et antérieure à la naissance des communes actuelles (« marais commun » plutôt que « communal »), et résulterait d’une concession aux paroisses de droits territoriaux sur les propriétés des seigneurs ou des abbayes. Au XVIIème siècle, après la deuxième phase de dessèchement du Marais Poitevin, l’arrêt du Parlement de Paris du 30 avril 1654 impose aux Compagnies de « laisser à chaque paroisse un vaste communal à portée et en bon état ». A la Révolution française, les marais communaux deviennent la propriété des communes mais garderont longtemps un statut ambigu : ni privés ni publics, ils sont du domaine commun. Peu modifiés par l’homme, ces espaces n’ont jamais (ou presque) été exploités autrement qu’en pâturage extensif, libre, collectif et plurispécifique (bovins, équins et quelques ovins). »

« Pas de chevaux sur Saint-Sauveur », signale le maire M. Luc qui informe : « Au XIX° siècle il y avait des chevaux soldats destinés à aller à la guerre, pour acquérir de l’endurance, on les mettait sur le marais communal. Saint-Sauveur a une tradition de cheval, d’élevage de chevaux, toutes les belles demeures de la commune appartenaient à d’anciens marchands de chevaux qui vendaient leurs chevaux élevés dans les marais communaux. Actuellement, dans notre marais, ce sont des bestiaux destinés à l’alimentation des êtres humains. »

COULON – MAGNE : le Centre Social et Culturel du Marais entre nouveau et renouveau !

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À 33 ans, le Centre Social et Culturel du Marais renaît après une seconde crise existentielle. Entre des valses à la présidence et à la direction, cette association, qui siège à Coulon (79), repart dans « des conditions de travail saines et motivantes », selon sa nouvelle présidente Estelle Howell.

Le Centre Social et Culturel du Marais siège au bord de Sèvre Niortaise à Coulon.

Né en juillet 1986 dans la continuité de la Maison Pour Tous de Coulon, association pluridisciplinaire, le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) a ouvert ses portes en 1987 à Coulon. Installé dans une maison ancienne reconstruite par la municipalité coulonnaise sur les bords du fleuve Sèvre Niortaise, le CSCM a développé sur sa zone d’influence (à l’origine sur les douze communes du Marais Mouillé) un ensemble d’actions qui l’ont fait connaître comme une véritable structure de développement social et culturel. Encore aujourd’hui, les locaux, les services permanents et les activités sont toujours ouverts à l’ensemble de la population du Marais, toutes générations confondues. Les actions mises en œuvre chaque année ont concerné, en 2018, environ 500 usagers réguliers dont beaucoup d’enfants et de jeunes, ainsi qu’une vingtaine d’associations.

Ces missions d’intérêt général sont conduites avec l’aide de plusieurs partenaires financiers : les communes (essentiellement Coulon et Magné), la Mutualité Sociale Agricole, le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique Magné-Coulon pour la petite enfance et la jeunesse, le Conseil départemental des Deux-Sèvres, l’Europe, l’État français, la Communauté d’Agglomération du Niortais et la Caisse d’allocation familiale des Deux-Sèvres. Cette dernière verse annuellement une prestation de service, par contrat quadriennal. Portant ainsi le budget prévisionnel 2019 du CSCM à 525 490 euros.

Depuis sa naissance, le CSCM s’est considérablement développé sous la houlette de plusieurs présidents ou présidentes et directeurs ou directrices. Malgré quelques vicissitudes, il fonctionnait bien jusqu’à l’arrivée, début 1997, d’un nouveau directeur recruté par voie de concours. M. Dany Le-Tohic a alors bouleversé les « habitudes », créé un nouveau dynamisme en activités tant sociales que culturelles et remonté la trésorerie avec les félicitations de tous. Malheureusement, ce changement s’est accompagné de conflits relationnels entre ce directeur et les salariés. Un problème qui s’est propagé à des bénévoles du Centre, à des responsables d’associations, à la Fédération départementale des Centres sociaux et à certains membres du Conseil d’administration. La Fédération départementale des Centres sociaux avait alors pris les rênes de l’association. Elle avait fourni un professionnel pour gérer les dossiers courants, puis suggéré la nomination, en septembre 2001, d’une nouvelle directrice Marie-Noëlle Louis-Bonnin. L’année 2001 restera la première année noire du CSCM.

L’histoire s’est répétée en 2017. La fièvre est de nouveau montée au CSCM entre le personnel et la directrice. En entamant un mouvement de grève soutenu par des bénévoles, les salariés, qui contestaient le management, attendaient du conseil d’administration qu’il prenne ses responsabilités et tienne ses engagements. Des membres de ce conseil, dont la présidente Nicole Bernard, ont alors démissionné.

Madame Stéphanie Kerdoncuff, par ailleurs conseillère municipale de Coulon, a assuré pendant neuf mois l’intérim à la présidence d’un Conseil d’administration (CA) en cours de renouvellement. Le 20 novembre 2017, ce CA a élu sa présidente Madame Estelle Howell. Enfin, le 29 novembre suivant, le Conseil d’administration et la nouvelle présidente ont licencié la directrice. Un nouveau directeur, Mickaël Abbes, a rapidement été engagé. Cependant, le courant est mal passé entre la présidence et la direction. « On n’est pas resté en amour avec le directeur », regrette Estelle Howell. L’arrivée d’un autre nouveau directeur, Anthony Levrault, et d’une nouvelle comptable Nathalie Sauzeau, ont permis « d’apporter au centre des conditions de travail saines et motivantes », selon la présidente.

Mme Estelle Howell, la nouvelle présidente du Centre Social et Culturel du Marais Photo Gilles Petit

Mme Howell : « Nous sommes très heureux de la nouvelle constitution de notre équipe d’animation, de notre organisation administrative et de l’évolution des activités emploi famille et enfance jeunesse. Nous avons une équipe soudée, détendue, volontaire et dynamique. Ceci a été fait avec un grand souci du respect de notre contrat de projet social et des salariés. La mise en lumière des particularités et des compétences de chacun a permis d’atteindre leurs objectifs personnels, ainsi que ceux du Centre. Formations, optimisation des missions, sécurisation des contrats, accompagnement personnalisé ont été mis en place pour s’assurer du respect des attentes de tous. » Enfin, s’adressant aux adhérents présents à l’assemblée générale du CSCM, qui s’est tenue le 11 avril 2019, la présidente a terminé son rapport moral ainsi : « C’est vous qui portez les projets et on vous accompagne. C’est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur. »

Quant aux représentants des municipalités, Mme Anne-Sophie Guichet, 1ère adjointe au maire de Coulon a expliqué : « On a été présents dans les bons moments, dans les moins bons, et là dans des moments beaucoup plus sereins. Avec Anthony, on vit les choses beaucoup plus sereinement. » Le maire de Magné, M. Gérard Laborderie a constaté : « L’an dernier, c’était l’assemblée générale de la renaissance après une période de turbulences qui nous avait passablement inquiétés. Mais une nouvelle équipe était en train de se mettre en place. Une équipe renouvelée, dirigée, semble-t-il, de main de maître par Anthony. Des activités ont lieu aussi sur Magné, c’est vrai que nous avons des salles à disposition. »

M. Anthony Levrault, nouveau directeur du CSCM. Photo Gilles Petit

Le directeur Anthony Levrault a dressé un rapide rapport d’activité 2018 du CSCM. Il a notamment présenté Mme Amandine Fleur, encore une nouvelle venue depuis novembre 2018, chargée du secteur enfance-jeunesse. Amandine Fleur a expliqué : « de janvier à juin 2018, en enfance, les Temps d’Activités périscolaires (TAPS) existaient sur Coulon et, depuis septembre, Coulon est passé à la semaine d’école de quatre jours, sans les TAPS. Donc, avec l’équipe nous avons fait le choix de monter des opérations sur le temps périscolaire chaque jour le matin ou le soir et les mercredis. » En fait, les enfants coulonnais n’ayant plus école le mercredi matin depuis la rentrée scolaire 2018-2019, un accueil de loisirs a été mis en place le mercredi dès le matin. Leurs camarades de Magné dont les écoles ont conservé la semaine de cinq jours, les rejoignent l’après-midi après le déjeuner.

Parmi les nombreux ateliers culturels ou sportifs, le secteur jeunesse du CSCM a connu une baisse d’activité. L’équipe d’animateurs aimerait renouer le dialogue avec les parents et les jeunes afin de proposer un espace dédié. Ils voudraient permettre aux jeunes de se retrouver dans un lieu d’échanges, d’écoute, de rencontre, de détente et contribuer à développer leur citoyenneté. Mais aussi, impliquer les jeunes dans la construction de leurs temps de loisirs avec l’aide des animateurs.

Importante assistance à l’assemblée générale du CSCM le 11 avril 2019. Photo Gilles Petit

« Ce qui nous rend fiers, aujourd’hui, conclut la présidente Estelle Howell, c’est que le Centre a à nouveau ouvert non seulement ses portes, mais aussi son cœur et ses oreilles pour écouter la parole des habitants et répondre à leurs attentes. »

Gilles PETIT

Centre Social et Culturel du Marais, 3 place de la Coutume 79510 Coulon – Tél : 05 49 35 99 90 – Courriel : contact.lemarais@csc79.org – Site lemarais.csc79.org

 

 

HANDBALL FÉMININ : Coupe de France HBCC domine Le-Havre, les buts et des actions de jeu

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Pour la première fois dans l’histoire du Handball Club de Celles-sur-Belle, l’équipe élite féminine, qui évolue en D2F, va disputer les quarts de finale de la Coupe de France. Les Belles ont battu (27 – 18) en 1/8ème, l’équipe du HAC Handball Le-Havre, samedi 23 février 2019, à domicile.

A l’issue du tirage au sort du 25 février 2019, les Belles recevront Toulon Saint-Cyr Var HB, le mercredi 27 mars 2019 en 1/4 de finale de la Coupe de France. Les heures du début de la rencontre n’est pas encore fixés.

La cerise sur le gâteau d’une superbe saison qui va s’ouvrir sur la seconde phase du championnat de deuxième division, appelée Play Off. Les Deux-sévriennes sont en route vers le titre de championnes de France et, pourquoi pas ! une finale de Coupe de France.

Gilles PETIT