Coulon (79)

MARAIS POITEVIN : « La transhumance du sud-Vendée » a débuté au Communal du Poiré-sur-Velluire

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En cette fin avril, début mai 2024, les 22 communaux du Marais Poitevin, en convention avec le Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, ouvrent progressivement aux éleveurs près de 2 200 ha de prairie naturelle. Au grand bonheur des centaines de bovins, d’équidés et autres anatidés ainsi « mis à l’herbe » après un hiver passé à l’abri des intempéries. Certaines de ces ouvertures de réserves à pâturage collectif partagé font l’objet d’une journée festive. La commune des Velluire-sur-Vendée (Vendée) a ouvert le bal le 20 avril 2024.

« 240 ha de prairie ; 420 vaches ; 20 chevaux ; 30 oies ; 5 éleveurs bovins ; 2 éleveurs équins ; 3 élus régionaux ; 4 élus départementaux, la présidente des maires de Vendée ; plusieurs maires vendéens et deux-sévriens », par ces quelques mots M. Pascal Duforestel, président du Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, a installé l’ambiance du lancement de la saison de pâturage collectif dans le communal du Poiré-sur-Velluire sur la commune des Velluire-sur-Vendée. Le président poursuit : « le Parc naturel est un commun qui rassemble à la fois les citoyens, l’ensemble des collectivités dont bien sûr les départements et les régions. « 

Le communal du Poiré-sur-Velluire est situé au sud-ouest de Fontenay-le-Comte (85). Image Google

« Cette fête est un moment magique où vous arrivez à marier le côté agriculture, élevage et le côté nature et biodiversité », a constaté Mme Lydie Bernard, vice-présidente du Conseil Régional des Pays-de-la-Loire en charge de l’agriculture, de l’alimentation et de la mer. « Pour notre région, un parc naturel est un patrimoine qu’il nous faut tous préserver. C’est pour ça que, aujourd’hui, nous avons signé un contrat de 1.850.000 euros sur trois ans. Ce n’est pas rien. Le Parc est sur deux régions qui travaillent très bien ensemble, c’est une vraie richesse. Les régions représentent 40% des budgets du Parc, c’est un socle important. »

La conseillère régionale fait allusion au « Contrat de Parc » qui définit le projet partagé entre la région Pays-de-la-Loire et le Parc Naturel Régional, ainsi que les actions prioritaires de 2024 à 2026 réunies autour de cinq thématiques : la protection renforcée de la biodiversité et des milieux naturels, l’atténuation et l’adaptation au réchauffement climatique, la préservation et le renouvellement de la trame arborée, l’innovation dans l’économie territoriale, et la dynamique de réseau. Photo (de gauche à droite) MM. Roland Marion, conseiller régional PdL délégué à la transition écologique et énergétique, et Pascal Duforestel, président du PNRMP. (Gilles PETIT)

« Nous avons déjà signé un tel contrat avec la Nouvelle-Aquitaine », informe M. Duforestel, également conseiller régional Nouvelle-Aquitaine. « Avec celui des Pays-de-la-Loire, nous allons au delà de l’effet symbolique d’avoir les régions à nos côtés. Celles-ci nous donnent de la visibilité dans le temps, nous permettant ainsi d’inscrire sur plusieurs années des actions très importantes pour l’économie, notamment sur le maintien de l’élevage et la préservation des espaces naturels que sont ces communaux du Marais Poitevin. »

Quid d’un communal ! Photos Gilles PETIT

Avec ses 110 000 hectares, le Marais poitevin, deuxième zone naturelle humide de France après la Camargue, s’étend sur deux régions, la Nouvelle-Aquitaine et les Pays-de-la-Loire, et sur trois départements, Deux-Sèvres, Charente-Maritime et Vendée. Il réunit des acteurs au sein du Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNRMP).

M. Dominique Giret, directeur technique en charge de l’agriculture et de l’environnement au PNRMP, disserte :  » 22 communaux sont aujourd’hui en convention avec le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin. Chaque commune a pris l’engagement avec le Parc, avec les Chambres d’agriculture et aussi la Ligue de Protection des Oiseaux, de préserver ce patrimoine que sont les communaux du marais. Sur environ 2 200 ha de surface totale, le Poiré-sur-Velluire couvre 241 ha. Il s’agit donc d’un des plus grands, avec Lairoux et Curzon. Le principe est simple, nous avons des prairies qui sont héritées des grandes phases historiques de dessèchement du marais. Ces parcelles étaient laissées à la disposition des habitants des communes, de manière que les éleveurs puissent y mettre des vaches à pâturer, des chevaux, des oies, et parfois des moutons. De fait, c’est un bien commun de gestion collective. Les agriculteurs arrivent tous à une date donnée et introduisent leurs troupeaux, lesquels se mélangent sur l’espace. Ceci nécessite des équipements comme des parcs de contention placés sur l’ensemble des communaux par le Parc qui les finance et les réalise pour le compte des communes. Il y a, bien sûr, un suivi en matière de surveillance et d’accompagnement, notamment sanitaire avec les vétérinaires. C’est un patrimoine culturel, historique, au delà de l’intérêt environnemental, car ces prairies, de fait, sont des prairies qui sont préservées depuis toujours, ça fait des siècles qu’elles sont en prairie naturelle. Celle du Poiré-sur-Velluire est classée en réserve naturelle régionale en Pays-de-la-Loire. Donc le Parc est conservateur et gestionnaire de ce communal avec la commune. Pour tous les autres, on intervient avec des engagements différenciés. Il y a aussi trois communes en Deux-Sèvres, avec lesquelles nous travaillons : Sansais qui est privatisé, Vallans en gestion collective, et Le Bourdet dans le cadre de la valorisation de la race bovine maraîchine. Sur l’ensemble du marais, la surface des communaux s’est étendue en restaurant des cultures en prairie. Les communaux, c’est un gros moteur de l’action du Parc en matière de préservation de l’environnement. La spécificité de mélanger des chevaux, des vaches, des oies, et un peu de moutons, fait que ces animaux vont s’attaquer à des plantes différentes et, de fait, ils vont couper les végétaux qui les intéressent. Tout s’autorégule et participe à l’entretien. »

M. Stéphane Guillon, conseiller départemental de Vendée et maire de Bouillé-Courdault ajoute :  » La transhumance du sud-Vendée, comme on l’appelle ici, est un peu les grandes vacances pour les animaux. Ils vont passer six à huit mois dans ces belles prairies, ce beau paysage. Certains vont repartir vers le 1er juillet pour des congés parentaux. C’est aussi des grandes vacances pour les agriculteurs-éleveurs, parce qu’ils ont passé un hiver plutôt compliqué avec une hygrométrie importante. »

Dès qu’elles ont l’autorisation, les vaches courent vers une certaine liberté estivale Photo Gilles PETIT

Par ailleurs, ajoute M. Giret, « on enlève des animaux quand il y a moins d’herbe, par exemple au mois d’août. Il n’est pas question de laisser 500 vaches dans un endroit où il n’y a pas assez d’herbe pour toutes. Les agriculteurs régulent eux-mêmes et le Parc, qui les accompagne, vérifie l’état de la prairie et, en accord, il va déclencher des phases de déchargement. » On notera que, cette année, les ouvertures des communaux ont été retardées parce qu’il a tellement plu cet hiver que les conditions n’étaient pas tout à fait réunies. Les animaux vont rester dans ces prairies jusqu’à ce que l’eau remonte sur le communal. En fonction des années, ça pourrait être en août, septembre, octobre, ou novembre, ça dépend.

Imaginées par l’agence d’architecture Laurent Guillon et fabriquées par ID VERDE, trois plateformes d’observation ont été installées autour du communal. Financées par la région Pays-de-la-Loire et l’Europe (FEDER), soit 90 000 euros pour l’ensemble, elles sont équipées de longues-vues et complétées d’un sentier pédagogique. L’ingénierie est supportée par le Parc. Photo Gilles PETIT

Une faune riche et variée

Une caméra piège joue les espions sur la réserve. Le 6 août 2023, elle a permis d’observer des espèces très discrètes comme la Genette commune – Genetta genetta . Originaire du Maghreb, la Genette a été importée au Moyen-âge pour la domestication. Détrônée par le chat, on la retrouve, depuis, à l’état sauvage en France, principalement dans la moitié Sud-Ouest. Ce mammifère de 20 cm de haut et 50 cm de long, sans la queue, affectionne les zones boisées et bocagères. Longtemps chassée pour sa fourrure, elle est aujourd’hui protégée. Nocturne, elle se nourrit principalement de petits mammifères comme les mulots (environ 60% de son régime), de reptiles, d’oiseaux, d’insectes, de baies, etc… Source PNRMP

Gilles PETIT

Heureuses ces génisses qui se sont regroupées par cheptel dans cet immense espace. Photo Gilles PETIT

Second « Région-Pays-de-la-Loire-Tour », un Grand Départ 2024 au cœur d’une cité de cyclisme Fontenay-le-Comte

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Mise en œuvre par Le Mans Sarthe Cyclisme Organisation pour le compte de la région Pays-de-la-Loire, la deuxième édition du « Région Pays-de-la-Loire-Tour » a pris son Grand Départ à Fontenay-le-Comte (Vendée). Il s’agit d’une compétition internationale de cyclisme professionnel sur route qui traverse les cinq départements de cette région, du 2 au 5 avril 2024.

Le départ a été donné, à 11h15 précises, par Mme Christelle Morançais, présidente de la Région des Pays de la Loire, et M. Ludovic Hocbon, maire de Fontenay-le-Comte, en direction de Saint-Jean-de-Monts. Photo RPDL Ouest Médias

Selon son maire M. Ludovic Hocbon : « Fontenay-le-Comte est terre d’accueil pour les événements sportifs. De nombreux labels sportifs démontrent son engagement dans le sport ! »

Après le récent passage du Tour de Vendée, Fontenay-le-Comte, « Ville d’art et d’histoire », avait accueilli le 7 juillet 2018 l’arrivée de la première étape du Tour de France. Ce mardi 2 avril 2024, la cité est le théâtre du Grand Départ du « Région-Pays-de-la-Loire-Tour ». Pour cette seconde édition, il n’était pas prévu de caravane publicitaire, laquelle précède traditionnellement le peloton des grandes courses, afin de limiter l’impact carbone. En revanche, le village départ est bien présent et ouvert librement au public. Malgré la météo capricieuse et une épreuve se déroulant en semaine, les amoureux du cyclisme de haut niveau et autre chasseurs d’autographes n’ont pas manqué ce rendez-vous.

« Cette deuxième édition continue à s’inscrire parmi les événements sportifs majeurs du Grand Ouest », rappelle M. Laurent Drouault, qui assure la direction sportive du « Région-Pays-de-la-Loire-Tour », en qualité de président de Le Mans Sarthe Cyclisme Organisation (MSCO). « Le parcours est magnifique et il permet de dévoiler la diversité du territoire, la variété des tracés, des longues lignes droites aux côtes en passant par les itinéraires sinueux à travers les bocages, paysages maritimes, vignobles… » Un accent est aussi porté sur la richesse du patrimoine.

Le président du MSCO et directeur de la course Laurent Drouault est interviewé par le normand Daniel Mangeas et la vendéenne Marion Hérault-Garnier. Photo Gilles Petit

Cette première étape 100% vendéenne Fontenay-le-Comte – Saint-Jean-de-Monts (210,5 km) du « Région-Pays-de-la-Loire-Tour » a vu le sprinteur néerlandais Marijn Van den Berg (EF Education First) passer la ligne d’arrivée en vainqueur, à l’issue d’un sprint massif.

Photo RPDL Ouest Médias

Si vous n’avez pas pu assister au Grand Départ de la course, voici un aperçu des festivités, en images :

Les coureurs ont traversé le cœur de la ville, en départ fictif sur 3,8 km, à partir du Quai Poey d’Avant, jusqu’au départ réel lancé face au n°17 de la rue Pilorge sur la D613. Le peloton de 106 cyclistes parait mince dans la rue de la République quasi déserte. Photo Gilles Petit
Sur le podium, outre les personnalités institutionnelles, l’organisation du tour a invité l’association d’action sociale Alya Vendée. Cette structure a pour mission de permettre aux familles d’accéder au répit grâce à la mise en relation de professionnels ou d’étudiants dans l’accompagnement d’enfants ou d’adultes en situation de handicap. Jusqu’au 31 mars 2024, elle s’appelait Les Amis d’Emilie Vendée. Photo Gilles Petit
Le 2 avril 2024, les 18 équipes de six coureurs chacune (sauf une de cinq engagés) se sont élancées pour sillonner la région sur 700 km durant quatre jours. Photo Gilles Petit

Une balade dans le parc des équipes (photos Gilles Petit) :

La présentation de presque tous les coureurs (Photos Gilles Petit) :

Photo Gilles Petit

MEDIA : Pigouille-Radio, la voix du Marais Poitevin en ligne sur internet

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Âgée d’un an, elle a tout d’une grande. Pigouille Radio, la radio associative du Marais Poitevin, s’adresse à tous les consom’acteurs. Animée par des bénévoles, cette radio libre, diffusée sur Internet sans publicité commerciale, tient à préserver sa liberté d’expression, loin des pressions politiques et/ou économiques.

Photo Gilles PETIT

Créée début 2023, l’association « La Radio du Marais Poitevin » compte aujourd’hui 59 adhérents, actifs ou sympathisants, impliqués au sein de trois commissions : vie associative, communication et programmation. La toute première activité de la structure fut d’offrir une formation aux métiers de la radio à 39 bénévoles actifs. En un an, l’association a animé des ateliers de sensibilisation et d’initiation à la radio à l’attention des scolaires. Elle a aussi conçu 23 émissions, 178 productions, plus les bulletins météo quotidiens. Parallèlement, elle a retransmis en direct quatre événements dans les Deux-Sèvres, à savoir, le lancement de Pigouille Radio en juin 2023 à Sansais ; la fête de la musique à Arçais ; les 24 heures de la barque à Saint-Hilaire-la-Palud ; le Marais sauvage festival au Vanneau. Enfin, il a fallu créer un site internet et une application mobile pour assurer la diffusion 24H/24, car les réseaux hertziens (bande FM) sont saturés. On peut aussi écouter Pigouille Radio depuis le player RadioKing. En attendant la version numérique de Pigouille Radio, par les airs cette fois, envisagée en 2025.

Présenté à l’assemblée générale de l’association, le rapport d’activité 2023 affiche, du 24 juin 2023 au 1er janvier 2024, une moyenne d’environ 50 visiteurs par jour, sur le site, avec des pics de 300/400 personnes qui correspondraient à la présence de la radio sur les événements. RadioKing a enregistré 14 065 écoutes, soit plus de 1 000 auditeurs uniques par mois. « C’est le démarrage, on ne sait pas trop comment les interpréter, » estime Natacha, secrétaire de l’association.

La radio du Marais Poitevin est née par la voie de Christelle Perrier : « Je suis issue du milieu radio plutôt commerciale. J’ai fait un peu d’animation, il y a quelques années, également dans une radio associative locale. » Quand la future présidente est arrivée dans le Marais Poitevin, il y a trois ans, on sortait à peine du confinement. « Ici, c’était difficile de savoir ce qui se passait autour de nous, » se souvient-elle. « Sachant qu’on est au milieu de trois départements, et que les départements ne communiquent pas entre eux, c’était compliqué. Je me suis dit, c’est quoi les supports de communication pour connaître ce qui se passe. Et notamment en radio. Il n’y avait pas de radio. Je me suis posé la question : pourquoi il n’y en a pas ? Je n’ai pas vraiment eu la réponse mais je me suis dit : on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Lancer une radio, oui, mais je n’avais pas envie de faire une radio publicitaire, commerciale. J’en ai parlé autour de moi. L’idée a démarré comme ça. » Ainsi plusieurs personnes ont pris les choses en main et lancé une grande mobilisation de bénévoles. « Nous avons imaginé l’information radio, suivi des formations de réalisation de podcasts et d’administration d’une association car c’est un secteur particulier. »

Pourquoi le milieu associatif ?

Mme Perrier explique ce choix : « Plutôt qu’une radio privée, une radio associative me semblait plus légitime par rapport à ce que l’on voulait faire avec l’ensemble des habitants. Le milieu associatif apporte cette diversité-là. »

Pourquoi ce nom Pigouille ?

« Pigouille, parce que quand on a regardé tout autour dans ces villages du Marais Poitevin et notamment le Marais mouillé, » précise la présidente, « nous avons constaté qu’il y a beaucoup d’entités qui s’appellent Pigouille. Déjà, la pigouille en elle-même, c’est sûr. Puis il y avait le restaurant La Pigouille, l’embarcadère La Pigouille, etc. On voulait que ce soit emblématique. Le Marais Poitevin est reconnu aussi avec la pigouille. La Radio du Marais Poitevin : Pigouille Radio. Ça sonne bien. » Document ci-contre Pigouille Radio

Une jeune radio libre

Il y a un an, au stade de projet, la radio associative du Marais Poitevin s’était fixé comme principales missions : contribuer à la communication, à la culture et au lien social de proximité. Dès mars 2023, des volontaires ont rejoint l’aventure. Ayant différents niveaux de connaissance, d’envie, d’expérience et d’horizon, ces personnes ont été formées à l’animation d’une radio. Beaucoup d’entre elles se sont investies par envie de réaliser du contenu radio afin de partager leur passion musicale, le jardinage, le sport, ou parce qu’elles ont des choses à dire, qu’elles aiment rencontrer des gens, des artistes, l’envers du décor des événements, ou encore parce qu’elles considèrent que la radio est un loisir sympa. D’autres se sont impliquées dans le fonctionnement de l’outil et l’administratif.

Intarissable sur le sujet, Christelle Perrier lance : « Pour faire de la radio, un studio était envisagé. L’opportunité s’est présentée assez rapidement à Saint-Hilaire-la-Palud. Il était indispensable qu’il y ait un lieu pour accueillir les bénévoles, mais aussi le public, les collectivités, les acteurs locaux. Une radio rassemble beaucoup de domaines d’activités, de nombreux savoir-faire. On a fait avec les moyens du bord, on est arrivé à créer, à faire un premier programme radio avec, seulement, deux/trois bénévoles qui ont mis à disposition leur propre matériel à l’ensemble des autres réalisateurs bénévoles. C’était un peu compliqué parfois. Pour faire nos reportages sur la totalité du territoire, il faut que nos bénévoles soient équipés en matériel radio mobile. Nous devons aussi nous procurer du matériel radio pour notre propre studio. Une radio associative doit répondre à des charges financières de structure et de fonctionnement. Les partenaires sont autant indispensables dans notre activité radio que les bénévoles et tous ceux qui nous soutiennent. L’administratif et la logistique demandent beaucoup d’implication chaque jour. On constate, comme beaucoup d’associations, que nous sommes trop peu nombreux à nous en charger. Il nous faut davantage de bénévoles pour proposer des programmes radio et participer aux commissions, sans oublier d’assurer des permanences pour la diffusion quotidienne. »

Les objectifs

Le conseil d’administration 2024 de Pigouille Radio offre une parfaite parité, fruit du hasard. Photo Gilles Petit

On l’aura compris, Pigouille Radio souhaite enrichir sa grille des programmes, en développant ses compétences de maîtrise des aspects techniques de la radio, en particulier lors des directs ; maintenir les liens avec le jeune public et les seniors via des ateliers radio ; créer des relations avec des partenaires en matières de communication, de culture locale, lien social de proximité, etc. Enfin, les bénévoles souhaitent développer les moyens de communication en faveur de la population du territoire en étendant l’agenda, les offres d’emploi, les dédicaces, les ateliers radio, et en diversifiant les prestations radio, voire en créant des événements ponctuels.

Pour que Pigouille Radio ne soit pas une station éphémère, en plus des bénévoles, il lui faudra un ou plusieurs permanents professionnels. Ainsi, pour 2024, le conseil d’administration de « La Radio du Marais Poitevin » envisage l’ouverture d’un premier poste de salarié ou d’un prestataire externe. Avant de recruter quatre autres personnes, dans les cinq prochaines années.

Les idéaux seraient de communiquer sur l’ensemble du Marais Poitevin, à savoir sur les départements des Deux-Sèvres, Vendée et Charente-Maritime, et d’essayer de trouver des bénévoles qui soient déjà implantés dans leur territoire. « Nous avons réussi à créer la radio du Marais Poitevin. Nous pouvons être fiers de nous. Petit à petit, on va y arriver comme ça, » conclut Madame Christelle Perrier.

Le Marais Poitevin sur Pigouille Radio s’écoute, dans le monde entier, à l’adresse internet http://www.pigouilleradio.fr. Le site propose un bulletin d’adhésion ou de don, et une cagnotte de financement participatif, dont le montant est libre.

Pigouille Radio, accueil/studio Grande-Rue à Saint-Hilaire-la-Palud (79210) dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres

Gilles PETIT

COULON (79) : des feux « intelligents » en Zone 30 sur la RD1

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Après de longues tergiversations, la municipalité coulonnaise a décidé d’améliorer la sécurité sur la Route départementale n°1 qui effleure le village. A l’aide de feux tricolores de circulation dits « intelligents » et l’instauration d’une « Zone 30 », le but est d’essayer de ralentir les usagers sur cette voie très fréquentée aux heures de pointe.

Suite à une réunion d’information et de concertation (voir notre article : COULON (79): quatre secteurs de sécurisation sur la RD1 à l’adresse : https://wordpress.com/post/actualitescoulonmaraispoitevin.com/14861) qui s’est tenue en juillet 2023, en présence de la municipalité et d’habitants intéressés, les feux tricolores de circulation viennent d’être remplacés au carrefour des routes départementales n°1 et n°123. Cette initiative, censée réguler la circulation automobile, permet de moderniser un équipement obsolète âgé d’une quarantaine d’années.

A Coulon, ce carrefour est maintenant doté de nouveaux feux tricolores de circulation dits « intelligents ». Photo Google Map

Chaque année, on recense en France, aux 30 000 carrefours à feux estimés, 10 000 accidents, 1 500 blessés hospitalisés et quelque 150 tués. Plusieurs villes, comme Nantes, Bordeaux et Paris, ont décidé d’en retirer certains afin d’améliorer la sécurité, fluidifier le trafic et respecter l’environnement. (Romain Poisot pour RMC 13 octobre 2017)

Les élus coulonnais ont choisi d’installer des feux dits « intelligents micro-régulés ». La fiche 38 du « Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement » (CEREMA) intitulée : CLIMAT & TERRITOIRES DE DEMAIN Savoirs de base en sécurité routière, explique ainsi la micro-régulation des feux tricolores de circulation.
« Aux abords des intersections ou des passages piétons équipés de feux, les vitesses excessives sont fréquentes et sont sources d’insécurité et de nuisances sonores. En carrefour à feux, les accidents sont surreprésentés aux heures creuses. Une vitesse inadaptée constitue le premier facteur accidentogène des intersections et passages piétons régulés par feux. Les analyses de données de vitesse montrent une augmentation des vitesses pratiquées pendant que le feu est au vert. Ce phénomène est particulièrement accentué aux heures creuses. On observe également un taux de franchissements du feu rouge plus élevé aux heures creuses, conséquence de l’attente aux feux, jugée inutile en l’absence de traversée de piétons ou de véhicules sur la voie sécante. Une stratégie permet de lutter contre ces deux phénomènes : la micro-régulation intégrant un « repos au rouge intégral véhicule ». En l’absence de véhicules, les feux véhicules sont au rouge. Une détection des véhicules permet le passage du feu vert dans une logique « premier détecté, premier servi ». Le rouge fait ralentir les véhicules. La détection des véhicules à l’amont du feu, permet d’anticiper le passage au vert et de limiter les arrêts inutiles de véhicules. Il n’y a pas de contrôle de la vitesse de chaque véhicule, mais cette technique réduit de manière globale la vitesse au niveau du passage piéton ou de l’intersection. »

L’enquête, publiée dans Les Portes de l’Essonne Environnement le 26 février 2017, constate qu’un « carrefour sans feux est moins accidentogène. Ceci est paradoxal quand on apprend à l’auto-école, qu’un feu est censé sécuriser une intersection. Une des hypothèses à envisager est que pour augmenter ses chances de franchir l’intersection sans risquer de perdre de temps si le feu vient à passer au rouge, un usager a tendance à accélérer dangereusement à l’approche d’un feu vert. À l’opposé, lorsqu’il aborde une intersection sans feux, son premier réflexe est de réduire son allure pour la franchir prudemment en observant le comportement des autres usagers. On pourra objecter qu’il y aura toujours d’irréductibles cinglés qui franchiront l’intersection à toute allure (et qui ne s’arrêteront que le jour de la rencontre avec un de leurs congénères). Ceux-là ne faisaient déjà bien souvent que peu de cas des feux rouges. Gardons à l’esprit qu’un feu n’est qu’un signal et non pas une muraille infranchissable. » (© Jean-Marie CORBIN)

Suivant la logique d’élus coulonnais, les signaux lumineux resteraient au rouge en l’absence de véhicule en approche. Prioritairement sur la voie la plus fréquentée RD1, semble-t-il. La voie transversale RD123 serait au vert, peut-on supposer. Le système fonctionnerait en micro-régulé. Le réglage des feux diffèrerait en fonction des plages horaires, périodes de pointe ou non.

Selon une autre étude : « le feu rouge, en plus d’être un gaspilleur de temps, est aussi gaspilleur d’énergie avec un bilan environnemental négatif : Il y a la consommation d’électricité due aux feux, mais aussi, la consommation des véhicules arrêtés avec les moteurs qui restent en fonctionnement (en dehors de quelques véhicules « stop and start »), et enfin, l’énergie cinétique perdue aux freinages des véhicules qui doivent marquer l’arrêt (même sur les véhicules hybrides ou électriques, le freinage par récupération n’est pas de 100 %).« 

Curieusement, les boutons de demande de priorité pour les piétons et les personnes à mobilité réduite sont installés uniquement sur les mâts placés sur la RD1. Rien sur la RD123 qui longe le groupe scolaire. Par ailleurs, ces mêmes usagers ne disposent que d’un seul passage surbaissé sur quatre, celui qui jouxte la pharmacie. Les fauteuils roulants, les poussettes, les trottinettes et les vélos d’enfants apprécieront. Photo Gilles Petit

Le coût d’exploitation

« Les feux de signalisation ont en France un coût annuel estimé entre 1 500 et 4 500 euros, comprenant l’usage, l’énergie et la maintenance. » (Gabriel Siméon, « Faut-il supprimer les feux rouges », Sciences et vie,‎ 24 décembre 2018) Les nouvelles technologies étant supposées moins énergivores, et le suivi du bon fonctionnement du système ayant un coût plus élevé, on peut estimer que les économies réalisées par la municipalité sur la réduction de la durée d’éclairage public, couvriront difficilement les frais incompressibles.

Avec les travaux de câblage, raccordement électrique, installation, réglage et mise en service, équiper un carrefour de feux de circulation « ordinaires » revient en moyenne à 40 000 €, selon un fournisseur, non compris un système « intelligent ». La municipalité coulonnaise a prévu, au budget d’investissement 2023, une enveloppe de 56 000 €.

La Zone 30

Quant à la Zone 30, il s’agit d’un essai, qui sera peut-être transformé, censé ralentir les automobiles en agglomération. En particulier, celles qui entrent à Coulon par la RD1 depuis le lieu-dit La Repentie de Magné. Pour le moment, les résidents du secteur n’ont guère constaté de changement dans les comportements des automobilistes, des chauffeurs de poids-lourds et autres agriculteurs. Wait and see, attendre et voir !

Gilles PETIT

En France, les feux de signalisation lumineux et leurs conditions d’emploi sont définis dans l’instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR) dans sa 6e partie (article 109 à 111-1). Le Code de la route dans la section 5 (article R412-29 à R412-33) précise le comportement de l’usager devant ces feux, et les peines encourues. Les signaux sont de quatre couleurs : vert, jaune, rouge (les feux de signalisation jaunes et rouges pouvant être clignotants) et blanc, cette dernière couleur étant réservée aux signaux pour services réguliers de transport en commun (feux R17 et R18) .

BESSINES : Merci à l’animateur musical Gérard Favriou, décédé mi-novembre 2025

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Après 38 ans d’animation musicale, le chef de chœur bessinois, Gérard Favriou, a rangé sa baguette, son clavier, ses partitions, ses caprices, ses colères, ses joies, …, et confié à d’autres chefs de chœur la pérennité de son œuvre. Ses anciens « élèves » choristes l’ont vivement remercié lors d’une journée mémorable à Bessines (Deux-Sèvres). Deux ans avant son décès.

GERARD FAVRIOU interprète « C’est dans les chansons » avec son groupe Modulations le 8 novembre 1985 Enregistrement Gilles PETIT 2

« Tu vois GG, on est tous là, pour l’amitié, l’amour, la joie. On va chanter, tu nous diras d’recommencer, même si on n’a pas foiré », ont entonné en chœur, sur l’air « des retrouvailles », plus de deux cents anciens « élèves » choristes, présents dans la salle de La Grange à Bessines, tous dirigés à un moment ou un autre par Gérard Favriou.

Sur scène et dans la salle de La Grange à Bessines, près de 200 anciens et actuels choristes ont remercié en chanson « leur » chef de chœur Gérard Favriou. Photo Gilles PETIT

Né en 1939, Gérard Favriou est instituteur dès 1972 à l’école élémentaire de Bessines. Jusqu’à sa retraite en 1994, il communiquera aux élèves sa passion pour la musique, en général, et le chant, en particulier, ainsi que l’expression et le mouvement. Auparavant, le public a pu découvrir ses talents à multiples occasions. Déjà en 1966, il crée l’orchestre Paul Nord, « l’orchestre qui chauffe », avec MM. Jean-Jacques Assailly et Lucien Rossard. Orchestre qui s’est appelé ensuite François-Vallier. « Nous étions sept musiciens et chanteurs. On apprenait les tubes du moment à l’oreille », se souvient M. Favriou. De 1966 à 1972, ils ont animé 389 bals, bénévolement.

Photo Gilles PETIT

En 1977, l’orchestre est entré dans le giron de l’association Bessines-Animation jusqu’en 1984. Huit musiciens ont assuré 71 soirées pour les associations locales, les fêtes d’école, les Sociétés d’Éducation Permanente des bourgs voisins, le foyer rural de Gèdre dans les Pyrénées, les bals masqués de Bessines de 1981 à 1984. Cette même année 1977, il dirige une chorale et un groupe de flûtistes à l’attention des jeunes et des adultes.

L’orchestre François-Vallier fondé par Gérard Favriou  Document article C.O.

C’est en 1984 que Gérard Favriou débute vraiment une carrière d’animateur musical lors du regroupement des chorales adultes des communes de Coulon et de Bessines, sous le nom « Chant’ et Rêve ». Un important groupe vocal de 80 personnes accompagné par cinq musiciens qui adhèrera à la structure nationale Chanson contemporaine. Parallèlement, il développera la pratique de la musique et du chant au sein de l’école élémentaire de Bessines, en collaboration avec ses consœurs institutrices. De cette activité, est né le groupe TEMPO (Théâtre Expression Mouvement POlyphonie) composé d’adolescents, majoritairement anciens élèves de l’école bessinoise.

Lors de cette journée « Merci GG », une choriste s’est adressée à son chef de chœur Gérard Favriou : « GG préfère le terme Animateur musical. Il nous a animés.

Celui qui remplit de multiples tâches : le recrutement des choristes, le choix du répertoire, l’élaboration d’un programme équilibré, le calendrier, l’organisation des répétitions, des concerts, l’animation du groupe, la préparation des partitions, les bandes son qu’il envoie aux choristes. Aux répétitions, il lui arrive de ne pas avoir assez de mains pour, à la fois, laisser ses doigts courir sur le clavier, donner le départ aux quatre pupitres, indiquer les nuances, tenir le tempo. Quel boulot. Parfois, il s’emporte. Il devient rouge, blanc, vert, là faut se méfier, pique même quelquefois des colères noires. Il lui arrive aussi de faire des caprices, de changer d’avis au fil des semaines, mais c’est son affaire et les choristes doivent obéir.

Le chef de chœur, c’est lui qui tient la baguette et même s’il arrive qu’on comprenne rien à sa nature, le chef, c’est le chef, il faut lui obéir un point c’est tout. »

« Après des années d’activité, Gérard Favriou, devenu l’animateur musical du Niortais, a décidé de ranger sa baguette, » confirme une des choristes du premier groupe qu’il a dirigé. « GG est une véritable légende. Impossible de ne pas souligner son labeur, sa disponibilité. Il est temps de rendre hommage à notre maestro, en mettant en lumière, tout ce qu’il a accompli sur le plan culturel à Coulon, Magné, Bessines et Niort. » Toujours bénévolement.

GERARD FAVRIOU interprète Le Déserteur avec son groupe Modulations le 18 avril 1986 Enregistrement Gilles PETIT 2

On ne compte pas moins d’une dizaine de groupes créés sous sa houlette : le groupe de l’Amicale de Coulon à ses débuts en 1977 ; la chorale de Bessines à ses débuts en 1984 ; les Ateliers du mercredi dans les écoles élémentaires de Bessines et Coulon ; la réunion des groupes de Coulon et de Bessines sous le nom « Chant’ et Rêve » en 1985 ; la formation « Modulation » composée de six chanteurs et chanteuses issus de Bessines, accompagnés par trois musiciens ; l’atelier des adolescents TEMPO ; « le Chœur Tempo » absorbant Chant’ et Rêve et TEMPO ; « Chanson Montagne » avec des choristes de Niort et au-delà ; « Y’en a Marre » créée pour interpréter des chants de révoltes ; « Chansons » chargé de développer l’expression chant théâtralisé ; et les « Chansons Gaillardes » pour le plaisir.

Toutes ces formations, qui ont compté jusqu’à 110 participants, visaient à promouvoir la chanson contemporaine en l’adaptant à une interprétation scénique de groupe. Ainsi, les choristes ne restaient pas « plantés » devant le public. Ils ne se contentaient pas d’être des chanteurs, ils voulaient être aussi des acteurs. Le mouvement était donc de mise lors de chacune de leurs prestations.

Enfin, on notera ses émissions de radio hebdomadaire « Vocalement vôtre » sur Angélique FM, puis FUN Radio, consacrées au monde vocal. Et on se souviendra des « Weekends chantants » (2003, 2004, 2008, 2009, 2010), et des grands concerts dont “La Terre est si belle” (1993), « Casse tête pour un casting » (1994), « Cool les couleurs » (1995), « Fugue à Fugain » (1997), « Gare à la panique » (1998), « Niort chante, la ville chante ! » (1998, 1999), « Sur le Chantier des Libertés » (1999), « Niort chante : 2000 voix sans frontières » (2000), « Pas que beau ! » (2001), « Accords et à chœur » (2002), « Tempo chante la vie » (2003), « Itinérances » ( 2004), …

Niort Chante la ville chante : un des tableaux de 2000 voix sans frontières sur le parvis des Droits de l’Homme à Niort Photo dr

« GG, tu as su exporter ce qui se faisait de mieux en Angleterre (1988), en Afrique (1991) et même … dans les Pyrénées », déclare un choriste. « Tu as réussi également à faire venir chez nous de grands artistes, des vrais, en chair et en os, comme Maxime Le Forestier, Jacques Higelin, Pierre Barough, et d’autres virtuellement mais avec une qualité de mise en scène telle qu’on aurait dit des vrais comme Michel Fugain. » On peut dire qu’il a mis la barre très haut.

En 1989, le groupe Chant’ et Rêve a chanté avec Maxime Le Forestier à Niort  Photo dr

Gérard Favriou a définitivement tourné la dernière page de son livret de partitions en arrêtant le coaching musical du chœur « Y’en a marre » en septembre 2022. Depuis, plus aucune note, plus aucune parole ne résonnent en son domicile, dans la pièce dédiée à la musique. Un silence nostalgique, fort en émotions, anecdotes, fous rire, et moments de communion. Ses amis ont chanté, échangé des souvenirs, visionné des photos et vidéos, en hommage à GG, l’animateur musical du Niortais qui restera leur chef de cœur.

« Grâce à GG, on a appris des chants dynamiques et précis, avec Chanson toutes ces années notre GG s’est quand même bien marré ! Tu vois GG… », ont conclu les choristes.

Gérard Favriou : « Je remercie toutes les personnes présentes dans la salle de la Grange, dimanche 10 décembre. Bien sûr, je n’ai pas pu côtoyer chacun de vous mais j’ai apprécié votre présence et les animations organisées. Ce fut un moment de souvenirs dans une ambiance cordiale, amicale. Bises à vous tous ».

Lors de ses obsèques, célébrées le 21 novembre 2025 à Niort, ses proches et amis ont insisté sur ses côtés montagnard pyrénéen et passionné d’aventures qu’était aussi Gérard Favriou. Un autre GG.

Gilles PETIT avec la participation de France Rousseau

Parmi les nombreux cadeaux remis, Mme France Rousseau (à gauche) a offert à Marie-France et Gérard Favriou un livret historique de la commune de Bessines, publié par la section Recherches historiques de Bessines-Animation Photo Gilles PETIT

MAGNE (79) : le 31 décembre 2023, la 27ème Corrida sera une course pédestre zéro déchet

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Organisée par l’association Magné Sports, la Corrida internationale de Magné (Deux-Sèvres France) est une course à pied de 10 km qui se déroule traditionnellement le dernier dimanche de l’année, parfois le dernier samedi, si le calendrier l’impose. Dimanche 31 décembre 2023, 1 500 à 2 000 coureurs et coureuses s’élanceront dans une épreuve festive de dimension écoresponsable.

Chaque dernier weekend de l’année, la Corrida de Magné accueille environ 1 500 participants Image Gilles PETIT

Les organisateurs présentent la Corrida internationale de Magné comme une course pédestre qui a l’originalité d’associer dans un même peloton un grand nombre de participants déguisés, des pratiquants d’un jour et des internationaux de renom, venus l’espace d’une matinée faire la grande fête de la course à pied du bout de l’an.

Classée dans le top 3 national des véritables corridas, sélectionnée par le magazine Jogging International et figurant sur le podium des courses du Poitou-Charentes en termes de nombre de participants, l’épreuve propose un beau parcours vallonné mixte ville et campagne, dans une ambiance festive.

Lors de l’édition 2022, Shadrack Kipyegon (à gauche) et Bernard Koros se sont disputés la victoire au sprint Photo Magné Sports Dominique Gavard

Lors de la présentation de la Corrida 2023, le co-président de Magné Sports Alain Sauviac a informé que « cette 27ème édition sera plus verte que jamais. » En effet, « depuis 2019, encouragé par nos partenaires, notamment le groupe d’assurances MAIF, l’entreprise Cheminées Poujoulat et la grande surface locale Super U, notre course est aujourd’hui éco-responsable. Nous sommes un peu précurseurs. Par exemple, nous ne mettons plus de signalétique non réutilisable, nous distribuons des jus de pomme aux coureurs plutôt que des T-shirts. » Les récompenses et les cadeaux sont majoritairement produits en circuits courts ; les bouteilles et les gobelets plastiques disparaissent au profit des écocups remplis directement en eau du robinet (d’excellente qualité à Magné) aux ravitaillements ; le covoiturage et le transport collectif sont encouragés ; les fruits proposés sont issus de productions locales ; la limitation des emballages et le recyclage sont privilégiés au détriment de l’usage unique, le fléchage sera réalisé à la bombe de craie, etc.

« Il y a encore quatre/cinq ans », poursuit le co-président, « nous imprimions de jolis flyers, en quadri recto-verso. Beaucoup allaient à la poubelle et il fallait reprendre les informations imprimées pour les mettre sur une plateforme. Ça ne servait pas à grand chose. On a réduit maintenant à un petit millier de marque-pages (cinq imprimés sur une feuille A4). Nous avons donc dû diviser notre volume d’impression par dix. Ce qui compte, ce sont les informations qui permettent de s’inscrire, elles sont toutes en ligne dématérialisées. »

On l’aura compris « toute la conception de la 27ème Corrida internationale de Magné prend en compte cette dimension écoresponsable, de l’inscription à la remise des prix. »

Côté sport, les adeptes de la course à pied auront toujours deux courses pour s’exprimer, aux départs de la place de l’Église à Magné : à 9 heures, la mini-corrida, ouverte aux enfants et préadolescents jusqu’à 14 ans (inscriptions sur place) ; à 10h15, la Corrida internationale ouverte à tous à partir de 15 ans (inscriptions obligatoires en ligne).

« Au 9 décembre 2023, nous avions 350 inscrits sur la corrida », précise M. Sauviac. « On est en avance sur les prévisions. On se dirige vers 1 500 participants. Ça devrait être une belle édition en retrouvant des niveaux d’avant Covid. »

Côté logistique, l’entreprise Cheminées Poujoulat offrira les dossards et le champagne au km 8, à déguster avec modération ; la grande surface Super U participera à la dotation des prix et distribuera des bons d’achat, valables durant tout le week-end, aux compétiteurs qui retireront leur dossard dans la journée du samedi 30 décembre ; Les Vergers de Vendée distribueront largement leurs produits ; la banque Crédit Mutuel 79 et les commerçants et artisans locaux seront généreux en dotations. A propos de récompenses, tous les coureurs recevront un lot de bienvenue composé de cadeaux locaux 100% français, dont une bouteille de jus de pomme, un pot de confiture, etc. Cette année, les lauréats n’auront plus de coupe, plutôt des lunch-box, ces fameuses boîtes à pique-nique ou à repas en bois que tout le monde utilise désormais. Le palmarès « couvrira » les dix premiers et les dix premières de l’épreuve et des différentes catégories dont les meilleurs déguisements et la meilleure ambiance, sans oublier le très attendu tirage au sort de numéros de dossard. Il sera distribué environ 12 000 € de récompenses.

Le co-président de Magné Sports précise : « L’ambiance est un peu notre fond de commerce, c’est ce qui différencie la Corrida de Magné de pas mal de courses. Pour le concours de déguisements, nous proposons une thématique. L’édition 2023 évoquera, cette année : il était une fois dans l’ouest, en priorité mais d’autres thèmes seront acceptés. »

Le défilé des déguisements est toujours très applaudi par le public Image archives Gilles PETIT

27ème Corrida internationale de Magné, dimanche 31 décembre 2023. Renseignements et inscriptions sur magnesports.com

Gilles PETIT

Le film, version courte, de la 17ème Corrida internationale de Magné (Deux-Sèvres France), du 30 décembre 2012 à re-voir au lien YouTube suivant : https://youtu.be/hphvC6SNUfY Vidéo Gilles PETIT

COULON (79): le CAJCA, une idée différente des rapports Nord-Sud

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Du terrain de football aux tables-bancs en passant par l’alphabétisation, l’adduction d’eau potable et la construction de latrines, entre autres, le CAJCA (Coulon Association de Jumelage et de Coopération avec Anié 1) œuvre, depuis 1989, au développement du village togolais d’Anié en Afrique. Grâce à 35 ans d’échanges riches et constructifs soudés par la volonté d’avancer ensemble, l’association est reconnue d’intérêt général, un statut qui autorise la collecte de dons défiscalisés.

A ce jour, l’association a financé 640 tables-bancs pour les écoles Photo : documentation CAJCA

« Au fil des ans, l’écart entre le Nord et le Sud se creuse de plus en plus », expliquait en juin 1992, Mme Josette Moinard, la regrettée présidente-fondatrice du CAJCA. « Les associations de jumelage-coopération ont une idée différente des rapports Nord-Sud. Il ne s’agit ni de charité, ni d’aide impersonnelle et vague mais d’échanges basés sur le respect mutuel et l’amitié. Car les Africains peuvent nous apprendre beaucoup en ce qui concerne les rapports humains, la place des « anciens » dans la société, l’hospitalité, la convivialité et la communicabilité. »

Anié, une commune togolaise

Le 18 janvier 1989 était signé l’acte de jumelage, au village africain d’Anié, situé dans la région des Plateaux, à 180 km de Lomé, la capitale du Togo, et à 30 km de la ville d’Atakpamé, localité jumelée avec Niort. Anié compte environ 45 000 habitants. On notera que dans le cadre de la décentralisation au Togo, la Loi locale du 29 juin 2017 a divisé la commune d’Anié en deux parties : Anié 1 et Anié 2. Le CAJCA est désormais jumelé avec la commune d’Anié 1 dont le maire, M. Atara, a été élu en juin 2019.

Document publication CAJCA

Sur place, les Togolais de l’ADJAC (Association de Développement du Jumelage Anié-Coulon) jugent de l’opportunité de lancer un projet, en évaluent le coût, établissent un devis et précisent quelle pourrait être leur participation, le plus souvent en main d’œuvre. Il revient alors à l’association française de calculer si, avec l’aide communale coulonnaise (1€/habitant), de diverses entrées extérieures, et avec l’apport du CAJCA, il est possible de financer le projet présenté par leurs amis africains.

En mars 1995, l’assemblée générale du CAJCA était présidée par Mme Josette Moinard (au centre) en compagnie de MM. Pierre Rousseau (à droite), maire de Coulon, et Moutawakilou Abdoulaye (à gauche), membre de l’ADJAC, l’association de jumelage togolaise. Photo Gilles PETIT

Lors d’un entretien que Mme Moinard nous avait accordé en janvier 1993, la présidente emblématique du CAJCA, définit la genèse de l’association de jumelage-coopération avec Anié : « Peut-être est-il nécessaire d’expliquer pourquoi aller chercher si loin des gens à aider alors que, si près, la misère gagne. Aller à la rencontre d’un autre monde, d’une autre culture, c’est apprendre à se comprendre, à se respecter, à s’enrichir mutuellement. L’Afrique bouge. Peuple soumis pendant des siècles, il devient majeur, il veut se prendre en main ; secouant le joug du despotisme, il marche vers la démocratie. Le chemin est long et semé d’embûches mais la volonté est là et elle vaincra. A Anié comme ailleurs, les villageois se mobilisent, ils se refusent à demeurer des assistés, ils veulent décider de leur avenir, améliorer leur cadre de vie, instruire leurs enfants, accueillir leurs malades de façon décente. Cela coûte, ils ont peu, nous les aidons. Plus nous les aiderons à bien vivre chez eux, moins ils seront tentés d’aller chercher dans nos pays dits riches, le bonheur qu’ils auront du mal à trouver, et c’est peut-être une façon de mieux respecter la dignité de l’homme. Que recevrons-nous en retour ? Une grande leçon de sagesse et d’humilité. »

Les réalisations

Les Coulonnais sont tout d’abord intervenus dans la construction de latrines publiques (en 1990 et 1991). Ils ont doté le dispensaire local en médicaments et petit matériel médical (1991), aidé à l’aménagement d’une bibliothèque (1993) et participé à l’achat de manuels scolaires (1993). Est venu ensuite, un projet cher aux habitants, la construction d’un nouveau terrain de football dont le mur de clôture fut le plus gros investissement et le plus important pourvoyeur de recettes locales. Au fil du temps, les efforts conjugués ont permis de construire des latrines publiques, une bibliothèque, une salle de soins, un dispensaire, un bâtiment scolaire de trois classes, des latrines scolaires, des bornes-fontaine, etc.

19 bornes-fontaine sont installées. Photo : publication CAJCA

Pour aider au financement de ces actions, les Coulonnais organisent ou participent régulièrement à des manifestations publiques : bourse aux vêtements d’hiver, loto, bric-à-brac, marché africain, etc. L’association a longtemps procédé chaque trimestre à une collecte de vieux papiers et cartons avec le concours de la municipalité. Aujourd’hui, la collecte de ferrailles est une grande réussite.

La pérennité du jumelage-coopération

En mars 2016, l’assemblée générale du CAJCA a pris une importance particulière. Après Mme Josette Moinard, présidente pendant une quinzaine d’années, Mme Nicole Sagory qui avait pris la suite, a souhaité passer la main en assurant une coprésidence avec Mme Christine Nouzille. Cette dernière est aujourd’hui présidente du CAJCA.

Actuellement, le CAJCA mène simultanément sept actions : une opération tables-bancs aux écoles, l’aménagement de la bibliothèque, les cours d’alphabétisation pour adultes, l’agriculture dont le maraîchage, d’autres latrines, la distribution d’électricité, et l’extension du réseau d’eau potable avec la pose de bornes-fontaine publiques.

Un appel aux dons

Le CAJCA poursuit donc son action de solidarité au profit des écoles d’Anié qui manquent de tout : bâtiments, latrines, tables-bancs, tableaux, craies, matériel didactique… Depuis 2010, grâce à de nombreux dons, l’association a financé notamment l’achat de 640 tables-bancs, 14 tableaux et des cartons de craies.

Les besoins demeurent néanmoins très importants. L’objectif 2024 du CAJCA vise à financer 400 tables-bancs. Pour contribuer à l’équilibre fragile de la forêt sur la région chaque table-banc fera l’objet d’une plantation d’arbres. Don pour 1 table-banc + 1 plant d’arbre = 25 € (soit 8,50 € après défiscalisation). En effet, le CAJCA étant reconnu association d’intérêt général depuis 2017, 66% du montant du don peuvent être déductibles de l’impôt sur le revenu.

Contacts CAJCA : Christine Nouzille : tél. 06 74 88 18 32 – Nicole Gatineau : tél. 06 67 49 59 98

Gilles PETIT

COULON : un projet de lotissement privé en débat public

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Le mercredi 11 octobre 2023, la maire de Coulon (Deux-Sèvres), Anne-Sophie Guichet, a invité les habitants du secteur de la Route de Malécot à une réunion d’information au sujet de la création d’un nouveau lotissement prévu tout près de chez eux. Les concepteurs du projet ont « affronté » des voisins du site retenu. Le sujet d’achoppement : l’augmentation de la circulation automobile et la gestion des flux hydrauliques spécifiques au site.

Pressentant une soirée animée, Mme Guichet a, d’entrée, posé des jalons en s’adressant ainsi aux représentants des foyers invités : « Dans le cadre des engagements que nous avons pris en début de mandat, l’équipe municipale a souhaité organiser cette réunion au sujet du lotissement qui va voir le jour dans votre secteur de Malécot. C’est un lotissement qui n’est pas communal. La commune n’a pas son mot à dire sur l’aménagement proprement dit du terrain, car il s’agit d’un opérateur privé. Cette réunion est organisée pour prendre connaissance du projet et vous permettre de poser toutes les questions que vous pourriez avoir par rapport à ce projet qui, semble-t-il, va vous impacter dans votre quotidien, puisqu’il va y avoir un certain nombre de maisons construites à proximité des vôtres, avec un flux de véhicules un peu plus important qui va sortir sur la voie Malécot en direction de la Route Départementale. La commune sera là pour l’aménagement de la voirie, et l’étude de la mobilité douce. »

Le projet

« Un terrain Pour Demain »a présenté son projet de lotissement le long de la Route de Malécot à Coulon. Document Maisons du Marais

Pour le compte d’un propriétaire privé, dont le nom n’a pas été divulgué, le projet est porté par une filiale de l’entrepreneur Maisons du Marais, à savoir « Un Terrain Pour Demain », spécialiste de l’aménagement foncier dont, en particulier, la création de lotissements en Deux-Sèvres, sud Vendée, Charente-Maritime et Vienne. Le plan de composition présenté à l’assistance prévoit un découpage en 21 lots privatifs de 440 m² en moyenne et de trois logements sociaux. Il est prévu un seul accès sur la route de Malécot, une placette arborée, des cases de stationnement visiteurs végétalisées, des noues plantées d’arbres, un chemin piétonnier connecté au lotissement voisin « Les Grands Champs Ouest », un bassin de gestion des eaux pluviales accessible et facile d’entretien, etc.

Les intervenants ont difficilement poursuivi leur exposé car les « futurs » voisins les ont rapidement bombardés de réflexions. Dans un premier temps, il a été question de la sortie aménagée à l’intérieur d’une courbe avec une visibilité réduite, pour des voitures du lotissement, estimées à 50, devant grossir la circulation sur la route de Malécot, renforçant ainsi le flux des deux lotissements existants (La Niquière et Le Champs des Fuyes) et des habitations riveraines, en plus du transit habituel. Dans un second temps, les riverains ont soulevé le problème de la gestion des eaux pluviales, dans ce large secteur Est de la commune.

La circulation automobile

Au sujet de la circulation, les intervenants disent avoir prévu une voie uniquement piétonne reliant le lotissement voisin « Les Grands Champs Ouest » afin que les véhicules de ce secteur ne traversent pas le nouveau quartier. Au-delà du périmètre de leur projet, la circulation sur la route de Malécot ne les concerne pas. Quant à la sortie sur la route, « les gens ne verront rien car il y a une courbe. Les voitures roulent vite. Ce sera chaud », estiment des riverains.

La sortie du futur lotissement sera percée à l’intérieur de cette courbe. Photo Gilles PETIT

En guise de mesure de sécurité, M. Fabrice Berjonneau, adjoint à la maire en charge de l’urbanisme, a évoqué « un cheminement piéton qui débuterait des premières maisons jusqu’à l’entrée de La Niquière, afin que les enfants soient en sécurité avec des passages piétons qui permettront de traverser la route, et des aménagements sur la chaussée qui permettront de faire ralentir les gens. Ici ce n’est pas une départementale, mais les services du Département nous conseillent. »

A ce stade des débats, Mme Guichet a haussé le ton : « Il faut nous laisser le temps de faire ces aménagements. On va fonctionner par priorité. Vous n’êtes pas sans savoir que le budget de la commune n’est pas extensible. Je n’ai pas la compétence pour vous dire quel type d’aménagement on peut mettre. Oui, on va faire une étude, il va y avoir un aménagement. Quand on aura une réponse, comme on a l’habitude de faire, on vous le dira. »

La gestion des eaux en question

Concernant le problème de la gestion des eaux pluviales, le sujet a déchaîné les passions dans la salle des fêtes de Coulon. Le chargé d’étude de « Un Terrain Pour Demain » a réussi à expliquer que pour un aménagement spécifique, « nous allons enlever une partie de haie existante (ci-contre, cerclée en vert), puis la replanter, pour faire les travaux d’aménagement de gestion des eaux pluviales. Une zone de stockage pour éviter de mettre l’eau dans la rue. On va créer un petit talus de 50 cm pour retenir du volume supplémentaire. On remonte un peu le niveau, ce qui nous permet de créer ce volume. »

L’eau serait certainement dirigée vers le fossé en aval longeant la Route de Malécot, un fossé déjà saturé par temps de forte pluie.

Document « Un Terrain Pour Demain »

L’intervenant a précisé : « Dans notre périmètre d’opération, notre obligation est de ne pas détériorer la situation hydraulique avant et après l’aménagement. Quant aux problématiques de gestion des eaux pluviales qui peuvent être rencontrées par d’autres aménagements extérieurs à notre opération, nous n’avons pas vocation à travailler dessus. »

Actuellement, l’eau pluviale est retenue par cette haie (cerclée en rouge), située au nord. Cette eau se déverse dans le fossé (matérialisé en bleu) qui longe la Route de Malécot. Document « Un Terrain Pour Demain »

Les constructions, leurs clôtures, et la voirie, imperméabilisantes par définition, seraient édifiées presque au sommet d’un coteau versant sur lequel « glissent » les eaux pluviales. En fait, le problème de gestion des eaux se pose en aval du futur lotissement. D’un côté, l’essentiel des eaux coule dans un seul fossé directement vers une mare ; de l’autre côté, l’eau rejoint la dite mare en traversant le lotissement du « Hameau Vert », puis le lotissement « Le Champs des Fuyes ».

Dans la salle, une réflexion a tonné : « Dans le lotissement des Frères Doré (« Le Champs des Fuyes »), juste réalisé, il y a plusieurs maisons qui ont inondé. On avait fait les plus belles études du monde, l’eau a traversé les maisons. Vous ne pouvez pas dissocier le petit talutage et le traitement de la haie, de la mare qui se trouve quelques mètres plus bas. Il faut écouter les gens du terrain. »

Un habitant de longue date du secteur informe : « Quand il pleut pendant trois jours, on est inondé. Quand le lotissement de La Niquière a été fait avec 40 maisons, plusieurs se sont retrouvées avec 15 cm d’eau. Il a été commis des erreurs. De l’autre côté, le lotissement des Fuyes a été inondé aussitôt après sa construction. » Même le lotissement du Hameau Vert a eu des problèmes d’accumulation d’eau pluviale.

La mare des Fuyes

Tous les regards sont tournés vers la mare, la fameuse mare qui fait peur aux habitants les plus proches. « L’histoire de la mare, nous y travaillons avec l’agglomération du Niortais », a déclaré la maire de Coulon.

Toutes les eaux pluviales de ce bassin versant coulent vers la mare (à gauche). Elles se frayent des passages parmi les maisons, notamment dans le lotissement du Champs des Fuyes (à droite) et buttent contre la levée récemment construite par la municipalité. Photo Gilles PETIT

Un autre sujet, survolé lors de la réunion, est évoqué par un participant : « depuis quelques années, il est promu l’assainissement individuel, ne craignez-vous pas que la nappe phréatique nous rejette quelque chose qui soit nauséabond dans quelques années. A l’époque, les gosses allaient à la pêche dans la mare, aujourd’hui même les écrevisses se barrent. » En réponse, l’entrepreneur a déclaré : « En assainissement, nous étudions aujourd’hui la possibilité de raccorder le lotissement à la future station d’épuration mais pour l’instant on part sur un assainissement individuel. »

La gestion actuelle de l’eau pluviale dans le secteur de la Route de Malécot à Coulon relève de la méconnaissance du terrain par les lotisseurs. On veut construire à tout prix, on veut rentabiliser des investissements au plus vite, etc. Le résultat se solde par des aberrations et des nuisances collatérales subies par les nouveaux habitants, lesquels ont fait confiance aux lotisseurs.

« Nous devons réduire de 50% nos espaces constructibles, » a informé Mme Guichet. « Le permis d’aménagement de ce nouveau lotissement existant nous a rattrapés. Nous souhaitons avoir une politique de dynamisation de la commune, on a besoin d’habitants, on a besoin d’enfants. »

Gilles PETIT

COULON – MAGNE (79) : La Maison de Santé Pluridisciplinaire intercommunale est ouverte

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La Maison de Santé Pluridisciplinaire est construite à Magné 3 rue des Iris, dans la Zone d’Activités Commerciales de La Chaume aux Bêtes. Photo Gilles PETIT

Née en 2008 sous le nom « Pôle Santé » et relancée en 2014, la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) de Coulon-Magné ou Magné-Coulon (Deux-Sèvres France) accueille le public depuis début août 2023. La première pierre avait été posée le 20 septembre 2022 et l’inauguration s’est déroulée le 14 octobre 2023.

Lors du scellement de la première pierre, le 20 septembre 2022, la maire de Coulon, Anne-Sophie Guichet, avait retracé la genèse du projet de MSP : « La Maison de Santé Pluridisciplinaire est une vieille histoire. Prenez d’abord deux communes, deux équipes municipales qui s’entendent bien et surtout portent la même volonté politique affirmée de lutter contre la désertification médicale. Ajoutez à cela, une équipe de professionnels de santé avec l’arrivée d’un jeune médecin, le docteur Alexandre Desnouhes, et le souhait de porter ce projet en collaboration avec les deux municipalités. Ajoutez ensuite l’ARS (Agence Régionale de Santé) présente lors de nos nombreuses réunions pour nous aider à structurer le projet. Ajoutons également les partenaires institutionnels co-financeurs du projet que sont l’Europe, l’Etat, la Région, le Département, qui contribuent au financement d’investissements de plus de 3 millions d’euros TTC. Sans eux, la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible car il s’agit d’un investissement bien au dessus des capacités de financement de nos communes. Et, pour finir, saupoudrons le tout d’une équipe de maîtrise d’œuvre performante et professionnelle avec le cabinet Crescendo Conseil qui a réalisé l’étude de faisabilité initiale, et le cabinet d’architectes et d’urbanistes Corset-Roche & Associés qui a séduit le jury à l’unanimité avec une proposition inspirée des longères traditionnelles. »

La MSP se situe dans la ZAC communale de Magné dédiée au développement économique des deux communes, en bordure de la route départementale qui les réunit quasiment à équidistance des deux bourgs. Ce n’est qu’en 2018 que le projet a véritablement démarré avec l’arrivée d’un jeune médecin sur la commune le docteur Alexandre Desnouhes qui a pris en charge la coordination de l’ensemble des professionnels de santé avec le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre.

La Maison de Santé Pluridisciplinaire est organisée en cinq pôles indépendants : cabinet dentaire (bleu), cabinet kinésithérapie (violet), espace paramédical orthophonie, psychologie (vert foncé), cabinet médical (orange), cabinet infirmier constitué d’un bureau et du bureau de l’infirmière IDE ASALEE, la partie vert clair représente les zones communes. Chauffé à la chaudière bois, ce bâtiment respectera les normes environnementales, peu gourmand en énergie et produisant peu de carbone. Il a deux parkings à accès indépendants, un de 36 places pour les patients avec deux arrêts minutes ; 20 places pour les praticiens à l’arrière. Il offre un maximum de surfaces extérieures perméables et est orienté sud pour mieux gérer le chaud et le froid. La façade en brique doublée en pierre s’inspire de l’ambiance locale. Document Commune de Magné

La Maison de Santé Pluridisciplinaire accueille cinq cabinets médicaux, avec une salle d’urgence ; trois cabinets dentaires avec une salle de chirurgie ; six kinésithérapeutes ; cinq infirmiers ; une infirmière IDE-ASALEE (Association nationale qui embauche des salariés infirmières de santé publique, mis à disposition de généralistes le souhaitant) ; deux psychologues ; et trois orthophonistes. Pour la plupart déjà présents sur les deux communes.

L’équipement a une surface de 998 m² sur une parcelle de 5 000 m², pour un coût prévisionnel de 3 139 936 € HT soit 3 767 923 € TTC. Les deux communes ont bénéficié d’un taux de subventions autour de 75%. Les 25% restant étant la part d’autofinancement de ces deux communes. Techniquement, le maximum de subventions attribuées a permis de fixer des loyers compétitifs, car les praticiens sont locataires de leur espace de travail. Ainsi, les professionnels de santé ont constitué la Société Interprofessionnel de Soins Ambulatoires, la SISA Reine des Prés qui gère un bail professionnel depuis le 1er août 2023, alors que les psychologues signeront conjointement un bail professionnel spécifique. Les baux sont établis pour 25 ans. Par ailleurs, les professionnels de cette SISA et des autres praticiens sont, ou seront, adhérents de l’ASPIC « Association Santé Pluridisciplinaire Inter Communale de Magné et Coulon » créée en novembre 2016, qui regroupe l’ensemble des praticiens libéraux qui exercent tant en dehors qu’au sein de la MSP dans l’objectif d’avoir une activité coordonnée.

Réuni le 17 juillet 2023, le Conseil municipal de Magné a fixé le règlement de la Maison de Santé Pluridisciplinaire dont est extrait ce chapitre : « La location est consentie et acceptée par les preneurs moyennant un loyer mensuel évolutif, payable d’avance à réception du titre de recette. La révision légale du loyer (article 7) est prévue chaque année à la date anniversaire en fonction de l’indice des loyers des activités tertiaires publié par l’INSEE (le premier indice connu est celui du 1er trimestre 2023 s’élevant à 128,59 points). Il est convenu entre les parties d’aucun dépôt de garantie.
Monsieur le Maire poursuit en précisant que seule la clause concernant le montant du loyer évolutif est
ajustée en fonction du preneur et ainsi du bail signé, à savoir :
o Pour la SISA, le loyer mensuel est évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis 2.121,00 € mensuel les deux années suivantes ;

o Pour les psychologues qui partagent les mêmes espaces (PSY 01 et 02), le loyer mensuel est aussi évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis, 73,00 € mensuel les deux années suivantes. »

Des loyers qui couvriront un emprunt pris en charge par Magné, maître d’ouvrage. Cette commune a l’obligation d’assurer un auto-financement à hauteur de 20%. Les 5% complémentaires seront donnés par Coulon sous forme de subvention. L’Europe a subventionné à hauteur de 50% du budget prévisionnel ; l’État fournira 400 000 € ; la commission permanente de la Région Nouvelle-Aquitaine a voté une subvention de 200 000 € ; le département des Deux-Sèvres propose 100 000 € dans le cadre d’un Plan santé départemental, qui donne un coup de pouce aux jeunes étudiants pour qu’ils travaillent sur les Deux-Sèvres, réunissant plusieurs partenaires ayant, pour mission, la lutte contre la désertification médicale ; l’Agglomération du Niortais est associée dans le cadre d’un Contrat local de santé, mais ne participe pas financièrement ; et le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin a accompagné le projet préalable en conseils d’intégrations paysagère et environnementale, lesquelles peuvent générer des surcoûts.

Les concepteurs du projet ont conçu un bâtiment extensible. Photo Gilles Petit

Conjointement, les maires de Magné et Coulon affirment : « Notre objectif est que nos communes ne deviennent pas un désert médical. Que nos concitoyens puissent à l’avenir bénéficier d’une offre de soin, à proximité. Un équipement fonctionnel et confortable pour que les professionnels y trouvent les conditions idéales dans l’exercice de leur profession. Un magnifique équipement aussi à l’architecture à la fois qualitative et esthétique inspiré des longères traditionnelles. Conforme aux nouvelles normes d’économie d’énergie et de bilan carbone. Situé dans un environnement proche préservé, doté de tous services, commerces et équipements publics dans le grand site du Marais Poitevin, à 10 minutes de la ville de Niort et 45 minutes de l’océan. Un équipement attractif aux nombreux atouts que nous attendons avec impatience. Les travaux sont prévus jusqu’à fin juin 2023. »

Gilles PETIT

COULON 79 : un clin d’œil sur les animations de la Fête Nationale, les 13 et 14 juillet 2023

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Voici en quelques photographies, un aperçu des animations proposées par la municipalité coulonnaise avec le concours d’associations locales dont les Cyclos de La Venise Verte.

Album photos sans commentaire

Gilles PETIT