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A Magné (79), Sainte-Macrine, la Patronne du Marais Poitevin, accueille la 6e Fête de l’estampe

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A Magné (79), ce samedi 26 mai 2018, comme dans la légende, un orage s’est invité sur la Chapelle Sainte-Macrine, dédiée à la patronne du Marais Poitevin. Il y avait foule au vernissage de la 6e Fête de l’estampe désormais organisée chaque 26 mai par Manifestampe, la Fédération nationale de l’estampe, partout en France et dans six autres pays européens.

La chapelle Sainte-Macrine est un lieu culturel peu connu, construit sur la butte du même nom, point le plus élevé de l’ensemble du Marais Poitevin. Propriété de la commune de Magné, il n’est ouvert au public que lors du pèlerinage annuel, chaque 6 juillet, et à l’occasion des Journées du patrimoine.

La Chapelle Sainte-Macrine est construite au lieu-dit le « Cimetière des idoles ». On suppose qu’il existait à cet emplacement un temple païen lié au culte des fontaines.

De quoi et de qui parle-t-on ? une dame Macrine ? une patronne du Marais ? Une chapelle ? Un pèlerinage ? Tout vient d’une légende !

« Mégrine (ou Macrine) vivait au VIIème siècle avec sa sœur Colombe et son amie Pexine ; elles étaient toutes trois d’une beauté si rare que le seigneur Oliverius conçut le projet de les faire venir à la cour pour lui tenir compagnie. Seule Colombe obéit, cherchant ainsi à préserver sa sœur et son amie. Mais le seigneur avait grand appétit. Il envoya des hommes d’armes pour capturer les jeunes filles. Macrine et Pexine durent s’enfuir, elles marchèrent jusqu’à Niort où Pexine, épuisée, mourut dans les bras de sa compagne. Là où se situe maintenant le quartier de Niort-Sainte-Pezenne qui lui doit son nom.

Lorsqu’elle mourut, Macrine devint l’objet d’un culte de la part des habitants du voisinage qui espéraient obtenir des guérisons miraculeuses sur son tombeau.

« Macrine, après avoir donné une sépulture chrétiennes à Pexine, s’enfuit à nouveau et s’arrêta  un moment près de Coulon à Sainte-Mégrine très précisément. Elle traversa la Sèvre Niortaise pour se réfugier dans les marais de Magné où elle pensait trouver la sécurité. Las, les poursuivants étaient toujours à ses trousses. Elle avisa alors un paysan qui semait de l’avoine ; elle lui demanda de répondre aux soldats, s’ils l’interrogeaient, qu’il l’avait vue tandis qu’il semait, ce qui était la stricte vérité. Alors Macrine entra dans le champ et aussitôt l’avoine monta en épis. Sur ces entre-faites, les soldats questionnèrent le paysan qui leur fit la réponse convenue ; ils en conclurent, car ils ne manquaient pas d’intelligence, que Macrine ne pouvait être là et ils abandonnèrent leurs recherches. » Une chapelle a été élevée à l’endroit où s’est produit le miracle, on s’y rend encore en pèlerinage chaque année, le 6 juillet. La légende précise : « Craignant les foudres du seigneur pour n’avoir pu remplir leur mission, les soldats courent toujours la campagne, on les entend parfois, quand le temps est à l’orage. Leurs souffles rauques se mêlent au hennissement plaintif de leurs chevaux ».

Le 26 mai 1660, le roi Louis XIV promulgue l’arrêt de Saint-Jean-de-Luz qui reconnaît aux graveurs le statut d’artistes indépendants. »

Devenu un succès, au fil des années, c’est un rendez-vous à ne pas manquer. La Fête de l’estampe permet à un large public de découvrir dans une ambiance chaleureuse la richesse de ce moyen d’expression qui comprend la gravure, la lithographie, la sérigraphie ou encore les procédés numériques.

Orchestrée par l’artiste-graveur magnésien Jean-Claude Daroux, l’exposition en la Chapelle Sainte-Macrine, intitulée « Rencontre autour de la gravure », est accrochée sur des panneaux en bois fournis par l’industriel local le Groupe Thébault. Cette présentation innovante cadre parfaitement avec la pierre de l’édifice, tout en mettant en relief les œuvres exposées.

Douze artistes proposent une partie de leurs travaux : Joffrion, Sotelo, Neau, Polasek, Auzanneau, Olczak, Defaye, Daroux, Ghigher, Rem, et D. et Y. Millet.

La Fête de l’estampe 2018 : « Rencontre autour de la gravure » en la Chapelle Sainte-Macrine ouverte jusqu’au 6 juin 2018 (sauf lundi ou sur rendez-vous) de 15 à 19 heures.

La chapelle Sainte-Macrine se situe à Magné (79) sur la route du Gué-de-Magné, en direction de Sansais depuis le carrefour à feux tricolores du village de Magné.

Gilles PETIT

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« Parlons gravure » avec Jean-Claude Daroux

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Invité dans les locaux de la médiathèque du Lambon à Niort (79), par le Centre socioculturel et le Conseil de quartier de Souché, le graveur Jean-Claude Daroux a animé des ateliers gravure destinés aux adultes et aux enfants de 7 à 11 ans durant son exposition intitulée « Parlons gravure« . A cette occasion, Capt’Action79 a produit un documentaire vidéo dans lequel l’artiste magnésien explique la Taille Douce.

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Durant un mois, l’artiste Jean-Claude Daroux va expliquer la Taille Douce et initier à la gravure au burin.

vlcsnap-2016-03-30-20h38m29s96Né à Niort (Deux-Sèvres) en 1942, Jean-Claude Daroux a séjourné pour raisons professionnelles en région parisienne pendant 35 années. En 1973, il fait la rencontre du peintre Sotelo, réfugié politique chilien, avec lequel il se lie d’amitié. Il prend des cours d’arts plastiques et découvre la gravure. De retour dans son Marais Poitevin natal, le tout jeune retraité ouvre son atelier de graveur « La Tailledoucerie » à Magné, petit village situé entre Niort et Coulon dans la Venise Verte. Sa source d’inspiration est en grande partie la Femme. L’artiste précise : « C’est au burin, ma technique préférée sur cuivre ou zinc, que je contourne la Femme, je la creuse, la caresse, la respecte, la donne à voir. J’essaie de faire vivre au quotidien cette réflexion de Paul Eluard (1929) : « donner à voir » revient par des mots et des images à lever les œillères sociales, morales, religieuses, qui font à l’homme un destin d’aveugle. »

 

logo_biennale60En 2015, l’association magnésienne « Les Amis du Four Pontet  » a organisé un rendez-vous bien particulier : la 4e Biennale de l’estampe. Cheville ouvrière de cette organisation, Jean-Claude Daroux, peintre et graveur local, ne boudait pas son plaisir. « La 4e Biennale a confirmé son succès, affirme l’artiste, avec la présence de 128 plasticiens et 19 nationalités représentées. Ils ont, comme des magiciens, étonné par leur technicité au service de la création. Cette Biennale, précise-t-il, s’inscrivait dans le cadre de la 3è fête nationale de l’estampe organisée par Manifestampe (Fédération nationale des graveurs) confirmant une fois encore le Four Pontet en tant que poumon culturel du centre bourg tant apprécié par les Magnésiens et tous les amoureux de l’Art. »

A cette occasion, Capt’Action79 a posé ses caméras au Centre culturel du Four Pontet à Magné. Dans la vidéo, « Si on parlait gravure . . . » (disponible sur YouTube ci-dessous), Jean-Claude Daroux nous livre une démonstration de gravure au burin dite Taille Douce.

Atelier La TAILLEDOUCERIE, 21 rue du Château 79460 Magné. Contact : jcd.tailledoucerie@gmail.com ;   internet http://www.magneculture.fr

Gilles PETIT