frêne têtard

MARAIS POITEVIN : Magné (79) a tracé un sentier de découvertes “ De port en port ”

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Malgré l’éventuelle présence du « Bras rouge », la municipalité magnésienne a tracé un sentier de découvertes intramuros « De port en port », autour du thème de l’eau et du petit patrimoine local. Une petite balade pédagogique de deux kilomètres.

Le départ du sentier « De port en port » est situé devant ce panneau d’information fixé sur le mur des toilettes publiques de l’Espace du Bief, parking du 11ème GRCA. Photo Gilles PETIT

« Pour démarrer, » explique Mme Martine Brouard, adjointe au maire de Magné et coordinatrice du groupe de travail patrimoine qui a planché sur ce projet, « nous voulions un sentier adapté aux personnes à mobilité réduite et destiné aussi bien aux Magnésiens qu’aux touristes. Il fallait un sentier pas très long, qui peut être la promenade du dimanche, sur deux kilomètres suivant un parcours permettant de découvrir le patrimoine. »

Quel patrimoine ? C’était la question. Mme Brouard tente une réponse : « En fait de patrimoine, Magné a peu de monuments historiques, à part l’église, la chapelle Sainte-Macrine, le Four Pontet, le pont-levis. On ne fait pas un sentier du patrimoine avec trois ou quatre monuments. Donc, nous avons arpenté les rues. En regardant, en observant, nous avons trouvé une foule de choses : des fours à pain, des puits, une pompe, des abreuvoirs, des choses intéressantes mais de petits patrimoines. Ça ne fait pas un sentier du patrimoine. Il fallait absolument trouver un fil conducteur. Or, Magné est une île. Cette île comporte 22 ports. C’est exceptionnel pour une commune d’avoir autant de ports. » En effet, la Sèvre Niortaise, avec ses bras, entoure toute l’île de Magné. Fort de ce constat, le groupe de travail a décidé de retenir la thématique de l’eau.

A partir de cette idée, le groupe a affiné sa réflexion en sollicitant M. Richard Joseph, conseiller patrimoine au Parc naturel régional du Marais Poitevin.

Comment faire le lien ? A l’évidence, créer un sentier « De port en port ». Le projet a été centré sur le centre-bourg. Aujourd’hui, sur huit ports intramuros, des pupitres retracent l’histoire des gens d’ici, la façon dont ils vivaient au quotidien,  avec les petits métiers, les tisserands, les sabotiers, les tailleurs de pierres, et les tâches au cœur du Marais comme l’exploitation du bois, sans oublier la pêche aux engins. La lessive, les contes, . . . tout ce patrimoine immatériel a été recensé. Le patrimoine dit naturel est, lui aussi, détaillé. Outre les oiseaux, les poissons, . . .  et les plantes locales, à découvrir au fil des pupitres, l’aménagement de « l’île du Bras Rouge » devrait interpeller les visiteurs. On notera que les textes sont doublés en anglais, et que les panneaux proposent également aux enfants un jeu de questions « A toi de jouer !», dont les réponses figurent à la station suivante.

Prochainement jalonné de «clous» en laiton fixés au sol (actuellement remplacés par des flèches blanches collées), le balisage du sentier de découvertes débute face au panneau d’information installé au parking du 11ème GRCA (parking du stade, des terrains de pétanque et de tennis). Direction la première station, un hangar à vocation pédagogique, porte d’entrée de « l’île du Bras rouge ».

Acheté par la collectivité locale depuis de nombreuses années à la société Bidet, cet hangar a désormais une vocation pédagogique, notamment pour les enfants. Photo Gilles PETIT
Le hangar offre aussi le gite aux chauves-souris, en particulier à la pipistrelle commune européenne. Photo Gilles PETIT

Après avoir sillonné le « vieux bourg », le sentier mène de l’autre côté de la route départementale autour de laquelle est construit le village de Magné. Le promeneur passe devant l’incontournable église Sainte-Catherine, afin de rejoindre un pupitre évoquant un château. Car Magné possédait son château. Notre guide Martine Brouard commente le plan floqué sur le pupitre n°6 : « Le vieux château de Magné était situé sur le site de l’ancienne tour. Cette tour, construite en bordure de la Sèvre Niortaise, était un édifice qui défendait l’île de Magné. Dans les années 900, un édit de Charles-le-Chauve impose la construction de tours afin d’éviter aux vikings de remonter les fleuves et d’envahir le pays et de tout dévaster. Donc cette tour protégeait les habitants d’une invasion par voie d’eau. » Voilà le lien avec la Sèvre Niortaise. Ensuite, le sentier remonte par les bords du fleuve. « Et là, on découvre un autre aspect de Magné avec une partie plus « balnéaire » qui évoque les villas de la côte atlantique dont le Cottage du Roc, les Charmettes, de belles maisons, jusqu’à l’Espace culturel du Four Pontet et le remarquable pont-levis. »

Constitué d’élus et de bénévoles magnésiens, le groupe de travail « sentier du patrimoine » s’est adjoint les services de l’Agence Magenta Conseil, maître d’œuvre du parcours, du cabinet 1D2, graphisme, signalétique et scénographie du chantier, et l’entreprise de menuiserie MB2. Sans oublier les travaux réalisés par les employés municipaux qui ont travaillé « avec enthousiasme, compétence et beaucoup de plaisir », selon le maire de Magné Gérard Laborderie, à l’aménagement de l’île au Bras Rouge.

Martine Brouard a coupé le symbolique ruban inaugural du sentier de découvertes « De port en port », accompagnée (de gauche à droite) de Cathy Tromas, conseillère municipale et vice présidente du Parc naturel régional du Marais Poitevin, Gérard Laborderie, maire de Magné, Sébastien Billaud, adjoint au maire, et Séverine Vachon, vice-présidente du Conseil départemental 79 et présidente de l’Institution Interdépartemental du Bassin de la Sèvre Niortaise. Photo Gilles PETIT

Gilles PETIT

Illustration Agence 1D2 Niort

MARAIS POITEVIN : à Amuré (79), la Fête du frêne têtard a déjà 20 ans.

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Dédiée à l’arbre emblématique du Marais Poitevin, la Fête du Frêne Têtard a fêté sa 21ème édition à Amuré (Deux-Sèvres) les 4 et 5 novembre 2017. Le programme était aussi étoffé que l’an passé, la commune ne s’arrêtant plus après ses succès précédents. Un village de quatre cents habitants qui a reçu près de 4 000 personnes en deux jours.

La Fête du frêne têtard a accueilli la seule et unique 2cv Citroën au monde construite en bois.

Dans son allocution prononcée lors de l’inauguration de l’édition 2017 de la Fête du frêne têtard, M. Rabah Laïchour, conseiller départemental du canton, a dressé ce constat :

« Sauver l’homme et la planète » passe par la protection des insectes pollinisateurs dont les abeilles.

« Pendant que le mois de juin est plus chaud que le mois d’août, que la pluie se fait de plus en plus rare, que nous mangeons des haricots verts en plein hiver, qu’on nous annonce une pénurie de beurre alors qu’il y a des vaches dans les prés, qu’on est capable de séjourner dans l’espace pendant que d’autres hommes et femmes risquent leur vie en pleine mer pour fuir la misère, les guerres, la sécheresse, que beaucoup d’espèces animales et végétales sont en voie de disparition, faisons en sorte de sauver l’homme et la planète à laquelle il appartient, comme disait Antoine de Saint-Exupéry ».

Au delà du frêne têtard, l’environnement, en général, et sa préservation, en particulier, sont omniprésents à Amuré, chaque début novembre. Depuis maintenant vingt ans, le programme de la Fête s’est peu à peu enrichi au point qu’il est aujourd’hui copieux : des randonnées découvertes des Marais Mouillés environnants ; un éveil familial à la découverte de la faune et de la flore du Marais ; une conférence sur les abeilles ; des ateliers environnementaux pour toutes les générations d’humains (fabrication de nichoirs, initiation aux techniques de culture dite naturelle . . .) ; un programme de plantations d’arbres ; des échanges de plants ; un marché de producteurs locaux et bio ; des pépiniéristes avec leurs conseils pour réussir les plantations d’hiver ; une initiation-découverte du Qi Gong (gymnastique chinois douce) ; des expositions et jeux sur le Marais d’hier et d’aujourd’hui ; etc.

 Bien évidemment, il était installé une mini ferme regroupant les animaux de races locales dont des bœufs de près d’une tonne.

Plusieurs temps forts étaient proposés à Amuré. Outre la dégustation d’une fricassée d’anguilles, « et attention des anguilles fraîches pas surgelées « Made in China » mais venant tout droit de nos voisins des Marais Nantais et cuisinées sur place par un Maître Artisan » précisent les organisateurs, et le concert gratuit d’un jeune duo de Mauzé-sur-Le-Mignon (79) « Nanarage », la Fête a accueilli la seule et unique 2cv Citroën au monde construite en bois, et « qui roule ! », par un ébéniste passionné.

En effet, le thème de la Fête est aussi de valoriser ce matériau noble qu’est le bois. Le bois que l’on emploie pour fabriquer les meubles, pour chauffer nos foyers, qui fournit aussi l’air dont on a besoin, . . . L’arbre dont les racines permettent, entre autres, à l’eau de bien rentrer dans le sol et d’arroser nos potagers, produit des feuilles qui donnent du compost.

Lors de l’inauguration de la Fête du frêne têtard, des officiels ont eu le privilège de faire quelques mètres à bord de la 2cv en bois. Le maire d’Amuré Marcel Moinard était visiblement ravi.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : « Les arbres sont des enfants qui grandissent », malgré la chalarose du frêne.

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Vieillissant et menacé par une maladie appelée « chalarose », le frêne va progressivement laisser la place à de nouvelles essences, taillées en têtard, dans le Marais Poitevin. La commune de Magné (Deux-Sèvres) a répondu à un appel à projet lancé par le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR), en proposant un lieu symbolique : l’Île-au-Bras-rouge. A cette occasion, la Caisse d’Allocations Familiales des Deux-Sèvres participe à la création d’un « puits de carbone ».

 

Sur le Bief Saint-Germain, l’île de l’ancienne propriété Bidet se nomme désormais l’Île-au-Bras-rouge.

La commune de Magné est intégralement entourée d’eau. C’est donc une île cernée par la Sèvre Niortaise et la Vieille Sèvre appelée Le Sevreau. Un chemin d’eau, le Bief Saint-Germain, traverse le village et relie directement ces deux voies. Ce Bief se divise en ramifications formant de petites îles dont l’Île-au-Bras-rouge, appelée ainsi par les élus magnésiens en référence à une légende locale. « Nous avons acquis cette parcelle, voilà quelque temps, sans savoir ce que nous allions en faire », explique M. Gérard Laborderie, maire de Magné. « Ici, on préfigure le paysage du Marais de demain. On va en prendre grand soin, on va regarder pousser ces arbres avec attention. C’est un moment que l’on peut qualifier d’historique pour notre commune. »

 

 

Élue locale et vice-présidente du PNR, Mme Catherine Tromas précise : « Nous souhaitions en faire un lieu à la fois expérimental et pédagogique parce que c’est vraiment la nature au cœur du village. Pour remplacer nos frênes-têtards qui vont, peut-être, disparaître, on s’est dit que c’était un endroit privilégié pour pouvoir y implanter toutes ces nouvelles espèces qu’on taillera en têtard. Elles représenteront les éléments du paysage de demain dans le Marais. Faire de cette île un lieu symbolique où on retrouverait toutes ces essences,  et en même temps expérimental. On verra comment elles vont se comporter. »

La maîtrise d’œuvre des plantations a été confiée aux agents de l’Association d’Insertion par la Protection et l’Entretien du Marais Poitevin (AIPEMP). Sur l’Île au Bras-rouge à Magné, la photo de clôture de l’opération rassemble les agents et les représentants de la collectivité locale, du Parc et de la CAF.

 

Quand les arbres se seront développés, l’Île au Bras-rouge sera aménagée et constituera une étape d’un prochain Sentier de découverte du patrimoine élaboré par la municipalité magnésienne.

Sur cet espace triangulaire d’environ 111 m², ont été plantés cinq arbres de chacune des six essences identifiées pour diversifier la trame arborée du Marais : chêne pédonculé, orme champêtre, peuplier noir, saule blanc, érable champêtre et charme commun. Un plant d’aulne est venu compléter la panoplie afin de tenir les berges de la pointe nord du terrain.

 

 

 

La chalarose, propagée par un champignon l’Hymenoscyphus fraxineus ou Chalara fraxinea, est une maladie du flétrissement du frêne qu’il est conseillé de ne pas combattre et donc qu’il convient d’observer sans intervenir. Selon M. François Bon, vice-président du Parc en charge de l’Aménagement et du Cadre de vie, « L’appel à projet pour la plantation de nouveaux arbres têtards devait répondre à deux dangers : nos frênes têtards sont vieillissants, 100 ans, 150 ans, voire 200 ans ; et la menace de cette maladie. Nous savions que la chalarose se rapprochait du Marais Poitevin. Elle a finalement été repérée pour la première fois l’an dernier au début de l’automne. » M. Bon ajoute : « Ce sera un travail de longue haleine. Ici, on se lance pour quelques décennies au moins. Les arbres, ce sont des enfants qui grandissent. »

 

M. Noël Ruault, Président du conseil d’administration de la Caisse d’Allocations Familiales des Deux-Sèvres en compagnie de Mme Magali Triby, Directrice de la CAF79.

Mme Magali Triby, directrice de la Caisse d’Allocations Familiales des Deux-Sèvres, a posé ce dilemme : la CAF, les arbres, le Marais, quel lien ? « Ce sera un espace tourné vers les enfants, vers des élèves qui vont apprendre », dit-elle. La directrice parle de changement climatique. « J’ai le sentiment que la planète nous fait des signaux. La planète nous montre le chemin et la CAF 79 a décidé d’emprunter ce chemin. Aujourd’hui, on peut faire quelque chose pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le climat est en mutation. Il faut s’adapter à ces mutations pour apprendre à faire avec. L’homme a une grande capacité d’adaptation. L’idée est de participer à la création d’un puits de carbone. Le puits de carbone, c’est la captation du carbone, soit par le sol, soit par les océans, soit par des forêts en croissance. L’objet était de trouver un site où on puisse avoir un partenariat avec lequel on arriverait à créer ce puits de carbone. La CAF est partie sur l’idée de la création d’un tel puits et d’en parler. En 2016, nous avons décidé de financer 206 arbres. 206 parce que ça représente les 206 places en maisons d’assistance maternelle des Deux-Sèvres. Chaque année, nous choisirons nos politiques (crèches, multi-accueil, accueil enfants-parents. . . ) qui pourront se décliner en places associées à un arbre. Un partenariat qui devrait faire des émules, espère-t-elle. C’est aussi le sens. Entre 10 et 15 euros l’arbre planté, tutoré, protégé, etc. Finalement, ce n’est rien quand on a la main d’œuvre. Les CAF 17 et 85 réfléchissent à un tel projet sur l’ensemble du territoire. »

Mme Jordane Ancelin, paysagiste au PNR complète : « Ces arbres ont une certaine diversité pour améliorer la résistance. Dans la forme têtard, l’idée est de conserver au maximum l’emblème, l’image et surtout l’usage. Cette forme têtard est liée au fait que les branches sont taillées régulièrement et apportent cette silhouette singulière dans le Marais poitevin. » Les essences alternatives au frêne ont également des qualités calorifiques très recherchées par nos aïeuls dès les premiers travaux d’aménagement du Marais Poitevin. « Maintenant, conclut la paysagiste, il s’agit de les déployer à grande échelle pour que les habitants s’en emparent, avec le concours financier du Parc, afin de commencer à replanter aussi par anticipation. »

Gilles PETIT

Des informations complémentaires sur le site Internet : http://pnr.parc-marais-poitevin.fr rubrique « Les actions menées par le Parc – chalarose et replantations » ou auprès de Jordane Ancelin, paysagiste du PNR, par téléphone au 05 49 35 15 20.

MARAIS POITEVIN : Une « Allée enchantée » de Noël 2016 à La Garette (Deux-Sèvres)

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Quand l’ancienne « conche » (nom donné à une voie d’eau de moyenne catégorie dans le Marais Poitevin) asséchée du marais de La-Garette (79), bordée de frênes têtards centenaires, se transforme en « Allée Enchantée » à l’occasion d’un concours de décoration de 40 frênes-têtards. L’idée serait venue de petites maisons placées entre les arbres et les plantes d’un jardin public situé en Irlande.lallee-enchantee-2016-la-garette-photo-stephane-petit

Encouragé par le succès de sa première édition, le Comité des Fêtes de Sansais-La Garette a renouvelé son opération : « L’Allée Enchantée » les 17 et 18 décembre 2016 au cœur de son marché de Noël. Cette fois-ci, environ deux cents personnes ont travaillé sur les décors. Notamment des enfants issus de la garderie du regroupement pédagogique intercommunal de Saint-Georges-de-Rex – Amuré – Sansais-La-Garette, ainsi qu’une classe de Saint-Remy (79).

La démarche se voulait aussi simple qu’originale : participer gratuitement, en individuel ou en groupe, à un concours de créativité en habillant chacun des arbres préalablement numérotés. Il suffisait de choisir et de réserver l’un des frênes, puis de rivaliser d’imagination pour l’habiter comme par magie d’un monde miniature enchanté par des fées, des sorcières, des lutins, des cabanes, des champignons. . . et des lumières, voire des lucioles.

Sans commentaire, nous vous proposons une petite évasion, en images.

Gilles PETIT

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L’Allée enchantée à La-Garette (Marais mouillé des Deux-Sèvres) à la mi-décembre. Renseignements et règlement sur http://www.sansais-lagarette.com ou au 06.25.67.13.92 ou sur la page Facebook « Exposition concours Allée enchantée La Garette ».

MARAIS POITEVIN : à Amuré (79), une fête en l’honneur du frêne-têtard. Un arbre en voie de disparition ?!?!?

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La Fête du frêne-têtard a pris une ampleur inimaginable, à Amuré, une petite commune située au cœur du Marais mouillé des Deux-Sèvres en Marais Poitevin. Est-ce le programme riche et varié offert par les organisateurs pour cette 20ème édition, qui s’est déroulée les 5 et 6 novembre 2016 ? Ce qui est sûr, c’est que le public a encore passé un week-end champêtre ludique entièrement dédié au patrimoine.

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Symbole du Marais Poitevin, le frêne-têtard est bien utile en plusieurs usages, mais il est menacé par la chalarose.

 M. Loic Michaud, le coordinateur de cette fête du frêne-têtard, avait annoncé « de nombreuses animations pour valoriser notre patrimoine ». Il y avait, entre autres, une mini-ferme regroupant des animaux d’origine maraîchine, des expositions sur le Marais, près de 90 exposants de toutes factures, installés en village artisanal et village de producteurs locaux. Et même des baptêmes à dos de poney ou en calèche, un petit train, une randonnée découverte des Marais mouillés . . .  « Et, pour la première fois, une utilisation du frêne encore inconnu ! »

Avec le peuplier, le frêne est l’arbre emblématique du Marais Poitevin, en particulier quand il est taillé en têtard. Les anciens ont introduit le frêne, une essence à pousse rapide qui produit d’abord un excellent bois de chauffage, mais aussi abrite les animaux, et surtout, par la densité de son système racinaire, fixe les bords des berges, évitant ainsi les effondrements dits « naturels ».

Son nom de frêne-têtard vient de la technique de coupe qui consiste à tailler un plant, dès que son tronc atteint dix à quinze centimètres de diamètre, afin qu’il génère une multitude de départs de nouvelles branches, appelées « perches ». Il est ainsi coupé à hauteur d’homme afin de faciliter les tailles futures, ou à une hauteur inaccessible aux mâchoires voraces des animaux qui adorent les jeunes pousses. Sa forme si particulière et unique se dessine au fil des « bûches », généralement tous les huit ans. L’entretien des têtards garantissait autrefois l’approvisionnement en bois de chauffage. Aujourd’hui, ce « bûchage des perches » est devenu aléatoire et les frênes ne sont plus émondés régulièrement.

Le frêne est également un bon bois pour la menuiserie, presque aussi bien que l’orme. Ce dernier a presque disparu dans le Marais Poitevin, décimé par la propagation d’un parasite. Une sérieuse menace qui plane désormais sur l’emblème du site, sous la forme d’un champignon appelé la chalarose. En effet, en plus des ragondins qui le fragilisent en creusant des galeries, le frêne risque de contracter  ce champignon venu de Pologne, semble-t-il. Lequel a déjà contaminé une bonne partie de la France jusqu’en Touraine, aux portes du Marais Poitevin. A notre connaissance, il n’a pas encore été détecté dans cette seconde zone humide de France.

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Sachant que le frêne têtard représente 95% des arbres du Marais Poitevin, on craint le pire. Comme ce fléau semble inéluctable, selon des spécia-listes désormais résignés, bien que des remèdes soient recherchés, il est proposé de réfléchir à une diversification des essences, de préférence locales.

Le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin a sélectionné six essences d’arbres pour une replantation progressive. Des essences résistantes qui poussent vite, qui stabilisent les berges, et qui offrent un bon bois de chauffage. Il y aurait le chêne pédonculé, le peuplier noir, l’orme champêtre, le saule blanc, l’érable champêtre et le charme.

 

 

 

 

 

La fête du frêne-têtard d’Amuré est, avant tout, une . . . fête. Voici quelques images glanées lors de l’inauguration du dimanche matin qui a, notamment, réuni de nombreuses personnalités :

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Le garde-champêtre improvisé, M. Jérôme Baloge, président de l’Agglomération Niortaise, a essayé d’annoncer que la Fête du frêne-têtard regroupe aussi des dizaines d’artisans et de producteurs locaux.

Gilles PETIT

VENISE VERTE : le Centre Social et Culturel du Marais construit des « yourtes à mômes » participatives.

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« Aidez-nous à financer une yourte écologique pour que les enfants puissent s’épanouir dans un cadre naturel au cœur du Marais Poitevin« , appelle le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), association loi 1901 implantée sur les communes de Coulon et de Magné (79).

Lors de la fête des 30 ans du Centre Social et Culturel du Marais, qui vient de se dérouler du 3 au 5 juin 2016, le public a pu visiter une véritable yourte et travailler à la préparation des éléments de la petite "yourte à mômes".
Lors de la fête des 30 ans du Centre Social et Culturel du Marais, qui vient de se dérouler du 3 au 5 juin 2016, le public a pu visiter une véritable yourte et travailler à la préparation des éléments de la petite « yourte à mômes ».

Le CSCM organise un centre de loisirs dans des locaux scolaires, chaque année depuis 30 ans. Il est regrettable que des enfants habitant le Marais poitevin, site classé « Grand Site de France » passent leurs vacances dans des cours d’école. Pour l’été 2016, l’équipe d’animation envisage d’accueillir les enfants dans un nouveau cadre. « Nous avons besoin d’une salle d’activités supplémentaire de 50 m² », clame-t-on en chœur.

Vu de l'intérieur, le toit de la yourte de 50 m² qui sera installée au centre de loisirs, dès juillet prochain.
Vu de l’intérieur, le toit de la yourte de 50 m² qui sera installée au centre de loisirs, dès juillet prochain.

Respectueux du cadre naturel, le Centre Social et Culturel du Marais n’imagine pas implanter un tivoli ou un barnum métallique et synthétique. D’où l’idée d’installer une yourte circulaire d’environ 50 m². Plus précisément une yourte en ossature bois (en perches de frênes du Marais) et toile coton écru s’intégrant plus harmonieusement dans le paysage. Cela donne un petit air de vacances supplémentaire pour les enfants de l’accueil de loisirs.

 

 

« Certes, nous pourrions acquérir une yourte clé en main pour un montant de 15 000 € à 20 000 €, explique Marie-Noëlle Louis-Bonnin, directrice du  CSCM, mais nous n’avons pas le budget, et nous avons fait le pari de faire participer des habitants du Marais pour la fabriquer dans le cadre d’un chantier participatif encadré par la Scop SARL la Frênaie spécialisée dans la fabrication d’habitats légers, yourtes, tipis et dômes ». Cette société est implantée sur Arçais (79).

Ce projet a développé un tel élan et une telle volonté de transmission de la part des participants qu’il est envisagé de construire une mini-yourte pour l’espace petite enfance accueillant la tranche des 0 – 3 ans. Cette mini yourte pourra être utilisée soit à l’intérieur du Centre social dans l’espace dédié à la petite enfance, soit en extérieur en fonction de l’activité proposée et de la saison. Elle sera également sur le centre de loisirs cet été à Coulon en complément de la grande yourte pour le plus grand bonheur des petits.

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Le CSCM envisage de construire une mini « yourte à mômes », sur ce modèle.

Ces deux yourtes homologuées ERP (Etablissement Recevant du Public) reviennent à 12 000 €. 9 000 € sont financés par des aides de la Caisse d’Allocation Familiale et de la Caisse des dépôts et consignations. Pour l’autre partie, le CSCM fait aujourd’hui appel au soutien et à la générosité populaire à hauteur de 3 000 €.  A savoir, 1 500 € pour solder la facture de la grande yourte et 1 500 € pour construire une petite yourte. « Une somme qui permettra de mener notre projet à terme », remercie d’avance Madame la Directrice.

 

Le CSCM a ouvert un compte financier participatif en ligne intitulé : « Des yourtes à mômes pour le centre de loisirs ». Ainsi, si vous souhaitez inscrire votre nom dans la yourte, il vous suffit de soutenir le projet, selon vos moyens, en vous rendant sur le site Internet : http://www.kisskissbankbank.com/des-yourtes-a-momes-pour-le-centre-de-loisirs . Le projet est valide jusqu’au 20 juin 2016 inclus.

 

Gilles PETIT