Marais poitevin

COULON (79) : LA RUE ELISE-LUCAS « sens » queue, ni tête

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Vous connaissez le sketch de Raymond Devos, le fameux rond-point aux sens interdits à chaque bretelle de sortie. Voici un exemple aussi absurde : la rue Elise-Lucas à Coulon.

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La rue Elise-Lucas est située au lieu-dit Préplot, en partie le long de la Sèvre Niortaise..

La rue Elise-Lucas dispose de panneaux de prescription « sens interdit » à ses deux extrémités. Toutes deux débouchent sur la RD 123.

A l’entrée nord, l’accès est limité aux véhicules des habitants résidant le long de cette voie. A l’entrée ouest, l’accès est limité au petit train touristique (Ici, nous faisons abstraction des cyclistes car ceux-ci ne tiennent pas compte des signalisations). Si les deux se retrouvent face à face, qui est prioritaire ?! Réponse : aucun des deux. En cas de collision, la réponse à cette question sera cruciale. Et tous les regards se tourneront vers la municipalité.

Entrée nord : Selon une note de l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière, « la mention SAUF RIVERAINS est à proscrire car elle ne constitue pas une catégorie d’usagers de la route. Afin d’être valide, il est préférable de motiver une restriction d’accès par des raisons techniques liées à l’état de la chaussée (comme par exemple une limitation de hauteur, de poids,…) pour l’ensemble des usagers. » Un riverain est une personne possédant des propriétés et/ou résidant à proximité d’un lieu, en particulier sur les rives d’un cours ou d’une étendue d’eau, ou près d’un domaine ou d’une construction, ou le long d’une voie de communication. Si l’on raisonne par l’absurde ou par logique, c’est selon, le riverain est riverain jusqu’à son bien. Avec un tel panneau de prescription, s’il poursuit son trajet au delà de sa propriété, il se retrouve fautif. Et comme la rue est également en sens interdit dans l’autre sens de circulation, le véhicule du riverain ne peut plus repartir sans enfreindre l’un des panneaux « sens interdit ».

Entrée ouest : Pourquoi une telle interdiction, dans ce sens précisément, alors que la voie est belle et suffisamment large pour permettre le croisement des rares véhicules qui l’empruntent ? Pourquoi accorder un régime de faveur au petit train touristique, une activité commerciale à but lucratif, alors que cet ensemble routier dispose de la RD123, une belle droite plus confortable pour les passagers ? Un élément de réponse : offrir aux clients deux cents mètres de plus de bords de Sèvre Niortaise, alors qu’ils viennent d’en consommer six kilomètres.

Conclusion : Lors d’une de ses balades cyclistes, le policier municipal peut se poster à l’entrée ouest de la Rue Elise-Lucas. Ici, il peut verbaliser TOUS les véhicules qui sortent de cette voie, car ils sont TOUS en infraction. Les bicyclettes comprises lesquelles suivent la Sèvre depuis le bourg de Coulon et qui se retrouvent en sens interdit « sauf riverains » ; les riverains car ils ne sont plus riverains puisqu’ils ont forcément dépassé leur bien. Quant au petit train, il ne fait que passer sur cette voie. Il n’a donc aucun droit. Qu’il circule sur la RD123.

Enquête et photos Gilles PETIT

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MAGNE (79) : « L’histoire simple » de Claire Barjolle au 27ème Festival de peinture

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vlcsnap-2015-07-22-18h57m41s227Dimanche 19 juillet 2015, avec l’aide du président du jury Jean-Marie Zacchi, Gérard Laborderie (à gauche), maire de Magné, a décerné le Grand Prix du Festival de peinture de Magné 2015 à l’œuvre de la jeune artiste Claire Barjolle, de Vertou (44), en présence de Claude Audis, président de Magné Animation.

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Toute la journée de samedi, Claire était installée dans son antre pour réaliser son tableau
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Les pieds du chevalet posés dans l’eau Claire de la Sèvre Niortaise.         Images Capt’Action79

 

Le palmarès du 27e Festival de Magné proposait des nouveautés : deux prix « pastel », deux prix du public, et six prix pour les jeunes.

magne-01Premier prix Jeunes Crédit Mutuel (moins de 10 ans). Raphael Toutain (Essonne).
Premier prix Jeunes Desvignes Pralines (moins de 15 ans). Romane Spampinato (Gironde).
Deuxième prix Jeunes (moins de 10 ans). Julie Audis (Magné).
Troisième prix Jeunes (moins de 10 ans). Clémence Guillon (Magné).
Deuxième prix Jeunes (moins de 15 ans). Marie Popa (Nord).
Troisième prix Jeunes (moins de 15 ans). Lorelei Le Moal (Niort).
Prix Piejac Maingret. Alain Benoist (Mougon).
Prix Graphic. Laurent Lamare (Charente-Maritime).
Prix CB Elec. Stéphanie Quinot-Levet (Morbihan).
Prix Best Western. Joël Achard (Charente-Maritime).
Prix Thébault. Sylvain Horréard (Côtes-d’Armor).
Prix Embarcadère Cardinaud. Dominique Meignen (Landes).
Prix restaurant La Belle Étoile. Christiane Kiener (Mayenne).
Prix Poujoulat. Jean-François Moreau (Benet).
Prix Point P. Christian Mazeas (Finistère).
Prix Audis coup de cœur. Richard Gosselin (Rouen).
Prix Groupama, troisième prix aquarelle. Christian Duthuille (Morbihan).
Prix Super U Magné, troisième prix huile. Jean-Pierre Bidinot (Seine-et-Marne).
Prix préfecture des Deux-Sèvres. Micheline Oger (Angers).
Prix conseil régional Poitou-Charentes. Annick Vallenet (Vienne).

Prix Magné Animation, deuxième prix dessin. Tony Jandard (Saint-Rémy).
Prix Crédit Agricole, deuxième prix pastel. Frédérique Guignard (Usseau).
Prix Newloc, deuxième prix aquarelle. Jean-Guy Dagneau (Gironde).
Prix Isover, deuxième prix huile. Régis Bouffay (Seine-Maritime).
Prix Ligue contre le cancer, deuxième prix du public. Émilie Marionneau (Magné).
Prix Univers des Arts, premier prix dessin. Didier Crochat (Pau).
Prix Prolifer, premier prix pastel. Hervé Louis (Niort).
Prix conseil départemental, premier prix aquarelle. Christophe Dubrulle (Eure).
Prix Placoplâtre, premier prix huile. Ludovic Le Moal (Niort).
Premier prix du public. Nathalie Pouillault (Vendée).
GrandPrix du Festival, commune de Magné. Claire Barjolle (Loire-Atlantique).

Twelve years already : On 8th May 2003, « the baby of the canal » was recovered from the water in Coulon (79, France)

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On 16th july 2003, Alice Géraud, a journalist at ‘Libération’ newspaper wrote : ‘She has no name. No age. No face. The gendarmes say ‘the girl’, sometimes ‘the woman ‘. The village priest prefers calling her ‘the mother’. They know nothing about her, only that she must have given birth to a boy  around the end of April or the beginning of May. The body of the newborn baby was found on 8th of  May in the water of a canal in the Marais Poitevin.

The 8th of May 2003 was a day more like summer than spring in the Marais Poitevin. Particularly in Coulon (Deux-Sèvres, France), the ‘ capital town ‘ of the ‘Green Venice‘.On that day, the second largest wetland of France offered pleasant walks to the numerous strollers, especially along the canal on the right bank of the River Sèvre Niortaise, usually called ‘Rigole du Grand-Coin‘. It is in the middle of the afternoon that a man noticed something floating in the water, tangled in the weeds He and his friends pulled out a  Centrix black triangle bag  attached to a weight. Inside the bag, there was an ordinary  garbage bag in which they discovered the body of a newborn child.

A special team ‘Grand Coin’

A special team named ‘Grand Coin‘ composed of 6 gendarmes from the ‘brigade de recherche‘ of Niort was formed. The gendarmes were charged with the task of identifying the child and finding his mother. Under the supervision of the examining magistrate of Niort, they made hundreds of checks. They checked all the camp sites, gîtes and hotels of the region, investigated all the rumours about this case. Divers  meticulously inspected the canal, looking for the slightest clue. As Coulon is situated on the limit of three départements, the investigation continued in Charente Maritime and Vendée. The investigators even called upon hypnosis to help jog a witness’s memory. He might have witnessed  unusual activity near the canal where a stroller fished out the bag.

This bag has received a great deal of attention from the investigators. They were even prepared to question all the owners of such a backpack. It is a promotional product bearing the logos of the companies that distribute them widely, a logo which had been carefully cut out. It had remained at the bottom of the water for at least ‘nine to ten days‘. ‘It was badly damaged‘ ‘, they explained. One can only imagine the state of the newborn who bore no traces of physical trauma. ’Just the body of an infant. A boy of European type. With no clothes, no distinguishing feature. And without a past, of course ! ‘Alice Géraud pointed out.

The autopsy provided no certainty. On the mother’s side, the investigators were looking for a woman who might have been pregnant during this spring. They compared the declared pregnancies and the registered births in the three départements. But she may have hidden her condition and / or have given birth to the baby on her own. They also cross-checked  the case with previous infanticide files and abandonments of children in their jurisdictions.

The town stands in for the family.

During the investigation, Father Michel Châtaigner, the village Priest, wrote to the mayor asking for the body of the baby to be ‘buried with dignity‘ and wished : ‘The mother’s religion should be respected. That is if she is found. ‘ The investigators did not find her.

Finally, as provided for by the law, and taking into account the duration of the investigation process and if the identification has not been possible, the body must be taken back to the town where it was discovered. On the 13th of May, the mayor, Michel Grasset spoke to the town council : ‘The local authority will have to take the responsibility if necessary. Cremation is prohibited should the famility claim the body at a later stage.

At the beginning of October 2003 the little body was indeed given back to the town of Coulon. He was buried on Wednesday 15th 2003 in the local cemetery after a solemn ceremony, in the presence of the Town Council, the local priest, a vicar, representatives of the Gendarmerie and the State, together with a number of inhabitants. The town bore all the burial expenses (coffin, transport of the body, funerary slab, wreath of flowers …)

Since that day anonymous people have regularly put flowers on the tiny grave of  ‘the baby of the canal.

 

Gilles PETIT