Coulon

COULON (Deux-Sèvres) : une « Petite promenade historique » à la Prévert

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Sous la houlette de la commission patrimoine locale, les journées européennes du patrimoine ont été ponctuées par l’opération « Les Pierres nous racontent », une petite promenade historique dans le village de Coulon (79), contée par deux comédiens.

Les comédiens Pierre-Jean Calmel (à gauche) et Céline Bernard ont conté le patrimoine de Coulon (79) Photo Gilles PETIT
Les arbres comme les pierres nous racontent Photo Gilles PETIT

D’entrée, sur le parvis du Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), Pierrette et Pierre, alias respectivement Céline Bernard et Pierre-Jean Calmel, annoncent « nous allons ouvrir un livre d’images et pouvoir découvrir ce merveilleux patrimoine », sis au bourg de Coulon. En trois promenades, une centaine de personnes ont suivi les comédiens, membres des compagnies « La Part Belle » et Théâtre Roger-Blin, au fil des ruelles, des rues, des places et des monuments de cette localité maraîchine.

Avant de se lancer dans l’aventure, les participants étaient d’abord invités à suivre la riche exposition présentée dans les locaux du CSCM, place de la Coutume. Le but, plonger les visiteurs au cœur des siècles passés de Coulon et du Golfe des Pictons, à l’aide de plans, de photographies, de témoignages, de documents édités en recueils, . . ., fruits des recherches effectuées par le collectif local « Histoire et patrimoine ».

Durant une heure et demie chaque séance, Pierrette et Pierre ont dressé un véritable inventaire à la Prévert, suivant la mise en scène de Mme Cosette Pignoux, du Théâtre Roger-Blin de Coulon, qui a également élaboré les dialogues.

Les pierres nous racontent Alphonse Clochard « l’Amiral d’eau douce » devant sa maison Photo Gilles PETIT

Dans un désordre organisé, les personnages ont tracé : l’origine de la Coutume, « la TVA d’aujourd’hui » ; l’ancienne prison ; les 80 boulins du bâtiment qui abrite la Maison du Marais Poitevin ; le reprofilage en 1908 de la Sèvre Niortaise traversant Coulon ; la reconstruction, vers 1960, en béton de la fameuse passerelle qui était précédemment (1879) en bois, construite à la suite de la noyade d’un enfant ; le recueil du préfet Dupin critiquant « l’habitant du Marais et sa manière de vivre » ; l’artiste peintre et personnage entreprenant, Hélène Colin-Lefrancq qui a réalisé de nombreuses toiles sur le Marais dont Coulon dans les années 1920 ; « le prêchoir qui n’est pas un prêchoir » à l’église de la sainte-Trinité, sur lequel Pierre a prêché l’histoire du monument ; la première excursion dans la « Hollande en miniature entre Coulon et La Garette » le 15 août 1907, ainsi que des poèmes du journaliste, écrivain et critique d’art Henri Clouzot (1865-1941) ; l’évocation (selon un texte rédigé par M. Jean-Louis Gibaud qui a fait des recherches historiques) des premières promenades touristiques en 1913 encouragées par le Syndicat d’Initiative Poitou-Saintonge-Aunis-Vendée, devant la maison d’Alphonse Clochard surnommé en 1922 « l’amiral d’eau douce » ; la forteresse de la place de la Pêchoire élevée contre les vikings ; la réfection des bords de Sèvre Niortaise dans les années 1990 ; l’édification en 1962, du « grand pont » de la route départementale Magné-Benet, un pont innovant sans pilier racheté par Hippolyte Main ; l’œuvre de Louis Perceau, bibliographe de littérature érotique, amateur et théoricien de contrepèteries, auteur des Contes de la Pigouille, résistant, humaniste militant, défenseur de la laïcité et de la liberté ; cet homme politique et poète-conteur à forte personnalité a donné son nom à la bibliothèque de Coulon ; la « légende du bras rouge » qui tire les enfants qui se penchent trop au-dessus de l’eau ; la chasse au bitard, un « attrape couillons » ; l’utilisation du four banal de la rue du Four ; le vendeur de frites Fred Gouin, ce « chanteur à voix d’or » retiré à Coulon en 1952, célèbre pour sa reprise du « Temps des cerises » et « La chanson des blés d’or » (interprétée par Fred Gouin à écouter au lien suivant : https://youtu.be/f2XmkAst62Y).

Pierrette et Pierre étaient accompagnés d’acteurs amateurs du Théâtre Roger-Blin qui ont interprété quelques textes lus par les comédiens. Photo Gilles PETIT

Mais aussi, les terribles « pots de chambre » des garçons ; la première école de Coulon située au cœur du bourg jusqu’en 1935 ; l’arbre de la Liberté (re)planté par Louis Tardy en 1948 à l’occasion du centenaire de la Révolution devant lequel l’assistance a entonné « Le chant des ouvriers », qui devint l’hymne de la Révolution de 1848, écrit, en 1846, par Pierre Dupont ( un rappel au lien suivant : https://youtu.be/B5A9Ic6r6t8) ; etc.

Gilles PETIT

L’autrice locale Madeleine Michel (à gauche) en compagnie de Yves et Véronique Chériaux (photographes) à l’occasion de la parution du livre commun « Venise Verte, lettres d’Amour » le 14 octobre 1995 à Magné (79 )  Photo Gilles PETIT

Texte de Madeleine Michel grande poétesse de Coulon et du Marais.

Installés chacun à une fenêtre en vis à vis dans la cour d’une ancienne ferme, les comédiens ont lu un texte de Madeleine Michel « Village ». Photo Gilles PETIT

Village, je te porte en mon sein ; Village je te porte en mon sein comme un enfant, tu es le fruit de mes attentes, j’accouche de toi, je te reconnais pour mien, tu ressembles à ceux qui t’engendrèrent ; Tu es le fils du cloutier, du sabotier, du tissier, du maréchal-ferrant, du charron, du passeur, du bourrelier, de l’horloger, du tailleur d’habits ; Je les ai tant couchés dans le creux de mes songes que je suis devenue l’épouse de chacun, chacun bien appliqué à sa tâche, de cloutier, de sabotier, de tissier, de maréchal-ferrant, de charron, de passeur, de bourrelier, d’horloger, de tailleur d’habits, de sonneur de cloches, de maraîchin pêcheur ; Village, bercé par le vent des quatre saisons, des quatre horizons ; Village, nom commun, masculin, singulier, nom de chose ; Village, nom propre ou honnête, d’honnêtes demeures, de linge sentant l’iris et le lessi, saines moissons, de cheptels mort et vif, d’actes notariés, de donation au dernier vivant, de testaments olographes, de ventes à la bougie, de déballages forains, de panerées de légumes, de fromages sur feuille, de caillebotte égouttant dans des pots de grès, de sauce à la pire, de civet, de poires cuites dans le vin rouge ; Village détrempé, marais, terrées, chemins cahoteux ; Village fanfare, Sambre et Meuse ; Village tambour de garde-champêtre, père Girard quasi-centenaire ; Village facteur Cheval, facteur rural ; Village retraite aux flambeaux ; Village dont le couchant rouge annonçait la guerre ; Village portant nouvelles de ruelles en rues, jusqu’en perdre plaine, carrioles, tombereaux, frein à manivelle tournée dans les descentes, fagotées, charretées, batelées, traînes remontant vers les scieries ; Village né de tous ces hommes occupés à te faire et ne le sachant pas, je te rafistole, te remembre, te recompose, mais, serai-je assez forte et de bonne endurance, pour te rendre vivant à ceux qui veulent savoir jusqu’aux noms de tes rues, jusqu’à tes coutumes, proverbes, dictons, réjouissances ; On bâtit maisons neuves à travers toi, on taille, ajuste, corrige des murs anciens ; On peint de toutes couleurs les nouveaux logis pour de nouveaux occupants ; Qui donc peut m’écouter, s’intéresser à toi, tel que tu fus à l’époque où je te croyais durable, immuable, gardien de toutes les traditions. Ne sachant pas, village talisman que te perdre, talisman, serait pour moi le don de la mauvaise fée, serait ma propre défaite.

MARAIS POITEVIN : l’itinérance douce sur la Sèvre Niortaise vue par le PNR

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« Comment renforcer l’attractivité du Marais Poitevin? » martelait, dès 2010, l’Agence de Développement Touristique (ADT79) des Deux-Sèvres. « En relançant l’activité touristique sur la Sèvre Niortaise et ses bords par l’itinérance douce », répond aujourd’hui le pilote du projet M. Fabrice Laumond, directeur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR). Il s’agit d’ouvrir la Sèvre Niortaise aux bateaux habitables de façon à proposer un produit nouveau : le tourisme fluvial et fluvestre.

Sur la Sèvre Niortaise, les deux bateaux de tourisme fluvial et fluvestre commandés ne côtoieront guère ces pêcheurs avant deux ans. Photo Gilles PETIT

109, 15, 1 300, 14, 9, 5, 11, 2022, ce ne sont pas des numéros de loterie, mais les chiffres-clés du « vrai potentiel de développement du tourisme fluvial et fluvestre » de la Sèvre Niortaise et de ses canaux, selon une étude commandée en 2010 par l’ADT79. 109 km seraient empruntés par 15 bateaux habitables, visant 1 300 navigants. La Sèvre Niortaise compte 14 écluses, dont 11 en fonction (les autres sont implantées sur des tronçons aujourd’hui non-navigables). 9 sont inscrites au programme de restauration dans le cadre du projet de tourisme sur le fleuve. Un projet chiffré à 5 M€ (plus exactement 4,9 M€) pour des retombées économiques totales locales (liées à l’exploitation et aux dépenses des visiteurs à terre) estimées à plus de 11 M€, à l’horizon 2022.

Réuni lundi 4 juillet 2016, un comité de pilotage a entériné le plan de financement et l’engagement de l’ensemble des collectivités et de l’État dans ce « projet structurant pour le territoire ». Siègent au comité, l’État, les Régions Nouvelle-Aquitaine et Pays-de-la Loire, les Départements des Deux-Sèvres, Vendée, Charente-Maritime, l’Agglo du Niortais, des communautés de communes (Vendée-Sèvre-Autize, Aunis-Atlantique, Isles-du-Marais Poitevin, Pays de Fontenay-le-Comte), les Villes de Niort, Marans et Fontenay-Le-Comte.

Qu’elles soient transporteur de croisière ou pénichette habitable, ces embarcations sont quasi absentes en amont de l’écluse des Bourdettes près de Damvix (85). Photo Gilles PETIT

Trois objectifs

Récemment, devant les élus des communes de Damvix (85) et Coulon (79), M. Laumond a dressé trois objectifs : « Dans un premier temps, il s’agit de diversifier l’offre touristique. C’est vrai que le Marais Poitevin est surtout connu pour sa promenade en barque, l’activité phare. Depuis quelques années, il y a une autre activité en pleine croissance, la promenade à vélo. Un autre produit touristique viendrait renforcer l’attractivité du site, » à savoir naviguer sur la Sèvre Niortaise dans des bateaux habitables. Selon le pilote, « le second objectif est de faire vivre la Sèvre Niortaise. On a pu se rendre compte que le fleuve n’est pas très valorisé sur le plan touristique mais que la navigation permettait de ramener un peu de vie aux activités sur l’axe structurant du Marais. » Le troisième point vise à développer l’itinérance douce compatible avec la préservation du territoire. M. Laumond détaille ce terme : « Itinérance : naviguer entre Niort et Marans ; douce : dans une circulation lente. Les bateaux avancent entre six et huit kilomètres/heure, moins rapides qu’un vélo, parce que la propulsion est électrique, respectueuse de l’environnement. »

« Enfin, c’est faire venir une nouvelle clientèle ». Les habitués relouent régulièrement un bateau habitable et changent de destination (à l’exemple du Canal du Midi, du Canal du Rhin, en France ou à l’étranger). « Le Marais est surtout en dessous de 8 à 10 % de la fréquentation moyenne d’étrangers. On a donc un déficit de fréquentation étrangère dans le Marais, » assure le directeur.

Pour développer le tourisme fluvial dans le Marais Poitevin, l’étude de faisabilité a flashé sur la mise à niveau des infrastructures. « Certes, la Sèvre Niortaise est encore classée dans les voies navigables françaises, mais les écluses en particulier n’étaient pas forcément en bon état », reconnait M. Fabrice Laumond. « Ce travail de normalisation est entrepris par l’IIBSN [Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise NDLR], propriétaire et gestionnaire du domaine public fluvial. »

Actuellement, l’IIBSN travaille au réaménagement de la Cale-du-Port à Niort, le site de départ et d’attache de la flotte des bateaux habitables du Marais Poitevin. Des travaux sont également en cours sur l’écluse de Comporté.

Un tourisme fluvestre

En second point, l’étude a relevé que « la Sèvre est très très peu équipée en haltes-escales ». Une halte-escale est un point auquel un bateau peut accoster et débarquer ses passagers en toute sécurité. « Pourquoi descendre à terre ? » interroge le pilote, « parce que le principal intérêt de la navigation en usage dans un territoire, c’est la complémentarité des activités annexes. La rentabilité ne va pas forcément au loueur de bateaux. » Sur un bateau, les clients ne consomment pas. Il faut qu’ils pratiquent des activités, qu’ils aillent dans des endroits clairement identifiés et aménagés. Ces actions sont appelées le tourisme fluvestre. M. Laumond précise « Le tourisme fluvestre est la complémentarité entre la navigation, activité majeure, et des activités limites comme la visite de la Maison du Marais Poitevin, les restaurants, les balades à vélo, en barque, toutes offres touristiques. »

Autre point de départ des pénichettes, le port maritime et fluvial de Marans (17) n’est pas encore équipé sauf techniquement en matière d’entretien et réparation car c’est avant tout un port de plaisance. Photo Gilles PETIT

Le fleuve et deux tronçons

Le directeur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin est ensuite rentré dans les détails. Le projet initial concerne le bassin de la Sèvre Niortaise entre Niort et Marans, ainsi que deux autres tronçons, de Marans à La Rochelle et de Marans à Fontenay-le-Comte. « Le premier tronçon est intéressant en terme d’attractivité, d’image, le littoral, le patrimoine de La Rochelle, une notoriété qui rayonne au niveau national. » Ce canal n’a jamais été navigué car il était fait pour le transport de marchandises. Un transport rapidement supplanté par le chemin de fer, plus rapide. De plus, il a quelques écluses très étroites non adaptées à la navigation d’aujourd’hui. « Il faudrait installer des passes à bateau à chaque écluse. Une opération chiffrée entre 4 à 5 millions d’euros. »

Le deuxième tronçon concerne essentiellement la rivière Vendée. « Ici, c’est pire », déplore le pilote. « Elle n’a jamais été prévue pour être naviguée ; elle a des barrages non équipés d’écluses ; on est sur les mêmes coûts d’investissement [4 à 5 M€]. L’intérêt financier n’est pas forcément pertinent. » On notera que ces deux tronçons disposent de pistes cyclables longeant les canaux.

Des haltes-escales

Des points d’accostage, appelés haltes-escales, sont prévus sur la Sèvre Niortaise à La-Roussille, Magné, Coulon, La-Sotterie, Le-Mazeau, Damvix, Maillé, Bazoin, les Combrands de Taugon et Marans ; sur le Bief de La-Garenne au port d’Arçais. A partir des écluses de Bazoin, deux canaux sont navigables : le Canal de la Vieille Autize qui remonte vers les haltes de Saint-Sigismond et Courdault. Une ramification est prévue jusqu’à Maillezais par le Canal de la Jeune Autize ; A l’opposé, le Canal du Mignon qui descend jusqu’à Mauzé-sur-Le-Mignon via une halte à La-Grève-sur-Le-Mignon. Une borne de service est prévue sur chaque halte-escale munie de prises électriques 360 volts.

En 2017, l’IIBSN a réalisé des travaux de mise en valeur et de modernisation de cette écluse de La Roussille, près de Niort. Coût : 704 800 € TTC avec un financement d’Etat de 376 100€ et un financement IIBSN de 328 700€ (3 départements). Photo Gilles PETIT

La première phase d’investissement (4.9 M€ écluses, signalétique, haltes, ports de Marans et Niort) se concentre sur la partie déjà navigable entre Niort et Marans. La rentabilité est calculée sur 15 à 20 bateaux. La location qui sera basée sur la durée, devrait coûter aux clients entre 1 800 et 2 500 € par bateau la semaine, suivant la période. « C’est relativement onéreux, » reconnaît M. Laumond. « Mais il n’y a pas d’hébergement à supporter en plus. Par rapport aux produits sur le littoral, on n’est pas si mal placé. Un bateau jusqu’à six personnes, une clientèle qui n’existe pas sur le Marais. »

Et le bateau.

Située dans le Bief de La Sotterie, la passerelle de Coulon (79) affiche un tirant d’air de 2,43 m, basé sur un niveau d’eau l’été de 3,20 m. Ayant la cote la plus basse du cours de la Sèvre Niortaise, ce pont est à peine franchissable par les bateaux habitables préconisés par la collectivité. Photo Gilles PETIT
Pour remplacer la hideuse passerelle de Coulon, on pourrait imaginer la construction d’un pont-levis comme ici à Magné. Photo Gilles PETIT

« Nous sommes partis vers un gabarit plutôt petit par rapport à ce qui se fait ailleurs. C’est un problème de tirant d’air essentiellement », explique le pilote. Le tirant d’air est la limite entre la hauteur du bateau et le niveau de l’eau, important pour le passage des ponts. « Les plus bas sont à 2,40 m au niveau normal de saison, alors que les bateaux des opérateurs connus sont au minimum à 2,60 m. Ce qui obligerait ces opérateurs à faire des bateaux adaptés. Beaucoup de contraintes car ils ne pouvaient pas venir avec leurs bateaux existants. Les élus ont décidé que ce serait la collectivité qui ferait les premiers investissements sur les bateaux car il faut une embarcation spécifique. »

L’exemple d’un type de bateau habitable pouvant naviguer sur la Sèvre Niortaise. Document PNR

Les caractéristiques techniques du bateau : une motorisation électrique (la tendance du marché, pas de bruit, pas de gaz polluant); des cotes, déterminées par le gabarit de la rivière dont les écluses, 4,15 m de large pour 13 m de long, 2,15 m à 2,40 m de tirant d’air; un tirant d’eau limité à 0,90 m, une capacité d’accueil de 4 à 6 personnes; deux cabines équipées d’un lit double et deux lits simples, et un salon convertible, qui permet d’accueillir deux couples, deux enfants ou deux familles. Un espace extérieur avec banquettes sur terrasse, un pont supérieur accessible avec un système d’accrochage des vélos. Il serait possible d’embarquer des personnes handicapées mais le bateau ne sera pas adapté aux normes handicapées car « c’est compliqué sur un bateau », dit-on. Ils auraient une autonomie d’environ 90 km et 120 km à 6 km/h, selon le passage des écluses, grandes énergivores. Ils seraient munis de réservoirs de 1000 litres chacun en eau propre et eaux usées. L’emprise au ponton des haltes-escales serait d’environ sept mètres, couple ponton-bateau. Ces bateaux seraient géolocalisés pour aider à une bonne gestion de la circulation.

Sans être situé sur la Sèvre Niortaise, le port d’Arçais bénéficiera d’une halte-escale. Photo Gilles PETIT

Seulement deux bateaux sont actuellement prévus alors que l’ensemble des pontons pourrait accueillir simultanément vingt embarcations. En effet, neuf entreprises avaient proposé des bateaux, mais ces loueurs disposent actuellement de bateaux non habitables. Ces pénichettes ne remonteraient pas au-delà de La Sotterie. Le comité de pilotage a donc décidé de faire construire les bateaux nécessaires, mais les finances ne supporteront l’achat que de deux embarcations. Enfin, les communes n’auront rien à débourser. Toutefois, la commission d’appels d’offres a retenu deux modèles avec un look assez moderne. Pour l’heure, ce ne sont que des esquisses.

Le calendrier des prochaines échéances est, lui aussi, esquissé. D’abord demander des subventions pour la construction des deux bateaux ; neuf mois d’instruction avec l’enquête publique ; le démarrage des travaux à l’automne 2021 pour une mise en service en 2022. Une entreprise du Morbihan se donne un an pour réaliser les bateaux. Les offres de construction d’un bateau spécifique affichent une large fourchette de prix entre 180.000 € et 700.000 €. Les élus ont limité l’achat à 300.000 € le bateau.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : 22 motards d’un jour au Jumbo Run Handi Side, le 5 septembre 2020!

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L’association Handi Side Nouvelle-Aquitaine soutient les personnes en situation de handicap en organisant un Jumbo Run annuel. La 4ème édition a embarqué des pensionnaires du Foyer de Loulay dans 22 sidecars, encadrés par 70 motos solos et un service de haute sécurité routière. Samedi 5 septembre 2020, ils étaient de passage dans la Venise Verte avec un arrêt à Coulon.

Le Jumbo Run 2020 a fait une courte halte à Coulon. Photo Gilles PETIT

« Faire partager notre passion avec des personnes frappées de handicap », tel est le credo de M. Claude Delile, président de l’association Handi Side Nouvelle-Aquitaine. « Nous sommes un groupe de motards qui organisons chaque premier week-end de septembre une journée pour les personnes handicapées. On réunit des sidecars dans lesquels nous transportons des personnes handicapées qui sont motards pour un jour. »

Les « motards d’un jour » sont des pensionnaires du Foyer de vie et occupationnel de Loulay (Charente-Maritime), un établissement qui accueille des personnes âgées de 18 à 60 ans, reconnues en situation de handicap.

 » Nous sommes partis ce matin [5 septembre 2020] de Loulay à 9 heures, pour un premier arrêt petit-déjeuner au château de Péré, à côté de Marigny (79). A midi, le comité des fêtes de Saint-Symphorien nous a accueillis dans sa commune. Ces bénévoles nous ont aidés pour les distances et tout le nécessaire. » Le repas avait été préparé par l’EHPAD (maison de retraite) de Loulay où résident des « motards d’un jour ». L’après-midi était consacré à la balade, dont un petit tour dans la Venise Verte ponctué d’un arrêt tourisme à Coulon. L’étape fut courte car le cortège devait repartir vers Dampierre-sur-Boutonne où était servi un goûter. Après ce goûter, ce fut le retour à Loulay afin de partager un grand repas. « C’était fini pour la partie moto, de la journée. Il y avait une soirée musicale mais pas de danses parce que c’est interdit pour cause de la Covid19. »

Au guidon de son sidecar, le président Claude Delile a conduit le Jumbo Run 2020 Handi Side Nouvelle-Aquitaine. Photo Gilles PETIT

« Voilà trois ans qu’on travaille avec le Foyer de Loulay, mais moi cela fait quinze ans que je fais ça, » explique M. Delile. L’association réalise ce type d’opération depuis six ou sept ans. « Nous sommes venus à monter cette journée parce que j’avais un fils handicapé. Je me suis mis au sidecar pour les personnes handicapées. C’est le partage. »

« Aujourd’hui, nous sommes 22 sidecars qui viennent de Bayonne, Périgueux, Bergerac, Limoges, Tours, Poitiers, des départements de la Mayenne et Charente-Maritime, ainsi que de la région, » précise le président de Handi Side Nouvelle-Aquitaine. « Ils viennent par connaissances spécialement pour faire des baptêmes. Ça s’appelle Jumbo Run, mais ce n’est pas moi qui l’ai inventé, ça se fait partout. A chaque fois qu’il y a un Jumbo Run quelque part en France, et surtout dans ma région, j’essaie d’y aller en sidecar. Dans l’association, nous ne sommes pas assez pour faire une journée comme celle-là. En nous réunissant tous, on peut faire une telle sortie. Nous emmenons tout un foyer et nous partageons tout, moto, repas, . . . et l’ambiance. J’estime que quand on a de belles motos autant les partager. C’est mon but. Nous avons 22 sidecars et 70 motos solo, donc si on compte trois personnes par sidecar et deux personnes par moto, ça fait dans les 150 personnes, » estime M. Delile.

On notera la participation de motards de la Gendarmerie venus renforcer l’impressionnant service de sécurité. Ceci dans le cadre de la journées de la moto et de la sécurité routière régulièrement organisée par la Préfecture des Deux-Sèvres et le Groupement de Gendarmerie des Deux-Sèvres, en partenariat avec le SDIS 79 (Service de lutte contre l’incendie) et l’association Handi-Side Région Nouvelle-Aquitaine.

Gilles PETIT

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HANDI SIDE Nouvelle-Aquitaine

15 rue du Champs de Foire 17290 LE THOU

Contact : courriel handiside17290@gmail.com ou téléphone 06 77 34 27 55

CYCLOTOURISME : Une Randonnée permanente dans le Marais Poitevin

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Les Cyclos de la Venise Verte proposent « Le tour du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin ». Une nouvelle randonnée permanente dans ce Grand Site de France à parcourir, en cyclotouriste, à rythme choisi, sans aucune contrainte, sinon pédaler.

Les CYCLOS DE LA VENISE VERTE font une pause face à la maison aux volets bleus de la famille Ravard, admirée depuis la rive coulonnaise, mais construite sur la commune de Sansais – La-Garette. Photo DR

Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.

Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme.

« Notre club vient de créer une nouvelle randonnée permanente « Le tour du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin », ouverte aux cyclotouristes licenciés ou non, » informe M. Pascal Gontier, président des Cyclos de la Venise Verte (CVV). « La Fédération Française de Cyclotourisme [FF Vélo] nous a attribué le Label national 349/20 et cette randonnée compte également pour le Brevet National intitulé « A travers les parcs » qui regroupe les randonnées faisant découvrir les Parcs Naturels Régionaux de France. D’ailleurs, pour sa création, nous avons  bénéficié de l’aide du PNR Marais Poitevin. »

« Cette randonnée de 236 km a la particularité de présenter un dénivelé positif de seulement 162 mètres. Autant dire qu’elle peut être réalisée par beaucoup de monde, » précise le président.

La place de la Coutume à Coulon est le lieu de départ conseillé de la Randonnée permanente. Photo Gilles PETIT

L’eau est le fil conducteur de cette randonnée permanente, l’eau de la Sèvre niortaise, l’eau des Marais mouillés et desséchés, l’eau de l’Océan Atlantique. Depuis des millénaires, l’homme a trouvé une source de vie dans le Marais poitevin.

La place de la Coutume, située à Coulon (Deux-Sèvres), un des plus anciens villages du Marais, est le lieu de départ conseillé de la Randonnée permanente. Afin de mieux savoir « où on met les roues », cette place accueille La Maison du Marais Poitevin. L’écomusée du PNR Marais Poitevin qui enseigne toute l’histoire du Marais et l’importance des travaux réalisés.

Photo DR

Cette randonnée est ouverte à tous les cyclotouristes français et étrangers, licenciés ou non, régulièrement assurés pour la pratique de la bicyclette. Les participants non licenciés à la FFVélo sont assurés au minimum en Responsabilité Civile par l’organisateur.  Après inscription, le délégué des CVV adressera aux candidats l’itinéraire détaillé et renseigné sur les curiosités et les aspects pratiques (hôtels, restaurants, campings, vélocistes), ainsi qu’une documentation touristique.
Les participants feront apposer un cachet-souvenir sur leur carnet de route mentionnant le nom des localités de contrôle (ou photo du vélo devant le panneau ), à savoir, Coulon, Niort, Marans, La-Tranche-sur-Mer et L’Ile-d’Elle.
La Randonnée ayant un caractère touristique, il n’y a pas de délai imposé. En effet, le parcours peut être effectué en un ou plusieurs jours consécutifs ou non, mais dans la même année.
Les participants s’engagent à suivre le circuit défini dans son intégralité. Le départ peut être pris de n’importe quel point du parcours. Mais le sens indiqué sur l’itinéraire est conseillé.
Au terme de cette randonnée permanente, le carnet de route sera renvoyé au correspondant du CVV pour homologation, puis retourné au participant avec un souvenir ou un diplôme.

Les randonnées permanentes sont l’essence même du cyclotourisme. Elles allient autonomie, culture, tourisme, vélo en toute liberté et surtout sans contrainte de temps. La meilleure période pour apprécier ce magnifique Parc Naturel Régional se situe du printemps à l’automne.

Gilles PETIT

Le montant de l’inscription est de :
6 euros (licencié FFVélo)
8 euros (non licencié FFVélo)

Responsable de la Randonnée permanente Label national 349/20 :
M. Daniel ARNAULD
1 Rue André Coursaud
79510 COULON
Tél. : 06 77 36 74 61

P.S. : Les CYCLOS DE LA VENISE VERTE 79510 COULON organisent une « sortie vélo route » dimanche 20 septembre 2020 au départ de Coulon. Le rendez-vous est fixé à 9 heures devant la salle des fêtes de Coulon pour parcourir environ 50 kilomètres sur le plat du Marais Poitevin. Il est précisé que les participants doivent être équipés d’un casque et d’un vélo en bon état de marche. Pour les cyclistes qui roulent seuls ou entre amis le dimanche matin, et les autres, cette sortie club découverte est gratuite. Des précisions auprès de Bertrand Pétorin (06.78.80.84.03) ou Pascal Gontier (06.11.97.71.43).

CYCLOTOURISME : Une Randonnée permanente dans le Marais Poitevin

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Les Cyclos de la Venise Verte proposent « Le tour du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin ». Une nouvelle randonnée permanente dans ce Grand Site de France à parcourir, en cyclotouriste, à rythme choisi, sans aucune contrainte, sinon pédaler.

Les CYCLOS DE LA VENISE VERTE font une pause face à la maison aux volets bleus de la famille Ravard, admirée depuis la rive coulonnaise, mais construite sur la commune de Sansais – La-Garette. Photo DR

Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.

Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme.

« Notre club vient de créer une nouvelle randonnée permanente « Le tour du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin », ouverte aux cyclotouristes licenciés ou non, » informe M. Pascal Gontier, président des Cyclos de la Venise Verte (CVV). « La Fédération Française de Cyclotourisme [FF Vélo] nous a attribué le Label national 349/20 et cette randonnée compte également pour le Brevet National intitulé « A travers les parcs » qui regroupe les randonnées faisant découvrir les Parcs Naturels Régionaux de France. D’ailleurs, pour sa création, nous avons  bénéficié de l’aide du PNR Marais Poitevin. »

« Cette randonnée de 236 km a la particularité de présenter un dénivelé positif de seulement 162 mètres. Autant dire qu’elle peut être réalisée par beaucoup de monde, » précise le président.

La place de la Coutume à Coulon est le lieu de départ conseillé de la Randonnée permanente. Photo Gilles PETIT

L’eau est le fil conducteur de cette randonnée permanente, l’eau de la Sèvre niortaise, l’eau des Marais mouillés et desséchés, l’eau de l’Océan Atlantique. Depuis des millénaires, l’homme a trouvé une source de vie dans le Marais poitevin.

La place de la Coutume, située à Coulon (Deux-Sèvres), un des plus anciens villages du Marais, est le lieu de départ conseillé de la Randonnée permanente. Afin de mieux savoir « où on met les roues », cette place accueille La Maison du Marais Poitevin. L’écomusée du PNR Marais Poitevin qui enseigne toute l’histoire du Marais et l’importance des travaux réalisés.

Photo DR

Cette randonnée est ouverte à tous les cyclotouristes français et étrangers, licenciés ou non, régulièrement assurés pour la pratique de la bicyclette. Les participants non licenciés à la FFVélo sont assurés au minimum en Responsabilité Civile par l’organisateur.  Après inscription, le délégué des CVV adressera aux candidats l’itinéraire détaillé et renseigné sur les curiosités et les aspects pratiques (hôtels, restaurants, campings, vélocistes), ainsi qu’une documentation touristique.
Les participants feront apposer un cachet-souvenir sur leur carnet de route mentionnant le nom des localités de contrôle (ou photo du vélo devant le panneau ), à savoir, Coulon, Niort, Marans, La-Tranche-sur-Mer et L’Ile-d’Elle.
La Randonnée ayant un caractère touristique, il n’y a pas de délai imposé. En effet, le parcours peut être effectué en un ou plusieurs jours consécutifs ou non, mais dans la même année.
Les participants s’engagent à suivre le circuit défini dans son intégralité. Le départ peut être pris de n’importe quel point du parcours. Mais le sens indiqué sur l’itinéraire est conseillé.
Au terme de cette randonnée permanente, le carnet de route sera renvoyé au correspondant du CVV pour homologation, puis retourné au participant avec un souvenir ou un diplôme.

Les randonnées permanentes sont l’essence même du cyclotourisme. Elles allient autonomie, culture, tourisme, vélo en toute liberté et surtout sans contrainte de temps. La meilleure période pour apprécier ce magnifique Parc Naturel Régional se situe du printemps à l’automne.

Gilles PETIT

Le montant de l’inscription est de :
6 euros (licencié FFVélo)
8 euros (non licencié FFVélo)

Responsable de la Randonnée permanente Label national 349/20 :
M. Daniel ARNAULD
1 Rue André Coursaud
79510 COULON
Tél. : 06 77 36 74 61

Une organisation des CYCLOS DE LA VENISE VERTE 79510 COULON

 

 

 

 

 

MARAIS POITEVIN : Les « Elles » ont survolé la Venise Verte le 9 août 2020. Le tour de France du sport féminin

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Le Tour de France cycliste 2020 traversera le Marais Poitevin mercredi 9 septembre prochain. Il était précédé par un tour de France féminin, dimanche 9 août. Cette 6ème édition, hors compétition, intitulée « Donnons des elles au vélo » M-1, a fait une halte impromptue à Coulon.

Photo DR

Partis de Nice le 29 juillet, treize femmes, quelques hommes, rejoints par d’autres cyclistes femmes occasionnellement, effectuent les mêmes itinéraires de toutes les étapes du Tour masculin jusqu’au 20 août 2020 à Paris. La onzième étape « Donnons des elles au vélo » a traversé la Venise Verte dimanche 9 août 2020 en matinée. Le groupe a quitté Angoulins (Charente-Maritime) pour rejoindre Poitiers (Vienne) au terme de 167 kms d’un parcours jugé plat. Le programme de cette journée prévoyait un arrêt déjeuner à Cerzeau, une petite commune deux-sévrienne du saint-maixentais. Cependant, la municipalité coulonnaise a souhaité mettre l’accent sur le passage de ce tour de France au féminin. Un bourg de Coulon que le groupe devait seulement effleurer. Comme il ne s’agit pas d’une compétition, l’adjoint au maire, Fabrice Berjonneau, a invité les organisateurs à faire une courte pause dans les jardins de la mairie.

Un peloton de près de 80 cyclistes s’est arrêté à Coulon (79). Photo Gilles PETIT

Les organisatrices de « Donnons des elles au vélo » expliquent leurs motivations : « Le Tour de France féminin n’existe plus. La mobilisation de coureuses professionnelles a permis l’organisation d’une unique étape féminine officielle : « La Course by le Tour de France ». Ceci est un premier pas, mais poursuivons ces efforts en faveur du cyclisme féminin. Nous profitons du coup de projecteur du Tour de France Cycliste, pour promouvoir l’existence d’un cyclisme féminin. Afin d’attirer à nouveau l’attention sur cette inégalité et de montrer aux différents acteurs du cyclisme l’intérêt du public pour notre sport au féminin. » Un groupe de femmes devait se lancer dans l’aventure : « Faire le Tour de France 1 jour avant les professionnels hommes». Mais le confinement lié au coronavirus en a décidé autrement. De fait, l’opération sous-titrée J-1 est devenue M-1, pour : un mois avant le jour J.

Treize membres de cette équipe « Donnons des elles au vélo » sillonnent ce 6ème tour de France : Bettina Fischer, Nathalie Giloy, Solène Marquet, Karine G. de Lamarlière, Ofélie Tastavin, Caroline Soubayroux, Claire Floret, Sandra Cole, Laura Lestingi, Aline Clément, Valérie Jeudy, Céline Lauret, Lisa White, Coralie Conan, Magali Lagarde. Photo Gilles PETIT

Il est précisé que « Parce que le coronavirus circule toujours, toute l’équipe souhaite associer cette 6ème édition à une cause solidaire : une collecte de dons reversés à l’Institut Pasteur au profit de la recherche. » Vous pouvez faire un don sur la plateforme dédiée : don.pasteur.fr/coronavirus?fr

« Toujours dans l’ombre des hommes », elles tentent de « développer le cyclisme au féminin, fédérer, casser les stéréotypes et médiatiser la pratique ». Pour ce faire, elles invitent tous les cyclistes, femmes et hommes de tous niveaux, à les rejoindre sur une ou plusieurs étapes, voire sur quelques kilomètres seulement. Il suffit de choisir le ou les jours souhaités dans la rubrique Événements de la page Facebook https://business.facebook.com/pg/DonnonsdesellesauveloJ1. De plus amples renseignements sont disponibles sur le site dédié aux inscriptions https://ddeav.epinix.net.

Pour les accompagner, inscrivez-vous sur https://ddeav.epinix.net/parcours. Le nombre d’inscrit(e)s sera limité en fonction de la réglementation en vigueur (et à 70 inscrit(e)s maximum), avec une moitié de places réservée aux femmes et une moitié réservée aux hommes. »

 

Les étapes de « Donnons des elles au vélo » sont à suivre sur

lessportives.fr/tag/donnons-de

donnonsdesellesauvelo@gmail.com

https://www.instagram.com/donnonsdesellesauvelo/

Le tour de France « Donnons des elles au vélo » est reparti de Coulon en direction de Poitiers, vers 11h30, dimanche 9 août 2020. Photo Gilles PETIT

MAGNE (79) : Le « grand merci des Magnésiens » à M. Claude Audis

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Samedi 18 juillet 2020, l’équipe de Magné-Animation et les bénévoles du Festival International de Peinture de Magné (79), dont l’édition 2020 est annulée en raison de la pandémie du COVID19, a rendu hommage à son président fondateur et président d’honneur Claude Audis. Une plaque « lumineuse » a été dévoilée au cimetière local.

« Nous sommes le samedi 18 juillet 2020 et il est 11h35. A cette heure-ci, nous devrions être en train de parcourir les allées du Festival dans le cadre de l’inauguration de sa 32ème édition, » signale M. Gérard Laborderie, maire de Magné. « Malheureusement, cette année, le Festival a dû être annulé en raison de la crise sanitaire inédite que nous traversons et je pense que c’est une sage décision que l’équipe de Magné Animation, avec son président, a prise. Même si, j’en suis sûr, ce n’était pas de gaîté de cœur. Cette situation est vraiment inédite car c’est la première fois, en trente-deux ans que le Festival de peinture n’aura pas lieu. Faut-il y voir un signe du destin ? Justement l’année où Claude Audis, son président historique et emblématique, nous a quittés. »

Le maire de Magné, Gérard Laborderie (à gauche) et le président du Festival, André Prunier, (à droite) ont mené la cérémonie devant la tombe de Claude Audis au cimetière de Magné. Photo Gilles PETIT

M. André Prunier, le nouveau président du Festival International de Peinture de Magné, a proposé « un moment de recueillement en l’honneur de Claude ». En associant « les personnes disparues qui ont participé à la réussite du Festival, » M. Prunier pensait, entre autres, à deux personnes : Jean Thébault, l’initiateur du Festival décédé en 2015, et Jean-Claude Ballereau, membre actif de l’équipe de restauration du Festival 2019, parti en mai 2020.

 

Les origines du Festival

L’actuel président a retracé la genèse de la manifestation : « Il y a plus de trente ans, le Conseil municipal de Magné a mis en place une équipe avec, à sa tête, Claude Audis. Magné Animation était née et, tous les ans, c’est une famille qui se retrouve pour le grand rendez-vous de juillet. Fidèle à la volonté du maire Jean Thébault, Claude a su entraîner avec lui une équipe motivée et responsable qui a construit de façon durable un Festival reconnu et apprécié de tous. Claude est un bâtisseur, organisateur, rassembleur, il a su fédérer une équipe de fidèles bénévoles. Aujourd’hui, les rêves sont devenus réalité. La ténacité, l’enthousiasme de Claude ont permis de développer cette manifestation au-delà des espoirs des premières années. Disant souvent : je ne connais pas l’art, je ne sais pas dessiner, Claude s’est appuyé sur ses faiblesses, rendant ce Festival encore plus simple et populaire. Les artistes parisiens, comme on les appelait, géraient la partie artistique. Avec son parcours, Claude a aussi beaucoup évolué au service de l’art, en général, » conclut le président. « Le succès du Festival de peinture n’a jamais faibli au fil des années. Le chemin parcouru est immense. Que de contacts noués, d’amitiés construites. » Claude Audis aimait rappeler, « le Festival est né comme un pari, comme un défi, et il s’est installé comme une évidence. » La satisfaction du devoir accompli.

M. Gérard Laborderie : « En trente ans de présidence active, grâce à son engagement, à sa ténacité, mais aussi, et peut-être surtout, sa gentillesse et son sens aigu du relationnel, Claude Audis, avec l’aide de Nicole, son épouse, et une équipe de bénévoles, a fait de cet événement la manifestation phare de Magné. Grâce à la réputation du Festival, notre village est aujourd’hui connu de tous les amateurs de peinture de France et bien au-delà. Puisqu’il n’est pas rare d’y accueillir des artistes venus de différents pays européens, voire des cinq continents. Pour tout cela Claude, pour le rayonnement que tu as donné à notre beau village de Magné, je me fais le porte-parole de toutes les équipes municipales qui se sont succédé depuis la première édition en 1989 pour te dire un grand merci auquel j’associe également l’ensemble des Magnésiens. »

Jusqu’à la 31ème édition, l’artiste-peintre Jean-Marie Zacchi (à gauche) et Claude Audis (à droite) étaient les piliers du Festival International de Peinture de Magné. Photo Michel Castellani

Une plaque-photo

Le maire de Magné a refermé ainsi le livre des éloges : « En guise de reconnaissance de [son] action, l’équipe municipale qui m’entoure réfléchit à donner [son] nom à un espace de la commune en lien avec le site du Festival. La période de confinement ne nous a pas permis d’être prêts pour aujourd’hui, mais je m’engage à ce que tout soit prêt pour l’inauguration de juillet 2021. »

Magné Animation a déposé une plaque en hommage à Claude Audis, récemment disparu. Photo Gilles PETIT

Mme Nicole Audis a accepté le principe d’un « geste symbolique » en « hommage extraordinaire à [son] petit Claude ». En effet, Magné Animation a déposé une plaque sur la tombe de Claude Audis, sous la forme d’une « photo lumineuse » (auteur Michel Grégoire) présentant parfaitement le Festival avec les peintres, la Sèvre Niortaise et le village de Magné à l’horizon. M. Prunier précise : « Nous avons souhaité placer une inscription sur cette plaque et nous avons choisi : « Le Festival de peinture de Magné, comme un pari, comme un défi ! Merci Claude ! Et nous avons ajouté trois mots qui nous tenaient à cœur : Amitié – Respect – Fidélité. »

Enfin, « Claude a toujours prétendu qu’à Magné, on avait la maîtrise sur la météo. Et il l’a prouvé, car elle a été favorable pendant plus de 25 ans. Nous avons eu quelques épisodes rafraîchissants, mais Claude a quand même toujours maintenu sa position sur le beau temps au Festival de peinture. Jusqu’à ce merveilleux Festival 2018, le trentième, qui restera le Festival de Claude et de Jean-Marie [Zacchi]. »

La cérémonie s’est terminée par une minute d’applaudissements.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN – COULON – MAGNE : 50 ans, l’âge d’Or de « La Grange de Camille »

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« 50 ans, l’âge d’Or. L’âge dort mais nous allons le réveiller pour évoquer ces années 1970 où, après une petite décennie passée sur Paris dans le milieu théâtral, Cosette et André reviennent à Coulon et décident que la nouvelle scène de leur vie aura maintenant pour décor leur pays natal. » Le maître dans l’art du papier, Daniel Mar, avec Cosette Pignoux retracent la genèse du centre culturel « Coulon, rive gauche », une vraie grange maraîchine appelée « La Grange de Camille ».

La Grange de Camille est située sur la commune de Magné (79) face au village de Coulon. Photo Gilles PETIT

« En 1968, on écrivait « sous les pavés la plage », et en 1980 « sur les pavés l’art ». C’est ainsi que Bijou ne faisant plus entendre le bruit de ses sabots ferrés sur les pavés, étant déjà parti depuis quelque temps rejoindre ses compagnons de chevauchée dans la prairie du grand large, et Camille ayant refermé cette porte d’écurie comme on referme un livre quand l’histoire se termine. Camille le voisin d’enfance, le voisin du jardin d’à côté. C’est ainsi que commence l’histoire de la Grange à Camille, » se souvient Mme Cosette Pignoux, metteur en scène de théâtre.

 

L’écurie de Camille Paris

Monsieur Camille PARIS

Nous sommes en 1969, le fermier maraîchin Camille Paris vient de vendre ses trois dernières vaches et son cheval Bijou, l’écurie et la grange restent désormais vides. Résidant juste en face, sur l’autre rive de la Sèvre Niortaise, M. André Pignoux voyait cette grange vacante. « Il demande à Camille s’il ne pouvait pas lui louer ce lieu un peu improbable. Tellement symbolique de l’âme du pays. Là, ses photos seraient exposées en parfaite symbiose avec ce qu’elles représentent, » commente Daniel Mar.

 

L’année suivante, la famille Pignoux a l’idée d’en faire un lieu d’exposition et l’ensemble est alors réhabilité. S’y succèdent des potiers, tisserands, ébénistes. . . Puis de nombreux artisans et artistes. Citons des peintres de prestige : Chenilleau, Bugeant, Hélène Besnard-Giraudias et des intellectuels. « On a connu le potier de Jean Cocteau qui a bien voulu exposer là une trentaine de ses pièces », se souvenait le regretté André Pignoux. « Dans les années 1970, la grange faisait office de lieu culturel à Coulon« .

 

 

L’homme de théâtre et complice des artistes de toutes factures André Pignoux (juillet 2017) est décédé en mars 2018. « Sa mémoire demeure, » assure Cosette Pignoux.    Image Gilles Petit

Ouverte en 1970, sous le nom de « la Grange à Camille », l’ancienne ferme de Monsieur Paris, vit les premières expositions, sur 120 m², des photographies de M. André Pignoux et la fondation, en 1974, d’un groupement d’artisans régionaux. « Il y avait encore du foin à l’étage et les vaches juste parties », aimait rappeler le photographe local. Très fréquentée, « la Grange à Camille » ne devait pas rouvrir ses portes, après la pause hivernale. Mais André et Cosette Pignoux n’ont pu se résigner à laisser les volets clos. Parlant alors au nom des artistes de la première édition, le regretté sculpteur Laurent Page expliquait : « Avec cette rénovation de la grange, nous faisons le pari de continuer à faire vivre cet endroit avec les fruits de nos travaux ».

 

Quand la « Grange » change de nom !

Rebaptisée « la Grange de Camille », l’ancienne propriété de M. Camille Paris, conserve l’architecture caractéristique de ces vieilles maisons du bord de fleuve, à savoir un corps d’habitation et une écurie en l’état, les auges, les râteliers, même le sol a été conservé intact avec ses pierres inégales et le « courant au purin » intégralement préservé. Construite comme la plupart des maisons maraîchines, à la fin du XIXe siècle, elle dispose d’un rez-de-chaussée (l’ancienne écurie) et d’un étage (ancien fenil).

Certains artistes exposent leurs œuvres dans « la Grange de Camille » depuis une vingtaine d’années, c’est le cas de Daniel Mar (photographie puis art du papier). L’artiste retrace la genèse d’une aventure « gagnante » : « Lorsqu’André a retrouvé son pays natal, il a tout de suite pris conscience des mutations qui étaient en train de se produire dans ce milieu rural. Une époque charnière où les tronçonneuses remplacent les scies, les tracteurs se substituent aux chevaux. . . Alors lui qui, sur Paris, a aussi appris la photo, se met à saisir en noir-et-blanc les ultimes images du transport du bétail dans les bateaux, des lavandières sur les bords de Sèvre, tous les gestes ancestraux de ce monde rural qui bientôt vont disparaître. Et dans cette grange, toutes ces images vont trouver là un parfait écho. Et puis très vite, André et Cosette pensent qu’ils pourraient peut-être aussi accueillir en ce lieu d’autres artistes, artisans d’art susceptibles de présenter ici leurs œuvres. Alors, les années suivantes, vont se croiser ici potiers, ébénistes, tisserands. Et d’emblée c’est le succès car à l’époque nulle part ailleurs dans la région il n’y a d’équivalent. On y trouve du mobilier, des abat-jours, des foulards, des peaux de bête, et bien sûr des œuvres peintes ou sculptées par des artistes locaux. On y accourt de partout de la région et plus encore du proche pays niortais où tout le monde a, au moins, entendu parler de la Grange à Camille.

 

« la Grange a 50 ans ! »

La soirée d’anniversaire « la Grange a 50 ans ! » était ponctuée des musiques et poèmes interprétés par Anne Testard. Photo Gilles PETIT

« Dès qu’il y a un cadeau à faire pour un parent : la Grange à Camille; un collègue qui part à la retraite : la Grange à Camille; le voisin qui va pendre sa crémaillère : la Grange à Camille. Les années passent, les temps changent. Nous sommes dans les années 1990, la Grange elle aussi se doit d’évoluer, mais Cosette et André craignent vivement que les organismes officiels les obligent à des changements radicaux comme, par exemple, la démolition du sol et son pavage qui participeraient à anéantir l’âme du lieu. Mais la bonne fée du Marais veille et la Grange ne connaîtra pas les transformations. Souhaitant alors se positionner en dehors de tout mercantilisme, en 1999, le couple va finalement décider de ne réserver la Grange qu’aux artistes. Elle va alors devenir un incontournable lieu culturel, un espace un peu hors du temps et de l’agitation galopante, une escale précieuse où il fait bon se poser. Et ils vont être nombreux à s’y succéder les artistes. Des dizaines et des dizaines, reconnus, connus ou inconnus, mais tous animés par une même flamme créative, reflet de leur âme. A ce jour, ont exposé ici, en ce lieu magique environ 280 artistes. Je fais partie de ceux-là. Je voudrais dire au nom du plus grand nombre combien nous sommes attachés à cet endroit qui se perçoit au travers de nos cinq sens. »

« Coulon Rive gauche » offre du rêve

« On avait besoin d’un lieu pour mettre nos rêves, » reprend Cosette Pignoux. « Nous cherchions justement un lieu habité par une histoire. Oui, Camille les murs de ta grange parlent, les murs racontent ! Camille, toi qui fais maintenant des promenades en bateau avec les touristes, tu sais, ils seraient heureux ces gens-là de voir une expo ! L’amitié de voisinage allait jouer en notre faveur. Et voilà, mes ailes repoussent, mes rêves s’envolent, on parle, on rencontre, on partage, on crée, on imagine. Ah oui, l’imagination est au pouvoir. Rêves réalisés, on est dans le concret dans ce lieu avec des photos d’André accrochées sur un mur de foin. Qui pourrait faire ça, qui pourrait imaginer faire une chose pareille ? C’était très beau, les photos de labour, sur un mur de foin. C’était extraordinaire! »

« Coulon rive gauche » (aquarelle, huile, dessin, sculpture, estampe, photo, art du papier) héberge, cette année, Jean Artibricolo, Danièle Baudry, Françoise Bousseau-Janon, Fredy Gautier, Christiane Gilbert, Phil Lejeune, Daniel Mar, Fabrice Morin, Sandrine Pignoux, Louise Maby, Sébastien Momot, Jean-Michel Tronche et les photographies d’André Pignoux. Photo Gilles PETIT
Une création Daniel Mar

Daniel Mar : « Sereine au bord du fleuve, la Grange est aujourd’hui d’une nature forte qui a vu passer bien des natures mortes mais qui pourtant reste toujours bien vivante. Tu vois André, tu vois Cosette, vous pouvez être fiers de ce jour et de ce que vous avez créé qui, cinquante ans plus tard, continue à se perpétuer. » L’artiste apporte « une petite preuve supplémentaire à ce constat. » En s’amusant avec les lettres du mot grange, Daniel Mar a mélangé les lettres. « Pour le mot grange, il n’y a qu’un anagramme possible : gagner! »

« C’est ainsi que vit la Grange, une porte ouverte aux rencontres, aux moments chaleureux des instants partagés, les yeux engrangent les souvenirs, les paroles s’échangent, s’enrichissent. La Grange, c’est le pas lourd des sabots de Bijou sur le pavé. La Grange, c’est Camille. La Grange, c’est l’amour, pour l’échange de deux passionnés. La Grange, telle est sa vocation, la beauté du tableau, la lumière des photos, le geste assuré du sculpteur passionné, les odeurs de lavande échappées du tableau, les pas du visiteur caressant les pavés. La Grange, c’est le lieu magique des magiciens. La Grange, c’est le reflet d’une vie transparente du vécu comme un poème qui s’éternise dans le temps, » conclut Cosette Pignoux.

L’exposition « Coulon rive gauche » est ouverte jusqu’à fin septembre dans « la Grange de Camille » en bordure de Sèvre Niortaise, face au bourg de Coulon (Marais Poitevin – Deux-Sèvres). Visite libre.

Gilles PETIT

Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leur auteur.

Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI

CIVAM MARAIS MOUILLE : A la recherche des plantes messicoles

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Au cœur du Marais Poitevin, le réseau CIVAM Marais Mouillé a offert « une balade dans les champs cultivés » à la recherche des plantes messicoles. Guidée par un professionnel de Deux-Sèvres Nature Environnement.

A la recherche de plantes messicoles dans un champ cultivé. Photo Gilles PETIT

Fidèle à son slogan « Campagnes vivantes », chaque premier mardi du mois (normalement), toute l’année, le réseau CIVAM (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) anime « des Cafés Citoyens ouverts à tous les curieux, agriculteurs, particuliers, élus, Maraîchins ou visiteurs ». Il s’agit de soirées gratuites de découverte, d’échange et de partage autour de sujets liés à l’agriculture et au territoire du Marais Mouillé.

Une balade semi-nocturne

Mardi 7 juillet 2020, une dizaine de personnes se sont retrouvées dans la plaine coulonnaise pour découvrir « tout ce qui vit dans nos cultures ». En préambule, l’animatrice du CIVAM Marais Mouillé, Eline Lombart a informé que, d’une part, le Centre est une association d’agriculteurs ayant choisi de « se développer en échangeant entre eux sur des sujets liés au monde agricole, et en travaillant ensemble sur tout. » D’autre part, qu’il organisait, ce soir-là, un Café-citoyen accueilli par le GAEC La Passion, un Groupement Agricole d’Exploitation en Commun qui siège à Coulon (79), et par l’association Deux-Sèvres Nature Environnement (DSNE79) accompagnée opportunément d’un représentant du Groupement Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS).

Cette balade consacrée à « la découverte de la biodiversité dans les champs cultivés avant les moissons », s’est déroulée à l’orée d’une parcelle de blé juste moissonnée. « Nous sommes tributaires des aléas de la maturation des germes et des conditions météorologiques, » a expliqué M. Guillaume Largeaud, l’agriculteur qui gère le GAEC La Passion, avec son associé Florian Moinet.

Le GAEC La Passion

MM. Guillaume Largeaud (à gauche) et Florian Moinet (à droite) ont accueilli le Café citoyen du CIVAM dans leur GAEC La Passion à Coulon. Photo Gilles PETIT

Une exploitation qui, depuis 2008, élève des bovins allaitants Blonde d’Aquitaine et Maraîchine, ainsi que 18 000 poulettes pré-pondeuses. De plus, elle cultive l’alimentation nécessaire en interne et dispose de plusieurs herbages.

« L’exploitation, c’est environ 40 propriétaires de terres exploitées par nos familles depuis trois générations, » informe M. Largeaud. « L’avantage de notre métier fait qu’on en apprend tous les jours. Si on veut, on peut apprendre beaucoup de la terre, des sols, de l’environnement. C’est un métier formidable. On vit sur quelque chose de formidable, on n’y fait pas forcément attention. Prendre le temps de sortir du boulot, s’asseoir et admirer. »

Justement, ces jeunes agriculteurs voient bien des plantes poussées ça-et-là au travers de leurs cultures. Ils s’y intéressent, surtout lorsqu’elles perturbent les récoltes. Ce sont des plantes messicoles, thème de la présente soirée d’été.

On cherche encore et on écoute attentivement !!! Photo Gilles PETIT

Plantes messicoles ?!

M. Stéphane Barbier, chargé de mission botanique chez DSNE79, une association qui vient de fêter ses 50 ans, affiliée à France Nature environnement, Poitou-Charentes et Nouvelle-Aquitaine : « Messicole désigne un groupe de plantes liées aux moissons, calquées sur les semis de céréales d’hiver qui germent à l’automne, qui croissent en hiver, qui fleurissent au printemps et maturent au moment des moissons. Les graines restent d’une année à l’autre dans le sol, germent quand les conditions leur sont favorables, quand il existe des rotations de cultures. C’est un terme défini sur la base de l’écologie des plantes. » Les novices pourraient les confondre avec les adventices. M.Barbier précise : « En agriculture, les adventices sont des plantes qui posent des problèmes de rendements, qui gênent selon les types de cultures semées. » Les deux concepts se croisent donc.

« Des messicoles sont menacées et figurent sur des listes rouges. 80 espèces de plantes sur le Poitou-Charentes sont considérées comme messicoles. Et environ la moitié sont considérées comme menacées. Elles sont devenues rares et on passe du temps à venir échanger avec les agriculteurs pour mieux comprendre leur écologie, mieux comprendre leurs pratiques, pourquoi elles sont dans un champ plutôt qu’un autre, même proche voisin. Nous essayons de voir comment la préserver, la valoriser. Nous dressons actuellement un inventaire déjà bien avancé, » poursuit l’animateur de DSNE79.

On l’a dit, le champ de blé qui devait être ausculté était moissonné, mais pas les parcelles alentour et les bords du long chemin de pierre rectiligne, lieu de rendez-vous pour la balade semi-nocturne.

Photo Gilles PETIT

On a parlé et/ou cherché des plantes, communes ou rares, qui ne poussent pas forcément sur ce territoire. Il a été question (Ref.: le guide les Messicoles du Poitou-Charentes à destination des bénévoles) d’Adonis d’automne, Nielle des blés, Bugle Petit-pin, Buplèvre à feuilles rondes ou ovales, Caucalis à fruits larges, Bleuet, Chrysanthème des moissons, Petite spéculaire, Miroir de Vénus, Buglosse des champs, Muflier des champs, Renoncule des champs, Peigne-de-Vénus, Coquelicot hybride ou Argémone, et bien d’autres.

Le Falopia convolvulus. Photo Gilles PETIT

Dans une culture de pois, les participants à la balade ont découvert, entre autres, le Falopia convolvulus. Confondue avec le liseron, cette renouée est une plante herbacée annuelle de la famille des Polygonaceae.

Était présent le long du chemin, le Torbyle élevé, ombellifère de la famille des carottes aux fruits aplatis et feuilles plaquées contre la tige, qui pousse également dans les friches mais préfère les champs cultivés.

La Tordyle élevé (Tordylium maximum) présentée par Emilie Largeaud Photo Gilles Petit

En cherchant bien M. Stéphane Barbier a recueilli du Coquelicot commun. « Ça fait longtemps que l’on n’a pas eu d’invasion de coquelicot, » intervient M. Largeaud. C’est dû à quoi ? Peut-être à la pratique de semis cette fois-là. Les intempéries éventuellement ? « Souvent, une autre plante se développe dans les endroits où les cultures n’ont pas poussé. Soit parce qu’il y a eu un excès d’eau, un excès de chaleur, ou l’engrais organique qu’elle n’aimerait pas, la plante serait restée à stagner, d’autres espèces ayant alors pris la lumière, et elles ont pu se développer dessus, » s’interroge l’agriculteur.

Et les oiseaux ?!

M. Jean-François Guété du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres. Photo Gilles PETIT

Cerise sur le gâteau, la présence de M. Jean-François Guété. Cet habitant de la commune maraîchine d’Arçais est membre bénévole du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS). En effet, selon Eline Lombart : « DSNE étudie tout sauf les poissons, du ressort de la Fédération de pêche, et les oiseaux ». Ça tombe bien car l’association de protection de la nature, le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres a pour vocation l’observation, l’étude et la protection des oiseaux sauvages, nicheurs, hivernants ou migrateurs du département des Deux-Sèvres.

Le sujet est complémentaire au thème de ce Café citoyen. Les champs cultivés abritent également les oiseaux, lesquels constituent de bons indicateurs de la santé de notre environnement.

Étant présent comme simple participant, M. Guété n’a pu résister à la pression des curieux. Alors, à la nuit tombée, les observateurs du sol ont relevé la tête pour rejoindre le monde des oiseaux.

Ce fut alors un festival d’explications et de descriptions dont notamment l’art de trouver et compter les nids de busard et leurs occupants sans les déranger, ni indiquer aux prédateurs leur emplacement. Jean-François Guété : « Dans les champs, il y a d’autres oiseaux beaucoup moins gros, au printemps qui sont super jolis, mais vous ne les voyez pas parce qu’il faudrait des jumelles. Dans le colza, il y a les gorges-bleus, par exemple. Le colza a été battu mais ils sont toujours là. Les bergeronnettes printanières se voient à l’œil nu, elles sont jaune-citron. Superbe ! Dans les blés, le bruant est fréquent chez nous. Les fauvettes grisettes qui chantent sur les blés, des pies-grièches écorcheurs qui vont y chasser mais qui ne nichent pas dedans, et utilisent des haies et des champs voisins. Des œdipes, des grands oiseaux très furtifs qui aiment bien nicher dans les jeunes tournesols. Nous n’avons plus d’outarde canepetière, ici. »

Intarissable, l’ornithologue poursuit par « l’envahissement de hérons garde-bœufs et beaucoup de cigognes. Des goélands bagués. La population de hérons cendrés a explosé depuis la prolifération d’écrevisses. Le cormoran mange du poisson. » Et une pléiade de tout petits oiseaux qui se mettent dans les bordures de chemin. Tous sont des oiseaux insectivores. « Si on broie tout trop tôt, ils vont avoir un souci. »

Enfin, M. Quété assure des séances de sensibilisation auprès des jeunes, notamment en matière de libellules et de papillons.

Gilles PETIT

CIVAM MARAIS MOUILLE

– 25 route des cabanes
79270 La Garette
Tél : 06.71.94.75.35
Tél : 05.49.35.46.35
Email : maraismouille@civam.org

COULON (79) : Anne-Sophie Guichet : « maire de Coulon, c’est pas possible, pas moi et puis voilà »

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A Coulon, une commune deux-sévrienne située dans le Marais Poitevin, la population s’est choisi une nouvelle équipe municipale dirigée par Mme Anne-Sophie Guichet. La tête de la liste, sans étiquette, « Ensemble, construisons l’avenir », seule en lice élue dès le premier tour des dernières élections, « recherche un système de plateforme participative, quelque chose qui pourrait créer du lien permanent avec la population, laquelle pourrait interagir, poser des questions . . . »

Mme Anne-Sophie Guichet, maire de Coulon 79) Photo Gilles PETIT

Selon Mme Anne-Sophie Guichet, première adjointe au maire de la municipalité précédente : « Coulon est une magnifique commune du Marais Poitevin. Coulon est une commune touristique qui est un peu un dortoir du pays niortais. Sa population [2318 habitants au 1er janvier 2020 NDLR] évolue avec beaucoup de jeunes qui viennent s’installer. C’est intéressant puisque ça nous permet de faire vivre nos écoles, ce qui est hyper important, comme faire vivre un peu nos commerces. » « La population a bien rajeuni, » constate la maire, « c’est le résultat de la politique du développement de lotissements, et d’autres opérations » menées par les municipalités précédentes.

En effet, le dernier recensement effectué par l‘Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) démontre qu’après une période de stagnation entre les années 1920 et 1970, la commune a amorcé une progression constante, ce qui lui vaut sans aucun doute aujourd’hui d’être classée non plus « commune rurale », mais plutôt « commune péri-urbaine ». Coulon a gagné plus de 300 habitants depuis 1999 et plus de 850 habitants depuis 1968.

 

Pourquoi avoir brigué le poste de maire à Coulon ?

Anne-Sophie Guichet : « La nouvelle maire est arrivée là parce qu’à un moment donné elle a été sollicitée par des personnes qui ont souhaité, voilà quelques années, qu’elle intègre l’équipe municipale. J’ai commencé à être impliquée dans la vie de la commune quand mes enfants sont allés à l’école. Avant, ce qui se passait sur Coulon, je le vivais, mais je n’étais pas forcément impliquée dans la commune. Puis il y a eu l’association des parents d’élèves, je me suis impliquée, je me suis prise au jeu et tout ça a fait que je me suis rendu compte que je vivais dans une belle commune. Que cette commune avait besoin de personnes pour vivre sa dynamique. Et puis, ça s’est fait naturellement. Je pense que j’ai des prédispositions. J’ai dans ma famille des parents qui ont toujours été impliqués dans des associations, qui ont toujours été bénévoles. C’est un état d’esprit. De plus, mon papa est aussi dans un conseil municipal. J’ai été élevée dans cette dynamique et j’en suis ravie. Je pense que mes enfants vont avoir aussi cet héritage. C’est hyper important et c’est riche. Si quelques années en arrière on m’avait dit « tu seras maire de Coulon », j’aurais dit non c’est pas possible, pas moi et puis voilà. Cette envie et ce besoin de faire avancer les choses toujours dans l’intérêt général. Je me suis piquée au jeu, si l’on peut dire. C’est ce qui m’a motivée et fait que j’ai accepté de prendre cette responsabilité, en me disant que finalement j’ai tout aussi ma place que n’importe quelle autre personne. »

Anne-Sophie Guichet poursuit : « Il ne faut pas s’attendre à avoir des félicitations sinon on va finir par être malheureux. J’en suis consciente. J’ai fait un abandon partiel de la vie familiale, mais aussi de la vie professionnelle, puisque je suis jeune (47 ans), je ne suis pas encore à la retraite et j’ai une activité professionnelle mise entre parenthèses, pas complètement. Mais je le fais parce que j’y trouve aussi un intérêt collectif. Je me dis : mince, Coulon est une belle commune, il y a plein de belles choses à faire. Je suis entourée d’une bonne équipe. Je ne serais pas partie sans une bonne équipe. J’ai mis du temps à franchir le pas, maintenant qu’il est franchi je ne regrette pas. Je sais qu’on a une lourde charge et qu’on a beaucoup de travail. J’en suis convaincue. Et qu’on a pris du retard notamment avec la pandémie. On ne va pas faire un mandat de six ans, on va faire un mandat de cinq ans et demi parce que là, on n’a pris des fonctions qu’au mois de mai. Les choses se font de moins en moins facilement, par des contraintes de budgets, des contraintes administratives. L’enjeu pour notre équipe est d’apporter du sens en permanence à ce que l’on fait ou que l’on ne fait pas. Et quand on ne le fait pas, expliquer pourquoi c’est retardé. C’est hyper important et ça passera par la communication. On doit encore discuter, échanger, voir comment on va mettre en place. J’en suis convaincu, si on explique les choses, si l’on dit pourquoi on a fait comme ça et pas autrement. Faut être transparent, c’est la transparence qui permettra aux gens de comprendre. »

 

L’équipe municipale, quésaco

Les nouveaux conseillers municipaux coulonnais (photo DR extraite de la profession de foi de la liste candidate)

Anne-Sophie Guichet : « L’équipe est formée de personnes résidant un peu partout sur le territoire pour qu’il y ait une représentation logique ; qu’on ait tous les âges ; de plusieurs catégories socio-professionnelles ; d’activités différentes ; aussi des personnes issues d’associations qui ont un souci d’intérêt collectif, de bien vivre ensemble, de partage. Les compétences ont aussi joué un rôle, » notamment en matière de sécurité, communication interne, externe, tourisme, . . . « Il faudra être vigilant, c’est pourquoi [la maire] a souhaité un poste d’adjoint en moins pour avoir plus de conseillers délégués de manière à impliquer davantage de personnes. » Le conseil municipal compte aujourd’hui quatre adjoints (1er, M.Dominique Giret ; 2ème, Mme Marie Le Chapelain ; 3ème, M. Fabrice Berjonneau ; 4ème, Mme Isabelle Héhunstre) et cinq délégués (Madame Angélique Dumoulin et Messieurs François Sabourin, Julien Guibert, Patrick Cartier et Pascal Morin).

 

Les relations publiques ?!

En terme de fonctionnement, Mme Guichet souhaite avoir « très souvent des moments de partage et d’échange. Que ce ne soit pas uniquement les adjoints qui se réunissent, que tout le monde ait le même niveau d’informations. C’est important. Il y aura des réunions publiques sur des sujets spécifiques (grands projets. . .). Pour moi, c’est une obligation de communiquer, de donner du sens et d’expliquer. On recherche un système de plateforme participative, quelque chose qui pourrait créer du lien permanent avec la population et qu’on puisse interagir, poser des questions, pour faire des sortes de sondages. . . Il faut qu’on avance tranquillement, il ne faut pas se précipiter, il ne faut pas se tromper. Nous avons plein d’idées. On voudrait faire des points de temps en temps en différents endroits de la commune. Nous avons institué le quart d’heure citoyen [en fin de réunions du conseil municipal] : on essaie, on met en place, si ça fonctionne tant mieux, si ça ne fonctionne pas, on voit si on peut améliorer ou changer quelque chose. Des questions d’intérêt collectif uniquement. » « Je me réserverais le droit de ne pas répondre en proposant une prise de rendez-vous pour les questions personnelles », précise la maire qui « envisage d’être présente en mairie tous les mercredis sans rendez-vous et de le faire savoir aux Coulonnais ». Cependant, il faut laisser au conseil municipal jusqu’à la fin de l’année pour prendre ses marques.

 

Des projets ?!

M. Pierre Rousseau, ancien maire de Coulon Photo Gilles PETIT

L’ombre de M. Pierre Rousseau, l’ancien maire de Coulon de 1989 à 1998 qui a remodelé en profondeur le bourg de Coulon, a plané lors de l’évocation des grands projets de cette nouvelle mandature. En effet, tous ces projets remontent à l’ère Pierre-Rousseau. Par exemple, la construction d’une salle polyvalente qui revient périodiquement, pourrait voir le jour sur la commune dans le secteur de l’Autremont. « Un autre projet qui me tient à cœur, » annonce Mme Guichet. C’est la résidence seniors envisagée dans l’ancienne Maison Familiale Rurale, rue Elise-Lucas. « Pour [la maire], ce serait un beau projet pour la commune qui permettrait à nos aînés qui le veulent de rester à Coulon, voire de bénéficier d’une structure adaptée. »

Le Centre Social et Culturel du Marais, à gauche, le musée du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, à droite. Photo Gilles Petit

Enfin, M. Pierre Rousseau répétait à qui voulait l’entendre : « une commune s’enrichit quand elle possède et crée un patrimoine immobilier ». Outre la maison Elise-Lucas, citée plus haut, le groupe école-salle des fêtes, l’église et le bâtiment de la mairie actuelle, les Coulonnais possèdent la maison de la Coutume et sa voisine l’ancienne auberge. Le premier bâtiment est loué au Parc Naturel Régional du Marais Poitevin pour l’aménagement de son musée « Maison du Marais Poitevin ». Le second héberge le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM), une structure intercommunale Coulon-Magné. Ces deux bâtiments font l’objet d’une offre d’achat par le Conseil départemental des Deux-Sèvres. Sur proposition de son maire, le Conseil municipal précédent s’est dit favorable à cette initiative. Les nouveaux élus n’y sont pas opposés. Mme Anne-Sophie Guichet explique : « Avec l’agent d’assurance, nous avons fait le tour des bâtiments communaux. » L’agent estime que Coulon est la commune qui possède le plus de patrimoine lequel n’est pas toujours en très bon état. « Le souci est là, » estime la maire. « Plus il y a de patrimoine, plus ça demande d’entretien et donc d’argent. Et aujourd’hui, les finances de la commune ont tant de choses à faire. Le bâtiment du Centre social n’est plus aux normes et on sera incapable de supporter la charge de travaux. On a beaucoup réfléchi à la question. Ce qui a fait pencher la balance, c’est que ces bâtiments vont rester publics, ouverts à tous sur la commune. Effectivement, on perd la propriété, mais on ne vend pas à un privé qui va tout fermer. Cet argent va permettre de développer autre chose pour les Coulonnais. Il y aura repositionnement du CSCM. Ce centre social est une richesse sur la commune. Il faut voir tout ce que ça nous rapportera. Nous expliquerons aux Coulonnais. La nouvelle équipe n’a rien décidé, il faut qu’on travaille, qu’on fasse des groupes de travail. Qu’on associe la population. Faire une commission. L’ancienne équipe avait des idées pas forcément mauvaises, la nouvelle équipe a des idées qui ne sont pas forcément les mêmes alors il faut qu’on arrive à mixer tout ça et sortir les meilleures. »

 

En tous cas, rappelons que, dans l’immédiat, les élus comptent développer la communication. Ils vont refondre le site internet local et relancer l’édition d’un bulletin municipal, un magazine distribué en plus de l’agenda annuel, ce-dernier étant, semble-t-il, apprécié car « les gens l’attendent avec beaucoup d’impatience ».

Gilles Petit