Coulon

MAGNE (79): Le Festival de peinture fait don de tableaux grand format à la commune

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L’association Magné Animation a fait don à la municipalité magnésienne de six tableaux grand format réalisés par des artistes-candidats lors du 34ème Festival international de peinture de Magné. L’art de donner une autre dimension au « village de la peinture ».

De gauche à droite, M. Gérard Laborderie, maire, les artistes Joël Achard, Francis Pollet et Ludovic Le Moal, M. Gérard Doray, président de Magné Animation. Photo Gilles PETIT

Lors d’une soirée conviviale, samedi 20 janvier 2024, le maire de Magné Gérard Laborderie a réceptionné six tableaux réalisés par des artistes assidus au Festival de peinture local. Ces œuvres, de grand format sont aujourd’hui accrochées aux murs de la salle polyvalente.

M. Gérard Doray, président de Magné Animation : « Lors du festival 2022, mon prédécesseur [M. André Prunier ndlr] avait proposé à un petit nombre d’artistes de s’exprimer sur des tableaux de dimensions différentes », en marge de la 34ème édition du Festival. La nouvelle équipe de Magné Animation qui avait ces tableaux en réserve, a choisi de les sortir pour « donner un reflet de la dimension de la peinture à Magné », à l’attention des habitants, mais aussi pour marquer « cette relation privilégiée avec la peinture ». Après consultation et acceptation des auteurs des œuvres concernées, Magné Animation a fait don des grands tableaux à la collectivité locale. Ainsi, le maire a choisi de les exposer dans « un lieu à privilégier », à savoir la salle polyvalente de Magné.

« Quand le président de Magné Animation m’a proposé de les offrir à la municipalité, » explique M. Laborderie, « je me suis dit, voilà une première étape, la possibilité de mieux faire connaître la peinture à tous, en les exposant dans une salle où tout le monde passe. Cette salle polyvalente est très demandée et les gens vont pouvoir admirer ces œuvres. »

Des artistes primés au Festival international de peinture de Magné

Six tableaux grand format ont donc été fixés sur trois murs de la salle hexagonale de Magné. Il s’agit des œuvres de madame Kim Pardon et de messieurs Joël Achard, Félix Trost, Francis Pollet, Ludovic Le Moal et JIPE.

Trois artistes étaient présents à cette petite cérémonie d’affectation : Ludovic Le Moal, Francis Pollet, et Joël Achard. Les trois autres artistes étaient excusés : (photos ci-dessous de gauche à droite) JIPE, Kim Pardon et Félix Trost, en plein travail lors du 34ème Festival de peinture de Magné.

M. Joël Achard pense que « c’est une brillante idée esthétique. On aurait pu penser à la salle de sports dans laquelle les jeunes passent, mais finalement c’est encore mieux ici. La différence entre un format classique et un grand format ? C’est la patte habituelle du peintre à la différence que c’est plus grand. »

M. Ludovic Le Moal se souvient « Le jour de la réalisation de ces tableaux, il faisait très chaud et nous étions super bien exposés. Faire des tableaux plutôt grands demande plus de rapidité. C’est un vrai challenge et c’est un vrai plaisir à faire. La difficulté était de réaliser un tableau en plus durant le Festival. » Il a ajouté : » Je suis venu dans la région parce que j’ai découvert le Festival de Magné. »

M. Francis Pollet a résumé la genèse de cette histoire : « La première fois que le président de l’époque André Prunier m’en a parlé, c’était au festival de Saint-Loup. Je lui ai demandé quelle grandeur il souhaitait. Deux mètres sur deux mètres, oh ! J’ai rarement eu si chaud. J’ai mis deux jours à m’en remettre car le festival plus un grand format … L’urgence ça ne me déplait pas parce que ça oblige à être rapide. Je suis très heureux d’être accroché à côté de ces talents. »

Un vœu

Monsieur le maire de Magné, Gérard Laborderie, a fait un vœu : « Nous arrivons à la 36ème édition du Festival et aujourd’hui on imagine mal la commune de Magné sans son festival de peinture. Chaque année, c’est une très belle réussite. C’est vrai, tout le monde connaît le festival, mais néanmoins, en dehors de la période du festival, quand on traverse Magné, rien n’indique que la peinture y est très présente. Il y a le Four Pontet, une salle d’exposition qui expose des œuvres pendant environ neuf mois de l’année. Mais il faut y aller, on n’y va pas par hasard. J’aimerais donner une autre dimension de la peinture à Magné et que toute personne qui traverse la commune se dise « Ah Magné, c’est un village où la peinture est très présente ! » Tout ça reste à faire, il faudra trouver les bonnes solutions. Les artistes-peintres pourraient nous conseiller. Je me suis dit : ce don peut être une première étape. Pour poursuivre cette action, je souhaiterais qu’un groupe de travail se mette en place pour y réfléchir. » Il serait composé d’élus municipaux, de membres de Magné Animation, d’artistes, chargés de trouver un moyen d’exposer la peinture dans les rues de Magné. Une peinture qui résiste à tous les temps, toute l’année.

Gilles PETIT

LA GARETTE (79) : entre macarons, bornes, barrières et questionnaires, depuis 30 ans, la rue des Gravées traîne son « serpent de mer ».

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Après deux années de « Grands Travaux », la rénovation de la rue des Gravées à La Garette s’est achevée au printemps 1995. Depuis, la circulation et le stationnement sont au centre des débats des équipes municipales successives qui se heurtent à une partie des habitants de ce village touristique. Un consensus a mené vers l’accès aux seuls riverains. Une « libre circulation » étant toujours constatée, l’actuel maire de Sansais-La Garette souhaite faire installer des barrières. Des habitants s’offusquent.

Le 16 septembre 1995 était inaugurée, en grande pompe, une rue des Gravées, toute neuve, à La Garette, un des deux hameaux de Sansais-La Garette, une commune située dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres. Après deux années de travaux, les problèmes de circulation et de stationnement sur cette voie touristique ont (re)surgi. Alors, à peine les engins de chantier partis, le conseil municipal local, conduit par le maire Daniel Biston, réglemente la circulation automobile aux seuls habitants de la voie, dès la saison estivale 1995.

Le village-rue de La Garette : une partie de la rue des Gravées Photo Gilles PETIT

Comment contrôler l’accès à la rue des Gravées ?

Depuis 30 ans, les élus successifs ont rivalisé d’imagination en cherchant LA solution : en 1996, la municipalité Biston a instauré un système de macarons destinés aux habitants. Ainsi, chaque résident a reçu un macaron autocollant par véhicule possédé jusqu’à concurrence de deux par foyer et un autre réservé à leurs invités. Par ailleurs, la mairie avait enregistré de nombreuses demandes d’attributions supplémentaires de macarons. De grands panneaux d’informations avaient été dressés aux entrées de La Garette, ainsi qu’une signalisation routière ad hoc. Les visiteurs étaient invités à stationner sur deux parkings de dissuasion, l’un en bordure de la route départementale N°1, l’autre à l’entrée du centre touristique. Parallèlement, la municipalité avait engagé un programme d’achat de parcelles afin de créer localement de petits parkings au fil de la rue.

Est concernée par le contrôle d’accès la partie résidentielle de la rue des Gravées, à savoir cet arc de cercle de 800 mètres de long. Image Mapcarta

A l’heure du bilan de cette expérience, en octobre 1996, la mairie a adressé des formulaires d’opinion aux riverains. La moitié des questionnaires est revenue à la mairie. La majorité des réponses s’exprimait pour le maintien de la règlementation en place. En conséquence, « l’arrêté pris au printemps 1996 ne sera pas modifié. La rue restera fermée toute l’année à la circulation automobile à l’exception des véhicules riverains disposant d’un macaron qui devront respecter un sens unique et rouler à vitesse réduite. Le stationnement sera interdit sur toute la longueur du village-rue. »

En 1998, les macarons ont disparu, un nouveau sens unique est décrété, et la circulation est ouverte à tous les véhicules du 1er novembre 1998 au 30 avril 1999, à titre d’essai. Le 19 octobre 1998, le conseil « reste néanmoins soucieux du non respect de la réglementation par certains riverains qui empruntent toujours le sens interdit, et les touristes qui empruntent la rue en période d’affluence. »

Le 10 avril 1999, M. Biston reçoit une pétition signée par 31 familles sur 42 foyers habitant dans la rue des Gravées : « Aujourd’hui, nous regrettons de constater que cette rue piétonne n’existe pas. En fait, la libre circulation et le stationnement sont, non seulement tolérés, mais autorisés. (…) La rue, qui n’a pas été à l’origine construite pour une circulation dense, se dégrade. (…) Ne devait-on pas donner à La Garette un caractère particulier, un village piéton au cœur du Marais Poitevin où les visiteurs semblent apprécier s’y promener. De ce fait, nous réclamons que la rue reprenne ses droits et qu’elle soit réellement piétonne afin que chacun puisse s’y promener sereinement. »

Le 4 juin 1999, le conseil municipal décide d’installer des jardinières au départ de la rue, côté D1/Grand-Port, et lance l’idée d’installation d’un « système de dispositif de fermeture de la rue ». Arrive alors un devis pour l’implantation d’une borne escamotable électrique, avec anneau magnétique et un petit feu, d’un montant de 50 591,70 francs TTC.

En 2001, la municipalité du maire Jean-François Berny-Tarente lance une nouvelle consultation concernant la rue des Gravées. Les résultats tombent le 15 novembre 2001 : 28 retours sur 47 questionnaires (un par maison) diffusés ; 21 favorable, 6 non et 1 sans avis pour une rue piétonne ; 26 oui, 1 non et 1 sans avis pour un sens unique ; 18 oui, 8 non et 2 sans avis pour un contrôle d’accès ; 21 oui, 5 non, et 2 sans avis pour des livraisons avant 10 heures ; 9 oui, 13 non et 6 sans avis pour le stationnement interdit ; 7 oui, 14 non et 7 sans avis pour des emplacements réservés ; 8 oui, 15 non et 5 sans avis pour un stationnement réservé entre 20 heures et 22 heures ; 7 oui, 18 non et 3 sans avis pour le plan vélo avec une variante pied et vélo. Aucune décision n’est alors prise, « la synthèse sera faite », dit-on.

En mai 2002, des élus estiment qu’il faut « absolument arriver à contrôler l’accès à la rue des Gravées sans pénaliser les riverains. » On recense les possibilités, à savoir, les systèmes de barrière ou bornes escamotables, les chaînes qui se déroulent, avec cartes magnétiques, avec places de stationnement matérialisées au sol. Mais en juin 2002, arrive à la mairie un courrier d’habitants de la rue des Gravées qui s’opposent à l’installation de bornes. Aucune décision n’est prise alors qu’il arrive un autre sujet d’inquiétude : le parcours du « Plan vélo » doit passer par cette rue.

Aujourd’hui, la Vélo Francette, itinéraire cyclable, 650 km, de Caen à La Rochelle, traverse La Garette par la rue des Gravées. Tracé de couleur violette sur cette carte. Document Conseil Départemental 79

Le 25 novembre 2002, une réunion avec les habitants de la rue des Gravées n’ayant dégagé aucun consensus, il a été « provisoirement décidé d’interdire le stationnement les samedis, dimanches et jours fériés de 10 heures à 18 heures du 19 avril au 31 août 2003 pour une période d’essai d’un an. » (…) « Le stationnement serait vraisemblablement interdit dans la rue des Gravées au niveau de l’étranglement pour faciliter le passage des véhicules de secours qui doit être au minimum de trois mètres. » Il est précisé qu’il faudra « trouver une solution et trancher à un moment ou à un autre. »

Bis repetita, le retour du passé

Dès la fin des travaux d’aménagement, le village de La Garette a accueilli de nombreuses animations dont la Fête Henri IV (photo). Aujourd’hui, la rue des Gravées est bien monotone. Photo Gilles PETIT

Ces vingt dernières années, le problème d’accès à la rue des Gravées était évoqué sporadiquement. Jusqu’en novembre 2023. Ce jour-là, Mme Marie-Claude Collet, conseillère municipale, habitant dans cette voie, raconte : « C’était pendant les vacances de la Toussaint, un samedi , j’ai vu dans ma boite à lettres un papier. Il y avait marqué enquête publique mais ce n’était pas du tout une enquête publique. C’était plutôt un sondage, il fallait répondre : oui ou non, êtes-vous favorable à la fermeture de la rue ? Il fallait voter jusqu’au 31 octobre 2023. Le résultat est tombé comme quoi il y a eu 27 votes : 19 pour et 8 contre. Sauf que dans la rue il y a 52 maisons et tout le monde n’avait pas répondu parce qu’une maison sur deux est un gîte. Toutes les maisons se vendent et il n’y a plus personne dans ce pauvre village de La Garette. Dans cette rue du moins. Donc, le maire [Richard Pailloux, ndlr] a écrit un article sur le site Internet de la commune en disant qu’il allait procéder dans les mois qui viennent à la pose de barrières et qu’il y aurait une réunion publique, après. »

M. Rabah Laïchour, ancien maire de la commune (deux mandats, précédés de postes comme conseiller municipal) précise : « Il n’y a que des habitants de la rue qui ont été questionnés, alors qu’il y a des habitants hors de cette rue qui auraient aimé l’être. Je pense qu’il y a quelques personnes qui se sont peut-être plaintes du fait, que, surtout pendant la période estivale, il y a des gens qui prennent quand même la rue normalement réservée aux riverains. Il y a toujours des incivilités. Il faut d’abord chercher les raisons pour lesquelles il y a des gens qui passent ainsi. »

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De quelle fermeture parle-t-on ?

Selon M. Laïchour, « la municipalité n’a pas trouvé mieux qu’un projet, qui risque de se réaliser, d’installation de barrières aux deux bouts de la rue pour éviter que les non-riverains puissent l’emprunter. A la demande de quelques habitants certainement, ou pas d’ailleurs, qui auraient aperçu des gens prendre le sens interdit, la municipalité a fait un sondage auprès de 50 % des habitants et la majorité de ces 50 % serait d’accord pour la mise en place de ces barrières de la honte. Ce sujet divise bien sûr les habitants puisqu’il y a aussi une bonne partie qui est contre pour des raisons diverses et variées. Ce projet va coûter cher aux contribuables. » Le devis pour la pose de deux barrières automatiques présenté au conseil municipal du 12 septembre 2023 se monte à 16 730,94€ TTC. « D’un côté, on fait de la pub pour attirer les touristes dans ce village, et de l’autre, on barricade les habitants. Qu’en est-il de l’accès à la rue pour les parents des habitants, des services à la personne, les pompiers, etc. Sans oublier les questions relatives à la fiabilité de ce système. Que fait-on s’il y a une coupure de courant par exemple, si un artisan vient faire des travaux chez un particulier qui a une fuite d’eau subite ? »

Bombardé de questions, le maire Richard Pailloux s’explique :  » Quand nous [l’équipe municipale élue en 2020, ndlr] sommes arrivés, il y avait déjà une interdiction de passer sauf riverains, déjà un sens interdit sauf riverains, et il n’y avait pas de places de stationnement dans la rue des Gravées. Donc les gens stationnaient là où ils pouvaient et là où ils voulaient. La problématique est venue le jour où les pompiers sont venus me voir en disant : dans la rue des Gravées à certains endroits, on ne passe pas. Je vis moi-même rue des Gravées. Je reste persuadé qu’on est élu pour l’intérêt collectif et pas simplement pour sa propre personne. Et donc, il a fallu trouver une solution. La solution qui a été critiquée déjà à l’époque, c’était de prendre un arrêté et de délimiter des zones de stationnement par des clous de voirie. C’est globalement respecté. C’est une première étape. L’autre étape, c’est que nous sommes aussi une commune touristique, surtout La Garette, et que les gens ne respectent pas les panneaux, touristes, familles, référents. Du coup, les gens stationnent partout, se garent sur les places des habitants qui ne sont pas forcément contents puisque les places sont limitées. Et donc on s’est retrouvé l’été dernier avec un souci, on a fait venir les pompiers. Effectivement, il a fallu prendre un quart d’heure pour aller chercher les gens mal stationnés. Vous allez me dire qu’un quart d’heure ce n’est rien, il n’y avait pas de gravité vitale, mais ça aurait pu. Et donc, on a pensé, du moins en période estivale, à un système pour que seuls les riverains, les agents, les entrepreneurs, les gîtes, les chambres d’hôtes, puissent passer. Mais que le plus gros des touristes puisse suivre la circulation réglementée et stationner sur les parkings qui restent gratuits. Et j’insiste pour qu’ils restent gratuits. »

L’entrée du camping de La Garette est déjà contrôlée par une barrière automatique. Photo Gilles PETIT

Le maire poursuit : « Ça fait deux ans que l’on travaille dessus. Il y a eu plusieurs systèmes d’envisagés. On a trouvé un système qui me convient, pas par esthétique mais par facilité d’installation, d’entretien et de coût. Nous avons passé ça en conseil municipal dont l’ensemble a acté cette décision. Nous avons fait un avis aux habitants pendant deux semaines. Les trois-quarts des habitants sont d’accord pour une réglementation par des barrières. Comme c’est passé en conseil municipal, j’ai respecté mon engagement. La majorité est d’accord, on va les implanter. J’aimerais bien qu’au mois d’avril, ce soit fait. »

Actuelle conseillère municipale, Mme Collet affirme : « Au conseil municipal, nous n’avons voté que le fait de consulter la population de la rue d’une part et d’étudier la faisabilité du projet. Il faudra bien prendre une vraie délibération actant la pose de ces fameuses barrières. »

Le projet

Dans sa communication publiée sur le site internet de sa commune, le maire Richard Pailloux a présenté ce modèle de barrière automatique.

« Ce seront deux barrières, l’une à l’entrée [côté D1/le Grand Port], l’autre à la sortie [côté camping] de la rue des Gravées, » explique M. Pailloux. « Chaque habitant aura deux badges par habitation, et à l’entrée il y aura aussi un digicode qui permettra aux familles, aux amis, aux chambres d’hôtes, aux entrepreneurs, aux secours, et ainsi de suite, de passer n’importe quand. Je ne veux pas empêcher les gens de passer rue des Gravées, je veux empêcher les gens qui n’ont rien à faire rue des Gravées d’y passer. (…) Les entreprises que nous avons trouvées ont un bon matériel, mais elles ne font que l’installation. Elles ne prennent pas tout en charge. En terme de contraintes techniques, j’ai décidé de choisir une jeune entreprise qui s’est déjà occupée de la barrière du camping. Ça fonctionne, elle travaille bien, elle est proche et peut intervenir rapidement. Le bloc moteur resterait à l’année. L’idée est de laisser ouvertes les barrières ou de pouvoir les démonter, hors saison estivale. En maintenant, les sens interdits. »

Mme Collet : « Nous n’avons eu qu’un seul devis d’une entreprise qui n’est pas du métier, car d’autres entreprises n’auraient pas répondu. Pourquoi avoir choisi une société qui fait des meubles de cuisine. Société nouvellement créée le 5 juin 2023 SAS DP Rénov à Saint-Symphorien (79) qui vend des meubles selon son code APE. La barrière du camping a été installée par une entreprise vendéenne. »

« Un habitant m’a dit : je suis contre car c’est un échec de la société. Si les gens respectaient les panneaux il n’y aurait pas besoin de ces choses là. Les autres ne causent pas de soucis. Le souci c’est le stationnement, pas la seule circulation. Il n’y a pas d’estimation des infractions car on voit très peu les gens qui sont partis vers les embarcadères, les restaurants, ou se balader, …. Je n’ai pas ces statistiques, je ne peux que constater, » ajoute le maire de Sansais-La Garette.

Selon M. Laïchour : « Il faut quand même boucler le dossier. Mais il y aura de la casse : première casse, on a divisé la population de la rue. Il y a des gens qui sont pour, il y a des gens qui sont contre et d’autres qui s’en fichent. Ça laissera des traces entre les habitants. Je suis sûr qu’à cause de ce machin-là, il y a des gens qui du jour au lendemain, ne parleront plus à leurs voisins. C’est aussi une barrière psychologique. On ne peut pas faire une chose et son contraire. Depuis des siècles, ce village était accueillant, ouvert, puis, du jour au lendemain, … . »

Gilles PETIT

BESSINES : Merci à l’animateur musical Gérard Favriou, décédé mi-novembre 2025

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Après 38 ans d’animation musicale, le chef de chœur bessinois, Gérard Favriou, a rangé sa baguette, son clavier, ses partitions, ses caprices, ses colères, ses joies, …, et confié à d’autres chefs de chœur la pérennité de son œuvre. Ses anciens « élèves » choristes l’ont vivement remercié lors d’une journée mémorable à Bessines (Deux-Sèvres). Deux ans avant son décès.

GERARD FAVRIOU interprète « C’est dans les chansons » avec son groupe Modulations le 8 novembre 1985 Enregistrement Gilles PETIT 2

« Tu vois GG, on est tous là, pour l’amitié, l’amour, la joie. On va chanter, tu nous diras d’recommencer, même si on n’a pas foiré », ont entonné en chœur, sur l’air « des retrouvailles », plus de deux cents anciens « élèves » choristes, présents dans la salle de La Grange à Bessines, tous dirigés à un moment ou un autre par Gérard Favriou.

Sur scène et dans la salle de La Grange à Bessines, près de 200 anciens et actuels choristes ont remercié en chanson « leur » chef de chœur Gérard Favriou. Photo Gilles PETIT

Né en 1939, Gérard Favriou est instituteur dès 1972 à l’école élémentaire de Bessines. Jusqu’à sa retraite en 1994, il communiquera aux élèves sa passion pour la musique, en général, et le chant, en particulier, ainsi que l’expression et le mouvement. Auparavant, le public a pu découvrir ses talents à multiples occasions. Déjà en 1966, il crée l’orchestre Paul Nord, « l’orchestre qui chauffe », avec MM. Jean-Jacques Assailly et Lucien Rossard. Orchestre qui s’est appelé ensuite François-Vallier. « Nous étions sept musiciens et chanteurs. On apprenait les tubes du moment à l’oreille », se souvient M. Favriou. De 1966 à 1972, ils ont animé 389 bals, bénévolement.

Photo Gilles PETIT

En 1977, l’orchestre est entré dans le giron de l’association Bessines-Animation jusqu’en 1984. Huit musiciens ont assuré 71 soirées pour les associations locales, les fêtes d’école, les Sociétés d’Éducation Permanente des bourgs voisins, le foyer rural de Gèdre dans les Pyrénées, les bals masqués de Bessines de 1981 à 1984. Cette même année 1977, il dirige une chorale et un groupe de flûtistes à l’attention des jeunes et des adultes.

L’orchestre François-Vallier fondé par Gérard Favriou  Document article C.O.

C’est en 1984 que Gérard Favriou débute vraiment une carrière d’animateur musical lors du regroupement des chorales adultes des communes de Coulon et de Bessines, sous le nom « Chant’ et Rêve ». Un important groupe vocal de 80 personnes accompagné par cinq musiciens qui adhèrera à la structure nationale Chanson contemporaine. Parallèlement, il développera la pratique de la musique et du chant au sein de l’école élémentaire de Bessines, en collaboration avec ses consœurs institutrices. De cette activité, est né le groupe TEMPO (Théâtre Expression Mouvement POlyphonie) composé d’adolescents, majoritairement anciens élèves de l’école bessinoise.

Lors de cette journée « Merci GG », une choriste s’est adressée à son chef de chœur Gérard Favriou : « GG préfère le terme Animateur musical. Il nous a animés.

Celui qui remplit de multiples tâches : le recrutement des choristes, le choix du répertoire, l’élaboration d’un programme équilibré, le calendrier, l’organisation des répétitions, des concerts, l’animation du groupe, la préparation des partitions, les bandes son qu’il envoie aux choristes. Aux répétitions, il lui arrive de ne pas avoir assez de mains pour, à la fois, laisser ses doigts courir sur le clavier, donner le départ aux quatre pupitres, indiquer les nuances, tenir le tempo. Quel boulot. Parfois, il s’emporte. Il devient rouge, blanc, vert, là faut se méfier, pique même quelquefois des colères noires. Il lui arrive aussi de faire des caprices, de changer d’avis au fil des semaines, mais c’est son affaire et les choristes doivent obéir.

Le chef de chœur, c’est lui qui tient la baguette et même s’il arrive qu’on comprenne rien à sa nature, le chef, c’est le chef, il faut lui obéir un point c’est tout. »

« Après des années d’activité, Gérard Favriou, devenu l’animateur musical du Niortais, a décidé de ranger sa baguette, » confirme une des choristes du premier groupe qu’il a dirigé. « GG est une véritable légende. Impossible de ne pas souligner son labeur, sa disponibilité. Il est temps de rendre hommage à notre maestro, en mettant en lumière, tout ce qu’il a accompli sur le plan culturel à Coulon, Magné, Bessines et Niort. » Toujours bénévolement.

GERARD FAVRIOU interprète Le Déserteur avec son groupe Modulations le 18 avril 1986 Enregistrement Gilles PETIT 2

On ne compte pas moins d’une dizaine de groupes créés sous sa houlette : le groupe de l’Amicale de Coulon à ses débuts en 1977 ; la chorale de Bessines à ses débuts en 1984 ; les Ateliers du mercredi dans les écoles élémentaires de Bessines et Coulon ; la réunion des groupes de Coulon et de Bessines sous le nom « Chant’ et Rêve » en 1985 ; la formation « Modulation » composée de six chanteurs et chanteuses issus de Bessines, accompagnés par trois musiciens ; l’atelier des adolescents TEMPO ; « le Chœur Tempo » absorbant Chant’ et Rêve et TEMPO ; « Chanson Montagne » avec des choristes de Niort et au-delà ; « Y’en a Marre » créée pour interpréter des chants de révoltes ; « Chansons » chargé de développer l’expression chant théâtralisé ; et les « Chansons Gaillardes » pour le plaisir.

Toutes ces formations, qui ont compté jusqu’à 110 participants, visaient à promouvoir la chanson contemporaine en l’adaptant à une interprétation scénique de groupe. Ainsi, les choristes ne restaient pas « plantés » devant le public. Ils ne se contentaient pas d’être des chanteurs, ils voulaient être aussi des acteurs. Le mouvement était donc de mise lors de chacune de leurs prestations.

Enfin, on notera ses émissions de radio hebdomadaire « Vocalement vôtre » sur Angélique FM, puis FUN Radio, consacrées au monde vocal. Et on se souviendra des « Weekends chantants » (2003, 2004, 2008, 2009, 2010), et des grands concerts dont “La Terre est si belle” (1993), « Casse tête pour un casting » (1994), « Cool les couleurs » (1995), « Fugue à Fugain » (1997), « Gare à la panique » (1998), « Niort chante, la ville chante ! » (1998, 1999), « Sur le Chantier des Libertés » (1999), « Niort chante : 2000 voix sans frontières » (2000), « Pas que beau ! » (2001), « Accords et à chœur » (2002), « Tempo chante la vie » (2003), « Itinérances » ( 2004), …

Niort Chante la ville chante : un des tableaux de 2000 voix sans frontières sur le parvis des Droits de l’Homme à Niort Photo dr

« GG, tu as su exporter ce qui se faisait de mieux en Angleterre (1988), en Afrique (1991) et même … dans les Pyrénées », déclare un choriste. « Tu as réussi également à faire venir chez nous de grands artistes, des vrais, en chair et en os, comme Maxime Le Forestier, Jacques Higelin, Pierre Barough, et d’autres virtuellement mais avec une qualité de mise en scène telle qu’on aurait dit des vrais comme Michel Fugain. » On peut dire qu’il a mis la barre très haut.

En 1989, le groupe Chant’ et Rêve a chanté avec Maxime Le Forestier à Niort  Photo dr

Gérard Favriou a définitivement tourné la dernière page de son livret de partitions en arrêtant le coaching musical du chœur « Y’en a marre » en septembre 2022. Depuis, plus aucune note, plus aucune parole ne résonnent en son domicile, dans la pièce dédiée à la musique. Un silence nostalgique, fort en émotions, anecdotes, fous rire, et moments de communion. Ses amis ont chanté, échangé des souvenirs, visionné des photos et vidéos, en hommage à GG, l’animateur musical du Niortais qui restera leur chef de cœur.

« Grâce à GG, on a appris des chants dynamiques et précis, avec Chanson toutes ces années notre GG s’est quand même bien marré ! Tu vois GG… », ont conclu les choristes.

Gérard Favriou : « Je remercie toutes les personnes présentes dans la salle de la Grange, dimanche 10 décembre. Bien sûr, je n’ai pas pu côtoyer chacun de vous mais j’ai apprécié votre présence et les animations organisées. Ce fut un moment de souvenirs dans une ambiance cordiale, amicale. Bises à vous tous ».

Lors de ses obsèques, célébrées le 21 novembre 2025 à Niort, ses proches et amis ont insisté sur ses côtés montagnard pyrénéen et passionné d’aventures qu’était aussi Gérard Favriou. Un autre GG.

Gilles PETITavec la participation de France Rousseau

Parmi les nombreux cadeaux remis, Mme France Rousseau (à gauche) a offert à Marie-France et Gérard Favriou un livret historique de la commune de Bessines, publié par la section Recherches historiques de Bessines-Animation Photo Gilles PETIT

MAGNE (79) : le 31 décembre 2023, la 27ème Corrida sera une course pédestre zéro déchet

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Organisée par l’association Magné Sports, la Corrida internationale de Magné (Deux-Sèvres France) est une course à pied de 10 km qui se déroule traditionnellement le dernier dimanche de l’année, parfois le dernier samedi, si le calendrier l’impose. Dimanche 31 décembre 2023, 1 500 à 2 000 coureurs et coureuses s’élanceront dans une épreuve festive de dimension écoresponsable.

Chaque dernier weekend de l’année, la Corrida de Magné accueille environ 1 500 participants Image Gilles PETIT

Les organisateurs présentent la Corrida internationale de Magné comme une course pédestre qui a l’originalité d’associer dans un même peloton un grand nombre de participants déguisés, des pratiquants d’un jour et des internationaux de renom, venus l’espace d’une matinée faire la grande fête de la course à pied du bout de l’an.

Classée dans le top 3 national des véritables corridas, sélectionnée par le magazine Jogging International et figurant sur le podium des courses du Poitou-Charentes en termes de nombre de participants, l’épreuve propose un beau parcours vallonné mixte ville et campagne, dans une ambiance festive.

Lors de l’édition 2022, Shadrack Kipyegon (à gauche) et Bernard Koros se sont disputés la victoire au sprint Photo Magné Sports Dominique Gavard

Lors de la présentation de la Corrida 2023, le co-président de Magné Sports Alain Sauviac a informé que « cette 27ème édition sera plus verte que jamais. » En effet, « depuis 2019, encouragé par nos partenaires, notamment le groupe d’assurances MAIF, l’entreprise Cheminées Poujoulat et la grande surface locale Super U, notre course est aujourd’hui éco-responsable. Nous sommes un peu précurseurs. Par exemple, nous ne mettons plus de signalétique non réutilisable, nous distribuons des jus de pomme aux coureurs plutôt que des T-shirts. » Les récompenses et les cadeaux sont majoritairement produits en circuits courts ; les bouteilles et les gobelets plastiques disparaissent au profit des écocups remplis directement en eau du robinet (d’excellente qualité à Magné) aux ravitaillements ; le covoiturage et le transport collectif sont encouragés ; les fruits proposés sont issus de productions locales ; la limitation des emballages et le recyclage sont privilégiés au détriment de l’usage unique, le fléchage sera réalisé à la bombe de craie, etc.

« Il y a encore quatre/cinq ans », poursuit le co-président, « nous imprimions de jolis flyers, en quadri recto-verso. Beaucoup allaient à la poubelle et il fallait reprendre les informations imprimées pour les mettre sur une plateforme. Ça ne servait pas à grand chose. On a réduit maintenant à un petit millier de marque-pages (cinq imprimés sur une feuille A4). Nous avons donc dû diviser notre volume d’impression par dix. Ce qui compte, ce sont les informations qui permettent de s’inscrire, elles sont toutes en ligne dématérialisées. »

On l’aura compris « toute la conception de la 27ème Corrida internationale de Magné prend en compte cette dimension écoresponsable, de l’inscription à la remise des prix. »

Côté sport, les adeptes de la course à pied auront toujours deux courses pour s’exprimer, aux départs de la place de l’Église à Magné : à 9 heures, la mini-corrida, ouverte aux enfants et préadolescents jusqu’à 14 ans (inscriptions sur place) ; à 10h15, la Corrida internationale ouverte à tous à partir de 15 ans (inscriptions obligatoires en ligne).

« Au 9 décembre 2023, nous avions 350 inscrits sur la corrida », précise M. Sauviac. « On est en avance sur les prévisions. On se dirige vers 1 500 participants. Ça devrait être une belle édition en retrouvant des niveaux d’avant Covid. »

Côté logistique, l’entreprise Cheminées Poujoulat offrira les dossards et le champagne au km 8, à déguster avec modération ; la grande surface Super U participera à la dotation des prix et distribuera des bons d’achat, valables durant tout le week-end, aux compétiteurs qui retireront leur dossard dans la journée du samedi 30 décembre ; Les Vergers de Vendée distribueront largement leurs produits ; la banque Crédit Mutuel 79 et les commerçants et artisans locaux seront généreux en dotations. A propos de récompenses, tous les coureurs recevront un lot de bienvenue composé de cadeaux locaux 100% français, dont une bouteille de jus de pomme, un pot de confiture, etc. Cette année, les lauréats n’auront plus de coupe, plutôt des lunch-box, ces fameuses boîtes à pique-nique ou à repas en bois que tout le monde utilise désormais. Le palmarès « couvrira » les dix premiers et les dix premières de l’épreuve et des différentes catégories dont les meilleurs déguisements et la meilleure ambiance, sans oublier le très attendu tirage au sort de numéros de dossard. Il sera distribué environ 12 000 € de récompenses.

Le co-président de Magné Sports précise : « L’ambiance est un peu notre fond de commerce, c’est ce qui différencie la Corrida de Magné de pas mal de courses. Pour le concours de déguisements, nous proposons une thématique. L’édition 2023 évoquera, cette année : il était une fois dans l’ouest, en priorité mais d’autres thèmes seront acceptés. »

Le défilé des déguisements est toujours très applaudi par le public Image archives Gilles PETIT

27ème Corrida internationale de Magné, dimanche 31 décembre 2023. Renseignements et inscriptions sur magnesports.com

Gilles PETIT

Le film, version courte, de la 17ème Corrida internationale de Magné (Deux-Sèvres France), du 30 décembre 2012 à re-voir au lien YouTube suivant : https://youtu.be/hphvC6SNUfY Vidéo Gilles PETIT

COULON (79): le CAJCA, une idée différente des rapports Nord-Sud

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Du terrain de football aux tables-bancs en passant par l’alphabétisation, l’adduction d’eau potable et la construction de latrines, entre autres, le CAJCA (Coulon Association de Jumelage et de Coopération avec Anié 1) œuvre, depuis 1989, au développement du village togolais d’Anié en Afrique. Grâce à 35 ans d’échanges riches et constructifs soudés par la volonté d’avancer ensemble, l’association est reconnue d’intérêt général, un statut qui autorise la collecte de dons défiscalisés.

A ce jour, l’association a financé 640 tables-bancs pour les écoles Photo : documentation CAJCA

« Au fil des ans, l’écart entre le Nord et le Sud se creuse de plus en plus », expliquait en juin 1992, Mme Josette Moinard, la regrettée présidente-fondatrice du CAJCA. « Les associations de jumelage-coopération ont une idée différente des rapports Nord-Sud. Il ne s’agit ni de charité, ni d’aide impersonnelle et vague mais d’échanges basés sur le respect mutuel et l’amitié. Car les Africains peuvent nous apprendre beaucoup en ce qui concerne les rapports humains, la place des « anciens » dans la société, l’hospitalité, la convivialité et la communicabilité. »

Anié, une commune togolaise

Le 18 janvier 1989 était signé l’acte de jumelage, au village africain d’Anié, situé dans la région des Plateaux, à 180 km de Lomé, la capitale du Togo, et à 30 km de la ville d’Atakpamé, localité jumelée avec Niort. Anié compte environ 45 000 habitants. On notera que dans le cadre de la décentralisation au Togo, la Loi locale du 29 juin 2017 a divisé la commune d’Anié en deux parties : Anié 1 et Anié 2. Le CAJCA est désormais jumelé avec la commune d’Anié 1 dont le maire, M. Atara, a été élu en juin 2019.

Document publication CAJCA

Sur place, les Togolais de l’ADJAC (Association de Développement du Jumelage Anié-Coulon) jugent de l’opportunité de lancer un projet, en évaluent le coût, établissent un devis et précisent quelle pourrait être leur participation, le plus souvent en main d’œuvre. Il revient alors à l’association française de calculer si, avec l’aide communale coulonnaise (1€/habitant), de diverses entrées extérieures, et avec l’apport du CAJCA, il est possible de financer le projet présenté par leurs amis africains.

En mars 1995, l’assemblée générale du CAJCA était présidée par Mme Josette Moinard (au centre) en compagnie de MM. Pierre Rousseau (à droite), maire de Coulon, et Moutawakilou Abdoulaye (à gauche), membre de l’ADJAC, l’association de jumelage togolaise. Photo Gilles PETIT

Lors d’un entretien que Mme Moinard nous avait accordé en janvier 1993, la présidente emblématique du CAJCA, définit la genèse de l’association de jumelage-coopération avec Anié : « Peut-être est-il nécessaire d’expliquer pourquoi aller chercher si loin des gens à aider alors que, si près, la misère gagne. Aller à la rencontre d’un autre monde, d’une autre culture, c’est apprendre à se comprendre, à se respecter, à s’enrichir mutuellement. L’Afrique bouge. Peuple soumis pendant des siècles, il devient majeur, il veut se prendre en main ; secouant le joug du despotisme, il marche vers la démocratie. Le chemin est long et semé d’embûches mais la volonté est là et elle vaincra. A Anié comme ailleurs, les villageois se mobilisent, ils se refusent à demeurer des assistés, ils veulent décider de leur avenir, améliorer leur cadre de vie, instruire leurs enfants, accueillir leurs malades de façon décente. Cela coûte, ils ont peu, nous les aidons. Plus nous les aiderons à bien vivre chez eux, moins ils seront tentés d’aller chercher dans nos pays dits riches, le bonheur qu’ils auront du mal à trouver, et c’est peut-être une façon de mieux respecter la dignité de l’homme. Que recevrons-nous en retour ? Une grande leçon de sagesse et d’humilité. »

Les réalisations

Les Coulonnais sont tout d’abord intervenus dans la construction de latrines publiques (en 1990 et 1991). Ils ont doté le dispensaire local en médicaments et petit matériel médical (1991), aidé à l’aménagement d’une bibliothèque (1993) et participé à l’achat de manuels scolaires (1993). Est venu ensuite, un projet cher aux habitants, la construction d’un nouveau terrain de football dont le mur de clôture fut le plus gros investissement et le plus important pourvoyeur de recettes locales. Au fil du temps, les efforts conjugués ont permis de construire des latrines publiques, une bibliothèque, une salle de soins, un dispensaire, un bâtiment scolaire de trois classes, des latrines scolaires, des bornes-fontaine, etc.

19 bornes-fontaine sont installées. Photo : publication CAJCA

Pour aider au financement de ces actions, les Coulonnais organisent ou participent régulièrement à des manifestations publiques : bourse aux vêtements d’hiver, loto, bric-à-brac, marché africain, etc. L’association a longtemps procédé chaque trimestre à une collecte de vieux papiers et cartons avec le concours de la municipalité. Aujourd’hui, la collecte de ferrailles est une grande réussite.

La pérennité du jumelage-coopération

En mars 2016, l’assemblée générale du CAJCA a pris une importance particulière. Après Mme Josette Moinard, présidente pendant une quinzaine d’années, Mme Nicole Sagory qui avait pris la suite, a souhaité passer la main en assurant une coprésidence avec Mme Christine Nouzille. Cette dernière est aujourd’hui présidente du CAJCA.

Actuellement, le CAJCA mène simultanément sept actions : une opération tables-bancs aux écoles, l’aménagement de la bibliothèque, les cours d’alphabétisation pour adultes, l’agriculture dont le maraîchage, d’autres latrines, la distribution d’électricité, et l’extension du réseau d’eau potable avec la pose de bornes-fontaine publiques.

Un appel aux dons

Le CAJCA poursuit donc son action de solidarité au profit des écoles d’Anié qui manquent de tout : bâtiments, latrines, tables-bancs, tableaux, craies, matériel didactique… Depuis 2010, grâce à de nombreux dons, l’association a financé notamment l’achat de 640 tables-bancs, 14 tableaux et des cartons de craies.

Les besoins demeurent néanmoins très importants. L’objectif 2024 du CAJCA vise à financer 400 tables-bancs. Pour contribuer à l’équilibre fragile de la forêt sur la région chaque table-banc fera l’objet d’une plantation d’arbres. Don pour 1 table-banc + 1 plant d’arbre = 25 € (soit 8,50 € après défiscalisation). En effet, le CAJCA étant reconnu association d’intérêt général depuis 2017, 66% du montant du don peuvent être déductibles de l’impôt sur le revenu.

Contacts CAJCA : Christine Nouzille : tél. 06 74 88 18 32 – Nicole Gatineau : tél. 06 67 49 59 98

Gilles PETIT

COULON : un projet de lotissement privé en débat public

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Le mercredi 11 octobre 2023, la maire de Coulon (Deux-Sèvres), Anne-Sophie Guichet, a invité les habitants du secteur de la Route de Malécot à une réunion d’information au sujet de la création d’un nouveau lotissement prévu tout près de chez eux. Les concepteurs du projet ont « affronté » des voisins du site retenu. Le sujet d’achoppement : l’augmentation de la circulation automobile et la gestion des flux hydrauliques spécifiques au site.

Pressentant une soirée animée, Mme Guichet a, d’entrée, posé des jalons en s’adressant ainsi aux représentants des foyers invités : « Dans le cadre des engagements que nous avons pris en début de mandat, l’équipe municipale a souhaité organiser cette réunion au sujet du lotissement qui va voir le jour dans votre secteur de Malécot. C’est un lotissement qui n’est pas communal. La commune n’a pas son mot à dire sur l’aménagement proprement dit du terrain, car il s’agit d’un opérateur privé. Cette réunion est organisée pour prendre connaissance du projet et vous permettre de poser toutes les questions que vous pourriez avoir par rapport à ce projet qui, semble-t-il, va vous impacter dans votre quotidien, puisqu’il va y avoir un certain nombre de maisons construites à proximité des vôtres, avec un flux de véhicules un peu plus important qui va sortir sur la voie Malécot en direction de la Route Départementale. La commune sera là pour l’aménagement de la voirie, et l’étude de la mobilité douce. »

Le projet

« Un terrain Pour Demain »a présenté son projet de lotissement le long de la Route de Malécot à Coulon. Document Maisons du Marais

Pour le compte d’un propriétaire privé, dont le nom n’a pas été divulgué, le projet est porté par une filiale de l’entrepreneur Maisons du Marais, à savoir « Un Terrain Pour Demain », spécialiste de l’aménagement foncier dont, en particulier, la création de lotissements en Deux-Sèvres, sud Vendée, Charente-Maritime et Vienne. Le plan de composition présenté à l’assistance prévoit un découpage en 21 lots privatifs de 440 m² en moyenne et de trois logements sociaux. Il est prévu un seul accès sur la route de Malécot, une placette arborée, des cases de stationnement visiteurs végétalisées, des noues plantées d’arbres, un chemin piétonnier connecté au lotissement voisin « Les Grands Champs Ouest », un bassin de gestion des eaux pluviales accessible et facile d’entretien, etc.

Les intervenants ont difficilement poursuivi leur exposé car les « futurs » voisins les ont rapidement bombardés de réflexions. Dans un premier temps, il a été question de la sortie aménagée à l’intérieur d’une courbe avec une visibilité réduite, pour des voitures du lotissement, estimées à 50, devant grossir la circulation sur la route de Malécot, renforçant ainsi le flux des deux lotissements existants (La Niquière et Le Champs des Fuyes) et des habitations riveraines, en plus du transit habituel. Dans un second temps, les riverains ont soulevé le problème de la gestion des eaux pluviales, dans ce large secteur Est de la commune.

La circulation automobile

Au sujet de la circulation, les intervenants disent avoir prévu une voie uniquement piétonne reliant le lotissement voisin « Les Grands Champs Ouest » afin que les véhicules de ce secteur ne traversent pas le nouveau quartier. Au-delà du périmètre de leur projet, la circulation sur la route de Malécot ne les concerne pas. Quant à la sortie sur la route, « les gens ne verront rien car il y a une courbe. Les voitures roulent vite. Ce sera chaud », estiment des riverains.

La sortie du futur lotissement sera percée à l’intérieur de cette courbe. Photo Gilles PETIT

En guise de mesure de sécurité, M. Fabrice Berjonneau, adjoint à la maire en charge de l’urbanisme, a évoqué « un cheminement piéton qui débuterait des premières maisons jusqu’à l’entrée de La Niquière, afin que les enfants soient en sécurité avec des passages piétons qui permettront de traverser la route, et des aménagements sur la chaussée qui permettront de faire ralentir les gens. Ici ce n’est pas une départementale, mais les services du Département nous conseillent. »

A ce stade des débats, Mme Guichet a haussé le ton : « Il faut nous laisser le temps de faire ces aménagements. On va fonctionner par priorité. Vous n’êtes pas sans savoir que le budget de la commune n’est pas extensible. Je n’ai pas la compétence pour vous dire quel type d’aménagement on peut mettre. Oui, on va faire une étude, il va y avoir un aménagement. Quand on aura une réponse, comme on a l’habitude de faire, on vous le dira. »

La gestion des eaux en question

Concernant le problème de la gestion des eaux pluviales, le sujet a déchaîné les passions dans la salle des fêtes de Coulon. Le chargé d’étude de « Un Terrain Pour Demain » a réussi à expliquer que pour un aménagement spécifique, « nous allons enlever une partie de haie existante (ci-contre, cerclée en vert), puis la replanter, pour faire les travaux d’aménagement de gestion des eaux pluviales. Une zone de stockage pour éviter de mettre l’eau dans la rue. On va créer un petit talus de 50 cm pour retenir du volume supplémentaire. On remonte un peu le niveau, ce qui nous permet de créer ce volume. »

L’eau serait certainement dirigée vers le fossé en aval longeant la Route de Malécot, un fossé déjà saturé par temps de forte pluie.

Document « Un Terrain Pour Demain »

L’intervenant a précisé : « Dans notre périmètre d’opération, notre obligation est de ne pas détériorer la situation hydraulique avant et après l’aménagement. Quant aux problématiques de gestion des eaux pluviales qui peuvent être rencontrées par d’autres aménagements extérieurs à notre opération, nous n’avons pas vocation à travailler dessus. »

Actuellement, l’eau pluviale est retenue par cette haie (cerclée en rouge), située au nord. Cette eau se déverse dans le fossé (matérialisé en bleu) qui longe la Route de Malécot. Document « Un Terrain Pour Demain »

Les constructions, leurs clôtures, et la voirie, imperméabilisantes par définition, seraient édifiées presque au sommet d’un coteau versant sur lequel « glissent » les eaux pluviales. En fait, le problème de gestion des eaux se pose en aval du futur lotissement. D’un côté, l’essentiel des eaux coule dans un seul fossé directement vers une mare ; de l’autre côté, l’eau rejoint la dite mare en traversant le lotissement du « Hameau Vert », puis le lotissement « Le Champs des Fuyes ».

Dans la salle, une réflexion a tonné : « Dans le lotissement des Frères Doré (« Le Champs des Fuyes »), juste réalisé, il y a plusieurs maisons qui ont inondé. On avait fait les plus belles études du monde, l’eau a traversé les maisons. Vous ne pouvez pas dissocier le petit talutage et le traitement de la haie, de la mare qui se trouve quelques mètres plus bas. Il faut écouter les gens du terrain. »

Un habitant de longue date du secteur informe : « Quand il pleut pendant trois jours, on est inondé. Quand le lotissement de La Niquière a été fait avec 40 maisons, plusieurs se sont retrouvées avec 15 cm d’eau. Il a été commis des erreurs. De l’autre côté, le lotissement des Fuyes a été inondé aussitôt après sa construction. » Même le lotissement du Hameau Vert a eu des problèmes d’accumulation d’eau pluviale.

La mare des Fuyes

Tous les regards sont tournés vers la mare, la fameuse mare qui fait peur aux habitants les plus proches. « L’histoire de la mare, nous y travaillons avec l’agglomération du Niortais », a déclaré la maire de Coulon.

Toutes les eaux pluviales de ce bassin versant coulent vers la mare (à gauche). Elles se frayent des passages parmi les maisons, notamment dans le lotissement du Champs des Fuyes (à droite) et buttent contre la levée récemment construite par la municipalité. Photo Gilles PETIT

Un autre sujet, survolé lors de la réunion, est évoqué par un participant : « depuis quelques années, il est promu l’assainissement individuel, ne craignez-vous pas que la nappe phréatique nous rejette quelque chose qui soit nauséabond dans quelques années. A l’époque, les gosses allaient à la pêche dans la mare, aujourd’hui même les écrevisses se barrent. » En réponse, l’entrepreneur a déclaré : « En assainissement, nous étudions aujourd’hui la possibilité de raccorder le lotissement à la future station d’épuration mais pour l’instant on part sur un assainissement individuel. »

La gestion actuelle de l’eau pluviale dans le secteur de la Route de Malécot à Coulon relève de la méconnaissance du terrain par les lotisseurs. On veut construire à tout prix, on veut rentabiliser des investissements au plus vite, etc. Le résultat se solde par des aberrations et des nuisances collatérales subies par les nouveaux habitants, lesquels ont fait confiance aux lotisseurs.

« Nous devons réduire de 50% nos espaces constructibles, » a informé Mme Guichet. « Le permis d’aménagement de ce nouveau lotissement existant nous a rattrapés. Nous souhaitons avoir une politique de dynamisation de la commune, on a besoin d’habitants, on a besoin d’enfants. »

Gilles PETIT

COULON – MAGNE (79) : La Maison de Santé Pluridisciplinaire intercommunale est ouverte

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La Maison de Santé Pluridisciplinaire est construite à Magné 3 rue des Iris, dans la Zone d’Activités Commerciales de La Chaume aux Bêtes. Photo Gilles PETIT

Née en 2008 sous le nom « Pôle Santé » et relancée en 2014, la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) de Coulon-Magné ou Magné-Coulon (Deux-Sèvres France) accueille le public depuis début août 2023. La première pierre avait été posée le 20 septembre 2022 et l’inauguration s’est déroulée le 14 octobre 2023.

Lors du scellement de la première pierre, le 20 septembre 2022, la maire de Coulon, Anne-Sophie Guichet, avait retracé la genèse du projet de MSP : « La Maison de Santé Pluridisciplinaire est une vieille histoire. Prenez d’abord deux communes, deux équipes municipales qui s’entendent bien et surtout portent la même volonté politique affirmée de lutter contre la désertification médicale. Ajoutez à cela, une équipe de professionnels de santé avec l’arrivée d’un jeune médecin, le docteur Alexandre Desnouhes, et le souhait de porter ce projet en collaboration avec les deux municipalités. Ajoutez ensuite l’ARS (Agence Régionale de Santé) présente lors de nos nombreuses réunions pour nous aider à structurer le projet. Ajoutons également les partenaires institutionnels co-financeurs du projet que sont l’Europe, l’Etat, la Région, le Département, qui contribuent au financement d’investissements de plus de 3 millions d’euros TTC. Sans eux, la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible car il s’agit d’un investissement bien au dessus des capacités de financement de nos communes. Et, pour finir, saupoudrons le tout d’une équipe de maîtrise d’œuvre performante et professionnelle avec le cabinet Crescendo Conseil qui a réalisé l’étude de faisabilité initiale, et le cabinet d’architectes et d’urbanistes Corset-Roche & Associés qui a séduit le jury à l’unanimité avec une proposition inspirée des longères traditionnelles. »

La MSP se situe dans la ZAC communale de Magné dédiée au développement économique des deux communes, en bordure de la route départementale qui les réunit quasiment à équidistance des deux bourgs. Ce n’est qu’en 2018 que le projet a véritablement démarré avec l’arrivée d’un jeune médecin sur la commune le docteur Alexandre Desnouhes qui a pris en charge la coordination de l’ensemble des professionnels de santé avec le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre.

La Maison de Santé Pluridisciplinaire est organisée en cinq pôles indépendants : cabinet dentaire (bleu), cabinet kinésithérapie (violet), espace paramédical orthophonie, psychologie (vert foncé), cabinet médical (orange), cabinet infirmier constitué d’un bureau et du bureau de l’infirmière IDE ASALEE, la partie vert clair représente les zones communes. Chauffé à la chaudière bois, ce bâtiment respectera les normes environnementales, peu gourmand en énergie et produisant peu de carbone. Il a deux parkings à accès indépendants, un de 36 places pour les patients avec deux arrêts minutes ; 20 places pour les praticiens à l’arrière. Il offre un maximum de surfaces extérieures perméables et est orienté sud pour mieux gérer le chaud et le froid. La façade en brique doublée en pierre s’inspire de l’ambiance locale. Document Commune de Magné

La Maison de Santé Pluridisciplinaire accueille cinq cabinets médicaux, avec une salle d’urgence ; trois cabinets dentaires avec une salle de chirurgie ; six kinésithérapeutes ; cinq infirmiers ; une infirmière IDE-ASALEE (Association nationale qui embauche des salariés infirmières de santé publique, mis à disposition de généralistes le souhaitant) ; deux psychologues ; et trois orthophonistes. Pour la plupart déjà présents sur les deux communes.

L’équipement a une surface de 998 m² sur une parcelle de 5 000 m², pour un coût prévisionnel de 3 139 936 € HT soit 3 767 923 € TTC. Les deux communes ont bénéficié d’un taux de subventions autour de 75%. Les 25% restant étant la part d’autofinancement de ces deux communes. Techniquement, le maximum de subventions attribuées a permis de fixer des loyers compétitifs, car les praticiens sont locataires de leur espace de travail. Ainsi, les professionnels de santé ont constitué la Société Interprofessionnel de Soins Ambulatoires, la SISA Reine des Prés qui gère un bail professionnel depuis le 1er août 2023, alors que les psychologues signeront conjointement un bail professionnel spécifique. Les baux sont établis pour 25 ans. Par ailleurs, les professionnels de cette SISA et des autres praticiens sont, ou seront, adhérents de l’ASPIC « Association Santé Pluridisciplinaire Inter Communale de Magné et Coulon » créée en novembre 2016, qui regroupe l’ensemble des praticiens libéraux qui exercent tant en dehors qu’au sein de la MSP dans l’objectif d’avoir une activité coordonnée.

Réuni le 17 juillet 2023, le Conseil municipal de Magné a fixé le règlement de la Maison de Santé Pluridisciplinaire dont est extrait ce chapitre : « La location est consentie et acceptée par les preneurs moyennant un loyer mensuel évolutif, payable d’avance à réception du titre de recette. La révision légale du loyer (article 7) est prévue chaque année à la date anniversaire en fonction de l’indice des loyers des activités tertiaires publié par l’INSEE (le premier indice connu est celui du 1er trimestre 2023 s’élevant à 128,59 points). Il est convenu entre les parties d’aucun dépôt de garantie.
Monsieur le Maire poursuit en précisant que seule la clause concernant le montant du loyer évolutif est
ajustée en fonction du preneur et ainsi du bail signé, à savoir :
o Pour la SISA, le loyer mensuel est évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis 2.121,00 € mensuel les deux années suivantes ;

o Pour les psychologues qui partagent les mêmes espaces (PSY 01 et 02), le loyer mensuel est aussi évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis, 73,00 € mensuel les deux années suivantes. »

Des loyers qui couvriront un emprunt pris en charge par Magné, maître d’ouvrage. Cette commune a l’obligation d’assurer un auto-financement à hauteur de 20%. Les 5% complémentaires seront donnés par Coulon sous forme de subvention. L’Europe a subventionné à hauteur de 50% du budget prévisionnel ; l’État fournira 400 000 € ; la commission permanente de la Région Nouvelle-Aquitaine a voté une subvention de 200 000 € ; le département des Deux-Sèvres propose 100 000 € dans le cadre d’un Plan santé départemental, qui donne un coup de pouce aux jeunes étudiants pour qu’ils travaillent sur les Deux-Sèvres, réunissant plusieurs partenaires ayant, pour mission, la lutte contre la désertification médicale ; l’Agglomération du Niortais est associée dans le cadre d’un Contrat local de santé, mais ne participe pas financièrement ; et le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin a accompagné le projet préalable en conseils d’intégrations paysagère et environnementale, lesquelles peuvent générer des surcoûts.

Les concepteurs du projet ont conçu un bâtiment extensible. Photo Gilles Petit

Conjointement, les maires de Magné et Coulon affirment : « Notre objectif est que nos communes ne deviennent pas un désert médical. Que nos concitoyens puissent à l’avenir bénéficier d’une offre de soin, à proximité. Un équipement fonctionnel et confortable pour que les professionnels y trouvent les conditions idéales dans l’exercice de leur profession. Un magnifique équipement aussi à l’architecture à la fois qualitative et esthétique inspiré des longères traditionnelles. Conforme aux nouvelles normes d’économie d’énergie et de bilan carbone. Situé dans un environnement proche préservé, doté de tous services, commerces et équipements publics dans le grand site du Marais Poitevin, à 10 minutes de la ville de Niort et 45 minutes de l’océan. Un équipement attractif aux nombreux atouts que nous attendons avec impatience. Les travaux sont prévus jusqu’à fin juin 2023. »

Gilles PETIT

MAGNE COULON (79) : En vidéo, les palmarès du 35ème Festival International de peinture 2023

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L’association Magné-Animation a organisé son 35ème Festival international de peinture la peinture grandeur Nature ! les 21 juillet 2023 à Coulon, 22 et 23 juillet 2023 à Magné. Voici les palmarès des concours annexe de Coulon et principal de Magné énoncés par MM. Gérard Doray, le nouveau président de Magné Animation et Richard Gautier, président du jury.

Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants devaient réaliser une œuvre exclusivement sur place dans le temps imparti.

Voici le palmarès de Magné en vidéo au lien YouTube suivant :

https://youtu.be/P6awwrEoBpM

La vidéo de la remise des prix de la partie coulonnaise du Festival International de Peinture, au lien suivant :

https://youtu.be/vEpje2FncfU

Le Film du 35ème Festival International de peinture 2023, au lien :

https://youtu.be/I6t5pqrK4-Y

Bonne(s) lecture(s)

Réalisation vidéo : Gilles PETIT

COULON 79 : un clin d’œil sur les animations de la Fête Nationale, les 13 et 14 juillet 2023

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Voici en quelques photographies, un aperçu des animations proposées par la municipalité coulonnaise avec le concours d’associations locales dont les Cyclos de La Venise Verte.

Album photos sans commentaire

Gilles PETIT

COULON : l’héritage d’un mentor : Pierre Rousseau

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Quelques semaines avant de démissionner de ses fonctions, le premier magistrat de la commune de Coulon, M. Pierre Rousseau nous avait accordé un entretien. Des propos que cet emblématique maire avait finalement publié dans le bulletin municipal Coulon-Info. Des leçons de vie pour les générations d’élus actuels et futurs. L’héritage d’un maire.

Décédé en 2015, à 88 ans, M. Pierre Rousseau avait déclaré, en avril 1998 : « j’ai eu 70 ans en octobre 1997 et, compte tenu des exigences de la fonction et surtout de problèmes de santé, j’estime ne plus être en mesure d’assumer correctement les devoirs de la charge de Maire et de Président de la Communauté de Communes de la Venise Verte. Cependant, par fidélité et loyauté envers les électeurs qui m’avaient très largement fait confiance, j’envisage de demeurer Conseiller municipal de Coulon. »

Combien d’élus municipaux coulonnais de la mandature actuelle ont connu celui qu’on appelait en tout petit comité « Pierre ». A notre connaissance un seul, les autres n’étant pas nés, non résidents sur la commune, ou se désintéressant de la politique locale.

Cet homme, qui a laissé une trace indélébile dans le paysage maraîchin, a tenu à transmettre en « héritage » sa conception du fonctionnement du Conseil municipal. Une leçon que tous les élus municipaux doivent retenir et devraient suivre.

Photo : M. Pierre Rousseau le 15 juillet 1994

Collection privée Gilles PETIT

Le mot du maire Pierre ROUSSEAU, publié dans le Bulletin municipal Coulon – Info n°7 de février 1998 (texte intégral) :

 » Le fonctionnement du Conseil municipal, une question qui mérite d’être posée. Qui compose la municipalité ? La réponse est simple : le maire et les adjoints, le maire devant assumer seul l’exécutif communal. Si les adjoints n’ont pas d’attributions qui leur sont propres, ils peuvent fort heureusement recevoir par délégation une partie des attributions du maire, délégation à laquelle il peut être mis fin à tout moment. Le maire dispose, quant à lui, de pouvoirs propres importants et a, dans certains domaines, la qualité d’agent de l’État. Les règles concernant les rapports entre le maire et les adjoints, d’une part, entre le maire et le Conseil municipal, d’autre part, sont codifiées. Si les pouvoirs confiés au maire sont très larges, il est néanmoins fort souhaitable de faire partager par l’ensemble des élus toutes les décisions majeures, c’est à dire celles qui engagent l’avenir de la commune, qui ont des conséquences sur le budget, sur le fonctionnement des services et du personnel, par exemple : les orientations pluriannuelles ou les actes de disposition. En effet, rien n’interdit au maire, aux adjoints et aux conseillers municipaux intéressés, de préparer collégialement les décisions municipales. Bien au contraire, le bon fonctionnement d’un Conseil municipal suppose l’utilisation de toutes les compétences, le partage des connaissances, des informations, afin d’aider à la prise de décisions. Afin que ces dispositions soient mises en œuvre dans les meilleures conditions, il convient que chacun agisse avec discernement, en maîtrisant ses habitudes, sa formation, son tempérament. La pratique de la délégation, qui est souvent revendiquée, s’accompagne de la nécessité absolue de rendre compte. La vie publique exige de nos jours une très grande disponibilité. La fonction exercée conduit à être sollicité en maintes circonstances, et implique une répartition des tâches qui ne peut bien fonctionner que grâce aux délégations. Mais il est essentiel dans la démarche des élus de faire remonter très objectivement à l’exécutif les informations permettant d’appréhender le plus justement possible les problèmes posés afin d’éviter les erreurs d’appréciation et de faciliter les décisions. »

Le maire de Coulon M. Pierre Rousseau (à droite) lors de la fête du jeu et du jouet du Centre Social et Culturel du Marais, en décembre 1992. Photo collection privée

Le rôle des élus

« Être élu, et donc avoir bénéficié de la confiance d’une majorité d’électeurs, exige d’être à l’écoute de tous les administrés, de se comporter en responsable. La position d’élu ne confère aucun droit, elle s’accompagne de devoirs, de contraintes parfois lourdes, pour celles et ceux qui s’impliquent pleinement. L’expérience démontre que l’on apprend beaucoup au contact des autres, des citoyens raisonnables, sérieux, reconnus pour leur bon sens et leur capacité de tolérance. Il convient d’être simple, modeste, d’admettre les idées d’autrui, parfois même de reconnaître ses propres erreurs, mais sans céder toutefois aux pressions partisanes ou aux intérêts personnels. Le pouvoir qui est momentanément confié aux élus suppose en retour de rendre compte aux électeurs, car rien n’est jamais définitivement acquis. Un élu attentif doit traduire les attentes de la population, évaluer les besoins réels, expliquer ce qui est possible, ce qui ne l’est pas, et demeurer intransigeant sur le plan de la probité, du désintéressement, pour mieux servir l’intérêt général. A cet égard, l’objectivité conduit à souligner qu’à Coulon, et depuis le précédent mandat, le maire et les adjoints ont accepté de réduire leur indemnité, ce qui représente 100 000 Francs chaque année au bénéfice de la commune. »

« Certes, la tâche est noble, exaltante, mais aussi parfois ingrate et contraignante car être choisi par le suffrage universel oblige ceux qui exercent pleinement leurs responsabilités à sacrifier une partie de leur vie privée et de leurs loisirs. L’important réside dans la qualité et la solidarité d’une équipe, à l’intérieur de laquelle chacun exerce pleinement ses responsabilités. »

Le mentor ne saurait mentir.

Gilles PETIT

Lire ou relire :

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