Mois: novembre 2020

MARAIS POITEVIN : Les ralentisseurs arrivent à Coulon (79)

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Vos voitures roulent trop vite devant chez nous ! Nos voitures roulent trop vite devant chez vous ! Comment faire pour ralentir vos/nos voitures en agglomération ? « Installer des ralentisseurs », répondrait Monsieur de La Palisse, Jacques II de Chabannes de La Palice. Aujourd’hui, dos d’âne, chicanes, coussins berlinois, plateaux, écluses . . . on en trouve partout. Un coup d’œil aux nouveaux aménagements en cours à Coulon (79).

Construit à Coulon, ce ralentisseur aux normes se fond dans l’environnement. Photo Gilles PETIT

Vous avez peut-être entendu parler pour votre commune d’un « Plan d’Accessibilité de la Voirie et des Espaces Publics » (PAVE). Il s’agit d’une étude, confiée à un cabinet spécialisé, lequel dresse « la définition des priorités d’actions » sur un territoire communal, fixant des préconisations, des priorités en matière de sécurité, et même un budget.

Par exemple, à Coulon (79) dans le Marais Poitevin, le PAVE a été confié au cabinet d’études AGORACITES qui a rendu sa copie en . . .  septembre 2014. A l’époque, les élus locaux signalaient : « Au niveau de la sécurité routière, on a un document, le PAVE, dans lequel toute la commune a été reprise, en terme de circulation, d’aménagement pour handicapés. Des préconisations ont été faites dans toutes les parties de la commune. Il convient de travailler dessus pour revoir tout ce flux, sécuriser la circulation piétonne, la rendre accessible aux personnes à mobilité réduite. »

« Les ralentisseurs arrivent » à Coulon

Les départementales D1 et D123, qui se croisent dans le bourg de Coulon, posent problème. Les ralentisseurs arrivent, les travaux ont débuté. Il a fallu du temps pour faire aboutir le projet. Enfin celui-ci a été validé avec l’accord de subventions. Il en coutera 250 000 € TTC à la commune qui va toucher 80% de subventions sur l’investissement total. Sont concernés, le tronçon des feux tricolores vers le village de Glandes, un carrefour route de la Gare, le parking Gilbert-Tessont, les hameaux de La Roche-Avane et Roche-Neuve et le lieu-dit La Chagnée. « Il s’agit de marquer les entrées du bourg de Coulon de manière à forcer le ralentissement des véhicules. Pour la partie qui vient du pont de la Sèvre Niortaise jusqu’aux feux de signalisation, on n’a pas prévu de ralentisseurs ici car c’est un travail qui doit être fait avec la commune voisine de Magné, le rond-point de La-Repentie étant situé à Magné. Par ailleurs, la voie qui s’allonge de La-Repentie au village de Glandes est considérée en agglomération. Quant au parking Gilbert-Tessont, les travaux ont débuté durant les vacances scolaires de la Toussaint, afin de sécuriser l’accès aux écoles. »

Parmi les communes proches de Coulon, à Bessines certains projets ont été testés sur site en présence des riverains concernés avant réalisation définitive. Même si les aménagements réalisés peuvent être une contrainte pour certains, ils sont, semble-t-il, appréciés par les riverains concernés qui constatent une amélioration. Et quelles contraintes ?!?! Depuis les mandatures précédentes, Bessines a fait fort, très fort, en systèmes de ralentissement routier, pas vraiment aux normes. Les très nombreux usagers qui traversent le village sont soumis à rude épreuve. Mais ça ne suffit pas, dit-on. Photo Gilles Petit

Quant au village de La-Garette, deux séries de coussins berlinois en béton avaient été posées. L’une d’elles vient d’être enlevée car un coussin se cassait. Ici, on suppute que la distance avec l’autre série était probablement inférieure aux 150 mètres maxi réglementaires, et que la chaussée n’est pas assez large pour accueillir un couple de coussins. En effet, les coussins sont destinés à ralentir uniquement les voitures, pas les autres usagers. Il en va de la sécurité des deux-roues, mais aussi, des poids lourds, des ensembles agricoles et des autocars . . . qui doivent pouvoir placer leurs roues de chaque côté d’un coussin. Les habitants voisins peuvent témoigner qu’il n’en est rien tant le bruit et les vibrations sont importants. Photo Gilles Petit

Autre exemple, la commune de Sansais – La-Garette. La traversée du village de Sansais pose problème, en particulier devant le groupe mairie-écoles-local de santé. Sur ce petit bout de route départementale tout en virages, voici quelques années, un système de comptage a enregistré un véhicule roulant à près de 120 km/h. Une vitesse « criminelle ». Les aménagements réalisés par le département et les municipalités qui se sont succédé jusqu’à maintenant semblent porter leurs fruits. En revanche, dans ce même village, un autre aménagement ne fait guère l’unanimité au carrefour de deux routes départementales : le plateau ralentisseur est vraiment trop surélevé, faisant « retomber » brutalement les véhicules sur le bitume d’origine. Photo Gilles Petit

Constatations similaires à Saint-Rémy. Au cœur de ce village tortueux, deux couples de coussins sont installés dans une légère courbe en S (un ralentisseur ne peut être placé que sur une ligne droite) sur une voie trop étroite. De plus, l’entrée sud du village « bénéficie » d’un rétrécissement affublé d’un coussin. Ici, les usagers subissent la double peine.

Selon Fabrice Berjonneau, adjoint au maire de Coulon, « Sur la commune, nous avons des travaux qui sont terminés, et des travaux en cours. Il s’agit d’aménagements de sécurité routière destinés à faire ralentir les gens. Sur la route départementale 123, aux passages dans l’agglomération de La Roche-Avane et le lieu-dit Roche-Neuve, les travaux sont quasiment terminés puisque il n’y a plus que des panneaux provisoires en l’attente de l’installation des définitifs. »

Le lieu-dit Roche-Neuve a désormais un rétrécissement de chaussée avec une priorité pour les véhicules qui sortent de l’agglomération, même installation à La Roche-Avane à quelques mètres sur cette même D123.
Ici, cette écluse, qui semble bien étroite, est située en sortie de courbe dans une zone qui n’est pas à 30 km/h.
Photo Gilles Petit

« Pour être conforme au code de la route, » précise l’adjoint, « nous sommes contraints d’englober tout ça en une seule agglomération. On aurait pu faire deux agglomérations mais ça nous obligeait à multiplier les panneaux d’entrées, de sorties, deux fois. L’axe qui traverse ce lieu-dit et l’agglomération actuelle se nommant la Route des Deux Roches, le nom est tout trouvé. Il suffit d’appeler cette agglomération « Les Deux Roches » en précisant qu’elle est située sur la commune de Coulon. Englobant les deux Roches, nous apposerons de petits panneaux qui rappelleront l’identité de ces deux villages. Le fait d’augmenter l’agglomération limite la vitesse à 50 km/h obligatoire par rapport aux installations. »

L’entrée d’agglomération va se situer, en descendant de la route de Nantes à l’entrée de La Roche-Avane, la sortie se fera juste après le panneau de sortie du lieu-dit Roche-Neuve au niveau d’un transformateur électrique. Et vice-versa.

M. Bergonneau poursuit : « cette route est très passagère et on l’utilise pour aller travailler surtout dans le nord de l’agglomération de Niort. Il faut absolument protéger la vie. Un dos d’âne, c’est bruyant et en plus ça abime le véhicule. » Bien évidemment. Cependant, ce type d’écluse n’est guère recommandé pour réguler le trafic pendulaire. En géographie sociale, la mobilité pendulaire, appelé aussi trafic pendulaire ou mobilité alternante, désigne les déplacements quotidiens de la population ayant pour motifs le travail et/ou les études.

Les pouvoirs publics ont le devoir d’entretenir leur voirie. Elles font de belles réalisations . . .

puis installent des obstacles ?!?!

Photo Gilles Petit

Un ralentisseur, qu’est-ce donc ?!?!

Le ralentisseur est devenu l’aménagement de voirie privilégié des municipalités pour favoriser le respect des limitations de vitesse. Pour autant, ils ne doivent ni constituer des obstacles dangereux pour l’usager, ni constituer une gêne excessive lorsque ce dernier respecte la vitesse autorisée ! (association 40 millions d’automobilistes)

Selon des usagers, un ralentisseur, c’est un plan carbone catastrophique, un mal de dos, l’éblouissement par les phares projetés en l’air, le bruit pour les riverains dont les changements de vitesse au niveau des rampes d’extrémité du plateau, des voitures devenues trop confortables avec, pour certaines, des suspensions absorbant les dos d’âne. Leur présence n’est pas toujours adaptée au gabarit des véhicules agricoles et aux poids lourds. D’autre part certaines communes se plaignent des nuisances sonores que les ralentisseurs génèrent à proximité des habitations.

Document Conseil départemental 79 : Tableau du trafic routier journalier enregistré en 2018

Une écluse ?!

Écluse simple avec rétrécissement axial limitée aux voies supportant un trafic modéré (< 2 000 véhicules/jour) ; une largeur de voie d’environ 2,90 m à 3,50 m ;

• Efficacité limitée en dehors des heures d’affluence ;

• À implanter de préférence dans des zones fortement urbanisées ;

• Nécessite une bonne visibilité sur l’aménagement pour éviter tout effet de surprise

Le trafic passe donc de façon alternée, soit de manière non définie (le premier qui se présente passe), soit en général en donnant priorité à un sens (panneau C18 carré bleu), tandis qu’à l’autre sens est attribué le panneau rond cerclé de rouge (B15).

La vitesse doit être limitée à 30 km/h.

Le by-pass cycliste est fortement recommandé.

Ce type d’aménagement n’est pas décrit dans le Code de la route mais il peut être réalisé à partir de la signalisation routière réglementaire.

(sources Sécurité routière et preco-amenagement-securite-en-agglo-janv2017)

Gilles PETIT

NECROLOGIE : La maire de Coulon (79) « remercie » cinq personnes.

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En prélude à la réunion du Conseil municipal de Coulon (79), jeudi 19 novembre 2020, la maire Anne-Sophie Guichet a « remercié » cinq personnalités coulonnaises tout récemment décédées.

« Je voulais ce soir rendre un hommage à cinq Coulonnais qui nous ont malheureusement quittés en très peu de temps ces derniers jours. C’est bien triste.

Je pense aujourd’hui à Pierre Mautret dit « Pierrot », à Madeleine Ribreau, à Louis Deborde, à Renée Barreau dite « Nénette » et à Jeannine Faucher. Ces cinq personnes ont marqué la vie coulonnaise, soit par leur activité professionnelle, soit par leur implication au quotidien dans la commune.

Pierre Mautret a été conseiller municipal de nombreuses années. « Pierrot » pour les intimes était aussi impliqué au niveau social [dont la présidence du Centre Social et Culturel du Marais], à l’écoute, plein de bienveillance, disponible pour tout le monde.

Madeleine Ribreau est le café « Le Nénuphar ». Avec son beau sourire, elle aimait se vanter d’être celle qui vendait le plus de boissons alcoolisés sur le secteur.

Je pense aussi à Louis Deborde, un ancien boulanger de la commune, la boulangerie sur les quais Louis-Tardy qui est à l’origine avec son épouse du gâteau Le Coulonnais. C’est lui qui a trouvé la recette. Je repense à lui comme un bon vivant qui aimait chanter partout.

Et deux personnes, que je n’ai pas connues, mais que beaucoup d’enfants qui ont fréquenté l’école ont connues, Renée Barreau dit « Nénette » et Jeannine Faucher qui ont été employées municipales et qui étaient toutes les deux cantinières.

C’est une période bien triste et le contexte fait que malheureusement, on n’a pas la possibilité de dire au revoir à ces personnes, ni aller se recueillir auprès d’elles. Elles sont parties à pas feutrés. Donc aujourd’hui, je tenais à les remercier pour tous les Coulonnais. »

COULON : Nécrologie Madeleine RIBREAU

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Née Jaulin, Madeleine Ribreau vient de décéder à l’âge de 93 ans. Elle a ainsi rejoint son époux disparu en avril 2004. Durant trente ans, le couple avait accueilli les Maraîchins, dont probablement tous les Coulonnais, dans leur bar à l’enseigne Le Nénuphar, situé place de l’Eglise à Coulon (Deux-Sèvres).

Paul et Madeleine RIBREAU en juin 1994 Photo Gilles PETIT

Dans un article dédié à leur établissement, L’atelier Histoire et Patrimoine, un collectif membre du Centre Social et Culturel du Marais de Coulon, retrace la genèse de leur établissement, notamment cet extrait : En 1910, M. Albert Soulisse achète un bar Le Terminus, idéalement situé sur la place de l’Eglise à Coulon. Vers 1940, M. Ribreau, père, achète l’immeuble. Vers la fin de la guerre, il devint un café tenu par les parents Ribreau, puis par leur fils Paul et leur belle-fille Madeleine. Enfin, le 25 décembre 1960, Madeleine crée son entreprise individuelle, sous le nom Le Nénuphar, spécialisée dans le secteur d’activité des débits de boissons (sans spectacle). Ce bar apparaît dans L’inspecteur Cadavre, un téléfilm français de Michel Drach, avec Jean Richard dans le rôle du Commissaire Maigret, tourné en grande partie à Coulon et diffusé en 1968.

Le Nénuphar ayant fermé le 31 décembre 1990, le bâtiment est devenu le domicile privé de Paul et Madeleine Ribreau.

Gilles PETIT

Un mot de MARINETTE BOISSELIER :

Que de souvenirs effectivement au nénuphar !
Madeleine savait être accueillante pour ses clients ,c’était le lieu de rencontres apprécié par tous ,sportifs,commerciaux,et habitants du village
moi à l’époque je travaillais à l’agence du crédit agricole de Coulon et le samedi à la fermeture d e l’agence à 13h nous nous retrouvions avec les collègues de Magné ,Niort saint Florent,Niort Halles pour finir la semaine ensemble et Madeleine servait les pastis (souvent nombreux) moi je les comptais
Le jeudi aussi nous avions une tradition avec Madeleine ,nous mangions le gâteau dans sa cuisine personnelle après le repas de midi avant de retourner travailler ,un moment très apprécié que je n’oublierais jamais ,nous étions « en famille »

La vie passe si vite,en cette période difficile que nous traversons profitons de petits moments de plaisir comme ceux là et soyons solidaires
repose en paix Madeleine,je ne t’oublierai pas