Mois: mars 2026
COULON : Un second mandat de maire pour Anne-Sophie Guichet
Les élections municipales n’ont fait qu’un tour à Coulon (Deux-Sèvres). Et pour cause, une seule liste était en lice pour renouveler l’assemblée communale. La maire sortante Anne-Sophie Guichet a finalement retrouvé le siège qu’elle souhaitait conserver.
Vendredi 20 mars 2026, c’est un « jeune » élu, M. Pierre Grolleau, doyen de l’assemblée, qui a présidé le début de la séance d’installation d’un Conseil municipal fraîchement sorti des urnes au premier tour des municipales. Il a dirigé les opérations de désignation du maire en respectant scrupuleusement la procédure. Sans surprise, Mme Anne-Sophie Guichet, seule candidate à ce poste, a été réélue maire de Coulon, à l’unanimité.

Sans surprise aussi, la nouvelle élue pour six ans a pris la parole avant de prendre les rênes de l’organisation de la soirée : « Je mesure pleinement la confiance que vous venez de m’accorder en me réélisant maire de notre commune. C’est une grande fierté, mais surtout une responsabilité que j’accueille avec humilité et détermination. Je veux d’abord remercier les habitants qui se sont mobilisés par leur vote. Vous avez fait vivre la démocratie locale et votre confiance m’oblige. Elle m’engage pour les années à venir. Je veux aussi m’adresser tout particulièrement à vous, nouveaux élus. Vous faites aujourd’hui votre entrée dans cet engagement au service de la commune. C’est une responsabilité exigeante, parfois prenante mais profondément enrichissante. Vous allez découvrir ce que signifie agir concrètement pour les autres, prendre des décisions, parfois difficiles, mais toujours nécessaires. Vous pouvez compter sur moi pour vous accompagner, pour partager cette expérience et pour construire ensemble un travail collectif respectueux et efficace.
« A celles et ceux qui poursuivent ce chemin à mes côtés. Merci pour votre fidélité, votre engagement et votre confiance renouvelée. Nous avons déjà beaucoup construit ensemble et je sais que nous continuerons à le faire avec la même exigence.
« Je souhaite également avoir une pensée très forte pour les agents municipaux. Depuis six ans, j’ai eu la chance de travailler à leur côté. j’ai pu mesurer leur professionnalisme, leur engagement et leur attachement à notre commune dans les moments simples comme dans les périodes les plus difficiles, ils ont toujours été présents. (…) Photo Gilles PETIT

Ce résultat est le point de départ d’un nouveau mandat qui s’ouvre avec de nouveaux défis, de nouveaux projets, mais toujours avec la même ambition. Faire avancer notre commune, améliorer le quotidien de chacun et préparer l’avenir avec sérieux et responsabilité. Je serai comme je l’ai toujours été la maire de tous, à l’écoute, attachée au dialogue et au respect de chacun. »
Cinq adjoints

Comme le préconise la réglementation, la maire peut s’adjoindre jusqu’à cinq personnes au maximum, contre quatre lors du mandat précédent. Autre surprise, les adjoints n’ont pas été élus poste par poste. En effet, une seule liste a été présentée par M. Julien Guibert. Elle comportait ces noms (dans l’ordre) : M. Julien Guibert, Mme Marie Élisabeth Le Chapelain, M. Philippe Lesage, Mme Stéphanie Kerdoncuff, et M. Jean-Christophe Moinard. Sans autre précision. Cette liste a obtenu l’unanimité sans que l’on sache quel titre chacun briguait. L’assistance devinera plus tard que M. Guibert postulait pour le poste de premier adjoint, Mme Chapelain comme 2ème adjointe, etc.
A l’instar de la maire qui doit assumer les compétences de nombreuses délégations, chaque élu indemnisé doit exercer des responsabilités. A savoir : M. Guibert aura en charge l’attractivité communale, tourisme et développement économique (tourisme, gestion stratégique partenariat, relation avec les acteurs économiques, commerces, artisanat, marché, promotion du territoire et communication touristique, pilotage des actions en faveur des activités locales, organisation d’évènements à vocation économique ou touristique, communication municipale, cadre de vie et environnement) ;
Mme Le Chapelain s’occupera de la vie sociale aux familles et la cohésion sociale (petite enfance, enfance, jeunesse, bien-être de la jeunesse, seniors, lien intergénérationnel, solidarité locale, action sociale et prévention, soutien aux initiatives citoyennes, santé publique locale) ;
M. Lesage gèrera les finances publiques, l’élaboration du budget communal et le suivi des finances communales, dont la stratégie financière pluriannuelle, les demandes de subventions et l’analyse des prospectives financières et financement participatif ;
Mme Kerdoncuff sera attentive au patrimoine, à la culture et aux animations communales (patrimoine bâti, identité locale, valorisation du Marais, actions culturelles, soutien aux associations, mise en valeur des sites remarquables, actions sportives) ;
M. Moinard organisera le développement territorial et l’aménagement communal (l’urbanisme, le suivi des travaux, l’aménagement de structures, la mobilité, la circulation et le déplacement du quotidien, la sécurité, la gestion, l’entretien des espaces publics paysagers, …)
Deux autres délégations
Par ailleurs, des délégations complémentaires ont été proposées à deux autres conseillers municipaux : Mme Virginie Léonard à la transition énergétique, l’alimentation, la santé, et l’enfance ; M. Patrick Cartier à l’organisation des cérémonies officielles, des réceptions et autres vins d’honneur, ainsi qu’à la création de décorations temporaires dans les espaces publics.
Des indemnités de fonction
Huit conseillers municipaux percevront des indemnités de fonction, à savoir la maire, les cinq adjoints et les deux conseillers délégués. Les indemnités sont calculées selon un pourcentage de l’indice brut terminal de la fonction publique connu à ce jour (pour les initiés, il s’agit de l’indice 1027) et selon le nombre d’habitants tel qu’il ressort du dernier recensement. Pour les communes comprises entre 1000 et 3499 habitants, le taux maximal pour le maire est de 55,70 % de l’indice pré-cité et pour les adjoints 21,38 %. Mme Guichet a proposé d’adopter les taux maxi pour son poste de maire (2289,00 € bruts), pour son 1er adjoint M. Guibert, un taux de 21 % (863,21 € bruts), du 2ème au 5ème adjoints un taux de 14,20 % soit 583,69 € bruts. Les délégations à deux conseillers Virginie Léonard et Patrick Cartier, une indemnité de fonction spécifique 6,20 % 254,85 € bruts.
Quid du trombinoscope ?
Enfin, nous avons relevé une ambiguïté : le trombinoscope distribué par la tête de liste Anne-Sophie Guichet affiche deux noms qui ne figurent pas sur le bulletin de vote présenté aux électeurs au premier tour des élections municipales du dimanche 15 mars 2026. En revanche, le dit bulletin de vote, non préalablement diffusé aux Coulonnais-es, annonce la suppression d’une candidate remplaçante que l’on retrouve inscrite comme candidate. Et, toujours sur le bulletin de vote, il est mentionné un tout nouveau nom. Si, comme votre serviteur et d’autres autochtones, vous vous êtes fiés au seul trombinoscope édité par l’équipe (à notre connaissance), vous avez été fort surpris de découvrir les substitutions.


Gilles PETIT
SANSAIS-LA GARETTE Elections municipales des 15 et 22 mars 2026 : La liste « Tous unis pour un « Sansais-La Garette responsable et solidaire », menée par Rabah Laïchour
Deux listes seront candidates pour gérer la prochaine municipalité de Sansais-La Garette (Deux-Sèvres). Menée par M. Rabah Laïchour, ancien maire de cette commune, de 2008 à 2020, la liste « Tous unis pour un Sansais-La Garette responsable et solidaire » souhaite « travailler en bonne intelligence ».
Selon sa profession de foi, « Tous unis pour un Sansais-La Garette responsable et solidaire » rassemble des candidates et des candidats engagés autour de valeurs fortes de partage, de dialogue, de transparence, de responsabilité, dans le respect des personnes et de l’environnement. Animés par la volonté d’agir collectivement, les co-listiers invitent l’ensemble des habitants à rejoindre cette dynamique en partageant leurs idées et en contribuant à un projet commun fondé sur l’entraide et la solidarité. Leur ambition : » construire, avec et pour tous, un avenir plus harmonieux pour la commune. » En fait, chaque membre entend mettre au service des deux villages « son expérience, ses compétences et sa disponibilité. »
Interview

Dans l’entretien qu’il a sollicité, M. Rabah Laïchour (photo dr ci-contre), d’entrée, a déclaré :« Il faut être un peu fou, mais il faut un peu de folie dans la vie sinon on n’avance pas. Il faut être fou parce qu’en fait, ceux qui font les lois, surtout ceux qui sont au quarantième étage d’une tour je ne sais où, et qui ne connaissent pas la réalité locale, ceux-là ont mis toutes les communes, pour ces élections, sur le même pied d’égalité quelle que soit la taille.
Or, sur les communes de moins de mille habitants, comme la nôtre, c’était simple avant. Y’avait pas d’histoire de parité, y’avait pas aussi tout le côté administratif. »
Défis
» Les petites communes ont des « défis » à relever concernant leurs budgets parce qu’il n’y a plus d’argent là-haut. On n’a pas les moyens d’augmenter les ressources, sauf à faire de l’habitat pour avoir d’avantage de dotation de l’État. Un défi démographique (on est un peuple vieillissant), y’a moins d’enfants, donc moins d’écoles, etc. En Deux-Sèvres, 39 % de la population aura plus de 65 ans en 2030. C’est à dire quatre habitants sur dix. C’est énorme. Mais pour attirer la population, il faut des services. Un autre défi, c’est la santé de la population. Encore un défi, la relation entre les gens. Par ailleurs, les gens, en règle générale, ne s’intéressent plus à la vie publique et hésitent à s’investir. Malgré tout ça, il faut regarder devant, être optimiste, avoir l’espoir, partager, être utile pour soi et pour les autres. L’intercommunalité a récupéré 80% des compétences des petites communes. Qu’est ce qu’il leur reste à l’heure actuelle : si elles ont une école, elles gèrent l’école ; elles ont l’état civil dont les mariages, les naissances étant, en générale, enregistrés hors communes car il n’y a pas de maternité. Les décès sont rarement à domicile donc souvent hors de nos communes (EHPAD). Le rôle d’une petite commune, aujourd’hui, c’est plus de la proximité, plus d’accompagnement, plus de vigilance … Il y a des besoins à satisfaire. A un moment donné, la population a besoin d’être accompagnée. Et organiser des manifestations pour que les gens se retrouvent. On ne nous parle jamais des voisins, quand on les connait. On a la chance d’appartenir à une population qui peut s’investir, voter, donc je me dis que c’est une chance que j’ai aussi. Ça fait partie de mes motivations. Ici, il y a une liberté, je ne peux pas ne pas la savourer. Faire ma part, tout simplement. »
Des élections les 15 et 22 mars 2026

Pour revenir aux scrutins des 15 et 22 mars prochains, l’engagement de la présente liste « repose sur un principe simple : être présent, à l’écoute et utile à chaque habitant, quels que soient son âge ou ses préoccupations. » M. Laïchour poursuit : » » Tous unis pour un Sansais-La Garette responsable et solidaire » reflète la diversité de la commune : toutes les générations et tous les secteurs du territoire y sont représentés. Cette pluralité garantit à chacun un interlocuteur proche, capable de comprendre les réalités locales et de favoriser des liens intergénérationnels.
« Je vais jouer, peut-être que je vais gagner, peut-être que je vais perdre. Mais pour moi, la défaite n’existe pas. Je ne veux pas capitaliser sur mon passé, le Rabah Laïchour de 2008 à 2020 n’est plus là, aujourd’hui c’est celui de 2026. Je ne suis plus le même homme, je n’ai plus le même âge… La société a changé. Et puis j’ai trouvé des colistiers qui ont d’autres idées, qui ont la mixité, des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes. Pour moi, c’est une richesse. La première victoire, c’est l’amitié, la confiance, que nous avons bâties ensemble. On s’est tracé un chemin, on le suit ensemble. C’est déjà une victoire humaine. On est quinze avec la parité huit hommes, sept femmes. »
La liste « Tous unis pour un Sansais-La Garette responsable et solidaire » entend « protéger un trésor ». « Le trésor, pour moi, » conclut le candidat tête de liste, « c’est ce qui est écrit sur le fronton de la mairie : Liberté, Égalité, Fraternité. Je me battrai pour ça. «
Le seul bureau de vote installé à la mairie
Il n’y aura qu’un seul bureau de vote sur la commune de Sansais-La Garette, à la mairie située à Sansais. Pour la première fois dans cette commune de moins de 1 000 habitants, les électeurs – électrices devront s’exprimer par bulletin « liste complète » sans possibilité de panachage, ni rajout, ni suppression de nom(s), ni ratures…
Deux listes sont proposées au suffrage à Sansais-La Garette :
Panneau électoral n°1 : « Tous unis pour un Sansais-La Garette responsable et solidaire » menée par M. Rabah Laïchour composée de Mesdames et Messieurs Rabah Laïchour, Marie-Claude Collet, Charles Le Luherne, Béatrice Bonnaud, Daniel Daviet, Océane Hug, Arnaud Viger, Suzanne Tessier, Jean-François Michonneau, Karolin Jurdana, Cyrille Leforestier, Cécile Fradet, Stéphane Godreau, Florence Ricochon et Enzo Brucker.
Panneau électoral n°2 : « Ensemble pour demain » portée par M. Richard Pailloux composée de Mesdames et Messieurs Richard Pailloux, Magali Lapeyrie, Simon Charles, Valérie Raivard, Jacky Baraton, Geneviève Roy, Frédéric David, Marion Lechelon, Anthony Boiron, Aurélia Bergot, Vincent Bernon, Chloé Mady, Eric Butet, Frédérique Pétorin, Claude Falotte, Laurence Robin et Marc Péchereau.
Gilles PETIT