La Garette

MARAIS POITEVIN : « Le Chemin de bois de La Garette » rouvert aux piétons et cyclistes sur la Vélo Francette

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Mis en chantier à la fin de l’été 2005, ancré dans le sol du Marais Poitevin, le « Chemin de bois » pédestre et cycliste, construit à proximité du village de La Garette sur la commune de Magné (Deux-Sèvres), n’a survécu qu’une dizaine d’années. Son platelage, souvent réparé ponctuellement, n’a pas supporté les contraintes d’un environnement exigeant et d’un saccage forestier. Entièrement reconstruit, il a rouvert à la circulation pour la saison estivale 2024.

« Le Chemin de bois de La Garette » refait à l’identique. Photo Gilles PETIT

En quelques chiffres, tout est dit ou presque : 600 mètres linéaire sur 3,50 mètres de large ; 386 pieux utilisés ; 3 800 lames de bois posées ; 4 belvédères aménagés ; une grande passerelle réhabilitée ; et 62 arbres plantés ou à planter. Le Département des Deux-Sèvres a investi 2,340 millions d’euros pour la reconstruction de ce platelage, dont une subvention de l’État de 334 000 euros. Également, il convient d’ajouter 25 000 € d’entretien pour les sections départementales de la véloroute Vélo Francette.

Communément appelé « Le Chemin de bois de La Garette », le long sentier construit sur pilotis qui serpente au milieu de nulle part en pleine nature entre les frênes et autres végétations hautement protégés pour son biotope, a été créé en septembre 2005, parallèlement à une route départementale N°1 jugée dangereuse pour les cyclistes et les quelques piétons qui s’y risquaient.

Sur ces sept photos (le diaporama ci-dessus) prises le 23 novembre 2005, on constate que le chemin est assis sur une structure entièrement en bois, pieux compris. Photos Gilles PETIT

En septembre 2017 (photo), le « Chemin de bois de La Garette » était encore praticable. Image Gilles PETIT

Se dégradant très vite, jonglant au fil des saisons entre les évails (les crues), la forte humidité permanente du Marais Poitevin, la décomposition des innombrables feuilles, … et les passages des usagers, la surface de roulement du chemin devenait dangereuse. Photo Gilles PETIT

Pourtant, l’Association pour l’Insertion par la Protection et l’Entretien du Marais Poitevin (AIPEMP appelée aussi Nature Solidaire), chargée de l’entretien des pistes locales cyclables et pédestres, n’avait guère ménagé ses efforts pour remplacer progressivement les lames qui se fendaient, gonflaient ou s’effritaient. Changées à l’unité, ces lames valaient alors une fortune.

Le platelage a été livré en blocs préfabriqués de 3,50 mètres de long afin d’optimiser le temps de mise en place et de limiter l’impact sur l’environnement. D79

Ce n’est qu’en avril 2022 que les services du Département des Deux-Sèvres, propriétaire du site, décident de fermer à la circulation « Le Chemin de bois de La Garette »  » pour des raisons de sécurité  » car  » le platelage était en mauvais état « . Ceci après avoir missionné, dès fin 2020, une maîtrise d’œuvre pour définir la nature des travaux à exécuter et l’éventuelle reconstruction de la passerelle.

Le robinier a été choisi pour les platelage et solivage : c’est la seule essence européenne résistant naturellement aux marnages (alternance de périodes d’inondation et d’assec). A gauche, des lames datant de 2005, à droite la version 2025 Photo Gilles PETIT

Finalement, plusieurs études ont été engagées afin de « concevoir un nouvel aménagement prenant en compte les contraintes du site, ses enjeux environnementaux et architecturaux. » Entre temps, le Département a fait abattre soixante-dix-sept peupliers qui étaient, semble-t-il, en fin de vie ou présentaient des risques de chute. L’opération, réalisée fin 2022, a démoli ce qu’il restait du « Chemin de bois » et a laissé le terrain dans un état désastreux, durant plusieurs mois.

Enfin, le nouveau « Chemin de bois de La Garette » qui relie le village de La Garette au lieu-dit La Repentie sur la commune de Magné, a été officiellement inauguré le 9 juillet 2024 et rouvert à la circulation, excluant les véhicules à moteur.

Gilles PETIT

Les intervenants de ce chantier : Artelia Ville et Transport (44) pour la maîtrise d’oeuvre, Ginger CEBTP (79) pour la géotechnie, Apave (Niort) pour le contrôle technique, Socotec (Niort), coordinateur SPS, l’entreprise Amexbois (Alpes de Haute-Provence) et Ancr’est (Moselle), le sous-traitant des pieux.

Quatre belvédères ont été aménagés sur « Le Chemin de bois de La Garette » avec une vue extra-panoramique qui change constamment. Photo Gilles PETIT

LA GARETTE (79) : entre macarons, bornes, barrières et questionnaires, depuis 30 ans, la rue des Gravées traîne son « serpent de mer ».

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Après deux années de « Grands Travaux », la rénovation de la rue des Gravées à La Garette s’est achevée au printemps 1995. Depuis, la circulation et le stationnement sont au centre des débats des équipes municipales successives qui se heurtent à une partie des habitants de ce village touristique. Un consensus a mené vers l’accès aux seuls riverains. Une « libre circulation » étant toujours constatée, l’actuel maire de Sansais-La Garette souhaite faire installer des barrières. Des habitants s’offusquent.

Le 16 septembre 1995 était inaugurée, en grande pompe, une rue des Gravées, toute neuve, à La Garette, un des deux hameaux de Sansais-La Garette, une commune située dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres. Après deux années de travaux, les problèmes de circulation et de stationnement sur cette voie touristique ont (re)surgi. Alors, à peine les engins de chantier partis, le conseil municipal local, conduit par le maire Daniel Biston, réglemente la circulation automobile aux seuls habitants de la voie, dès la saison estivale 1995.

Le village-rue de La Garette : une partie de la rue des Gravées Photo Gilles PETIT

Comment contrôler l’accès à la rue des Gravées ?

Depuis 30 ans, les élus successifs ont rivalisé d’imagination en cherchant LA solution : en 1996, la municipalité Biston a instauré un système de macarons destinés aux habitants. Ainsi, chaque résident a reçu un macaron autocollant par véhicule possédé jusqu’à concurrence de deux par foyer et un autre réservé à leurs invités. Par ailleurs, la mairie avait enregistré de nombreuses demandes d’attributions supplémentaires de macarons. De grands panneaux d’informations avaient été dressés aux entrées de La Garette, ainsi qu’une signalisation routière ad hoc. Les visiteurs étaient invités à stationner sur deux parkings de dissuasion, l’un en bordure de la route départementale N°1, l’autre à l’entrée du centre touristique. Parallèlement, la municipalité avait engagé un programme d’achat de parcelles afin de créer localement de petits parkings au fil de la rue.

Est concernée par le contrôle d’accès la partie résidentielle de la rue des Gravées, à savoir cet arc de cercle de 800 mètres de long. Image Mapcarta

A l’heure du bilan de cette expérience, en octobre 1996, la mairie a adressé des formulaires d’opinion aux riverains. La moitié des questionnaires est revenue à la mairie. La majorité des réponses s’exprimait pour le maintien de la règlementation en place. En conséquence, « l’arrêté pris au printemps 1996 ne sera pas modifié. La rue restera fermée toute l’année à la circulation automobile à l’exception des véhicules riverains disposant d’un macaron qui devront respecter un sens unique et rouler à vitesse réduite. Le stationnement sera interdit sur toute la longueur du village-rue. »

En 1998, les macarons ont disparu, un nouveau sens unique est décrété, et la circulation est ouverte à tous les véhicules du 1er novembre 1998 au 30 avril 1999, à titre d’essai. Le 19 octobre 1998, le conseil « reste néanmoins soucieux du non respect de la réglementation par certains riverains qui empruntent toujours le sens interdit, et les touristes qui empruntent la rue en période d’affluence. »

Le 10 avril 1999, M. Biston reçoit une pétition signée par 31 familles sur 42 foyers habitant dans la rue des Gravées : « Aujourd’hui, nous regrettons de constater que cette rue piétonne n’existe pas. En fait, la libre circulation et le stationnement sont, non seulement tolérés, mais autorisés. (…) La rue, qui n’a pas été à l’origine construite pour une circulation dense, se dégrade. (…) Ne devait-on pas donner à La Garette un caractère particulier, un village piéton au cœur du Marais Poitevin où les visiteurs semblent apprécier s’y promener. De ce fait, nous réclamons que la rue reprenne ses droits et qu’elle soit réellement piétonne afin que chacun puisse s’y promener sereinement. »

Le 4 juin 1999, le conseil municipal décide d’installer des jardinières au départ de la rue, côté D1/Grand-Port, et lance l’idée d’installation d’un « système de dispositif de fermeture de la rue ». Arrive alors un devis pour l’implantation d’une borne escamotable électrique, avec anneau magnétique et un petit feu, d’un montant de 50 591,70 francs TTC.

En 2001, la municipalité du maire Jean-François Berny-Tarente lance une nouvelle consultation concernant la rue des Gravées. Les résultats tombent le 15 novembre 2001 : 28 retours sur 47 questionnaires (un par maison) diffusés ; 21 favorable, 6 non et 1 sans avis pour une rue piétonne ; 26 oui, 1 non et 1 sans avis pour un sens unique ; 18 oui, 8 non et 2 sans avis pour un contrôle d’accès ; 21 oui, 5 non, et 2 sans avis pour des livraisons avant 10 heures ; 9 oui, 13 non et 6 sans avis pour le stationnement interdit ; 7 oui, 14 non et 7 sans avis pour des emplacements réservés ; 8 oui, 15 non et 5 sans avis pour un stationnement réservé entre 20 heures et 22 heures ; 7 oui, 18 non et 3 sans avis pour le plan vélo avec une variante pied et vélo. Aucune décision n’est alors prise, « la synthèse sera faite », dit-on.

En mai 2002, des élus estiment qu’il faut « absolument arriver à contrôler l’accès à la rue des Gravées sans pénaliser les riverains. » On recense les possibilités, à savoir, les systèmes de barrière ou bornes escamotables, les chaînes qui se déroulent, avec cartes magnétiques, avec places de stationnement matérialisées au sol. Mais en juin 2002, arrive à la mairie un courrier d’habitants de la rue des Gravées qui s’opposent à l’installation de bornes. Aucune décision n’est prise alors qu’il arrive un autre sujet d’inquiétude : le parcours du « Plan vélo » doit passer par cette rue.

Aujourd’hui, la Vélo Francette, itinéraire cyclable, 650 km, de Caen à La Rochelle, traverse La Garette par la rue des Gravées. Tracé de couleur violette sur cette carte. Document Conseil Départemental 79

Le 25 novembre 2002, une réunion avec les habitants de la rue des Gravées n’ayant dégagé aucun consensus, il a été « provisoirement décidé d’interdire le stationnement les samedis, dimanches et jours fériés de 10 heures à 18 heures du 19 avril au 31 août 2003 pour une période d’essai d’un an. » (…) « Le stationnement serait vraisemblablement interdit dans la rue des Gravées au niveau de l’étranglement pour faciliter le passage des véhicules de secours qui doit être au minimum de trois mètres. » Il est précisé qu’il faudra « trouver une solution et trancher à un moment ou à un autre. »

Bis repetita, le retour du passé

Dès la fin des travaux d’aménagement, le village de La Garette a accueilli de nombreuses animations dont la Fête Henri IV (photo). Aujourd’hui, la rue des Gravées est bien monotone. Photo Gilles PETIT

Ces vingt dernières années, le problème d’accès à la rue des Gravées était évoqué sporadiquement. Jusqu’en novembre 2023. Ce jour-là, Mme Marie-Claude Collet, conseillère municipale, habitant dans cette voie, raconte : « C’était pendant les vacances de la Toussaint, un samedi , j’ai vu dans ma boite à lettres un papier. Il y avait marqué enquête publique mais ce n’était pas du tout une enquête publique. C’était plutôt un sondage, il fallait répondre : oui ou non, êtes-vous favorable à la fermeture de la rue ? Il fallait voter jusqu’au 31 octobre 2023. Le résultat est tombé comme quoi il y a eu 27 votes : 19 pour et 8 contre. Sauf que dans la rue il y a 52 maisons et tout le monde n’avait pas répondu parce qu’une maison sur deux est un gîte. Toutes les maisons se vendent et il n’y a plus personne dans ce pauvre village de La Garette. Dans cette rue du moins. Donc, le maire [Richard Pailloux, ndlr] a écrit un article sur le site Internet de la commune en disant qu’il allait procéder dans les mois qui viennent à la pose de barrières et qu’il y aurait une réunion publique, après. »

M. Rabah Laïchour, ancien maire de la commune (deux mandats, précédés de postes comme conseiller municipal) précise : « Il n’y a que des habitants de la rue qui ont été questionnés, alors qu’il y a des habitants hors de cette rue qui auraient aimé l’être. Je pense qu’il y a quelques personnes qui se sont peut-être plaintes du fait, que, surtout pendant la période estivale, il y a des gens qui prennent quand même la rue normalement réservée aux riverains. Il y a toujours des incivilités. Il faut d’abord chercher les raisons pour lesquelles il y a des gens qui passent ainsi. »

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De quelle fermeture parle-t-on ?

Selon M. Laïchour, « la municipalité n’a pas trouvé mieux qu’un projet, qui risque de se réaliser, d’installation de barrières aux deux bouts de la rue pour éviter que les non-riverains puissent l’emprunter. A la demande de quelques habitants certainement, ou pas d’ailleurs, qui auraient aperçu des gens prendre le sens interdit, la municipalité a fait un sondage auprès de 50 % des habitants et la majorité de ces 50 % serait d’accord pour la mise en place de ces barrières de la honte. Ce sujet divise bien sûr les habitants puisqu’il y a aussi une bonne partie qui est contre pour des raisons diverses et variées. Ce projet va coûter cher aux contribuables. » Le devis pour la pose de deux barrières automatiques présenté au conseil municipal du 12 septembre 2023 se monte à 16 730,94€ TTC. « D’un côté, on fait de la pub pour attirer les touristes dans ce village, et de l’autre, on barricade les habitants. Qu’en est-il de l’accès à la rue pour les parents des habitants, des services à la personne, les pompiers, etc. Sans oublier les questions relatives à la fiabilité de ce système. Que fait-on s’il y a une coupure de courant par exemple, si un artisan vient faire des travaux chez un particulier qui a une fuite d’eau subite ? »

Bombardé de questions, le maire Richard Pailloux s’explique :  » Quand nous [l’équipe municipale élue en 2020, ndlr] sommes arrivés, il y avait déjà une interdiction de passer sauf riverains, déjà un sens interdit sauf riverains, et il n’y avait pas de places de stationnement dans la rue des Gravées. Donc les gens stationnaient là où ils pouvaient et là où ils voulaient. La problématique est venue le jour où les pompiers sont venus me voir en disant : dans la rue des Gravées à certains endroits, on ne passe pas. Je vis moi-même rue des Gravées. Je reste persuadé qu’on est élu pour l’intérêt collectif et pas simplement pour sa propre personne. Et donc, il a fallu trouver une solution. La solution qui a été critiquée déjà à l’époque, c’était de prendre un arrêté et de délimiter des zones de stationnement par des clous de voirie. C’est globalement respecté. C’est une première étape. L’autre étape, c’est que nous sommes aussi une commune touristique, surtout La Garette, et que les gens ne respectent pas les panneaux, touristes, familles, référents. Du coup, les gens stationnent partout, se garent sur les places des habitants qui ne sont pas forcément contents puisque les places sont limitées. Et donc on s’est retrouvé l’été dernier avec un souci, on a fait venir les pompiers. Effectivement, il a fallu prendre un quart d’heure pour aller chercher les gens mal stationnés. Vous allez me dire qu’un quart d’heure ce n’est rien, il n’y avait pas de gravité vitale, mais ça aurait pu. Et donc, on a pensé, du moins en période estivale, à un système pour que seuls les riverains, les agents, les entrepreneurs, les gîtes, les chambres d’hôtes, puissent passer. Mais que le plus gros des touristes puisse suivre la circulation réglementée et stationner sur les parkings qui restent gratuits. Et j’insiste pour qu’ils restent gratuits. »

L’entrée du camping de La Garette est déjà contrôlée par une barrière automatique. Photo Gilles PETIT

Le maire poursuit : « Ça fait deux ans que l’on travaille dessus. Il y a eu plusieurs systèmes d’envisagés. On a trouvé un système qui me convient, pas par esthétique mais par facilité d’installation, d’entretien et de coût. Nous avons passé ça en conseil municipal dont l’ensemble a acté cette décision. Nous avons fait un avis aux habitants pendant deux semaines. Les trois-quarts des habitants sont d’accord pour une réglementation par des barrières. Comme c’est passé en conseil municipal, j’ai respecté mon engagement. La majorité est d’accord, on va les implanter. J’aimerais bien qu’au mois d’avril, ce soit fait. »

Actuelle conseillère municipale, Mme Collet affirme : « Au conseil municipal, nous n’avons voté que le fait de consulter la population de la rue d’une part et d’étudier la faisabilité du projet. Il faudra bien prendre une vraie délibération actant la pose de ces fameuses barrières. »

Le projet

Dans sa communication publiée sur le site internet de sa commune, le maire Richard Pailloux a présenté ce modèle de barrière automatique.

« Ce seront deux barrières, l’une à l’entrée [côté D1/le Grand Port], l’autre à la sortie [côté camping] de la rue des Gravées, » explique M. Pailloux. « Chaque habitant aura deux badges par habitation, et à l’entrée il y aura aussi un digicode qui permettra aux familles, aux amis, aux chambres d’hôtes, aux entrepreneurs, aux secours, et ainsi de suite, de passer n’importe quand. Je ne veux pas empêcher les gens de passer rue des Gravées, je veux empêcher les gens qui n’ont rien à faire rue des Gravées d’y passer. (…) Les entreprises que nous avons trouvées ont un bon matériel, mais elles ne font que l’installation. Elles ne prennent pas tout en charge. En terme de contraintes techniques, j’ai décidé de choisir une jeune entreprise qui s’est déjà occupée de la barrière du camping. Ça fonctionne, elle travaille bien, elle est proche et peut intervenir rapidement. Le bloc moteur resterait à l’année. L’idée est de laisser ouvertes les barrières ou de pouvoir les démonter, hors saison estivale. En maintenant, les sens interdits. »

Mme Collet : « Nous n’avons eu qu’un seul devis d’une entreprise qui n’est pas du métier, car d’autres entreprises n’auraient pas répondu. Pourquoi avoir choisi une société qui fait des meubles de cuisine. Société nouvellement créée le 5 juin 2023 SAS DP Rénov à Saint-Symphorien (79) qui vend des meubles selon son code APE. La barrière du camping a été installée par une entreprise vendéenne. »

« Un habitant m’a dit : je suis contre car c’est un échec de la société. Si les gens respectaient les panneaux il n’y aurait pas besoin de ces choses là. Les autres ne causent pas de soucis. Le souci c’est le stationnement, pas la seule circulation. Il n’y a pas d’estimation des infractions car on voit très peu les gens qui sont partis vers les embarcadères, les restaurants, ou se balader, …. Je n’ai pas ces statistiques, je ne peux que constater, » ajoute le maire de Sansais-La Garette.

Selon M. Laïchour : « Il faut quand même boucler le dossier. Mais il y aura de la casse : première casse, on a divisé la population de la rue. Il y a des gens qui sont pour, il y a des gens qui sont contre et d’autres qui s’en fichent. Ça laissera des traces entre les habitants. Je suis sûr qu’à cause de ce machin-là, il y a des gens qui du jour au lendemain, ne parleront plus à leurs voisins. C’est aussi une barrière psychologique. On ne peut pas faire une chose et son contraire. Depuis des siècles, ce village était accueillant, ouvert, puis, du jour au lendemain, … . »

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : Le Niou Maraisthon, prévu le 28 août 2021 à La Garette (79) est ANNULE

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Le Niou Maraisthon 2021 devait se dérouler le samedi 28 août 2021 aux départ et arrivée du village de La Garette sur la commune de Sansais-La Garette, dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres. Les organisateurs nous informent que « Compte tenu de l’obligation de mise en place du pass sanitaire et d’un faible nombre d’inscriptions, nous avons le regret de vous informer de l’annulation de l’édition 2021. »

Les membres du conseil d’administration ont considéré « qu’il n’était pas possible d’organiser d’une manière optimale, [leur] événement. Pour rappel, organisant une manifestation dans l’espace public, [ils sont] dans l’obligation de contrôler toutes les personnes présentes, participants, accompagnants et simples spectateurs, dans l’espace de départ-arrivée du Châtelet, à Sansais-La Garette. [Ils] n’ont pas les moyens humains d’effectuer ce contrôle réclamé par les autorités publiques. De plus, peu de coureurs et de coureuses se sont inscrits pour participer à [leur] événement. »

Les bénévoles tiennent « à remercier tous les partenaires et intervenants pour leur engagement et leur soutien dans cette période particulièrement incertaine. » Également, ils remercient toutes les personnes inscrites pour leur confiance et leur donnent rendez-vous en juin 2022 toujours au départ de Sansais-La Garette . Les personnes inscrites seront entièrement remboursées.

Après l’annulation de l’an dernier, l’organisation avait annoncé que le Niou Maraisthon aurait bien lieu. Cependant, il devait être bien différent de ce qui était prévu. Se courant habituellement en juin, au départ de Coulon, la 11ème édition était prévue le samedi 28 août 2021 depuis le complexe touristique du Châtelet à La Garette. Les conditions sanitaires avaient contraint les organisateurs à proposer des distances différentes en auto-suffisance et à annuler le marathon, le relais-duo et la marche de 12 km.

95 % du parcours dans le Marais
Avec un accès direct au marais et au parcours, le Niou Maraisthon réitèrera, peut-être en 2022, un passage sur des routes bitumées en renforçant l’idée de course nature. Les participants pourraient ainsi s’élancer directement sur les chemins du marais sur un parcours qui traverserait deux communes : Sansais-La Garette et Le Vanneau-Irleau. Le 23,5 km s’élancerait dans la fraîcheur à 9 heures, le 12,3 km à 10 h 30 et le 6,4 km, course familiale, à 11 heures. L’épreuve marathon, le relais-duo et la sortie marche de 12 km seraient peut-être délaissés, une fois de plus.