Mois: novembre 2022

MARAIS POITEVIN : un nouveau drapeau pour le Comité local du Souvenir Français à Coulon

Publié le Mis à jour le

En marge de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918, la municipalité coulonnaise et le Département des Deux-Sèvres ont officiellement remis un nouveau drapeau à l’association d’anciens combattants Souvenir Français Comité Niort-Marais Poitevin.

Le 1er novembre 2016, M. Robert Grémont a créé le Souvenir Français. Son association d’anciens combattants s’appelait alors le Comité du Marais Poitevin puisqu’il ne comptait que les communes maraîchines de Magné, Coulon, et Le Vanneau-Irleau. « On a commencé petit, » explique le président. Puis, en 2018, le Comité de Niort a été dissout suite à l’arrêt de son président, vu son grand âge, 90 ans. « Personne n’ayant pris la suite, Paris m’a demandé, parce que Niort c’est quand même la capitale des Deux-Sèvres, de reprendre le Comité niortais. Nous avons, bien sûr, repris leur drapeau qui est toujours porté par le même porte-drapeau. De cette manière, il y a toujours le drapeau du Souvenir Français aux diverses manifestations commémoratives. »

Ainsi est né le Souvenir Français Comité Marais Poitevin qui a rapidement pris de l’ampleur. « Demain, en 2023, nous aurons sept communes du Marais adhérentes. » Car ce sont principalement les communes qui adhèrent contre une cotisation de 20 euros, en plus d’associations d’anciens combattants et d’individuels (cotisation de 10 euros) .

Le Comité local du Souvenir Français s’engage à entretenir des tombes de combattants et résistants Morts pour la France, dont trois au cimetière de Coulon. « Notre but », précise M. Grémont est « de ne pas laisser à l’abandon des tombes d’anciens combattants qui n’ont plus de famille. Évidemment, nous ne nous occupons pas d’une tombe normalement entretenue par la famille. » Avec l’accord de la commune concernée, le Souvenir Français peut intervenir sur une ou des tombes d’anciens combattants identifiées comme non entretenues s’il n’y a manifestement plus de famille. La mairie, alors potentiellement propriétaire, commence par faire des recherches de famille, pour s’assurer qu’il n’y a vraiment plus personne. « Lorsque nous avons le feu vert de la mairie, nous prenons en charge la restauration. De plus, chaque 1er novembre, nous fleurissons ces tombes avec un chrysanthème à notre charge. » Les tombes entretenues par le Souvenir Français portent toutes la cocarde tricolore aux couleurs de l’association.

Le Souvenir Français qui entend aider à la conservation de tout ce qui est mémoire, peut aussi subventionner, à hauteur de 20%, des travaux plus importants comme déplacer un monument aux morts ou réinscrire des lettres sur un monument. « Nous sommes en pourparlers avec la commune de Saint-Georges-de-Rex pour remettre en état son monument dans le cadre des cent ans de cet édifice », poursuit le président. « C’est subventionné une partie par le Comité, et le département des Deux-Sèvres. Le reste étant pris en charge par Paris. Nous avons en cours un dossier concernant la commune du Vanneau-Irleau qui projette de déplacer son monument aux morts. »

Un nouveau drapeau à Coulon !!!

Mme Anne-Sophie Guichet : « Lorsque le président du Souvenir Français Comité Niort-Marais Poitevin m’a sollicité en tant que maire et conseillère départementale pour apporter une subvention à l’achat du drapeau, j’ai trouvé normal de les accompagner. Je suis très attachée à l’association du Souvenir Français au travers de leurs missions, leur mission d’entretien des tombes et des monuments, leur mission de commémoration par leur présence aux cérémonies avec leur porte-drapeau d’où l’intérêt de les accompagner pour l’achat d’un drapeau et puis pour le bon travail de transmission qu’ils font, transmission à l’attention de toutes nos générations, nos jeunes générations. »

Photo de gauche : Mme Guichet (à droite) maire de Coulon et conseillère départementale des Deux-Sèvres, a remis à M. Grémont (à gauche) un tout nouveau drapeau en déclarant « C’est un honneur et une fierté pour moi ce matin de pouvoir remettre ce drapeau. » Photo de droite : M. Grémont a ensuite confié ce drapeau au porte-drapeau coulonnais André Sabiron. Photos Gilles Petit

M. Robert Grémont : « Maintenant, nous avons trois drapeaux pour sept communes Niort, Magné, Coulon, Le Vanneau – Irleau, Saint-Georges-de-Rex, Arçais et certainement bientôt Mauzé-sur-Le-Mignon. Il y a des manifestations, surtout celles du 8 mai 1945 et du 11 novembre 1918 dans toutes ces communes. Pas de souci pour Coulon et Le-Vanneau – Irleau qui se succèdent avec un même drapeau. A Niort, c’est toujours le même avec son propre drapeau. A Magné, le drapeau de Rhin-et-Danube, une association dissoute, est revenu au Souvenir Français. A Saint-Georges-de-Rex, notre porte-drapeau peut aller à Arçais car il n’y a qu’une demi-heure intervalle. Nous essayons de faire plaisir à tout le monde. Donc nous n’avions que deux drapeaux, d’où notre demande d’achat d’un troisième. La municipalité coulonnaise et le Conseil départemental des Deux-Sèvres ont payé moitié-moitié ce drapeau. »

« La réflexion que l’on m’a faite : Il est petit votre drapeau. Tout simplement, les gens ne sont plus tout jeunes et lorsque vous avez un grand drapeau, qu’il y a du vent, qu’il pleut, c’est pour protéger le porte-drapeau. L’important, c’est d’être présent aux manifestations. Par exemple, vous avez le drapeau de l’association des porte-drapeaux du département, un petit drapeau vert qui est de même taille. Avec cette cérémonie, c’était l’occasion de remercier la commune et le département qui nous ont totalement financé ce drapeau. »

Photo Gilles Petit

Une stèle à Coulon

Photo ci-dessus : le Souvenir Français Comité Niort – Marais Poitevin a posé au cimetière de Coulon, une stèle sur laquelle ont été gravés les noms de Coulonnais qui ont combattu lors des conflits 14/18, 39/45, Indochine et Afrique du Nord. « Ce monument permet d’incliner le drapeau en mémoire de tous, même ceux qui n’ont pas de tombe. » 

Des allées communales au nom du Souvenir Français

Le Souvenir Français et deux communes ont inauguré, en février 2022, des allées au Vanneau (de l’église au cimetière) et (photo ci-contre) à Coulon (de la route de Benet au parking Gilbert-Tessont) le 8 mai 2022. Des pourparlers sont engagés avec d’autres communes. Pourquoi une telle initiative : « Pour le souvenir, plus vous mettez de panneaux Souvenir Français, plus les gens se posent la question : qu’est ce que le Souvenir Français. Le panneau est bien visible, souvent à proximité d’un cimetière, là où le Souvenir Français est implanté. » Il n’y a pas de caractère obligatoire pour une commune.

Photo Gilles Petit

Gilles PETIT 

COULON (79) le Quai Louis-Tardy en travaux jusqu’au printemps 2023

Publié le Mis à jour le

La « requalification des espaces publics et la mise en piétonisation de l’ensemble du Quai Louis-Tardy à Coulon » sont lancées. Les travaux débutant ce 2 novembre 2022, les habitants du site ont pris connaissance des détails de l’opération.

Une fois de plus le Quai Louis-Tardy (photo ci-dessus : plan cavalier de Coulon réalisé par Damien Cabiron 2016) sera condamné à toute circulation et stationnement automobiles et cyclistes du 2 novembre au 23 décembre 2022, puis du 9 janvier au 31 mars 2023. Toutefois, les riverains et les services bénéficieront de créneaux d’accès.

Jeudi 27 octobre 2022, face à un important auditoire très attentif, la maire de Coulon, Anne-Sophie Guichet, a ouvert la séance d’information : « C’est un projet dont on parle depuis longtemps. Puisqu’il a commencé à être évoqué en 2019 par l’ancienne équipe municipale. Nous avons souhaité que cette troisième réunion des riverains soit participative, comme les précédentes. » Conduits par l’entreprise DCI Environnement, maître d’ouvrage, ces travaux sont le fruit d’un travail en commun de différents acteurs que sont la municipalité locale, le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR), la Communauté d’Agglomération du Niortais (AggloNiort), l’Architecte des Bâtiments de France des Deux-Sèvres (ABF), les habitants riverains…. « C’est un site compliqué. Nous sommes dans le cœur névralgique de notre village, » a ajouté Mme Guichet. « Un point très fréquenté où il est difficile d’entreprendre des travaux. »

Le projet

Très vite la maire a donné la parole à Mme Camille Dolfus agent d’étude chez DCI Environnement. Laquelle a tracé les grandes lignes du projet à partir de l’histoire des lieux, puis présenté le calendrier et l’organisation des travaux.

D’entrée, Mme Dolfus a signalé que les architectes de DCI Environnement ont tenu compte du « regard prononcé » de l’ABF, accompagné du PNR, sur la logique d’installation de ce quai. « Au départ du projet, l’ABF avait insisté sur l’histoire de ce site, notamment sur les différentes rues perpendiculaires au Quai ». Dont les rues de la Pêchoire et de la Douve, « d’anciennes voies d’eau qui épanchaient les fluctuations du marais en fonction des saisons. » Pour l’ABF, « l’important est de retrouver cette lecture qu’on pouvait avoir à la fois des cales et à la fois de ces rues d’eau coulant en profondeur dans le tissu urbain de Coulon. » Les intervenants ont travaillé « sur l’idée de prolonger ces voies sur le quai avec un calepinage particulier. L’idée était aussi de retrouver un calcaire d’une bonne tenue qui ne soit pas trop gélif, qui tienne dans le temps. De plus, il s’agissait de guider les eaux pluviales vers la Sèvre. » Le tout en utilisant la pierre, au maximum.

Ci-dessus, les trottoirs seront supprimés et la pente sera accentuée pour évacuer l’eau pluviale vers le fleuve. Photos Gilles Petit

Mme Dolfus poursuit son exposé : « Il ne passe pas de véhicules lourds, car de toute façon c’est trop exigu. Par contre, nous trouvons beaucoup de chemins pédestres, d’embarcadères, donc beaucoup de monde l’été sur ce tout petit quai qui ne dépasse pas sept mètres de largeur voire huit mètres au mieux sur l’ensemble du linéaire. Actuellement, ce quai est emprunté en sens unique par les voitures, principalement riveraines. Enfin, il existe 28 accès entre le quai et les arrières des rues. C’était une gageure d’essayer de rendre piétonnier ce quai tout en conservant l’activité nécessaire pour livrer les hôtels, les commerces et desservir les riverains. »

Le mobilier dit de confort installé par des Coulonnais au fil des années sera déposé et remis en place. Photos Gilles Petit

Les véhicules entrent principalement sur les quais par la rue de la Douve, située à l’est du site et peuvent sortir par deux rues échappatoires : les rues du Château-bas et du Port-aux-Moules. Côté stationnement, « sur les dix-huit places actuelles, nous en avons gardé seize dont deux réservées aux Personnes à Mobilité Réduite, localisées entre la rue de la Pêchoire jusqu’au pont de la route départementale (RD) ». Par ailleurs, les architectes ont décidé de « ne pas reprendre les aménagements de la Place de la Coutume. Ce serait vu dans un deuxième temps pour une question de budget. » Seuls les arbres manquants seront replantés et quelques points liés aux secteurs voisins.

Seront également conservés les éléments patrimoniaux, comme ces pierres charretières et ces bornes kilométriques et hectométriques qui jalonnent le halage au départ de Port-Boinot à Niort jusqu’à Marans. Photos Gilles Petit

Concernant les travaux, il a été établi cinq secteurs d’intervention distincts. Le premier secteur va de l’entrée du site, depuis la plaine de l’Autremont, jusqu’à la rue du Port-aux-Moules. Le deuxième secteur constitue la place de la Coutume. Le troisième secteur va du pignon d’une maison côté est de la place de la Coutume jusqu’à la rue de l’Église. Le quatrième secteur rejoint la ruelle du Four. Le cinquième secteur terminera les travaux jusqu’à l’escalier situé sous le pont de la RD. Comme les engins ne pourront entrer et sortir du quai Louis-Tardy que par la rue de la Douve, l’entreprise Colas débutera les travaux par le secteur le plus éloigné de cette rue, à savoir le premier secteur. Elle procèdera donc à reculons par secteurs pré-cités après avoir complètement achevé le secteur précédant.

(Photos ci-dessus : côté ouest à gauche, côté est à droite) Sur ces deux extrémités du projet (premier et dernier secteurs), le sol recevra un « stabilisé renforcé finition façon sable » pour rappeler le chemin de halage harmonisé avec les limites du projet.

Hormis les extrémités, DCI Environnement a décidé, en accord avec l’ABF, de traiter la chaussée du quai en enrobé grenaillé au lieu d’un enrobé façon noir. « Il est sablé fortement et donc éclairci et poreux aussi », précise Mme Dolfus. « Nous avons décidé de travailler sur du calcaire avec la pierre de La-Tieule qui est une pierre calcaire des plus résistantes qui soit, qui vient de Lozère. C’est donc une pierre du Massif Central pas du tout gélive et très belle. Elle peut prendre des teintes grisées, elle n’est pas trop jaune. Elle peut rappeler aussi l’eau. » Ces « agrafes de pierre calcaire » disposées sur quatre ou cinq rangs matérialiseront, entre autres, les anciens trottoirs. Les cases de stationnement existantes seront maintenues et délimitées par des clous enfoncés dans le sol. Les riverains espèrent que les véhicules respecteront ces cases car ils craignent que l’absence de trottoirs les incite à se coller contre les façades.

Les rebords des bâtiments seront retravaillés et les services techniques de la commune entendent élaborer une prairie fleurie à certains endroits. Des semences qui présenteront au moins quarante à cinquante espèces de palettes de plantation suivant les saisons. « Mais on ne plante pas côté rivière. Pour le paysagiste-conseil comme pour l’architecte des bâtiments de France, » ajoute Mme Dolfus, « le Quai Louis-Tardy n’a jamais été planté en arbre, ils veulent rester sur quelque chose de très ras pour que le regard passe. »

On notera aussi que le quai n’a jamais eu de cabanes d’embarcadères. Ces verrues hideuses, dont le projet ne parle pas, qui brisent l’harmonie recherchée.

Une exception toutefois, « le seul arbre, un frêne malade existant sur le quai [hormis ceux qui abritent la billetterie de la place de la Coutume, puisqu’il n’y a pas d’intervention sur ce secteur] sera remplacé par un joli sorbier domestique. » En effet, cet arbre a une histoire, il avait été planté en l’honneur de l’ancien tenancier du café La Pigouille.

Le mobilier dit-urbain sera contemporain mais fin à coloris plutôt taupe, avec « de vrais parkings vélo dignes de ce nom. » Il y aura peu de corbeilles de rue afin d’inciter les touristes à repartir avec leurs déchets.

Il sera installé un éclairage public aux diodes électroluminescentes (LED) à intensité variable en fonction des passages des usagers pour éviter la pollution nocturne et économiser l’électricité (Onze lanternes sur les façades, cinq lanternes sur mâts). Ceci en adéquation avec les « éclairages qualitatifs » de façade autour de l’église. Des lumignons seront insérés sur une des mains courantes de la passerelle. Enfin, les gros globes des bornes d’éclairage des berges seront remplacés par un système à LED encastré, donc plus discret.

Photos Gilles Petit

« La piétonisation de ce quai nécessite un accès contrôlé », estiment les élus coulonnais. Des bornes à clé prisonnière semi escamotables ? Des bornes automatiques ? Des barrières à roulettes motorisées ou non ? On verra. Pour le moment, les habitants se posent d’autres questions : Est-ce que des commerces doivent fermer pendant les travaux se demandent des professionnels ? Qu’en est-il des nuisances notamment sonores et du stationnement pendant les travaux ? Où seront les points de collecte des ordures ménagères et de tri ? Où passeront les circuits vélos dont la Vélo Francette ? Quel sera l’impact sur les constructions ? Pour répondre à cette dernière question un huissier est passé dans les maisons riveraines chargé de constater l’état des bâtisses avant le début des travaux de requalification des espaces publics et mise en piétonisation de l’ensemble du Quai Louis-Tardy à Coulon.

Gilles PETIT