Mois: avril 2017

Partenariat Handball : en LFH, le Handball-Club-Celles-sur-Belle a rencontré Issy-Paris-Hand à L’Acclameur à Niort (79)

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Le samedi 15 avril 2017, pour la première fois de son histoire, L’Acclameur, la salle de sport et de spectacle de Niort (Deux-Sèvres), a reçu un match officiel de handball : la rencontre de première division féminine (LFH : Ligue Féminine de Handball professionnelle) opposant le Handball-Club-Celles-sur-Belle à Issy-Paris-Hand, pour le dernier match à domicile de la phase régulière du championnat national.
Retour en vidéo sur les actions, les tirs, les arrêts et les buts de ce match de haut-niveau gagné par les Parisiennes sur le score de 27 buts à 23.
Une réalisation exclusive Capt’Action 79 avec le concours du HBCC.

Handball LFH HBCC ISSY PARIS 15 avril 2017 LES ACTIONS Image miniature
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MARAIS POITEVIN : « Les arbres sont des enfants qui grandissent », malgré la chalarose du frêne.

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Vieillissant et menacé par une maladie appelée « chalarose », le frêne va progressivement laisser la place à de nouvelles essences, taillées en têtard, dans le Marais Poitevin. La commune de Magné (Deux-Sèvres) a répondu à un appel à projet lancé par le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR), en proposant un lieu symbolique : l’Île-au-Bras-rouge. A cette occasion, la Caisse d’Allocations Familiales des Deux-Sèvres participe à la création d’un « puits de carbone ».

 

Sur le Bief Saint-Germain, l’île de l’ancienne propriété Bidet se nomme désormais l’Île-au-Bras-rouge.

La commune de Magné est intégralement entourée d’eau. C’est donc une île cernée par la Sèvre Niortaise et la Vieille Sèvre appelée Le Sevreau. Un chemin d’eau, le Bief Saint-Germain, traverse le village et relie directement ces deux voies. Ce Bief se divise en ramifications formant de petites îles dont l’Île-au-Bras-rouge, appelée ainsi par les élus magnésiens en référence à une légende locale. « Nous avons acquis cette parcelle, voilà quelque temps, sans savoir ce que nous allions en faire », explique M. Gérard Laborderie, maire de Magné. « Ici, on préfigure le paysage du Marais de demain. On va en prendre grand soin, on va regarder pousser ces arbres avec attention. C’est un moment que l’on peut qualifier d’historique pour notre commune. »

 

 

Élue locale et vice-présidente du PNR, Mme Catherine Tromas précise : « Nous souhaitions en faire un lieu à la fois expérimental et pédagogique parce que c’est vraiment la nature au cœur du village. Pour remplacer nos frênes-têtards qui vont, peut-être, disparaître, on s’est dit que c’était un endroit privilégié pour pouvoir y implanter toutes ces nouvelles espèces qu’on taillera en têtard. Elles représenteront les éléments du paysage de demain dans le Marais. Faire de cette île un lieu symbolique où on retrouverait toutes ces essences,  et en même temps expérimental. On verra comment elles vont se comporter. »

La maîtrise d’œuvre des plantations a été confiée aux agents de l’Association d’Insertion par la Protection et l’Entretien du Marais Poitevin (AIPEMP). Sur l’Île au Bras-rouge à Magné, la photo de clôture de l’opération rassemble les agents et les représentants de la collectivité locale, du Parc et de la CAF.

 

Quand les arbres se seront développés, l’Île au Bras-rouge sera aménagée et constituera une étape d’un prochain Sentier de découverte du patrimoine élaboré par la municipalité magnésienne.

Sur cet espace triangulaire d’environ 111 m², ont été plantés cinq arbres de chacune des six essences identifiées pour diversifier la trame arborée du Marais : chêne pédonculé, orme champêtre, peuplier noir, saule blanc, érable champêtre et charme commun. Un plant d’aulne est venu compléter la panoplie afin de tenir les berges de la pointe nord du terrain.

 

 

 

La chalarose, propagée par un champignon l’Hymenoscyphus fraxineus ou Chalara fraxinea, est une maladie du flétrissement du frêne qu’il est conseillé de ne pas combattre et donc qu’il convient d’observer sans intervenir. Selon M. François Bon, vice-président du Parc en charge de l’Aménagement et du Cadre de vie, « L’appel à projet pour la plantation de nouveaux arbres têtards devait répondre à deux dangers : nos frênes têtards sont vieillissants, 100 ans, 150 ans, voire 200 ans ; et la menace de cette maladie. Nous savions que la chalarose se rapprochait du Marais Poitevin. Elle a finalement été repérée pour la première fois l’an dernier au début de l’automne. » M. Bon ajoute : « Ce sera un travail de longue haleine. Ici, on se lance pour quelques décennies au moins. Les arbres, ce sont des enfants qui grandissent. »

 

M. Noël Ruault, Président du conseil d’administration de la Caisse d’Allocations Familiales des Deux-Sèvres en compagnie de Mme Magali Triby, Directrice de la CAF79.

Mme Magali Triby, directrice de la Caisse d’Allocations Familiales des Deux-Sèvres, a posé ce dilemme : la CAF, les arbres, le Marais, quel lien ? « Ce sera un espace tourné vers les enfants, vers des élèves qui vont apprendre », dit-elle. La directrice parle de changement climatique. « J’ai le sentiment que la planète nous fait des signaux. La planète nous montre le chemin et la CAF 79 a décidé d’emprunter ce chemin. Aujourd’hui, on peut faire quelque chose pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le climat est en mutation. Il faut s’adapter à ces mutations pour apprendre à faire avec. L’homme a une grande capacité d’adaptation. L’idée est de participer à la création d’un puits de carbone. Le puits de carbone, c’est la captation du carbone, soit par le sol, soit par les océans, soit par des forêts en croissance. L’objet était de trouver un site où on puisse avoir un partenariat avec lequel on arriverait à créer ce puits de carbone. La CAF est partie sur l’idée de la création d’un tel puits et d’en parler. En 2016, nous avons décidé de financer 206 arbres. 206 parce que ça représente les 206 places en maisons d’assistance maternelle des Deux-Sèvres. Chaque année, nous choisirons nos politiques (crèches, multi-accueil, accueil enfants-parents. . . ) qui pourront se décliner en places associées à un arbre. Un partenariat qui devrait faire des émules, espère-t-elle. C’est aussi le sens. Entre 10 et 15 euros l’arbre planté, tutoré, protégé, etc. Finalement, ce n’est rien quand on a la main d’œuvre. Les CAF 17 et 85 réfléchissent à un tel projet sur l’ensemble du territoire. »

Mme Jordane Ancelin, paysagiste au PNR complète : « Ces arbres ont une certaine diversité pour améliorer la résistance. Dans la forme têtard, l’idée est de conserver au maximum l’emblème, l’image et surtout l’usage. Cette forme têtard est liée au fait que les branches sont taillées régulièrement et apportent cette silhouette singulière dans le Marais poitevin. » Les essences alternatives au frêne ont également des qualités calorifiques très recherchées par nos aïeuls dès les premiers travaux d’aménagement du Marais Poitevin. « Maintenant, conclut la paysagiste, il s’agit de les déployer à grande échelle pour que les habitants s’en emparent, avec le concours financier du Parc, afin de commencer à replanter aussi par anticipation. »

Gilles PETIT

Des informations complémentaires sur le site Internet : http://pnr.parc-marais-poitevin.fr rubrique « Les actions menées par le Parc – chalarose et replantations » ou auprès de Jordane Ancelin, paysagiste du PNR, par téléphone au 05 49 35 15 20.

MARAIS POITEVIN : la randonnée vintage 2018 de « Marais en marche » est annulée

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Le dimanche 4 juin 2017, le village de Saint-Georges-de-Rex (Deux-Sèvres) était le point central des randonnées « Le Marais en marche ». Des marcheurs, des cyclistes, des nostalgiques du Vélosolex, des collectionneurs de véhicules d’antan, des danseurs, des musiciens, des animateurs nature . . . s’y étaient retrouvés pour participer à un après-midi vintage ponctué de rencontres inédites. L’édition 2018 s’avérait un excellent cru : elle est annulée.

Destinée à démontrer qu’après la tempête dévastatrice de décembre 1999, les voies du Marais étaient redevenues praticables, « Le Marais en Marche » est une association intercommunale, née en 2000. Elle entend promouvoir la randonnée « intelligente » permettant  de découvrir le patrimoine naturel, architectural et culturel de ce territoire qu’est le Marais Poitevin, en général, et la Venise Verte, en particulier.

Cette fête de la randonnée pédestre, ouverte, depuis l’an dernier, aux cyclistes, est devenue un rendez-vous unique qui s’adapte avec authenticité à la géographie et à l’histoire locale, alliant sport et culture au cœur du Marais mouillé.

Appelée La Transmaraîchine, au départ de Saint-Georges-de-Rex, la randonnée vélo s’était élargie vers les voisins du département de Vendée sous le nom de La Sévrienne. Ainsi, les vélos de Marais en marche avaient rejoint Damvix en passant par Arçais, Le Vanneau-Irleau, Saint-Georges-de-Rex et Saint-Hilaire la Palud.

Dans l’interview qu’il nous avait accordé, à écouter en cliquant sur ce lien : https://youtu.be/NLyWd7B8VLY , M. Jacques Ramezi, président de l’association « Le Marais en marche » avait dressé un premier bilan de l’édition 2017, mais aussi il s’interrogeait sur l’avenir de telles manifestations dans le Marais.

C’est officiel : « l’édition 2018 du Festival Vintage n’aura pas lieu » regrette M. Ramezi.

Sans ambages, le président explique :

considérant le positionnement volontaire, sans concertation, d’une nouvelle manifestation

le week-end des 2 et 3 juin 2018 sur le village de St-Georges-de-Rex ;

considérant des difficultés d’attribution d’aides financières dues à une situation administrative complexe liée à l’interdépartementalité du Festival Vintage ;

considérant les inquiétudes dues à la très probable difficulté à mobiliser les 80 bénévoles nécessaires,

l’équipe organisatrice refuse « de maintenir un projet qui, de toute évidence sera affecté par les problèmes  énoncés ci-dessus. Elle refuse de mettre en jeu la responsabilité du président devant cette instabilité par respect aux 31 artistes, 5 techniciens, 7 guides de territoire, 25 exposants qui étaient prévus sur ce festival, aux partenaires privés et institutionnels qui contribuent au financement de ce projet. »

Cependant, le président modère la décision : « Les messages de soutien qui nous arrivent, nous motivent pour envisager une édition 2019. Nous allons travailler à cette éventualité avec les élus afin de trouver des modalités de financements coordonnées et une organisation interdépartementale stable et pérenne. »

Voici, pêle-mêle, quelques photos de l’édition 2017 :

Texte et photos Gilles PETIT

e-mail : lemaraisenmarche79@gmail.com ; tél. 05.49.35.04.09.