Mois: avril 2018

MARAIS POITEVIN : Bassines et signature du contrat de Parc 2018-2020 à Coulon

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D’entrée, le ton est donné à Coulon (Deux-Sèvres) jeudi 26 avril 2018 en début d’après-midi devant le siège du Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR), à l’occasion de la signature du contrat de Parc 2018-2020 entre le PNR et la Région Nouvelle-Aquitaine. « La Région et Monsieur Rousset n’ont pas donné leur arbitrage quant au financement des bassines à hauteur de dix millions d’euros », informe M. Julien Le Guet, représentant des manifestants regroupés dans la structure collective Bassines Non Merci !. « Qu’on ne vienne pas me mélanger le marais et les bassines. Maintenant s’il y a des problèmes je saurai le dire, mais qu’ on n’en profite pas, sinon on n’avance pas, on oppose, on clive, et quand on clive, on ne construit pas », répond le Président de la Région Nouvelle-Aquitaine. Toutefois, « une rencontre est calée le 29 mai prochain avec M. Alain Rousset sur le terrain pour lui montrer l’aberration de ce projet », précise M. Le Guet.

Le président de la Région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset a été accueilli devant le siège du PNR par une délégation de Bassines Non Merci !

Pour les non initiés ou les absents, cette notion de « bassines » est expliquée dans nos articles précédents :  MARAIS POITEVIN : A Amuré (79), une chaîne humaine pour dire « Bassines, Non Merci ! » et MARAIS POITEVIN : le Collectif « Bassines Non Merci ! » lance « La Marche des Pigouilles » – dimanche 4 mars 2018 à Mauzé-sur-Le-Mignon (Deux-Sèvres), aux liens suivants, respectivement : https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2017/11/12/marais-poitevin-…ssines-non-merci/ et https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2018/02/26/marais-poitevin-…gnon-deux-sevres/.

Les manifestants dénoncent l’attitude du Parc, « pro-bassines » selon eux, « C’est dix ans d’histoire loupée, dix ans de mépris vis à vis des habitants et des associations du territoire. Donc aujourd’hui, on est là pour interroger en profondeur la pertinence d’un tel outil qui finalement n’est plus un projet de protection du milieu, mais bien un projet de soutien au pire développement économique. Si M. Rousset venait à signer, en dépit de nos interpellations, ce triste document, le Parc serait mort. »

 

 

Le Contrat de Parc 2018-2020 présente 46 actions pour un montant total de dépenses de 5 995 599 € sur trois ans. Selon le texte, « cette somme correspond aux objectifs de mise en œuvre de la charte 2011-2023 et à la feuille de route régionale. »

Le contrat est structuré autour des axes stratégiques de la dite-charte, à savoir :

  • Soutenir une agriculture durable (programmes autour des marais desséchés favorisant l’élevage extensif et la réhabilitation des milieux) ;
  • Développer un tourisme durable, rayonnant dans l’espace et dans le temps (itinérances, tourisme fluvial, . . .) ;
  • Favoriser l’émergence, le développement d’activités économiques fondées sur la valorisation du patrimoine et des ressources naturelles (marque parc, stratégie territoriale énergétique) ;
  • Préserver et restaurer le fonctionnement écologique du marais (observatoire patrimoine naturel, Life Baie d’Aiguillon, amélioration de la connaissance et de la conscience du risque, . . .) ;
  • Préserver et mettre en valeur les paysages identitaires de la ruralité maraîchine (valorisation de l’architecture maraîchine, plantation et suivi de boisement, . . .) ;
  • Forger une culture du marais engagée vers le développement durable (éducation à l’environnement, . . .).

    Au départ de Coulon, une petite balade touristique dans la Venise Verte a précédé la cérémonie de signature du contrat de Parc.
M. Pierre-Guy Perrier, président du Syndicat mixte du Parc naturel régional du Marais Poitevin

Selon M. Pierre-Guy Perrier, président du Syndicat mixte du PNR : « Cette terre est une terre d’exception comme tous les Parcs naturels régionaux. [La région Nouvelle-Aquitaine compte aujourd’hui quatre Parcs naturels régionaux : Landes de Gascogne, Marais Poitevin, Millevaches en Limousin, Périgord-Limousin, et bientôt cinq avec le projet du Médoc] Elle a une histoire qui est tournée vers l’eau. Cette eau qui, à la fois, peut apporter tant de richesse, mais aussi tant de danger. Cette eau nous amène aujourd’hui à mettre en avant toutes les richesses de ce territoire. Ces richesses sont à la fois culturelles, à la fois architecturales, à la fois de l’histoire et aussi de l’environnement. Ces richesses que l’on se doit de préserver dans l’avenir. » Dans cet objectif, le Marais Poitevin, deuxième zone humide de France et cinquième d’Europe, vient de se voir renouveler le label Grand Site de France. Le PNR envisage de « conquérir la reconnaissance de l’UNESCO et le label Convention RAMSAR. » La Convention de Ramsar est le plus ancien de tous les accords modernes mondiaux et intergouvernementaux sur l’environnement. Il s’agit d’un traité négocié dans les années 1960 par différents pays et organisations non gouvernementales préoccupés par la perte et la dégradation croissantes des habitats en zones humides pour les oiseaux d’eau migrateurs. Adopté dans la ville iranienne de Ramsar en 1971, il est entré en vigueur en 1975.

M. Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine.

M. Alain Rousset : « Ce Marais Poitevin est peut-être un résumé du défi que l’on a aujourd’hui sur la planète. On vit plusieurs défis : le défi de la croissance démographique, donc de nourrir la planète, de l’occuper, et le défi de la préserver. Et l’eau est un marqueur essentiel. Pour moi, voir une rivière à sec est un vrai malheur. Et puis, nous sommes là vers des systèmes de résurgence, mais on est en même temps vers des systèmes de submersion et d’inondation. C’est le deuxième paradoxe plus local. Comment peut-on à la fois souffrir de manque d’eau et de trop d’eau ? Le réchauffement climatique va entraîner la montée des eaux. Moi je souhaite que le Marais poitevin soit un lieu qui soit, d’une certaine manière, comme l’huître l’est à l’égard de la qualité des eaux, un lieu témoin à l’échelle de l’Europe.

Bassines Non Merci ! a organisé une procession de l’église de Coulon à l’embarcadère afin d’enterrer le Parc comme on a toujours enterré les morts dans le Marais Poitevin, c’est à dire, en leur proposant un dernier tour en barque pour dire au revoir à leur Marais.

 

 

« Je reste dans l’idée qu’on ne peut pas opposer l’homme et la nature parce qu’à un moment donné les verrous sautent. Donc, il  faut les marier justement. Il y a des activités humaines et agricoles, horticoles et maraîchères. Il y a des lieux, le marais humide et le marais desséché. Il y a du patrimoine. Il se trouve qu’un parc naturel régional est un joli témoin de ce que nous pouvons faire d’une manière publique avec la société civile pour, à la fois, faire en sorte qu’on préserve et qu’on vive, et qu’on montre. Rien ne serait pire que de garder pour quelques-uns cette balade magnifique sur les canaux. Cet espace doit être mis à la disposition du public, d’abord parce qu’il y a de l’argent public qui est mis pour le préserver. Donc il y a toute une réflexion sur un tourisme durable à mettre en place dans le cadre du Parc. En liaison avec les professions, les communes, les associations présentes avec les professionnels de la batellerie. Je sais qu’il y a des inquiétudes que j’espère infondées, en tout cas que je vais vérifier, sur l’approvisionnement en eau du marais. »

Par ailleurs, poursuit le Président : « la Région n’est pas là pour reproduire l’État, c’est à dire de tout décider, de Bordeaux ou de X ou Y, sur ce qui se passe sur les territoires. Je fais confiance aux territoires, à la société civile des territoires, aux associations des territoires, aux organisations et aux élus des territoires. Il y a des lignes qui seront fixées, mais ce n’est pas à moi, président de la Région, de les fixer, même si la Région est un des principaux financeurs, sinon le principal. Je fais confiance; c’est dans ce sens là qu’il faut voir la signature du président de la Région. Il y a un débat local. Ce débat est démocratique. On n’a rien inventé de mieux que la démocratie. C’est à la Région de fixer les grandes lignes et les orientations d’un Parc naturel régional. »

MM. Rousset et Perrier ont finalement paraphé le Contrat de Parc naturel régional du Marais Poitevin 2018-2020.

Gilles PETIT

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HANDBALL FÉMININ D2F en vidéo : HBC Celles-sur-Belle / Noisy-Le-Grand – Gagny

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HANDBALL FÉMININ EN VIDEO : https://youtu.be/D2O2CuBDxqk.

Championnat français D2F : le match retour Celles-sur-Belle / ASUL Vaulx-en-Velin disputé le samedi 21 avril 2018. Des actions de jeu et tous les buts de cette rencontre remportée par les Celloises.
Une réalisation Capt’action79.

En organisant une pétition, Anita ESCA demande la « Démission du préfet de l’Oise pour incitation à la violence »

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Au sujet de la chasse à courre, exceptionnellement, nous relayons le texte de la pétition qu’Anita ESCA a récemment lancé sur Change.org.

« Lors de la dernière assemblée générale de la fédération des chasseurs de l’Oise, soit une semaine après une manifestation pacifique record contre la chasse à courre le 31 mars 2018 à Compiègne, le préfet de l’Oise et les présidents de la Fédération Nationale de la Chasse et de la Fédération de la Chasse de l’Oise, ont répondu à l’unisson pour appeler à la violence contre les opposants à la chasse à courre, de plus en plus nombreux. 

Le Président de la Fédération Nationale des Chasseurs, M Willy Schraen, en appelle à ses « gros bras », 800 chasseurs de gibier d’eau, pour venir « chasser en meute » les citoyens qui s’opposeraient désormais à cette pratique. Il faut noter qu’il appelle des chasseurs non concernés par ce mouvement qui ne s’oppose qu’à une seule forme de chasse, la chasse à courre. 

Le Préfet de l’Oise, M Louis Lefranc, appuie cette initiative en les appelant à « passer à l’action ». 

Une véritable milice est levée à la simple demande de représentants de la chasse française. 

Ces méthodes sont anti-démocratiques et contraires aux droits de l’homme et du citoyen. Elles visent à écraser un élan citoyen qui n’en peut plus de supporter une pratique féodale et morbide qui représente la domination par la violence, extrême et gratuite, sur des êtres innocents. 

Au lieu d’écouter ce mouvement et ce désir de beaucoup de français de vivre sans ces horreurs et ses souffrances infligées aux animaux, juste pour le plaisir d’une minorité, M le préfet de l’Oise a choisi LA RÉPRESSION et soutient désormais toute action des chasseurs visant à se faire justice eux-mêmes afin de continuer à vivre selon leurs us et coutumes. 

Par ailleurs, M  Guy Harle d’Ophove affirme que toute personne n’aimant pas la chasse se doit de déménager et de quitter les villages forestiers, qui bien sûr selon lui, n’appartiennent qu’à une seule catégorie de citoyens : LES CHASSEURS. 

Ce discours, en plus de son caractère dictatorial et violent, atteint plus d’une liberté fondamentale du citoyen français:

– le droit de manifester et d’exprimer ses opinions,

– le droit de vivre à la campagne et dans les villages forestiers pour toute personne opposée à la chasse.

 En soutenant ces  propos dangereux, le préfet de l’Oise cautionne la violence contre des citoyens qui ne veulent que préserver la vie.

Il prône de même l’obligation d’abattre tout animal s’introduisant sur une zone urbaine. Ceci, alors que les habitants des villages ont souvent manifesté leur désir de protéger ces animaux.

Comment un représentant de l’État peut-il à ce point ignorer le peuple au profit d’une caste minoritaire ?

Comment un préfet peut-il cautionner l’emploi de la violence face à des militants pacifistes ?

Comment peut-il mettre en place un dispositif tel que ‘les chasseurs vigilants’, tout en les incitant en même temps, à se faire justice eux-mêmes, alors qu’il s’adresse à des personnes munies d’armes ?

 Il doit être le garant de la sécurité sur son territoire et non l’inverse.

Il doit par ailleurs respecter les libertés fondamentales des citoyens, ce qui n’est apparemment pas le cas.

 Pour rappel, la loi n° 2016-483 du 20 avril 2016 relative à la DÉONTOLOGIE et AUX DROITS et OBLIGATIONS des fonctionnaires:

 Art. 25.-Le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Dans l’exercice de ses fonctions, il est tenu à l’obligation de neutralité.

 Art. 25 bis.-I.-Le fonctionnaire veille à faire cesser immédiatement ou à prévenir les situations de conflit d’intérêts dans lesquelles il se trouve ou pourrait se trouver.

 Au sens de la présente loi, constitue un conflit d’intérêts toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif de ses fonctions.

 Au vu des derniers évènements, le préfet Louis Le Franc, ne répond plus à aucune des obligations relatives à la DÉONTOLOGIE et AUX DROITS et OBLIGATIONS des fonctionnaires.

Ses agissements sont de plus en plus dangereux pour nos concitoyens. Nous demandons de fait sa démission. »

MARAIS POITEVIN : un nouveau policier municipal à Coulon (2)

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Le policier municipal nouveau est arrivé à Coulon (Deux-Sèvres). La nouveauté vient du fait que Nicolas Fauchez est titulaire du grade de chef de service de Police municipale principal de 1re classe. Arborant trois barrettes blanches, ce nouveau « cadre d’emploi agent de Police municipale » est un professionnel d’expérience qui devrait faire oublier son prédécesseur.

M. Nicolas Fauchez, chef de service de Police municipale de 1ère classe, catégorie B, en poste à Coulon.

Le jeudi 15 mars 2018, en prélude à la réunion du Conseil municipal, le maire de Coulon, Michel Simon, a présenté aux élus, Nicolas Fauchez. En quelques mots, ce dernier a dressé un curriculum vitae digne d’un employé municipal de luxe à l’échelle d’une si petite commune aux moyens modestes.

 « Je m’appelle Nicolas Fauchez, j’ai 42 ans, je suis marié et nous avons deux enfants âgés de 4 et 8 ans ». Son cursus universitaire est riche d’une licence en droit social, d’une maîtrise en droit privé spécialisé en droit pénal des affaires, et d’études en Institut de police judiciaire. Le tout dispensé à La Rochelle (Charente-Maritime).

Puis vient son parcours professionnel : « J’ai débuté comme policier municipal sur l’Île-de-Ré ». Il a ensuite rejoint les rangs de la Police nationale à la police de l’air et des frontières en l’aéroport international de Paris – Roissy – Charles-de-Gaulle durant trois ans environ. Ensuite, il a « retrouvé un poste de policier municipal sur l’Île-de-Ré dans la même commune qu’auparavant ». Avant d’effectuer un tournant, en 2002, en réussissant le concours de chef de service (catégorie B). Il a été recruté, en 2003, par une ville de la banlieue sud d’Orléans (Loiret) jusqu’à son arrivée à Coulon le 1er mars 2018. Il a « dirigé une brigade comptant jusqu’à quatre personnels ». Pendant ces quinze ans, il a « informatisé tout le service, mis en place un système de radio-communication numérique, la vidéoprotection, l’armement, des actions en sécurité routière et du contrôle radar sur la voie publique ». Après une période d’adaptation, M. Fauchez risque de s’ennuyer à Coulon.

Suite à un changement professionnel de sa femme, le ménage a décidé de revenir dans la région.

 A l’issue d’une laborieuse première expérience de Police municipale, l’agent en poste à Coulon avait démissionné en juin 2017. Le maire avait alors engagé son conseil dans le recrutement d’un nouveau policier visant les grades de «gardien brigadier», de «brigadier-chef principal» et de «brigadier». Or, suite aux entretiens de sélection menés avec les services du Centre départemental 79 de gestion du personnel territorial, qui a reçu deux personnes, le choix du recrutement s’est porté sur un candidat titulaire d’un grade du cadre d’emploi des « Chefs de service de Police municipale ». Les élus devaient donc modifier le libellé de ce poste, à savoir : Chef de service de Police municipale principal de 1ère classe, catégorie B, à temps complet.

S’agissant d’un recrutement par voie de mutation, et compte tenu d’un délai de préavis de trois mois, la nomination de ce nouvel agent n’a pu être effective qu’à compter du 1er mars 2018.

Un luxe que le budget municipal de Coulon n’avait pas prévu.

Selon la Gazette, le journal des communes, départements et régions de France, la rémunération des agents de Police municipale a été revalorisé au 1er janvier 2017 (décret n°2017-398 du 24 mars 2017). Ainsi, le « traitement indiciaire brut mensuel (montants indicatifs) des grades brigadiers chef principal et chef de service de Police municipale est porté, au 1er février 2017, de 1 537 euros environ en début de carrière à 2 310 euros environ en fin de carrière (échelon spécial, chef de service). » De plus, de nouvelles « bonifications indiciaires » peuvent être perçues, ainsi qu’une participation récente au « régime indemnitaire ».

 Les finances de la commune doivent aussi supporter l’achat et l’équipement d’un véhicule de fonction. Un investissement initialement prévu pour le policier précédent. Le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin proposait à la vente une Renault Clio diesel. Malgré un compteur  affichant plus de 180 000 km, Coulon a investi 1 000 €. « Le budget d’entretien des véhicules et du matériel roulant est serré », a notamment fait remarquer l’adjoint Yves Pouzet. Il pensait peut-être à l’âge de la Clio, aux nouvelles règles du contrôle technique, ainsi qu’aux frais de carburant et d’assurance.

En plus, il a fallu équiper cette voiture du matériel réglementaire, à savoir, une rampe lumineuse, des avertisseurs sonores et la sérigraphie « Police municipale ». Le coût de cet équipement est de 4 710 euros. Il convient d’ajouter la main d’œuvre pour l’installation.

En prime, la municipalité doit participer à l’armement du policier, à hauteur de 2 500 euros, afin que ce dernier conserve son habilitation de port d’arme, durant son passage à Coulon. Enfin, qui dit arme dit protection, pour 300 euros, les Coulonnais devront aider à l’achat d’un gilet pare-balles (valeur 550 euros).

 Au cours de cette réunion du Conseil municipal, le maire a souligné qu’il avait fait le tour des commerçants en compagnie du chef Fauchez, « il y a plein de choses qui ne sont pas aux normes à Coulon. Nicolas connait ça par cœur, il doit voir » pour y remédier. Au sujet des controversées zones bleues, M. Simon a informé que l’agent n’est pas du « style à mettre des PV à tout va ». Pour le moment, « il met des papiers sur les véhicules. » Il souhaite « se faire respecter et respecter tout le monde. Il est dans la bonne démarche ». Mais, le maire a ajouté que cette zone bleue est « faite pour les commerçants. » Un détail que la population ne va guère apprécier, surtout les nombreux Coulonnais qui résident dans les écarts. Enfin, le clou final de M. Simon: « Avant, les PV étaient à 17 euros, maintenant c’est 35 euros, l’État a légiféré. » Autour de l’église, le stationnement est limité à « une heure et demie avec une tolérance, dont, par exemple, à midi, pour les convives d’un restaurant, mais ça peut ne pas suffire pour des clients d’un coiffeur. »

En tout état de cause, le chef de service de Police municipale Nicolas Fauchez devra (re)nouer des liens de confiance avec les Coulonnais, et réguler les impulsions de leur maire.

Gilles PETIT

Venise Verte : les Journées Européennes des Métiers d’Art les 7 et 8 avril 2018

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L’édition 2018 des Journées Européennes des Métiers d’Art se déroulera les 7 et 8 avril 2018 dans les Deux-Sèvres. Dans le Marais Poitevin, et plus particulièrement dans la Venise Verte, l’association niortaise « 36 Quai des Arts » propose trois bonnes adresses, situées au cœur de villages.

A Coulon, 8 rue de l’Autremont, Isabelle Cousin ouvrira son atelier-boutique de vitrail à deux autres artisans d’art : Laurence Molinard, céramiste, et Mazira, créatrice de sacs à main.

A Arcais, Place du Tilleul, la « Petite Boutique du Marais » présentera les créations des céramistes Claude Bouleau et Dominique Morin. Une découverte des différentes techniques de raku, grès. . ., et une exposition de créations originales (objets, personnages).

A La Garette, 10 place du Tertre, « l’Atelier Belinda » de Belinda Brayshaw-Gordon expliquera la manière de la céramique colorée.

Créée en 2013, regroupant près de 25 professionnels, « 36 Quai des Arts » multiplie les animations à travers le département durant le week-end et relaie ainsi sur le terrain la thématique 2018 des Journées Européennes des Métiers d’Art, à savoir « Futurs en transmission ».

A Niort, le « 36 Quai des Arts » anime sa boutique située au n°36 rue Brisson, sous les Halles de Niort. A cette occasion, la structure sortira de ses murs ! Ainsi, des professionnels des métiers d’art installeront une exposition-vente de leurs œuvres et feront des démonstrations.

Citons, une feutrière avec l’Atelier Gritt ; des céramistes tels que Marie-Laure Desage, Nicole Doray-Soulard, Dominique Pouet ; une calligraphe Marilyne Bourgoin-Parat ; un tailleur de pierre Dominique Bréard ; Myriam Prijent, staffeur-stucateur (démonstration de stuc marbré) ; l’émailleur sur métal Béatrice Perget ; et Dominique Ducreau, créateur de bijoux en argent et pierre.

Ces journées seront pour le public l’occasion de voir les professionnels à l’ouvrage lors de démonstrations et de découvrir leurs créations à deux, voire même à quatre mains ! En effet, lors des Journées Européennes des Métiers d’Art, certains artisans d’art du « 36 Quai des Arts » vont relever le défi de réaliser une œuvre en binôme ! Ces créations seront l’occasion d’expérimentations et de confrontations qui augurent de beaux échanges en perspectives !
La boutique du « 36 Quai des Arts » sera ouverte rue Brisson à Niort, les samedi 7 et dimanche 8 avril de 10 à 18 heures. Parallèlement, des animations seront offertes sous des tivolis installés dans la rue.

A noter, d’autres adhérents de l’association ouvriront aussi leurs ateliers : à Pamproux, rue du Docteur Schweitzer, le ferronnier d’art Alexandre Gallion (objets décoratifs, luminaires, portails, verrières) ; et à Bressuire, en la chapelle Saint Cyprien rue du Péré, la maroquinière Anne Rambaud accompagnée d’une dizaine de professionnels des métiers d’art.

Dans ses locaux, « 36 quai des Arts » prolongera les Journées Européennes des Métiers d’Art jusqu’au 30 juin 2018 en exposant les œuvres de Jean-Guy Mosso (bijoux en verre), Georges Baudot (sculptures en bois), Dominique Rudelle (sculptures bestiaires), An-Yu Liao (peintures), et, en invité d’honneur à partir du 4 mai 2018, Franck Ayrolles avec ses nouvelles créations « Ayrotic ».

Par ailleurs, à Magné, pour la 48 ème année consécutive, La Grange de Camille ouvrira ses portes le 7 avril 2018 , sur la rive gauche de la Sèvre Niortaise face aux embarcadères du bourg de Coulon. Les artistes et artisans présents à cette édition assureront l’accueil de 14 à 19 heures tous les jours jusqu’au mois d’octobre 2018.

Les Journées Européennes des Métiers d’Art les 7 et 8 avril 2018.