Deux-Sèvres
COULON : un projet de lotissement privé en débat public
Le mercredi 11 octobre 2023, la maire de Coulon (Deux-Sèvres), Anne-Sophie Guichet, a invité les habitants du secteur de la Route de Malécot à une réunion d’information au sujet de la création d’un nouveau lotissement prévu tout près de chez eux. Les concepteurs du projet ont « affronté » des voisins du site retenu. Le sujet d’achoppement : l’augmentation de la circulation automobile et la gestion des flux hydrauliques spécifiques au site.
Pressentant une soirée animée, Mme Guichet a, d’entrée, posé des jalons en s’adressant ainsi aux représentants des foyers invités : « Dans le cadre des engagements que nous avons pris en début de mandat, l’équipe municipale a souhaité organiser cette réunion au sujet du lotissement qui va voir le jour dans votre secteur de Malécot. C’est un lotissement qui n’est pas communal. La commune n’a pas son mot à dire sur l’aménagement proprement dit du terrain, car il s’agit d’un opérateur privé. Cette réunion est organisée pour prendre connaissance du projet et vous permettre de poser toutes les questions que vous pourriez avoir par rapport à ce projet qui, semble-t-il, va vous impacter dans votre quotidien, puisqu’il va y avoir un certain nombre de maisons construites à proximité des vôtres, avec un flux de véhicules un peu plus important qui va sortir sur la voie Malécot en direction de la Route Départementale. La commune sera là pour l’aménagement de la voirie, et l’étude de la mobilité douce. »
Le projet

Pour le compte d’un propriétaire privé, dont le nom n’a pas été divulgué, le projet est porté par une filiale de l’entrepreneur Maisons du Marais, à savoir « Un Terrain Pour Demain », spécialiste de l’aménagement foncier dont, en particulier, la création de lotissements en Deux-Sèvres, sud Vendée, Charente-Maritime et Vienne. Le plan de composition présenté à l’assistance prévoit un découpage en 21 lots privatifs de 440 m² en moyenne et de trois logements sociaux. Il est prévu un seul accès sur la route de Malécot, une placette arborée, des cases de stationnement visiteurs végétalisées, des noues plantées d’arbres, un chemin piétonnier connecté au lotissement voisin « Les Grands Champs Ouest », un bassin de gestion des eaux pluviales accessible et facile d’entretien, etc.
Les intervenants ont difficilement poursuivi leur exposé car les « futurs » voisins les ont rapidement bombardés de réflexions. Dans un premier temps, il a été question de la sortie aménagée à l’intérieur d’une courbe avec une visibilité réduite, pour des voitures du lotissement, estimées à 50, devant grossir la circulation sur la route de Malécot, renforçant ainsi le flux des deux lotissements existants (La Niquière et Le Champs des Fuyes) et des habitations riveraines, en plus du transit habituel. Dans un second temps, les riverains ont soulevé le problème de la gestion des eaux pluviales, dans ce large secteur Est de la commune.
La circulation automobile
Au sujet de la circulation, les intervenants disent avoir prévu une voie uniquement piétonne reliant le lotissement voisin « Les Grands Champs Ouest » afin que les véhicules de ce secteur ne traversent pas le nouveau quartier. Au-delà du périmètre de leur projet, la circulation sur la route de Malécot ne les concerne pas. Quant à la sortie sur la route, « les gens ne verront rien car il y a une courbe. Les voitures roulent vite. Ce sera chaud », estiment des riverains.

En guise de mesure de sécurité, M. Fabrice Berjonneau, adjoint à la maire en charge de l’urbanisme, a évoqué « un cheminement piéton qui débuterait des premières maisons jusqu’à l’entrée de La Niquière, afin que les enfants soient en sécurité avec des passages piétons qui permettront de traverser la route, et des aménagements sur la chaussée qui permettront de faire ralentir les gens. Ici ce n’est pas une départementale, mais les services du Département nous conseillent. »
A ce stade des débats, Mme Guichet a haussé le ton : « Il faut nous laisser le temps de faire ces aménagements. On va fonctionner par priorité. Vous n’êtes pas sans savoir que le budget de la commune n’est pas extensible. Je n’ai pas la compétence pour vous dire quel type d’aménagement on peut mettre. Oui, on va faire une étude, il va y avoir un aménagement. Quand on aura une réponse, comme on a l’habitude de faire, on vous le dira. »
La gestion des eaux en question

Concernant le problème de la gestion des eaux pluviales, le sujet a déchaîné les passions dans la salle des fêtes de Coulon. Le chargé d’étude de « Un Terrain Pour Demain » a réussi à expliquer que pour un aménagement spécifique, « nous allons enlever une partie de haie existante (ci-contre, cerclée en vert), puis la replanter, pour faire les travaux d’aménagement de gestion des eaux pluviales. Une zone de stockage pour éviter de mettre l’eau dans la rue. On va créer un petit talus de 50 cm pour retenir du volume supplémentaire. On remonte un peu le niveau, ce qui nous permet de créer ce volume. »
L’eau serait certainement dirigée vers le fossé en aval longeant la Route de Malécot, un fossé déjà saturé par temps de forte pluie.
Document « Un Terrain Pour Demain »
L’intervenant a précisé : « Dans notre périmètre d’opération, notre obligation est de ne pas détériorer la situation hydraulique avant et après l’aménagement. Quant aux problématiques de gestion des eaux pluviales qui peuvent être rencontrées par d’autres aménagements extérieurs à notre opération, nous n’avons pas vocation à travailler dessus. »

Les constructions, leurs clôtures, et la voirie, imperméabilisantes par définition, seraient édifiées presque au sommet d’un coteau versant sur lequel « glissent » les eaux pluviales. En fait, le problème de gestion des eaux se pose en aval du futur lotissement. D’un côté, l’essentiel des eaux coule dans un seul fossé directement vers une mare ; de l’autre côté, l’eau rejoint la dite mare en traversant le lotissement du « Hameau Vert », puis le lotissement « Le Champs des Fuyes ».
Dans la salle, une réflexion a tonné : « Dans le lotissement des Frères Doré (« Le Champs des Fuyes »), juste réalisé, il y a plusieurs maisons qui ont inondé. On avait fait les plus belles études du monde, l’eau a traversé les maisons. Vous ne pouvez pas dissocier le petit talutage et le traitement de la haie, de la mare qui se trouve quelques mètres plus bas. Il faut écouter les gens du terrain. »
Un habitant de longue date du secteur informe : « Quand il pleut pendant trois jours, on est inondé. Quand le lotissement de La Niquière a été fait avec 40 maisons, plusieurs se sont retrouvées avec 15 cm d’eau. Il a été commis des erreurs. De l’autre côté, le lotissement des Fuyes a été inondé aussitôt après sa construction. » Même le lotissement du Hameau Vert a eu des problèmes d’accumulation d’eau pluviale.
La mare des Fuyes
Tous les regards sont tournés vers la mare, la fameuse mare qui fait peur aux habitants les plus proches. « L’histoire de la mare, nous y travaillons avec l’agglomération du Niortais », a déclaré la maire de Coulon.

Un autre sujet, survolé lors de la réunion, est évoqué par un participant : « depuis quelques années, il est promu l’assainissement individuel, ne craignez-vous pas que la nappe phréatique nous rejette quelque chose qui soit nauséabond dans quelques années. A l’époque, les gosses allaient à la pêche dans la mare, aujourd’hui même les écrevisses se barrent. » En réponse, l’entrepreneur a déclaré : « En assainissement, nous étudions aujourd’hui la possibilité de raccorder le lotissement à la future station d’épuration mais pour l’instant on part sur un assainissement individuel. »
La gestion actuelle de l’eau pluviale dans le secteur de la Route de Malécot à Coulon relève de la méconnaissance du terrain par les lotisseurs. On veut construire à tout prix, on veut rentabiliser des investissements au plus vite, etc. Le résultat se solde par des aberrations et des nuisances collatérales subies par les nouveaux habitants, lesquels ont fait confiance aux lotisseurs.
« Nous devons réduire de 50% nos espaces constructibles, » a informé Mme Guichet. « Le permis d’aménagement de ce nouveau lotissement existant nous a rattrapés. Nous souhaitons avoir une politique de dynamisation de la commune, on a besoin d’habitants, on a besoin d’enfants. »
Gilles PETIT
COULON – MAGNE (79) : La Maison de Santé Pluridisciplinaire intercommunale est ouverte

Née en 2008 sous le nom « Pôle Santé » et relancée en 2014, la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) de Coulon-Magné ou Magné-Coulon (Deux-Sèvres France) accueille le public depuis début août 2023. La première pierre avait été posée le 20 septembre 2022 et l’inauguration s’est déroulée le 14 octobre 2023.
Lors du scellement de la première pierre, le 20 septembre 2022, la maire de Coulon, Anne-Sophie Guichet, avait retracé la genèse du projet de MSP : « La Maison de Santé Pluridisciplinaire est une vieille histoire. Prenez d’abord deux communes, deux équipes municipales qui s’entendent bien et surtout portent la même volonté politique affirmée de lutter contre la désertification médicale. Ajoutez à cela, une équipe de professionnels de santé avec l’arrivée d’un jeune médecin, le docteur Alexandre Desnouhes, et le souhait de porter ce projet en collaboration avec les deux municipalités. Ajoutez ensuite l’ARS (Agence Régionale de Santé) présente lors de nos nombreuses réunions pour nous aider à structurer le projet. Ajoutons également les partenaires institutionnels co-financeurs du projet que sont l’Europe, l’Etat, la Région, le Département, qui contribuent au financement d’investissements de plus de 3 millions d’euros TTC. Sans eux, la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible car il s’agit d’un investissement bien au dessus des capacités de financement de nos communes. Et, pour finir, saupoudrons le tout d’une équipe de maîtrise d’œuvre performante et professionnelle avec le cabinet Crescendo Conseil qui a réalisé l’étude de faisabilité initiale, et le cabinet d’architectes et d’urbanistes Corset-Roche & Associés qui a séduit le jury à l’unanimité avec une proposition inspirée des longères traditionnelles. »


La MSP se situe dans la ZAC communale de Magné dédiée au développement économique des deux communes, en bordure de la route départementale qui les réunit quasiment à équidistance des deux bourgs. Ce n’est qu’en 2018 que le projet a véritablement démarré avec l’arrivée d’un jeune médecin sur la commune le docteur Alexandre Desnouhes qui a pris en charge la coordination de l’ensemble des professionnels de santé avec le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre.

La Maison de Santé Pluridisciplinaire accueille cinq cabinets médicaux, avec une salle d’urgence ; trois cabinets dentaires avec une salle de chirurgie ; six kinésithérapeutes ; cinq infirmiers ; une infirmière IDE-ASALEE (Association nationale qui embauche des salariés infirmières de santé publique, mis à disposition de généralistes le souhaitant) ; deux psychologues ; et trois orthophonistes. Pour la plupart déjà présents sur les deux communes.


L’équipement a une surface de 998 m² sur une parcelle de 5 000 m², pour un coût prévisionnel de 3 139 936 € HT soit 3 767 923 € TTC. Les deux communes ont bénéficié d’un taux de subventions autour de 75%. Les 25% restant étant la part d’autofinancement de ces deux communes. Techniquement, le maximum de subventions attribuées a permis de fixer des loyers compétitifs, car les praticiens sont locataires de leur espace de travail. Ainsi, les professionnels de santé ont constitué la Société Interprofessionnel de Soins Ambulatoires, la SISA Reine des Prés qui gère un bail professionnel depuis le 1er août 2023, alors que les psychologues signeront conjointement un bail professionnel spécifique. Les baux sont établis pour 25 ans. Par ailleurs, les professionnels de cette SISA et des autres praticiens sont, ou seront, adhérents de l’ASPIC « Association Santé Pluridisciplinaire Inter Communale de Magné et Coulon » créée en novembre 2016, qui regroupe l’ensemble des praticiens libéraux qui exercent tant en dehors qu’au sein de la MSP dans l’objectif d’avoir une activité coordonnée.


Réuni le 17 juillet 2023, le Conseil municipal de Magné a fixé le règlement de la Maison de Santé Pluridisciplinaire dont est extrait ce chapitre : « La location est consentie et acceptée par les preneurs moyennant un loyer mensuel évolutif, payable d’avance à réception du titre de recette. La révision légale du loyer (article 7) est prévue chaque année à la date anniversaire en fonction de l’indice des loyers des activités tertiaires publié par l’INSEE (le premier indice connu est celui du 1er trimestre 2023 s’élevant à 128,59 points). Il est convenu entre les parties d’aucun dépôt de garantie.
Monsieur le Maire poursuit en précisant que seule la clause concernant le montant du loyer évolutif est
ajustée en fonction du preneur et ainsi du bail signé, à savoir :
o Pour la SISA, le loyer mensuel est évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis 2.121,00 € mensuel les deux années suivantes ;
o Pour les psychologues qui partagent les mêmes espaces (PSY 01 et 02), le loyer mensuel est aussi évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis, 73,00 € mensuel les deux années suivantes. »
Des loyers qui couvriront un emprunt pris en charge par Magné, maître d’ouvrage. Cette commune a l’obligation d’assurer un auto-financement à hauteur de 20%. Les 5% complémentaires seront donnés par Coulon sous forme de subvention. L’Europe a subventionné à hauteur de 50% du budget prévisionnel ; l’État fournira 400 000 € ; la commission permanente de la Région Nouvelle-Aquitaine a voté une subvention de 200 000 € ; le département des Deux-Sèvres propose 100 000 € dans le cadre d’un Plan santé départemental, qui donne un coup de pouce aux jeunes étudiants pour qu’ils travaillent sur les Deux-Sèvres, réunissant plusieurs partenaires ayant, pour mission, la lutte contre la désertification médicale ; l’Agglomération du Niortais est associée dans le cadre d’un Contrat local de santé, mais ne participe pas financièrement ; et le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin a accompagné le projet préalable en conseils d’intégrations paysagère et environnementale, lesquelles peuvent générer des surcoûts.

Conjointement, les maires de Magné et Coulon affirment : « Notre objectif est que nos communes ne deviennent pas un désert médical. Que nos concitoyens puissent à l’avenir bénéficier d’une offre de soin, à proximité. Un équipement fonctionnel et confortable pour que les professionnels y trouvent les conditions idéales dans l’exercice de leur profession. Un magnifique équipement aussi à l’architecture à la fois qualitative et esthétique inspiré des longères traditionnelles. Conforme aux nouvelles normes d’économie d’énergie et de bilan carbone. Situé dans un environnement proche préservé, doté de tous services, commerces et équipements publics dans le grand site du Marais Poitevin, à 10 minutes de la ville de Niort et 45 minutes de l’océan. Un équipement attractif aux nombreux atouts que nous attendons avec impatience. Les travaux sont prévus jusqu’à fin juin 2023. »
Gilles PETIT
NIORT : 6 juin 2023, la manifestation « Retrait de la réforme des retraites », en images. Photos Gilles PETIT







Photos-reportage Gilles PETIT
COULON 79 : un inventaire comme bilan de mi-mandat du Conseil municipal
A l’image de la soirée des vœux 2023, présentée par la maire Mme Guichet, qui avait fait salle comble, la réunion de jeudi 27 avril 2023 devait être LA grande assemblée publique du Conseil municipal de Coulon dans la salle des fêtes locale. Seulement, une soixantaine de personnes ont assisté à un inventaire à la Prévert censé démontrer que tout va bien dans le meilleur des mondes dans la commune au terme de trois années d’exercice.
Parfaitement orchestrée par la maire, Mme Anne-Sophie Guichet a donné tour à tour la parole aux adjoints responsables de commissions, et aux élus délégués ou référents : Mesdames Marie Le-Chapelain (affaires sociales, scolaires et intergénérationnelles), Isabelle Hehunstre (Culture, animations, sports) et Angélique Dumoulin (tourisme), ainsi que Messieurs Dominique Giret (finances), Benoît Lalère (biodiversité), Fabrice Berjonneau (urbanisme, voirie, sécurité) et Julien Guibert (communication). Il s’agissait dans un premier temps de présenter les projets les plus importants et les réalisations portés par l’équipe municipale. Un second temps étant consacré aux échanges avec l’assistance.

Dans cet inventaire, il est noté beaucoup de projets intergénérationnels à l’attention, notamment, des enfants des écoles et des personnes âgées ou isolées de la commune. De l’hébergement d’une famille ukrainienne à la semaine du développement durable, en passant par l’enclos du groupe scolaire et le retour des serviettes en tissu à la cantine, Mme Marie Le-Chapelain n’a pas dévoilé le montant des dépenses engagées. Rien n’est gratuit. A ce propos, l’adjointe à la maire s’est enorgueillie de la réussite du repas annuel des aînés, sans souligner que les invités devaient payer leur repas, et étaient conviés à souscrire à une tombola au profit de la caisse communale d’actions sociales. Ainsi, les bénéficiaires alimentaient financièrement la caisse censée les aider.

Urbanisme-voirie-sécurité
Demandant de grosses dépenses, le poste urbanisme-voirie-sécurité est hétéroclite. Par exemple, on y trouve l’implantation d’équipements qui « normalement doivent faire ralentir », selon M. Fabrice Berjonneau, rapporteur de la commission ad hoc, à savoir un plateau ralentisseur au carrefour de la route de Malécot et plusieurs écluses (rétrécissements) « pas très efficaces ». Si peu efficaces que les élus ont « rajouté des coussins berlinois en dur réglementaires », encore moins satisfaisants, voire dangereux. Ces constructions inutiles ont coûté une fortune, quoique largement subventionnées. Mais ce n’est qu’une goutte d’eau face aux « gros travaux de voirie prévus avec un budget conséquent ». En effet, si quelques revêtements de rues et routes ont déjà été repris, il reste beaucoup à faire dans les écarts, « les oubliés de la commune » selon une habitante présente à la réunion. « On fait par tronçon car ça coute cher » a déclaré M. Berjonneau, lequel a omis de préciser que les zones touristiques sont privilégiées. Par ailleurs, obnubilé par la sécurité routière, l’adjoint ambitionne de régulariser globalement la circulation automobile, à l’image des ralentisseurs cités plus haut, et par des feux dits intelligents. Ainsi, une vaste étude est lancée sur la Route départementale n°123 entre les feux tricolores du centre-bourg jusqu’au pont qui enjambe la Sèvre Niortaise à Irleau. Ce projet n’étant pas chiffré publiquement, lui non plus, nous soufflons aux élus que cette étude est déjà réalisée, et payée, et qu’il suffit d’ouvrir le bon tiroir pour restituer le dossier. Les aménagements, encore récents, de la rue André-Cramois et des Bords de Sèvre sont issus de la présente étude. Il n’y a donc pas lieu d’intervenir sur ce tronçon. Des économies à la clé. Pour mémoire, une étude annexe prévoyait d’interdire cette RD123 aux voitures, au bénéfice des deux-roues et des piétons, entre le lieu-dit Préplot (face à la propriété Elise-Lucas) et le site du camping de la Venise Verte. Une route devant être créée dans les prés situés derrière les habitations existantes. Pour un budget pharaonique.
Dans cette rubrique urbanisme-voirie-sécurité, citons deux gros projets, la reconstruction des bâtiments des ateliers municipaux détruits par un incendie le 24 juillet 2021 (coût global 1 Million d’euros dont environ 20 000 € à la charge de la commune) et la création d’une nouvelle station d’épuration près de Baudichet (financée par la Communauté d’Agglomération du Niortais) qui devrait être fonctionnelle en juin prochain.

Un rapide rapport financier
Concernant les finances communales, M. Dominique Giret, rapporteur de la commission, a vite balayé le sujet. En effet, les comptes de clôture 2022 ne sont guère significatifs car de gros projets ne sont pas achevés ou non débutés, engendrant de nombreuses factures à régler. Selon M.Giret :« Des choses ont été faites grâce aux Petites Cités de Caractère [ndlr, par de substantielles subventions du Département des Deux-Sèvres]. C’est le cas notamment pour la mise en lumières financé à 50% par le biais des Petites Cités de Caractère. On a ainsi remplacé les candélabres sur l’ensemble du centre-bourg, réfléchis par l’architecte des Bâtiments de France. Ils sont aux LED [Diodes Electro Luminescentes], une modernité intéressante et une économie d’énergie. » Un nouvel équipement, non chiffré, qui ne fait pas l’unanimité dans la population coulonnaise.
Évasifs, les propos de M.Giret n’ont guère séduit l’assistance, semble-t-il. A l’issue d’une série de chiffres entremêlés de quelques explications, l’intervenant a déclaré : « le tout sans faire d’emprunt. Nous sommes sans doute la commune des Deux-sèvres la moins endettée, à hauteur de 20 € par habitant ». Selon notre analyse, une commune qui ne s’endette pas, raisonnablement bien sûr, est une commune qui ne s’enrichit pas, qui n’a pas d’ambition, qui ne croît pas à l’aide de ses dettes. D’autant que Coulon s’appauvrit dangereusement en vendant ses meilleurs biens immobiliers et en dégradant son patrimoine architectural par l’accrochage de lanternes et de projecteurs disparates.
A propos d’appauvrissement, en matière de communication, M. Julien Guibert a présenté le nouveau logo de Coulon, ainsi : « le logo reprend les éléments traditionnels de Coulon, à savoir le batelier, la barque, la pigouille. Il permet d’avoir une modernité en donnant le C de Coulon comme une porte d’entrée du Marais Poitevin et le reflet sur l’eau. » Comprendra qui peut le sens de sa réflexion en comparant cette explication avec le graphisme du logo en question. Voir notre précédent article au lien suivant : https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2023/01/20/coulon-79-encore-un-nouveau-logo-pour-la-commune/

Un rendez-vous manqué
Enfin, en amont de cette réunion publique, nous avions sollicité un rendez-vous avec Madame la maire afin de parler de sujets dont nous étions certains qu’ils ne seraient pas évoqués. Mme Guichet, également conseillère départementale, a décliné cette rencontre. Nous aurions étudié la main-mise du Département des Deux-Sèvres sur le patrimoine immobilier (Maisons de la Coutume), sur l’incitation à travaux (Quais) et l’ingérence en matière de tourisme (Petites Cités de Caractère), en distribuant massivement des subventions. Nous aurions aussi discuté de la dépendance administrative de la part de l’agglomération niortaise (CAN). Nous aurions également demandé des explications sur la notion de « démarche participative » (choix des lanternes LED) vue par l’équipe municipale. Enfin, il va falloir s’interroger sur le poids du tourisme à Coulon, les habitants du bourg commencent à suffoquer. Les prochaines municipalités devront remettre en état la commune. Le travail sera immense et la facture astronomique.
Gilles PETIT
NIORT : 1er mai 2023, la manifestation « Retrait de la réforme des retraites », en images. Photos Gilles PETIT

















Photos-reportage Gilles PETIT
NIORT : 6 avril 2023, la manifestation « Retrait de la réforme des retraites », en images. Photos Gilles PETIT












Reportage sans commentaire Photos Gilles PETIT
MAGNE : les œuvres de Laurent Page ouvrent la saison culturelle 2023 du Four Pontet
L’association « Les Amis du Four Pontet » lance son programme d’expositions 2023. . . au Four Pontet à Magné (79). Les œuvres de l’artiste Laurent Page ouvrent la saison. A cette occasion, la famille du « sculpteur de scènes de vie », disparu en 2007, lui a rendu un émouvant hommage.
Cette ancienne « fabrique mécanique de pots à fleurs et de pots à résine », de M. Armand Pontet, le « spécialiste de la poterie pour le lait », a cessé sa production en 1980. A l’abandon, ce four fut racheté par la Commune de Magné en 1988 afin d’en garantir la préservation. Restauré en 1994, le Four Pontet est aujourd’hui un lieu permanent de réception et d’exposition. L’espace culturel du Four Pontet paraissait bien petit, vendredi 31 mars 2023, à la séance d’ouverture de la saison 2023, pour accueillir la famille et les amis de Laurent Page, ainsi que les artistes qui exposeront au fil de la saison.

Le président des « Amis du Four Pontet », M. Thierry Larrat et son équipe, recevront, cette année, vingt-neuf artistes pour treize expositions différentes. Voir le programme 2023 en fin d’article. M. Larrat : « Nous allons avoir un éclairage tout neuf qui permettra de mieux mettre en valeur les réalisations des artistes qui vont exposer. Nous débutons la saison par un hommage à Laurent Page qui est décédé en 2007. Laurent a été un ami de Jean-Claude Daroux, l’artiste magnésien disparu début janvier 2023. » Le Four Pontet rendra aussi hommage à Jean-Claude Daroux lors de la dernière exposition en fin de saison, du 5 au 18 octobre 2023.


Jusqu’au 12 avril 2023, le Four Pontet propose une « rétrospective Laurent Page ». Aidée par les bénévoles de l’association organisatrice, sa femme Marie a souhaité ressortir plusieurs de ses nombreuses sculptures.

Mme Marie Page : « Le lieu est magique. Il a exposé ici la dernière fois en avril 2007. J’aimerais vous faire part de quelques réflexions. C’est Laurent qui parle : Tout ce que vous voyez autour de vous n’est que pure illusion. Oh bien sûr, tout ce que vous voyez ici a un poids, une dimension, des matières faciles à identifier. L’artiste, avec ses gestes un peu magiques, utilise cette réalité bien concrète du bois sculpté, de la couleur sur de la toile. Il les transforme avec son métier et son art. On lui demande de transfigurer la réalité, d’être un peu voyeur parfois, de passer de l’autre côté du miroir. Cette illusion est bien fragile comme le tour d’un magicien qui ne tiendrait qu’à un truc et serait facile à deviner. Tout ne tient qu’à une illusion, comme le cinéma nous raconte des histoires. Il nous aide à visualiser ou à évacuer des rêves inassouvis, ou encore la musique qui nous transporte dans un autre univers inventé de toute pièce. Cet équilibre instable n’est conforté que par le métier, le respect de certaines proportions et règles, une observation attentive, une curiosité et une certaine capacité d’apprendre et d’écoute.
« Quelle importance attend-on de cela ? Ce ne sont que quelques bouts de bois avec un peu de couleurs. Face aux priorités de notre temps, le besoin de consommer ou de plaire, mais aussi et surtout, le besoin de nécessaires combats pour la dignité des chances et l’éducation pour tous, pour la lutte contre les souffrances et les maladies, on réserverait trop facilement à l’art leur fonction d’embellir le quotidien, de produire des éléments de décors, un peu d’insignifiance. Qu’on est loin d’un véritable projet pour aujourd’hui. Quelle difficulté pour l’art contemporain, et pourtant, je pense que l’artiste a un rôle irremplaçable dans notre société, dans le débat actuel, dans le besoin de spiritualité et de valeur pour notre époque un peu folle. On lui demande de temps en temps de donner du sens à ce qu’il montre, d’être à la hauteur des enjeux contemporains. Vous comprenez maintenant la difficulté pour tout créateur d’exister entre utilitaire et rêve.«
Laurent Page aurait pu également déclarer par la voix de Marie :

« Je suis créateur depuis l’âge de 10 ans. A cette époque, je dessinais déjà très bien, mieux que la plupart des gens, mais mon langage était brouillon. Je peinais à ordonner ma démarche, mais je savais déjà un peu ce que j’aurais à dire. Et ça fait quarante ans que ça dure. Les artistes ne sont probablement qu’un tout petit rouage dans la mécanique complexe des grandes horloges de notre société. Nous sommes un peu comme des enfants. On a assez peu de considération pour eux, et pourtant, je pense que nous sommes indispensables en tant que veilleur ou observateur, avec ce regard différent du spectateur engagé. J’espère donc que ce chemin de création sincère et authentique nous amènera à partager avec moi quelques émotions, sensations et réflexions. Je vous emmène dans mes histoires avec la démarche d’un homme libre et responsable. Avec mon métier, j’ai décidé d’ausculter la vie avec le matériau de prédilection, le bois, un grand matériau d’expression, de faire avec lui une sculpture utile à vivre et à rêver. »
« Merci Laurent pour toutes ces créations, sincères, authentiques, indispensables, » a ainsi conclu Marie Page.

Espace culturel du Four Pontet, 5 Quai de la Sèvre 79460 Magné
Courriel : fourpontet@magneculture.fr
Internet : http://www.magneculture.fr
Le programme des expositions – ventes 2023
Gilles PETIT (Photos)
NIORT : 28 mars 2023, la manifestation « Retrait de la réforme des retraites », en images. Photos Gilles PETIT

















Reportage sans commentaire Photos Gilles PETIT
NIORT : 15 mars 2023, la manifestation « Retrait de la réforme des retraites », en images. Photos Gilles PETIT



















Reportage photos sans commentaire Gilles PETIT
L’autrice Eléanore Dréant publie sur Internet « Les enquêtes de Julianna Diale »
Sous le pseudonyme Eléanore Dréant, une jeune autrice, résidant dans la partie verte du Marais Poitevin, publie un roman à lire gratuitement sur le site Internet dédié aux enquêtes de son héroïne Julianna Diale.
Les enquêtes de Julianna Diale sont une série de romans policiers écrits par Eléanore Dréant. Déjà en ligne le tome 1 s’intitule « Des îles et des ombres ».
Isolée au fond d’un hameau du Marais Poitevin, la demeure cossue des parents de la jeune Héloïse n’avait pour seuls voisins que deux couples de retraités très âgés et un maraîcher bio. Assurément les cambrioleurs avaient choisi la bonne cible et le bon moment pour ne pas être dérangés. Une maison mise à sac, un petit frère introuvable, des parents aux abonnés absents et un fichu téléphone satellite braillant la cucaracha. Voilà les seules choses que trouve Héloïse en rentrant chez elle un soir de mai 2004. Heureusement, sa meilleure amie Julianna Diale et son caractère bien trempé arrivent à la rescousse. Le duo s’embarque alors dans une folle course poursuite à travers la France et l’Europe pour sauver la famille d’Héloïse.
Toutes les deux en Terminale à Niort, les jeunes filles étaient amies depuis la Seconde. Si leurs cursus les avaient séparées le temps des cours, littéraires pour Héloïse et scientifiques pour Julianna, leur profonde amitié n’avait jamais failli au fil des années. Aussi, quand son amie l’avait appelée, paniquée, quelques instants plus tôt, Julianna avait préféré perdre son permis de conduire flambant neuf plutôt que de la laisser affronter seule cette énorme tuile.
Des eaux du Marais Poitevin aux littoraux glacés d’Islande, en passant par les pentes abruptes des Alpes, Julianna Diale devra se confronter à des ennemis redoutables pour sauver la famille de sa meilleure amie Héloïse.
Eléanore Dréant écrit des romans ou des nouvelles depuis qu’elle sait « tenir correctement un crayon ». « Autant dire qu’avant d’avoir appris à rédiger des phrases intelligibles, » dit-elle, « mes petites histoires étaient pour le moins nébuleuses à qui essayait de les lire. Rassurez-vous, j’ai fait quelques progrès depuis… enfin j’espère. Ayant troqué mes crayons de couleur pour successivement un feutre turquoise, un stylo plume et maintenant un ordinateur, j’aimerais partager avec vous ma passion. Vous trouverez donc sur ce site mes romans en accès totalement libre et gratuit ! Pas besoin de s’inscrire ou de payer quoi que ce soit. Ponctuellement, j’ajouterai aussi des nouvelles, des billets d’humeur ou de coups de cœur sur le blog de Julianna. »
Les enquêtes de Julianna Diale sont une série de romans policiers écrits pas Eléanore Dréant à suivre au rythme d’un chapitre publié chaque lundi et chaque vendredi. Dès leur parution, tous les romans seront accessibles gratuitement à la lecture en ligne sur ce site : http://www.juliannadiale.com
Une trentaine de chapitres sont déjà publiés du tome 1 « Des îles et des ombres » dans la série inédite des enquêtes de Julianna Diale. On notera que très bientôt les lecteurs pourront dialoguer avec Julianna Diale via son blog ouvert sur son site Internet.
Gilles PETIT



