Saint-Hilaire-la-Palud

MEDIA : Pigouille-Radio, la voix du Marais Poitevin en ligne sur internet

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Âgée d’un an, elle a tout d’une grande. Pigouille Radio, la radio associative du Marais Poitevin, s’adresse à tous les consom’acteurs. Animée par des bénévoles, cette radio libre, diffusée sur Internet sans publicité commerciale, tient à préserver sa liberté d’expression, loin des pressions politiques et/ou économiques.

Photo Gilles PETIT

Créée début 2023, l’association « La Radio du Marais Poitevin » compte aujourd’hui 59 adhérents, actifs ou sympathisants, impliqués au sein de trois commissions : vie associative, communication et programmation. La toute première activité de la structure fut d’offrir une formation aux métiers de la radio à 39 bénévoles actifs. En un an, l’association a animé des ateliers de sensibilisation et d’initiation à la radio à l’attention des scolaires. Elle a aussi conçu 23 émissions, 178 productions, plus les bulletins météo quotidiens. Parallèlement, elle a retransmis en direct quatre événements dans les Deux-Sèvres, à savoir, le lancement de Pigouille Radio en juin 2023 à Sansais ; la fête de la musique à Arçais ; les 24 heures de la barque à Saint-Hilaire-la-Palud ; le Marais sauvage festival au Vanneau. Enfin, il a fallu créer un site internet et une application mobile pour assurer la diffusion 24H/24, car les réseaux hertziens (bande FM) sont saturés. On peut aussi écouter Pigouille Radio depuis le player RadioKing. En attendant la version numérique de Pigouille Radio, par les airs cette fois, envisagée en 2025.

Présenté à l’assemblée générale de l’association, le rapport d’activité 2023 affiche, du 24 juin 2023 au 1er janvier 2024, une moyenne d’environ 50 visiteurs par jour, sur le site, avec des pics de 300/400 personnes qui correspondraient à la présence de la radio sur les événements. RadioKing a enregistré 14 065 écoutes, soit plus de 1 000 auditeurs uniques par mois. « C’est le démarrage, on ne sait pas trop comment les interpréter, » estime Natacha, secrétaire de l’association.

La radio du Marais Poitevin est née par la voie de Christelle Perrier : « Je suis issue du milieu radio plutôt commerciale. J’ai fait un peu d’animation, il y a quelques années, également dans une radio associative locale. » Quand la future présidente est arrivée dans le Marais Poitevin, il y a trois ans, on sortait à peine du confinement. « Ici, c’était difficile de savoir ce qui se passait autour de nous, » se souvient-elle. « Sachant qu’on est au milieu de trois départements, et que les départements ne communiquent pas entre eux, c’était compliqué. Je me suis dit, c’est quoi les supports de communication pour connaître ce qui se passe. Et notamment en radio. Il n’y avait pas de radio. Je me suis posé la question : pourquoi il n’y en a pas ? Je n’ai pas vraiment eu la réponse mais je me suis dit : on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Lancer une radio, oui, mais je n’avais pas envie de faire une radio publicitaire, commerciale. J’en ai parlé autour de moi. L’idée a démarré comme ça. » Ainsi plusieurs personnes ont pris les choses en main et lancé une grande mobilisation de bénévoles. « Nous avons imaginé l’information radio, suivi des formations de réalisation de podcasts et d’administration d’une association car c’est un secteur particulier. »

Pourquoi le milieu associatif ?

Mme Perrier explique ce choix : « Plutôt qu’une radio privée, une radio associative me semblait plus légitime par rapport à ce que l’on voulait faire avec l’ensemble des habitants. Le milieu associatif apporte cette diversité-là. »

Pourquoi ce nom Pigouille ?

« Pigouille, parce que quand on a regardé tout autour dans ces villages du Marais Poitevin et notamment le Marais mouillé, » précise la présidente, « nous avons constaté qu’il y a beaucoup d’entités qui s’appellent Pigouille. Déjà, la pigouille en elle-même, c’est sûr. Puis il y avait le restaurant La Pigouille, l’embarcadère La Pigouille, etc. On voulait que ce soit emblématique. Le Marais Poitevin est reconnu aussi avec la pigouille. La Radio du Marais Poitevin : Pigouille Radio. Ça sonne bien. » Document ci-contre Pigouille Radio

Une jeune radio libre

Il y a un an, au stade de projet, la radio associative du Marais Poitevin s’était fixé comme principales missions : contribuer à la communication, à la culture et au lien social de proximité. Dès mars 2023, des volontaires ont rejoint l’aventure. Ayant différents niveaux de connaissance, d’envie, d’expérience et d’horizon, ces personnes ont été formées à l’animation d’une radio. Beaucoup d’entre elles se sont investies par envie de réaliser du contenu radio afin de partager leur passion musicale, le jardinage, le sport, ou parce qu’elles ont des choses à dire, qu’elles aiment rencontrer des gens, des artistes, l’envers du décor des événements, ou encore parce qu’elles considèrent que la radio est un loisir sympa. D’autres se sont impliquées dans le fonctionnement de l’outil et l’administratif.

Intarissable sur le sujet, Christelle Perrier lance : « Pour faire de la radio, un studio était envisagé. L’opportunité s’est présentée assez rapidement à Saint-Hilaire-la-Palud. Il était indispensable qu’il y ait un lieu pour accueillir les bénévoles, mais aussi le public, les collectivités, les acteurs locaux. Une radio rassemble beaucoup de domaines d’activités, de nombreux savoir-faire. On a fait avec les moyens du bord, on est arrivé à créer, à faire un premier programme radio avec, seulement, deux/trois bénévoles qui ont mis à disposition leur propre matériel à l’ensemble des autres réalisateurs bénévoles. C’était un peu compliqué parfois. Pour faire nos reportages sur la totalité du territoire, il faut que nos bénévoles soient équipés en matériel radio mobile. Nous devons aussi nous procurer du matériel radio pour notre propre studio. Une radio associative doit répondre à des charges financières de structure et de fonctionnement. Les partenaires sont autant indispensables dans notre activité radio que les bénévoles et tous ceux qui nous soutiennent. L’administratif et la logistique demandent beaucoup d’implication chaque jour. On constate, comme beaucoup d’associations, que nous sommes trop peu nombreux à nous en charger. Il nous faut davantage de bénévoles pour proposer des programmes radio et participer aux commissions, sans oublier d’assurer des permanences pour la diffusion quotidienne. »

Les objectifs

Le conseil d’administration 2024 de Pigouille Radio offre une parfaite parité, fruit du hasard. Photo Gilles Petit

On l’aura compris, Pigouille Radio souhaite enrichir sa grille des programmes, en développant ses compétences de maîtrise des aspects techniques de la radio, en particulier lors des directs ; maintenir les liens avec le jeune public et les seniors via des ateliers radio ; créer des relations avec des partenaires en matières de communication, de culture locale, lien social de proximité, etc. Enfin, les bénévoles souhaitent développer les moyens de communication en faveur de la population du territoire en étendant l’agenda, les offres d’emploi, les dédicaces, les ateliers radio, et en diversifiant les prestations radio, voire en créant des événements ponctuels.

Pour que Pigouille Radio ne soit pas une station éphémère, en plus des bénévoles, il lui faudra un ou plusieurs permanents professionnels. Ainsi, pour 2024, le conseil d’administration de « La Radio du Marais Poitevin » envisage l’ouverture d’un premier poste de salarié ou d’un prestataire externe. Avant de recruter quatre autres personnes, dans les cinq prochaines années.

Les idéaux seraient de communiquer sur l’ensemble du Marais Poitevin, à savoir sur les départements des Deux-Sèvres, Vendée et Charente-Maritime, et d’essayer de trouver des bénévoles qui soient déjà implantés dans leur territoire. « Nous avons réussi à créer la radio du Marais Poitevin. Nous pouvons être fiers de nous. Petit à petit, on va y arriver comme ça, » conclut Madame Christelle Perrier.

Le Marais Poitevin sur Pigouille Radio s’écoute, dans le monde entier, à l’adresse internet http://www.pigouilleradio.fr. Le site propose un bulletin d’adhésion ou de don, et une cagnotte de financement participatif, dont le montant est libre.

Pigouille Radio, accueil/studio Grande-Rue à Saint-Hilaire-la-Palud (79210) dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN 79 : le Collectif « Bassines Non Merci ! » installe un Campement de Résistance et de Surveillance à Mauzé-sur-le-Mignon (79)

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Le Collectif citoyen « Bassines Non Merci ! » se bat depuis maintenant deux ans contre un projet de 19 réserves d’eau destinées à l’irrigation agricole. Soutenu par des structures environnementales, paysannes, syndicales, militantes et politiques, le Collectif a installé, dimanche 30 juin 2019, le premier Campement de Résistance et de Surveillance (CRS) près de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).

Photo Gilles Petit

Selon le Collectif citoyen « Bassines, Non Merci ! », ce projet de 19 réserves de substitution, réduit aujourd’hui à 16 réserves, concerne le bassin versant de la Sèvre Niortaise, le fleuve lui-même dans toute sa vallée, en général, et le Marais Poitevin en particulier.

« Bassines, Non Merci ! » dénonce des « dénis de démocratie, des arrangements avec la réglementation, dont la Loi sur l’eau, des enquêtes publiques, . . ., la captation massive d’argent public, l’intervention de lobbies, le maintien envers et contre tout d’une agriculture productiviste en l’habillant d’oripeaux écologiques, et le projet de réserves de substitution agricoles, appelées « bassines », en Deux-Sèvres. » Il comporte également un site dans la Vienne et un autre en Charente-Maritime.

Le collectif explique : « Une bassine est une réserve d’eau géante de 10 hectares en moyenne, entourée d’une digue de 10 mètres de haut. Elle est remplie en hiver en pompant l’eau principalement dans les nappes souterraines. Le but est  d’irriguer en été des cultures intensives (2/3 de maïs, semences, légumes industriels). Chacune est financée à 70% par de l’argent public provenant de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, l’État français et l’Europe. » L’association avance des chiffres clés qui interpellent : coût de l’ensemble des projets supérieur à 40 millions d’euro, 200 ha de terres agricoles seraient plastifiés, 128 forages seraient actifs, pour seulement 6 % des agriculteurs du territoire raccordés.

Près de 800 personnes, de toutes les générations, ont rejoint le site de construction d’une Zone A Défendre dans la campagne mauzéenne. Photo Gilles Petit

Le 9 mai 2019, la justice a donné raison aux associations de protection de la nature NE 17 et NE 16 et aux Fédérations de pêche de ces deux mêmes départements qui avaient attaqué en justice les arrêtés préfectoraux. « Ceci vient conforter les convictions du collectif citoyen au sujet des dangers du projet de bassines sur le territoire Sèvre-Marais Poitevin, lui aussi visé par un recours en justice », précise le Collectif qui ajoute : « En effet, la justice a retenu trois motifs susceptibles de casser et d’annuler les arrêtés préfectoraux : des prélèvements trop importants autorisés par l’État; une étude d’impact largement insuffisante sur l’environnement; la mise en place d’un véritable projet de territoire. Ces trois éléments majeurs sifflent donc la fin du match du projet de bassines tel que conçu actuellement. De plus, récemment, les huit bassines en projet dans la Vienne ont été annulées par le Tribunal Administratif de la Vienne. »

Le Collectif Bassines Non Merci ! est « une force d’opposition qui veut aussi être une force de proposition allant dans le bon sens, en mettant au centre des débats une réelle concertation de tous, pour tous et dans l’intérêt de nos enfants et petits-enfants. »

Le kiosque à musique de Mauzé-sur-Le-Mignon a hébergé les Assises citoyennes eau/agriculture/alimentation. Photo Gilles Petit

Afin d’expliquer les tenants et les aboutissants d’un sujet qui semble complexe, 28 organisations (*) environnementales, agricoles, citoyennes ont participé à une journée de rencontre à l’intention de tous, dimanche 30 juin 2019 à Mauzé-sur-Le-Mignon (Deux-Sèvres). Des Assises citoyennes eau se sont tenues sous le kiosque de la Place du Champ-de-Foire locale, en présence de paysans, d’ingénieurs agronomes, de scientifiques, d’élus régionaux, d’un député européen, de maires, de représentants syndicaux et de divers mouvements. . . également opposés à ces projets titanesques.

A l’issue de ces Assises, près de 800 personnes ont marché trois kilomètres vers la commune d’Usseau jusqu’au site le plus proche retenu dans le projet global. Les participants y ont installé un « plongeoir », à savoir un mirador destiné à surveiller la Zone A Défendre (ZAD). Puis tout le monde a rejoint le premier Campement de Résistance et de Surveillance, un CRS niché dans une oasis de fraîcheur ombragée au milieu des cultures céréalières, avec vue sur le « plongeoir ». Depuis dimanche, des permanents zadistes se relaient nuit et jour afin d’alerter sur l’éventuelle arrivée d’engins de chantier à proximité de la parcelle concernée.

De plus, le Collectif annonce que durant l’été « seront organisées toutes sortes d’actions et de manifestations dont un camp climat, des formations à la désobéissance civile, la rédaction d’un fanzine, la création d’une pièce de théâtre, etc. Ce sera l’occasion de rédiger collectivement un projet de territoire ambitieux, porteur d’alternatives agricoles, alimentaires et sociales. »

Le Collectif conclut : « Le campement constituera un lieu de tourisme militant pour toutes les personnes qui souhaitent profiter de leurs vacances pour participer à la construction d’un autre modèle. »

Gilles PETIT

(*) APPMA Pêches Sportives Saint-Maixent-l’Ecole, Alternatiba La-Rochelle, ANV-COP21 La-Rochelle, APIEEE, CGT 79, CGT Spectacles Poitou-Charentes, Colibris 79, Collectif Anti-Linky, Collectif des Usagers de l’Hôpital de Niort, Collectif à Teurtous, Collectif Marche pour le Climat Niort, Comité Notre-Dame-des-Landes La-Roche-sur-Yon 85, Confédération paysanne 17 et 79,  Europe Ecologie – Les Verts, Extinction Rébellion La-Rochelle, Gilets Jaunes 79, La France Insoumise, Le Priouté,  Nature Environnement 17, Parti Communiste Français, SCOP La Frênaie, SOS Rivières, Syndicat SUD-Solidaires, Terres & Rivières 85 . . .

 

MARAIS POITEVIN : le Collectif « Bassines Non Merci ! » installe un Campement de Résistance et de Surveillance à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres)

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Le Collectif citoyen « Bassines Non Merci ! » se bat depuis maintenant deux ans contre un projet de 19 réserves d’eau destinées à l’irrigation agricole. Soutenu par des structures environnementales, paysannes, syndicales, militantes et politiques, le Collectif a installé, dimanche 30 juin 2019, le premier Campement de Résistance et de Surveillance (CRS) près de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).

Photo Gilles Petit

Selon le Collectif citoyen « Bassines, Non Merci ! », ce projet de 19 réserves de substitution, réduit aujourd’hui à 16 réserves, concerne le bassin versant de la Sèvre Niortaise, le fleuve lui-même dans toute sa vallée, en général, et le Marais Poitevin en particulier.

« Bassines, Non Merci ! » dénonce des « dénis de démocratie, des arrangements avec la réglementation, dont la Loi sur l’eau, des enquêtes publiques, . . ., la captation massive d’argent public, l’intervention de lobbies, le maintien envers et contre tout d’une agriculture productiviste en l’habillant d’oripeaux écologiques, et le projet de réserves de substitution agricoles, appelées « bassines », en Deux-Sèvres. » Il comporte également un site dans la Vienne et un autre en Charente-Maritime.

Le collectif explique : « Une bassine est une réserve d’eau géante de 10 hectares en moyenne, entourée d’une digue de 10 mètres de haut. Elle est remplie en hiver en pompant l’eau principalement dans les nappes souterraines. Le but est  d’irriguer en été des cultures intensives (2/3 de maïs, semences, légumes industriels). Chacune est financée à 70% par de l’argent public provenant de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, l’État français et l’Europe. » L’association avance des chiffres clés qui interpellent : coût de l’ensemble des projets supérieur à 40 millions d’euro, 200 ha de terres agricoles seraient plastifiés, 128 forages seraient actifs, pour seulement 6 % des agriculteurs du territoire raccordés.

Près de 800 personnes, de toutes les générations, ont rejoint le site de construction d’une Zone A Défendre dans la campagne mauzéenne. Photo Gilles Petit

Le 9 mai 2019, la justice a donné raison aux associations de protection de la nature NE 17 et NE 16 et aux Fédérations de pêche de ces deux mêmes départements qui avaient attaqué en justice les arrêtés préfectoraux. « Ceci vient conforter les convictions du collectif citoyen au sujet des dangers du projet de bassines sur le territoire Sèvre-Marais Poitevin, lui aussi visé par un recours en justice », précise le Collectif qui ajoute : « En effet, la justice a retenu trois motifs susceptibles de casser et d’annuler les arrêtés préfectoraux : des prélèvements trop importants autorisés par l’État; une étude d’impact largement insuffisante sur l’environnement; la mise en place d’un véritable projet de territoire. Ces trois éléments majeurs sifflent donc la fin du match du projet de bassines tel que conçu actuellement. De plus, récemment, les huit bassines en projet dans la Vienne ont été annulées par le Tribunal Administratif de la Vienne. »

Le Collectif Bassines Non Merci ! est « une force d’opposition qui veut aussi être une force de proposition allant dans le bon sens, en mettant au centre des débats une réelle concertation de tous, pour tous et dans l’intérêt de nos enfants et petits-enfants. »

Le kiosque à musique de Mauzé-sur-Le-Mignon a hébergé les Assises citoyennes eau/agriculture/alimentation. Photo Gilles Petit

Afin d’expliquer les tenants et les aboutissants d’un sujet qui semble complexe, 28 organisations (*) environnementales, agricoles, citoyennes ont participé à une journée de rencontre à l’intention de tous, dimanche 30 juin 2019 à Mauzé-sur-Le-Mignon (Deux-Sèvres). Des Assises citoyennes eau se sont tenues sous le kiosque de la Place du Champ-de-Foire locale, en présence de paysans, d’ingénieurs agronomes, de scientifiques, d’élus régionaux, d’un député européen, de maires, de représentants syndicaux et de divers mouvements. . . également opposés à ces projets titanesques.

A l’issue de ces Assises, près de 800 personnes ont marché trois kilomètres vers la commune d’Usseau jusqu’au site le plus proche retenu dans le projet global. Les participants y ont installé un « plongeoir », à savoir un mirador destiné à surveiller la Zone A Défendre (ZAD). Puis tout le monde a rejoint le premier Campement de Résistance et de Surveillance, un CRS niché dans une oasis de fraîcheur ombragée au milieu des cultures céréalières, avec vue sur le « plongeoir ». Depuis dimanche, des permanents zadistes se relaient nuit et jour afin d’alerter sur l’éventuelle arrivée d’engins de chantier à proximité de la parcelle concernée.

De plus, le Collectif annonce que durant l’été « seront organisées toutes sortes d’actions et de manifestations dont un camp climat, des formations à la désobéissance civile, la rédaction d’un fanzine, la création d’une pièce de théâtre, etc. Ce sera l’occasion de rédiger collectivement un projet de territoire ambitieux, porteur d’alternatives agricoles, alimentaires et sociales. »

Le Collectif conclut : « Le campement constituera un lieu de tourisme militant pour toutes les personnes qui souhaitent profiter de leurs vacances pour participer à la construction d’un autre modèle. »

Gilles PETIT

(*) APPMA Pêches Sportives Saint-Maixent-l’Ecole, Alternatiba La-Rochelle, ANV-COP21 La-Rochelle, APIEEE, CGT 79, CGT Spectacles Poitou-Charentes, Colibris 79, Collectif Anti-Linky, Collectif des Usagers de l’Hôpital de Niort, Collectif à Teurtous, Collectif Marche pour le Climat Niort, Comité Notre-Dame-des-Landes La-Roche-sur-Yon 85, Confédération paysanne 17 et 79,  Europe Ecologie – Les Verts, Extinction Rébellion La-Rochelle, Gilets Jaunes 79, La France Insoumise, Le Priouté,  Nature Environnement 17, Parti Communiste Français, SCOP La Frênaie, SOS Rivières, Syndicat SUD-Solidaires, Terres & Rivières 85 . . .