Parc naturel régional du Marais Poitevin
MARAIS POITEVIN : A Coulon (79), une bénédiction des bateliers entre tradition et animation touristique
Le dimanche 17 août 2025, le village de Coulon (Deux-Sèvres) a été le théâtre d’une « bénédiction des bateliers ». Le nom de Saint-Nicolas, le patron des bateliers et mariniers, et des navigateurs d’une manière générale, n’a pas été cité. En effet, il s’agissait d’une animation touristique imaginée en 2003 par le curé local, l’abbé Michel Chataigner. A l’époque, le Père Michel, comme l’appelaient amicalement les Maraîchins croyants ou non, parlait de « pardon » car plusieurs centres importants de la batellerie en France et en Belgique utilisaient ce terme pour désigner des fêtes et traditions souvent anciennes ponctuant la vie marinière, toujours avec une double vocation, civile et religieuse.

S’inspirant d’une demande formulée, l’année précédente, par des motards stationnés sur le parvis de l’église de Coulon, qui avaient demandé au prêtre, et obtenu, de les bénir avec leurs motos, le père Michel a eu l’idée d’appliquer cette « tradition » aux guides qui conduisent les touristes en barque sur l’ensemble du Marais Mouillé. L’idée a alors évolué en manifestation qui n’aurait rien de religieux car elle était alors réprouvée par le Conseil pastoral du secteur qui couvrait, à cette époque, les communes de Coulon, Magné et Sansais-La Garette.
Grâce à sa pugnacité « légendaire », le père Michel Chataigner a réussi à organiser, le samedi 14 juin 2003, une nouvelle animation estivale à Coulon qu’il a appelée : « la bénédiction des bateliers ». En réalité, c’était un rassemblement de guides-bateliers volontaires, croyants ou non, de l’ensemble des embarcadères commerciaux de la Venise Verte. Ce fut un succès. 37 guides-bateliers, issus donc d’entreprises locales, ont répondu à l’appel, munis chacun d’une pelle (une rame) à la main. Ce samedi-là, les participants se sont rassemblés sur le parvis de l’église de Coulon pour s’élancer à 9 heures précises vers les quais de la Sèvre Niortaise jusqu’à la place de la Coutume, en suivant une joueuse d’accordéon. A 9h15, les guides embarquaient à bord de sept bateaux à la cale de la Coutume, lesquels ont remonté la Sèvre Niortaise en amont de la passerelle qui enjambe ce fleuve. Puis, à 9h30, simplement accompagné de deux enfants de chœur, le père Michel s’est installé sur la passerelle. Il a d’abord entonné la chanson « Les bateliers de la Volga », avant de faire une brève allocution. Il a notamment retracé l’histoire des activités quotidiennes des Maraîchins et celle des premières balades touristiques. Ensuite, il a procédé à la bénédiction proprement dite. Un quart d’heure plus tard, tout le monde, y compris le peu de personnes présentes, s’est réuni autour du verre de l’amitié servi à proximité sur le Quai Louis-Tardy. La matinée s’était poursuivi en musique et en pas de danse.

En septembre 2004, après trois années de sacerdoce dans le Marais, l’abbé Michel Chataigner fut nommé dans le nord des Deux-Sèvres, en pays thouarsais. L’abbé Fabien Zlatev, son successeur, n’a repris le flambeau qu’en 2011, répondant favorablement aux sollicitations de la municipalité Michel Simon et d’un entrepreneur de balades touristiques installé à Coulon. Avant son départ pour Chauvigny dans la Vienne, en septembre 2014, le père Fabien a transmis la « tradition » à ses successeurs, le père Auguste Sambou, en collaboration avec un autre prêtre-coopérateur, le père Claude Baratange, responsables d’une nouvelle paroisse « Sainte-Sabine en Niortais » regroupant les communautés des anciens secteurs pastoraux de Beauvoir-sur-Niort / Frontenay-Rohan-Rohan, Marais / Mignon et Prahecq / Fors.
Dimanche 17 août 2025, la « bénédiction des bateliers » a suivi un protocole plus religieux que celui élaboré par le père Michel. A ceci près que les festivités ont débuté à 18h30, après la journée de travail des guides-bateliers. Au départ de l’église de Coulon, un cortège a conduit les participants jusqu’à la Sèvre Niortaise et sa passerelle.

Sans croix chrétienne ostensible, les prières, les chants et les textes entonnés depuis l’autel improvisé au sommet de la passerelle, ont donné un caractère particulièrement religieux à cette manifestation. Une animation qui s’est déroulée au-dessus et sur un fleuve du domaine public.
Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : « Le Chemin de bois de La Garette » rouvert aux piétons et cyclistes sur la Vélo Francette
Mis en chantier à la fin de l’été 2005, ancré dans le sol du Marais Poitevin, le « Chemin de bois » pédestre et cycliste, construit à proximité du village de La Garette sur la commune de Magné (Deux-Sèvres), n’a survécu qu’une dizaine d’années. Son platelage, souvent réparé ponctuellement, n’a pas supporté les contraintes d’un environnement exigeant et d’un saccage forestier. Entièrement reconstruit, il a rouvert à la circulation pour la saison estivale 2024.

En quelques chiffres, tout est dit ou presque : 600 mètres linéaire sur 3,50 mètres de large ; 386 pieux utilisés ; 3 800 lames de bois posées ; 4 belvédères aménagés ; une grande passerelle réhabilitée ; et 62 arbres plantés ou à planter. Le Département des Deux-Sèvres a investi 2,340 millions d’euros pour la reconstruction de ce platelage, dont une subvention de l’État de 334 000 euros. Également, il convient d’ajouter 25 000 € d’entretien pour les sections départementales de la véloroute Vélo Francette.

Communément appelé « Le Chemin de bois de La Garette », le long sentier construit sur pilotis qui serpente au milieu de nulle part en pleine nature entre les frênes et autres végétations hautement protégés pour son biotope, a été créé en septembre 2005, parallèlement à une route départementale N°1 jugée dangereuse pour les cyclistes et les quelques piétons qui s’y risquaient.
Sur ces sept photos (le diaporama ci-dessus) prises le 23 novembre 2005, on constate que le chemin est assis sur une structure entièrement en bois, pieux compris. Photos Gilles PETIT

Se dégradant très vite, jonglant au fil des saisons entre les évails (les crues), la forte humidité permanente du Marais Poitevin, la décomposition des innombrables feuilles, … et les passages des usagers, la surface de roulement du chemin devenait dangereuse. Photo Gilles PETIT

Pourtant, l’Association pour l’Insertion par la Protection et l’Entretien du Marais Poitevin (AIPEMP appelée aussi Nature Solidaire), chargée de l’entretien des pistes locales cyclables et pédestres, n’avait guère ménagé ses efforts pour remplacer progressivement les lames qui se fendaient, gonflaient ou s’effritaient. Changées à l’unité, ces lames valaient alors une fortune.



Ce n’est qu’en avril 2022 que les services du Département des Deux-Sèvres, propriétaire du site, décident de fermer à la circulation « Le Chemin de bois de La Garette » » pour des raisons de sécurité » car » le platelage était en mauvais état « . Ceci après avoir missionné, dès fin 2020, une maîtrise d’œuvre pour définir la nature des travaux à exécuter et l’éventuelle reconstruction de la passerelle.






Finalement, plusieurs études ont été engagées afin de « concevoir un nouvel aménagement prenant en compte les contraintes du site, ses enjeux environnementaux et architecturaux. » Entre temps, le Département a fait abattre soixante-dix-sept peupliers qui étaient, semble-t-il, en fin de vie ou présentaient des risques de chute. L’opération, réalisée fin 2022, a démoli ce qu’il restait du « Chemin de bois » et a laissé le terrain dans un état désastreux, durant plusieurs mois.
Enfin, le nouveau « Chemin de bois de La Garette » qui relie le village de La Garette au lieu-dit La Repentie sur la commune de Magné, a été officiellement inauguré le 9 juillet 2024 et rouvert à la circulation, excluant les véhicules à moteur.
Gilles PETIT
Les intervenants de ce chantier : Artelia Ville et Transport (44) pour la maîtrise d’oeuvre, Ginger CEBTP (79) pour la géotechnie, Apave (Niort) pour le contrôle technique, Socotec (Niort), coordinateur SPS, l’entreprise Amexbois (Alpes de Haute-Provence) et Ancr’est (Moselle), le sous-traitant des pieux.

LE VANNEAU 79 : Le Marché sur l’eau draine l’engouement du public
Depuis 26 éditions, le port du Vanneau, situé sur la commune deux-sévrienne de Le Vanneau-Irleau, accueille un Marché sur l’eau, la principale animation annuelle de ce petit village du Marais Poitevin. Une « tradition » inventée à vocation touristique, largement appréciée des autochtones, des petits producteurs locaux et du public.
Chaque dernier samedi de juillet, le port du Vanneau accueille l’unique Marché sur l’eau existant dans le Marais Poitevin, à l’initiative, au tout début, des associations Côté Marais et Comité des fêtes du Vanneau-Irleau, soutenues par la collectivité locale. Loin de prendre l’eau, cette manifestation connait un succès dépassant toute espérance.

Une idée simple
Dans le port du Vanneau [la commune est constituée de deux villages Le Vanneau et Irleau distants de deux kilomètres, ayant chacun son port], des producteurs dits locaux proposent des produits de leur jardin ou de leur exploitation, en compagnie de commerçants professionnels. Pour accéder aux marchands, les personnes souhaitant faire leur marché peuvent préalablement embarquer dans des bateaux fournis gratuitement par deux entreprises de batellerie de la Venise Verte (prêtés par les embarcadères « Les Frênes » de La Garette et « La Trigale » de Coulon, acheminés sur place par le chaland-bétaillère du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin), et se laisser guider jusqu’aux étals installés sur des barques le long des berges et des quais, uniquement le matin entre 9 heures et 13 heures. Pour les personnes qui hésiteraient à embarquer ou si l’affluence est trop importante, toutes les « boutiques » sont aussi accessibles par voie de terre. L’après-midi était consacré aux jeux en bois fabriqués par des membres du Comité des fêtes, en plus d’une marche à la découverte du marais, et d’une innovation 2025 : un marché des créateurs animé par un interprète Eric Chanteur.
Une invention originale

Le Marais n’a jamais connu ce type de marché. Dans le cadre des spectacles « Marais en Fête », les inventeurs de la formule se sont inspirés de l’époque pas si lointaine où le boulanger, le facteur et le boucher faisaient leur tournée en barque pour ravitailler les fermes cernées par les eaux toute ou partie de l’année. Leurs clients restaient sur la terre ferme ou à la proue de leur propre bateau, à domicile. Depuis 1998, les organisateurs veulent « exprimer la solidarité et le sens du service qui fédèrent la communauté des Maraîchins ».



Réveiller le port de ce village typique du Marais poitevin, ne serait-ce qu’une demi-journée, était l’objectif du Marché sur l’eau. Plus qu’une simple animation touristique, le marché du Vanneau est devenu un rendez-vous annuel incontournable dans la vie locale. En effet, parmi les centaines de personnes qui font le déplacement, la majorité ferait leurs courses habituelles en profitant de l’ambiance festive assurée, entre autres, par le groupe folklorique « les Noceux dau marais » et de scénettes nautiques rappelant les activités d’antan. Les autres visiteurs seraient des estivants, venus en curieux, agréablement surpris par la beauté du site, par l’accueil chaleureux et la diversité des produits proposés à des prix jugés « bon marché », dans l’ensemble.




Pour la première fois en 26 éditions, le reste de la journée était réservé aux jeux en bois, à un marché de créateurs, à la découverte des marais environnants et à la détente, en attendant le dîner suivi d’un feu d’artifice et d’une soirée dansante. Photos Gilles PETIT
Gilles PETIT
MARAIS POITEVIN : « Aventures de vie en Sèvre Niortaise », un ouvrage d’anthologie coécrit par Jean-Claude Coursaud et Isabelle Savariau
D’aucuns diront : « encore un livre sur le Marais Poitevin », avec la connotation touristique que l’on devine. Ils auraient tous faux. « Aventures de vie en Sèvre Niortaise » est, en effet, un livre sur le Marais Poitevin. Un Marais Poitevin vu de l’intérieur dans le cœur d’une poignée de ceux et de celles qui y sont né.es et/ou lui ont voué leur vie. Les auteurs Jean-Claude Coursaud et Isabelle Savariau, deux maraîchins, ont choisi de dresser le portrait de cinquante hommes et femmes dont le vécu est propre à la vallée de la Sèvre Niortaise, le principal fleuve qui arrose la deuxième zone humide de France, entre Niort (Deux-Sèvres) et Marans (Charente-Maritime), en passant par le département de la Vendée.

Dans l’ouvrage « Aventures de vie en Sèvre Niortaise », il n’est point question de Venise Verte, de balades commerciales en barque, de concours des plus beaux clichés, de randonnées pédestres, à vélo ou en canoë, ni de visites de musées, de repas gastronomiques, etc. Selon les auteurs, « la quintessence du livre s’illustre autour de personnages fondamentaux de la vie économique et sociale du Marais. Ce recueil révèle des témoignages, parfois émaillés de patois, de ceux qui ont bien voulu raconter leur vie de tous les jours et leurs passions. »
Curieusement, l’ouvrage ne situe pas géographiquement le Marais Poitevin à l’échelle nationale. Mais, au fil des 350 pages, le lecteur découvre ce site, les lieux de vie des personnages choisis, et bâtit ses propres images.

Jean-Claude Coursaud
Jean-Claude Coursaud est un paysan avant tout, un agriculteur de Coulon (79), aujourd’hui retraité. « Mais, dit-il, j’ai toujours été fasciné par un phénomène : l’écriture. On parle de mon âge, un âge relativement avancé, même très avancé, j’ai donc 86 ans, bientôt 87. Bon pied, bon œil malgré tout ! »
« Aventures de vie en Sèvre Niortaise est peut-être mon dernier livre », ironise-t-il. De Niort à Marans, c’est à dire à l’estuaire de la Sèvre Niortaise, il y a tout un panel de gens qui l’intéressent. Un panel très hétérogène parce que tout est très diversifié. « Le Marais mouillé est un monde qui s’effrite. Aujourd’hui, il y a peu d’agriculteurs parce que le Marais a une lacune importante, il n’est plus rentable. Le Marais ne nourrit plus son homme. Le Marais est insularisé dans un monde économique en mutation. » Les cinquante personnages sélectionnés ne sont pas tous natifs du Marais Poitevin, mais une grande partie est originaire de cette vallée de la Sèvre Niortaise. « Il s’agit de gens qui ont un accès à la Sèvre Niortaise des deux côtés à la fois en Deux-Sèvres, Vendée et Charente-Maritime. »
« L’idée de faire ce livre m’est venue il y a deux ou trois ans, » explique M. Coursaud, « en signalant des personnalités locales qui ont eu une influence sur leur village, mais aussi les anodins. Je ne dirais pas les gens d’en bas car c’est d’un péjoratif abominable. Mais vraiment, toute une constellation de gens en fonction de leur intérêt économique. Ces gens-là sont représentés dans un livre de 350 pages qui propose 50 histoires toutes différentes. Des histoires de gens d’ici, des histoires tout à fait locales. Ce livre se situe parallèlement dans une période de mutations successives. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le destin économique du Marais subit un changement radical de ce monde en vivrier. Effectivement, vivrier est un mot qui pour moi, est très important parce que le Marais mouillé n’a jamais connu d’industrialisation et souvent, c’était des petits coins, des petites mottes où l’on faisait des mojettes, où l’on subsistait chaque jour. Dans sa partie septentrionale, le Marais mouillé est peu valorisé par une agriculture aux capacités limitées, des voies d’exploitation uniquement fluviales mettant un frein à son expansion. Et ça, dans un secteur compris entre Coulon, La Garette et La Sotterie, une zone de 2 800 hectares qui est vouée pratiquement à l’abandon avec un élevage d’une extensivité dramatique. Au contraire, le Marais desséché, endigué en XVII° siècle par les travaux des dessiccateurs hollandais, va prendre un essor considérable. Dès que vous avez franchi Maillezais, toute cette région de Vix à la mer a une agriculture particulièrement dynamique. »
Un regard sur le Marais Poitevin
« Cet ouvrage est un regard sur le Marais », assurent les auteurs. L’intimité révélée de ces hommes et de ces femmes, souvent par leur anonymat, fait qu’ils appartiennent à un monde à part déterminé par une région qui ne ressemble elle aussi à aucune autre. On retrouve le peuplier, le dernier bucheron du Marais John Perrault qui fait un travail diabolique dans cette zone que certains ont appelé le Triangle des Bermudes, en passant par la pépinière de Bernard Bordet au Mazeau (85), et sa finalité dans l’industrialisation du produit par l’entreprise Thébault de Magné (79). Le secteur touristique incarné par le constructeur de bateaux André Gelot à Damvix (85) ; l’ancienne cathédrale de Maillezais (85) valorisée grâce à la perspicacité de son ancienne propriétaire Mme Trichereau. Autres anonymes représentatifs du Marais tel René Martin, passionné de pêche à La Garette (79), Odile Gélineau, ancienne ouvrière de scierie à Maillé (85), Fabrice Ravard de la maison aux volets bleus à Sansais-La Garette (79), Eric Piffeteau qui crée des paniers et des bourgnons pour l’essentiel ; Jean-Louis Gibaud, cet anonyme a énormément travaillé sur le bourg de Coulon (79) ; Michel Beaufils, un artiste de Coulon (79) ; Christian Rault, luthier au Vanneau (79) ; le dessinateur à la plume Camille Gougnard d’Arçais (79) ; etc.

Isabelle Savariau
Isabelle Savariau qui réside à La Grande Bernegoue de Maillé (85), ne vient pas d’un milieu agricole, son père était bourrelier. Au fil de sa carrière, dans les mairies vendéennes à Liez, Maillezais et Champagné-les-Marais, elle dit « avoir tout appris des gens d’ici », qu’elle a découvert le Marais « grâce à ces habitants-là », tout en ayant un souvenir de sa petite enfance passée dans le Marais. Elle ajoute : « Par mon métier de secrétaire de mairie, j’ai eu la chance de rencontrer beaucoup de gens dans nos communes. Des gens sont disparus depuis longtemps et j’ai toujours regretté de ne pas avoir recueilli leur témoignage. C’est malheureux. Alors j’ai demandé à Jean-Claude d’aller voir des figures, ceux que l’on appelle des figures dans le Marais. Il y en a toujours et on en oublie forcément. Des gens qui souhaitent transmettre ce qu’ils savent, ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils connaissent. Je pourrais donner l’exemple de M. Paul Bouchet qui est le doyen de notre recueil, il a 98 ans. Souvent, il me disait : mais moi j’ai plein de choses pour mes enfants et je me dis : qu’est ce que ça deviendra quand je ne serai plus là ? Paul, ça va être écrit, voilà ! Voilà l’esprit de notre écriture et tous les gens quel que soit leur âge, se sont tous prêtés au jeu. On est allé les rencontrer une fois, puis une deuxième fois et c’est comme ça qu’on a construit nos histoires. Ce ne sont pas vraiment des histoires, c’est du vécu, c’est des impressions, des passions. Tout ça est transmis et je me dis que c’est ça l’âme du Marais. »
Un ouvrage écrit à deux mains
Dans l’édition, Mme Savariau n’a travaillé qu’avec Jean-Claude Coursaud. « C’est vrai qu’on se connait depuis quinze ans, grâce à l’histoire des deux vendéens qui sont partis au Canada à la fin du XIX° siècle. Et cette histoire aussi m’intéressait, me passionnait parce que l’un des héros est mon arrière grand-oncle Théodore Gelot et cette histoire d’immigration au Canada, j’en ai toujours entendu parler par ma grand-mère. » Plus tard, la Maraîchine a réalisé un autre livre avec Jean-Claude Coursaud « Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre Niortaise ». C’est un recueil d’histoires locales dans les villages du Marais Poitevin truffé d’anecdotes, de scènes de vie rurale d’autrefois qu’on a oubliée. « Je suis passionné par l’écriture, j’aime bien la langue française. J’ai fait du latin autrefois, pour la syntaxe c’est intéressant. On a écrit à deux mains. On se complète dans l’écriture. Le choix des cinquante personnes s’est fait par connaissance. On a voulu mettre en valeur des gens qui vivent dans le Marais Poitevin et du Marais qui les fait vivre. C’est très éclectique, nous avons des anciens, comme des plus jeunes. Le Marais, ce n’est pas que des bateaux avec des promeneurs, c’est aussi des gens qui y habitent, qui aiment leur région et qui ont quelque chose à nous transmettre. »
Auto-édité, « Aventures de vie en Sèvre Niortaise » est vendu 28 € TTC, notamment à Coulon (Maison de la presse, écomusée de la Maison du Marais Poitevin) et à Fontenay-le-Comte (Espace culturel du centre commercial Leclerc, librairie Florilège) ; …
Disponible aussi chez les auteurs M. Jean-Claude Coursaud à Coulon tél. : 05 49 35 92 55, et Mme Isabelle Savariau à Maillé tél. : 02 51 87 00 28
Gilles PETIT
A lire : Jean-Claude Coursaud et Isabelle Savariau « Un coin de Prairie pour 10 dollars, Une odyssée maraîchine » ; le recueil de Jean-Claude Coursaud « Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre Niortaise »
COULON : Après l’incendie, la reconstruction des services techniques
Un mal pour un bien ! Détruits par un incendie en 2021, les bâtiments d’exploitation des services techniques municipaux de Coulon sont en cours de remontage. A cette occasion, on a choisi l’éco-construction, liant le bois, la paille, l’énergie photovoltaïque, et une chaufferie-bois.
« Le 24 juillet 2021, un incendie s’est déclaré aux ateliers Albert-Cheminet, route de Benet à Coulon (Deux-Sèvres), détruisant une grande partie des bâtiments les plus anciens, ainsi que trois véhicules et de nombreux matériels. Les différentes expertises menées tant par les représentants des assurances que des services de la gendarmerie, ont conclu à un incendie purement accidentel dont l’origine indéterminée se situe dans une cellule des ateliers municipaux où se trouvaient du matériel et des véhicules. Compte tenu de ces résultats, et ne s’agissant ni d’un incendie criminel, ni d’un acte de malveillance ou encore d’une erreur humaine, les experts n’ont pas jugé utile de poursuivre davantage leurs investigations. » Telles sont les conclusions de l’enquête rapportées au conseil municipal local, le 30 septembre 2021.

Le dossier d’indemnisation du sinistre des services techniques municipaux a été clôturé le 7 janvier 2022. En résumé, « le montant de l’indemnisation a été évalué à la somme de 637 973,00 € (déduction faite d’une franchise de 498,40 €) dont 239 431,40 € pour le bâtiment, 100 000,00 € pour le contenu (mobilier et matériel hors véhicules qui, eux, ont été indemnisés à hauteur de 16 890,00 €), 299 040,00 € au titre des garanties annexes (pertes d’usage, frais de dépollution/démolition, honoraires d’experts, frais liés à la reconstruction. . .). »
Dans les jours qui ont suivi le sinistre, la présence d’amiante dans la toiture a contraint l’intervention d’une entreprise spécialisée pour mettre le site en sécurité. Après dépollution réalisée par l’entreprise spécialisée ITS de Luçon (Vendée) pour un montant global de 50 444,00 € HT (60 532,80 € TTC), les bâtiments endommagés ont été démolis.
Place à la reconstruction.
Le cabinet d’architecture aBi, dirigé par Messieurs Thomas BRAUD, architecte, et Simon BORDAGE, ingénieur énergéticien, a été retenu pour élaborer le projet de reconstruction des ateliers municipaux Albert-Cheminet. Ces maîtres d’oeuvre ont chiffré, en février 2023, un Avant-Projet Définitif (APD) estimé à 954 040 € HT, somme à laquelle il faut ajouter les honoraires de maîtrise d’œuvre et les frais annexes. Le coût total de l’opération devait atteindre les 1 050 896,10 € HT. Plusieurs avenants, plus-value ou moins-value, présentés récemment par des entreprises prestataires, ont ajusté le coût total. Le bâtiment représentera une superficie de 1 400 m2 dont un hangar ouvert de 216 m². Il intégrera une partie administrative avec bureau et salle de réunion/restauration, une partie sanitaires/vestiaires aux normes et une partie technique avec plusieurs cellules pouvant accueillir divers ateliers et une zone de stationnement pour les véhicules.


Gérant une agence d’architecture, qui a tout juste trois ans d’existence, M. Thomas Braud (photo ci-contre), architecte HMONP, a élaboré une méthode constructive respectueuse de l’environnement : « Nous avions carte blanche de la maîtrise d’ouvrage [la commune de Coulon, ndlr], ce qui est rare.«
« Le choix de matériaux ressourcés, en particulier la paille comme isolant s’est rapidement imposé. Construire en bois et en paille, c’est construire le plus neutre possible. La paille est un matériau qui, en lui, a déjà absorbé, comme végétal, du CO2. Ce niveau négatif de consommation CO2 contrebalance l’impact du reste du bâtiment conventionnel, tel qu’on peut le voir aujourd’hui. Nous sommes dans le Marais Poitevin, dans le Parc naturel régional, nous avons repris une typologie classique commune dans le Marais, la longère. La structure métallique sera recouverte partiellement d’un bardage bois vertical, et à l’intérieur de ce hangar nous aurons un bâti, une boîte dans la boîte, qui accueillera les ateliers. 925 m² d’emprise au sol pour environ 400 m² d’ateliers. Nous allons proposer un plan modulable, réversible et extensible. Les caractéristiques des ateliers ont été rassemblées pour définir un atelier type. Ces ateliers sont dégagés de tout obstacle naturel et s’aménagent selon les besoins. C’est la modularité. Chaque atelier peut s’intervertir et la cellule de l’atelier est duplicable et peut être reproduite. C’est l’extensibilité. L’enjeu était aussi de limiter l’impact sur le paysage et sur le sol. A terme, l’espace de stationnement en amont sera végétalisé par les services techniques. On est vraiment dans l’éco-construction. La fin de chantier est prévue pour la fin de l’année comme un cadeau de Noël pour les agents du service technique. C’est le premier projet qui s’installe dans un ensemble puisqu’il y aura une chaufferie bois qui desservira la salle des fêtes et les écoles, et en toiture, il y aura tout un ensemble de panneaux photovoltaïques pour l’autoconsommation électrique. »

M. Aurélien Bouquet (en démonstration photo ci-contre), cogérant de la SCOP Bois et Paille siégeant à Vausseroux (79), responsable des sections commerciale et planification, a souligné : « On pourrait penser que c’est culotté de mettre de la paille après un bâtiment qui a brûlé. On sait que la paille ne brûle pas si bien que ça quand elle est bien protégée dans les murs, bien comprimée. On mettra en place les bottes de paille une fois que les murs seront levés. » Photo Gilles PETIT
« Le mur est composé de deux structures. On a une structure porteuse avec un panneau de prolongement. Côté extérieur et côté intérieur on a refait une structure légère servant à fixer les panneaux côté intérieur. On commence par poser des chausse-bottes, lesquels vont faciliter la mise en place des bottes de paille. Il y aura deux équipes de pose différentes car il y a aussi le plancher isolé en bottes de paille. Il faut plus de mille bottes. » Document Résonance et Paille


Finalement, l’incendie constitue un mal pour un bien pour les services techniques municipaux Albert-Cheminet de Coulon. Une cérémonie de pose de la première botte de paille s’est déroulée le 1er juillet 2024 en matinée, en présence des élus habituels et de plusieurs prestataires. Toutefois, on notera que les Coulonnais et les Coulonnaises n’ont pas été invités à cette cérémonie. Pourtant, les habitants sont les premiers intéressés par cette reconstruction puisqu’il s’agit de leurs ateliers techniques, lesquels travaillent à leur service, financés par des fonds publics provenant de leurs impôts. Gageons que ce « feu de paille » ne puisse perdurer.
Gilles PETIT
COULON 79 : 11 artistes exposent à la 54ème édition de « la grange de Camille »
Pour la 54ème fois, l’espace culturel « la grange de Camille » a rouvert ses portes. Tous les après-midis jusqu’au 29 septembre 2024, le public peut déambuler librement dans ce lieu artistique atypique, fondé par le regretté André Pignoux.

Photographie, peinture, sculpture, art papier, aquarelle, dessin à la plume, pastel . . . et luminescences, onze artistes se partagent l’espace culturel : Danielle BAUDRY, Fredy GAUTIER, Patrick GÉLINEAU, Christiane GILBERT, Camille GOUGNARD, Phil LEJEUNE, Daniel MAR, Sandrine PIGNOUX, Pierre REBICHON, Cécile HALAIS, et une sélection de photographies prises entre 1964 et 1976 par André PIGNOUX.











Une nouveauté : les luminescences
Cette année, une nouvelle adhérente, Cécile Halais, s’est installée dans un coin « obscure » de La grange de Camille. Au-dessus de la porte de son antre, un écriteau annonce : « Bienvenue dans l’univers du Phoenix ». Cet accueil énigmatique pousse à ouvrir un rideau noir installé en guise de porte. Sur une affichette, Cécile Halais explique, en peu de mots car ses tableaux parlent d’eux-mêmes, « dans cet espace, vous trouverez des œuvres aux multiples facettes. Ces œuvres sont faites sur des planches de bois recouvertes de feuilles de vieux livres. Elles sont peintes avec de l’encre de chine, habituellement de la peinture fluorescente (UV) et parfois de la peinture phosphorescente ou d’autres matériaux. »





Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leurs auteurs. Photos Gilles Petit
Exposition de l’association Coulon Rive Gauche à « la grange de Camille » n° 75 chemin de Halage 79510 COULON. http://www.lagrangedecamille.jimdofree.com
Ouverte jusqu’au 29 septembre 2024 de 14h30 à 18h30 Entrée libre
Gilles PETIT
L’histoire des 50 ans de « la grange de Camille » est à revivre au lien suivant : https://wp.me/p61nmR-NR
Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI
MARAIS POITEVIN : « La transhumance du sud-Vendée » a débuté au Communal du Poiré-sur-Velluire
En cette fin avril, début mai 2024, les 22 communaux du Marais Poitevin, en convention avec le Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, ouvrent progressivement aux éleveurs près de 2 200 ha de prairie naturelle. Au grand bonheur des centaines de bovins, d’équidés et autres anatidés ainsi « mis à l’herbe » après un hiver passé à l’abri des intempéries. Certaines de ces ouvertures de réserves à pâturage collectif partagé font l’objet d’une journée festive. La commune des Velluire-sur-Vendée (Vendée) a ouvert le bal le 20 avril 2024.
« 240 ha de prairie ; 420 vaches ; 20 chevaux ; 30 oies ; 5 éleveurs bovins ; 2 éleveurs équins ; 3 élus régionaux ; 4 élus départementaux, la présidente des maires de Vendée ; plusieurs maires vendéens et deux-sévriens », par ces quelques mots M. Pascal Duforestel, président du Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, a installé l’ambiance du lancement de la saison de pâturage collectif dans le communal du Poiré-sur-Velluire sur la commune des Velluire-sur-Vendée. Le président poursuit : « le Parc naturel est un commun qui rassemble à la fois les citoyens, l’ensemble des collectivités dont bien sûr les départements et les régions. «

« Cette fête est un moment magique où vous arrivez à marier le côté agriculture, élevage et le côté nature et biodiversité », a constaté Mme Lydie Bernard, vice-présidente du Conseil Régional des Pays-de-la-Loire en charge de l’agriculture, de l’alimentation et de la mer. « Pour notre région, un parc naturel est un patrimoine qu’il nous faut tous préserver. C’est pour ça que, aujourd’hui, nous avons signé un contrat de 1.850.000 euros sur trois ans. Ce n’est pas rien. Le Parc est sur deux régions qui travaillent très bien ensemble, c’est une vraie richesse. Les régions représentent 40% des budgets du Parc, c’est un socle important. »
La conseillère régionale fait allusion au « Contrat de Parc » qui définit le projet partagé entre la région Pays-de-la-Loire et le Parc Naturel Régional, ainsi que les actions prioritaires de 2024 à 2026 réunies autour de cinq thématiques : la protection renforcée de la biodiversité et des milieux naturels, l’atténuation et l’adaptation au réchauffement climatique, la préservation et le renouvellement de la trame arborée, l’innovation dans l’économie territoriale, et la dynamique de réseau. Photo (de gauche à droite) MM. Roland Marion, conseiller régional PdL délégué à la transition écologique et énergétique, et Pascal Duforestel, président du PNRMP. (Gilles PETIT)

« Nous avons déjà signé un tel contrat avec la Nouvelle-Aquitaine », informe M. Duforestel, également conseiller régional Nouvelle-Aquitaine. « Avec celui des Pays-de-la-Loire, nous allons au delà de l’effet symbolique d’avoir les régions à nos côtés. Celles-ci nous donnent de la visibilité dans le temps, nous permettant ainsi d’inscrire sur plusieurs années des actions très importantes pour l’économie, notamment sur le maintien de l’élevage et la préservation des espaces naturels que sont ces communaux du Marais Poitevin. »
Quid d’un communal ! Photos Gilles PETIT









Avec ses 110 000 hectares, le Marais poitevin, deuxième zone naturelle humide de France après la Camargue, s’étend sur deux régions, la Nouvelle-Aquitaine et les Pays-de-la-Loire, et sur trois départements, Deux-Sèvres, Charente-Maritime et Vendée. Il réunit des acteurs au sein du Syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNRMP).

M. Dominique Giret, directeur technique en charge de l’agriculture et de l’environnement au PNRMP, disserte : » 22 communaux sont aujourd’hui en convention avec le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin. Chaque commune a pris l’engagement avec le Parc, avec les Chambres d’agriculture et aussi la Ligue de Protection des Oiseaux, de préserver ce patrimoine que sont les communaux du marais. Sur environ 2 200 ha de surface totale, le Poiré-sur-Velluire couvre 241 ha. Il s’agit donc d’un des plus grands, avec Lairoux et Curzon. Le principe est simple, nous avons des prairies qui sont héritées des grandes phases historiques de dessèchement du marais. Ces parcelles étaient laissées à la disposition des habitants des communes, de manière que les éleveurs puissent y mettre des vaches à pâturer, des chevaux, des oies, et parfois des moutons. De fait, c’est un bien commun de gestion collective. Les agriculteurs arrivent tous à une date donnée et introduisent leurs troupeaux, lesquels se mélangent sur l’espace. Ceci nécessite des équipements comme des parcs de contention placés sur l’ensemble des communaux par le Parc qui les finance et les réalise pour le compte des communes. Il y a, bien sûr, un suivi en matière de surveillance et d’accompagnement, notamment sanitaire avec les vétérinaires. C’est un patrimoine culturel, historique, au delà de l’intérêt environnemental, car ces prairies, de fait, sont des prairies qui sont préservées depuis toujours, ça fait des siècles qu’elles sont en prairie naturelle. Celle du Poiré-sur-Velluire est classée en réserve naturelle régionale en Pays-de-la-Loire. Donc le Parc est conservateur et gestionnaire de ce communal avec la commune. Pour tous les autres, on intervient avec des engagements différenciés. Il y a aussi trois communes en Deux-Sèvres, avec lesquelles nous travaillons : Sansais qui est privatisé, Vallans en gestion collective, et Le Bourdet dans le cadre de la valorisation de la race bovine maraîchine. Sur l’ensemble du marais, la surface des communaux s’est étendue en restaurant des cultures en prairie. Les communaux, c’est un gros moteur de l’action du Parc en matière de préservation de l’environnement. La spécificité de mélanger des chevaux, des vaches, des oies, et un peu de moutons, fait que ces animaux vont s’attaquer à des plantes différentes et, de fait, ils vont couper les végétaux qui les intéressent. Tout s’autorégule et participe à l’entretien. »



M. Stéphane Guillon, conseiller départemental de Vendée et maire de Bouillé-Courdault ajoute : » La transhumance du sud-Vendée, comme on l’appelle ici, est un peu les grandes vacances pour les animaux. Ils vont passer six à huit mois dans ces belles prairies, ce beau paysage. Certains vont repartir vers le 1er juillet pour des congés parentaux. C’est aussi des grandes vacances pour les agriculteurs-éleveurs, parce qu’ils ont passé un hiver plutôt compliqué avec une hygrométrie importante. »
Dès qu’elles ont l’autorisation, les vaches courent vers une certaine liberté estivale Photo Gilles PETIT
Par ailleurs, ajoute M. Giret, « on enlève des animaux quand il y a moins d’herbe, par exemple au mois d’août. Il n’est pas question de laisser 500 vaches dans un endroit où il n’y a pas assez d’herbe pour toutes. Les agriculteurs régulent eux-mêmes et le Parc, qui les accompagne, vérifie l’état de la prairie et, en accord, il va déclencher des phases de déchargement. » On notera que, cette année, les ouvertures des communaux ont été retardées parce qu’il a tellement plu cet hiver que les conditions n’étaient pas tout à fait réunies. Les animaux vont rester dans ces prairies jusqu’à ce que l’eau remonte sur le communal. En fonction des années, ça pourrait être en août, septembre, octobre, ou novembre, ça dépend.

Imaginées par l’agence d’architecture Laurent Guillon et fabriquées par ID VERDE, trois plateformes d’observation ont été installées autour du communal. Financées par la région Pays-de-la-Loire et l’Europe (FEDER), soit 90 000 euros pour l’ensemble, elles sont équipées de longues-vues et complétées d’un sentier pédagogique. L’ingénierie est supportée par le Parc. Photo Gilles PETIT
Une faune riche et variée

Gilles PETIT

MEDIA : Pigouille-Radio, la voix du Marais Poitevin en ligne sur internet
Âgée d’un an, elle a tout d’une grande. Pigouille Radio, la radio associative du Marais Poitevin, s’adresse à tous les consom’acteurs. Animée par des bénévoles, cette radio libre, diffusée sur Internet sans publicité commerciale, tient à préserver sa liberté d’expression, loin des pressions politiques et/ou économiques.

Créée début 2023, l’association « La Radio du Marais Poitevin » compte aujourd’hui 59 adhérents, actifs ou sympathisants, impliqués au sein de trois commissions : vie associative, communication et programmation. La toute première activité de la structure fut d’offrir une formation aux métiers de la radio à 39 bénévoles actifs. En un an, l’association a animé des ateliers de sensibilisation et d’initiation à la radio à l’attention des scolaires. Elle a aussi conçu 23 émissions, 178 productions, plus les bulletins météo quotidiens. Parallèlement, elle a retransmis en direct quatre événements dans les Deux-Sèvres, à savoir, le lancement de Pigouille Radio en juin 2023 à Sansais ; la fête de la musique à Arçais ; les 24 heures de la barque à Saint-Hilaire-la-Palud ; le Marais sauvage festival au Vanneau. Enfin, il a fallu créer un site internet et une application mobile pour assurer la diffusion 24H/24, car les réseaux hertziens (bande FM) sont saturés. On peut aussi écouter Pigouille Radio depuis le player RadioKing. En attendant la version numérique de Pigouille Radio, par les airs cette fois, envisagée en 2025.

Présenté à l’assemblée générale de l’association, le rapport d’activité 2023 affiche, du 24 juin 2023 au 1er janvier 2024, une moyenne d’environ 50 visiteurs par jour, sur le site, avec des pics de 300/400 personnes qui correspondraient à la présence de la radio sur les événements. RadioKing a enregistré 14 065 écoutes, soit plus de 1 000 auditeurs uniques par mois. « C’est le démarrage, on ne sait pas trop comment les interpréter, » estime Natacha, secrétaire de l’association.
La radio du Marais Poitevin est née par la voie de Christelle Perrier : « Je suis issue du milieu radio plutôt commerciale. J’ai fait un peu d’animation, il y a quelques années, également dans une radio associative locale. » Quand la future présidente est arrivée dans le Marais Poitevin, il y a trois ans, on sortait à peine du confinement. « Ici, c’était difficile de savoir ce qui se passait autour de nous, » se souvient-elle. « Sachant qu’on est au milieu de trois départements, et que les départements ne communiquent pas entre eux, c’était compliqué. Je me suis dit, c’est quoi les supports de communication pour connaître ce qui se passe. Et notamment en radio. Il n’y avait pas de radio. Je me suis posé la question : pourquoi il n’y en a pas ? Je n’ai pas vraiment eu la réponse mais je me suis dit : on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Lancer une radio, oui, mais je n’avais pas envie de faire une radio publicitaire, commerciale. J’en ai parlé autour de moi. L’idée a démarré comme ça. » Ainsi plusieurs personnes ont pris les choses en main et lancé une grande mobilisation de bénévoles. « Nous avons imaginé l’information radio, suivi des formations de réalisation de podcasts et d’administration d’une association car c’est un secteur particulier. »
Pourquoi le milieu associatif ?
Mme Perrier explique ce choix : « Plutôt qu’une radio privée, une radio associative me semblait plus légitime par rapport à ce que l’on voulait faire avec l’ensemble des habitants. Le milieu associatif apporte cette diversité-là. »
Pourquoi ce nom Pigouille ?
« Pigouille, parce que quand on a regardé tout autour dans ces villages du Marais Poitevin et notamment le Marais mouillé, » précise la présidente, « nous avons constaté qu’il y a beaucoup d’entités qui s’appellent Pigouille. Déjà, la pigouille en elle-même, c’est sûr. Puis il y avait le restaurant La Pigouille, l’embarcadère La Pigouille, etc. On voulait que ce soit emblématique. Le Marais Poitevin est reconnu aussi avec la pigouille. La Radio du Marais Poitevin : Pigouille Radio. Ça sonne bien. » Document ci-contre Pigouille Radio

Une jeune radio libre


Il y a un an, au stade de projet, la radio associative du Marais Poitevin s’était fixé comme principales missions : contribuer à la communication, à la culture et au lien social de proximité. Dès mars 2023, des volontaires ont rejoint l’aventure. Ayant différents niveaux de connaissance, d’envie, d’expérience et d’horizon, ces personnes ont été formées à l’animation d’une radio. Beaucoup d’entre elles se sont investies par envie de réaliser du contenu radio afin de partager leur passion musicale, le jardinage, le sport, ou parce qu’elles ont des choses à dire, qu’elles aiment rencontrer des gens, des artistes, l’envers du décor des événements, ou encore parce qu’elles considèrent que la radio est un loisir sympa. D’autres se sont impliquées dans le fonctionnement de l’outil et l’administratif.
Intarissable sur le sujet, Christelle Perrier lance : « Pour faire de la radio, un studio était envisagé. L’opportunité s’est présentée assez rapidement à Saint-Hilaire-la-Palud. Il était indispensable qu’il y ait un lieu pour accueillir les bénévoles, mais aussi le public, les collectivités, les acteurs locaux. Une radio rassemble beaucoup de domaines d’activités, de nombreux savoir-faire. On a fait avec les moyens du bord, on est arrivé à créer, à faire un premier programme radio avec, seulement, deux/trois bénévoles qui ont mis à disposition leur propre matériel à l’ensemble des autres réalisateurs bénévoles. C’était un peu compliqué parfois. Pour faire nos reportages sur la totalité du territoire, il faut que nos bénévoles soient équipés en matériel radio mobile. Nous devons aussi nous procurer du matériel radio pour notre propre studio. Une radio associative doit répondre à des charges financières de structure et de fonctionnement. Les partenaires sont autant indispensables dans notre activité radio que les bénévoles et tous ceux qui nous soutiennent. L’administratif et la logistique demandent beaucoup d’implication chaque jour. On constate, comme beaucoup d’associations, que nous sommes trop peu nombreux à nous en charger. Il nous faut davantage de bénévoles pour proposer des programmes radio et participer aux commissions, sans oublier d’assurer des permanences pour la diffusion quotidienne. »
Les objectifs

On l’aura compris, Pigouille Radio souhaite enrichir sa grille des programmes, en développant ses compétences de maîtrise des aspects techniques de la radio, en particulier lors des directs ; maintenir les liens avec le jeune public et les seniors via des ateliers radio ; créer des relations avec des partenaires en matières de communication, de culture locale, lien social de proximité, etc. Enfin, les bénévoles souhaitent développer les moyens de communication en faveur de la population du territoire en étendant l’agenda, les offres d’emploi, les dédicaces, les ateliers radio, et en diversifiant les prestations radio, voire en créant des événements ponctuels.
Pour que Pigouille Radio ne soit pas une station éphémère, en plus des bénévoles, il lui faudra un ou plusieurs permanents professionnels. Ainsi, pour 2024, le conseil d’administration de « La Radio du Marais Poitevin » envisage l’ouverture d’un premier poste de salarié ou d’un prestataire externe. Avant de recruter quatre autres personnes, dans les cinq prochaines années.
Les idéaux seraient de communiquer sur l’ensemble du Marais Poitevin, à savoir sur les départements des Deux-Sèvres, Vendée et Charente-Maritime, et d’essayer de trouver des bénévoles qui soient déjà implantés dans leur territoire. « Nous avons réussi à créer la radio du Marais Poitevin. Nous pouvons être fiers de nous. Petit à petit, on va y arriver comme ça, » conclut Madame Christelle Perrier.
Le Marais Poitevin sur Pigouille Radio s’écoute, dans le monde entier, à l’adresse internet http://www.pigouilleradio.fr. Le site propose un bulletin d’adhésion ou de don, et une cagnotte de financement participatif, dont le montant est libre.
Pigouille Radio, accueil/studio Grande-Rue à Saint-Hilaire-la-Palud (79210) dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres
Gilles PETIT
MAGNE (79): Le Festival de peinture fait don de tableaux grand format à la commune
L’association Magné Animation a fait don à la municipalité magnésienne de six tableaux grand format réalisés par des artistes-candidats lors du 34ème Festival international de peinture de Magné. L’art de donner une autre dimension au « village de la peinture ».

Lors d’une soirée conviviale, samedi 20 janvier 2024, le maire de Magné Gérard Laborderie a réceptionné six tableaux réalisés par des artistes assidus au Festival de peinture local. Ces œuvres, de grand format sont aujourd’hui accrochées aux murs de la salle polyvalente.
M. Gérard Doray, président de Magné Animation : « Lors du festival 2022, mon prédécesseur [M. André Prunier ndlr] avait proposé à un petit nombre d’artistes de s’exprimer sur des tableaux de dimensions différentes », en marge de la 34ème édition du Festival. La nouvelle équipe de Magné Animation qui avait ces tableaux en réserve, a choisi de les sortir pour « donner un reflet de la dimension de la peinture à Magné », à l’attention des habitants, mais aussi pour marquer « cette relation privilégiée avec la peinture ». Après consultation et acceptation des auteurs des œuvres concernées, Magné Animation a fait don des grands tableaux à la collectivité locale. Ainsi, le maire a choisi de les exposer dans « un lieu à privilégier », à savoir la salle polyvalente de Magné.
« Quand le président de Magné Animation m’a proposé de les offrir à la municipalité, » explique M. Laborderie, « je me suis dit, voilà une première étape, la possibilité de mieux faire connaître la peinture à tous, en les exposant dans une salle où tout le monde passe. Cette salle polyvalente est très demandée et les gens vont pouvoir admirer ces œuvres. »

Des artistes primés au Festival international de peinture de Magné
Six tableaux grand format ont donc été fixés sur trois murs de la salle hexagonale de Magné. Il s’agit des œuvres de madame Kim Pardon et de messieurs Joël Achard, Félix Trost, Francis Pollet, Ludovic Le Moal et JIPE.
Trois artistes étaient présents à cette petite cérémonie d’affectation : Ludovic Le Moal, Francis Pollet, et Joël Achard. Les trois autres artistes étaient excusés : (photos ci-dessous de gauche à droite) JIPE, Kim Pardon et Félix Trost, en plein travail lors du 34ème Festival de peinture de Magné.



M. Joël Achard pense que « c’est une brillante idée esthétique. On aurait pu penser à la salle de sports dans laquelle les jeunes passent, mais finalement c’est encore mieux ici. La différence entre un format classique et un grand format ? C’est la patte habituelle du peintre à la différence que c’est plus grand. »
M. Ludovic Le Moal se souvient « Le jour de la réalisation de ces tableaux, il faisait très chaud et nous étions super bien exposés. Faire des tableaux plutôt grands demande plus de rapidité. C’est un vrai challenge et c’est un vrai plaisir à faire. La difficulté était de réaliser un tableau en plus durant le Festival. » Il a ajouté : » Je suis venu dans la région parce que j’ai découvert le Festival de Magné. »
M. Francis Pollet a résumé la genèse de cette histoire : « La première fois que le président de l’époque André Prunier m’en a parlé, c’était au festival de Saint-Loup. Je lui ai demandé quelle grandeur il souhaitait. Deux mètres sur deux mètres, oh ! J’ai rarement eu si chaud. J’ai mis deux jours à m’en remettre car le festival plus un grand format … L’urgence ça ne me déplait pas parce que ça oblige à être rapide. Je suis très heureux d’être accroché à côté de ces talents. »






Un vœu
Monsieur le maire de Magné, Gérard Laborderie, a fait un vœu : « Nous arrivons à la 36ème édition du Festival et aujourd’hui on imagine mal la commune de Magné sans son festival de peinture. Chaque année, c’est une très belle réussite. C’est vrai, tout le monde connaît le festival, mais néanmoins, en dehors de la période du festival, quand on traverse Magné, rien n’indique que la peinture y est très présente. Il y a le Four Pontet, une salle d’exposition qui expose des œuvres pendant environ neuf mois de l’année. Mais il faut y aller, on n’y va pas par hasard. J’aimerais donner une autre dimension de la peinture à Magné et que toute personne qui traverse la commune se dise « Ah Magné, c’est un village où la peinture est très présente ! » Tout ça reste à faire, il faudra trouver les bonnes solutions. Les artistes-peintres pourraient nous conseiller. Je me suis dit : ce don peut être une première étape. Pour poursuivre cette action, je souhaiterais qu’un groupe de travail se mette en place pour y réfléchir. » Il serait composé d’élus municipaux, de membres de Magné Animation, d’artistes, chargés de trouver un moyen d’exposer la peinture dans les rues de Magné. Une peinture qui résiste à tous les temps, toute l’année.
Gilles PETIT
COULON – MAGNE (79) : La Maison de Santé Pluridisciplinaire intercommunale est ouverte

Née en 2008 sous le nom « Pôle Santé » et relancée en 2014, la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) de Coulon-Magné ou Magné-Coulon (Deux-Sèvres France) accueille le public depuis début août 2023. La première pierre avait été posée le 20 septembre 2022 et l’inauguration s’est déroulée le 14 octobre 2023.
Lors du scellement de la première pierre, le 20 septembre 2022, la maire de Coulon, Anne-Sophie Guichet, avait retracé la genèse du projet de MSP : « La Maison de Santé Pluridisciplinaire est une vieille histoire. Prenez d’abord deux communes, deux équipes municipales qui s’entendent bien et surtout portent la même volonté politique affirmée de lutter contre la désertification médicale. Ajoutez à cela, une équipe de professionnels de santé avec l’arrivée d’un jeune médecin, le docteur Alexandre Desnouhes, et le souhait de porter ce projet en collaboration avec les deux municipalités. Ajoutez ensuite l’ARS (Agence Régionale de Santé) présente lors de nos nombreuses réunions pour nous aider à structurer le projet. Ajoutons également les partenaires institutionnels co-financeurs du projet que sont l’Europe, l’Etat, la Région, le Département, qui contribuent au financement d’investissements de plus de 3 millions d’euros TTC. Sans eux, la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible car il s’agit d’un investissement bien au dessus des capacités de financement de nos communes. Et, pour finir, saupoudrons le tout d’une équipe de maîtrise d’œuvre performante et professionnelle avec le cabinet Crescendo Conseil qui a réalisé l’étude de faisabilité initiale, et le cabinet d’architectes et d’urbanistes Corset-Roche & Associés qui a séduit le jury à l’unanimité avec une proposition inspirée des longères traditionnelles. »


La MSP se situe dans la ZAC communale de Magné dédiée au développement économique des deux communes, en bordure de la route départementale qui les réunit quasiment à équidistance des deux bourgs. Ce n’est qu’en 2018 que le projet a véritablement démarré avec l’arrivée d’un jeune médecin sur la commune le docteur Alexandre Desnouhes qui a pris en charge la coordination de l’ensemble des professionnels de santé avec le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre.

La Maison de Santé Pluridisciplinaire accueille cinq cabinets médicaux, avec une salle d’urgence ; trois cabinets dentaires avec une salle de chirurgie ; six kinésithérapeutes ; cinq infirmiers ; une infirmière IDE-ASALEE (Association nationale qui embauche des salariés infirmières de santé publique, mis à disposition de généralistes le souhaitant) ; deux psychologues ; et trois orthophonistes. Pour la plupart déjà présents sur les deux communes.


L’équipement a une surface de 998 m² sur une parcelle de 5 000 m², pour un coût prévisionnel de 3 139 936 € HT soit 3 767 923 € TTC. Les deux communes ont bénéficié d’un taux de subventions autour de 75%. Les 25% restant étant la part d’autofinancement de ces deux communes. Techniquement, le maximum de subventions attribuées a permis de fixer des loyers compétitifs, car les praticiens sont locataires de leur espace de travail. Ainsi, les professionnels de santé ont constitué la Société Interprofessionnel de Soins Ambulatoires, la SISA Reine des Prés qui gère un bail professionnel depuis le 1er août 2023, alors que les psychologues signeront conjointement un bail professionnel spécifique. Les baux sont établis pour 25 ans. Par ailleurs, les professionnels de cette SISA et des autres praticiens sont, ou seront, adhérents de l’ASPIC « Association Santé Pluridisciplinaire Inter Communale de Magné et Coulon » créée en novembre 2016, qui regroupe l’ensemble des praticiens libéraux qui exercent tant en dehors qu’au sein de la MSP dans l’objectif d’avoir une activité coordonnée.


Réuni le 17 juillet 2023, le Conseil municipal de Magné a fixé le règlement de la Maison de Santé Pluridisciplinaire dont est extrait ce chapitre : « La location est consentie et acceptée par les preneurs moyennant un loyer mensuel évolutif, payable d’avance à réception du titre de recette. La révision légale du loyer (article 7) est prévue chaque année à la date anniversaire en fonction de l’indice des loyers des activités tertiaires publié par l’INSEE (le premier indice connu est celui du 1er trimestre 2023 s’élevant à 128,59 points). Il est convenu entre les parties d’aucun dépôt de garantie.
Monsieur le Maire poursuit en précisant que seule la clause concernant le montant du loyer évolutif est
ajustée en fonction du preneur et ainsi du bail signé, à savoir :
o Pour la SISA, le loyer mensuel est évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis 2.121,00 € mensuel les deux années suivantes ;
o Pour les psychologues qui partagent les mêmes espaces (PSY 01 et 02), le loyer mensuel est aussi évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis, 73,00 € mensuel les deux années suivantes. »
Des loyers qui couvriront un emprunt pris en charge par Magné, maître d’ouvrage. Cette commune a l’obligation d’assurer un auto-financement à hauteur de 20%. Les 5% complémentaires seront donnés par Coulon sous forme de subvention. L’Europe a subventionné à hauteur de 50% du budget prévisionnel ; l’État fournira 400 000 € ; la commission permanente de la Région Nouvelle-Aquitaine a voté une subvention de 200 000 € ; le département des Deux-Sèvres propose 100 000 € dans le cadre d’un Plan santé départemental, qui donne un coup de pouce aux jeunes étudiants pour qu’ils travaillent sur les Deux-Sèvres, réunissant plusieurs partenaires ayant, pour mission, la lutte contre la désertification médicale ; l’Agglomération du Niortais est associée dans le cadre d’un Contrat local de santé, mais ne participe pas financièrement ; et le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin a accompagné le projet préalable en conseils d’intégrations paysagère et environnementale, lesquelles peuvent générer des surcoûts.

Conjointement, les maires de Magné et Coulon affirment : « Notre objectif est que nos communes ne deviennent pas un désert médical. Que nos concitoyens puissent à l’avenir bénéficier d’une offre de soin, à proximité. Un équipement fonctionnel et confortable pour que les professionnels y trouvent les conditions idéales dans l’exercice de leur profession. Un magnifique équipement aussi à l’architecture à la fois qualitative et esthétique inspiré des longères traditionnelles. Conforme aux nouvelles normes d’économie d’énergie et de bilan carbone. Situé dans un environnement proche préservé, doté de tous services, commerces et équipements publics dans le grand site du Marais Poitevin, à 10 minutes de la ville de Niort et 45 minutes de l’océan. Un équipement attractif aux nombreux atouts que nous attendons avec impatience. Les travaux sont prévus jusqu’à fin juin 2023. »
Gilles PETIT






