Deux-Sèvres
COULON : Après l’incendie, la reconstruction des services techniques
Un mal pour un bien ! Détruits par un incendie en 2021, les bâtiments d’exploitation des services techniques municipaux de Coulon sont en cours de remontage. A cette occasion, on a choisi l’éco-construction, liant le bois, la paille, l’énergie photovoltaïque, et une chaufferie-bois.
« Le 24 juillet 2021, un incendie s’est déclaré aux ateliers Albert-Cheminet, route de Benet à Coulon (Deux-Sèvres), détruisant une grande partie des bâtiments les plus anciens, ainsi que trois véhicules et de nombreux matériels. Les différentes expertises menées tant par les représentants des assurances que des services de la gendarmerie, ont conclu à un incendie purement accidentel dont l’origine indéterminée se situe dans une cellule des ateliers municipaux où se trouvaient du matériel et des véhicules. Compte tenu de ces résultats, et ne s’agissant ni d’un incendie criminel, ni d’un acte de malveillance ou encore d’une erreur humaine, les experts n’ont pas jugé utile de poursuivre davantage leurs investigations. » Telles sont les conclusions de l’enquête rapportées au conseil municipal local, le 30 septembre 2021.

Le dossier d’indemnisation du sinistre des services techniques municipaux a été clôturé le 7 janvier 2022. En résumé, « le montant de l’indemnisation a été évalué à la somme de 637 973,00 € (déduction faite d’une franchise de 498,40 €) dont 239 431,40 € pour le bâtiment, 100 000,00 € pour le contenu (mobilier et matériel hors véhicules qui, eux, ont été indemnisés à hauteur de 16 890,00 €), 299 040,00 € au titre des garanties annexes (pertes d’usage, frais de dépollution/démolition, honoraires d’experts, frais liés à la reconstruction. . .). »
Dans les jours qui ont suivi le sinistre, la présence d’amiante dans la toiture a contraint l’intervention d’une entreprise spécialisée pour mettre le site en sécurité. Après dépollution réalisée par l’entreprise spécialisée ITS de Luçon (Vendée) pour un montant global de 50 444,00 € HT (60 532,80 € TTC), les bâtiments endommagés ont été démolis.
Place à la reconstruction.
Le cabinet d’architecture aBi, dirigé par Messieurs Thomas BRAUD, architecte, et Simon BORDAGE, ingénieur énergéticien, a été retenu pour élaborer le projet de reconstruction des ateliers municipaux Albert-Cheminet. Ces maîtres d’oeuvre ont chiffré, en février 2023, un Avant-Projet Définitif (APD) estimé à 954 040 € HT, somme à laquelle il faut ajouter les honoraires de maîtrise d’œuvre et les frais annexes. Le coût total de l’opération devait atteindre les 1 050 896,10 € HT. Plusieurs avenants, plus-value ou moins-value, présentés récemment par des entreprises prestataires, ont ajusté le coût total. Le bâtiment représentera une superficie de 1 400 m2 dont un hangar ouvert de 216 m². Il intégrera une partie administrative avec bureau et salle de réunion/restauration, une partie sanitaires/vestiaires aux normes et une partie technique avec plusieurs cellules pouvant accueillir divers ateliers et une zone de stationnement pour les véhicules.


Gérant une agence d’architecture, qui a tout juste trois ans d’existence, M. Thomas Braud (photo ci-contre), architecte HMONP, a élaboré une méthode constructive respectueuse de l’environnement : « Nous avions carte blanche de la maîtrise d’ouvrage [la commune de Coulon, ndlr], ce qui est rare.«
« Le choix de matériaux ressourcés, en particulier la paille comme isolant s’est rapidement imposé. Construire en bois et en paille, c’est construire le plus neutre possible. La paille est un matériau qui, en lui, a déjà absorbé, comme végétal, du CO2. Ce niveau négatif de consommation CO2 contrebalance l’impact du reste du bâtiment conventionnel, tel qu’on peut le voir aujourd’hui. Nous sommes dans le Marais Poitevin, dans le Parc naturel régional, nous avons repris une typologie classique commune dans le Marais, la longère. La structure métallique sera recouverte partiellement d’un bardage bois vertical, et à l’intérieur de ce hangar nous aurons un bâti, une boîte dans la boîte, qui accueillera les ateliers. 925 m² d’emprise au sol pour environ 400 m² d’ateliers. Nous allons proposer un plan modulable, réversible et extensible. Les caractéristiques des ateliers ont été rassemblées pour définir un atelier type. Ces ateliers sont dégagés de tout obstacle naturel et s’aménagent selon les besoins. C’est la modularité. Chaque atelier peut s’intervertir et la cellule de l’atelier est duplicable et peut être reproduite. C’est l’extensibilité. L’enjeu était aussi de limiter l’impact sur le paysage et sur le sol. A terme, l’espace de stationnement en amont sera végétalisé par les services techniques. On est vraiment dans l’éco-construction. La fin de chantier est prévue pour la fin de l’année comme un cadeau de Noël pour les agents du service technique. C’est le premier projet qui s’installe dans un ensemble puisqu’il y aura une chaufferie bois qui desservira la salle des fêtes et les écoles, et en toiture, il y aura tout un ensemble de panneaux photovoltaïques pour l’autoconsommation électrique. »

M. Aurélien Bouquet (en démonstration photo ci-contre), cogérant de la SCOP Bois et Paille siégeant à Vausseroux (79), responsable des sections commerciale et planification, a souligné : « On pourrait penser que c’est culotté de mettre de la paille après un bâtiment qui a brûlé. On sait que la paille ne brûle pas si bien que ça quand elle est bien protégée dans les murs, bien comprimée. On mettra en place les bottes de paille une fois que les murs seront levés. » Photo Gilles PETIT
« Le mur est composé de deux structures. On a une structure porteuse avec un panneau de prolongement. Côté extérieur et côté intérieur on a refait une structure légère servant à fixer les panneaux côté intérieur. On commence par poser des chausse-bottes, lesquels vont faciliter la mise en place des bottes de paille. Il y aura deux équipes de pose différentes car il y a aussi le plancher isolé en bottes de paille. Il faut plus de mille bottes. » Document Résonance et Paille


Finalement, l’incendie constitue un mal pour un bien pour les services techniques municipaux Albert-Cheminet de Coulon. Une cérémonie de pose de la première botte de paille s’est déroulée le 1er juillet 2024 en matinée, en présence des élus habituels et de plusieurs prestataires. Toutefois, on notera que les Coulonnais et les Coulonnaises n’ont pas été invités à cette cérémonie. Pourtant, les habitants sont les premiers intéressés par cette reconstruction puisqu’il s’agit de leurs ateliers techniques, lesquels travaillent à leur service, financés par des fonds publics provenant de leurs impôts. Gageons que ce « feu de paille » ne puisse perdurer.
Gilles PETIT
Relais de la Flamme Olympique de Paris 2024 : des fiertés régionales pour avitailler le Maxi Banque Populaire XI à l’occasion du Relais des Océans

Communiqué de presse : 30/05/2024
Il s’agit du prochain temps fort nautique particulièrement attendu du Relais de la Flamme de Paris 2024. Le 7 juin prochain, la Flamme Olympique embarquera à bord du Maxi Banque Populaire XI pour une aventure mémorable entre Brest et les Antilles, Le Relais des Océans. Cette traversée de l’Atlantique, du 7 au 15 juin, vise notamment à faire rayonner les fiertés et les réussites françaises. C’est un équipage inédit mené par Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse, composé de personnalités inspirantes reconnues pour leur engagement et leur expérience, qui prendra place à bord : l’athlète Marie-José Pérec, la médecin Marine Lorphelin, l’acteur et dramaturge Alexis Michalik et le chef cuisinier Hugo Roellinger.
- Marie-José Pérec est l’une des plus grandes légendes du sport français. Guadeloupéenne d’origine, elle est la seule Française à avoir été sacrée triple championne olympique d’athlétisme, sport phare des Jeux. Elle remporte l’or en 1992 aux Jeux Olympiques à Barcelone sur 400 mètres et deux fois aux Jeux Olympiques d’Atlanta 1996 sur 400 mètres et 200 mètres.
- Marine Lorphelin est l’une des toutes premières ambassadrices, très engagée sur les Relais de la Flamme Olympique et Paralympique de Paris 2024. Jeune femme médecin accomplie et active, elle incarne entre autres les valeurs du sport qui fait partie intégrante de son quotidien et elle fera notamment la promotion du sport santé sur les Relais.
- Alexis Michalik, prodige du théâtre français, dont la pièce actuelle “Edmond” a été récompensée par 5 Molières. Après avoir interprété le rôle d’Olivier de Kersauson, célèbre navigateur français, au cinéma l’année dernière, Alexis Michalik s’apprête à marcher dans ses pas en réalisant sa première transatlantique à la voile.
- Hugo Roellinger est un chef français doublement étoilé. Breton d’origine et engagé en faveur d’une gastronomie durable (une étoile verte lui a été décernée en 2020), Hugo Roellinger est un amoureux de la mer, il navigue et rêve depuis petit de faire une transatlantique à la voile.
Accompagné d’Armel Le Cléac’h incontournable skipper du Maxi Banque Populaire XI, et de Sébastien Josse, co- skipper du trimaran, l’équipage sera ainsi entouré de deux des meilleurs skippers, qui cumulent à eux seuls 7 tours du monde à la voile. Comme un symbole, ils avaient remporté ensemble une célèbre transatlantique en novembre dernier, à Fort-de France…
Banque Populaire célèbrera ainsi la réussite en mer, mais également à terre en mettant à l’honneur les savoir-faire de ses clients au travers de réalisations emblématiques qui contribuent au rayonnement de leur territoire. Ces produits d’exception, fiertés des entreprises, des PME et des artisans partout en France, embarqueront aux côtés de la Flamme Olympique de Paris 2024. Attachées depuis plus d’un siècle à mettre en lumière leurs régions et tous ceux qui contribuent à leur dynamisme, les 12 Banques Populaires régionales ont sélectionné chacune un symbole fort réalisé par un de leurs clients pour prendre part à l’aventure.
Par ailleurs, une œuvre, réalisée par une artisane d’art, lauréate de la Fondation Banque Populaire est spécialement créée pour le Relais des Océans, et prendra également le large à bord du Maxi Banque Populaire XI, pour cette traversée de la réussite.
Les produits qui traverseront l’Atlantique et qui symbolisent le made in France partout dans le monde.
Des couteaux artisanaux du célèbre village de Laguiole
Honoré Durand (Aveyron), Banque Populaire Occitane
Il s’agit d’une tradition d’excellence perpétuée par une entreprise française familiale et artisanale qui a offert à un petit village de l’Aveyron une reconnaissance à travers le monde. À Laguiole entouré de couteliers et de forgerons, Honoré Durand, Maître Artisan et « gardien du savoir-faire du Couteau de Laguiole », fabrique tout un éventail de couteaux et d’accessoires reconnus pour leur finesse et leur robustesse. A l’occasion du Relais des Océans, sept pièces d’exception ont été forgées et s’apprêtent à traverser l’Atlantique à bord du Maxi Banque Populaire XI.
Des sacs en voiles de bateaux recyclées
Mathieu Bimbenet (Vendée), Banque Populaire Grand Ouest
Ce sont des produits au design chic qui ont vite séduit bien au-delà des habitués des littoraux. Créés en 2005, ces sacs se démarquent dans l’univers du bagage et du prêt-à-porter avec sa production composée en voiles de bateaux recyclées, collectées auprès des marins et des voileries. La démarche de cette entreprise bretonne, dirigée par Mathieu Bimbenet, va à l’inverse des collections de mode et décoration : partir de la matière collectée avant d’imaginer ses nouveaux produits. Un engagement qui vise notamment à réduire l’impact environnemental en donnant une seconde vie aux objets marins. Plusieurs voiles ayant appartenu aux bateaux Banque Populaire ont d’ailleurs été utilisées pour la fabrication de certaines collections.
De la moutarde 100% française qui voyage à travers le monde
Luc Vandermaesen (Côte d’Or), Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté
Depuis 1840, cette entreprise fondée par M. Fauroy en Côte d’Or propose des moutardes conçues à partir de graines venant uniquement de France. Elle s’attache à respecter les méthodes de fabrication traditionnelle tout en recherchant en permanence de nouveaux alliages de saveur. Cliente de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté depuis plus de 30 ans, l’entreprise dirigée aujourd’hui par Luc Vandermaesen participe au rayonnement de la Bourgogne et de la France dans le monde entier.
Du haddock préparé par des « maîtres-fumeurs »
Philippe Fromantin (Pas-de-Calais), Banque Populaire du Nord
Cette entreprise centenaire basée dans le Pas-de-Calais s’emploie à respecter un savoir-faire artisanal, transmis de génération en génération et s’est affirmée comme le spécialiste de la salaison maritime. Le poisson est délicatement salé afin qu’il s’imprègne lentement des volutes de fumées émises par des fours à bois traditionnels. L’équipage du Maxi Banque Populaire XI emportera ainsi à bord un assortiment de poissons fumés à Boulogne-sur-Mer pour accompagner ses repas lors de cette traversée inédite.
Un coffret d’huiles de noix périgourdines
Laurent et Sylvain Chambon (Dordogne), Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique
Au cœur du Périgord Noir, un Domaine dirigé par Laurent Chambon et son fils Sylvain, perpétue le savoir-faire de la noix et de la truffe, emblèmes du terroir périgourdin. C’est au pied du majestueux château de Castelnaud, dans un corps de ferme du XVIIIe siècle, que le Domaine s’est établi, entouré d’une noyeraie bio de 7 hectares sur lesquels trônent deux moulins à huile, une truffière et un restaurant. Avec 11 récompenses au Concours Général Agricole, dont 7 en or, Laurent et Sylvain Chambon invitent l’équipage du Maxi Banque Populaire XI à plonger au cœur des savoir-faire anciens avec un assortiment périgourdin qui ravira les papilles des marins.
Du tendre nougat artisanal de Montélimar
Gilles Tolozanot (Drôme), Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes
Il s’agit de l’histoire d’une famille qui perpétue une tradition ancestrale, la fabrique de nougat de Montélimar. Depuis plus de 50 ans, la famille Tolozanot s’attache à conserver ce parfait mélange entre gout et originalité, et ne sélectionnant que des matières premières de qualité. Depuis que Gilles a pris la suite de son père en 2000, il travaille dans ses ateliers avec son épouse et leurs deux enfants dans une démarche d’excellence qui fait la renommée de cet artisan nougatier dans le monde entier. Pour le Relais des Océans, c’est sur l’Atlantique que sera dégustée cette gourmandise appréciée par l’équipage.
Un miroir métallique en clin d’œil au territoire champenois
Kevin Kopko (Marne), Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne
Depuis 2017, cette métallerie rémoise créée par Kevin Kopko s’est spécialisée dans la conception sur-mesure d’ouvrages métalliques. Kevin et ses 8 employés façonnent, structurent et texturent le métal rendant chaque réalisation aussi unique qu’atypique. Lauréat de l’édition 2023 du concours Stars & Métiers organisé par la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne, dans la catégorie « Entrepreneur », Kevin a tenu à faire un clin d’œil à sa région et son terroir pour le Relais des Océans. Ainsi, il a dessiné et conçu des miroirs artisanaux pour chaque membre de l’équipage prenant la forme d’une bouteille de champagne.
L’incontournable Broyé du Poitou
Vincent Duprez (Vienne), Banque Populaire Val de France
Né d’une recette ancestrale, c’est un biscuit pur beurre en forme de grande galette qui est servi depuis des générations lors des grandes occasions dans le Poitou. Le Broyé est d’abord brisé à coup de poing en son centre avant d’être partagé entre les convives. Vincent Duprez respecte scrupuleusement sa recette afin de conserver sa typicité et son goût originel. Ce savoir-faire artisanal d’exception qui s’apprête à traverser l’Atlantique à la voile avec la Flamme Olympique de Paris 2024, est reconnu par le label « Entreprise du Patrimoine Vivant ».
La rousquille, la gourmandise catalane par excellence
Xavier Danjou (Pyrénées-Orientales), Banque Populaire du Sud
Aujourd’hui à la tête de ce petit atelier de moulages de chocolat, devenu grand, dans le pays catalan fondé en 1964 par André Labaume, Xavier Danjou est fier de son produit phare, la délicieuse rousquille, biscuit tout rond enrobé de meringue. Aujourd’hui, environ une centaine de salariés œuvrent autour des chaudrons, veillent sur l’étuvage des rousquilles et subliment les moulages de chocolat. Patron ancré dans la tradition familiale et régionale, il est résolument tourné vers l’avenir en recherchant sans cesse l’innovation au service de l’excellence. 60 ans après la création de l’entreprise, les rousquilles catalanes embarqueront à bord du Maxi Banque Populaire XI pour une aventure inédite aux côtés de la Flamme Olympiques de Paris 2024.
« Écume d’Azur », une création inédite pour parfumer l’aventure
Xavier Blaizot (Alpes-Maritimes), Banque Populaire Méditerranée
Dans l’atelier de création de cette entreprise située à Grasse, le Relais des Océans a déjà commencé. Xavier Blaizot, nez issu de six générations de parfumeurs, travaille depuis plusieurs semaines avec l’objectif de réaliser un parfum artisanal pour cette aventure hors du commun. Cette création nommée « Écume d’Azur », reprend des notes de fleur d’oranger, de bois de chêne et d’une qualité exceptionnelle d’extrait de feuille de thé. Bien que cette fragrance s’apprête à traverser l’Atlantique, c’est bien les parfums de la méditerranée que Xavier confie à l’équipage du Maxi Banque Populaire XI.
Une confiture artisanale créée en plein cœur de Paris
Nadège Gaultier (Paris), BRED Banque Populaire
C’est en 2015 que Nadège Gaultier s’est lancée dans une aventure entrepreneuriale parisienne inédite, en s’attachant à une production artisanale de confiture sans aucun additif ni conservateur, en plein cœur de Paris à deux pas de la place de la Bastille. Chaque confiture est ainsi cuite avec des méthodes traditionnelles de cuisson dans le 12ème arrondissement, dans des petits chaudrons en cuivre pour qu’elle exprime toute l’intensité de leur goût. En 2023, Nadège Gaultier, remportait le prix Stars & Métiers décerné par la BRED Banque Populaire et la Chambre des Métiers et de l’Artisanat d’Ile de France pour son savoir faire et son audace. Quelques mois plus tard, ses confitures accompagneront la Flamme Olympique de Paris 2024 et l’équipage du Maxi Banque Populaire XI pour une traversée exceptionnelle.
Un mariage pain et fromage, pétri de savoir-faire et de tradition
Éric Kayser et Bruno Borrel (Paris), Banque Populaire Rives de Paris
D’un côté, un artisan issu d’une lignée de meuniers – boulangers alsaciens, Éric Kayser, Maître Boulanger, dont le savoir-faire et les produits de boulangerie s’exportent aujourd’hui à travers le monde. De l’autre, une personnalité du marché international de Rungis, Bruno Borrel, petit-fils d’éleveurs savoyards, qui distribue plus de deux mille fromages et produits laitiers. Éric Kayser et Bruno Borrel se sont rejoints à l’occasion du Relais des Océans pour célébrer, autour de la Flamme Olympique de Paris 2024, l’alliance simple et sophistiquée de leurs spécialités.
Ainsi, Bruno Borrel fournira son meilleur Beaufort, le prince des fromages à pâte dure de Savoie (pâte pressée cuite), produit à partir du lait de vaches tarines. Éric Kayser apportera une miche de deux kilos de son Pain des marins : pétri avec de la farine de blé écrasée à la meule de pierre, du levain naturel, de l’eau de Paris et une pointe de sel de Guérande, ce pain est cuit deux fois pour obtenir une double croûte, préservant ainsi son goût et son moelleux.
De la sorte, l’équipage du Maxi Banque Populaire XI retrouveront ainsi à bord les plaisirs de ce rituel si français.
L’artisanat d’art à l’honneur
Marie Berthouloux – Studio Ekceli (Finistère), Fondation Banque Populaire
Orfèvre textile, spécialisée dans la création d’étoffes haut-de-gamme, Marie Berthouloux est lauréate artisane d’art de la Fondation Banque Populaire. Elle qui œuvre dans les domaines de la mode, du design et de l’art s’est installée récemment à Brest. Face à l’océan, elle travaille notamment des matières provenant des bateaux et aspire à créer une œuvre d’art à l’issue du Relais des Océans. L’artiste offrira à l’équipage du Maxi Banque Populaire XI une œuvre d’art, une « ostreiade d’or », un porte chance imaginé spécialement pour cette aventure inédite aux côtés de la Flamme Olympique.
MARAIS POITEVIN : 16ème édition des randonnées La Maraîchine, dimanche 26 mai 2024 au départ de Coulon (79)
L’association coulonnaise Les Cyclos de la Venise Verte organise sa 16ème édition de La Maraîchine, dimanche 26 mai 2024. Une journée de randonnées pédestres et cyclistes dans les Marais mouillés du Marais Poitevin.

Un peu d’histoire
Fondé en 1977 le « Club cyclotouriste » était une section de la « Maison pour Tous » de Coulon, une association pluridisciplinaire qui rassemblait alors toutes les structures sportives et culturelles locales. Côtoyant, entre autres, l’Office de tourisme et la bibliothèque, son siège se trouvait, bien évidemment, dans le bâtiment appelé, encore aujourd’hui, MPT, coincé entre le boulodrome et le stade de football, à deux pas du camping municipal.
Suite à la fondation d’un Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) à Coulon, les activités de la MPT sont englobées dans cette nouvelle entité. Par conséquent, en date du 12 janvier 1990, les cyclistes-sociétaires créent leur propre club « Les Cyclos de la Venise Verte », siégeant au CSCM et affilié à la Fédération Française de cyclotourisme.
Toute l’année, Les Cyclos de la Venise Verte proposent des parcours hebdomadaires d’une grande variété au fil des routes du Marais Poitevin, de la Gâtine deux-sévrienne et des régions limitrophes. Il ne s’agit pas de compétition, mais, selon les dirigeants du club : « Pour favoriser la cohésion et pour que chacun puisse prendre plaisir à pédaler dans un peloton homogène, après une heure de route ensemble, des groupes peuvent se former. Vous choisissez votre rythme, notre devise : on part ensemble, on rentre ensemble. »
Un invité Sébastien Bichon
A l’occasion de cette nouvelle édition de La Maraîchine, les Cyclos de la Venise Verte ont souhaité adhérer à l’opération « Terre de jeux 24 » en lien avec les animations locales prévues dans le cadre des prochains jeux olympiques et paralympiques qui se dérouleront cet été sur le territoire français.
Ainsi, le cycliste coulonnais Sébastien Bichon, qui a débuté le vélo au sein du club local avant de se lancer dans la compétition à La Pédale Saint-Florentaise de Niort, présentera le film-documentaire « Born To Ride » tourné à l’occasion d’un de ses exploits effectués à pied et à vélo. Sébastien est un sportif hors du commun, amputé tibial dès l’âge de 4 ans et demi suite à un accident de tracteur survenu dans un hameau de la commune de Coulon. Durant sa carrière de compétiteur, il décroche cinq titres de champion de France, est deux fois vice-champion d’Europe, et revient médaillé de bronze des Jeux paralympiques de Sydney en 2000.
Produit et réalisé par Grenouilles Productions lors d’un périple à vélo de 1 200 km, le film sera diffusé dans la salle des fêtes, n°31 rue Gabriel Auchier à Coulon, à 20 heures précises, en présence de Sébastien Bichon. Tous publics, entrée gratuite.
Photo Gilles Petit : Sébastien Bichon anime aussi des conférences sur le handicap sportif.

Par ailleurs, les Cyclos de la Venise Verte adhèrent à l’opération « Soutien à Célia ». Célia est une petite Coulonnaise de 7 ans, scolarisée à l’école de Coulon, qui est atteinte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, une maladie génétique qui touche ses membres inférieurs et supérieurs. Lors de La Maraîchine, dimanche 26 mai 2024, il sera proposé de déposer des dons, afin d’acheter un vélo-cargo qui lui « offrira la joie de pouvoir faire du sport, s’évader, s’amuser, … «
Gilles PETIT
Les circuits
Dimanche 26 mai 2024, La Maraîchine proposera sept circuits, entièrement fléchés, dont deux pédestres. Les tracés de ces circuits sont consultables sur le site internet de l’association : cyclos de la venise verte.com.
VTC Famille : 25 km
VTT/GRAVEL : 55 km et 70 km
Cyclos Route : 60 km et 90 km
Marche : 8 km et 10 km
Parcours entièrement fléchés. Un casse-croûte sera servi sur les parcours. Les randonnées de La Maraîchine sont ouvertes à tous(tes) sportifs(ves), licencié(e)s ou non. Sans esprit de compétition, en respectant le code de la route, en portant un casque, sans la moindre atteinte à l’environnement. On notera que les participants âgés de moins de 18 ans circuleront sous la responsabilité des parents.
La Maraîchine : Inscriptions (4 €, licencié ; 7 € non licencié ; gratuit – de 18 ans) uniquement sur place au départ entre 7 heures et 10 heures, dimanche 26 mai 2024 à Coulon (Deux-Sèvres France)
Parking près de l’aire d’accueil des camping-cars à l’Autremont, route D123, direction Irleau à Coulon.
COULON 79 : 11 artistes exposent à la 54ème édition de « la grange de Camille »
Pour la 54ème fois, l’espace culturel « la grange de Camille » a rouvert ses portes. Tous les après-midis jusqu’au 29 septembre 2024, le public peut déambuler librement dans ce lieu artistique atypique, fondé par le regretté André Pignoux.

Photographie, peinture, sculpture, art papier, aquarelle, dessin à la plume, pastel . . . et luminescences, onze artistes se partagent l’espace culturel : Danielle BAUDRY, Fredy GAUTIER, Patrick GÉLINEAU, Christiane GILBERT, Camille GOUGNARD, Phil LEJEUNE, Daniel MAR, Sandrine PIGNOUX, Pierre REBICHON, Cécile HALAIS, et une sélection de photographies prises entre 1964 et 1976 par André PIGNOUX.











Une nouveauté : les luminescences
Cette année, une nouvelle adhérente, Cécile Halais, s’est installée dans un coin « obscure » de La grange de Camille. Au-dessus de la porte de son antre, un écriteau annonce : « Bienvenue dans l’univers du Phoenix ». Cet accueil énigmatique pousse à ouvrir un rideau noir installé en guise de porte. Sur une affichette, Cécile Halais explique, en peu de mots car ses tableaux parlent d’eux-mêmes, « dans cet espace, vous trouverez des œuvres aux multiples facettes. Ces œuvres sont faites sur des planches de bois recouvertes de feuilles de vieux livres. Elles sont peintes avec de l’encre de chine, habituellement de la peinture fluorescente (UV) et parfois de la peinture phosphorescente ou d’autres matériaux. »





Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leurs auteurs. Photos Gilles Petit
Exposition de l’association Coulon Rive Gauche à « la grange de Camille » n° 75 chemin de Halage 79510 COULON. http://www.lagrangedecamille.jimdofree.com
Ouverte jusqu’au 29 septembre 2024 de 14h30 à 18h30 Entrée libre
Gilles PETIT
L’histoire des 50 ans de « la grange de Camille » est à revivre au lien suivant : https://wp.me/p61nmR-NR
Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI
MEDIA : Pigouille-Radio, la voix du Marais Poitevin en ligne sur internet
Âgée d’un an, elle a tout d’une grande. Pigouille Radio, la radio associative du Marais Poitevin, s’adresse à tous les consom’acteurs. Animée par des bénévoles, cette radio libre, diffusée sur Internet sans publicité commerciale, tient à préserver sa liberté d’expression, loin des pressions politiques et/ou économiques.

Créée début 2023, l’association « La Radio du Marais Poitevin » compte aujourd’hui 59 adhérents, actifs ou sympathisants, impliqués au sein de trois commissions : vie associative, communication et programmation. La toute première activité de la structure fut d’offrir une formation aux métiers de la radio à 39 bénévoles actifs. En un an, l’association a animé des ateliers de sensibilisation et d’initiation à la radio à l’attention des scolaires. Elle a aussi conçu 23 émissions, 178 productions, plus les bulletins météo quotidiens. Parallèlement, elle a retransmis en direct quatre événements dans les Deux-Sèvres, à savoir, le lancement de Pigouille Radio en juin 2023 à Sansais ; la fête de la musique à Arçais ; les 24 heures de la barque à Saint-Hilaire-la-Palud ; le Marais sauvage festival au Vanneau. Enfin, il a fallu créer un site internet et une application mobile pour assurer la diffusion 24H/24, car les réseaux hertziens (bande FM) sont saturés. On peut aussi écouter Pigouille Radio depuis le player RadioKing. En attendant la version numérique de Pigouille Radio, par les airs cette fois, envisagée en 2025.

Présenté à l’assemblée générale de l’association, le rapport d’activité 2023 affiche, du 24 juin 2023 au 1er janvier 2024, une moyenne d’environ 50 visiteurs par jour, sur le site, avec des pics de 300/400 personnes qui correspondraient à la présence de la radio sur les événements. RadioKing a enregistré 14 065 écoutes, soit plus de 1 000 auditeurs uniques par mois. « C’est le démarrage, on ne sait pas trop comment les interpréter, » estime Natacha, secrétaire de l’association.
La radio du Marais Poitevin est née par la voie de Christelle Perrier : « Je suis issue du milieu radio plutôt commerciale. J’ai fait un peu d’animation, il y a quelques années, également dans une radio associative locale. » Quand la future présidente est arrivée dans le Marais Poitevin, il y a trois ans, on sortait à peine du confinement. « Ici, c’était difficile de savoir ce qui se passait autour de nous, » se souvient-elle. « Sachant qu’on est au milieu de trois départements, et que les départements ne communiquent pas entre eux, c’était compliqué. Je me suis dit, c’est quoi les supports de communication pour connaître ce qui se passe. Et notamment en radio. Il n’y avait pas de radio. Je me suis posé la question : pourquoi il n’y en a pas ? Je n’ai pas vraiment eu la réponse mais je me suis dit : on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Lancer une radio, oui, mais je n’avais pas envie de faire une radio publicitaire, commerciale. J’en ai parlé autour de moi. L’idée a démarré comme ça. » Ainsi plusieurs personnes ont pris les choses en main et lancé une grande mobilisation de bénévoles. « Nous avons imaginé l’information radio, suivi des formations de réalisation de podcasts et d’administration d’une association car c’est un secteur particulier. »
Pourquoi le milieu associatif ?
Mme Perrier explique ce choix : « Plutôt qu’une radio privée, une radio associative me semblait plus légitime par rapport à ce que l’on voulait faire avec l’ensemble des habitants. Le milieu associatif apporte cette diversité-là. »
Pourquoi ce nom Pigouille ?
« Pigouille, parce que quand on a regardé tout autour dans ces villages du Marais Poitevin et notamment le Marais mouillé, » précise la présidente, « nous avons constaté qu’il y a beaucoup d’entités qui s’appellent Pigouille. Déjà, la pigouille en elle-même, c’est sûr. Puis il y avait le restaurant La Pigouille, l’embarcadère La Pigouille, etc. On voulait que ce soit emblématique. Le Marais Poitevin est reconnu aussi avec la pigouille. La Radio du Marais Poitevin : Pigouille Radio. Ça sonne bien. » Document ci-contre Pigouille Radio

Une jeune radio libre


Il y a un an, au stade de projet, la radio associative du Marais Poitevin s’était fixé comme principales missions : contribuer à la communication, à la culture et au lien social de proximité. Dès mars 2023, des volontaires ont rejoint l’aventure. Ayant différents niveaux de connaissance, d’envie, d’expérience et d’horizon, ces personnes ont été formées à l’animation d’une radio. Beaucoup d’entre elles se sont investies par envie de réaliser du contenu radio afin de partager leur passion musicale, le jardinage, le sport, ou parce qu’elles ont des choses à dire, qu’elles aiment rencontrer des gens, des artistes, l’envers du décor des événements, ou encore parce qu’elles considèrent que la radio est un loisir sympa. D’autres se sont impliquées dans le fonctionnement de l’outil et l’administratif.
Intarissable sur le sujet, Christelle Perrier lance : « Pour faire de la radio, un studio était envisagé. L’opportunité s’est présentée assez rapidement à Saint-Hilaire-la-Palud. Il était indispensable qu’il y ait un lieu pour accueillir les bénévoles, mais aussi le public, les collectivités, les acteurs locaux. Une radio rassemble beaucoup de domaines d’activités, de nombreux savoir-faire. On a fait avec les moyens du bord, on est arrivé à créer, à faire un premier programme radio avec, seulement, deux/trois bénévoles qui ont mis à disposition leur propre matériel à l’ensemble des autres réalisateurs bénévoles. C’était un peu compliqué parfois. Pour faire nos reportages sur la totalité du territoire, il faut que nos bénévoles soient équipés en matériel radio mobile. Nous devons aussi nous procurer du matériel radio pour notre propre studio. Une radio associative doit répondre à des charges financières de structure et de fonctionnement. Les partenaires sont autant indispensables dans notre activité radio que les bénévoles et tous ceux qui nous soutiennent. L’administratif et la logistique demandent beaucoup d’implication chaque jour. On constate, comme beaucoup d’associations, que nous sommes trop peu nombreux à nous en charger. Il nous faut davantage de bénévoles pour proposer des programmes radio et participer aux commissions, sans oublier d’assurer des permanences pour la diffusion quotidienne. »
Les objectifs

On l’aura compris, Pigouille Radio souhaite enrichir sa grille des programmes, en développant ses compétences de maîtrise des aspects techniques de la radio, en particulier lors des directs ; maintenir les liens avec le jeune public et les seniors via des ateliers radio ; créer des relations avec des partenaires en matières de communication, de culture locale, lien social de proximité, etc. Enfin, les bénévoles souhaitent développer les moyens de communication en faveur de la population du territoire en étendant l’agenda, les offres d’emploi, les dédicaces, les ateliers radio, et en diversifiant les prestations radio, voire en créant des événements ponctuels.
Pour que Pigouille Radio ne soit pas une station éphémère, en plus des bénévoles, il lui faudra un ou plusieurs permanents professionnels. Ainsi, pour 2024, le conseil d’administration de « La Radio du Marais Poitevin » envisage l’ouverture d’un premier poste de salarié ou d’un prestataire externe. Avant de recruter quatre autres personnes, dans les cinq prochaines années.
Les idéaux seraient de communiquer sur l’ensemble du Marais Poitevin, à savoir sur les départements des Deux-Sèvres, Vendée et Charente-Maritime, et d’essayer de trouver des bénévoles qui soient déjà implantés dans leur territoire. « Nous avons réussi à créer la radio du Marais Poitevin. Nous pouvons être fiers de nous. Petit à petit, on va y arriver comme ça, » conclut Madame Christelle Perrier.
Le Marais Poitevin sur Pigouille Radio s’écoute, dans le monde entier, à l’adresse internet http://www.pigouilleradio.fr. Le site propose un bulletin d’adhésion ou de don, et une cagnotte de financement participatif, dont le montant est libre.
Pigouille Radio, accueil/studio Grande-Rue à Saint-Hilaire-la-Palud (79210) dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres
Gilles PETIT
COULON (79) : des feux « intelligents » en Zone 30 sur la RD1
Après de longues tergiversations, la municipalité coulonnaise a décidé d’améliorer la sécurité sur la Route départementale n°1 qui effleure le village. A l’aide de feux tricolores de circulation dits « intelligents » et l’instauration d’une « Zone 30 », le but est d’essayer de ralentir les usagers sur cette voie très fréquentée aux heures de pointe.
Suite à une réunion d’information et de concertation (voir notre article : COULON (79): quatre secteurs de sécurisation sur la RD1 à l’adresse : https://wordpress.com/post/actualitescoulonmaraispoitevin.com/14861) qui s’est tenue en juillet 2023, en présence de la municipalité et d’habitants intéressés, les feux tricolores de circulation viennent d’être remplacés au carrefour des routes départementales n°1 et n°123. Cette initiative, censée réguler la circulation automobile, permet de moderniser un équipement obsolète âgé d’une quarantaine d’années.

Chaque année, on recense en France, aux 30 000 carrefours à feux estimés, 10 000 accidents, 1 500 blessés hospitalisés et quelque 150 tués. Plusieurs villes, comme Nantes, Bordeaux et Paris, ont décidé d’en retirer certains afin d’améliorer la sécurité, fluidifier le trafic et respecter l’environnement. (Romain Poisot pour RMC 13 octobre 2017)
Les élus coulonnais ont choisi d’installer des feux dits « intelligents micro-régulés ». La fiche 38 du « Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement » (CEREMA) intitulée : CLIMAT & TERRITOIRES DE DEMAIN Savoirs de base en sécurité routière, explique ainsi la micro-régulation des feux tricolores de circulation.
« Aux abords des intersections ou des passages piétons équipés de feux, les vitesses excessives sont fréquentes et sont sources d’insécurité et de nuisances sonores. En carrefour à feux, les accidents sont surreprésentés aux heures creuses. Une vitesse inadaptée constitue le premier facteur accidentogène des intersections et passages piétons régulés par feux. Les analyses de données de vitesse montrent une augmentation des vitesses pratiquées pendant que le feu est au vert. Ce phénomène est particulièrement accentué aux heures creuses. On observe également un taux de franchissements du feu rouge plus élevé aux heures creuses, conséquence de l’attente aux feux, jugée inutile en l’absence de traversée de piétons ou de véhicules sur la voie sécante. Une stratégie permet de lutter contre ces deux phénomènes : la micro-régulation intégrant un « repos au rouge intégral véhicule ». En l’absence de véhicules, les feux véhicules sont au rouge. Une détection des véhicules permet le passage du feu vert dans une logique « premier détecté, premier servi ». Le rouge fait ralentir les véhicules. La détection des véhicules à l’amont du feu, permet d’anticiper le passage au vert et de limiter les arrêts inutiles de véhicules. Il n’y a pas de contrôle de la vitesse de chaque véhicule, mais cette technique réduit de manière globale la vitesse au niveau du passage piéton ou de l’intersection. »


L’enquête, publiée dans Les Portes de l’Essonne Environnement le 26 février 2017, constate qu’un « carrefour sans feux est moins accidentogène. Ceci est paradoxal quand on apprend à l’auto-école, qu’un feu est censé sécuriser une intersection. Une des hypothèses à envisager est que pour augmenter ses chances de franchir l’intersection sans risquer de perdre de temps si le feu vient à passer au rouge, un usager a tendance à accélérer dangereusement à l’approche d’un feu vert. À l’opposé, lorsqu’il aborde une intersection sans feux, son premier réflexe est de réduire son allure pour la franchir prudemment en observant le comportement des autres usagers. On pourra objecter qu’il y aura toujours d’irréductibles cinglés qui franchiront l’intersection à toute allure (et qui ne s’arrêteront que le jour de la rencontre avec un de leurs congénères). Ceux-là ne faisaient déjà bien souvent que peu de cas des feux rouges. Gardons à l’esprit qu’un feu n’est qu’un signal et non pas une muraille infranchissable. » (© Jean-Marie CORBIN)


Suivant la logique d’élus coulonnais, les signaux lumineux resteraient au rouge en l’absence de véhicule en approche. Prioritairement sur la voie la plus fréquentée RD1, semble-t-il. La voie transversale RD123 serait au vert, peut-on supposer. Le système fonctionnerait en micro-régulé. Le réglage des feux diffèrerait en fonction des plages horaires, périodes de pointe ou non.
Selon une autre étude : « le feu rouge, en plus d’être un gaspilleur de temps, est aussi gaspilleur d’énergie avec un bilan environnemental négatif : Il y a la consommation d’électricité due aux feux, mais aussi, la consommation des véhicules arrêtés avec les moteurs qui restent en fonctionnement (en dehors de quelques véhicules « stop and start »), et enfin, l’énergie cinétique perdue aux freinages des véhicules qui doivent marquer l’arrêt (même sur les véhicules hybrides ou électriques, le freinage par récupération n’est pas de 100 %).«

Curieusement, les boutons de demande de priorité pour les piétons et les personnes à mobilité réduite sont installés uniquement sur les mâts placés sur la RD1. Rien sur la RD123 qui longe le groupe scolaire. Par ailleurs, ces mêmes usagers ne disposent que d’un seul passage surbaissé sur quatre, celui qui jouxte la pharmacie. Les fauteuils roulants, les poussettes, les trottinettes et les vélos d’enfants apprécieront. Photo Gilles Petit
Le coût d’exploitation
« Les feux de signalisation ont en France un coût annuel estimé entre 1 500 et 4 500 euros, comprenant l’usage, l’énergie et la maintenance. » (Gabriel Siméon, « Faut-il supprimer les feux rouges », Sciences et vie, 24 décembre 2018) Les nouvelles technologies étant supposées moins énergivores, et le suivi du bon fonctionnement du système ayant un coût plus élevé, on peut estimer que les économies réalisées par la municipalité sur la réduction de la durée d’éclairage public, couvriront difficilement les frais incompressibles.
Avec les travaux de câblage, raccordement électrique, installation, réglage et mise en service, équiper un carrefour de feux de circulation « ordinaires » revient en moyenne à 40 000 €, selon un fournisseur, non compris un système « intelligent ». La municipalité coulonnaise a prévu, au budget d’investissement 2023, une enveloppe de 56 000 €.
La Zone 30
Quant à la Zone 30, il s’agit d’un essai, qui sera peut-être transformé, censé ralentir les automobiles en agglomération. En particulier, celles qui entrent à Coulon par la RD1 depuis le lieu-dit La Repentie de Magné. Pour le moment, les résidents du secteur n’ont guère constaté de changement dans les comportements des automobilistes, des chauffeurs de poids-lourds et autres agriculteurs. Wait and see, attendre et voir !

Gilles PETIT
En France, les feux de signalisation lumineux et leurs conditions d’emploi sont définis dans l’instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR) dans sa 6e partie (article 109 à 111-1). Le Code de la route dans la section 5 (article R412-29 à R412-33) précise le comportement de l’usager devant ces feux, et les peines encourues. Les signaux sont de quatre couleurs : vert, jaune, rouge (les feux de signalisation jaunes et rouges pouvant être clignotants) et blanc, cette dernière couleur étant réservée aux signaux pour services réguliers de transport en commun (feux R17 et R18) .
MAGNE (79): Le Festival de peinture fait don de tableaux grand format à la commune
L’association Magné Animation a fait don à la municipalité magnésienne de six tableaux grand format réalisés par des artistes-candidats lors du 34ème Festival international de peinture de Magné. L’art de donner une autre dimension au « village de la peinture ».

Lors d’une soirée conviviale, samedi 20 janvier 2024, le maire de Magné Gérard Laborderie a réceptionné six tableaux réalisés par des artistes assidus au Festival de peinture local. Ces œuvres, de grand format sont aujourd’hui accrochées aux murs de la salle polyvalente.
M. Gérard Doray, président de Magné Animation : « Lors du festival 2022, mon prédécesseur [M. André Prunier ndlr] avait proposé à un petit nombre d’artistes de s’exprimer sur des tableaux de dimensions différentes », en marge de la 34ème édition du Festival. La nouvelle équipe de Magné Animation qui avait ces tableaux en réserve, a choisi de les sortir pour « donner un reflet de la dimension de la peinture à Magné », à l’attention des habitants, mais aussi pour marquer « cette relation privilégiée avec la peinture ». Après consultation et acceptation des auteurs des œuvres concernées, Magné Animation a fait don des grands tableaux à la collectivité locale. Ainsi, le maire a choisi de les exposer dans « un lieu à privilégier », à savoir la salle polyvalente de Magné.
« Quand le président de Magné Animation m’a proposé de les offrir à la municipalité, » explique M. Laborderie, « je me suis dit, voilà une première étape, la possibilité de mieux faire connaître la peinture à tous, en les exposant dans une salle où tout le monde passe. Cette salle polyvalente est très demandée et les gens vont pouvoir admirer ces œuvres. »

Des artistes primés au Festival international de peinture de Magné
Six tableaux grand format ont donc été fixés sur trois murs de la salle hexagonale de Magné. Il s’agit des œuvres de madame Kim Pardon et de messieurs Joël Achard, Félix Trost, Francis Pollet, Ludovic Le Moal et JIPE.
Trois artistes étaient présents à cette petite cérémonie d’affectation : Ludovic Le Moal, Francis Pollet, et Joël Achard. Les trois autres artistes étaient excusés : (photos ci-dessous de gauche à droite) JIPE, Kim Pardon et Félix Trost, en plein travail lors du 34ème Festival de peinture de Magné.



M. Joël Achard pense que « c’est une brillante idée esthétique. On aurait pu penser à la salle de sports dans laquelle les jeunes passent, mais finalement c’est encore mieux ici. La différence entre un format classique et un grand format ? C’est la patte habituelle du peintre à la différence que c’est plus grand. »
M. Ludovic Le Moal se souvient « Le jour de la réalisation de ces tableaux, il faisait très chaud et nous étions super bien exposés. Faire des tableaux plutôt grands demande plus de rapidité. C’est un vrai challenge et c’est un vrai plaisir à faire. La difficulté était de réaliser un tableau en plus durant le Festival. » Il a ajouté : » Je suis venu dans la région parce que j’ai découvert le Festival de Magné. »
M. Francis Pollet a résumé la genèse de cette histoire : « La première fois que le président de l’époque André Prunier m’en a parlé, c’était au festival de Saint-Loup. Je lui ai demandé quelle grandeur il souhaitait. Deux mètres sur deux mètres, oh ! J’ai rarement eu si chaud. J’ai mis deux jours à m’en remettre car le festival plus un grand format … L’urgence ça ne me déplait pas parce que ça oblige à être rapide. Je suis très heureux d’être accroché à côté de ces talents. »






Un vœu
Monsieur le maire de Magné, Gérard Laborderie, a fait un vœu : « Nous arrivons à la 36ème édition du Festival et aujourd’hui on imagine mal la commune de Magné sans son festival de peinture. Chaque année, c’est une très belle réussite. C’est vrai, tout le monde connaît le festival, mais néanmoins, en dehors de la période du festival, quand on traverse Magné, rien n’indique que la peinture y est très présente. Il y a le Four Pontet, une salle d’exposition qui expose des œuvres pendant environ neuf mois de l’année. Mais il faut y aller, on n’y va pas par hasard. J’aimerais donner une autre dimension de la peinture à Magné et que toute personne qui traverse la commune se dise « Ah Magné, c’est un village où la peinture est très présente ! » Tout ça reste à faire, il faudra trouver les bonnes solutions. Les artistes-peintres pourraient nous conseiller. Je me suis dit : ce don peut être une première étape. Pour poursuivre cette action, je souhaiterais qu’un groupe de travail se mette en place pour y réfléchir. » Il serait composé d’élus municipaux, de membres de Magné Animation, d’artistes, chargés de trouver un moyen d’exposer la peinture dans les rues de Magné. Une peinture qui résiste à tous les temps, toute l’année.
Gilles PETIT
MAGNE (79) : le 31 décembre 2023, la 27ème Corrida sera une course pédestre zéro déchet
Organisée par l’association Magné Sports, la Corrida internationale de Magné (Deux-Sèvres France) est une course à pied de 10 km qui se déroule traditionnellement le dernier dimanche de l’année, parfois le dernier samedi, si le calendrier l’impose. Dimanche 31 décembre 2023, 1 500 à 2 000 coureurs et coureuses s’élanceront dans une épreuve festive de dimension écoresponsable.

Les organisateurs présentent la Corrida internationale de Magné comme une course pédestre qui a l’originalité d’associer dans un même peloton un grand nombre de participants déguisés, des pratiquants d’un jour et des internationaux de renom, venus l’espace d’une matinée faire la grande fête de la course à pied du bout de l’an.
Classée dans le top 3 national des véritables corridas, sélectionnée par le magazine Jogging International et figurant sur le podium des courses du Poitou-Charentes en termes de nombre de participants, l’épreuve propose un beau parcours vallonné mixte ville et campagne, dans une ambiance festive.


Lors de la présentation de la Corrida 2023, le co-président de Magné Sports Alain Sauviac a informé que « cette 27ème édition sera plus verte que jamais. » En effet, « depuis 2019, encouragé par nos partenaires, notamment le groupe d’assurances MAIF, l’entreprise Cheminées Poujoulat et la grande surface locale Super U, notre course est aujourd’hui éco-responsable. Nous sommes un peu précurseurs. Par exemple, nous ne mettons plus de signalétique non réutilisable, nous distribuons des jus de pomme aux coureurs plutôt que des T-shirts. » Les récompenses et les cadeaux sont majoritairement produits en circuits courts ; les bouteilles et les gobelets plastiques disparaissent au profit des écocups remplis directement en eau du robinet (d’excellente qualité à Magné) aux ravitaillements ; le covoiturage et le transport collectif sont encouragés ; les fruits proposés sont issus de productions locales ; la limitation des emballages et le recyclage sont privilégiés au détriment de l’usage unique, le fléchage sera réalisé à la bombe de craie, etc.
« Il y a encore quatre/cinq ans », poursuit le co-président, « nous imprimions de jolis flyers, en quadri recto-verso. Beaucoup allaient à la poubelle et il fallait reprendre les informations imprimées pour les mettre sur une plateforme. Ça ne servait pas à grand chose. On a réduit maintenant à un petit millier de marque-pages (cinq imprimés sur une feuille A4). Nous avons donc dû diviser notre volume d’impression par dix. Ce qui compte, ce sont les informations qui permettent de s’inscrire, elles sont toutes en ligne dématérialisées. »
On l’aura compris « toute la conception de la 27ème Corrida internationale de Magné prend en compte cette dimension écoresponsable, de l’inscription à la remise des prix. »
Côté sport, les adeptes de la course à pied auront toujours deux courses pour s’exprimer, aux départs de la place de l’Église à Magné : à 9 heures, la mini-corrida, ouverte aux enfants et préadolescents jusqu’à 14 ans (inscriptions sur place) ; à 10h15, la Corrida internationale ouverte à tous à partir de 15 ans (inscriptions obligatoires en ligne).

« Au 9 décembre 2023, nous avions 350 inscrits sur la corrida », précise M. Sauviac. « On est en avance sur les prévisions. On se dirige vers 1 500 participants. Ça devrait être une belle édition en retrouvant des niveaux d’avant Covid. »
Côté logistique, l’entreprise Cheminées Poujoulat offrira les dossards et le champagne au km 8, à déguster avec modération ; la grande surface Super U participera à la dotation des prix et distribuera des bons d’achat, valables durant tout le week-end, aux compétiteurs qui retireront leur dossard dans la journée du samedi 30 décembre ; Les Vergers de Vendée distribueront largement leurs produits ; la banque Crédit Mutuel 79 et les commerçants et artisans locaux seront généreux en dotations. A propos de récompenses, tous les coureurs recevront un lot de bienvenue composé de cadeaux locaux 100% français, dont une bouteille de jus de pomme, un pot de confiture, etc. Cette année, les lauréats n’auront plus de coupe, plutôt des lunch-box, ces fameuses boîtes à pique-nique ou à repas en bois que tout le monde utilise désormais. Le palmarès « couvrira » les dix premiers et les dix premières de l’épreuve et des différentes catégories dont les meilleurs déguisements et la meilleure ambiance, sans oublier le très attendu tirage au sort de numéros de dossard. Il sera distribué environ 12 000 € de récompenses.

Le co-président de Magné Sports précise : « L’ambiance est un peu notre fond de commerce, c’est ce qui différencie la Corrida de Magné de pas mal de courses. Pour le concours de déguisements, nous proposons une thématique. L’édition 2023 évoquera, cette année : il était une fois dans l’ouest, en priorité mais d’autres thèmes seront acceptés. »

27ème Corrida internationale de Magné, dimanche 31 décembre 2023. Renseignements et inscriptions sur magnesports.com
Gilles PETIT

COULON (79): le CAJCA, une idée différente des rapports Nord-Sud
Du terrain de football aux tables-bancs en passant par l’alphabétisation, l’adduction d’eau potable et la construction de latrines, entre autres, le CAJCA (Coulon Association de Jumelage et de Coopération avec Anié 1) œuvre, depuis 1989, au développement du village togolais d’Anié en Afrique. Grâce à 35 ans d’échanges riches et constructifs soudés par la volonté d’avancer ensemble, l’association est reconnue d’intérêt général, un statut qui autorise la collecte de dons défiscalisés.

« Au fil des ans, l’écart entre le Nord et le Sud se creuse de plus en plus », expliquait en juin 1992, Mme Josette Moinard, la regrettée présidente-fondatrice du CAJCA. « Les associations de jumelage-coopération ont une idée différente des rapports Nord-Sud. Il ne s’agit ni de charité, ni d’aide impersonnelle et vague mais d’échanges basés sur le respect mutuel et l’amitié. Car les Africains peuvent nous apprendre beaucoup en ce qui concerne les rapports humains, la place des « anciens » dans la société, l’hospitalité, la convivialité et la communicabilité. »
Anié, une commune togolaise

Le 18 janvier 1989 était signé l’acte de jumelage, au village africain d’Anié, situé dans la région des Plateaux, à 180 km de Lomé, la capitale du Togo, et à 30 km de la ville d’Atakpamé, localité jumelée avec Niort. Anié compte environ 45 000 habitants. On notera que dans le cadre de la décentralisation au Togo, la Loi locale du 29 juin 2017 a divisé la commune d’Anié en deux parties : Anié 1 et Anié 2. Le CAJCA est désormais jumelé avec la commune d’Anié 1 dont le maire, M. Atara, a été élu en juin 2019.
Document publication CAJCA
Sur place, les Togolais de l’ADJAC (Association de Développement du Jumelage Anié-Coulon) jugent de l’opportunité de lancer un projet, en évaluent le coût, établissent un devis et précisent quelle pourrait être leur participation, le plus souvent en main d’œuvre. Il revient alors à l’association française de calculer si, avec l’aide communale coulonnaise (1€/habitant), de diverses entrées extérieures, et avec l’apport du CAJCA, il est possible de financer le projet présenté par leurs amis africains.

Lors d’un entretien que Mme Moinard nous avait accordé en janvier 1993, la présidente emblématique du CAJCA, définit la genèse de l’association de jumelage-coopération avec Anié : « Peut-être est-il nécessaire d’expliquer pourquoi aller chercher si loin des gens à aider alors que, si près, la misère gagne. Aller à la rencontre d’un autre monde, d’une autre culture, c’est apprendre à se comprendre, à se respecter, à s’enrichir mutuellement. L’Afrique bouge. Peuple soumis pendant des siècles, il devient majeur, il veut se prendre en main ; secouant le joug du despotisme, il marche vers la démocratie. Le chemin est long et semé d’embûches mais la volonté est là et elle vaincra. A Anié comme ailleurs, les villageois se mobilisent, ils se refusent à demeurer des assistés, ils veulent décider de leur avenir, améliorer leur cadre de vie, instruire leurs enfants, accueillir leurs malades de façon décente. Cela coûte, ils ont peu, nous les aidons. Plus nous les aiderons à bien vivre chez eux, moins ils seront tentés d’aller chercher dans nos pays dits riches, le bonheur qu’ils auront du mal à trouver, et c’est peut-être une façon de mieux respecter la dignité de l’homme. Que recevrons-nous en retour ? Une grande leçon de sagesse et d’humilité. »
Les réalisations
Les Coulonnais sont tout d’abord intervenus dans la construction de latrines publiques (en 1990 et 1991). Ils ont doté le dispensaire local en médicaments et petit matériel médical (1991), aidé à l’aménagement d’une bibliothèque (1993) et participé à l’achat de manuels scolaires (1993). Est venu ensuite, un projet cher aux habitants, la construction d’un nouveau terrain de football dont le mur de clôture fut le plus gros investissement et le plus important pourvoyeur de recettes locales. Au fil du temps, les efforts conjugués ont permis de construire des latrines publiques, une bibliothèque, une salle de soins, un dispensaire, un bâtiment scolaire de trois classes, des latrines scolaires, des bornes-fontaine, etc.
19 bornes-fontaine sont installées. Photo : publication CAJCA

Pour aider au financement de ces actions, les Coulonnais organisent ou participent régulièrement à des manifestations publiques : bourse aux vêtements d’hiver, loto, bric-à-brac, marché africain, etc. L’association a longtemps procédé chaque trimestre à une collecte de vieux papiers et cartons avec le concours de la municipalité. Aujourd’hui, la collecte de ferrailles est une grande réussite.
La pérennité du jumelage-coopération

En mars 2016, l’assemblée générale du CAJCA a pris une importance particulière. Après Mme Josette Moinard, présidente pendant une quinzaine d’années, Mme Nicole Sagory qui avait pris la suite, a souhaité passer la main en assurant une coprésidence avec Mme Christine Nouzille. Cette dernière est aujourd’hui présidente du CAJCA.
Actuellement, le CAJCA mène simultanément sept actions : une opération tables-bancs aux écoles, l’aménagement de la bibliothèque, les cours d’alphabétisation pour adultes, l’agriculture dont le maraîchage, d’autres latrines, la distribution d’électricité, et l’extension du réseau d’eau potable avec la pose de bornes-fontaine publiques.
Un appel aux dons
Le CAJCA poursuit donc son action de solidarité au profit des écoles d’Anié qui manquent de tout : bâtiments, latrines, tables-bancs, tableaux, craies, matériel didactique… Depuis 2010, grâce à de nombreux dons, l’association a financé notamment l’achat de 640 tables-bancs, 14 tableaux et des cartons de craies.

Les besoins demeurent néanmoins très importants. L’objectif 2024 du CAJCA vise à financer 400 tables-bancs. Pour contribuer à l’équilibre fragile de la forêt sur la région chaque table-banc fera l’objet d’une plantation d’arbres. Don pour 1 table-banc + 1 plant d’arbre = 25 € (soit 8,50 € après défiscalisation). En effet, le CAJCA étant reconnu association d’intérêt général depuis 2017, 66% du montant du don peuvent être déductibles de l’impôt sur le revenu.
Contacts CAJCA : Christine Nouzille : tél. 06 74 88 18 32 – Nicole Gatineau : tél. 06 67 49 59 98
Gilles PETIT
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