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COULON : un projet de lotissement privé en débat public
Le mercredi 11 octobre 2023, la maire de Coulon (Deux-Sèvres), Anne-Sophie Guichet, a invité les habitants du secteur de la Route de Malécot à une réunion d’information au sujet de la création d’un nouveau lotissement prévu tout près de chez eux. Les concepteurs du projet ont « affronté » des voisins du site retenu. Le sujet d’achoppement : l’augmentation de la circulation automobile et la gestion des flux hydrauliques spécifiques au site.
Pressentant une soirée animée, Mme Guichet a, d’entrée, posé des jalons en s’adressant ainsi aux représentants des foyers invités : « Dans le cadre des engagements que nous avons pris en début de mandat, l’équipe municipale a souhaité organiser cette réunion au sujet du lotissement qui va voir le jour dans votre secteur de Malécot. C’est un lotissement qui n’est pas communal. La commune n’a pas son mot à dire sur l’aménagement proprement dit du terrain, car il s’agit d’un opérateur privé. Cette réunion est organisée pour prendre connaissance du projet et vous permettre de poser toutes les questions que vous pourriez avoir par rapport à ce projet qui, semble-t-il, va vous impacter dans votre quotidien, puisqu’il va y avoir un certain nombre de maisons construites à proximité des vôtres, avec un flux de véhicules un peu plus important qui va sortir sur la voie Malécot en direction de la Route Départementale. La commune sera là pour l’aménagement de la voirie, et l’étude de la mobilité douce. »
Le projet

Pour le compte d’un propriétaire privé, dont le nom n’a pas été divulgué, le projet est porté par une filiale de l’entrepreneur Maisons du Marais, à savoir « Un Terrain Pour Demain », spécialiste de l’aménagement foncier dont, en particulier, la création de lotissements en Deux-Sèvres, sud Vendée, Charente-Maritime et Vienne. Le plan de composition présenté à l’assistance prévoit un découpage en 21 lots privatifs de 440 m² en moyenne et de trois logements sociaux. Il est prévu un seul accès sur la route de Malécot, une placette arborée, des cases de stationnement visiteurs végétalisées, des noues plantées d’arbres, un chemin piétonnier connecté au lotissement voisin « Les Grands Champs Ouest », un bassin de gestion des eaux pluviales accessible et facile d’entretien, etc.
Les intervenants ont difficilement poursuivi leur exposé car les « futurs » voisins les ont rapidement bombardés de réflexions. Dans un premier temps, il a été question de la sortie aménagée à l’intérieur d’une courbe avec une visibilité réduite, pour des voitures du lotissement, estimées à 50, devant grossir la circulation sur la route de Malécot, renforçant ainsi le flux des deux lotissements existants (La Niquière et Le Champs des Fuyes) et des habitations riveraines, en plus du transit habituel. Dans un second temps, les riverains ont soulevé le problème de la gestion des eaux pluviales, dans ce large secteur Est de la commune.
La circulation automobile
Au sujet de la circulation, les intervenants disent avoir prévu une voie uniquement piétonne reliant le lotissement voisin « Les Grands Champs Ouest » afin que les véhicules de ce secteur ne traversent pas le nouveau quartier. Au-delà du périmètre de leur projet, la circulation sur la route de Malécot ne les concerne pas. Quant à la sortie sur la route, « les gens ne verront rien car il y a une courbe. Les voitures roulent vite. Ce sera chaud », estiment des riverains.

En guise de mesure de sécurité, M. Fabrice Berjonneau, adjoint à la maire en charge de l’urbanisme, a évoqué « un cheminement piéton qui débuterait des premières maisons jusqu’à l’entrée de La Niquière, afin que les enfants soient en sécurité avec des passages piétons qui permettront de traverser la route, et des aménagements sur la chaussée qui permettront de faire ralentir les gens. Ici ce n’est pas une départementale, mais les services du Département nous conseillent. »
A ce stade des débats, Mme Guichet a haussé le ton : « Il faut nous laisser le temps de faire ces aménagements. On va fonctionner par priorité. Vous n’êtes pas sans savoir que le budget de la commune n’est pas extensible. Je n’ai pas la compétence pour vous dire quel type d’aménagement on peut mettre. Oui, on va faire une étude, il va y avoir un aménagement. Quand on aura une réponse, comme on a l’habitude de faire, on vous le dira. »
La gestion des eaux en question

Concernant le problème de la gestion des eaux pluviales, le sujet a déchaîné les passions dans la salle des fêtes de Coulon. Le chargé d’étude de « Un Terrain Pour Demain » a réussi à expliquer que pour un aménagement spécifique, « nous allons enlever une partie de haie existante (ci-contre, cerclée en vert), puis la replanter, pour faire les travaux d’aménagement de gestion des eaux pluviales. Une zone de stockage pour éviter de mettre l’eau dans la rue. On va créer un petit talus de 50 cm pour retenir du volume supplémentaire. On remonte un peu le niveau, ce qui nous permet de créer ce volume. »
L’eau serait certainement dirigée vers le fossé en aval longeant la Route de Malécot, un fossé déjà saturé par temps de forte pluie.
Document « Un Terrain Pour Demain »
L’intervenant a précisé : « Dans notre périmètre d’opération, notre obligation est de ne pas détériorer la situation hydraulique avant et après l’aménagement. Quant aux problématiques de gestion des eaux pluviales qui peuvent être rencontrées par d’autres aménagements extérieurs à notre opération, nous n’avons pas vocation à travailler dessus. »

Les constructions, leurs clôtures, et la voirie, imperméabilisantes par définition, seraient édifiées presque au sommet d’un coteau versant sur lequel « glissent » les eaux pluviales. En fait, le problème de gestion des eaux se pose en aval du futur lotissement. D’un côté, l’essentiel des eaux coule dans un seul fossé directement vers une mare ; de l’autre côté, l’eau rejoint la dite mare en traversant le lotissement du « Hameau Vert », puis le lotissement « Le Champs des Fuyes ».
Dans la salle, une réflexion a tonné : « Dans le lotissement des Frères Doré (« Le Champs des Fuyes »), juste réalisé, il y a plusieurs maisons qui ont inondé. On avait fait les plus belles études du monde, l’eau a traversé les maisons. Vous ne pouvez pas dissocier le petit talutage et le traitement de la haie, de la mare qui se trouve quelques mètres plus bas. Il faut écouter les gens du terrain. »
Un habitant de longue date du secteur informe : « Quand il pleut pendant trois jours, on est inondé. Quand le lotissement de La Niquière a été fait avec 40 maisons, plusieurs se sont retrouvées avec 15 cm d’eau. Il a été commis des erreurs. De l’autre côté, le lotissement des Fuyes a été inondé aussitôt après sa construction. » Même le lotissement du Hameau Vert a eu des problèmes d’accumulation d’eau pluviale.
La mare des Fuyes
Tous les regards sont tournés vers la mare, la fameuse mare qui fait peur aux habitants les plus proches. « L’histoire de la mare, nous y travaillons avec l’agglomération du Niortais », a déclaré la maire de Coulon.

Un autre sujet, survolé lors de la réunion, est évoqué par un participant : « depuis quelques années, il est promu l’assainissement individuel, ne craignez-vous pas que la nappe phréatique nous rejette quelque chose qui soit nauséabond dans quelques années. A l’époque, les gosses allaient à la pêche dans la mare, aujourd’hui même les écrevisses se barrent. » En réponse, l’entrepreneur a déclaré : « En assainissement, nous étudions aujourd’hui la possibilité de raccorder le lotissement à la future station d’épuration mais pour l’instant on part sur un assainissement individuel. »
La gestion actuelle de l’eau pluviale dans le secteur de la Route de Malécot à Coulon relève de la méconnaissance du terrain par les lotisseurs. On veut construire à tout prix, on veut rentabiliser des investissements au plus vite, etc. Le résultat se solde par des aberrations et des nuisances collatérales subies par les nouveaux habitants, lesquels ont fait confiance aux lotisseurs.
« Nous devons réduire de 50% nos espaces constructibles, » a informé Mme Guichet. « Le permis d’aménagement de ce nouveau lotissement existant nous a rattrapés. Nous souhaitons avoir une politique de dynamisation de la commune, on a besoin d’habitants, on a besoin d’enfants. »
Gilles PETIT
COULON – MAGNE (79) : La Maison de Santé Pluridisciplinaire intercommunale est ouverte

Née en 2008 sous le nom « Pôle Santé » et relancée en 2014, la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) de Coulon-Magné ou Magné-Coulon (Deux-Sèvres France) accueille le public depuis début août 2023. La première pierre avait été posée le 20 septembre 2022 et l’inauguration s’est déroulée le 14 octobre 2023.
Lors du scellement de la première pierre, le 20 septembre 2022, la maire de Coulon, Anne-Sophie Guichet, avait retracé la genèse du projet de MSP : « La Maison de Santé Pluridisciplinaire est une vieille histoire. Prenez d’abord deux communes, deux équipes municipales qui s’entendent bien et surtout portent la même volonté politique affirmée de lutter contre la désertification médicale. Ajoutez à cela, une équipe de professionnels de santé avec l’arrivée d’un jeune médecin, le docteur Alexandre Desnouhes, et le souhait de porter ce projet en collaboration avec les deux municipalités. Ajoutez ensuite l’ARS (Agence Régionale de Santé) présente lors de nos nombreuses réunions pour nous aider à structurer le projet. Ajoutons également les partenaires institutionnels co-financeurs du projet que sont l’Europe, l’Etat, la Région, le Département, qui contribuent au financement d’investissements de plus de 3 millions d’euros TTC. Sans eux, la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible car il s’agit d’un investissement bien au dessus des capacités de financement de nos communes. Et, pour finir, saupoudrons le tout d’une équipe de maîtrise d’œuvre performante et professionnelle avec le cabinet Crescendo Conseil qui a réalisé l’étude de faisabilité initiale, et le cabinet d’architectes et d’urbanistes Corset-Roche & Associés qui a séduit le jury à l’unanimité avec une proposition inspirée des longères traditionnelles. »


La MSP se situe dans la ZAC communale de Magné dédiée au développement économique des deux communes, en bordure de la route départementale qui les réunit quasiment à équidistance des deux bourgs. Ce n’est qu’en 2018 que le projet a véritablement démarré avec l’arrivée d’un jeune médecin sur la commune le docteur Alexandre Desnouhes qui a pris en charge la coordination de l’ensemble des professionnels de santé avec le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre.

La Maison de Santé Pluridisciplinaire accueille cinq cabinets médicaux, avec une salle d’urgence ; trois cabinets dentaires avec une salle de chirurgie ; six kinésithérapeutes ; cinq infirmiers ; une infirmière IDE-ASALEE (Association nationale qui embauche des salariés infirmières de santé publique, mis à disposition de généralistes le souhaitant) ; deux psychologues ; et trois orthophonistes. Pour la plupart déjà présents sur les deux communes.


L’équipement a une surface de 998 m² sur une parcelle de 5 000 m², pour un coût prévisionnel de 3 139 936 € HT soit 3 767 923 € TTC. Les deux communes ont bénéficié d’un taux de subventions autour de 75%. Les 25% restant étant la part d’autofinancement de ces deux communes. Techniquement, le maximum de subventions attribuées a permis de fixer des loyers compétitifs, car les praticiens sont locataires de leur espace de travail. Ainsi, les professionnels de santé ont constitué la Société Interprofessionnel de Soins Ambulatoires, la SISA Reine des Prés qui gère un bail professionnel depuis le 1er août 2023, alors que les psychologues signeront conjointement un bail professionnel spécifique. Les baux sont établis pour 25 ans. Par ailleurs, les professionnels de cette SISA et des autres praticiens sont, ou seront, adhérents de l’ASPIC « Association Santé Pluridisciplinaire Inter Communale de Magné et Coulon » créée en novembre 2016, qui regroupe l’ensemble des praticiens libéraux qui exercent tant en dehors qu’au sein de la MSP dans l’objectif d’avoir une activité coordonnée.


Réuni le 17 juillet 2023, le Conseil municipal de Magné a fixé le règlement de la Maison de Santé Pluridisciplinaire dont est extrait ce chapitre : « La location est consentie et acceptée par les preneurs moyennant un loyer mensuel évolutif, payable d’avance à réception du titre de recette. La révision légale du loyer (article 7) est prévue chaque année à la date anniversaire en fonction de l’indice des loyers des activités tertiaires publié par l’INSEE (le premier indice connu est celui du 1er trimestre 2023 s’élevant à 128,59 points). Il est convenu entre les parties d’aucun dépôt de garantie.
Monsieur le Maire poursuit en précisant que seule la clause concernant le montant du loyer évolutif est
ajustée en fonction du preneur et ainsi du bail signé, à savoir :
o Pour la SISA, le loyer mensuel est évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis 2.121,00 € mensuel les deux années suivantes ;
o Pour les psychologues qui partagent les mêmes espaces (PSY 01 et 02), le loyer mensuel est aussi évolutif : Zéro euro mensuel la première année soit du 01/08/2023 au 31/07/2024. Puis, 73,00 € mensuel les deux années suivantes. »
Des loyers qui couvriront un emprunt pris en charge par Magné, maître d’ouvrage. Cette commune a l’obligation d’assurer un auto-financement à hauteur de 20%. Les 5% complémentaires seront donnés par Coulon sous forme de subvention. L’Europe a subventionné à hauteur de 50% du budget prévisionnel ; l’État fournira 400 000 € ; la commission permanente de la Région Nouvelle-Aquitaine a voté une subvention de 200 000 € ; le département des Deux-Sèvres propose 100 000 € dans le cadre d’un Plan santé départemental, qui donne un coup de pouce aux jeunes étudiants pour qu’ils travaillent sur les Deux-Sèvres, réunissant plusieurs partenaires ayant, pour mission, la lutte contre la désertification médicale ; l’Agglomération du Niortais est associée dans le cadre d’un Contrat local de santé, mais ne participe pas financièrement ; et le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin a accompagné le projet préalable en conseils d’intégrations paysagère et environnementale, lesquelles peuvent générer des surcoûts.

Conjointement, les maires de Magné et Coulon affirment : « Notre objectif est que nos communes ne deviennent pas un désert médical. Que nos concitoyens puissent à l’avenir bénéficier d’une offre de soin, à proximité. Un équipement fonctionnel et confortable pour que les professionnels y trouvent les conditions idéales dans l’exercice de leur profession. Un magnifique équipement aussi à l’architecture à la fois qualitative et esthétique inspiré des longères traditionnelles. Conforme aux nouvelles normes d’économie d’énergie et de bilan carbone. Situé dans un environnement proche préservé, doté de tous services, commerces et équipements publics dans le grand site du Marais Poitevin, à 10 minutes de la ville de Niort et 45 minutes de l’océan. Un équipement attractif aux nombreux atouts que nous attendons avec impatience. Les travaux sont prévus jusqu’à fin juin 2023. »
Gilles PETIT
COULON 79 : un clin d’œil sur les animations de la Fête Nationale, les 13 et 14 juillet 2023
Voici en quelques photographies, un aperçu des animations proposées par la municipalité coulonnaise avec le concours d’associations locales dont les Cyclos de La Venise Verte.































Album photos sans commentaire
Gilles PETIT
NIORT : 28 mars 2023, la manifestation « Retrait de la réforme des retraites », en images. Photos Gilles PETIT

















Reportage sans commentaire Photos Gilles PETIT
TOURISME FLUVESTRE : Niort et Marans « Au bout du Marais » sur la Sèvre Niortaise
L’agence Pamplemousse by Kapalouest va gérer les locations des deux bateaux habitables électriques financés par les pouvoirs publics. L’IIBSN (Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise) va héberger les bureaux d’accueil et administratif de la section deux-sévrienne de cette entreprise rochelaise dans une partie de ses locaux réaménagés en Capitainerie, sur le Quai de Belle-Ile à Niort (Deux-Sèvres).

Selon son maire, et président de Niort Agglo, M. Jérôme Baloge, « la ville de Niort et les Deux-Sèvres ont enfin une capitainerie. Elle est belle et surtout elle est à Niort. C’est par fierté qu’elle rappelle à quel point notre rivière est un fleuve, certes méandreux, qui constitue ce formidable parc naturel du Marais Poitevin. Son itinéraire est très peu direct, mais tout à fait charmant vers la mer. Et là se réalise un vieux rêve pour les Deux-Sévriens et les Niortais, à savoir retrouver une Sèvre pleinement navigable et de pouvoir naviguer de Niort vers la mer. Un bel exercice de coopération. C’est un projet qui rentre pleinement dans le projet cœur de ville. »

Tous les financeurs [3 EPCI, les départements 79-85-17, les régions Pays-de-la-Loire et Nouvelle-Aquitaine, le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin et l’IIBSN] du projet de tourisme fluvial et fluvestre sur la Sèvre Niortaise étaient présents à la réception des locaux de la Capitainerie mis à la disposition de l’agence Pamplemousse by Kapalouest, lançant ainsi l’opération « Au bout du Marais ». Nous vous invitons à consulter notre précédent article qui retrace la genèse de l’opération, au lien suivant :

La capitainerie est installée dans les anciens locaux occupés par le personnel d’exploitation de l’IIBSN. Le bâtiment a été conservé en gardant la structure porteuse, et en l’isolant par l’extérieur. Cet espace est désormais dédié à l’accueil du public, mais aussi à l’administration de l’antenne locale de l’agence Pamplemousse qui bénéficiera d’un loyer modéré. Ses façades largement ouvertes favorisent le lien recherché entre l’intérieur et l’extérieur, à savoir, entre l’eau et l’espace d’exploitation.
Un autre bâtiment voisin hébergera l’atelier du service de réparation, mais aussi le matériel et les employés de l’IIBSN chargés de la lutte contre la jussie. Contiguë, une salle rassemblera les archives de l’IIBSN, lesquelles sont disséminées un peu partout dans des communes du marais. Enfin, une salle de réunion toute équipée offrira une large ouverture sur le Quai de Belle-île, les points d’ancrage des futurs bateaux et la Sèvre Niortaise. Ces locaux qui bénéficient de commodités adaptées aux personnes à mobilité réduite, seront mis aussi à disposition des autres collectivités. On notera que le parking fermé sera partagé entre le personnel de l’Institution et la clientèle de la Capitainerie.

Mme Séverine Vachon, présidente de l’IIBSN explique : « Depuis mars 2020, l’IIBSN a procédé à l’aménagement de la Capitainerie. Cet outil majeur était la propriété de l’État depuis le XIXè siècle dans le cadre des grands travaux de navigation décrétés en 1808. La construction de la capitainerie de Niort est une pièce centrale de la mise en œuvre du tourisme fluvial. Elle a été précédée d’un vaste programme de réhabilitation des ouvrages de régulation et des écluses permettant cette navigabilité. [ndlr : l’IIBSN gère 683 km de voies d’eau dont 100 navigables, 7 grands barrages, 33 barrages télégérés, 14 écluses, 70 ponts, et trois centres d’exploitation] Les bâtiments sont propriétés de l’IIBSN depuis le transfert du domaine public fluvial par l’État. Le site du Quai de Belle-île abritait un ensemble de bureaux techniques, un ancien atelier de chaudronnerie, de menuiserie et de mécanique, activités déportées aujourd’hui à Marans pour une grande partie. Le 15 février prochain, la Capitainerie accueillera l’agence Pamplemousse by Kapalouest comme concessionnaire du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin pour la location de bateaux habitables. Des itinéraires de croisière fluviale sur la Sèvre Niortaise seront possibles et Niort sera le port d’accueil, base de départ et d’arrivée de ces bateaux. Une autorisation d’occupation temporaire du domaine public fluvial sera délivrée en février pour une durée de cinq ans. Cette autorisation comprendra les loyers de la capitainerie et l’ancrage stable des bateaux au port. »
Les travaux, 634 985 € TTC, ont été financés par l’État et la région Nouvelle-Aquitaine à 25 % chacun, par le Département des Deux-Sèvres et par l’agglomération niortaise, à raison de 20% chacun, 10% restant à la charge de l’Institution.
MM. Vachon conclut : « Nous sommes un territoire d’eau et de nature avec un Parc Naturel Régional, seconde zone humide de France. C’est une richesse pour notre territoire. Les collectivités toutes sensibilités confondues ont adhéré à ce projet. Il était de notre devoir d’y participer. Les travaux arrivent à leur fin avec la finalisation des pontons pour le compte des communautés de communes ou encore la mise en place de la signalisation fluviale sur la Sèvre qui est le fait de l’Institution. Demain, l’IIBSN se positionnera aussi auprès des collectivités, propriétaires des bateaux, pour assurer les interventions de premier niveau auprès des usagers et sera un interlocuteur incontournable pour l’opérateur Pamplemousse by Kapalouest, notamment. Nous envisageons aussi la modernisation du centre de contrôle courant 2023 ainsi que la restauration et la sécurisation du site. Nous nous ouvrirons davantage au public. Cette belle ambition, je suis ravie de la partager ensemble et 2023 sera certainement une première étape pour le tourisme fluvial sur le territoire. »

Mme Anne Colson, directrice commerciale Agence Pamplemousse by Kapalouest : « Nous avons plusieurs entreprises familiales à La Rochelle. Nous faisions jusqu’à présent essentiellement de la location de bateaux à voile sur la mer, depuis 1985. Nous avons remporté l’appel d’offres pour ce projet d’exploitation de location de deux pénichettes électriques sans permis sur la Sèvre Niortaise qui va porter le nom « Au bout du Marais ». C’est le nom commercial de cette nouvelle activité pour nous.
Pourquoi ? Il faut savoir que mes grands-parents ont habité Coulon, personnellement je réside au sud du Marais Poitevin. C’est une région que l’on connait. Mes activités m’appellent sur La Rochelle, mais mon lieu de vie est déjà sur le Marais. Développer une activité sur le Marais semblait une évidence. Nous avons beaucoup de clients niortais déjà aujourd’hui. Nous sommes adhérents à l’Office de Tourisme de Niort depuis de nombreuses années. Quand nous avons entendu parler de ce projet, naturellement il nous a intéressé. C’est notre métier, même si c’est du fluvial. Le projet est très attendu de la part des Niortais et des locaux. Il y a beaucoup de gens qui vont prendre contact avec nous juste en sachant que c’est enfin lancé. Il y a une grille de tarifs [ndlr : locations une semaine 2 100 € ; un week-end 600 € ] et un site internet http://www.auboutdumarais.com. Au moins une personne sera basée à la Capitainerie. Notre équipe de La Rochelle viendra en soutien de l’activité à Niort, si nécessaire. Le pari est d’être présent sur les deux sites. Nos locaux sont d’abord à Niort car c’est la nouvelle Capitainerie de l’IIBSN qui les fournit avec les contrats des bateaux. Des locaux à Marans ne sont pas d’actualité. Le bureau étant à Niort, les bateaux seront basés à Niort parce qu’il leur faut un point de stationnement. S’il y a des demandes de clients situés à un autre point du parcours, on peut tout à fait imaginer un tel format. On peut aussi imaginer qu’un client ait fait un one-way de Niort à Marans et que le client suivant le prenne à Marans pour le ramener à Niort. Nous n’entendons pas forcer des départs de Niort. C’est une activité nouvelle qui va se développer sur un parcours assez court en terme de temps et en terme géographique donc tout l’enjeu va être vraiment d’encourager les voyageurs à passer au moins la moitié de leur séjour à terre, à débarquer, à aller faire des activités, à aller dans les restaurants, dans les boutiques, etc. Déjà on sait que c’est une attente au niveau politique mais c’est aussi un intérêt économique pour nous. Plus les gens vont débarquer, profiter de la destination à terre, plus ils vont être encouragés à faire des séjours plus longs. Tout cela va aussi dépendre de l’accueil des acteurs locaux. Si l’activité est rentable dès cette année, nous serons ravis. La location fluviale est une découverte. C’est toujours une prise de risque de développer une nouvelle activité. Un risque calculé. Deux bateaux, ça ne fait pas beaucoup, mais à terme quand on aura amorcé la pompe et vu les produits qui plaisent, on peut envisager d’en acheter d’autres. »
Les bateaux

L’agence Pamplemousse détaille ainsi les bateaux jumeaux qui sillonneront la Sèvre Niortaise : « les premiers navires de la flotte, qui auront pour nom Kifanlo et Helios, sont des « ZenRiver », des bateaux habitables en aluminium à propulsion 100 % électrique. Conçus par l’architecte Hugo Lauras de l’entreprise Naviwatt, et réalisés par le chantier Alubat et ses prestataires. Utilisables sans permis, ils accueilleront en navigation jusqu’à douze passagers et disposent de quatre couchages fixes et deux couchages d’appoint. Ces bateaux sont équipés de quatre batteries Lithium, à savoir, deux batteries qui alimentent le moteur de 10 KW se rechargent uniquement à quai ; les deux autres qui alimentent les éléments de confort du bord sont alimentés par les panneaux solaires installés sur le toit. » Chaque halte nautique proposera deux emplacements d’amarrage équipés de deux bornes de recharge électrique, d’un accès à l’eau potable et d’une station de vidange des eaux usées.





Séverine Vachon : « C’est intéressant de se dire que finalement on porte tous ensemble un projet de tourisme fluvial au départ de Niort. C’est un projet extrêmement ancien qui était initialement porté par les deux départements de Vendée et des Deux-Sèvres. Il se trouve que depuis quelque temps, c’est le Parc qui a repris la main pour redynamiser l’ensemble, mettre tous les partenaires autour de la table. Et au bout de quelques années, on s’aperçoit que finalement on arrive à mettre fin au blocage qui pouvait exister. On arrive à créer ensemble quelque chose dans l’intérêt du Marais, pour son développement tout en le préservant, car ce sont des bateaux électriques. »
Une croisière inaugurale aura lieu le 20 avril 2023. Dès lors, les deux bateaux électriques seront disponibles à la location.
Gilles PETIT
Le bureau d’accueil sera ouvert des mois d’avril à septembre inclus.
Contact : Capitainerie du Port-Boinot Quai de Belle-Île 79000 NIORT
Tél. : 05 46 44 97 67 (à La Rochelle)
infos@auboutdumarais.com
MARAIS POITEVIN : Il faut sauver le village Coulon !!!
Avec les grandes fresques publicitaires peintes sur des façades ; avec les « cages » renfermant les billetteries des embarcadères ; avec la multiplication de potelets et autres restrictions de circulation ; après la vente de bâtiments, les plus beaux fleurons du village ; voici désormais, autour de l’église classée, des projecteurs « sèche-cheveux » ultra-contemporains, et des espèces de lampions en guise d’éclairage public. Le centre historique de Coulon perd son identité.


Revenez Messieurs les maires Maurice Moinard et Pierre Rousseau. Vous qui avez, avec vos équipes municipales, enrichi le patrimoine immobilier de la commune ; vous qui avez entretenu le patrimoine historique de Coulon ; vous, Pierre Rousseau, qui avez poursuivi cette œuvre en contribuant au sauvetage des quais, lesquels glissaient inexorablement vers le fleuve, en préservant l’ensemble groupe scolaire/salle des fêtes/mairie d’une virulente attaque parasitaire, et en portant secours à l’église menacée d’effondrement. Tous vos efforts patrimoniaux sont menacés, depuis plus d’une décennie, par la politique du grand tourisme menée par vos successeurs.
Messieurs Maurice Moinard et Pierre Rousseau ne sont plus de ce monde. Ils sont allés rejoindre plusieurs autres élus municipaux qui les ont aidés dans cette lourde tâche de préservation de l’identité locale. Comme les « anciens » Coulonnais, disparus ou non, qui ont façonné leur monde, ils ne peuvent voir aujourd’hui Coulon perdre son âme petit à petit. Ils ne peuvent imaginer l’aura du village qui s’évanouit dans les ondes du Marais Poitevin, dans les vertiges du XXIème siècle. . . Qui des acteurs siégeant à l’actuel conseil municipal a connu ces années euphoriques ? Qui, dans cette équipe, se soucie vraiment de l’avenir patrimonial de ce village maraîchin gangréné par le tourisme et les mains-mises d’institutions extérieures ? Qui peut sauver le village de Coulon ?
La dévalorisation d’un village
Ils l’ont écrit : l’équipe municipale de Coulon actuelle, le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), l’Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP), la charte du label « Petites Cités de Caractère », le Conseil d’Architecture d’Urbanisme et d’Environnement (CAUE 79), le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, les acteurs institutionnels du tourisme, . . . : « La valeur architecturale et patrimoniale du bourg de Coulon, à travers ses typologies de bâtis et ses paysages variés doit être protégée et valorisée. Les espaces extérieurs qui organisent le tissu bâti méritent un soin particulier et sont à réhabiliter avec l’objectif de valoriser la ruralité du bourg. » (Extrait AVAP)
Comment expliquer aux propriétaires des bâtiments bordant la place de l’église que leur bien est dévalué par ces « lampions » et ces « sèche-cheveux » posés par la municipalité sur leurs façades ou devant leurs portes ? Dans leurs travaux de restauration, ces Coulonnais ont respecté des charges draconiennes (couvertures, huisseries, peintures, enduits . . . ) qui leur ont été soumises.
Comment expliquer aux Coulonnais qu’ils sont mis devant le fait accompli par une municipalité qui prônait dans sa profession de foi électorale : « Responsables et unis par une même conception exigeante de l’intérêt général, notre ambition est de faire aboutir des projets qui auront été réfléchis et portés avec vous, dans le cadre d’une démarche participative » ?
Photo ci-contre : L’esthétique de la potence est très simplissime. La couleur choisie ne cache pas l’absurdité de la démarche. Photo Gilles Petit

Les habitants non consultés
Le secret étant bien gardé, la surprise est totale : les Coulonnais savaient qu’il se tramait quelque chose concernant l’éclairage public. Mais, contrairement à la promesse des nouveaux élus, les habitants n’ont pas été consultés, pas informés. Les participants aux récentes réunions d’information sur les travaux du quai Louis-Tardy ont appris que l’éclairage public de leur voie allait être « harmonisé » avec celui de la place de l’Église, sans détail. S’ils avaient su !
A propos du nouvel éclairage public, la maire Anne-Sophie Guichet a déclaré lors de la dernière réunion du conseil municipal : « Les lanternes sont plus jolies de nuit. C’est sobre, c’est moderne. On ne peut pas plaire à tout le monde, les goûts et les couleurs, malheureusement. Ce sont des éclairages à ampoules LED qui permettent des économies » . Effectivement, les goûts et les couleurs font partie intégrante de la qualité de vie des habitants d’un village. Des habitants qui voient leurs enfants ou leurs voisins partir s’installer à l’extérieur du bourg ou dans une autre commune. Des habitants qui voient les maisons des personnes décédées transformées en résidences secondaires ou en hébergements saisonniers. Des habitants qui aimeraient choisir leur cadre de vie, sans dictat.
La commune voisine de Magné a renouvelé tout son éclairage public en installant des points à diodes électroluminescentes (LED) « sobre et moderne » sauf dans le cœur du bourg. Ainsi, l’église classée monument historique, la mairie, l’espace culturel du Four Pontet, le Pont-Levis et ses quais sont restés équipés de lanternes de style à LED. Comme dans tout site historique ou de grande valeur patrimoniale. Pourquoi la commune de Coulon ferait-elle exception ?

Une mise en lumière
Tout a commencé avec ce projet de mise en lumière lancé par le Conseil départemental des Deux-Sèvres à l’intention des communes bénéficiant du label « Petites Cités de Caractère ». La genèse de l’opération est expliquée dans un précédent article à lire ou relire au lien : coulon-marais-poitevin-79-fiat-lux-que-la-lumiere-soit .
Au début de cette opération, il s’agissait de mettre en valeur l’église de la Sainte-Trinité, inscrite à l’ISMH (Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques) depuis le 11 Octobre 1929, à l’aide de projections diverses sur les façades de l’édifice et sur son parvis. Uniquement en saison estivale. Le projet était assorti d’options dont la première comprenait « le remplacement des candélabres actuels par des lanternes dont le faisceau lumineux sera dirigé vers le sol ce qui permettra une réduction de la pollution lumineuse et une meilleure visibilité ». Apparemment, cette option est devenue prioritaire.
Photo Gilles Petit

La course aux labels
Par ailleurs, on notera que Coulon a obtenu, l’an dernier, le renouvellement du label « Petites Cités de Caractère » pour une nouvelle période de six ans et que, le 17 août 2022, la préfète des Deux-Sèvres a accordé la dénomination « commune touristique » à la commune de Coulon pour une durée de cinq ans. Pour obtenir ce statut de « communes touristiques » les communes doivent justifier la mise en œuvre d’une politique locale du tourisme et offrir une capacité d’hébergement au bénéfice d’une population non résidente. Les résidents autochtones sont ainsi totalement invisibles alors qu’ils constituent l’essence de Coulon.
Lors d’une réunion du conseil municipal, les élus coulonnais se sont « félicités de cette décision et envisagent maintenant de passer à l’étape supérieure, celle de l’obtention de la dénomination « station de tourisme », qui apporterait des avantages
notamment financiers importants. Mais les obligations à remplir pour la candidature sont beaucoup plus strictes. » Et onéreuses.

Qui peut sauver le village de Coulon ? Apparemment, ce ne peut être qu’une intervention extérieure. Le salut pourrait venir de la commune voisine de Magné, tant on parle de fusion, de mariage. Depuis longtemps, les élus magnésiens réussissent tout ce qu’ils entreprennent. Réussite dont bénéficient les Coulonnais.
Gilles PETIT
COULON (79) le Quai Louis-Tardy en travaux jusqu’au printemps 2023
La « requalification des espaces publics et la mise en piétonisation de l’ensemble du Quai Louis-Tardy à Coulon » sont lancées. Les travaux débutant ce 2 novembre 2022, les habitants du site ont pris connaissance des détails de l’opération.

Une fois de plus le Quai Louis-Tardy (photo ci-dessus : plan cavalier de Coulon réalisé par Damien Cabiron 2016) sera condamné à toute circulation et stationnement automobiles et cyclistes du 2 novembre au 23 décembre 2022, puis du 9 janvier au 31 mars 2023. Toutefois, les riverains et les services bénéficieront de créneaux d’accès.
Jeudi 27 octobre 2022, face à un important auditoire très attentif, la maire de Coulon, Anne-Sophie Guichet, a ouvert la séance d’information : « C’est un projet dont on parle depuis longtemps. Puisqu’il a commencé à être évoqué en 2019 par l’ancienne équipe municipale. Nous avons souhaité que cette troisième réunion des riverains soit participative, comme les précédentes. » Conduits par l’entreprise DCI Environnement, maître d’ouvrage, ces travaux sont le fruit d’un travail en commun de différents acteurs que sont la municipalité locale, le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR), la Communauté d’Agglomération du Niortais (AggloNiort), l’Architecte des Bâtiments de France des Deux-Sèvres (ABF), les habitants riverains…. « C’est un site compliqué. Nous sommes dans le cœur névralgique de notre village, » a ajouté Mme Guichet. « Un point très fréquenté où il est difficile d’entreprendre des travaux. »
Le projet
Très vite la maire a donné la parole à Mme Camille Dolfus agent d’étude chez DCI Environnement. Laquelle a tracé les grandes lignes du projet à partir de l’histoire des lieux, puis présenté le calendrier et l’organisation des travaux.
D’entrée, Mme Dolfus a signalé que les architectes de DCI Environnement ont tenu compte du « regard prononcé » de l’ABF, accompagné du PNR, sur la logique d’installation de ce quai. « Au départ du projet, l’ABF avait insisté sur l’histoire de ce site, notamment sur les différentes rues perpendiculaires au Quai ». Dont les rues de la Pêchoire et de la Douve, « d’anciennes voies d’eau qui épanchaient les fluctuations du marais en fonction des saisons. » Pour l’ABF, « l’important est de retrouver cette lecture qu’on pouvait avoir à la fois des cales et à la fois de ces rues d’eau coulant en profondeur dans le tissu urbain de Coulon. » Les intervenants ont travaillé « sur l’idée de prolonger ces voies sur le quai avec un calepinage particulier. L’idée était aussi de retrouver un calcaire d’une bonne tenue qui ne soit pas trop gélif, qui tienne dans le temps. De plus, il s’agissait de guider les eaux pluviales vers la Sèvre. » Le tout en utilisant la pierre, au maximum.







Ci-dessus, les trottoirs seront supprimés et la pente sera accentuée pour évacuer l’eau pluviale vers le fleuve. Photos Gilles Petit
Mme Dolfus poursuit son exposé : « Il ne passe pas de véhicules lourds, car de toute façon c’est trop exigu. Par contre, nous trouvons beaucoup de chemins pédestres, d’embarcadères, donc beaucoup de monde l’été sur ce tout petit quai qui ne dépasse pas sept mètres de largeur voire huit mètres au mieux sur l’ensemble du linéaire. Actuellement, ce quai est emprunté en sens unique par les voitures, principalement riveraines. Enfin, il existe 28 accès entre le quai et les arrières des rues. C’était une gageure d’essayer de rendre piétonnier ce quai tout en conservant l’activité nécessaire pour livrer les hôtels, les commerces et desservir les riverains. »





Le mobilier dit de confort installé par des Coulonnais au fil des années sera déposé et remis en place. Photos Gilles Petit
Les véhicules entrent principalement sur les quais par la rue de la Douve, située à l’est du site et peuvent sortir par deux rues échappatoires : les rues du Château-bas et du Port-aux-Moules. Côté stationnement, « sur les dix-huit places actuelles, nous en avons gardé seize dont deux réservées aux Personnes à Mobilité Réduite, localisées entre la rue de la Pêchoire jusqu’au pont de la route départementale (RD) ». Par ailleurs, les architectes ont décidé de « ne pas reprendre les aménagements de la Place de la Coutume. Ce serait vu dans un deuxième temps pour une question de budget. » Seuls les arbres manquants seront replantés et quelques points liés aux secteurs voisins.







Seront également conservés les éléments patrimoniaux, comme ces pierres charretières et ces bornes kilométriques et hectométriques qui jalonnent le halage au départ de Port-Boinot à Niort jusqu’à Marans. Photos Gilles Petit
Concernant les travaux, il a été établi cinq secteurs d’intervention distincts. Le premier secteur va de l’entrée du site, depuis la plaine de l’Autremont, jusqu’à la rue du Port-aux-Moules. Le deuxième secteur constitue la place de la Coutume. Le troisième secteur va du pignon d’une maison côté est de la place de la Coutume jusqu’à la rue de l’Église. Le quatrième secteur rejoint la ruelle du Four. Le cinquième secteur terminera les travaux jusqu’à l’escalier situé sous le pont de la RD. Comme les engins ne pourront entrer et sortir du quai Louis-Tardy que par la rue de la Douve, l’entreprise Colas débutera les travaux par le secteur le plus éloigné de cette rue, à savoir le premier secteur. Elle procèdera donc à reculons par secteurs pré-cités après avoir complètement achevé le secteur précédant.
(Photos ci-dessus : côté ouest à gauche, côté est à droite) Sur ces deux extrémités du projet (premier et dernier secteurs), le sol recevra un « stabilisé renforcé finition façon sable » pour rappeler le chemin de halage harmonisé avec les limites du projet.

Hormis les extrémités, DCI Environnement a décidé, en accord avec l’ABF, de traiter la chaussée du quai en enrobé grenaillé au lieu d’un enrobé façon noir. « Il est sablé fortement et donc éclairci et poreux aussi », précise Mme Dolfus. « Nous avons décidé de travailler sur du calcaire avec la pierre de La-Tieule qui est une pierre calcaire des plus résistantes qui soit, qui vient de Lozère. C’est donc une pierre du Massif Central pas du tout gélive et très belle. Elle peut prendre des teintes grisées, elle n’est pas trop jaune. Elle peut rappeler aussi l’eau. » Ces « agrafes de pierre calcaire » disposées sur quatre ou cinq rangs matérialiseront, entre autres, les anciens trottoirs. Les cases de stationnement existantes seront maintenues et délimitées par des clous enfoncés dans le sol. Les riverains espèrent que les véhicules respecteront ces cases car ils craignent que l’absence de trottoirs les incite à se coller contre les façades.

Les rebords des bâtiments seront retravaillés et les services techniques de la commune entendent élaborer une prairie fleurie à certains endroits. Des semences qui présenteront au moins quarante à cinquante espèces de palettes de plantation suivant les saisons. « Mais on ne plante pas côté rivière. Pour le paysagiste-conseil comme pour l’architecte des bâtiments de France, » ajoute Mme Dolfus, « le Quai Louis-Tardy n’a jamais été planté en arbre, ils veulent rester sur quelque chose de très ras pour que le regard passe. »
On notera aussi que le quai n’a jamais eu de cabanes d’embarcadères. Ces verrues hideuses, dont le projet ne parle pas, qui brisent l’harmonie recherchée.
Une exception toutefois, « le seul arbre, un frêne malade existant sur le quai [hormis ceux qui abritent la billetterie de la place de la Coutume, puisqu’il n’y a pas d’intervention sur ce secteur] sera remplacé par un joli sorbier domestique. » En effet, cet arbre a une histoire, il avait été planté en l’honneur de l’ancien tenancier du café La Pigouille.

Le mobilier dit-urbain sera contemporain mais fin à coloris plutôt taupe, avec « de vrais parkings vélo dignes de ce nom. » Il y aura peu de corbeilles de rue afin d’inciter les touristes à repartir avec leurs déchets.
Il sera installé un éclairage public aux diodes électroluminescentes (LED) à intensité variable en fonction des passages des usagers pour éviter la pollution nocturne et économiser l’électricité (Onze lanternes sur les façades, cinq lanternes sur mâts). Ceci en adéquation avec les « éclairages qualitatifs » de façade autour de l’église. Des lumignons seront insérés sur une des mains courantes de la passerelle. Enfin, les gros globes des bornes d’éclairage des berges seront remplacés par un système à LED encastré, donc plus discret.
Photos Gilles Petit
« La piétonisation de ce quai nécessite un accès contrôlé », estiment les élus coulonnais. Des bornes à clé prisonnière semi escamotables ? Des bornes automatiques ? Des barrières à roulettes motorisées ou non ? On verra. Pour le moment, les habitants se posent d’autres questions : Est-ce que des commerces doivent fermer pendant les travaux se demandent des professionnels ? Qu’en est-il des nuisances notamment sonores et du stationnement pendant les travaux ? Où seront les points de collecte des ordures ménagères et de tri ? Où passeront les circuits vélos dont la Vélo Francette ? Quel sera l’impact sur les constructions ? Pour répondre à cette dernière question un huissier est passé dans les maisons riveraines chargé de constater l’état des bâtisses avant le début des travaux de requalification des espaces publics et mise en piétonisation de l’ensemble du Quai Louis-Tardy à Coulon.
Gilles PETIT
En vidéo, le palmarès du 34ème Festival de peinture et de dessin de Coulon-Magné (Marais Poitevin des Deux-Sèvres)
L’association Magné-Animation a organisé son 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! les 22 juillet 2022 à Coulon, 23 et 24 juillet 2022 à Magné. Voici les palmarès des deux concours énoncés par le président André Prunier.
Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants devaient réaliser une œuvre exclusivement sur place dans le temps imparti.
Voici le palmarès en vidéo au lien YouTube suivant : https://youtu.be/9cUik4WOmok
Bonne lecture
Réalisation vidéo : Gilles PETIT
MAGNE – COULON (79) : le 34ème Festival international de peinture et dessin dans les starting-block.
L’association Magné-Animation appelle à participer au 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! qui aura lieu, en deux temps, les 22 juillet 2022 à Coulon, 23 et 24 juillet 2022 à Magné. Les inscriptions sont ouvertes.
Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants doivent réaliser une œuvre exclusivement dans le temps imparti.

L’édition 2022
Lors de la présentation officielle du 34ème Festival, le président de Magné-Animation M. André Prunier a rendu hommage à M. André Robin, maire de Magné de 1995 à 2001, décédé fin avril 2022. « Il était clairement un soutien, un partisan du Festival de peinture de Magné. Il avait écrit un texte dans le livre des 30 ans du Festival. J’ai trouvé qu’il résumait bien, en quelques lignes, ce qu’est le Festival : « Et si le Festival de peinture de Magné n’était que rencontres et échanges au « Jardin des Délices » ! Là, où chacun vient mettre ses pas dans ceux qui les ont précédés depuis 30 ans ! Côtoyer et partager un instant avec l’artiste tout entier plongé dans la restitution du cadre qui l’entoure, ou peut-être refléter l’expression de son imagination féconde ! Le promeneur avide de découverte trouvera, sans doute, réponse à sa quête inassouvie de l’art, tant la diversité des œuvres proposées à notre curiosité est abondante ! La réalité festive est à la hauteur de l’événement artistique ! Le fidèle et nombreux public vient submerger deux jours durant, nos rues et bords de Sèvre, pour le plus grand plaisir des Magnésiens ! Le sourire et le ravissement sont sur tous les visages ! Chaque fois, c’est : « Vivement l’an prochain » ! La plus belle récompense pour l’intrépide équipe organisatrice qui mérite toute notre admiration ! »
Comme l’année passée, les communes de Magné et sa voisine de Coulon renouvellent leur collaboration sous la direction de Magné-Animation. « Nous affichons notre volonté de collaboration sur la durée. L’étape 2021 retrouve son pôle naturel en 2022 », précise M. Prunier.
Les invitées d’honneur
Est-il utile de rappeler que le Festival est un concours de peinture et de dessin mais aussi un lieu d’expositions. A Magné, uniquement les 23 et 24 juillet 2022, l’espace culturel du Four Pontet hébergera les œuvres des invitées d’honneur : les fidèles du Festival connaissent bien l’aquarelliste Claude Allègre qui a « une attirance particulière pour le portrait » en essayant de « transmettre l’émotion qui [le] traverse » ; Claire Barjolle est, un peu, « un produit du Festival car elle est arrivée à Magné avec sa maman qui faisait de l’huile et elle a tout de suite été primée », rappelle le président de Magné-Animation. « Ce sera la première fois qu’un invité d’honneur est issu du festival. Elle a une peinture qui a beaucoup évolué, elle va vers la prise en compte de la lumière » ; pour la sculpture, Astrid Laviéville se passionne pour les arts du feu et utilise de nombreux matériaux composites, éléments de la nature et récupération. A son sujet, M. Prunier informe : « Avec elle, nous sommes allés plus loin qu’une simple invitée d’honneur de Festival puisqu’elle va faire également le trophée du Festival ». Il s’agira d’une œuvre d’art qui sera brandie par le vainqueur du Grand Prix du Festival 2022.
Le jury
Le président a annoncé que « l’artiste Richard Gautier a tout naturellement accepté la proposition d’assurer, une fois de plus, la présidence du jury en promettant de venir avec un tableau qui sera exposé au Four Pontet ». Les organisateurs vont également garder une place en l’espace culturel à Joël Achard, le lauréat du Grand Prix 2021, parce que « tous les ans les Grands Prix ne sont pas présentés à l’édition suivante, ils restaient hors public dans les locaux de la mairie ».
La composition du jury sera « assez compact et compétent », selon M. Prunier. « Les bases sont très bonnes puisque Richard Gautier est président du jury, les trois invitées d’honneur vont participer et rejoindre Messieurs Daniel Doutre, Bernard Masson, Jean-Paul Minviel et Fabrice Donizeau ».
Les inscriptions
Magné-Animation diffuse actuellement le triptyque de présentation de cette 34ème édition du Festival. ce document est avant tout le bulletin d’inscription afin que les candidats puissent cocher, dès maintenant, la date sur leur agenda. Ils ont jusqu’au 30 juin 2022 pour s’inscrire à un tarif préférentiel (15 euros pour Coulon, le 22 juillet 2022, et/ou 20 euros pour Magné, les 23 et 24 juillet 2022). Il est possible de s’inscrire et de régler en ligne sur le site Internet : festivalpeinturemagne.com.

Les triptyques sont aussi destinés au public en attendant la distribution de la plaquette officielle prévue fin juin, à Magné et à Coulon. Les programmes des animations restent classiques à Magné avec, le vendredi soir, le vernissage de l’exposition au Four Pontet suivie d’un repas animé, sur invitation. L’inauguration officielle de la manifestation est maintenue le samedi matin, dès 11 heures, à Magné. A Coulon, le vendredi précédent, l’accueil des candidats se fera sur l’aire de l’Autremont. L’association « les Marchés de la laiterie » proposera des animations à partir de 10 heures sur place. Une guinguette résonnera à partir de 16 heures, et reprendra après la proclamation des résultats prévue vers 17h30.
Dix tableaux seraient primés à Coulon et 25 à 30 œuvres à Magné, en fonction des inscriptions.
Par ailleurs, Magné-Animation invite les Maraîchins à accueillir « chez l’habitant » des participants à ce 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! à Coulon – Magné.
Magné-Animation BP 40023 79460 MAGNE 06 33 02 02 40
festivalpeinturemagne.com

Gilles PETIT
BENET (85): La visite du four à chaux au programme des journées européennes du patrimoine 2021
Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2021, notre attention s’est portée sur les fours à chaux de Benet (85), dimanche 19 septembre 2021. Guidés par les « Amis des Fours à Chaux » de l’Association locale de Sauvegarde du Patrimoine Industriel (ASPI), plus de 500 visiteurs, répartis en presque 30 groupes, ont foulé ce site en cours de restauration.
Des visites découverte et/ou visites géologie étaient proposées gratuitement. Le public
avait le choix, en ce dimanche 19 septembre 2021, mais il ne pouvait pas déambuler librement car il eût été dommage de se priver des indispensables explications des guides.

65 fours à chaux seraient recensés en France. Seulement six sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques dont Foussais-Payré et Benet, tous deux en Vendée. Un département qui compte trois autres fours à Bazoges-en-Pared, Challans et Chantonnay.
Visites guidées
« Tous nos guides avaient la bouche sèche et les pieds gonflés mais étaient heureux d’avoir fait revivre ce patrimoine industriel si cher aux Benétains », écrit un responsable de l’ASPI dans un message publié sur Facebook. Le bilan annonce « une très bonne journée qui a vu défiler des visiteurs originaires de la grande région à savoir La-Roche-sur-Yon, La-Rochelle, Les-Herbiers, Parthenay, par exemple. » La soirée était ponctuée des prestations de l’animateur-chanteur Bruno Ligonnière et des danses du groupe folklorique l’Avant deux, au centre d’une prairie occupée par des artisans, des associations et des professionnels qui présentaient leurs activités.
Historique des fours à chaux de Benet

Le site des fours à chaux, situé à la limite des communes vendéennes de Benet et Lesson, sur une superficie de 10 hectares, dont une carrière de 5 hectares, est désaffecté depuis 1981, date de la fermeture de l’usine de production de chaux dont l’activité avait rythmé la vie communale pendant plus de cent ans.
Photo ci-contre : la maquette (1/500ème) du site réalisée par Stéphane Rogge, société Art du Petit
A l’origine, deux fours plus petits étaient situés en face de la proche gare de Richebonne. La carrière d’approvisionnement en pierres se trouvait à l’actuel emplacement des trois fours, lesquels ont été construits en 1873 sur le front de taille. Cette première carrière aurait fourni des pierres de construction pour les nouveaux fours, mais aussi pour les habitations de la région. L’épuisement de la carrière de l’époque et le problème posé par les fumées dégagées par les deux premiers fours gênant les voyageurs à la gare incitèrent M. Piron, le propriétaire d’alors, à déplacer ses fours et à exploiter une nouvelle carrière au lieu-dit « la sablière à Ferret ».
La décision de construire et les dimensions du futur bâtiment furent étroitement liées à la découverte de nouvelles veines de charbon à Faymoreau, combustible nécessaire à la calcination de la pierre calcaire, ainsi qu’à la proximité de la voie ferrée existante depuis la création d’un embranchement ferroviaire en gare de Richebonne par la Compagnie des Chemins de Fer Paris-Orléans. L’entreprise bénéficiait alors d’un transport sûr, rapide et économique. Le site fut l’un des premiers à être électrifié en 1920 à partir de la centrale thermique de Faymoreau.

Étroitement associé aux mines de charbon de Faymoreau, distantes de 30 km, le four à chaux de Benet est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1994. Il est composé de sa carrière d’origine, d’une bluterie (une usine à broyer, éteindre et tamiser la chaux avant l’ensachage) et de trois fours à chaux rassemblés dans un seul bâtiment construit en pierre de taille de style Vauban. 50 ouvriers y travaillaient début 1900.
Ces fours à chaux sont en cours de rénovation sous l’impulsion du propriétaire M. Jean-Marie Vergnault, fils de l’ancien directeur des Fours à chaux de Benet, et avec l’aide de la Fondation du Patrimoine, la fameuse Mission Bern, le ministère de la Culture et FDJ.
Photos ci-dessus : Parallèle à la sévère montée (photo 1) gravie par les wagonnets chargés de pierres jusqu’au haut des fours, un tunnel de cinquante mètres de long passe sous l’ancienne voie ferrée, laquelle permettait d’approvisionner les fours en charbon. Ce tunnel était emprunté par les wagonnets de chaux sortant du bas des trois fours. Photos Gilles Petit
Qu’est ce que la chaux ?
Sur site, un panneau conçu par l’ASPI informe : La chaux vive, aussi appelée oxyde de calcium (CA), est le produit de la calcination du calcaire grâce au charbon. La chaux éteinte, ou hydroxyde de calcium (CAOH2), obtenue par adjonction d’eau, est également appelée chaux aérienne car elle réagit avec le gaz carbonique de l’air ambiant (CO2). Elle est aussi appelée chaux grasse si sa teneur en oxyde de calcium CAO est élevée, ce qui est le cas pour l’usine de Benet.

La chaux hydraulique (chaux maigre) qui peut contenir de l’argile en quantité plus ou moins importante (10 à 20%), réagit plus ou moins vite avec l’eau et elle durcit après un certain temps, d’où son utilisation dans le bâtiment (crépissage ou mortier). Cette chaux redevient donc calcaire à la fin de son durcissement car l’eau s’est évaporée et elle a récupéré le CO2 de l’air ambiant en séchant.
La construction d’une bluterie a permis d’éteindre la chaux vive par apport d’eau. Cette chaux éteinte en poudre pouvait être mise en sacs de 50 kg et livrée soit par voie ferrée, soit par route, aux agriculteurs et aux ostréiculteurs. En agriculture, elle servait à chauler les sols trop argileux, et en ostréiculture, elle favorisait le développement des huîtres. Elle était également utilisée dans le bâtiment, pour badigeonner les murs.
Photos ci-dessus (à lire de gauche à droite et de haut en bas) : Les établissements Labasse ont mis à disposition des échantillons de chaux vive permettant ainsi aux guides-géologie d’éteindre une pierre de chaux vive avec de l’eau. Il n’a suffi que de quelques gouttes pour monter rapidement la chaux à forte température (plus de 100°) afin qu’elle se désagrège d’elle-même. Photos Gilles Petit
Merci à notre guide du jour.
Gilles PETIT
Association de Sauvegarde du Patrimoine Industriel A.S.P.I « Les amis des Fours à chaux »
12 impasse du Four à Chaux 85490 Benet
Contact jeanvergnault@gmail.com
facebook.com/pg/aspiBenet
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