Marais Mouillés

COULON (79): le CAJCA, une idée différente des rapports Nord-Sud

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Du terrain de football aux tables-bancs en passant par l’alphabétisation, l’adduction d’eau potable et la construction de latrines, entre autres, le CAJCA (Coulon Association de Jumelage et de Coopération avec Anié 1) œuvre, depuis 1989, au développement du village togolais d’Anié en Afrique. Grâce à 35 ans d’échanges riches et constructifs soudés par la volonté d’avancer ensemble, l’association est reconnue d’intérêt général, un statut qui autorise la collecte de dons défiscalisés.

A ce jour, l’association a financé 640 tables-bancs pour les écoles Photo : documentation CAJCA

« Au fil des ans, l’écart entre le Nord et le Sud se creuse de plus en plus », expliquait en juin 1992, Mme Josette Moinard, la regrettée présidente-fondatrice du CAJCA. « Les associations de jumelage-coopération ont une idée différente des rapports Nord-Sud. Il ne s’agit ni de charité, ni d’aide impersonnelle et vague mais d’échanges basés sur le respect mutuel et l’amitié. Car les Africains peuvent nous apprendre beaucoup en ce qui concerne les rapports humains, la place des « anciens » dans la société, l’hospitalité, la convivialité et la communicabilité. »

Anié, une commune togolaise

Le 18 janvier 1989 était signé l’acte de jumelage, au village africain d’Anié, situé dans la région des Plateaux, à 180 km de Lomé, la capitale du Togo, et à 30 km de la ville d’Atakpamé, localité jumelée avec Niort. Anié compte environ 45 000 habitants. On notera que dans le cadre de la décentralisation au Togo, la Loi locale du 29 juin 2017 a divisé la commune d’Anié en deux parties : Anié 1 et Anié 2. Le CAJCA est désormais jumelé avec la commune d’Anié 1 dont le maire, M. Atara, a été élu en juin 2019.

Document publication CAJCA

Sur place, les Togolais de l’ADJAC (Association de Développement du Jumelage Anié-Coulon) jugent de l’opportunité de lancer un projet, en évaluent le coût, établissent un devis et précisent quelle pourrait être leur participation, le plus souvent en main d’œuvre. Il revient alors à l’association française de calculer si, avec l’aide communale coulonnaise (1€/habitant), de diverses entrées extérieures, et avec l’apport du CAJCA, il est possible de financer le projet présenté par leurs amis africains.

En mars 1995, l’assemblée générale du CAJCA était présidée par Mme Josette Moinard (au centre) en compagnie de MM. Pierre Rousseau (à droite), maire de Coulon, et Moutawakilou Abdoulaye (à gauche), membre de l’ADJAC, l’association de jumelage togolaise. Photo Gilles PETIT

Lors d’un entretien que Mme Moinard nous avait accordé en janvier 1993, la présidente emblématique du CAJCA, définit la genèse de l’association de jumelage-coopération avec Anié : « Peut-être est-il nécessaire d’expliquer pourquoi aller chercher si loin des gens à aider alors que, si près, la misère gagne. Aller à la rencontre d’un autre monde, d’une autre culture, c’est apprendre à se comprendre, à se respecter, à s’enrichir mutuellement. L’Afrique bouge. Peuple soumis pendant des siècles, il devient majeur, il veut se prendre en main ; secouant le joug du despotisme, il marche vers la démocratie. Le chemin est long et semé d’embûches mais la volonté est là et elle vaincra. A Anié comme ailleurs, les villageois se mobilisent, ils se refusent à demeurer des assistés, ils veulent décider de leur avenir, améliorer leur cadre de vie, instruire leurs enfants, accueillir leurs malades de façon décente. Cela coûte, ils ont peu, nous les aidons. Plus nous les aiderons à bien vivre chez eux, moins ils seront tentés d’aller chercher dans nos pays dits riches, le bonheur qu’ils auront du mal à trouver, et c’est peut-être une façon de mieux respecter la dignité de l’homme. Que recevrons-nous en retour ? Une grande leçon de sagesse et d’humilité. »

Les réalisations

Les Coulonnais sont tout d’abord intervenus dans la construction de latrines publiques (en 1990 et 1991). Ils ont doté le dispensaire local en médicaments et petit matériel médical (1991), aidé à l’aménagement d’une bibliothèque (1993) et participé à l’achat de manuels scolaires (1993). Est venu ensuite, un projet cher aux habitants, la construction d’un nouveau terrain de football dont le mur de clôture fut le plus gros investissement et le plus important pourvoyeur de recettes locales. Au fil du temps, les efforts conjugués ont permis de construire des latrines publiques, une bibliothèque, une salle de soins, un dispensaire, un bâtiment scolaire de trois classes, des latrines scolaires, des bornes-fontaine, etc.

19 bornes-fontaine sont installées. Photo : publication CAJCA

Pour aider au financement de ces actions, les Coulonnais organisent ou participent régulièrement à des manifestations publiques : bourse aux vêtements d’hiver, loto, bric-à-brac, marché africain, etc. L’association a longtemps procédé chaque trimestre à une collecte de vieux papiers et cartons avec le concours de la municipalité. Aujourd’hui, la collecte de ferrailles est une grande réussite.

La pérennité du jumelage-coopération

En mars 2016, l’assemblée générale du CAJCA a pris une importance particulière. Après Mme Josette Moinard, présidente pendant une quinzaine d’années, Mme Nicole Sagory qui avait pris la suite, a souhaité passer la main en assurant une coprésidence avec Mme Christine Nouzille. Cette dernière est aujourd’hui présidente du CAJCA.

Actuellement, le CAJCA mène simultanément sept actions : une opération tables-bancs aux écoles, l’aménagement de la bibliothèque, les cours d’alphabétisation pour adultes, l’agriculture dont le maraîchage, d’autres latrines, la distribution d’électricité, et l’extension du réseau d’eau potable avec la pose de bornes-fontaine publiques.

Un appel aux dons

Le CAJCA poursuit donc son action de solidarité au profit des écoles d’Anié qui manquent de tout : bâtiments, latrines, tables-bancs, tableaux, craies, matériel didactique… Depuis 2010, grâce à de nombreux dons, l’association a financé notamment l’achat de 640 tables-bancs, 14 tableaux et des cartons de craies.

Les besoins demeurent néanmoins très importants. L’objectif 2024 du CAJCA vise à financer 400 tables-bancs. Pour contribuer à l’équilibre fragile de la forêt sur la région chaque table-banc fera l’objet d’une plantation d’arbres. Don pour 1 table-banc + 1 plant d’arbre = 25 € (soit 8,50 € après défiscalisation). En effet, le CAJCA étant reconnu association d’intérêt général depuis 2017, 66% du montant du don peuvent être déductibles de l’impôt sur le revenu.

Contacts CAJCA : Christine Nouzille : tél. 06 74 88 18 32 – Nicole Gatineau : tél. 06 67 49 59 98

Gilles PETIT

COULON : un projet de lotissement privé en débat public

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Le mercredi 11 octobre 2023, la maire de Coulon (Deux-Sèvres), Anne-Sophie Guichet, a invité les habitants du secteur de la Route de Malécot à une réunion d’information au sujet de la création d’un nouveau lotissement prévu tout près de chez eux. Les concepteurs du projet ont « affronté » des voisins du site retenu. Le sujet d’achoppement : l’augmentation de la circulation automobile et la gestion des flux hydrauliques spécifiques au site.

Pressentant une soirée animée, Mme Guichet a, d’entrée, posé des jalons en s’adressant ainsi aux représentants des foyers invités : « Dans le cadre des engagements que nous avons pris en début de mandat, l’équipe municipale a souhaité organiser cette réunion au sujet du lotissement qui va voir le jour dans votre secteur de Malécot. C’est un lotissement qui n’est pas communal. La commune n’a pas son mot à dire sur l’aménagement proprement dit du terrain, car il s’agit d’un opérateur privé. Cette réunion est organisée pour prendre connaissance du projet et vous permettre de poser toutes les questions que vous pourriez avoir par rapport à ce projet qui, semble-t-il, va vous impacter dans votre quotidien, puisqu’il va y avoir un certain nombre de maisons construites à proximité des vôtres, avec un flux de véhicules un peu plus important qui va sortir sur la voie Malécot en direction de la Route Départementale. La commune sera là pour l’aménagement de la voirie, et l’étude de la mobilité douce. »

Le projet

« Un terrain Pour Demain »a présenté son projet de lotissement le long de la Route de Malécot à Coulon. Document Maisons du Marais

Pour le compte d’un propriétaire privé, dont le nom n’a pas été divulgué, le projet est porté par une filiale de l’entrepreneur Maisons du Marais, à savoir « Un Terrain Pour Demain », spécialiste de l’aménagement foncier dont, en particulier, la création de lotissements en Deux-Sèvres, sud Vendée, Charente-Maritime et Vienne. Le plan de composition présenté à l’assistance prévoit un découpage en 21 lots privatifs de 440 m² en moyenne et de trois logements sociaux. Il est prévu un seul accès sur la route de Malécot, une placette arborée, des cases de stationnement visiteurs végétalisées, des noues plantées d’arbres, un chemin piétonnier connecté au lotissement voisin « Les Grands Champs Ouest », un bassin de gestion des eaux pluviales accessible et facile d’entretien, etc.

Les intervenants ont difficilement poursuivi leur exposé car les « futurs » voisins les ont rapidement bombardés de réflexions. Dans un premier temps, il a été question de la sortie aménagée à l’intérieur d’une courbe avec une visibilité réduite, pour des voitures du lotissement, estimées à 50, devant grossir la circulation sur la route de Malécot, renforçant ainsi le flux des deux lotissements existants (La Niquière et Le Champs des Fuyes) et des habitations riveraines, en plus du transit habituel. Dans un second temps, les riverains ont soulevé le problème de la gestion des eaux pluviales, dans ce large secteur Est de la commune.

La circulation automobile

Au sujet de la circulation, les intervenants disent avoir prévu une voie uniquement piétonne reliant le lotissement voisin « Les Grands Champs Ouest » afin que les véhicules de ce secteur ne traversent pas le nouveau quartier. Au-delà du périmètre de leur projet, la circulation sur la route de Malécot ne les concerne pas. Quant à la sortie sur la route, « les gens ne verront rien car il y a une courbe. Les voitures roulent vite. Ce sera chaud », estiment des riverains.

La sortie du futur lotissement sera percée à l’intérieur de cette courbe. Photo Gilles PETIT

En guise de mesure de sécurité, M. Fabrice Berjonneau, adjoint à la maire en charge de l’urbanisme, a évoqué « un cheminement piéton qui débuterait des premières maisons jusqu’à l’entrée de La Niquière, afin que les enfants soient en sécurité avec des passages piétons qui permettront de traverser la route, et des aménagements sur la chaussée qui permettront de faire ralentir les gens. Ici ce n’est pas une départementale, mais les services du Département nous conseillent. »

A ce stade des débats, Mme Guichet a haussé le ton : « Il faut nous laisser le temps de faire ces aménagements. On va fonctionner par priorité. Vous n’êtes pas sans savoir que le budget de la commune n’est pas extensible. Je n’ai pas la compétence pour vous dire quel type d’aménagement on peut mettre. Oui, on va faire une étude, il va y avoir un aménagement. Quand on aura une réponse, comme on a l’habitude de faire, on vous le dira. »

La gestion des eaux en question

Concernant le problème de la gestion des eaux pluviales, le sujet a déchaîné les passions dans la salle des fêtes de Coulon. Le chargé d’étude de « Un Terrain Pour Demain » a réussi à expliquer que pour un aménagement spécifique, « nous allons enlever une partie de haie existante (ci-contre, cerclée en vert), puis la replanter, pour faire les travaux d’aménagement de gestion des eaux pluviales. Une zone de stockage pour éviter de mettre l’eau dans la rue. On va créer un petit talus de 50 cm pour retenir du volume supplémentaire. On remonte un peu le niveau, ce qui nous permet de créer ce volume. »

L’eau serait certainement dirigée vers le fossé en aval longeant la Route de Malécot, un fossé déjà saturé par temps de forte pluie.

Document « Un Terrain Pour Demain »

L’intervenant a précisé : « Dans notre périmètre d’opération, notre obligation est de ne pas détériorer la situation hydraulique avant et après l’aménagement. Quant aux problématiques de gestion des eaux pluviales qui peuvent être rencontrées par d’autres aménagements extérieurs à notre opération, nous n’avons pas vocation à travailler dessus. »

Actuellement, l’eau pluviale est retenue par cette haie (cerclée en rouge), située au nord. Cette eau se déverse dans le fossé (matérialisé en bleu) qui longe la Route de Malécot. Document « Un Terrain Pour Demain »

Les constructions, leurs clôtures, et la voirie, imperméabilisantes par définition, seraient édifiées presque au sommet d’un coteau versant sur lequel « glissent » les eaux pluviales. En fait, le problème de gestion des eaux se pose en aval du futur lotissement. D’un côté, l’essentiel des eaux coule dans un seul fossé directement vers une mare ; de l’autre côté, l’eau rejoint la dite mare en traversant le lotissement du « Hameau Vert », puis le lotissement « Le Champs des Fuyes ».

Dans la salle, une réflexion a tonné : « Dans le lotissement des Frères Doré (« Le Champs des Fuyes »), juste réalisé, il y a plusieurs maisons qui ont inondé. On avait fait les plus belles études du monde, l’eau a traversé les maisons. Vous ne pouvez pas dissocier le petit talutage et le traitement de la haie, de la mare qui se trouve quelques mètres plus bas. Il faut écouter les gens du terrain. »

Un habitant de longue date du secteur informe : « Quand il pleut pendant trois jours, on est inondé. Quand le lotissement de La Niquière a été fait avec 40 maisons, plusieurs se sont retrouvées avec 15 cm d’eau. Il a été commis des erreurs. De l’autre côté, le lotissement des Fuyes a été inondé aussitôt après sa construction. » Même le lotissement du Hameau Vert a eu des problèmes d’accumulation d’eau pluviale.

La mare des Fuyes

Tous les regards sont tournés vers la mare, la fameuse mare qui fait peur aux habitants les plus proches. « L’histoire de la mare, nous y travaillons avec l’agglomération du Niortais », a déclaré la maire de Coulon.

Toutes les eaux pluviales de ce bassin versant coulent vers la mare (à gauche). Elles se frayent des passages parmi les maisons, notamment dans le lotissement du Champs des Fuyes (à droite) et buttent contre la levée récemment construite par la municipalité. Photo Gilles PETIT

Un autre sujet, survolé lors de la réunion, est évoqué par un participant : « depuis quelques années, il est promu l’assainissement individuel, ne craignez-vous pas que la nappe phréatique nous rejette quelque chose qui soit nauséabond dans quelques années. A l’époque, les gosses allaient à la pêche dans la mare, aujourd’hui même les écrevisses se barrent. » En réponse, l’entrepreneur a déclaré : « En assainissement, nous étudions aujourd’hui la possibilité de raccorder le lotissement à la future station d’épuration mais pour l’instant on part sur un assainissement individuel. »

La gestion actuelle de l’eau pluviale dans le secteur de la Route de Malécot à Coulon relève de la méconnaissance du terrain par les lotisseurs. On veut construire à tout prix, on veut rentabiliser des investissements au plus vite, etc. Le résultat se solde par des aberrations et des nuisances collatérales subies par les nouveaux habitants, lesquels ont fait confiance aux lotisseurs.

« Nous devons réduire de 50% nos espaces constructibles, » a informé Mme Guichet. « Le permis d’aménagement de ce nouveau lotissement existant nous a rattrapés. Nous souhaitons avoir une politique de dynamisation de la commune, on a besoin d’habitants, on a besoin d’enfants. »

Gilles PETIT

COULON 79 : un clin d’œil sur les animations de la Fête Nationale, les 13 et 14 juillet 2023

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Voici en quelques photographies, un aperçu des animations proposées par la municipalité coulonnaise avec le concours d’associations locales dont les Cyclos de La Venise Verte.

Album photos sans commentaire

Gilles PETIT

COULON : l’héritage d’un mentor : Pierre Rousseau

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Quelques semaines avant de démissionner de ses fonctions, le premier magistrat de la commune de Coulon, M. Pierre Rousseau nous avait accordé un entretien. Des propos que cet emblématique maire avait finalement publié dans le bulletin municipal Coulon-Info. Des leçons de vie pour les générations d’élus actuels et futurs. L’héritage d’un maire.

Décédé en 2015, à 88 ans, M. Pierre Rousseau avait déclaré, en avril 1998 : « j’ai eu 70 ans en octobre 1997 et, compte tenu des exigences de la fonction et surtout de problèmes de santé, j’estime ne plus être en mesure d’assumer correctement les devoirs de la charge de Maire et de Président de la Communauté de Communes de la Venise Verte. Cependant, par fidélité et loyauté envers les électeurs qui m’avaient très largement fait confiance, j’envisage de demeurer Conseiller municipal de Coulon. »

Combien d’élus municipaux coulonnais de la mandature actuelle ont connu celui qu’on appelait en tout petit comité « Pierre ». A notre connaissance un seul, les autres n’étant pas nés, non résidents sur la commune, ou se désintéressant de la politique locale.

Cet homme, qui a laissé une trace indélébile dans le paysage maraîchin, a tenu à transmettre en « héritage » sa conception du fonctionnement du Conseil municipal. Une leçon que tous les élus municipaux doivent retenir et devraient suivre.

Photo : M. Pierre Rousseau le 15 juillet 1994

Collection privée Gilles PETIT

Le mot du maire Pierre ROUSSEAU, publié dans le Bulletin municipal Coulon – Info n°7 de février 1998 (texte intégral) :

 » Le fonctionnement du Conseil municipal, une question qui mérite d’être posée. Qui compose la municipalité ? La réponse est simple : le maire et les adjoints, le maire devant assumer seul l’exécutif communal. Si les adjoints n’ont pas d’attributions qui leur sont propres, ils peuvent fort heureusement recevoir par délégation une partie des attributions du maire, délégation à laquelle il peut être mis fin à tout moment. Le maire dispose, quant à lui, de pouvoirs propres importants et a, dans certains domaines, la qualité d’agent de l’État. Les règles concernant les rapports entre le maire et les adjoints, d’une part, entre le maire et le Conseil municipal, d’autre part, sont codifiées. Si les pouvoirs confiés au maire sont très larges, il est néanmoins fort souhaitable de faire partager par l’ensemble des élus toutes les décisions majeures, c’est à dire celles qui engagent l’avenir de la commune, qui ont des conséquences sur le budget, sur le fonctionnement des services et du personnel, par exemple : les orientations pluriannuelles ou les actes de disposition. En effet, rien n’interdit au maire, aux adjoints et aux conseillers municipaux intéressés, de préparer collégialement les décisions municipales. Bien au contraire, le bon fonctionnement d’un Conseil municipal suppose l’utilisation de toutes les compétences, le partage des connaissances, des informations, afin d’aider à la prise de décisions. Afin que ces dispositions soient mises en œuvre dans les meilleures conditions, il convient que chacun agisse avec discernement, en maîtrisant ses habitudes, sa formation, son tempérament. La pratique de la délégation, qui est souvent revendiquée, s’accompagne de la nécessité absolue de rendre compte. La vie publique exige de nos jours une très grande disponibilité. La fonction exercée conduit à être sollicité en maintes circonstances, et implique une répartition des tâches qui ne peut bien fonctionner que grâce aux délégations. Mais il est essentiel dans la démarche des élus de faire remonter très objectivement à l’exécutif les informations permettant d’appréhender le plus justement possible les problèmes posés afin d’éviter les erreurs d’appréciation et de faciliter les décisions. »

Le maire de Coulon M. Pierre Rousseau (à droite) lors de la fête du jeu et du jouet du Centre Social et Culturel du Marais, en décembre 1992. Photo collection privée

Le rôle des élus

« Être élu, et donc avoir bénéficié de la confiance d’une majorité d’électeurs, exige d’être à l’écoute de tous les administrés, de se comporter en responsable. La position d’élu ne confère aucun droit, elle s’accompagne de devoirs, de contraintes parfois lourdes, pour celles et ceux qui s’impliquent pleinement. L’expérience démontre que l’on apprend beaucoup au contact des autres, des citoyens raisonnables, sérieux, reconnus pour leur bon sens et leur capacité de tolérance. Il convient d’être simple, modeste, d’admettre les idées d’autrui, parfois même de reconnaître ses propres erreurs, mais sans céder toutefois aux pressions partisanes ou aux intérêts personnels. Le pouvoir qui est momentanément confié aux élus suppose en retour de rendre compte aux électeurs, car rien n’est jamais définitivement acquis. Un élu attentif doit traduire les attentes de la population, évaluer les besoins réels, expliquer ce qui est possible, ce qui ne l’est pas, et demeurer intransigeant sur le plan de la probité, du désintéressement, pour mieux servir l’intérêt général. A cet égard, l’objectivité conduit à souligner qu’à Coulon, et depuis le précédent mandat, le maire et les adjoints ont accepté de réduire leur indemnité, ce qui représente 100 000 Francs chaque année au bénéfice de la commune. »

« Certes, la tâche est noble, exaltante, mais aussi parfois ingrate et contraignante car être choisi par le suffrage universel oblige ceux qui exercent pleinement leurs responsabilités à sacrifier une partie de leur vie privée et de leurs loisirs. L’important réside dans la qualité et la solidarité d’une équipe, à l’intérieur de laquelle chacun exerce pleinement ses responsabilités. »

Le mentor ne saurait mentir.

Gilles PETIT

Lire ou relire :

https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2022/12/02/marais-poitevin-il-faut-sauver-le-village-coulon/

https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2015/12/13/deces-dun-ancien-maire-de-coulon-79-m-pierre-rousseau-le-devoir-accompli/

COULON 79 : un inventaire comme bilan de mi-mandat du Conseil municipal

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A l’image de la soirée des vœux 2023, présentée par la maire Mme Guichet, qui avait fait salle comble, la réunion de jeudi 27 avril 2023 devait être LA grande assemblée publique du Conseil municipal de Coulon dans la salle des fêtes locale. Seulement, une soixantaine de personnes ont assisté à un inventaire à la Prévert censé démontrer que tout va bien dans le meilleur des mondes dans la commune au terme de trois années d’exercice.

Parfaitement orchestrée par la maire, Mme Anne-Sophie Guichet a donné tour à tour la parole aux adjoints responsables de commissions, et aux élus délégués ou référents : Mesdames Marie Le-Chapelain (affaires sociales, scolaires et intergénérationnelles), Isabelle Hehunstre (Culture, animations, sports) et Angélique Dumoulin (tourisme), ainsi que Messieurs Dominique Giret (finances), Benoît Lalère (biodiversité), Fabrice Berjonneau (urbanisme, voirie, sécurité) et Julien Guibert (communication). Il s’agissait dans un premier temps de présenter les projets les plus importants et les réalisations portés par l’équipe municipale. Un second temps étant consacré aux échanges avec l’assistance.

Coulon s’est associée avec la commune voisine de Magné pour la création d’une maison de santé pluridisciplinaire . Document Commune de Magné

Dans cet inventaire, il est noté beaucoup de projets intergénérationnels à l’attention, notamment, des enfants des écoles et des personnes âgées ou isolées de la commune. De l’hébergement d’une famille ukrainienne à la semaine du développement durable, en passant par l’enclos du groupe scolaire et le retour des serviettes en tissu à la cantine, Mme Marie Le-Chapelain n’a pas dévoilé le montant des dépenses engagées. Rien n’est gratuit. A ce propos, l’adjointe à la maire s’est enorgueillie de la réussite du repas annuel des aînés, sans souligner que les invités devaient payer leur repas, et étaient conviés à souscrire à une tombola au profit de la caisse communale d’actions sociales. Ainsi, les bénéficiaires alimentaient financièrement la caisse censée les aider.

Le réaménagement du quai Louis-Tardy est satisfaisant. S’il n’y avait ces traces de grattage. Photo Gilles Petit

Urbanisme-voirie-sécurité

Demandant de grosses dépenses, le poste urbanisme-voirie-sécurité est hétéroclite. Par exemple, on y trouve l’implantation d’équipements qui « normalement doivent faire ralentir », selon M. Fabrice Berjonneau, rapporteur de la commission ad hoc, à savoir un plateau ralentisseur au carrefour de la route de Malécot et plusieurs écluses (rétrécissements) « pas très efficaces ». Si peu efficaces que les élus ont « rajouté des coussins berlinois en dur réglementaires », encore moins satisfaisants, voire dangereux. Ces constructions inutiles ont coûté une fortune, quoique largement subventionnées. Mais ce n’est qu’une goutte d’eau face aux « gros travaux de voirie prévus avec un budget conséquent ». En effet, si quelques revêtements de rues et routes ont déjà été repris, il reste beaucoup à faire dans les écarts, « les oubliés de la commune » selon une habitante présente à la réunion. « On fait par tronçon car ça coute cher » a déclaré M. Berjonneau, lequel a omis de préciser que les zones touristiques sont privilégiées. Par ailleurs, obnubilé par la sécurité routière, l’adjoint ambitionne de régulariser globalement la circulation automobile, à l’image des ralentisseurs cités plus haut, et par des feux dits intelligents. Ainsi, une vaste étude est lancée sur la Route départementale n°123 entre les feux tricolores du centre-bourg jusqu’au pont qui enjambe la Sèvre Niortaise à Irleau. Ce projet n’étant pas chiffré publiquement, lui non plus, nous soufflons aux élus que cette étude est déjà réalisée, et payée, et qu’il suffit d’ouvrir le bon tiroir pour restituer le dossier. Les aménagements, encore récents, de la rue André-Cramois et des Bords de Sèvre sont issus de la présente étude. Il n’y a donc pas lieu d’intervenir sur ce tronçon. Des économies à la clé. Pour mémoire, une étude annexe prévoyait d’interdire cette RD123 aux voitures, au bénéfice des deux-roues et des piétons, entre le lieu-dit Préplot (face à la propriété Elise-Lucas) et le site du camping de la Venise Verte. Une route devant être créée dans les prés situés derrière les habitations existantes. Pour un budget pharaonique.

Dans cette rubrique urbanisme-voirie-sécurité, citons deux gros projets, la reconstruction des bâtiments des ateliers municipaux détruits par un incendie le 24 juillet 2021 (coût global 1 Million d’euros dont environ 20 000 € à la charge de la commune) et la création d’une nouvelle station d’épuration près de Baudichet (financée par la Communauté d’Agglomération du Niortais) qui devrait être fonctionnelle en juin prochain.

Un rapide rapport financier

Concernant les finances communales, M. Dominique Giret, rapporteur de la commission, a vite balayé le sujet. En effet, les comptes de clôture 2022 ne sont guère significatifs car de gros projets ne sont pas achevés ou non débutés, engendrant de nombreuses factures à régler. Selon M.Giret :« Des choses ont été faites grâce aux Petites Cités de Caractère [ndlr, par de substantielles subventions du Département des Deux-Sèvres]. C’est le cas notamment pour la mise en lumières financé à 50% par le biais des Petites Cités de Caractère. On a ainsi remplacé les candélabres sur l’ensemble du centre-bourg, réfléchis par l’architecte des Bâtiments de France. Ils sont aux LED [Diodes Electro Luminescentes], une modernité intéressante et une économie d’énergie. » Un nouvel équipement, non chiffré, qui ne fait pas l’unanimité dans la population coulonnaise.

Évasifs, les propos de M.Giret n’ont guère séduit l’assistance, semble-t-il. A l’issue d’une série de chiffres entremêlés de quelques explications, l’intervenant a déclaré : « le tout sans faire d’emprunt. Nous sommes sans doute la commune des Deux-sèvres la moins endettée, à hauteur de 20 € par habitant ». Selon notre analyse, une commune qui ne s’endette pas, raisonnablement bien sûr, est une commune qui ne s’enrichit pas, qui n’a pas d’ambition, qui ne croît pas à l’aide de ses dettes. D’autant que Coulon s’appauvrit dangereusement en vendant ses meilleurs biens immobiliers et en dégradant son patrimoine architectural par l’accrochage de lanternes et de projecteurs disparates.

A propos d’appauvrissement, en matière de communication, M. Julien Guibert a présenté le nouveau logo de Coulon, ainsi : « le logo reprend les éléments traditionnels de Coulon, à savoir le batelier, la barque, la pigouille. Il permet d’avoir une modernité en donnant le C de Coulon comme une porte d’entrée du Marais Poitevin et le reflet sur l’eau. » Comprendra qui peut le sens de sa réflexion en comparant cette explication avec le graphisme du logo en question. Voir notre précédent article au lien suivant : https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2023/01/20/coulon-79-encore-un-nouveau-logo-pour-la-commune/

Un rendez-vous manqué

Enfin, en amont de cette réunion publique, nous avions sollicité un rendez-vous avec Madame la maire afin de parler de sujets dont nous étions certains qu’ils ne seraient pas évoqués. Mme Guichet, également conseillère départementale, a décliné cette rencontre. Nous aurions étudié la main-mise du Département des Deux-Sèvres sur le patrimoine immobilier (Maisons de la Coutume), sur l’incitation à travaux (Quais) et l’ingérence en matière de tourisme (Petites Cités de Caractère), en distribuant massivement des subventions. Nous aurions aussi discuté de la dépendance administrative de la part de l’agglomération niortaise (CAN). Nous aurions également demandé des explications sur la notion de « démarche participative » (choix des lanternes LED) vue par l’équipe municipale. Enfin, il va falloir s’interroger sur le poids du tourisme à Coulon, les habitants du bourg commencent à suffoquer. Les prochaines municipalités devront remettre en état la commune. Le travail sera immense et la facture astronomique.

Gilles PETIT

COULON (79): Une mise en lumière imagée

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Sur les dix communes deux-sévriennes engagées dans les Petites Cités de Caractère, seules Celles-sur-Belle, Coulon, La Mothe-Saint-Héray, Melle, Saint-Loup-Lamairé et Chef-Boutonne participent à l’opération « mise en lumière ». Rencontrée à Coulon, la conceptrice lumière Soizick Bihen explique la démarche.

L’église de la Sainte-Trinité de Coulon bénéficie d’un éclairage spécifique dans le cadre des petites Cités de Caractère. Photo Gilles PETIT

« Il s’agit d’un projet initié par le Département des Deux-Sèvres », explique Mme Soizick Bihen. « Un concepteur lumière, Roger Narboni, de l’agence Concepto, a été missionné pour visiter toutes les Petites Cités de Caractère. L’équipe de l’agence a fait une esquisse de ces communes qui voulaient participer au projet « mise en lumière ». Par la suite, plusieurs autres concepteurs lumière ont été missionnés. Personnellement, j’ai eu la chance d’être sélectionnée par la ville de Coulon. »

Mme Bihen : « Je viens de Montmorency à côté de Paris. Je suis à la fois parisienne et bretonne. A Coulon, j’ai travaillé sur l’idée d’avoir une église éclairée en douceur, un peu dorée. Ici, seules la végétation et la faune présentes dans la région sont projetées au sol ou sur des murs. Nous trouvons pas mal d’insectes, une libellule, un héron. J’ai proposé différents tableaux aux élus coulonnais, comme ces nénuphars avec une libellule. Nous avons aussi une petite grenouille qu’il faut trouver cachée à proximité de l’église, ainsi que les ondulations de l’eau sur la rivière. Côté mairie et siège du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, nous avons un brochet, un héron, un immense arbre au pied d’un parterre de roseaux. »

De nombreux projecteurs

La place de l’Eglise de Coulon est équipée de treize projecteurs diffusant chacun une image différente fabriquée à partir de gobos. Venant de l’anglais « goes before optics », un gobo est une plaque, souvent métallique, possédant des ajours, destinée, une fois placée devant un projecteur spécifique, à créer des dessins lumineux lors de spectacles.

Selon la conceptrice lumière, « les gobos pourront un jour changer selon l’envie. Dans les Petites Cités de Caractère, ces gobos sont fixes, ils ne sont donc pas en mouvement. Cette conception, très calme, est vraiment très économe en énergie. Nous avons aussi changé des lanternes d’éclairage public au profit de Diodes Électroluminescentes (LED). Je ne sais pas si vous avez vu, tout à l’heure il y avait deux éclairages à l’intérieur de chaque lanterne. La partie décorative en haut s’allume d’abord, et, à partir d’une certaine heure, elle baisse d’intensité, jusqu’à s’éteindre. La partie basse constitue l’éclairage public qui, lui aussi, diminue progressivement avant de couper à 23 heures. En changeant l’éclairage public et en mettant des projecteurs, nous avons moins de consommation, environ 47% de gagnés, que les lanternes précédentes. Même en proposant des appareils en plus, nous avons moins de consommation. Tout est en LED, les lanternes, les projecteurs gobos et les projecteurs façade. Nous ne travaillons plus qu’avec ça.« 

L’église

« Sur l’église, l’intérêt est de travailler avec différentes températures de couleurs, de 2 200° Kelvin à 4 000° K. Le clocher et l’horloge sont beaucoup plus froids que la petite porte latérale qui, elle, est plus dorée. Les lanternes disposées autour de la place reprennent les ondulations types dessinées spécifiquement pour Coulon. Le fabriquant propose ce genre de lanternes à toutes les Petites Cités de caractère concernées avec une découpe du cache différente. L’idée était de ne pas trop éblouir sur les façades avec un treillage beaucoup plus dense côté façade que côté rue, chaussées et trottoirs. Garder les lanternes d’origine aurait été plus énergivore d’autant qu’elles éclairaient dans tous les sens. On peut les adapter en LED mais il faut avoir vraiment une bonne optique car, en fait, il y a LED et LED. Il y a des LED qui rayonnent dans tous les sens et des LED avec collimateurs qui permettent d’éclairer ce que l’on veut éclairer. C’est ça le métier de concepteur lumière, c’est d’éclairer là où il faut. »

Photo Gilles PETIT

Cette mise en lumière ne constitue pas un éclairage de spectacle. On peut imaginer des vues projetées s’animer en tous sens individuellement. Ce n’est pas le but. D’autant qu’il faudrait installer un automate de commande pour un coût impressionnant.

« Dans les Petites Cités de Caractère, nous n’avons pas touché aux câbles d’éclairage public existants. Il fallait que le projet entre dans le budget. Il est important, mais je pense qu’il existe des solutions qui permettent d’évoluer aussi dans le temps. On ne fige pas les choses. Bien sûr, il est possible de changer l’image de chaque projecteur gobo. Un gobo vaut 150 €. Les projecteurs, eux, sont en place et on les garde. On est tranquille », conclut Mme Soizick Bihen.

Gilles PETIT

L’autrice Eléanore Dréant publie sur Internet « Les enquêtes de Julianna Diale »

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Sous le pseudonyme Eléanore Dréant, une jeune autrice, résidant dans la partie verte du Marais Poitevin, publie un roman à lire gratuitement sur le site Internet dédié aux enquêtes de son héroïne Julianna Diale.

Les enquêtes de Julianna Diale sont une série de romans policiers écrits par Eléanore Dréant. Déjà en ligne le tome 1 s’intitule « Des îles et des ombres ».

Isolée au fond d’un hameau du Marais Poitevin, la demeure cossue des parents de la jeune Héloïse n’avait pour seuls voisins que deux couples de retraités très âgés et un maraîcher bio. Assurément les cambrioleurs avaient choisi la bonne cible et le bon moment pour ne pas être dérangés. Une maison mise à sac, un petit frère introuvable, des parents aux abonnés absents et un fichu téléphone satellite braillant la cucaracha. Voilà les seules choses que trouve Héloïse en rentrant chez elle un soir de mai 2004. Heureusement, sa meilleure amie Julianna Diale et son caractère bien trempé arrivent à la rescousse. Le duo s’embarque alors dans une folle course poursuite à travers la France et l’Europe pour sauver la famille d’Héloïse.

Toutes les deux en Terminale à Niort, les jeunes filles étaient amies depuis la Seconde. Si leurs cursus les avaient séparées le temps des cours, littéraires pour Héloïse et scientifiques pour Julianna, leur profonde amitié n’avait jamais failli au fil des années. Aussi, quand son amie l’avait appelée, paniquée, quelques instants plus tôt, Julianna avait préféré perdre son permis de conduire flambant neuf plutôt que de la laisser affronter seule cette énorme tuile.

Des eaux du Marais Poitevin aux littoraux glacés d’Islande, en passant par les pentes abruptes des Alpes, Julianna Diale devra se confronter à des ennemis redoutables pour sauver la famille de sa meilleure amie Héloïse.

Eléanore Dréant écrit des romans ou des nouvelles depuis qu’elle sait « tenir correctement un crayon ». « Autant dire qu’avant d’avoir appris à rédiger des phrases intelligibles, » dit-elle, « mes petites histoires étaient pour le moins nébuleuses à qui essayait de les lire. Rassurez-vous, j’ai fait quelques progrès depuis… enfin j’espère. Ayant troqué mes crayons de couleur pour successivement un feutre turquoise, un stylo plume et maintenant un ordinateur, j’aimerais partager avec vous ma passion. Vous trouverez donc sur ce site mes romans en accès totalement libre et gratuit ! Pas besoin de s’inscrire ou de payer quoi que ce soit. Ponctuellement, j’ajouterai aussi des nouvelles, des billets d’humeur ou de coups de cœur sur le blog de Julianna. »

Les enquêtes de Julianna Diale sont une série de romans policiers écrits pas Eléanore Dréant à suivre au rythme d’un chapitre publié chaque lundi et chaque vendredi. Dès leur parution, tous les romans seront accessibles gratuitement à la lecture en ligne sur ce site : http://www.juliannadiale.com

Une trentaine de chapitres sont déjà publiés du tome 1 « Des îles et des ombres » dans la série inédite des enquêtes de Julianna Diale. On notera que très bientôt les lecteurs pourront dialoguer avec Julianna Diale via son blog ouvert sur son site Internet.

Gilles PETIT

Festival International de peinture et de dessin de Magné (79) : une nouvelle équipe, une même organisation

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Organisatrice du Festival International de peinture et de dessin, l’association Magné-Animation était au bord de l’implosion. C’était sans compter sur un groupe de bénévoles souhaitant organiser la 35ème édition. Après la nomination, par une assemblée de bénévoles et de partenaires, des membres d’un nouveau conseil d’administration, un bureau exécutif doit être constitué.

Mercredi 8 février 2023, l’association Magné-Animation a convié à une réunion d’information les personnes intéressées et les bonnes volontés qui désirent œuvrer à la réussite de cet événement local : le Festival International de peinture et de dessin de Magné-Coulon.

Face à une vague de démissions, il devenait urgent de relancer l’organisation de la seule manifestation d’envergure existante dans le Marais Poitevin. Souhaitant éviter la catastrophe, le maire de Magné M. Gérard Laborderie est monté au créneau devant une centaine d’auditeurs.

M. Gérard Laborderie : « Vous le savez tous, Magné Animation traverse en ce moment une période de turbulences, avec, notamment la démission de plusieurs membres du bureau, la tentative d’éviction d’un membre du conseil d’administration, le départ de certains partenaires et bénévoles et finalement la démission du président, de la vice-présidente et de la trésorière. J’en prends acte. Je n’ai pas d’autre choix de toute façon. Quelles qu’en soient les raisons, je les remercie pour leur action au bénéfice des précédentes éditions. Mais une page se tourne comme ce fut déjà le cas lors du départ de Claude Audis. Et nous devons regarder devant nous pour reconstruire et assurer la pérennité du Festival. Je tiens à préciser d’emblée que, en tant que maire, je n’ai pas à m’immiscer dans le fonctionnement de la vie associative. L’action municipale et l’action associative sont complémentaires, mais bien distinctes et chacune d’elles doit conserver sa capacité d’initiative et d’indépendance. Cependant, Magné-Animation a cette particularité de porter depuis 35 ans LA manifestation phare de la commune, au point qu’aujourd’hui le Festival international de peinture et de dessin fait partie intégrante du patrimoine culturel de la commune de Magné. En conséquence, je voudrais apporter mon attachement, et celui de l’ensemble de la municipalité actuelle, comme les précédentes d’ailleurs, à cette manifestation qui véhicule l’identité, l’image de Magné dans toute la France et au-delà de nos frontières. Jusqu’à 300 peintres dans les rues de Magné les meilleures années, plus de 10 000 visiteurs en un week-end, aucune autre manifestation ne suscite un tel intérêt. Nous devons donc unir nos efforts pour reconstruire une nouvelle organisation avec, pour premier objectif, la réussite de la 35ème édition du Festival et, au delà, la pérennité de ce festival pour les années à venir. Plusieurs élus sont prêts à s’investir auprès de la nouvelle équipe qui va se constituer pour assurer la réussite de cette 35ème édition. Bien entendu, dans le seul intérêt du Festival, loin de toute considération politique. Un Festival qui doit rester le Festival international de peinture de Magné. Il n’est bien sûr pas question de refuser toutes évolutions et nouveautés, mais ces évolutions ne doivent pas lui faire perdre son âme. J’ai souvent salué dans mes interventions lors des inaugurations que j’ai eu le plaisir de présider, la recette de cette formidable réussite élaborée et peaufinée par Claude Audis et son équipe d’organisateurs, de bénévoles et de partenaires. Un mélange savamment posé de culture, d’art, de talents et de convivialité. Ne pas perdre son âme, c’est exactement ce que j’ai dit au président André Prunier lorsqu’il m’a proposé cette troisième journée à Coulon, notre cher voisin dont nous sommes très proches dans plusieurs projets. Toutefois, dans la communication, Magné doit rester la tête d’affiche qui ne doit céder sa place à personne. Je ne vais pas vous dire ce que vous devez faire. Pour ma part, avant cette réunion, j’ai pris contact avec Jean-Marie Zacchi qui a été président du jury pendant de nombreuses années dont l’attachement à ce Festival demeure intact même si depuis le trentième anniversaire, il ne vient plus. Il m’a assuré de son soutien entier et total, et se tient à notre disposition pour nous donner ses conseils avisés si nous le sollicitons, ainsi que pour nous proposer des invités d’honneur parmi son carnet d’adresses. J’ai également pris contact avec Richard Gautier, président du jury de la dernière édition, qui m’a confirmé sa présence en tant que tel en juillet prochain, ainsi que Daniel Doutre qui sera également à ses côtés en tant que membre du jury. Unissons donc nos efforts pour la réussite de ce Festival et vive le Festival international de Magné. »

En sept minutes, le maire de Magné a tout dit. Il ne reste plus qu’à se retrousser les manches. Ainsi, une poignée de membres de l’ancienne équipe organisatrice a pris le problème à-bras-le-corps, rapidement rejoints par des sympathisants.

M. Gérard Doray : « Il n’y a pas de projet ficelé à vous proposer. Il y a reconduction de ce qui se faisait auparavant, mais la volonté c’est de dialoguer avec le plus de personnes possibles qui nous feront le plaisir de postuler au sein du Conseil d’administration. Pour que le Festival se développe dans l’avenir. L’enjeu est de pérenniser ses partenaires et des partenaires publics, ainsi que l’engagement de beaucoup de structures privées. On essaiera de mettre un point plus particulier sur la communication, à la fois dans les deux villages de Coulon et de Magné. »

Les débats de l’assemblée de mercredi consistaient à rameuter les troupes, et remettre sur les rails la même organisation qui a fait la réputation du Festival. Selon M. Laborderie : « Il ne faut pas envisager de révolution. Le gros changement va venir de la méthode, de la façon de travailler ensemble. On ne va pas changer fondamentalement. Ce soir, il s’agit surtout de se compter, de voir qui a envie de continuer dans les meilleures conditions possibles. »

Le 35ème Festival International de Magné-Coulon est prévu les 21, 22 et 23 juillet 2023.

Les membres du nouveau conseil d’administration de Magné-Animation qui travaillent désormais à l’organisation du 35ème Festival International de peinture et dessin de Magné – Coulon – Marais Poitevin. Photo Gilles Petit

Le Conseil d’administration de Magné–Animation : Président : Gérard DORAY ; Vice-président : Franck MARIONNEAU ; Trésorier : Gildas CAILLON ; trésorier adjoint : Vincent ALBERT ; Secrétaire : Sylvie MARIONNEAU ; Secrétaire adjointe : Michèle BAUDOUIN ; Membres actifs : Sébastien BILLAUD, Catherine TROMAS, Eric FICHET, Aurélie ALLEIN, Cyril CAILLEAUD, Françoise DOUGE, Paquita PEREZ, Cathy PEREZ, Alain CHATEIGNE, Jean-Pierre FAIDY, Sébastien FERRON.

contact@festivaldepeinturemagne.com

Gilles PETIT

TOURISME FLUVESTRE : Niort et Marans « Au bout du Marais » sur la Sèvre Niortaise

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L’agence Pamplemousse by Kapalouest va gérer les locations des deux bateaux habitables électriques financés par les pouvoirs publics. L’IIBSN (Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise) va héberger les bureaux d’accueil et administratif de la section deux-sévrienne de cette entreprise rochelaise dans une partie de ses locaux réaménagés en Capitainerie, sur le Quai de Belle-Ile à Niort (Deux-Sèvres).

Le site de Port-Boinot à Niort, futur port d’attache des pénichettes de tourisme fluvial et fluvestre sur la Sèvre Niortaise et le Marais Poitevin. Photo Gilles PETIT

Selon son maire, et président de Niort Agglo, M. Jérôme Baloge, « la ville de Niort et les Deux-Sèvres ont enfin une capitainerie. Elle est belle et surtout elle est à Niort. C’est par fierté qu’elle rappelle à quel point notre rivière est un fleuve, certes méandreux, qui constitue ce formidable parc naturel du Marais Poitevin. Son itinéraire est très peu direct, mais tout à fait charmant vers la mer. Et là se réalise un vieux rêve pour les Deux-Sévriens et les Niortais, à savoir retrouver une Sèvre pleinement navigable et de pouvoir naviguer de Niort vers la mer. Un bel exercice de coopération. C’est un projet qui rentre pleinement dans le projet cœur de ville. »

La Capitainerie a été inaugurée le 20 janvier 2023 sur le site d’exploitation de l’IIBSN à Niort Photo Gilles PETIT

Tous les financeurs [3 EPCI, les départements 79-85-17, les régions Pays-de-la-Loire et Nouvelle-Aquitaine, le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin et l’IIBSN] du projet de tourisme fluvial et fluvestre sur la Sèvre Niortaise étaient présents à la réception des locaux de la Capitainerie mis à la disposition de l’agence Pamplemousse by Kapalouest, lançant ainsi l’opération « Au bout du Marais ». Nous vous invitons à consulter notre précédent article qui retrace la genèse de l’opération, au lien suivant :

https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2020/09/23/marais-poitevin-litinerance-douce-sur-la-sevre-niortaise-vue-par-le-pnr/

La Capitainerie est installée au siège de l’IIBSN Quai de Belle-Île à Niort. Photo Gilles PETIT

La capitainerie est installée dans les anciens locaux occupés par le personnel d’exploitation de l’IIBSN. Le bâtiment a été conservé en gardant la structure porteuse, et en l’isolant par l’extérieur. Cet espace est désormais dédié à l’accueil du public, mais aussi à l’administration de l’antenne locale de l’agence Pamplemousse qui bénéficiera d’un loyer modéré. Ses façades largement ouvertes favorisent le lien recherché entre l’intérieur et l’extérieur, à savoir, entre l’eau et l’espace d’exploitation.

Un autre bâtiment voisin hébergera l’atelier du service de réparation, mais aussi le matériel et les employés de l’IIBSN chargés de la lutte contre la jussie. Contiguë, une salle rassemblera les archives de l’IIBSN, lesquelles sont disséminées un peu partout dans des communes du marais. Enfin, une salle de réunion toute équipée offrira une large ouverture sur le Quai de Belle-île, les points d’ancrage des futurs bateaux et la Sèvre Niortaise. Ces locaux qui bénéficient de commodités adaptées aux personnes à mobilité réduite, seront mis aussi à disposition des autres collectivités. On notera que le parking fermé sera partagé entre le personnel de l’Institution et la clientèle de la Capitainerie.

Document Agence Pamplemousse

Mme Séverine Vachon, présidente de l’IIBSN explique : « Depuis mars 2020, l’IIBSN a procédé à l’aménagement de la Capitainerie. Cet outil majeur était la propriété de l’État depuis le XIXè siècle dans le cadre des grands travaux de navigation décrétés en 1808. La construction de la capitainerie de Niort est une pièce centrale de la mise en œuvre du tourisme fluvial. Elle a été précédée d’un vaste programme de réhabilitation des ouvrages de régulation et des écluses permettant cette navigabilité. [ndlr : l’IIBSN gère 683 km de voies d’eau dont 100 navigables, 7 grands barrages, 33 barrages télégérés, 14 écluses, 70 ponts, et trois centres d’exploitation] Les bâtiments sont propriétés de l’IIBSN depuis le transfert du domaine public fluvial par l’État. Le site du Quai de Belle-île abritait un ensemble de bureaux techniques, un ancien atelier de chaudronnerie, de menuiserie et de mécanique, activités déportées aujourd’hui à Marans pour une grande partie. Le 15 février prochain, la Capitainerie accueillera l’agence Pamplemousse by Kapalouest comme concessionnaire du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin pour la location de bateaux habitables. Des itinéraires de croisière fluviale sur la Sèvre Niortaise seront possibles et Niort sera le port d’accueil, base de départ et d’arrivée de ces bateaux. Une autorisation d’occupation temporaire du domaine public fluvial sera délivrée en février pour une durée de cinq ans. Cette autorisation comprendra les loyers de la capitainerie et l’ancrage stable des bateaux au port. »

Les travaux, 634 985 € TTC, ont été financés par l’État et la région Nouvelle-Aquitaine à 25 % chacun, par le Département des Deux-Sèvres et par l’agglomération niortaise, à raison de 20% chacun, 10% restant à la charge de l’Institution.

MM. Vachon conclut : « Nous sommes un territoire d’eau et de nature avec un Parc Naturel Régional, seconde zone humide de France. C’est une richesse pour notre territoire. Les collectivités toutes sensibilités confondues ont adhéré à ce projet. Il était de notre devoir d’y participer. Les travaux arrivent à leur fin avec la finalisation des pontons pour le compte des communautés de communes ou encore la mise en place de la signalisation fluviale sur la Sèvre qui est le fait de l’Institution. Demain, l’IIBSN se positionnera aussi auprès des collectivités, propriétaires des bateaux, pour assurer les interventions de premier niveau auprès des usagers et sera un interlocuteur incontournable pour l’opérateur Pamplemousse by Kapalouest, notamment. Nous envisageons aussi la modernisation du centre de contrôle courant 2023 ainsi que la restauration et la sécurisation du site. Nous nous ouvrirons davantage au public. Cette belle ambition, je suis ravie de la partager ensemble et 2023 sera certainement une première étape pour le tourisme fluvial sur le territoire. »

Mme Anne Colson, directrice commerciale Agence Pamplemousse by Kapalouest : « Nous avons plusieurs entreprises familiales à La Rochelle. Nous faisions jusqu’à présent essentiellement de la location de bateaux à voile sur la mer, depuis 1985. Nous avons remporté l’appel d’offres pour ce projet d’exploitation de location de deux pénichettes électriques sans permis sur la Sèvre Niortaise qui va porter le nom « Au bout du Marais ». C’est le nom commercial de cette nouvelle activité pour nous.

Pourquoi ? Il faut savoir que mes grands-parents ont habité Coulon, personnellement je réside au sud du Marais Poitevin. C’est une région que l’on connait. Mes activités m’appellent sur La Rochelle, mais mon lieu de vie est déjà sur le Marais. Développer une activité sur le Marais semblait une évidence. Nous avons beaucoup de clients niortais déjà aujourd’hui. Nous sommes adhérents à l’Office de Tourisme de Niort depuis de nombreuses années. Quand nous avons entendu parler de ce projet, naturellement il nous a intéressé. C’est notre métier, même si c’est du fluvial. Le projet est très attendu de la part des Niortais et des locaux. Il y a beaucoup de gens qui vont prendre contact avec nous juste en sachant que c’est enfin lancé. Il y a une grille de tarifs [ndlr : locations une semaine 2 100 € ; un week-end 600 € ] et un site internet http://www.auboutdumarais.com. Au moins une personne sera basée à la Capitainerie. Notre équipe de La Rochelle viendra en soutien de l’activité à Niort, si nécessaire. Le pari est d’être présent sur les deux sites. Nos locaux sont d’abord à Niort car c’est la nouvelle Capitainerie de l’IIBSN qui les fournit avec les contrats des bateaux. Des locaux à Marans ne sont pas d’actualité. Le bureau étant à Niort, les bateaux seront basés à Niort parce qu’il leur faut un point de stationnement. S’il y a des demandes de clients situés à un autre point du parcours, on peut tout à fait imaginer un tel format. On peut aussi imaginer qu’un client ait fait un one-way de Niort à Marans et que le client suivant le prenne à Marans pour le ramener à Niort. Nous n’entendons pas forcer des départs de Niort. C’est une activité nouvelle qui va se développer sur un parcours assez court en terme de temps et en terme géographique donc tout l’enjeu va être vraiment d’encourager les voyageurs à passer au moins la moitié de leur séjour à terre, à débarquer, à aller faire des activités, à aller dans les restaurants, dans les boutiques, etc. Déjà on sait que c’est une attente au niveau politique mais c’est aussi un intérêt économique pour nous. Plus les gens vont débarquer, profiter de la destination à terre, plus ils vont être encouragés à faire des séjours plus longs. Tout cela va aussi dépendre de l’accueil des acteurs locaux. Si l’activité est rentable dès cette année, nous serons ravis. La location fluviale est une découverte. C’est toujours une prise de risque de développer une nouvelle activité. Un risque calculé. Deux bateaux, ça ne fait pas beaucoup, mais à terme quand on aura amorcé la pompe et vu les produits qui plaisent, on peut envisager d’en acheter d’autres. »

Les bateaux

Photos Gilles PETIT

L’agence Pamplemousse détaille ainsi les bateaux jumeaux qui sillonneront la Sèvre Niortaise : « les premiers navires de la flotte, qui auront pour nom Kifanlo et Helios, sont des « ZenRiver », des bateaux habitables en aluminium à propulsion 100 % électrique. Conçus par l’architecte Hugo Lauras de l’entreprise Naviwatt, et réalisés par le chantier Alubat et ses prestataires. Utilisables sans permis, ils accueilleront en navigation jusqu’à douze passagers et disposent de quatre couchages fixes et deux couchages d’appoint. Ces bateaux sont équipés de quatre batteries Lithium, à savoir, deux batteries qui alimentent le moteur de 10 KW se rechargent uniquement à quai ; les deux autres qui alimentent les éléments de confort du bord sont alimentés par les panneaux solaires installés sur le toit. » Chaque halte nautique proposera deux emplacements d’amarrage équipés de deux bornes de recharge électrique, d’un accès à l’eau potable et d’une station de vidange des eaux usées.

Document agence Pamplemousse

Séverine Vachon : « C’est intéressant de se dire que finalement on porte tous ensemble un projet de tourisme fluvial au départ de Niort. C’est un projet extrêmement ancien qui était initialement porté par les deux départements de Vendée et des Deux-Sèvres. Il se trouve que depuis quelque temps, c’est le Parc qui a repris la main pour redynamiser l’ensemble, mettre tous les partenaires autour de la table. Et au bout de quelques années, on s’aperçoit que finalement on arrive à mettre fin au blocage qui pouvait exister. On arrive à créer ensemble quelque chose dans l’intérêt du Marais, pour son développement tout en le préservant, car ce sont des bateaux électriques. »

Une croisière inaugurale aura lieu le 20 avril 2023. Dès lors, les deux bateaux électriques seront disponibles à la location.

Gilles PETIT

Le bureau d’accueil sera ouvert des mois d’avril à septembre inclus.

Contact : Capitainerie du Port-Boinot Quai de Belle-Île 79000 NIORT

Tél. : 05 46 44 97 67 (à La Rochelle)

infos@auboutdumarais.com

http://www.auboutdumarais.com