Marais Mouillés
En vidéo, le palmarès du 34ème Festival de peinture et de dessin de Coulon-Magné (Marais Poitevin des Deux-Sèvres)
L’association Magné-Animation a organisé son 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! les 22 juillet 2022 à Coulon, 23 et 24 juillet 2022 à Magné. Voici les palmarès des deux concours énoncés par le président André Prunier.
Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants devaient réaliser une œuvre exclusivement sur place dans le temps imparti.
Voici le palmarès en vidéo au lien YouTube suivant : https://youtu.be/9cUik4WOmok
Bonne lecture
Réalisation vidéo : Gilles PETIT
MAGNE – COULON (79) : le 34ème Festival international de peinture et dessin dans les starting-block.
L’association Magné-Animation appelle à participer au 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! qui aura lieu, en deux temps, les 22 juillet 2022 à Coulon, 23 et 24 juillet 2022 à Magné. Les inscriptions sont ouvertes.
Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants doivent réaliser une œuvre exclusivement dans le temps imparti.

L’édition 2022
Lors de la présentation officielle du 34ème Festival, le président de Magné-Animation M. André Prunier a rendu hommage à M. André Robin, maire de Magné de 1995 à 2001, décédé fin avril 2022. « Il était clairement un soutien, un partisan du Festival de peinture de Magné. Il avait écrit un texte dans le livre des 30 ans du Festival. J’ai trouvé qu’il résumait bien, en quelques lignes, ce qu’est le Festival : « Et si le Festival de peinture de Magné n’était que rencontres et échanges au « Jardin des Délices » ! Là, où chacun vient mettre ses pas dans ceux qui les ont précédés depuis 30 ans ! Côtoyer et partager un instant avec l’artiste tout entier plongé dans la restitution du cadre qui l’entoure, ou peut-être refléter l’expression de son imagination féconde ! Le promeneur avide de découverte trouvera, sans doute, réponse à sa quête inassouvie de l’art, tant la diversité des œuvres proposées à notre curiosité est abondante ! La réalité festive est à la hauteur de l’événement artistique ! Le fidèle et nombreux public vient submerger deux jours durant, nos rues et bords de Sèvre, pour le plus grand plaisir des Magnésiens ! Le sourire et le ravissement sont sur tous les visages ! Chaque fois, c’est : « Vivement l’an prochain » ! La plus belle récompense pour l’intrépide équipe organisatrice qui mérite toute notre admiration ! »
Comme l’année passée, les communes de Magné et sa voisine de Coulon renouvellent leur collaboration sous la direction de Magné-Animation. « Nous affichons notre volonté de collaboration sur la durée. L’étape 2021 retrouve son pôle naturel en 2022 », précise M. Prunier.
Les invitées d’honneur
Est-il utile de rappeler que le Festival est un concours de peinture et de dessin mais aussi un lieu d’expositions. A Magné, uniquement les 23 et 24 juillet 2022, l’espace culturel du Four Pontet hébergera les œuvres des invitées d’honneur : les fidèles du Festival connaissent bien l’aquarelliste Claude Allègre qui a « une attirance particulière pour le portrait » en essayant de « transmettre l’émotion qui [le] traverse » ; Claire Barjolle est, un peu, « un produit du Festival car elle est arrivée à Magné avec sa maman qui faisait de l’huile et elle a tout de suite été primée », rappelle le président de Magné-Animation. « Ce sera la première fois qu’un invité d’honneur est issu du festival. Elle a une peinture qui a beaucoup évolué, elle va vers la prise en compte de la lumière » ; pour la sculpture, Astrid Laviéville se passionne pour les arts du feu et utilise de nombreux matériaux composites, éléments de la nature et récupération. A son sujet, M. Prunier informe : « Avec elle, nous sommes allés plus loin qu’une simple invitée d’honneur de Festival puisqu’elle va faire également le trophée du Festival ». Il s’agira d’une œuvre d’art qui sera brandie par le vainqueur du Grand Prix du Festival 2022.
Le jury
Le président a annoncé que « l’artiste Richard Gautier a tout naturellement accepté la proposition d’assurer, une fois de plus, la présidence du jury en promettant de venir avec un tableau qui sera exposé au Four Pontet ». Les organisateurs vont également garder une place en l’espace culturel à Joël Achard, le lauréat du Grand Prix 2021, parce que « tous les ans les Grands Prix ne sont pas présentés à l’édition suivante, ils restaient hors public dans les locaux de la mairie ».
La composition du jury sera « assez compact et compétent », selon M. Prunier. « Les bases sont très bonnes puisque Richard Gautier est président du jury, les trois invitées d’honneur vont participer et rejoindre Messieurs Daniel Doutre, Bernard Masson, Jean-Paul Minviel et Fabrice Donizeau ».
Les inscriptions
Magné-Animation diffuse actuellement le triptyque de présentation de cette 34ème édition du Festival. ce document est avant tout le bulletin d’inscription afin que les candidats puissent cocher, dès maintenant, la date sur leur agenda. Ils ont jusqu’au 30 juin 2022 pour s’inscrire à un tarif préférentiel (15 euros pour Coulon, le 22 juillet 2022, et/ou 20 euros pour Magné, les 23 et 24 juillet 2022). Il est possible de s’inscrire et de régler en ligne sur le site Internet : festivalpeinturemagne.com.

Les triptyques sont aussi destinés au public en attendant la distribution de la plaquette officielle prévue fin juin, à Magné et à Coulon. Les programmes des animations restent classiques à Magné avec, le vendredi soir, le vernissage de l’exposition au Four Pontet suivie d’un repas animé, sur invitation. L’inauguration officielle de la manifestation est maintenue le samedi matin, dès 11 heures, à Magné. A Coulon, le vendredi précédent, l’accueil des candidats se fera sur l’aire de l’Autremont. L’association « les Marchés de la laiterie » proposera des animations à partir de 10 heures sur place. Une guinguette résonnera à partir de 16 heures, et reprendra après la proclamation des résultats prévue vers 17h30.
Dix tableaux seraient primés à Coulon et 25 à 30 œuvres à Magné, en fonction des inscriptions.
Par ailleurs, Magné-Animation invite les Maraîchins à accueillir « chez l’habitant » des participants à ce 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! à Coulon – Magné.
Magné-Animation BP 40023 79460 MAGNE 06 33 02 02 40
festivalpeinturemagne.com

Gilles PETIT
COULON : A « la grange de Camille », saison 2022, l’art pariétal et le numérique côtoient la peinture, la sculpture et le métal
Photographie, peinture, sculpture, histoires en papier, coloriage, « métalisme » . . . Pour sa 52ème saison, « la grange de Camille » a ouvert ses portes à dix artistes aux côtés des œuvres d’André Pignoux, le regretté fondateur de cet espace artistique atypique.

L’équipe, presque au complet, des artistes présents cette saison à « la grange de Camille » Il manque Elisabeth Blanchart Bouvier absente lors de l’inauguration et le regretté André Pignoux. Photo Gilles PETIT
Cette année, Sandrine Pignoux nous accueille dans « la grange de Camille », ce vivier d’artistes conçu par ses parents Cosette et André Pignoux. Cosette se remet, actuellement, d’un souci de santé. André n’est désormais présent qu’à travers ses photographies.
« Je suis ravie d’être présente pour l’ouverture de ce lieu emblématique de rencontre d’artistes fidèles au rendez-vous depuis 50 années, » déclare la maire de Coulon Anne-Sophie Guichet. « Je ne suis pas vraiment artiste dans l’âme et j’admire tout le travail qu’ils peuvent faire. La grange de Camille contribue à l’animation artistique de notre commune et bien plus car elle rayonne au delà de la commune. J’aurai une pensée pour André qui nous a quittés et Cosette qui n’est pas loin de nous. Quand on est dans ce lieu, on les sent, on les ressent, on les voit s’activer. On a les poils qui se dressent à chaque fois. Il y a toute cette histoire qui est touchante. «
Les artistes :
Sandrine PIGNOUX

« L’idée était de faire des photos du Marais en couleur au départ et de les convertir en noir-et-blanc, pas toutes évidemment. Puis de faire ressortir de la couleur à certains endroits. Plus ça avance et plus le travail devient presque onirique.
Je pousse quelquefois les couleurs, la luminosité. . . C’est doux quand même. Le principe c’est vraiment ça. Celles qui sont restées en noir-et-blanc, souvent je retravaille la lumière et l’exposition. Ce qui peut donner des photos qui me font penser à des tableaux japonais. Le traitement numérique donne toute cette palette à ce travail. C’est ce qui est intéressant.«
Christiane GILBERT

« Au départ, je peignais à l’huile des œuvres plutôt figuratives. Je suis passée à l’abstrait pour certaines expositions. Je cherche la lumière, le mouvement. Je suis passée aussi de l’huile à l’acrylique.
Maintenant, je fais aussi des peintures semi-abstraites inspirées de la nature, de la mer. L’énergie des arbres me parle énormément. Et je compte donner du bonheur à travers mes toiles, le plus coloré possible, le plus lumineux possible. Ce dont on a envie, c’est qu’une toile parle et qu’on aille au-delà de ce qu’on voit. En abstrait, on ne voit rien, mais ce n’est qu’une peinture à émotion. C’est plus pour apporter ce bien-être. C’est un peu comme une mission, on peint pour que ce soit vu. C’est ma troisième participation ici dans cette belle équipe de la grange de Camille très conviviale, très sympa. Partage, bonne humeur. . . » Christiane Gilbert est commissaire d’expos à Vouvant (Vendée) et vice-présidente de l’association « Vouvant village de peintre ».
Pierre REBICHON

« J’essaie de mêler une image à un texte ; un texte à une image. Dans ma carrière, j’étais graphiste, je faisais des affiches. J’ai gardé cet esprit. L’image compte autant que le texte et vice-versa. J’aime bien les jeux de mots. Certains m’ont appelé le Coluche pictural, ce qui est assez flatteur, mine de rien.
Et comme on n’arrive pas trop à me classer dans les styles, je me suis créé ma propre école qui s’appelle le baroquefort : c’est baroque et c’est fort. » Un clin d’œil à sa grand-mère qui a travaillé dans les caves de Roquefort dès l’âge de treize ans. « Je fais des tableaux avec un code couleurs toujours identique de huit couleurs. Je ne fais aucune recherche de couleurs. Ça ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse, c’est un visuel assez précis. Je scanne mes toiles, j’enlève mes couleurs et, une fois que les couleurs sont supprimées, je mets ces tableaux sur le site internet http://www.coloriagepourtous.fr. » Le public de tout âge peut ainsi télécharger gratuitement des vues pour les colorier, à sa guise. « C’est la troisième fois que je viens à la grange de Camille. Je pense à Cosette qu’on attend avec impatience. On lui fait de gros bisous.«
Patrick GELINEAU

« Ce travail, je le fais depuis pas mal d’années déjà. Mon dernier métier était encadreur. J’ai encadré des œuvres d’artistes régionaux ; ce qui m’a permis d’étoffer ma palette de travail. Je fréquente la grange de Camille depuis deux ans dans une ambiance chaleureuse, familiale. On s’entend tous très bien. » Patrick Gélineau est un peintre pastelliste qui travaille beaucoup en technique mixte.
Daniel MAR

« Je raconte des histoires avec du papier essentiellement blanc. Je mélange différentes techniques qui sont propres aux arts du papier. Tout le monde connait l’origami. Il m’arrive de l’utiliser, mais je ne suis pas à l’aise avec cette technique.
Par contre, il y a sept ou huit techniques que j’utilise comme le quilling, la sculpture papier, le slide forme … Mais ce qui m’intéresse vraiment, est de raconter des histoires avec ce papier, faire passer un maximum d’émotion avec un minimum de moyen. La grange semble éternelle depuis 52 ans maintenant. C’est un cadre remarquable tout le temps avec cet esprit de convivialité permanent.«
Phil LEJEUNE

« J’utilise les techniques des hommes des cavernes d’il y a 20 000 ans. Eux utilisaient du charbon de bois, moi je brûle le bois au chalumeau pour avoir du noir. Ils utilisaient des ocres du Lubéron, des pigments naturels que je cire ensuite, tout simplement.
Et je rajoute des mains qui sont en l’occurrence les mains de mon petit fils quand il avait huit mois, puisque sur les parois ornées, on avait des mains en positif et en négatif. Accessoirement, je mets aussi de la lumière derrière certaines de mes sculptures puisqu’on a aussi retrouvé des lampes à huile et des lampes à graisse. Voilà mon hommage aux précurseurs, à ceux qui nous ont ouvert la voie et qui étaient des artistes contemporains de nous. On n’a rien fait de mieux, rien fait de plus. Toutes mes œuvres ont une histoire, toutes portent quelque chose.«
Danielle BAUDRY

« J’ai caché un petit objet dans ce tableau. Un objet qui marque la date de signature du tableau. Un clin d’œil. Sur celui-là uniquement car il a été fait au début de la guerre en Ukraine. Je peins beaucoup de choses oniriques plutôt dans le symbolisme.
J’ai également des marines et le Marais Poitevin. J’ai fait aussi un tableau par rapport à un poème de Baudelaire qui montre un pilier fait de livres dans la forêt, et la mer, la nature.



Élisabeth BLANCHART-BOUVIER

L’artiste est spécialisée en arts plastiques. En l’année 2000, elle se tourne vers la sculpture, plutôt figurative. Elle pratique aussi la peinture en imaginant des mondes surréels, étranges, dont l’image finale serait le fruit du hasard.
Fredy GAUTIER

Fredy Gautier recycle les vieux outils en métal, pour leur redonner une âme en une œuvre d’art assemblée par soudure. Au fil des vide-greniers, « le naturel est revenu au galop, » dit-il. Et il a trouvé son « véritable espace de liberté créative dans la sculpture« .
Anne CORASSANT BOUFFARD

Au fil de l’exposition-vente








Organisée par l’association Coulon Rive Gauche, l’exposition est ouverte à partir de 14h30 tous les weekends de mai, puis tous les jours du 1er juin au 2 octobre 2022.
Élisabeth BLANCHART, Danielle BAUDRY, Anne CORASSANT BOUFFARD, Fredy GAUTIER, Patrick GÉLINEAU, Christiane GILBERT, Phil LEJEUNE, Daniel MAR, Sandrine PIGNOUX, Pierre REBICHON assurent des permanences toute la saison à « la grange de Camille » n° 75 chemin de Halage 79510 COULON.
Gilles PETIT
Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leurs auteurs. Photos Gilles Petit
L’histoire des 50 ans de « la grange de Camille » est à revivre au lien suivant : https://wp.me/p61nmR-NR
Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI
COULON (79) : Ouverture d’un nouveau gîte familial : le « Gîte de la Coulonnerie »
Un nouvel hébergement touristique vient d’ouvrir à Coulon (Deux-Sèvres – France) au cœur du Marais Poitevin. Le « Gîte de la Coulonnerie » est une ancienne ferme située dans le centre-bourg historique de la capitale de la Venise Verte.

Le « Gîte de la Coulonnerie » est aménagé dans une grande maison familiale en pierres de taille datant du 18ème siècle et remaniée fin 19ème. D’architecture typique de Coulon, possédant deux cours privées, l’une close, l’autre ouverte offrant un parking réservé. Le bâtiment est idéalement situé au cœur du village maraîchin dans un secteur très calme, proche de nombreux commerces et services, d’établissements de restauration, de l’éco-musée « La Maison du Marais Poitevin ». . . , ainsi que des quais de la Sèvre Niortaise pourvus de plusieurs embarcadères proposant la location de barques et canoës, avec ou sans guides.







Le Marais Poitevin

Seconde zone humide de France s’étendant sur trois départements (Deux-Sèvres, Charente-Maritime et Vendée) et deux régions (Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire) , le Marais Poitevin est composé de trois paysages différents d’une grande richesse écologique :
les marais mouillés, aussi appelés Venise Verte, avec leurs canaux bordés de frênes têtards et de peupliers ;
les marais desséchés, vaste zone de prairies humides s’étendant jusqu’à l’océan ;
le littoral et ses 150 km de côtes, dont la Baie de l’Aiguillon, estuaire des principaux fleuves irriguant les marais.
Le village de Coulon
Habité depuis le Néolithique, le village de Coulon se situe sur le tracé de la voie romaine reliant Saintes, ancienne capitale de la Gaule Aquitaine, à Angers. Cette commune « péri-urbaine » de 2 318 habitants, au 1er janvier 2020, qui longe la Sèvre Niortaise, est considérée comme la capitale du Marais Poitevin. De sa place centrale partent les rues principales du bourg, interconnectées par nombre de petites ruelles et venelles piétonnes. En face et en aval de Coulon, s’étend la partie principale de la Venise Verte avec ses nombreux canaux. Plusieurs pistes pédestres et cyclistes sillonnent la commune.

Gîte de la Coulonnerie
3 chambres – Salon – Salle à manger
Cuisine équipée
Salle d’eau
6 Ruelle de la Coulonnerie
79510 COULON, France
Tél. : +33 (0)7 88 17 67 56 Courriel : bienvenue@gitedelacoulonnerie.com
MAGNE (79) : Un double hommage des Magnésiens à M. Claude Audis
L’équipe de Magné-Animation, la municipalité et les bénévoles du Festival International de Peinture de Magné (79) ont doublement rendu hommage à leur président fondateur et président d’honneur Claude Audis. Samedi 18 juillet 2020, une plaque « lumineuse » a été dévoilée au cimetière local. Samedi 24 juillet 2021, la municipalité a baptisé le square de la mairie : « Jardin Claude Audis ».

A la demande de M. Jean-Marie Zacchi, peintre de renommée mondiale et président d’honneur du Festival pendant de nombreuses années, le maire Gérard Laborderie a proposé au conseil municipal de dénommer un espace public au nom de Claude Audis. Le choix n’a pas été difficile. Il s’est très vite porté sur le jardin de la mairie qui est « le berceau des moments forts de ce Festival avec, notamment, les inaugurations officielles, l’exposition des tableaux réalisés par les peintres et la remise des prix. » Le Conseil municipal a approuvé cette décision à l’unanimité et a fait poser des plaques à chaque entrée de ce square qui, jusqu’à présent, n’était pas dénommé. Il porte aujourd’hui officiellement le nom de « Jardin Claude Audis ».

Les origines du Festival
Tout a commencé en 1989 lorsque Jean Thébault alors maire de Magné, avec Bernard Texier, le père du célèbre peintre Richard Texier, a demandé à son adjoint Claude Audis d’imaginer une manifestation culturelle autour de la peinture et de la mettre en œuvre. Si le cahier des charges pouvait paraître simple, le défi était de taille pour quelqu’un qui était chef d’entreprise, mais pas dans le monde de l’art. Il fallait une bonne dose d’audace en 1989.
Claude Audis aimait rappeler, « le Festival est né comme un pari, comme un défi, et il s’est installé comme une évidence. »
Une plaque-photo et un monument
Le 18 juillet 2020, Magné Animation a déposé une plaque sur la tombe de Claude Audis, sous la forme d’une « photo lumineuse » (auteur Michel Grégoire) présentant parfaitement le Festival avec les peintres, la Sèvre Niortaise et le village de Magné à l’horizon. Le maire de Magné avait alors refermé ainsi le livre des éloges : « En guise de reconnaissance de [son] action, l’équipe municipale qui m’entoure réfléchit à donner [son] nom à un espace de la commune en lien avec le site du Festival. La période de confinement ne nous a pas permis d’être prêts pour aujourd’hui, mais je m’engage à ce que tout soit prêt pour l’inauguration de juillet 2021. »
Effectivement, le 24 juillet 2021, au cours de l’inauguration du 33ème Festival international de peinture et dessin de Magné, M. Gérard Laborderie et Mme Nicole Audis ont dévoilé « une structure » à la mémoire de Claude Audis, installée dans le « Jardin Claude Audis ». La vidéo de cette cérémonie : https://youtu.be/VyFk9FXNY8o


MARAIS POITEVIN : Terres d’envol, la montgolfière « trait d’union entre la terre et le rêve »
Le commandant de bord coulonnais Yann Siméau vient de créer « Terres d’envol ». Une montgolfière qui survolera essentiellement le Marais Poitevin. Rencontre avec cet informaticien qui voulait lâcher le clavier et la souris.


M. Yann Siméau est un normand né en 1973. « Il est un petit peu parisien et pas mal breton », dit-il. Il a suivi sa femme qui est descendue sur Niort pour des raisons professionnelles. Ce néo-maraîchin se qualifie comme « un gars normal ». Il développe : « c’est un gars qui a eu, pendant vingt ans, une carrière dans l’imagerie médicale, dans la télémédecine et des systèmes d’information de santé. Avec des projets qui vont de la prise en charge des urgences jusqu’à celle des soldats blessés sur les sites d’opérations extérieures, en passant par les enfants polyhandicapés et autistes. » A un moment donné, M. Siméau a constaté : « tu fais trop d’informatique, trop d’écran, trop de dossiers, tu es trop enfermé derrière ton bureau ». Il a fini par rebaptiser son bureau « la tour de contrôle ». Ainsi, le Coulonnais a progressivement développé le goût d’une activité professionnelle plus en extérieur. « Si je voulais créer mon entreprise, c’était le moment. Donc je me suis lancé dans ce projet », explique-t-il.
Photo Gilles Petit
Pourquoi l’aérostat ?
M. Yann Siméau : « Quand j’étais jeune, j’avais toujours un peu la tête en l’air. J’ai travaillé sur le pas de tir de la fusée Ariane à Kourou et puis, dans mes projets de télémédecine, j’ai abordé des projets notamment avec Airbus. J’ai aussi fait le concours de l’École Nationale d’Aviation Civile. A postériori, je me suis rendu compte que j’avais quelques affinités avec tout ce qui est en lien avec l’air ». Photo DR

« Et puis », ajoute-t-il, « la montgolfière est une niche, donc un métier relativement rare et assez technique. La montgolfière s’est démocratisée ces trente dernières années avec l’apparition de nouveaux matériaux qui offrent des ballons plus légers, plus performants. Et puis sur le plan réglementaire, comme ce n’était pas facile d’accès, ça me plaisait bien. »
Un rêve !

Le matin, ce rêveur voyait passer les montgolfières au dessus de son bureau installé dans le bourg de Coulon. Le soir, il les voyait encore passer. Un jour, il s’est dit « mon bureau, il faut qu’il soit là-haut. Avant de voir ces montgolfières, je n’avais pas l’idée. » Dans sa vie, Yann a souvent pris des chemins de traverse, « on trouve des embûches, mais on trouve pas mal de sujets de satisfaction. » Photo DR
Le projet !
L’entreprise Terres d’envol a démarré en 2018. L’entrepreneur s’est formé, durant un an, à l’école française d’aérostation en Forez. Son premier ballon sera un JZ, du nom des frères Jacquemot et Serge Zuin, encore appelé Zephyr Joyrider. L’aéronaute détaille : « Il s’agit d’un ballon conçu en France par la dernière société de fabrication : « les ballons Chaize ». Un ballon qui a une histoire. Donc j’ai acheté mon premier ballon, j’ai été formé et j’ai volé tout l’été en faisant du vol de loisir. J’ai eu ma licence en tout début d’année et j’ai volé pour m’aguerrir au delà de la licence et appréhender toutes les difficultés que représentent le vol dans une région souvent soumise aux entrées maritimes. » Durant ces vols de loisir, le nouveau commandant de bord a été soutenu par ses confrères voisins, les Montgolfières du Bocage, de Cerizay (79) qui volent aussi au-dessus du Marais Poitevin, de la Vendée, du site du Puy-du-Fou. . . « Il faut savoir », précise le Coulonnais, « que les sites d’envol doivent être homologués par la préfecture. Les Montgolfères du Bocage m’ont aidé en m’offrant leurs sites d’envol. Ce qui m’a permis de mieux appréhender le vol dans le Marais Poitevin, pas seulement au départ de Coulon, mais aussi sur les vents d’ouest au départ de Vix, de Damvix ou de Courçon. »

La montgolfière !
Chauffée au Propane, l’enveloppe est haute comme un immeuble de six étages, soit plus de vingt mètres de haut et vingt mètres de diamètre pour un volume total de 3.600 mètres/cube d’air chaud. La nacelle en osier est à taille familiale, soit quatre passagers seulement en plus du pilote. En moyenne, le vol se déroule plutôt à trois passagers. La machine consomme par vol autour de 40 kg de Propane. « C’est une petite consommation », assure M. Yann Siméau, lequel a entrepris « une démarche responsable de compensation carbone, vis-à-vis de l’environnement. »
Le « voyage » !
En été, il faut sortir le matériel (le ballon, la nacelle, le véhicule 4X4), entre quatre à six heures du matin, afin de décoller au lever du jour depuis l’un des sites d’envol, sites définis par « le vent météo » et les espaces que les passagers souhaitent survoler dans le Marais Poitevin.
On l’a dit, en organisant ces vols, M. Yann Siméau projette de « faire découvrir le Marais Poitevin en aérostat et profiter à la fois de la magie de la montgolfière », en jouant avec l’altitude. « Dans un premier temps », conclut M. Siméau, « c’est l’émerveillement lors des vols du matin. On a des lumières rasantes ; des brumes au sol. On voit beaucoup de gibier, des chevreuils, des lièvres, ça bouge un peu partout sous la nacelle parce que les brûleurs ont tendance à les déloger. Ensuite, les passagers essaient de se repérer. Je peux répondre à leurs questions car j’ai été initié par M. Richard Joseph, animateur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin. »




La saison officielle des vols en montgolfière se déroule entre Pâques et Toussaint, sous réserve que les contraintes sanitaires soient levées en 2021. Contact : Montgolfière Terres d’envol, www.terres-denvol.fr, courriel : info@terres-denvol.fr, tel : 06 65 09 49 92
Gilles PETIT

La vie rêvée d’un correspondant de presse dans la PQR
La vie d’un correspondant au service de la Presse Quotidienne Régionale (PQR) n’est pas un long fleuve tranquille. Entre relations sociales, d’un côté, et relations éditoriales, de l’autre, son cœur chavire. Récit d’une histoire vraie.

Il était une fois, en 1982, un jeune homme qui se marie avec une Coulonnaise. Le couple s’installe à Coulon, une commune des Deux-Sèvres dans le Marais Poitevin. Il y a donc près de quarante ans, les jeunes mariés ont reçu gratuitement les deux journaux-quotidiens locaux, à savoir les éditions écrites deux-sévriennes de « La Nouvelle République du Centre-Ouest » et du « Courrier de l’Ouest ».
Il se trouve que je [pour la première fois, et peut-être l’unique fois de ma carrière, j’écris un texte à la première personne du singulier] fréquentais activement des associations coulonnaises et que j’assistais régulièrement aux réunions mensuelles du Conseil municipal local en simple auditeur.
A l’issue de six mois de lecture gratuite, avec mon épouse nous avons décidé de choisir un journal, un seul, ce sera le Courrier de l’Ouest (CO), en acceptant l’offre d’abonnement « très avantageuse ». On notera que l’offre concurrente était aussi alléchante.


Là où le bât blesse, c’est que nous avions peu d’articles à lire en rubrique Coulon. Pourtant, je savais que les sujets ne manquaient pas car je les vivais.
Piqué par je-ne-sais-quelle-puce, un jour, il me vint l’idée d’adresser un mot au CO de Niort. Je ne connaissais personne à cette rédaction. Dans cette bafouille, j’expliquais mon désarroi de ne rien lire sur Coulon. Tout simplement.
La réponse ne s’est pas fait attendre. Un appel téléphonique du directeur du CO Niort m’invite à visiter sa rédaction. J’ai ainsi découvert l’univers de cette mystérieuse presse. Cette excursion s’est achevée dans le bureau du directeur. Après avoir tourné autour du pot, en me complimentant, notamment, pour la « qualité de ma lettre », ce monsieur m’a proposé le poste de correspondant local pour la commune de Coulon. Après quelques jours de réflexion, fort de l’accord de la correspondante « sortante » et de la garantie d’être épaulé par la rédaction, j’ai accepté la fonction. Une fonction que j’ai pris trop à cœur. L’absence de contrat d’engagement ou de travail aurait dû me mettre la puce à l’oreille.
Je me mets donc au travail en marge de mon activité professionnelle. Et ça marche bien, trop bien et trop vite. Peu à peu les sollicitations pleuvent, les sujets débordent, la rédaction me suit et m’encourage. A cette époque, l’actualité s’est aussi emballée dans le Marais mouillé, à l’image de la création d’une communauté de trois communes, l’ouverture d’un important Centre socio-culturel, l’installation de plusieurs syndicats intercommunaux à vocation unique, la mise en route d’un vaste plan de travaux, dit Grands Travaux, lancé et inauguré par M. Mitterrand, président de la République Française, une terrible tempête, et autres grosses initiatives que ne pouvait passer sous silence un représentant de la presse locale.
Logiquement, beaucoup de sujets sortaient de l’unique commune de Coulon car communs à plusieurs municipalités ou structures siégeant dans des localités alentours. De plus, l’un après l’autre, mes collègues correspondants se sont progressivement appuyés sur mes connaissances et le suivi des affaires maraîchines. Au point que, d’une suppléance, je suis devenu titulaire pour le CO sur les communes de Coulon, Magné, Bessines, Sansais – La-Garette et ponctuellement Le-Vanneau – Irleau, Arçais, Saint-Georges-de-Rex et Amuré. Des sujets m’appelaient aussi dans la ville de Niort et au niveau départemental.
Les journalistes de la rédaction m’ont alors suivi, conseillé et sollicité pour couvrir divers sujets. Il y avait toutefois quelques accrocs, notamment, quand l’un d’eux venait sur mon « territoire », sans m’en informer, s’occuper d’un sujet sur lequel j’étais déjà présent. Un gâchis de temps et d’énergie.
Dans une rédaction, il y a aussi des secrétaires de rédaction (SR). Là, nos relations se sont petit à petit tendues et sont allées crescendo. Pour mes articles publiés en pages niortaises, départementales et magazines inter-éditions, pas de soucis, je retrouvais l’intégralité des textes que j’avais rédigés. Ici les textes et les crédits photo étaient signés de mon nom. Il faut savoir que l’écriture et la mise en forme de chaque article prend plus d’une heure, voire jusqu’à trois heures pour les plus complexes. Ceci en plus du temps de présence sur le lieu dans lequel se déroulait le sujet traité. Il n’y avait pas d’informatique à cette époque pour les correspondants.

En pages locales, à ma grande surprise, des titres étaient changés, des paragraphes entiers et/ou des phrases manquaient ou étaient réécrits, rendant des articles incompréhensibles. Je découvrais des mots que je n’employais jamais, un mot pour un autre, des fautes d’orthographe ou grammaticales que j’évitais, quand ce n’était pas un problème de photographies. A la rédaction, ils disaient que ces modifications étaient normales. Des acteurs de l’actualité ont commencé à me faire des reproches, voire à mettre en doute mes compétences. C’est particulièrement désagréable d’être réveillé par la sonnerie du téléphone très tôt le matin par la faute d’une rédaction. Certes, les lecteurs du CO avaient des informations sur leur commune, mais ils ne s’y reconnaissaient plus vraiment. Ils ignorent l’existence des SR. Toutefois, j’ai aussi reçu des aides et de précieuses facilités de la part des Maraîchins. Ainsi, j’ouvrais fréquemment ma boîte à lettres chaque jour en quête des nombreux messages déposés à n’importe quelle heure.
Alors que, au début des années 2000, la rédaction m’a équipé d’un matériel informatique performant (ordinateur, appareil photo et liaison directe avec Niort), ce qui me dispensait d’acheminer papiers et pellicules photo par la route, la pression est montée jusqu’à ce qu’on m’accuse de trop produire. Il est vrai que, lors d’un entretien avec des élèves de Cours élémentaires dans le cadre de la semaine de la presse (des enfants et des jeunes étudient la presse, tous les jours ou presque, dans leurs établissements scolaires), il m’a été posé la question « surprise » : « combien écrivez-vous d’articles par an pour le CO ? » Je ne savais pas. Rentré chez moi, j’ai vérifié et j’ai comptabilisé une moyenne annuelle de 600 textes publiés les trois années précédentes. Sans compter les articles non publiés car il y en a eu.
Pendant mes onze années d’activité pour le CO, je suis devenu intervenant dans l’édition. Journaliste indépendant, j’étais donc correspondant PQR, intervenant pour des hebdomadaires et divers magazines, rédacteur au service d’auteurs de livres ou revues liées au tourisme . . . tout en développant des interventions dans le milieu du spectacle et de la vidéo. Bref, j’étais désormais professionnel.

Un professionnel doit être exigeant. Ma crédibilité était mise en cause. Un CLP cumule aussi les fonctions de représentant de commerce au profit de la PQR. J’ai créé des partenariats CO avec diverses organisations festives et sportives dont il reste au moins aujourd’hui le Rallye canoë-kayak du Marais au départ de Coulon. J’offrais des bonus en informant vraiment les lecteurs, respectant la déontologie du métier. Je contribuais amplement à garantir le chiffre d’affaires de la rédaction (contre de maigres honoraires basés sur un système à points).


Enfin, j’ajoute qu’un auteur est propriétaire de ses textes. Ici, on parle de propriétés intellectuelle et littéraire. En fait, selon l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle), « le droit d’auteur insiste sur le lien fort qui existe entre l’auteur et son œuvre. Dans la conception du droit d’auteur, il existe un lien inaliénable, imprescriptible et perpétuel entre l’auteur et sa création, dans la mesure où l’œuvre est considérée comme consubstantielle à son auteur. C’est ce que l’on appelle le droit moral de l’auteur sur son œuvre. L’œuvre est donc protégée à partir du jour où elle a été réalisée. Un auteur ne peut pas céder ce droit à un tiers. Il est à ce titre inaliénable. »
Alors, que penser d’une entreprise commerciale qui enrôle des gens sous le statut de correspondants de presse sans aucun contrat de travail écrit et signé par les deux parties. Elle met en avant la loi du 27 janvier 1987, modifiée par la loi du 27 janvier 1993, précisée par les circulaires du 1er décembre 1993 et du 22 février 1994, qui définit le statut de CLP. Le droit du travail est alors bafoué.
Les articles rédigés par les CLP sont des œuvres intellectuelles qui n’appartiennent pas aux entreprises de presse, même si celles-ci les publient. Le droit d’auteur supplantant l’article 10 de la loi n° 87-39 du 27 janvier 1987 portant diverses mesures d’ordre social, les textes et photographies doivent être publiés en intégralité. Sauf consentement de l’auteur. Pour ma part, je n’ai jamais donné mon accord. Mes courriers de protestation adressés au CO en attestent.
En citant le code du travail, la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels [CCIJP] souligne : « Est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques, ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources ». « Et c’est la seule définition qui vaille », assure Maître Delphine Meillet, avocate en droit de la presse, dans L’Express du 24 avril 2019.
Gilles PETIT
MARAIS POITEVIN : l’itinérance douce sur la Sèvre Niortaise vue par le PNR
« Comment renforcer l’attractivité du Marais Poitevin? » martelait, dès 2010, l’Agence de Développement Touristique (ADT79) des Deux-Sèvres. « En relançant l’activité touristique sur la Sèvre Niortaise et ses bords par l’itinérance douce », répond aujourd’hui le pilote du projet M. Fabrice Laumond, directeur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNR). Il s’agit d’ouvrir la Sèvre Niortaise aux bateaux habitables de façon à proposer un produit nouveau : le tourisme fluvial et fluvestre.
109, 15, 1 300, 14, 9, 5, 11, 2022, ce ne sont pas des numéros de loterie, mais les chiffres-clés du « vrai potentiel de développement du tourisme fluvial et fluvestre » de la Sèvre Niortaise et de ses canaux, selon une étude commandée en 2010 par l’ADT79. 109 km seraient empruntés par 15 bateaux habitables, visant 1 300 navigants. La Sèvre Niortaise compte 14 écluses, dont 11 en fonction (les autres sont implantées sur des tronçons aujourd’hui non-navigables). 9 sont inscrites au programme de restauration dans le cadre du projet de tourisme sur le fleuve. Un projet chiffré à 5 M€ (plus exactement 4,9 M€) pour des retombées économiques totales locales (liées à l’exploitation et aux dépenses des visiteurs à terre) estimées à plus de 11 M€, à l’horizon 2022.
Réuni lundi 4 juillet 2016, un comité de pilotage a entériné le plan de financement et l’engagement de l’ensemble des collectivités et de l’État dans ce « projet structurant pour le territoire ». Siègent au comité, l’État, les Régions Nouvelle-Aquitaine et Pays-de-la Loire, les Départements des Deux-Sèvres, Vendée, Charente-Maritime, l’Agglo du Niortais, des communautés de communes (Vendée-Sèvre-Autize, Aunis-Atlantique, Isles-du-Marais Poitevin, Pays de Fontenay-le-Comte), les Villes de Niort, Marans et Fontenay-Le-Comte.

Trois objectifs
Récemment, devant les élus des communes de Damvix (85) et Coulon (79), M. Laumond a dressé trois objectifs : « Dans un premier temps, il s’agit de diversifier l’offre touristique. C’est vrai que le Marais Poitevin est surtout connu pour sa promenade en barque, l’activité phare. Depuis quelques années, il y a une autre activité en pleine croissance, la promenade à vélo. Un autre produit touristique viendrait renforcer l’attractivité du site, » à savoir naviguer sur la Sèvre Niortaise dans des bateaux habitables. Selon le pilote, « le second objectif est de faire vivre la Sèvre Niortaise. On a pu se rendre compte que le fleuve n’est pas très valorisé sur le plan touristique mais que la navigation permettait de ramener un peu de vie aux activités sur l’axe structurant du Marais. » Le troisième point vise à développer l’itinérance douce compatible avec la préservation du territoire. M. Laumond détaille ce terme : « Itinérance : naviguer entre Niort et Marans ; douce : dans une circulation lente. Les bateaux avancent entre six et huit kilomètres/heure, moins rapides qu’un vélo, parce que la propulsion est électrique, respectueuse de l’environnement. »
« Enfin, c’est faire venir une nouvelle clientèle ». Les habitués relouent régulièrement un bateau habitable et changent de destination (à l’exemple du Canal du Midi, du Canal du Rhin, en France ou à l’étranger). « Le Marais est surtout en dessous de 8 à 10 % de la fréquentation moyenne d’étrangers. On a donc un déficit de fréquentation étrangère dans le Marais, » assure le directeur.
Pour développer le tourisme fluvial dans le Marais Poitevin, l’étude de faisabilité a flashé sur la mise à niveau des infrastructures. « Certes, la Sèvre Niortaise est encore classée dans les voies navigables françaises, mais les écluses en particulier n’étaient pas forcément en bon état », reconnait M. Fabrice Laumond. « Ce travail de normalisation est entrepris par l’IIBSN [Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise NDLR], propriétaire et gestionnaire du domaine public fluvial. »


Actuellement, l’IIBSN travaille au réaménagement de la Cale-du-Port à Niort, le site de départ et d’attache de la flotte des bateaux habitables du Marais Poitevin. Des travaux sont également en cours sur l’écluse de Comporté.
Un tourisme fluvestre
En second point, l’étude a relevé que « la Sèvre est très très peu équipée en haltes-escales ». Une halte-escale est un point auquel un bateau peut accoster et débarquer ses passagers en toute sécurité. « Pourquoi descendre à terre ? » interroge le pilote, « parce que le principal intérêt de la navigation en usage dans un territoire, c’est la complémentarité des activités annexes. La rentabilité ne va pas forcément au loueur de bateaux. » Sur un bateau, les clients ne consomment pas. Il faut qu’ils pratiquent des activités, qu’ils aillent dans des endroits clairement identifiés et aménagés. Ces actions sont appelées le tourisme fluvestre. M. Laumond précise « Le tourisme fluvestre est la complémentarité entre la navigation, activité majeure, et des activités limites comme la visite de la Maison du Marais Poitevin, les restaurants, les balades à vélo, en barque, toutes offres touristiques. »

Le fleuve et deux tronçons
Le directeur du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin est ensuite rentré dans les détails. Le projet initial concerne le bassin de la Sèvre Niortaise entre Niort et Marans, ainsi que deux autres tronçons, de Marans à La Rochelle et de Marans à Fontenay-le-Comte. « Le premier tronçon est intéressant en terme d’attractivité, d’image, le littoral, le patrimoine de La Rochelle, une notoriété qui rayonne au niveau national. » Ce canal n’a jamais été navigué car il était fait pour le transport de marchandises. Un transport rapidement supplanté par le chemin de fer, plus rapide. De plus, il a quelques écluses très étroites non adaptées à la navigation d’aujourd’hui. « Il faudrait installer des passes à bateau à chaque écluse. Une opération chiffrée entre 4 à 5 millions d’euros. »
Le deuxième tronçon concerne essentiellement la rivière Vendée. « Ici, c’est pire », déplore le pilote. « Elle n’a jamais été prévue pour être naviguée ; elle a des barrages non équipés d’écluses ; on est sur les mêmes coûts d’investissement [4 à 5 M€]. L’intérêt financier n’est pas forcément pertinent. » On notera que ces deux tronçons disposent de pistes cyclables longeant les canaux.
Des haltes-escales
Des points d’accostage, appelés haltes-escales, sont prévus sur la Sèvre Niortaise à La-Roussille, Magné, Coulon, La-Sotterie, Le-Mazeau, Damvix, Maillé, Bazoin, les Combrands de Taugon et Marans ; sur le Bief de La-Garenne au port d’Arçais. A partir des écluses de Bazoin, deux canaux sont navigables : le Canal de la Vieille Autize qui remonte vers les haltes de Saint-Sigismond et Courdault. Une ramification est prévue jusqu’à Maillezais par le Canal de la Jeune Autize ; A l’opposé, le Canal du Mignon qui descend jusqu’à Mauzé-sur-Le-Mignon via une halte à La-Grève-sur-Le-Mignon. Une borne de service est prévue sur chaque halte-escale munie de prises électriques 360 volts.
En 2017, l’IIBSN a réalisé des travaux de mise en valeur et de modernisation de l’écluse de La Roussille, près de Niort. Coût : 704 800 € TTC avec un financement d’Etat de 376 100€ et un financement IIBSN de 328 700€ (3 départements).
La première phase d’investissement (4.9 M€ écluses, signalétique, haltes, ports de Marans et Niort) se concentre sur la partie déjà navigable entre Niort et Marans. La rentabilité est calculée sur 15 à 20 bateaux. La location qui sera basée sur la durée, devrait coûter aux clients entre 1 800 et 2 500 € par bateau la semaine, suivant la période. « C’est relativement onéreux, » reconnaît M. Laumond. « Mais il n’y a pas d’hébergement à supporter en plus. Par rapport aux produits sur le littoral, on n’est pas si mal placé. Un bateau jusqu’à six personnes, une clientèle qui n’existe pas sur le Marais. »
Et le bateau.

« Nous sommes partis vers un gabarit plutôt petit par rapport à ce qui se fait ailleurs. C’est un problème de tirant d’air essentiellement », explique le pilote. Le tirant d’air est la limite entre la hauteur du bateau et le niveau de l’eau, important pour le passage des ponts. « Les plus bas sont à 2,40 m au niveau normal de saison, alors que les bateaux des opérateurs connus sont au minimum à 2,60 m. Ce qui obligerait ces opérateurs à faire des bateaux adaptés. Beaucoup de contraintes car ils ne pouvaient pas venir avec leurs bateaux existants. Les élus ont décidé que ce serait la collectivité qui ferait les premiers investissements sur les bateaux car il faut une embarcation spécifique. »
Les caractéristiques techniques du bateau : une motorisation électrique (la tendance du marché, pas de bruit, pas de gaz polluant); des cotes, déterminées par le gabarit de la rivière dont les écluses, 4,15 m de large pour 13 m de long, 2,15 m à 2,40 m de tirant d’air; un tirant d’eau limité à 0,90 m,

une capacité d’accueil de 4 à 6 personnes; deux cabines équipées d’un lit double et deux lits simples, et un salon convertible, qui permet d’accueillir deux couples, deux enfants ou deux familles. Un espace extérieur avec banquettes sur terrasse, un pont supérieur accessible avec un système d’accrochage des vélos. Il serait possible d’embarquer des personnes handicapées mais le bateau ne sera pas adapté aux normes handicapées car « c’est compliqué sur un bateau », dit-on. Ils auraient une autonomie d’environ 90 km et 120 km à 6 km/h, selon le passage des écluses, grandes énergivores. Ils seraient munis de réservoirs de 1000 litres chacun en eau propre et eaux usées. L’emprise au ponton des haltes-escales serait d’environ sept mètres, couple ponton-bateau. Ces bateaux seraient géolocalisés pour aider à une bonne gestion de la circulation.
Photo Gilles Petit
Seulement deux bateaux sont actuellement prévus alors que l’ensemble des pontons pourrait accueillir simultanément vingt embarcations. En effet, neuf entreprises avaient proposé des bateaux, mais ces loueurs disposent actuellement de bateaux non habitables. Ces pénichettes ne remonteraient pas au-delà de La Sotterie. Le comité de pilotage a donc décidé de faire construire les bateaux nécessaires, mais les finances ne supporteront l’achat que de deux embarcations. Enfin, les communes n’auront rien à débourser. Toutefois, la commission d’appels d’offres a retenu deux modèles avec un look assez moderne. Pour l’heure, ce ne sont que des esquisses.
Le calendrier des prochaines échéances est, lui aussi, esquissé. D’abord demander des subventions pour la construction des deux bateaux ; neuf mois d’instruction avec l’enquête publique ; le démarrage des travaux à l’automne 2021 pour une mise en service en 2022. Une entreprise du Morbihan se donne un an pour réaliser les bateaux. Les offres de construction d’un bateau spécifique affichent une large fourchette de prix entre 180.000 € et 700.000 €. Les élus ont limité l’achat à 300.000 € le bateau.
Gilles PETIT
MARAIS POITEVIN : 22 motards d’un jour au Jumbo Run Handi Side, le 5 septembre 2020!
L’association Handi Side Nouvelle-Aquitaine soutient les personnes en situation de handicap en organisant un Jumbo Run annuel. La 4ème édition a embarqué des pensionnaires du Foyer de Loulay dans 22 sidecars, encadrés par 70 motos solos et un service de haute sécurité routière. Samedi 5 septembre 2020, ils étaient de passage dans la Venise Verte avec un arrêt à Coulon.

« Faire partager notre passion avec des personnes frappées de handicap », tel est le credo de M. Claude Delile, président de l’association Handi Side Nouvelle-Aquitaine. « Nous sommes un groupe de motards qui organisons chaque premier week-end de septembre une journée pour les personnes handicapées. On réunit des sidecars dans lesquels nous transportons des personnes handicapées qui sont motards pour un jour. »
Les « motards d’un jour » sont des pensionnaires du Foyer de vie et occupationnel de Loulay (Charente-Maritime), un établissement qui accueille des personnes âgées de 18 à 60 ans, reconnues en situation de handicap.
» Nous sommes partis ce matin [5 septembre 2020] de Loulay à 9 heures, pour un premier arrêt petit-déjeuner au château de Péré, à côté de Marigny (79). A midi, le comité des fêtes de Saint-Symphorien nous a accueillis dans sa commune. Ces bénévoles nous ont aidés pour les distances et tout le nécessaire. » Le repas avait été préparé par l’EHPAD (maison de retraite) de Loulay où résident des « motards d’un jour ». L’après-midi était consacré à la balade, dont un petit tour dans la Venise Verte ponctué d’un arrêt tourisme à Coulon. L’étape fut courte car le cortège devait repartir vers Dampierre-sur-Boutonne où était servi un goûter. Après ce goûter, ce fut le retour à Loulay afin de partager un grand repas. « C’était fini pour la partie moto, de la journée. Il y avait une soirée musicale mais pas de danses parce que c’est interdit pour cause de la Covid19. »
- Photos Gilles PETIT

« Voilà trois ans qu’on travaille avec le Foyer de Loulay, mais moi cela fait quinze ans que je fais ça, » explique M. Delile. L’association réalise ce type d’opération depuis six ou sept ans. « Nous sommes venus à monter cette journée parce que j’avais un fils handicapé. Je me suis mis au sidecar pour les personnes handicapées. C’est le partage. »
« Aujourd’hui, nous sommes 22 sidecars qui viennent de Bayonne, Périgueux, Bergerac, Limoges, Tours, Poitiers, des départements de la Mayenne et Charente-Maritime, ainsi que de la région, » précise le président de Handi Side Nouvelle-Aquitaine. « Ils viennent par connaissances spécialement pour faire des baptêmes. Ça s’appelle Jumbo Run, mais ce n’est pas moi qui l’ai inventé, ça se fait partout. A chaque fois qu’il y a un Jumbo Run quelque part en France, et surtout dans ma région, j’essaie d’y aller en sidecar. Dans l’association, nous ne sommes pas assez pour faire une journée comme celle-là. En nous réunissant tous, on peut faire une telle sortie. Nous emmenons tout un foyer et nous partageons tout, moto, repas, . . . et l’ambiance. J’estime que quand on a de belles motos autant les partager. C’est mon but. Nous avons 22 sidecars et 70 motos solo, donc si on compte trois personnes par sidecar et deux personnes par moto, ça fait dans les 150 personnes, » estime M. Delile.
On notera la participation de motards de la Gendarmerie venus renforcer l’impressionnant service de sécurité. Ceci dans le cadre de la journées de la moto et de la sécurité routière régulièrement organisée par la Préfecture des Deux-Sèvres et le Groupement de Gendarmerie des Deux-Sèvres, en partenariat avec le SDIS 79 (Service de lutte contre l’incendie) et l’association Handi-Side Région Nouvelle-Aquitaine.
Gilles PETIT
























