Vendée

MARAIS POITEVIN : « Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre Niortaise » un recueil de Jean-Claude Coursaud (2)

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Loin des clichés touristiques, aux antipodes du roman, le dernier livre de Jean-Claude Coursaud est avant tout un recueil de nouvelles qui concernent précisément les gens d’une certaine époque vivant dans les Marais Mouillés du Marais Poitevin aux confins des départements des Deux-Sèvres, de la Vendée et de la Charente-Maritime. « Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre Niortaise » retrace la vie « des gens du marais d’en haut », mais aussi « des gens des grandes cabanes », des bords du fleuve à Coulon, Le Vanneau, Le Mazeau, Damvix . . .

 

« Qu’il mouille ou qu’il vente, il faut prendre le bateau, la pelle et la pigouille pour entrer dans le monde ordinaire, de l’autre côté de la rivière ». Photo Gilles PETIT

« Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre Niortaise » ne connaît point de « Venise verte », de « plates », de « parc d’attractions », de « balades en barque » et autres locutions inventées pour appâter les touristes et faire tourner une certaine économie. Ce recueil sent l’authentique, le vrai, le quotidien d’illustres inconnus maraîchins, Coco des Cabanes, Louisette, Sidonie, Adolphe, René, Georgina, Marie, Paulette, Alcide, Christiane, Marius, et d’autres, croisés au fil des eaux.

Ces nouvelles maraîchines rapportent des événements qui se déroulent principalement dans les années 1920, entre la fin de la première guerre mondiale jusqu’à la seconde, en débordant un peu sur les années 1960. « A cette époque la société rurale bifurque totalement, » explique Jean-Claude Coursaud. « Dans le cas précis du Marais Poitevin, nous avons d’un côté le monde rural qui évolue. Il y a une dégringolade de l’agriculture, mais, sur un plan industriel, les scieries vont prendre un essor considérable en passant de la planche au contreplaqué. Puis il y a tout ce monde artisanal qu’on a connu, avant qu’arrive brutalement un nouveau monde à partir des années 1975/1980. »

L’auteur a voulu dépeindre tout ce petit monde de la campagne maraîchine face à la bifurcation qu’est l’arrivée de nouveaux métiers, d’un nouveau concept. C’est à dire l’évolution du manuel au pseudo intellectuel , à savoir, l’intronisation du monde tertiaire.

L’écrivain maraîchin Jean-Claude Coursaud

Jean-Claude Coursaud : « Ce qui est important aussi, c’est la façon dont s’expriment les gens. Car ce livre, je l’ai conçu d’une façon un peu particulière. Je ne me suis inspiré de quiconque sur le plan littéraire, sinon être en prolongement d’un écrivain coulonnais exceptionnellement brillant, par le biais d’un de ses ouvrages dont le mot pigouille est important. Ce sont les fameux « Contes de la Pigouille » de Louis Perceau. Louis Perceau est un personnage assez fantastique, sa vie a été fantastique, mais dans la première partie de son enfance, il a dépeint avec un réalisme certain le monde du Marais, le monde maraîchin tel qu’il était. La petite personne que je suis a continué son œuvre pour parler de la seconde partie de ce monde de la pigouille, de ce monde du marais. C’est donc un livre qui est totalement complémentaire de l’œuvre de Louis Perceau. Sauf que Louis Perceau est devenu un écrivain pamphlétaire, ami entre autres de Guillaume Apollinaire. Ce n’est pas anodin. Je crois que nos deux noms pourraient être associés dans cette vie rurale et dans cette vie maraîchine de la fin du 19ème au début du 20ème siècle. Je le précise dans ma préface : ça n’existe plus. »

Le livre se décompose en histoires qui touchent les Coulonnais, des personnages comme Mmes Fichet et Marie Pisse-trois-gouttes, des lieux comme la rue de l’Église. Ce sont des histoires très éclectiques qui se terminent vers l’estuaire au fil de la Sèvre Niortaise en bateau dans les années 1920 par des gens de Coulon, du Vanneau, de Damvix qui vont, par exemple, au marché de Marans, alors le grand rassemblement des « cabanas » du Marais Poitevin. Des gens du « marais d’en haut » mais aussi des « gens des grandes cabanes ». Les grandes cabanes, ce sont les grandes exploitations de Charente-Maritime ou de Vendée.

Les 36 nouvelles que compte le recueil sont écrites en français, mais des dialogues sont franco-patoisés, c’est à dire qu’ils peuvent être compris par n’importe qui, et en cas de mot douteux, il y a un rappel en bas de page. 36 histoires dont, de temps en temps, des « Brèves d’écuries », « Racontages «  et « Petites médisances ». Ce sont des fragments d’histoires drôles authentiques. « Ancien agriculteur, j’ai connu et j’ai vécu ces situations, » assure l’auteur. « Je suis le seul, de Niort à Marans, à pouvoir parler de ce genre de choses sur le plan de l’écriture. »

Co-auteur, Isabelle Savariau est une jeune retraitée maraîchine qui a apporté un regard extérieur aux récits. Également quelques textes reflètent des histoires de sa famille.

Enfin, hormis la couverture, l’ouvrage ne comporte pas de photos. Ainsi le lecteur se fera sa propre vision des situations évoquées. Pour ce faire, il vaut mieux connaître le site. Les autochtones vont savourer les 180 pages, les autres (touristes ou étrangers au pays) curieux de découvrir le Marais Poitevin pourront, au fil des histoires, suivre une sorte de jeu de piste pour essayer de retrouver les lieux cités.

« Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre niortaise » s’adresse aux personnes qui veulent connaître le vrai Marais. Une vie au rythme du bateau de 22 pieds mené à la pigouille.

Auto-édité, le recueil est vendu 20 € TTC, notamment dans les librairies niortaises et au Centre culturel Leclerc de Niort ; à Coulon à la Maison de la presse et à la Maison du Marais Poitevin ; mais aussi, dans les communes voisines : Magné, Le Vanneau, Saint-Georges-de-Rex. . .

Ou  chez l’auteur M. Jean-Claude Coursaud, lieu-dit Les Cabanes de Balanger, 562 route des Bords de Sèvre 79510 Coulon Tél. 05 49 35 92 55

 

Gilles PETIT

(Photos de barques extraites du défilé des métiers d’antan sur l’eau à Coulon (79) lors de la Fête du Miget 2018 organisée en juillet par le Comité d’Animation Coulonnais)

Disponible chez les mêmes auteurs, Jean-Claude Coursaud et Isabelle Savariau : « Un coin de Prairie pour 10 dollars, Une odyssée maraîchine ».

Ce roman auto-édité retrace l’étonnant parcours de « l’oncle Gelot » chez des pionniers de l’Ouest canadien, à savoir Théodore Gelot et son compagnon d’aventure Eugène Ménard, partis du Marais pour les territoires glacés d’Amérique du Nord.

MARAIS POITEVIN : « Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre Niortaise » un recueil de Jean-Claude Coursaud

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Loin des clichés touristiques, aux antipodes du roman, le dernier livre de Jean-Claude Coursaud est avant tout un recueil de nouvelles qui concernent précisément les gens d’une certaine époque vivant dans les Marais Mouillés du Marais Poitevin aux confins des départements des Deux-Sèvres, de la Vendée et de la Charente-Maritime. « Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre Niortaise » retrace la vie « des gens du marais d’en haut », mais aussi « des gens des grandes cabanes », des bords du fleuve à Coulon, Le Vanneau, Le Mazeau, Damvix . . .

 

« Qu’il mouille ou qu’il vente, il faut prendre le bateau, la pelle et la pigouille pour entrer dans le monde ordinaire, de l’autre côté de la rivière ». Photo Gilles PETIT

« Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre Niortaise » ne connaît point de « Venise verte », de « plates », de « parc d’attractions », de « balades en barque » et autres locutions inventées pour appâter les touristes et faire tourner une certaine économie. Ce recueil sent l’authentique, le vrai, le quotidien d’illustres inconnus maraîchins, Coco des Cabanes, Louisette, Sidonie, Adolphe, René, Georgina, Marie, Paulette, Alcide, Christiane, Marius, et d’autres, croisés au fil des eaux.

Ces nouvelles maraîchines rapportent des événements qui se déroulent principalement dans les années 1920, entre la fin de la première guerre mondiale jusqu’à la seconde, en débordant un peu sur les années 1960. « A cette époque la société rurale bifurque totalement, » explique Jean-Claude Coursaud. « Dans le cas précis du Marais Poitevin, nous avons d’un côté le monde rural qui évolue. Il y a une dégringolade de l’agriculture, mais, sur un plan industriel, les scieries vont prendre un essor considérable en passant de la planche au contreplaqué. Puis il y a tout ce monde artisanal qu’on a connu, avant qu’arrive brutalement un nouveau monde à partir des années 1975/1980. »

L’auteur a voulu dépeindre tout ce petit monde de la campagne maraîchine face à la bifurcation qu’est l’arrivée de nouveaux métiers, d’un nouveau concept. C’est à dire l’évolution du manuel au pseudo intellectuel , à savoir, l’intronisation du monde tertiaire.

L’écrivain maraîchin Jean-Claude Coursaud

Jean-Claude Coursaud : « Ce qui est important aussi, c’est la façon dont s’expriment les gens. Car ce livre, je l’ai conçu d’une façon un peu particulière. Je ne me suis inspiré de quiconque sur le plan littéraire, sinon être en prolongement d’un écrivain coulonnais exceptionnellement brillant, par le biais d’un de ses ouvrages dont le mot pigouille est important. Ce sont les fameux « Contes de la Pigouille » de Louis Perceau. Louis Perceau est un personnage assez fantastique, sa vie a été fantastique, mais dans la première partie de son enfance, il a dépeint avec un réalisme certain le monde du Marais, le monde maraîchin tel qu’il était. La petite personne que je suis a continué son œuvre pour parler de la seconde partie de ce monde de la pigouille, de ce monde du marais. C’est donc un livre qui est totalement complémentaire de l’œuvre de Louis Perceau. Sauf que Louis Perceau est devenu un écrivain pamphlétaire, ami entre autres de Guillaume Apollinaire. Ce n’est pas anodin. Je crois que nos deux noms pourraient être associés dans cette vie rurale et dans cette vie maraîchine de la fin du 19ème au début du 20ème siècle. Je le précise dans ma préface : ça n’existe plus. »

Le livre se décompose en histoires qui touchent les Coulonnais, des personnages comme Mmes Fichet et Marie Pisse-trois-gouttes, des lieux comme la rue de l’Église. Ce sont des histoires très éclectiques qui se terminent vers l’estuaire au fil de la Sèvre Niortaise en bateau dans les années 1920 par des gens de Coulon, du Vanneau, de Damvix qui vont, par exemple, au marché de Marans, alors le grand rassemblement des « cabanas » du Marais Poitevin. Des gens du « marais d’en haut » mais aussi des « gens des grandes cabanes ». Les grandes cabanes, ce sont les grandes exploitations de Charente-Maritime ou de Vendée.

Les 36 nouvelles que compte le recueil sont écrites en français, mais des dialogues sont franco-patoisés, c’est à dire qu’ils peuvent être compris par n’importe qui, et en cas de mot douteux, il y a un rappel en bas de page. 36 histoires dont, de temps en temps, des « Brèves d’écuries », « Racontages «  et « Petites médisances ». Ce sont des fragments d’histoires drôles authentiques. « Ancien agriculteur, j’ai connu et j’ai vécu ces situations, » assure l’auteur. « Je suis le seul, de Niort à Marans, à pouvoir parler de ce genre de choses sur le plan de l’écriture. »

Co-auteur, Isabelle Savariau est une jeune retraitée maraîchine qui a apporté un regard extérieur aux récits. Également quelques textes reflètent des histoires de sa famille.

Enfin, hormis la couverture, l’ouvrage ne comporte pas de photos. Ainsi le lecteur se fera sa propre vision des situations évoquées. Pour ce faire, il vaut mieux connaître le site. Les autochtones vont savourer les 180 pages, les autres (touristes ou étrangers au pays) curieux de découvrir le Marais Poitevin pourront, au fil des histoires, suivre une sorte de jeu de piste pour essayer de retrouver les lieux cités.

« Battements de cœur et coups de pigouille en Sèvre niortaise » s’adresse aux personnes qui veulent connaître le vrai Marais. Une vie au rythme du bateau de 22 pieds mené à la pigouille.

Auto-édité, le recueil est vendu 20 € TTC, notamment dans les librairies niortaises et au Centre culturel Leclerc de Niort ; à Coulon à la Maison de la presse et à la Maison du Marais Poitevin ; mais aussi, dans les communes voisines : Magné, Le Vanneau, Saint-Georges-de-Rex. . .

Ou  chez l’auteur M. Jean-Claude Coursaud, lieu-dit Les Cabanes de Balanger, 562 route des Bords de Sèvre 79510 Coulon Tél. 05 49 35 92 55

 

Gilles PETIT

(Photos de barques extraites du défilé des métiers d’antan sur l’eau à Coulon (79) lors de la Fête du Miget 2018 organisée en juillet par le Comité d’Animation Coulonnais)

Disponible chez les mêmes auteurs, Jean-Claude Coursaud et Isabelle Savariau : « Un coin de Prairie pour 10 dollars, Une odyssée maraîchine ».

Ce roman auto-édité retrace l’étonnant parcours de « l’oncle Gelot » chez des pionniers de l’Ouest canadien, à savoir Théodore Gelot et son compagnon d’aventure Eugène Ménard, partis du Marais pour les territoires glacés d’Amérique du Nord.

MARAIS POITEVIN des Deux-Sèvres : une manifestation au chevet du pont d’Irleau

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Un tablier de pont qui s’affaisse, les activités économiques et touristiques de la Venise Verte s’effondrent. Entre le « pont de la discorde » et le « Pont des Révérences », les Maraîchins ont choisi une manifestation historique, samedi 23 juin 2018. La conciliation doit succéder à la colère. A l’issue d’importants travaux, programmables en fin d’année 2018, le pont d’Irleau devrait retrouver « la situation qui existait avant. »

Enjambant la Sèvre Niortaise sur trente mètres, entre les communes du Vanneau-Irleau et de Coulon, le pont d’Irleau est actuellement limité à 3,5 tonnes et réduit à deux mètres de large.

Parallèlement à une passerelle métallique type Eiffel, encore récente en 1929, le « Pont des Révérences » d’Irleau, construit en béton armé [voir sa genèse et l’origine de ce nom dans le livre « Marais Poitevin : les rives du passé » de Jean-Claude Coursaud et Daniel Mar, aux éditions du Marmot], est inauguré en juin 1931 après deux années de travaux.

Aujourd’hui, le tablier de ce pont, lequel franchit le fleuve La Sèvre Niortaise à cheval sur les communes deux-sévriennes du Vanneau-Irleau et Coulon, donne des signes de faiblesse. Son utilisation est désormais limitée aux véhicules jusqu’à 3,5 tonnes ou deux mètres de large. Habitants, agriculteurs, élus locaux, acteurs du tourisme. . . dénoncent la position du Conseil départemental des Deux-Sèvres, propriétaire de l’ouvrage.

M. Gilbert Favreau (à gauche) président du CD79 en compagnie de M.Robert Gousseau (au micro) maire de la commune du Vanneau-Irleau.

Présent sur le site, le président du Conseil départemental 79 Gilbert Favreau a tenté d’expliquer les décisions prises : « En 1998, les services du département ont décidé de le fermer après une étude, puis de le limiter à 12,5 tonnes. Les usagers ont continué à circuler avec des véhicules de plus en plus lourds. En 2017, quand je suis arrivé à la présidence, un cabinet d’études m’a conseillé de fermer immédiatement le pont à toute circulation. Il fallait prendre des mesures. Il fallait faire des travaux, alors on a fait faire une étude technique qui a préconisé trois séries de travaux. D’abord, il y avait des appuis qui risquaient de lâcher. Ce sont les premiers travaux qui ont été fait en avril dernier. Aujourd’hui, il reste à faire des travaux sur le tablier du pont, surtout au niveau des soubassements qui portent le pont aux extrémités. La chaussée et les garde-corps sont également fatigués. » Le Conseil est intervenu sur la priorité, à savoir les appuis-piliers en béton qui tiennent le pont. Parallèlement, le poids limite des véhicules a été ramené à 3,5 tonnes. « Bien évidemment, il y a un certain nombre d’usagers qui sont gênés par cette situation et notamment les agriculteurs. Ils veulent qu’on rouvre le pont à tous tonnages. Le problème, c’est que le président du département que je suis ne peut pas se permettre de faire n’importe quoi. Si un jour il y a une chute ou s’il y a un problème d’effondrement parce qu’on aura mis un gros cube de 35 tonnes. Le responsable, c’est moi ! Aujourd’hui, je suis dans un esprit de conciliation avec tout le monde. J’ai fait programmer des travaux pour l’automne et j’espère qu’à l’issue, on pourra me confirmer que, effectivement, on peut rouler à 12,5 tonnes. On reviendra donc à la situation qui existait avant. Mais on n’aura jamais l’autorisation sur un pont de cette qualité de faire passer des 35 tonnes. Voilà la situation. Je comprend aussi la gêne. Je suis obligé de faire comme ça. »

Promu porte-parole des manifestants, le maire du Vanneau-Irleau Robert Gousseau pose les problèmes : « On ne peut pas prétendre être les Portes du Marais, le Marais dans sa splendeur, l’emblème du département, un site touristique, un site classé, un Parc naturel régional, un Grand Site de France, et ne pas passer la Sèvre Niortaise à pied sec. Tous nos agriculteurs ne peuvent plus travailler, les touristes ne peuvent plus passer. On peut concevoir que le pont peut avoir des faiblesses, mais on ne peut pas, non plus, ne pas penser à demain. Par conséquent, il serait judicieux d’avoir, au moins, une perspective de ce qui va se faire dans la suite. Mettre 700 000 € sur trois ans, c’est un fait. A ce moment-là, il faut mettre 4 millions d’euros sur cinquante ans et puis on refait un pont. Si on avait un Département ambitieux, on ferait comme ça, sauf que ,apparemment, ce n’est pas le cas. On ne nous prend pas au sérieux, alors on fait voir qu’on n’est pas contents, c’est tout. On ne veut pas faire passer des revendications extraordinaires, mais en vérité, on est là pour démontrer que nos agriculteurs sont en souffrance et même éventuellement les touristes, les camping-cars ne passant plus. C’est désastreux. On ne peut pas se contenter de ça. De toute façon, on se bat contre plus fort que nous ; nous sommes tenaces. Si c’est faire des travaux pour ne rien faire de mieux, c’est pas la peine. Quand on me dit, on va mettre 700 000 € et qu’en fin de compte le pont va rester comme il est en ce moment, c’est pas satisfaisant. A ce moment-là, il ne faut pas mettre d’argent, moi j’appelle ça du gaspillage de l’argent public. Nos anciens, en 1930, ont pensé qu’il fallait un pont et il n’y avait pas de touristes, aujourd’hui il y a des touristes mais on ne peut même pas faire de pont. Peut-être qu’on pourrait remettre la passerelle à ce moment-là ! »

Au delà des « bons mots », le quotidien doit se réorganiser. Un agriculteur-éleveur de charolaises à Benet en Vendée : « Nous avons des terres sur Irleau, Le Vanneau, Arçais, Saint-Georges-de-Rex. Nous habitons de l’autre côté [rive droite de la Sèvre Niortaise] et je ne peux pas passer sur le pont pour aller en Deux-Sèvres. Nous exploitons environ 170 hectares sur ces communes-là. Nous élevons 600 bêtes en tout, dont à peu près 150 de ce côté deux-sévrien. L’ensemble tracteur, avec, par exemple, tout le matériel de fenaison ou la bétaillère, est trop large pour passer entre les chicanes. De plus, un convoi agricole pèse entre 4 à 12 tonnes maxi. Quand le pont a été construit, c’étaient des chevaux qui passaient là. Doit-on vivre avec les méthodes du 19ème siècle ou du 21ème siècle ? Parce que, on constate qu’au 20ème siècle, il a été fait un pont pour favoriser les échanges et qu’au 21ème siècle, on le ferme. Nous passions sur ce pont environ trois fois par jour. Actuellement, nous passons par Sansais-La Garette (79) ou par Damvix (85), ça dépend où on va. Ça va être compliqué cet été avec les véhicules qui vont tous dévier par là-bas. Le problème, c’est qu’un automobiliste coincé entre deux tracteurs pendant dix minutes, voire un quart d’heure, double dans un virage avec une petite visibilité. Quand dix plateaux à paille circuleront à longueur de journée, bonjour les dégâts. »

M. Gousseau poursuit : « Votre participation prouve que ce pont a une valeur symbolique, aussi bien pour les gens de chez nous que pour les gens de l’extérieur. La solution de facilité était de fermer le pont. Hier il marchait à 40 tonnes, aujourd’hui à 3,5 tonnes, ça fait une différence. En 1930, quand nos anciens, qui étaient aussi intelligents que nous, ont pensé qu’il fallait faire un pont, il n’y avait pas de touristes, il y avait les mogettes. Aujourd’hui, y a plus de mogettes, y a des touristes. Est-ce que ça compense, la question reste posée. On ne peut pas se contenter d’un pont à 3,5 tonnes et deux mètres de large. Un Conseil départemental digne de ce nom, soucieux du bien être de son bassin de vie, peut mettre, à mon avis, 3 millions d’euros sur cinquante ans. »

S’adressant à nouveau aux 200 personnes présentes sur le pont, M. Favreau précise: « Ceux qui ont fait ce pont n’ont peut-être pas pensé qu’il devait durer plus de 80 ans. Ce pont est dans un état déplorable, ce qui justifie des décisions prises. Nous avons fait en sorte de laisser passer au minimum les véhicules de tourisme jusqu’à 3,5 tonnes. Les travaux commenceraient probablement à la mi-septembre sur les soubassements et les garde-corps, pour une durée de deux mois et demi. Durant ces deux mois et demi, il y aura une fermeture. Après, nous serons à douze tonnes. Au delà de douze tonnes, je ne peux vous promettre. Il y a des contingences techniques qui ont fait que nous n’avons pas pu aller plus vite. Après ?!?! Un nouveau pont ?!?! Je ne sais pas si vous connaissez aujourd’hui les exigences administratives en matière de construction, notamment dans le Marais Poitevin qui est un site Natura 2000. C’est une administration d’État qui gère tout ça. Il faudra faire une étude très exigeante. C’est une bagatelle de 4 à 5 millions à la sortie. Je suis désolé des ennuis que ça cause à la population et à tout le secteur économique du Marais, mais je crois que c’est une obligation. »

Ancien maire de la commune d’Arçais (79), M. Joël Bourchenin, a ouvert le volet tourisme : « notre territoire sert de vitrine à notre département, de longue date. Évidemment que ce pont a toute son utilité pour notre tourisme d’été et de toutes saisons. On voit des agriculteurs se mobiliser, on voit aussi des acteurs du tourisme. » Un tourisme estival détourné dont dépend de nombreux commerçants installés dans les villages desservis par le pont.

M. Michel Simon, maire de Coulon, s’exprimant au titre de président de l’Office de tourisme Niort-Marais Poitevin : « A l’Office, nous expliquons aux touristes le problème du pont d’Irleau et l’interdiction des camping-cars. Ils le comprennent. Mais quand un touriste arrive en voiture, il voit tous ces panneaux de déviation. Il se dit que la commune doit être en travaux partout, il file son chemin. On perd du tourisme notamment depuis le début de la saison, les premiers chiffres de fréquentation de l’aire de camping-cars de Coulon l’attestent. »

Cherchons ensemble les bonnes idées pour restaurer le pont d’Irleau et apaiser le climat social dans la Venise Verte ?!?!

Finalement, la conciliation succède à la colère. Tout le monde s’est retrouvé autour d’une table qui « dessèche le gosier », à l’invitation du maire du Vanneau-Irleau. Là, au moins, on s’est parlé sans titre, sans tabou, ni procédure administrative.

 

Gilles PETIT (récit et photos)

VENISE VERTE : Le garde-champêtre de Coulon (79) Gilbert Lacroix est décédé à 94 ans

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Membre très actif de la vie coulonnaise, Gilbert Lacroix est décédé à l’âge de 94 ans.

M. GILBERT LACROIX à Coulon en 1992          Photo Gilles petit

Né le 21 décembre 1923 à Coulon, Gilbert Lacroix était agriculteur. Ses vaches pâturaient dans le Marais durant la belle saison. Parallèlement, il cultivait la fameuse « mogette du Marais » qu’il vendait avec sa production laitière. Gilbert Lacroix était avant tout un Maraîchin spécialiste du cubage des peupliers.

Les Coulonnais d’un certain âge garderont le souvenir du garde-champêtre qu’il a été durant une douzaine d’années, maniant tambour et baguettes au gré des « avis à la population ». Paraissant bougon, un poil renfrogné, cet ancien combattant et prisonnier de guerre a toujours été dévoué aux autres, ne serait-ce que dans la vie associative.

 

 

M. Lacroix fut membre-fondateur de la société de pêche La Coulonnaise. Une association déclarée en préfecture le 8 juin 1942. Il est élu au bureau du conseil d’administration en 1950 comme trésorier. Un poste qu’il occupera jusqu’à fin 1972, avant de prendre celui de secrétaire, de janvier 1975 à décembre 1997. Gilbert Lacroix a donc été sociétaire de La Coulonnaise durant 56 ans.

Excellent comédien de théâtre, dit-on, il a adhéré, en avril 1946, à l’Amicale des œuvres post-scolaires de Coulon. Au sein de cette Amicale, il a participé à la création de la Maison Pour Tous locale, une innovante structure pluriactivités.

A l’heure de sa retraite, l’homme qui ne se déplaçait qu’à Mobylette ou en barque, a rejoint le club local Retraite et Loisirs, en janvier 1986. Administrateur dès 1990, il en était le trésorier jusqu’à son retrait définitif de la vie associative. Au Club, il aimait, par dessus tout, organiser des activités ludiques et « ses » voyages. Des voyages, commentés avec précisions, qu’il maîtrisait avec ses cartes Michelin « plus efficace qu’un GPS », disait-on.

Entre temps, le 31 juillet 1986, il fut également membre de l’assemblée constitutive du Centre social et culturel du Marais, une structure intercommunale qui siège encore aujourd’hui à Coulon.

Pour l’ensemble de ses activités associatives, M. Lacroix a reçu la médaille de la jeunesse et des sports, échelon bronze, au titre de la promotion du 14 juillet 2002.

Gilbert Lacroix s’était retiré à la maison de retraite de Benet (Vendée) où il avait retrouvé quelques connaissances de sa génération. Des pensionnaires qui se souviendront longtemps des passionnantes et passionnées parties de belote qu’il animait. . . à sa manière.  « Dévoué aux autres » jusqu’au bout.

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : A Amuré (79), une chaîne humaine pour dire « Bassines, Non Merci ! »

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Samedi 11 novembre 2017 dans la plaine d’Amuré, une commune du Marais Poitevin des Deux-Sèvres, environ 1500 personnes ont formé une chaîne de 1,7 km autour d’une parcelle de 18 hectares. Pourquoi ? Protester contre le projet de construction de 19 « réserves de substitution » destinées à l’irrigation.

« Dans ce contexte de gestion collective, le Parc considère que les réserves de substitution sont utiles d’un point de vue économique, qu’elles concourent à la préservation de la zone humide, et qu’elles sont l’occasion de promouvoir une agriculture plus vertueuse tenant compte des enjeux environnementaux », telle est la conclusion du communiqué transmis aux médias le 10 novembre 2017 par M. Pierre-Guy Perrier, président du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin et vice-président de la Région des Pays de la Loire. Cette position fait suite aux récents accords sur ce sujet des préfectures de Vendée, Deux-Sèvres et Vienne, puis de la décision de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne d’envisager une aide publique de 28 millions d’euros.

L’histoire se répète dans cette pointe orientale du Marais Poitevin. Après un projet autoroutier, l’implantation d’un incinérateur de déchets ménagers, . . . , un nouveau collectif s’est formé. Sous la bannière « Bassines, non merci ! »,  ce collectif citoyen s’élève contre la construction de dix-neuf retenues d’eau de substitution dont quinze en Deux-Sèvres, deux en Charente-Maritime et deux dans la Vienne.

Au départ de la mairie d’Amuré, 1500 personnes, toutes générations confondues, ont parcouru près de deux kilomètres pour rejoindre le site d’une éventuelle retenue de substitution.

Différents mouvements et associations ont rejoint ce collectif citoyen. « On a vraiment demandé aujourd’hui à ce que les appartenances des uns et des autres ne figurent pas, » précise M. Julien Le Guet, l’un des coordinateurs du collectif. « Des partis politiques sont clairement opposés aux projets de bassines sans ambiguïté. Ils ont communiqué dans ce domaine-là et ils ont joué le jeu. »

La retenue d’eau de substitution d’Amuré serait située dans ce périmètre.

De quoi parle-t-on ? C’est un projet de réserves artificielles. D’immenses ouvrages en plein milieu de la plaine céréalière consistant à décaisser sur cinq mètres de profondeur le calcaire, récupérer tous les gravats pour faire des buttes en périphérie, avec des digues de dix mètres de haut, le tout pour stocker de l’eau. Tout l’argumentaire des porteurs du projet est de dire qu’on prendra l’eau en hiver de manière à ne pas taper dans la nappe phréatique en été.

M. Julien Le Guet, l’un des coordonnateurs du collectif citoyen formé contre le projet de construction de dix-neuf « bassines ».

M. Le Guet explique : « C’est le principe de la substitution. Principe qu’on révoque largement parce que nous sommes tout à fait conscients que le volume global prélevé sera supérieur à ce qu’il est aujourd’hui. Donc ce n’est pas une substitution. Et, à ce titre-là, l’Agence de l’eau ne devrait jamais financer un tel ouvrage. Le communiqué de l’Agence de l’eau prétend parler d’un projet d’intérêt général quand il ne concerne que 10% des 11% des irrigants du Poitou-Charentes. On est vraiment dans un projet qui va coûter très très cher pour une minorité. Nous avons pris conscience aujourd’hui de l’énormité du financement de ce projet très local. Le budget global de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne est de 65 millions d’euros. Sur ces 65 millions d’euros, pour 2018, 28 millions d’euros sont ciblés sur les dix-neuf réserves de substitution. Ça veut dire qu’il ne va pas rester beaucoup d’argent pour la protection des captages d’eau potable. Ça veut dire aussi qu’il ne va pas y avoir beaucoup de fonds pour permettre d’aller vers une agriculture si ce n’est raisonnée au moins raisonnable. Et on essaie de nous faire croire rétroactivement qu’on va réussir à imposer des cahiers des charges pour un mieux disant environnemental. L’Agence de l’eau commence à comprendre que l’écoconditionnalité est la condition sine qua non et obligatoire si on veut parler d’intérêt général. Ce qui est honteux aujourd’hui c’est qu’on essaie de dissocier deux problèmes qui sont les mêmes, à savoir, l’eau. Disons que d’un côté, on va gérer la quantité, l’autre côté on va gérer la qualité. En fait, avec les bassines, on va juste promouvoir les agricultures de plus en plus polluantes, ce qui va rendre la dépollution des eaux, notamment l’eau potable, de plus en plus chère ».

« Nous ne savons pas comment l’Europe va prendre ça, poursuit le coordonnateur. Comment l’Europe va exiger à la fois que la France respecte la Loi sur l’eau et l’objectif d’atteindre des rivières en bon état écologique en continuant à financer ce type d’exploitation agricole. On met toujours en avant des projets vertueux. Il y en a quelques uns au sein des porteurs de bassines, c’est portion congrue. L’essentiel, on le sait bien, c’est pour faire du maïs grain. On met en avant le soutien aux éleveurs, c’est moins de 10% du maïs qui sera fait sur ces bassines qui seront consacrés au maïs d’ensilage. On essaie de nous faire croire que ce projet permettra aux éleveurs de se maintenir. Au contraire, il va les étrangler parce qu’il n’y aura plus d’eau dans le marais, plus d’eau en été, et les prairies ne seront plus prospères. On essaie de nous faire croire que ce type de dispositif va permettre aux jeunes de s’installer. Allons faire l’analyse de ce qui s’est passé en sud-Vendée sur l’Autize. Voilà dix ans que des bassines voisinent cette rivière. Est-ce qu’elles ont vraiment permis l’installation des jeunes, ou est-ce qu’au contraire elles mettent en place des exploitations de 500 à 1000 hectares que seuls des géants peuvent reprendre ? Les porteurs de projets sont d’énormes exploitations qui transforment notre eau en quelques grains d’or, lesquels vont être mis sur le marché international. Donc là, le discours qui consiste à dire que c’est une agriculture pour nourrir le territoire, elle ne tient pas. »

Le collectif citoyen estime que le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin est « honteusement pour le projet bassines. Ce parc a perdu son label, il y a quelques années parce qu’on avait mis en évidence qu’il n’était pas l’outil pour mettre en place un modèle agricole compatible avec la biodiversité de ce territoire. Il est en train de faire exactement les mêmes erreurs. Erreurs de soutien d’un projet autoroutier qui n’avait rien à faire ici avec un impact majeur en terme de biodiversité. Ça veut dire qu’il n’a rien compris à la demande du territoire. Aujourd’hui, les gens sont prêts à se nourrir des produits récoltés sur ce territoire. Or, on continue à subventionner l’agriculture qui détruit cette agriculture-là ».

L’objectif du collectif citoyen était la formation d’une chaîne humaine qui a réussi à faire le tour de cette immense bassine, à savoir cet immense cratère d’1,7 km de périmètre, couvrant 18 hectares. En dépit du mauvais temps, un rapide comptage a enregistré 1500 participants de toutes générations. « Ça montre vraiment qu’il y a un mécontentement de la population. Cette construction n’est pas du tout estimée comme un projet d’intérêt général », peut-on conclure.

Photos et propos recueillis par Gilles PETIT

Fontenay-Le-Comte : le gala de SALAM DANSE ORIENTALE les 17 et 18 juin 2017

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L’association SALAM DANSE ORIENTALE (influence égyptienne) offre tous les deux ans un somptueux gala à un millier de spectateurs et devant les caméras de Capt’Action79. Les 17 et 18 juin 2017, sous le titre « Shayna et les Merveilles du Nil », les danseuses seront de retour sur la scène de l’Espace Culturel René-Cassin-La Gare de Fontenay-Le-Comte (France 85). Il est prudent de réserver vos places dès maintenant.

Voici maintenant 17 ans que Mme Karine JUVENAL (alias Shayna), professeur chorégraphe, fait danser le Pays de Fontenay-Le-Comte au sein de Salam Danse Orientale, une association qui compte aujourd’hui plus d’une centaine d’élèves.

Forte de ses expériences et de ses nombreux stages de perfectionnement auprès des plus grands noms de la scène orientale, Karine JUVENAL a préparé les chorégraphies de la section « Elite » de l’association et des différents niveaux des élèves.

Il faut bien deux années de travail pour offrir des tableaux époustouflants aux couleurs lumineuses sur des mises en scène aussi bien aériennes que millimétrées. En habits de lumière, les danseuses, petites et grandes, transportent les spectateurs dans l’univers des Mille et une Nuits et assurent un spectacle de qualité inspiré des danses égyptiennes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Gilles PETIT

 

Revivez en vidéo des extraits du Gala 2015 :

 

 

 

« Shayna et les Merveilles du Nil », samedi 17 juin 2017 à 20h30 et dimanche 18 juin 2017 à 15h30, à l’Espace culturel René-Cassin-La Gare, à Fontenay-Le-Comte (85). Tarifs : 7€ (moins de 10 ans), 14€ (adulte). Réservations à la billetterie du Centre culturel Leclerc (tél. : 02 51 50 13 15), avenue du Général-de-Gaulle à Fontenay-Le-Comte.

Contact Salam Danse orientale : tél. 06.81.96.45.15 ou courriel asso.salam.85@orange.fr

COULON (79) : indésirables sur la Maison du Marais Poitevin, les pigeons ont retrouvé leurs boulins

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A Coulon, les pigeons de la place de l’Écu avaient été chassés de leurs boulins ancestraux. En cause, une sur-production de « colombine », à savoir la fiente des pigeons. Le maire de cette petite commune maraîchine voulait les faire partir en obstruant les boulins. Dès le lendemain du tournage d’un reportage TV sur le sujet, les pigeons ont retrouvé leur habitat.

Le pigeonnier dont on parle est construit dans un mur orné d’une remarquable fenêtre à meneaux sur laquelle figure un Écu. Ce mur est situé sur la face nord de la bâtisse qui héberge la Maison du Marais Poitevin, l’écomusée-phare du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin.

Appartenant à la municipalité coulonnaise, « cette maison est citée dans de nombreux documents tels que dans l’aveu du 11 octobre 1709, rendu au seigneur de Benet par Dame Suzanne de Saint-Gellais De Lusignan, veuve de Messire Claude De Bellevielle, chevalier seigneur de Coullon », nous informent les locaux MM. Jacques Altmeyer-Carrio et Jean-Louis Gibaud dans leur ouvrage « Histoire de Coulon de A à Z » (chez Geste Editions).

Selon M. Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc dit Viollet-le-Duc, l’un des architectes français les plus célèbres du XIXe siècle, un pigeonnier est un «bâtiment destiné à contenir des troupes de pigeons et à leur permettre de pondre et de couver leurs œufs à l’abri des intempéries». Appelés boulins, ces abris sont des espaces aménagés dans lesquels niche un couple de pigeons. Le colombier ou pigeonnier est un patrimoine symbolique qui conférait à la demeure un prestige indéniable.

Dès l’Antiquité, les historiens mentionnent l’élevage des pigeons en volière sur le pourtour de la Méditerranée et au Moyen Orient. Le plus ancien remonterait au XVIème siècle avant notre ère. A cette époque, l’élevage des pigeons avait pour objectif premier, la production d’engrais. C’est lors des Conquêtes de l’Empire Romain et, plus tard, des Croisades que l’art d’élever des pigeons et de construire des pigeonniers s’est répandu en Europe. En France, on ne connait pas d’exemples de colombiers antérieurs au Moyen-âge. Le développement de l’élevage du pigeon est né de la nécessité de trouver des compléments à une alimentation composée surtout de céréales. Au moyen-âge, la viande était un luxe. La deuxième fonction du colombier était la production de colombine, très recherchée comme engrais pour les cultures exigeantes telles que la vigne, les jardins potagers ou les vergers. C’était une source de revenus qui figurait même sur les contrats de mariage (en Quercy).

Jusqu’à la moitié du XIXème siècle, le pigeon, en tant que denrée alimentaire et pourvoyeur d’engrais, tenait encore une place importante (Source : pigeonniers-de-france.chez-alice.fr).

Depuis février dernier, les boulins étaient obstrués par des pierres, placées par des employés communaux. Photo Gilles PETIT

Pendant de longues années, les nombreux touristes qui traversaient la petite place de l’Écu à Coulon photographiaient cette façade avec sa fenêtre à meneaux, son Écu et ses 81 boulins alors non occupés. Les pigeons sont arrivés petit à petit. Aujourd’hui, ils sont une dizaine installés dans cet illustre immeuble. Et laissent forcément les traces que l’on imagine.

« Cela fait des mois que les déjections de ces animaux s’accumulent tant sur les toitures environnantes qu’au sol, sous leur lieu d’habitat », avait expliqué, au maire Michel Simon, un voisin, dans un courrier adressé le 1er janvier dernier. Cet habitant avait notamment écrit avoir « contacté la Direction des Services Sanitaires de Niort pour savoir ce qu’il en était de ces volatiles sauvages. Il [lui] a été répondu qu’effectivement la présence des pigeons générait des risques et qu’il incombait au maire de prendre les mesures nécessaires ».

Datée du 7 janvier 2017, la réponse de M. Simon était ferme : « Je suis tout à fait conscient de ces désagréments et surtout des risques que cette colonisation peut engendrer et je demande de suite aux agents des services municipaux : 1- de procéder rapidement au nettoyage de tous les lieux et équipements souillés (trottoirs, lampadaires, toitures. . .  ; 2- de capturer un maximum d’oiseaux nichant à cet endroit ; 3- de prévoir un système de fermeture du pigeonnier afin de supprimer ce lieu de nidification ».

« A ce jour, déclare le voisin, le nettoyage n’a été effectué qu’une fois (la semaine de réception du courrier par le maire), et de façon incomplète (seul le sol en a bénéficié). Nous sommes donc revenus à la case départ. Deux pigeons ont été attrapés par les employés municipaux. Tous les autres continuent à nicher sous la toiture ou à se poser sur la fenêtre à meneaux, continuant donc à dégrader et souiller l’endroit ».

Ce riverain affirme : « Dans mon courrier, je n’ai pas parlé des dégradations que leur présence engendrait au niveau de la fenêtre et des boulins (morceaux de pierre jonchant le sol, rongés par les fientes et les coups de bec) parce que ce n’était pas un «levier » suffisant pour faire réagir le maire. J’ai donc découvert avec effarement que les employés avaient bouché l’accès aux trous avec des pierres (certaines rentrées en force à l’aide d’une petite masse) au lieu de mettre du grillage à l’intérieur, invisible et protecteur de l’ouvrage, comme cela se fait partout ailleurs ».

« Que dire ? » s’interroge-t-il, « Au lieu de protéger l’endroit comme [il] pensai[t] qu’il le ferait, [le maire] a accentué sa détérioration ».

Même avec des pierres enfoncées dans les boulins, les pigeons ne sont pas partis. Ils dormaient posés sur les fils électriques qui courent sous l’avant-toit.

Une équipe de la chaîne de télévision France 3 Poitou-Charentes s’est intéressée au sujet. Elle s’est rendue sur place, mercredi 15 mars 2017. Tous les protagonistes ont été interviewés, hormis les pigeons qui s’étaient absentés pour la journée. Dans son interview, M. Michel Simon, maire de Coulon, a expliqué avoir choisi cette solution radicale, mais provisoire. Selon lui : « Mettre du grillage nécessitait de percer des trous avec le risque de vraiment dégrader la façade ! » C’est exact. Cependant, tout bricoleur sait que le grillage peut être façonné à souhait, sans outil spécifique, et placé dans un espace par effet de clipsage. Surtout s’il est assez fin pour être dissimulé. Ceci 81 fois sur mesure.

Devant la caméra, le maire a aussi informé que les pierres seraient enlevées à la fin du mois de mars. En fait, des agents municipaux sont intervenus dès le lendemain, jeudi 16 mars 2017, pour libérer l’entrée des boulins.

Retour à la case départ. Voilà ce que l’on appelle, l’influence (involontaire) des médias.

 Gilles PETIT


À Fontenay, les volatiles vont se faire pigeonner

Afin de réguler la population de pigeons, la ville de Fontenay-le-Comte (Vendée) a fait fabriquer un pigeonnier qui abritera les volatiles et permettra de contrôler les naissances. Fientes dans les rues, dans les gouttières, cadavres. . . La population importante de pigeons dans les centres villes cause des dégâts et des désagréments. Afin de stopper l’augmentation des pigeons, la ville de Fontenay-le-Comte a décidé de se doter d’un pigeonnier. . . contraceptif.

Ce dispositif a pour objectif de réguler la population, en attirant les couples : 72 nichoirs les attendent, et en stérilisant les œufs, mais pas tous. Car comme tous les animaux qui forment des colonies, ils ont un très fort instinct de survie : ainsi, « nous ne détruirons pas tous les œufs, nous en laisserons un pour chaque couple afin qu’ils reviennent au pigeonnier », explique M. Stéphane Bouillaud, conseiller à l’environnement de la ville.

À Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), un employé communal est chargé de secouer les œufs, geste qui tue l’embryon, mais n’empêche pas la pigeonne de couver. (Michèle BESSON Ouest-France)

8ème VENDÉE GLOBE : le film de l’arrivée du vainqueur Armel Le Cléac’h, jeudi 19 janvier 2017 aux Sables d’Olonne (85)

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« Premier, sinon rien », Armel Le Cléac’h visait « encore plus haut », après ses deuxième places lors des deux précédentes éditions du Vendée Globe. Il l’a fait. Capt’Action79 était présent à son arrivée aux Sables d’Olonne.

Cette fois, le « chacal » Armel Le Cléac’h, navigateur solitaire, a pleinement réussi son tour du monde, sans escale et sans assistance. Revivez son arrivée aux Sables d’Olonne, le jeudi 19 janvier 2017. Une réalisation Capt’Action79 : https://youtu.be/NEYFjq1JsZ0 .

Le Vendée Globe est la course autour du monde à la voile la plus difficile et la plus célèbre. Surnommé « l’Everest des mers », il consiste à faire le tour de la planète en solitaire, sans escale et sans assistance, au départ et à l’arrivée des Sables d’Olonne, en doublant les trois grands caps mythiques : cap de Bonne Espérance au sud de l’Afrique du Sud, cap Leeuwin au sud de l’Australie et le fameux Cap Horn à la pointe de l’Amérique du Sud. La course traverse les océans Atlantique Sud et Atlantique Nord avant de faire le tour du continent Antarctique, traverser l’océan Indien, puis l’océan Pacifique. A l’instar de tous les grands événements sportifs internationaux (Jeux Olympiques, Coupe du monde de football,…), il est organisé tous les quatre ans depuis 1989. Cette épreuve impitoyable, à la fois aventure humaine et technologique, se court sur des voiliers monocoques de soixante pieds, soit 18,28 m : les IMOCA.

Gilles PETIT

8ème Vendée Globe : pour le suisse Alan Roura, le baptême de son bateau et le départ d’un rêve.

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Le 6 novembre 2016 aux Sables d’Olonne, le skipper suisse Alan Roura a pris le départ de son premier Vendée Globe, sur Superbigou, le célèbre 60 pieds Imoca que Bernard Stamm a construit au fond de son jardin à Lesconil (Finistère). Ce bateau a été baptisé LA FABRIQUE trois jours avant de s’élancer dans ce tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance.

Alan Roura (SUI), skipper La Fabrique, Photo Vincent Curutchet / DPPI
Alan Roura (SUI), skipper La Fabrique, Photo Vincent Curutchet / DPPI/Vendée Globe

La biographie d’Alan Roura est éloquente : « Après une enfance bercée au clapotis du Léman puis une adolescence traversée sur l’Atlantique et le Pacifique, Alan s’est très tôt lancé le défi d’accomplir ses rêves de course au large. À 13 ans, il choisit d’arrêter sa scolarité pour poursuivre son apprentissage à l’école de la vie et s’acheter son premier bateau. À 20 ans, il participe à sa première course en solitaire, la Mini Transat 2013 (traversée de l’Atlantique en solitaire, à bord d’un voilier de 6.50m). L’année suivante, il récidive au chapitre du solo sur le parcours légendaire de la Route du Rhum. En 2015, il part en double sur la Transat Jacques Vabre. Trois chemins riches d’enseignements qui le mèneront au départ du 8ème Vendée Globe, où la valeur n’a jamais attendu le nombre d’années. »

 

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« C’est vraiment, vraiment, une première victoire que d’être à ma place, presqu’au départ, à côté de tous ces autres bateaux, » aux sables d’Olonne, s’étonne Alan Roura.

Alan Roura clame haut et fort sincèrement : « Participer au Vendée Globe est un rêve, avoué ou non, que chaque marin porte au fond de lui. Avant la Mini Transat, j’y pensais mais pas forcément dans un futur proche. A l’arrivée, je me suis dit « Pourquoi attendre ? » Je n’ai pas un profil de régatier mais d’aventurier, je ne me voyais donc pas intégrer une classe comme celle des Figaro, qui ne me ressemble pas, juste pour avoir un parcours dit traditionnel. Ce que je souhaite, c’est le large, le solitaire, pour raconter de belles histoires. Comme à la belle époque ! » On croirait entendre le Suisse Bernard Stamm dans les propos du Genevois.

Le bateau qui porte toujours son nom de baptême Superbigou, court sous les couleurs de La Fabrique, le nouveau complexe « restaurant-musée interactif-magasin du producteur » de la société Cornu SA ainsi que celles du collectif « Un Vendée pour la Suisse », regroupant Ropeye, 7 Seas, Ino-Rope et plusieurs entreprises et collectivités suisses dont le Canton de Genève. A son bord, Bernard Stamm a pris le départ du Vendée Globe 2000-2001 ; il a ensuite battu le record de la traversée de l’Atlantique en monocoque, puis a remporté à deux reprises Around Alone, le tour du monde en solitaire avec escales. Depuis son lancement en juillet 2000, il a navigué sous les couleurs de Armor Lux/Foie gras Bizac, puis Bobst Group/Armor Lux, Cheminées Poujoulat/Armor Lux, Cheminées Poujoulat, We Are Water et enfin La Fabrique. A noter que le bateau porte toujours le numéro 7, le chiffre « fétiche » de Bernard Stamm.

Official skippers group picture during prestart of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France on october 15th, 2016 - Photo jean-Marie Liot / DPPI
La photo officielle des skippers qui ont pris le départ du Vendee Globe 2016-2017 aux Sables d’Olonne, en France. Photo Jean-Marie Liot / DPPI
Le skipper le plus âgé l'américain Rich Wilson (à Gauche) en compagnie du plus jeune le suisse Alan Roura.
Le skipper le plus âgé l’américain Rich Wilson (à gauche) en compagnie du plus jeune le suisse Alan Roura.

Le Vendée Globe 2016, ce sont 29 concurrents dont 14 bizuths qui dormiront en moyenne moins de 5h/jour sur l’ensemble de la course ; un ancien vainqueur au départ, Vincent Riou en 2004-2005 ; 10 nationalités au départ avec, pour la 1ère fois, un Japonais, un Néo-Zélandais, un Hollandais et un Irlandais ; le plus jeune participant, le suisse Alan Roura a 23 ans, le plus âgé, l’Américain Rich Wilson a 66 ans.

L’histoire de la course en chiffres : 1989 : 1ère édition du Vendée Globe ; 2016 : 8ème édition ; 40 000 km : Tour du monde par les trois caps (Bonne Espérance / Leeuwin / Horn) ; 78 jours 2 heures et 16 minutes : le plus rapide (record de François Gabart sur l’édition de 2012-2013) ; 163 jours 3 heures et 9 minutes : le plus lent (Jean-François Coste sur le première édition 1989-1990) ; 3 heures et 17 minutes : plus petit écart à l’arrivée sur la 7ème édition (2012-2013) entre le vainqueur François Gabart et son dauphin Armel Le Cléac’h ; 7 jours 11 heures et 50 minutes : plus grand écart à l’arrivée entre le vainqueur et son dauphin sur le Vendée Globe 1996-1997 entre Christophe Auguin et Marc Thiercelin ; 65 jours : l’écart le plus long entre le premier et le dernier, 4ème édition 2000-2001 entre le vainqueur Michel Desjoyeaux et le dernier Pasquale de Gregorio ; 1 mois gagné entre le premier vainqueur Titouan Lamazou (109 jours en 1989-1990) et François Gabart (vainqueur en 78 jours en 2012-2013) ; 83 skippers dont 7 femmes ont déjà pris le départ.

 

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN : Damvix (Vendée), un village en fête à la mi-août.

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Durant la saison estivale, de nombreuses communes du Marais Poitevin organisent leur grande journée festive. A la mi-août, des Vendéens proposent « Damvix en fête ! ».  Clin d’œil aux Damvitaises et Damvitais qui, en costumes d’époque, ont offert, dimanche 14 août 2016, un copieux programme : vide-greniers, brocante, fête foraine, marché de produits locaux, expositions, danses folkloriques, . . . et même un vrai-faux mariage avec un vrai maire, un faux curé et des mariés peu ordinaires.

DAMVIX Noces villageoises 14 août 2016 Photo Gilles PETIT 4693
Dans les fêtes de villages en Marais Mouillés du Marais Poitevin, la reconstitution des activités d’antan, par voie d’eau, représente toujours une animation très attendue par le public. La noce villageoise, arrivant en barques sur la Sèvre Niortaise, constitue donc un double événement.

Damvix est un village touristique vendéen construit, en grande partie, sur la rive droite de la Sèvre Niortaise, dans un site appelé « La Venise Verte » dans le Marais Poitevin. Selon le site internet officiel de la commune damvix.fr : « L’appellation Damvix reste quelque peu mystérieuse. Selon l’église, sous le nom de « Datunum » ou « Domnovito », Damvix aurait été donné, vers 1010, à l’abbaye de Saint-Maixent par Guillaume V, comte du Poitou. Selon d’autres recherches le nom de Damvix serait beaucoup plus ancien puisque remontant à l’époque des invasions romaines. Damvix viendrait alors du latin Dam Vix contraction de Damnum Viccus, signifiant « village maudit » ou « bourg des damnés ». Selon d’autres recherches encore, il paraîtrait que le village se soit surnommé « la porte de l’enfer » à l’époque du bagne de Cayenne, époque où les prisonniers devaient traverser nos marais pour rejoindre le port d’embarquement de La Rochelle. Une autre origine, plus réaliste, est souvent évoquée. Damvix serait peut-être tout simplement à rattacher à Saint Guy, saint patron de l’église : Dominus Vitus ou Dominus Vicus en latin.« 

Peu importe les origines de son nom, Damvix vit paisiblement dans son écrin de verdure baignée par le principal fleuve qui irrigue le Marais Poitevin, à  savoir la Sèvre Niortaise.

DAMVIX Noces villageoises Photo Gilles PETIT 4684
Le cortège nuptial a descendu la Sèvre Niortaise jusqu’au port de Damvix. A l’époque, le seul moyen de transport possible était par voie d’eau.

DAMVIX en fête Affiche 14_aout_2016-2Dimanche 14 août 2016, « Damvix en fête » a débuté dès 6 heures, et pour toute la journée, par un vide-greniers et une brocante, bien achalandés. Mais aussi avec une mini fête foraine avec ses jeux et ses stands de produits les plus divers, un mini marché de produits locaux, un grand espace de jeux et jouets en bois, de grandes tablées pour déguster le traditionnel « grillé de mogettes-jambon », . . . , et un plateau scénique proposant des danses folkloriques, la prestation du conteur vendéen Christophe Noulet (prix Talent 2015 des artistes du Marais poitevin, catégorie arts vivants), et la vraie-fausse cérémonie de mariage.

Avec la participation des Damvitaises et Damvitais, petits et grands, le Comité d’Animation de Damvix, présidé par Alain Barrandon, aidé par l’Union des commerçants et artisans, ont fait le maximum pour que cette fête villageoise reste inoubliable pour les visiteurs qu’ils soient locaux ou de passage. Tous ont fait le plein d’images, lesquelles sont désormais enregistrées dans les appareils photos. Jusqu’à l’année prochaine.

« Damvix en fête ! » Tous les ans, le dimanche proche du 15 août. Renseignements au tél. : 02.51.51.78.53.

Un grand merci pour leur accueil au président du Comité d’animation Alain Barrandon et à l’artiste peintre-vannier Jean-Claude Meunier (ancien élève des Beaux-Arts) .

Gilles PETIT