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MAGNE (79) : La saison 2019 des expositions au Four Pontet

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Au sein du 1er Salon de Printemps à Magné (79), vingt artistes amateurs locaux ont ouvert ensemble la saison 2019 de l’Espace culturel en compagnie des Ateliers du Four Pontet. L’ouverture d’une nouvelle saison d’expositions au Four Pontet concoctée par la nouvelle équipe de l’association Les Amis du Four Pontet et de la Culture, présidée par Thierry Larrat. Tout un programme.

Le 1er Salon de Printemps réunit une vingtaine d’artistes locaux à l’Espace culturel du Four Pontet à Magné. Photo Gilles PETIT

Avec son four à deux étages et son tour de potier, le Four Pontet a conservé le souvenir de son ancienne activité, à savoir la confection de poteries. Au service des arts plastiques depuis 1998, l’Espace culturel du Four Pontet a déjà hébergé plus de 350 expositions, 852 artistes et environ 100 000 visiteurs.

Au fil de l’exposition … Photos Gilles PETIT

Du 26 au 28 avril 2019, l’Espace a accueilli 73 œuvres des artistes magnésiens : Odile Bonnefoi (acrylique), Réjane Cartier (pastel sec), Violetta Cenzano (acrylique, dessin), Christiane Charmy (acrylique, huile), Jean-Claude Daroux (gravure technique burin), Danielle Debono (dessin, fusain), Martine Delaune (pastel sec), Maguy Dubreuil (huile), Chantal Gadreau (pastel), Maryvonne Gazeau (pastel sec, acrylique), Jean-Marc Houllier (dessin), Jocelyne Jenty (aquarelle), Jacqueline Grégoire (huile), Damien Larrat (technique mixte), Thierry Larrat (sculpture), Hélène Moreau (pastel sec), André Prunier (aquarelle), Catherine Saunier (pastel sec), Majade Rihault (pastel sec, pastel à l’huile, acrylique), et Christiane Wavrant (huile, sculpture).

 

 

 

 

La suite du programme 2019 de la saison d’expositions au Four Pontet :

1er au 15 mai : Paulove (technique des maitres anciens); 16 au 29 mai : D. Filiatre; 30 mai au 12 juin : Pierre Auzanneau (peintre graveur) et Richard Métais (sculpture métal); 13 au 26 juin : Gérard Teillay (photographie Un autre regard sur le handicap) ; 27 juin au 10 juillet : V. Thévenoux et Edmond Yawovi Seddoh (peinture); 11 au 17 juillet : Nathalie Sabourin (aquarelle); les 20 et 21 juillet : les invités d’honneur du 31ème Festival international de Peinture de Magné, Hélène Nué (gravure), Jean-Pierre Gendis (sculpture) et « les peintres de Corée du Sud »; 24 juillet au 7 août : Aline Decrouez (peinture volumétrique); 8 au 21 août : Catherine Chauviré (dessin, peinture, pastel, aquarelle); 22 août au 4 septembre : Françoise Bousseau-Janon (technique mixte) et Van Mo (peinture spéciale); 5 au 18 septembre : S. Puma (peinture) et Ocio Shelleigh (huile, pastel à l’huile); 19 septembre au 2 octobre : les Journées du patrimoine; 3 au 16 octobre : Jean-Claude Daroux (gravure) et J.C. Ferrand (sculpture); 17 au 23 octobre : exposition des œuvres primées à l’issue du festival international de peinture.

Entrée libre. Espace culturel du Four Pontet, 5 quai de la Sèvre Niortaise à Magné (79460 Deux-Sèvres France) – Courriel : fourpontet@magneculture.fr – Internet : http://www.magneculture.fr

 

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Seize ans déjà : le 8 mai 2003 on repêchait « L’enfant de la Conche » à Coulon (79 France)

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Le 16 juillet 2003, Alice Géraud, journaliste à Libération, écrivait : « Elle n’a pas de nom. Pas d’âge. Pas de visage. Les gendarmes disent «la fille», parfois «la femme». Le curé du village, lui, préfère parler de «la maman». Ils ne savent rien d’elle. Si ce n’est qu’elle a dû accoucher d’un garçon fin avril, début mai. Le corps du nouveau-né a été retrouvé le 8 mai dans l’eau d’un canal du Marais poitevin ».

Le 8 mai 2003 était une journée quasi estivale dans le Marais Poitevin. Particulièrement à Coulon (Deux-Sèvres France), « capitale » de la Venise Verte. Ce jour-là, cette seconde zone humide de France offrait d’agréables balades aux nombreux promeneurs.  Notamment le long du canal de la Rive droite de la Sèvre Niortaise, communément appelé la Rigole du Grand-Coin. C’est dans cette cathédrale de verdure, qu’en milieu d’après-midi, un homme remarque un objet flottant accroché aux herbes. Avec l’aide de ses amis, ils  repêchent une besace noire de marque Centrix, lestée d’un poids. A l’intérieur, un banal sac poubelle dans lequel ils découvrent le corps d’un nouveau-né.

Une cellule « Grand Coin »

Une cellule, intitulée « Grand Coin », composée de six gendarmes de la brigade de recherche départementale de Niort est alors constituée. Les militaires sont entièrement mobilisés pour identifier le bébé et retrouver sa maman. Sous le contrôle du juge d’instruction de Niort, ils ont procédé à des centaines de vérifications. Ils ont contrôlé tous les campings, gîtes et hôtels de la région, vérifié toutes les rumeurs qui circulaient sur cette affaire. Des plongeurs ont minutieusement inspecté le cours d’eau à la recherche du moindre indice. Coulon étant située en limite de trois départements, l’enquête s’est poursuivie en Vendée et Charente-Maritime. Les enquêteurs ont même fait appel à l’hypnose pour aider un témoin à éclaircir ses souvenirs. Ce dernier aurait assisté à une animation inhabituelle près de la rigole où le promeneur a repêché la besace.

Cette besace à bandoulière a fait l’objet de toutes les attentions de la part des enquêteurs. Ceux-ci étaient même prêts à interroger tous les propriétaires de ce sac très particulier (il s’agit d’un objet publicitaire largement distribué en entreprises sur lequel figure le logo de celles-ci, une marque soigneusement découpée) resté immergé au fond de l’eau «au moins neuf à dix jours». «Il était très abîmé», explique-t-on. On imagine l’état du nouveau-né qui ne portait pas de trace de violences . « Juste un corps de nourrisson. De sexe masculin, de type européen. Sans vêtement ni signe distinctif. Et sans passé, forcément ! » précisait Alice Géraud.

Seize ans plus tard, on ignore toujours si l’enfant est mort-né ou s’il a vécu. L’autopsie n’a donné aucune certitude. Du côté de la maman, les enquêteurs ont cherché une femme ayant pu être enceinte ce printemps-là. Ils ont comparé les grossesses déclarées et les naissances enregistrées dans les trois départements. Mais elle a pu cacher sa maternité et/ou accoucher seule. Ils ont aussi recoupé l’affaire avec les précédents dossiers d’infanticides et d’abandon d’enfant sur leur juridiction.

La municipalité se substitue à la famille.

Durant l’enquête, le curé du village, le père Michel Châtaigner, a écrit au maire pour demander que le corps du bébé soit «dignement inhumé» en souhaitant : «Il faudrait respecter la religion de la maman. Enfin, si on la retrouve.» Les enquêteurs n’ont pas retrouvé cette personne.

Finalement, comme le prévoit la législation, selon le délai d’instruction et s’il n’y a pas d’identification, le corps doit revenir à la commune du lieu de la découverte. S’adressant au Conseil municipal de Coulon, dès le 13 mai 2003, le maire de l’époque Michel Grasset annonçait : « la commune devra assumer si nécessaire. Dans cette hypothèse, la municipalité devra offrir une sépulture à la petite victime. La crémation est proscrite dans l’éventualité où la famille réclamerait ultérieurement son corps.« 

Début octobre 2003, le petit corps a effectivement été rendu à la commune de Coulon. Il a été inhumé le mercredi 15 octobre à 10h30 dans le cimetière communal à l’issue d’une cérémonie solennelle en présence de la municipalité, du curé, d’un pasteur, de représentants de la Gendarmerie et de l’Etat, accompagnés de quelques Coulonnais. Les dépenses (mise en bière, transport de corps, plaque, gerbe de fleurs…) ont été prises en charge par la collectivité locale.

Depuis ce jour, la petite tombe de « L’enfant de la Conche » est régulièrement entretenue par des anonymes.

Gilles PETIT

COULON – MAGNE : le Centre Social et Culturel du Marais entre nouveau et renouveau !

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À 33 ans, le Centre Social et Culturel du Marais renaît après une seconde crise existentielle. Entre des valses à la présidence et à la direction, cette association, qui siège à Coulon (79), repart dans « des conditions de travail saines et motivantes », selon sa nouvelle présidente Estelle Howell.

Le Centre Social et Culturel du Marais siège au bord de Sèvre Niortaise à Coulon.

Né en juillet 1986 dans la continuité de la Maison Pour Tous de Coulon, association pluridisciplinaire, le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) a ouvert ses portes en 1987 à Coulon. Installé dans une maison ancienne reconstruite par la municipalité coulonnaise sur les bords du fleuve Sèvre Niortaise, le CSCM a développé sur sa zone d’influence (à l’origine sur les douze communes du Marais Mouillé) un ensemble d’actions qui l’ont fait connaître comme une véritable structure de développement social et culturel. Encore aujourd’hui, les locaux, les services permanents et les activités sont toujours ouverts à l’ensemble de la population du Marais, toutes générations confondues. Les actions mises en œuvre chaque année ont concerné, en 2018, environ 500 usagers réguliers dont beaucoup d’enfants et de jeunes, ainsi qu’une vingtaine d’associations.

Ces missions d’intérêt général sont conduites avec l’aide de plusieurs partenaires financiers : les communes (essentiellement Coulon et Magné), la Mutualité Sociale Agricole, le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique Magné-Coulon pour la petite enfance et la jeunesse, le Conseil départemental des Deux-Sèvres, l’Europe, l’État français, la Communauté d’Agglomération du Niortais et la Caisse d’allocation familiale des Deux-Sèvres. Cette dernière verse annuellement une prestation de service, par contrat quadriennal. Portant ainsi le budget prévisionnel 2019 du CSCM à 525 490 euros.

Depuis sa naissance, le CSCM s’est considérablement développé sous la houlette de plusieurs présidents ou présidentes et directeurs ou directrices. Malgré quelques vicissitudes, il fonctionnait bien jusqu’à l’arrivée, début 1997, d’un nouveau directeur recruté par voie de concours. M. Dany Le-Tohic a alors bouleversé les « habitudes », créé un nouveau dynamisme en activités tant sociales que culturelles et remonté la trésorerie avec les félicitations de tous. Malheureusement, ce changement s’est accompagné de conflits relationnels entre ce directeur et les salariés. Un problème qui s’est propagé à des bénévoles du Centre, à des responsables d’associations, à la Fédération départementale des Centres sociaux et à certains membres du Conseil d’administration. La Fédération départementale des Centres sociaux avait alors pris les rênes de l’association. Elle avait fourni un professionnel pour gérer les dossiers courants, puis suggéré la nomination, en septembre 2001, d’une nouvelle directrice Marie-Noëlle Louis-Bonnin. L’année 2001 restera la première année noire du CSCM.

L’histoire s’est répétée en 2017. La fièvre est de nouveau montée au CSCM entre le personnel et la directrice. En entamant un mouvement de grève soutenu par des bénévoles, les salariés, qui contestaient le management, attendaient du conseil d’administration qu’il prenne ses responsabilités et tienne ses engagements. Des membres de ce conseil, dont la présidente Nicole Bernard, ont alors démissionné.

Madame Stéphanie Kerdoncuff, par ailleurs conseillère municipale de Coulon, a assuré pendant neuf mois l’intérim à la présidence d’un Conseil d’administration (CA) en cours de renouvellement. Le 20 novembre 2017, ce CA a élu sa présidente Madame Estelle Howell. Enfin, le 29 novembre suivant, le Conseil d’administration et la nouvelle présidente ont licencié la directrice. Un nouveau directeur, Mickaël Abbes, a rapidement été engagé. Cependant, le courant est mal passé entre la présidence et la direction. « On n’est pas resté en amour avec le directeur », regrette Estelle Howell. L’arrivée d’un autre nouveau directeur, Anthony Levrault, et d’une nouvelle comptable Nathalie Sauzeau, ont permis « d’apporter au centre des conditions de travail saines et motivantes », selon la présidente.

Mme Estelle Howell, la nouvelle présidente du Centre Social et Culturel du Marais Photo Gilles Petit

Mme Howell : « Nous sommes très heureux de la nouvelle constitution de notre équipe d’animation, de notre organisation administrative et de l’évolution des activités emploi famille et enfance jeunesse. Nous avons une équipe soudée, détendue, volontaire et dynamique. Ceci a été fait avec un grand souci du respect de notre contrat de projet social et des salariés. La mise en lumière des particularités et des compétences de chacun a permis d’atteindre leurs objectifs personnels, ainsi que ceux du Centre. Formations, optimisation des missions, sécurisation des contrats, accompagnement personnalisé ont été mis en place pour s’assurer du respect des attentes de tous. » Enfin, s’adressant aux adhérents présents à l’assemblée générale du CSCM, qui s’est tenue le 11 avril 2019, la présidente a terminé son rapport moral ainsi : « C’est vous qui portez les projets et on vous accompagne. C’est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur. »

Quant aux représentants des municipalités, Mme Anne-Sophie Guichet, 1ère adjointe au maire de Coulon a expliqué : « On a été présents dans les bons moments, dans les moins bons, et là dans des moments beaucoup plus sereins. Avec Anthony, on vit les choses beaucoup plus sereinement. » Le maire de Magné, M. Gérard Laborderie a constaté : « L’an dernier, c’était l’assemblée générale de la renaissance après une période de turbulences qui nous avait passablement inquiétés. Mais une nouvelle équipe était en train de se mettre en place. Une équipe renouvelée, dirigée, semble-t-il, de main de maître par Anthony. Des activités ont lieu aussi sur Magné, c’est vrai que nous avons des salles à disposition. »

M. Anthony Levrault, nouveau directeur du CSCM. Photo Gilles Petit

Le directeur Anthony Levrault a dressé un rapide rapport d’activité 2018 du CSCM. Il a notamment présenté Mme Amandine Fleur, encore une nouvelle venue depuis novembre 2018, chargée du secteur enfance-jeunesse. Amandine Fleur a expliqué : « de janvier à juin 2018, en enfance, les Temps d’Activités périscolaires (TAPS) existaient sur Coulon et, depuis septembre, Coulon est passé à la semaine d’école de quatre jours, sans les TAPS. Donc, avec l’équipe nous avons fait le choix de monter des opérations sur le temps périscolaire chaque jour le matin ou le soir et les mercredis. » En fait, les enfants coulonnais n’ayant plus école le mercredi matin depuis la rentrée scolaire 2018-2019, un accueil de loisirs a été mis en place le mercredi dès le matin. Leurs camarades de Magné dont les écoles ont conservé la semaine de cinq jours, les rejoignent l’après-midi après le déjeuner.

Parmi les nombreux ateliers culturels ou sportifs, le secteur jeunesse du CSCM a connu une baisse d’activité. L’équipe d’animateurs aimerait renouer le dialogue avec les parents et les jeunes afin de proposer un espace dédié. Ils voudraient permettre aux jeunes de se retrouver dans un lieu d’échanges, d’écoute, de rencontre, de détente et contribuer à développer leur citoyenneté. Mais aussi, impliquer les jeunes dans la construction de leurs temps de loisirs avec l’aide des animateurs.

Importante assistance à l’assemblée générale du CSCM le 11 avril 2019. Photo Gilles Petit

« Ce qui nous rend fiers, aujourd’hui, conclut la présidente Estelle Howell, c’est que le Centre a à nouveau ouvert non seulement ses portes, mais aussi son cœur et ses oreilles pour écouter la parole des habitants et répondre à leurs attentes. »

Gilles PETIT

Centre Social et Culturel du Marais, 3 place de la Coutume 79510 Coulon – Tél : 05 49 35 99 90 – Courriel : contact.lemarais@csc79.org – Site lemarais.csc79.org

 

 

PRIN DEYRANCON (79) : l’unité de méthanisation récupère, transforme et valorise.

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La SAS Déméter Energies a construit une unité de méthanisation sur la commune de Prin-Deyrançon (Deux-Sèvres) au « profit » du village voisin Mauzé-sur-Le-Mignon. Un modèle de transition énergétique qui permet notamment de traiter les effluents d’exploitations agricoles des environs. Un lourd investissement pour un projet innovant.

L’unité de méthanisation a été construite assez loin de Mauzé-sur-Le-Mignon. Dans quelque temps, elle devrait se fondre dans le paysage selon les préconisations du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (document ©WWW.1NFINITY.COM)

Selon la mythologie grecque, Déméter (un nom qui signifierait « la Mère de la Terre ») est la déesse de l’agriculture et des moissons. Demeter est aussi une marque de certification internationale de produits issus de l’agriculture biodynamique, une science agricole inventée dans les années 1920 par l’occultiste autrichien Rudolf Steiner (Source Wikipédia).

Six chiffres donnent une idée du défi que s’est lancé la SAS Déméter Energies, à l’initiative de David Paillat (agriculteurs, éleveurs laitiers à Mauzé-sur-Le-Mignon) et son épouse Vanessa : 12 exploitations agricoles locales adhérentes, 21 000 tonnes de déchets organiques valorisés, 499 KWE de puissance installée en cogénérateur; 180 KWC de solaire en auto consommation; 6 millions d’investissement sur le territoire de l’agglomération niortaise; 5 000 MWH de chaleur valorisée.

La méthanisation est un processus biologique naturel permettant la valorisation de matières organiques (lisier et déchets végétaux) en gaz (méthane CH4). La dégradation de la matière organique par les bactéries en milieu anaérobie chauffée à 44 degrés produit du biogaz. Le méthane contenu dans le biogaz est récupéré pour alimenter un moteur dit de « cogénération » (La cogénération est une double production d’énergie : électricité et chaleur). Ce processus permet l’élimination des polluants, la production d’électricité, de chaleur (eau du circuit de refroidissement du moteur de cogénération) et d’engrais écologique.

Placés ici pour la décoration, ces tracteurs donnent une idée de la taille plutôt modeste des dômes des deux digesteurs. Image Capt’Action79

Déméter Energies a été créée en 2015 par les associés du Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC) Biraud-Paillat. Cette SAS regroupe aujourd’hui au sein de son capital les agriculteurs éleveurs locaux partenaires (bovins lait, bovins viande et caprins) et de grands acteurs régionaux du secteur agricole et des énergies renouvelables (coopératives et syndicat d’énergie).

Entourant ici Madame le préfet des Deux-Sèvres Isabelle David, les agriculteurs partenaires ont guidé par groupe les nombreux invités à l’inauguration, samedi 23 mars 2019. Image Capt’Action79

« Au delà d’une profonde volonté de contribuer à la transition énergétique sur le territoire, cette initiative est née pour faire face au nouveau paysage agricole français qui impose aux agriculteurs de reconsidérer leurs méthodes de producteurs et surtout de les diversifier pour continuer à faire vivre le secteur », précisent les concepteurs de cette unité de méthanisation.

Alimenté par le Biogaz émanant des digesteurs, le cogénérateur produit de l’électricité, distribue une eau de chauffage qui sera bientôt dirigée vers la piscine, le collège, les écoles et la mairie du proche village de Mauzé-sur-Le-Mignon. L’alimentation en électricité interne à l’unité de méthanisation est fournie par les capteurs solaires qui couvrent le bâtiment de stockage des intrants. Image Capt’Action79

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Gilles PETIT

COULON (79): Quand l’administration cultive l’absurde à NiortAgglo

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Ce n’est pas un conte, ni une légende. Il était une fois un ménage résidant à Coulon (Deux-Sèvres) qui reçoit, en deux lettres distinctes, deux factures d’eau / assainissement, datées du 27 octobre 2015, émises par le Syndicat des Eaux du Vivier (SEV), siégeant à Niort, payable au Trésor Public. Réglées en ligne sur le site tipi.budget.gouv.fr, le 24 novembre 2015, l’une d’elle fait aujourd’hui l’objet d’une procédure de recouvrement énigmatique émanant d’un huissier deux-sévrien. Récit d’une partie de ping-pong entre trois services administratifs arbitrée par les consommateurs concernés. Pour un montant total de 41,45 €.

La famille coulonnaise a reçu un courrier, daté du 5 mars 2019, provenant d’une société d’huissier gâtinaise.

Telle que la lettre simple est arrivée, « dans un premier temps nous l’avons jetée dans notre bac à papiers recyclables car nous pensions à une tentative de fishing. Et je m’apprêtais à le signaler aux autorités compétentes. Comme nous n’avons rien à nous reprocher, à notre connaissance », commente le destinataire.

Ce qui les a trompés, c’est d’abord l’enveloppe neutre dénuée de toute indication d’expéditeur sans oblitération postale faisant foi en cas de litige sur la réception et envoyée depuis Paris Sud PIC. Ce genre d’enveloppes éco’pli que l’on peut recevoir régulièrement renfermant ou pas des publicités et autres sollicitations.

Le courrier mentionne la société éditrice, avec son adresse, sans nom d’huissier, sans raison sociale (SIRET, code APE . . .); des lignes sans signification pour le commun des mortels; sans chiffrage ligne par ligne; laissant paraître une ligne « Frais » (« Les frais sont payés par le client, c’est à dire celui qui a recours à l’huissier, sauf décision judiciaire contraire », selon le Guide de l’huissier de justice publié par ooreka, page 16. La nomenclature de ce guide affiche un tarif minimum d’assignation de 40 €); et un montant de recouvrement de 29,54 €, sorti d’on ne sait où, affichant un « prix » se terminant par neuf, seuil psychologique pratiqué dans le commerce et par les arnaques. Il s’agit d’une facture non conforme qui ressemble à un montage de plusieurs photocopies en noir et blanc. Qui, en plus, menace d’une saisie.

« La signature ainsi que le sceau sont de simples représentations que je dirais photocopiées, » estime le Coulonnais qui ajoute « vous savez qu’un sceau est une empreinte destinée à garantir l’authenticité d’un document ou d’une information, et à rendre évidente son éventuelle divulgation ou son altération. La signature et le sceau doivent être propres et originaux sur un document officiel. »

« S’il s’avère que nous avons une dette (c’est possible !), nous la règlerons directement au(x) service(s) concerné(s). Tout ça pour une vingtaine d’euros. C’est absurde, » concluent les intéressés.

Faut-il accorder un quelconque crédit à cette demande de recouvrement ? La question a été posée à la société d’huissier concernée et à la présidente de la Chambre départementale des huissiers. Sans réponse de l’une ou de l’autre, à l’heure où nous publions ces lignes.

L’histoire pourrait s’arrêter là. Mais, l’administration, faisant parfois compliqué au lieu de faire simple, a divisé la facture et multiplié les problèmes. Suivez bien.

On l’a dit, le système de paiement d’une des factures n’a apparemment pas fonctionné. Les faits remontant à quatre ans, les justificatifs informatiques ont disparu. Seuls, les relevés bancaires sur papier que la famille conserve sur dix ans, mentionnent le paiement de la première facture (323,92 €), mais pas celle en question qui concerne une habitation en cours de rénovation. Donc, les Coulonnais veulent désormais s’acquitter de cette dette. Or, la Trésorerie de Niort-Sèvre municipale avait adressé, en deux envois, deux lettres de relance datées du 26 janvier 2016 concernant la dite facture due de 41,45 €.

Pourquoi deux lettres de relance pour un même « Avis de sommes à payer » ? La SEV a expliqué : « Le montant total de la facture de 2015 était de 41,45 €, comportant de l’eau potable (SEV : 21,41 €) et de l’assainissement (CAN : 19,43 €), ainsi que des redevances dues auprès de l’Agence de l’Eau (0,41 €). Les sommes dues à divers titres ou à divers débiteurs ont été éclatées en deux relances, l’une pour la partie «eau potable» et les «redevances dues auprès de l’Agence de l’Eau» (29,54 €), l’autre pour l’assainissement (19,43 €). Cette dernière pourrait faire l’objet d’un prochain courrier d’huissier car, actuellement, vous avez été relancé uniquement sur la partie eau potable et les redevances dues auprès de l’Agence de l’Eau» (29,54 €). La somme des deux montants dus (19,43 € et 29,54 €) ne correspond pas à la facture initialement émise (41,45 €) car, sur la dernière facture reçue de 29,54 € figurent des frais d’huissier. » Rappelons que ces frais sont dus par le donneur d’ordre. Il reste à payer la partie assainissement.

Pour bien comprendre l’absurde de la situation : Imaginons une facture d’épicerie non payée. Le rayon crémerie envoie une lettre de relance au consommateur fautif, le rayon boucherie fait une démarche semblable, le rayon boulangerie aussi, et ainsi de suite. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!

« Lors des relances que nous avons reçues, le 23 février 2016, une personne au bureau d’accueil de la SEV nous avait expliqué que c’était un problème de répartition des sommes perçues entre les deux services eau-assainissement, qu’il n’y avait pas à s’inquiéter. Quant au service de la CAN, il devait étudier le sujet. Nous n’avons pas insisté, nous avons fait confiance, » se souviennent les Coulonnais. Trois ans après, les paroles se sont envolées et les écrits ont disparu.

En l’état actuel de l’enquête, il s’avère que le système de paiement tipi-budget a failli, que quelqu’un de la SEV a failli, que la Communauté d’Agglomération du Niortais a failli. Et que ces abberrations retombent sur l’usager. La famille est disposée à régler la somme demandée sur la facture originale, sans aucun souci, ni retard, auprès de la Trésorerie. Mais elle n’accepte pas le recouvrement demandé. « Notre intégrité est mise en cause. »

Pour l’heure, le service assainissement et eaux pluviales de NiortAgglo et le service facturation du Syndicat des Eaux du Vivier renvoient la responsabilité de cet imbroglio à la Trésorerie de Niort-Sèvre municipale – Amendes. Organisme public qui semble sourd et muet, mais certainement pas aveugle. Quant aux huissiers deux-sévriens, ils n’ont pas encore donné signe de vie. Et dire que nous avons relayé la campagne de communication que cette corporation a largement diffusée cet hiver dans les médias nationaux.

Nous réactualiserons cet article au fur et à mesure de l’évolution de cette affaire.

 

Gilles PETIT

HANDBALL FÉMININ : Coupe de France HBCC domine Le-Havre, les buts et des actions de jeu

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Pour la première fois dans l’histoire du Handball Club de Celles-sur-Belle, l’équipe élite féminine, qui évolue en D2F, va disputer les quarts de finale de la Coupe de France. Les Belles ont battu (27 – 18) en 1/8ème, l’équipe du HAC Handball Le-Havre, samedi 23 février 2019, à domicile.

A l’issue du tirage au sort du 25 février 2019, les Belles recevront Toulon Saint-Cyr Var HB, le mercredi 27 mars 2019 en 1/4 de finale de la Coupe de France. Les heures du début de la rencontre n’est pas encore fixés.

La cerise sur le gâteau d’une superbe saison qui va s’ouvrir sur la seconde phase du championnat de deuxième division, appelée Play Off. Les Deux-sévriennes sont en route vers le titre de championnes de France et, pourquoi pas ! une finale de Coupe de France.

Gilles PETIT

 

Saint-Georges-de-Rex (79), l’ancien maire René MATHE a participé au « grand ouvrage de la vie » du Marais Poitevin

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A propos de « son » Marais, René Mathé disait à qui voulait l’entendre : « le travail laborieux de l’homme, c’est les pyramides ! Le Marais chez nous est un milieu construit, bâti et il faut toujours, toujours, le travailler, l’entretenir, le sauvegarder ! » René Mathé, ancien maire de Saint-Georges-de-Rex, est parti le 1er février 2019, à l’âge de 72 ans. Sans aucun doute, il continuera à veiller sur cette cathédrale de verdure qu’est le Marais Mouillé du Marais Poitevin.

A Coulon, le 15 juin 2014, l’ancien maire de Saint-Georges-de-Rex, René Mathé participait à la remise au Syndicat mixte du label Parc Naturel Régional, par la ministre Ségolène Royal. Photo PNRMP

Mardi 5 février 2019, 10h30, le centre du village de Saint-Georges-de-Rex est fermé à toute circulation automobile. Dans un grand silence, des dizaines de personnes convergent vers le parvis de l’église. Une église trop petite pour accueillir tout ce monde venu de l’ensemble du Marais Poitevin et de la couronne niortaise, dont beaucoup de responsables politiques et d’anciens élus. D’ailleurs, la municipalité locale avait prévu cette affluence en installant un tivoli ouvert, équipé d’une sonorisation permettant de participer à la cérémonie.

Au micro, Clément, l’un des trois enfants du couple René et Jeannick Mathé, a retracé la « carrière » de son père : « Une sensibilité pour ton prochain aura été l’un des moteurs de ton engagement pour ta communauté. Je pense que les Rexois peuvent en témoigner : cinq mandats, 31 ans à la mairie et des réélections à plus de 80% aux premiers tours. » Parallèlement, René Mathé compte 35 ans d’activité au sein du Syndicat mixte du Parc, d’abord Interrégional, puis Naturel Régional, du Marais Poitevin, en charge de l’architecture et de l’urbanisme. Sans oublier son poste de secrétaire au Syndicat intercommunal à vocation unique des Grands Travaux du Marais Poitevin, dont il fut l’un des artisans avec la présidente Mme Ségolène Royal. Des Grands Travaux lancés, le 4 février 1992, par M. François Mitterrand, alors président de la République française.

Clément poursuit : « Nous nous retrouvons donc à Saint-Georges-de-Rex, ce petit village du Marais Poitevin, à quelques kilomètres d’Irleau où tu as vu le jour le vendredi 5 avril 1946 et où, surprise pour la famille Mathé, vous êtes arrivés à deux, Jacques et René. Des jumeaux rejoignant leurs parents Roger et Madeleine et le frère aîné André. »

En mai 1994, René Mathé, alors maire depuis 11 ans, constatait que les projets de Saint-Georges-de-Rex prenaient déjà forme grâce à l’adhésion de sa commune à la Communauté d’Agglomération de Niort. Photo C.O.

Dans un film vidéo, diffusé sur Internet (Dailymotion), René Mathé raconte « je suis né dans le Marais , toute ma famille maternelle et paternelle est liée à ce territoire. J’ai même eu un arrière-grand-père qui a été maire de la commune d’à côté et ma famille était liée aussi à une production du bois, les bois du Marais, les usines de scierie, le contreplaqué que, moi étant enfant, j’ai pratiqué, y compris sur le terrain avec l’exploitation du bois, les chantiers, les abatteurs, donc je suis vraiment un enfant du pays. »

Cependant, René Mathé n’a pas travaillé dans l’entreprise familiale. Selon son fils, « malgré des études loin de nos conches, frênes têtards et peupliers, malgré les voyages pour découvrir culture et patrimoine aux quatre coins du monde, le soixante-huitard revient s’installer avec sa belle dans le Marais. » Puis, en 1980, il se marie avec Jeannick, une Bretonne qui lui donne Clément, Capucine et Vivien.

Clément enchaîne : « Vient alors le temps du Parc Naturel Régional et des engagements locaux, politique, associatif et militant. [Il] va avancer et combattre avec des valeurs chevillées au cœur et au corps : patrimoine, histoire, écologie, humanité, cherchant le compromis pour ne léser personne, malgré [ses] convictions parfois très tranchées. »

René Mathé : « Ce n’est pas la fin du monde, juste une page qui se tourne et chacun continuera d’écrire et prolongera son histoire dans le grand ouvrage de la vie. »

 

Gilles PETIT