Deux-Sèvres
COULON (79) Seconde suite et. . . peut-être fin des travaux de « sécurité » sur la rue Main
Pour la seconde fois en quelques semaines, la rue Main à Coulon vient de bénéficier d’un nouvel aménagement de la circulation. Privatisée en dépit du bon sens, elle est maintenant rendue à tous les Coulonnais. Un rappel des épisodes précédents.
Avant de vous conter ce nouvel épisode, nous vous invitons à relire l’épisode relaté dans notre article publié le 15 mars 2021 (à l’adresse ci-dessous).
Depuis juin 2022, la rue Main était privatisée au bénéfice d’une poignée de résidents. Pourtant, le plan de circulation officiel affiche cette rue comme voie d’entrée vers le centre historique de Coulon. Les panneaux d’entrée et la signalisation au sol d’une zone de rencontre l’attestent.







En fait, depuis juin 2022, la rue Main était interdite à tous les véhicules car, d’abord elle s’est retrouvée en sens unique pour tous d’un côté, et, en plus, des panneaux installés sur la route départementale (voir photos comparatives ci-dessus) interdisaient de tourner vers la voie. Cette signalisation s’adressant à tout le monde, les riverains ne pouvaient plus rentrer chez eux, hormis à pied. Par ailleurs, la réglementation ne permet pas de poser des panneaux de « Sens interdit » à la fois aux deux extrémités d’une voie. Si un sens est interdit, l’autre sens est forcément autorisé.


Enfin, dans l’épisode précédent, nous relations cette cerise sur le gâteau : les véhicules des riverains qui auraient enfreint la signalisation pré-citée se voient interdits de tourner en direction du centre-bourg. Parce qu’ils risquent de virer trop vite, semble-il. Dans ce cas, à quoi peut bien servir le stop. Sachant que la rue Main est l’une des trois voies d’entrée du village figurant sur le plan de circulation officiel. La grande majorité des usagers sont des Coulonnais qui rentrent chez eux ou vont faire leurs courses intramuros, donc en tournant légitimement à gauche.
Le communiqué
Dans son communiqué du 25 octobre 2022, la municipalité de Coulon déclare : « Après une période test et de nombreux échanges avec les riverains et usagers, la commission urbanisme et voirie a décidé de retirer les panneaux interdisant de tourner dans cette rue. Le « Stop » dans le bas de cette rue est maintenu. » (*) Les échanges ont été parcimonieux, semble-t-il. « L’objet de ces expérimentations est de protéger une voirie non adaptée à une circulation importante et à des vitesses excessives », un objet qui permet d’éviter toute polémique politique sur un sujet de moindre importance pour cette petite commune. A moins que le motif inavoué soit en vérité la limitation des flux dans la rue du Four et sur le Quai Louis-Tardy (tout deux en sens unique vers le centre-bourg).
Le présent communiqué de la municipalité conclut : « Après cette nouvelle période test, la municipalité reviendra vers les riverains et usagers pour apporter une solution concertée et pérenne. » Souhaitons que cette période-test demeure pérenne.
Gilles PETIT
(*) Pour information : Les commissions municipales émettent des avis ou propositions mais n’ont aucun pouvoir de décision. Les commissions élaborent un rapport sur chaque affaire étudiée par elles, le rapport est communiqué à l’ensemble du conseil municipal. Les discussions et le rapport ne peuvent tenir lieu de délibération et de décision du conseil municipal (CE 1er mai 1930, Bergeron). (Réf. : Code général des collectivités territoriales Fiche n°12)
MAGNE – COULON (79 France) : clôture du 34ème Festival de peinture et dessin
Comme chaque année, Magné-animation, l’association organisatrice du Festival de peinture et de dessin de Magné-Coulon, a organisé une soirée de remise des tableaux primés à leur parrain respectif. A l’issue de quatre jours d’exposition ouverte au public.

« Une nouvelle fois, l’équipe a respecté les fondamentaux tout en maintenant une touche de créativité. 80 peintres à Coulon, 190 peintres à Magné, c’était un bon concours, » estime le président de Magné-Animation André Prunier. « En toute logique, le concours de Coulon a été reconduit. Il apporte au Festival de Peinture et de dessin une nouvelle dimension et offre aux artistes de nouveaux horizons. Ce troisième jour s’est imposé comme une évidence. »
Cette 34ème édition, comme les éditions précédentes, a recherché une alchimie gagnante entre le public et les artistes. Magné-Animation a, par exemple, proposé le dimanche 24 juillet 2022 des démonstrations de grands formats réalisés par des artistes participant au concours. Ces panneaux de bois spécialement traités étaient fournis par le Groupe Thébault, des contreplaqués multicouches de 2,50 m par 1,22 m et des moyens formats de 1,25 m par 1,22 m. Certains de ces tableaux de démonstration ont été rapidement vendus.







Cette soirée, dont le principe est que « les artistes et les partenaires puissent échanger car ce n’est pas toujours le cas lors du festival », qui clôt le 34ème Festival est ponctuée de nombreux remerciements, aux municipalités de Coulon et de Magné pour leur soutien et la participation des services techniques, aux associations Les Amis du Four Pontet gestionnaire de l’espace culturel du Four Pontet, et Festi’Magné pour le prêt de matériel. Sans oublier les « fidèles partenaires » privés et publics, les artistes professionnels et invités d’honneur, les membres du jury. . . ainsi que la vingtaine de bénévoles à Coulon et environ 70 personnes à Magné.
Selon M. Prunier « l’équipe de Magné-Animation regarde déjà en direction du 35ème Festival qui sera, comme tous les cinq ans, un grand cru, le 21 juillet 2023 à Coulon et les 22-23 juillet 2023 à Magné. Richard Gautier conservera la présidence du jury pour cette prochaine édition. »
Remise des œuvres primées à Coulon et à Magné à leur parrain respectif























Parmi les personnalités présentes, la maire de Coulon Anne-Sophie Guichet a déclaré : « Depuis de nombreuses années, nous regardions de manière envieuse ce qui se passait sur Magné. Nous n’avions pas les prétentions de pouvoir faire la même chose. » Elle poursuit en s’adressant au président Prunier « Quand vous êtes venu à Coulon proposer d’étendre ce Festival une journée sur Coulon, bien évidemment nous avons accepté avec un grand sourire et un grand entrain. C’était donc une évidence pour les élus. L’idée n’est pas d’être au niveau de Magné. On préfère rester dans un esprit familial et d’intégrer le Festival sur une journée festive avec le Marché gourmand. C’est plutôt un beau succès. Ça fait deux années de suite que les choses se passent merveilleusement bien. Du coup, jamais deux sans trois et je pense qu’on ira au delà de trois si vous en êtes d’accord. »
Quant au maire de Magné, Gérard Laborderie est « particulièrement heureux de ces retrouvailles post-festival. Je trouve les tableaux encore plus beaux que pendant le festival, parce qu’on les voit, du moins moi, je les vois avec un autre regard loin de l’effervescence du festival où on est absorbé par beaucoup de choses, car il se passe beaucoup de choses. On n’a peut-être pas le temps de s’attarder sur les tableaux. Là on les voit dans leur plénitude et je trouve que c’est particulièrement bienvenu de faire cette exposition quelques mois après le Festival pour apprécier toutes ces œuvres. Le festival est une aventure artistique, mais c’est aussi une aventure humaine. On y fait de formidables rencontres d’artistes. Avec Coulon, nous sommes deux communes très proches qui portent beaucoup de projets ensemble. On essaie chaque année d’innover, de choisir un tableau qui se démarque un peu de ce qu’on a pu primer les années précédentes. Je crois qu’il faut laisser la place à toutes les formes d’expression et ce Grand Prix de Magné m’a particulièrement tapé dans l’œil. »
Le Prix du Festival 2022 à Magné
Auteur du Grand Prix de la commune de Magné, Roger Fages (photo à gauche) a pris la parole :

« Un mot pour vous expliquer comment je suis arrivé à peindre ce tableau. J’étais parti pour faire cette vue de Magné somme toute classique avec la maison Texier. En me reculant, j’ai commencé à trouver un petit cabanon blanc. En me reculant un peu plus, j’ai trouvé cette remorque. En me reculant toujours, ces piliers, ces trois volumes blancs m’ont incité à partir sur cette composition. J’en suis arrivé à ce candélabre qui figurait ici aussi. Le propriétaire de la cour que je peins est sorti une première fois pour voir ce que je faisais. Il a vu que je peignais sa remorque. Il a dit : pourquoi vous peignez ma remorque avec tout ce qu’il y a à faire à Magné ? J’ai peint avec l’autocollant qu’il avait collé. Au bout d’un moment il me dit : vous le vendez votre tableau ? Oui, mais vous serez obligé d’attendre les résultats du concours. Les œuvres primées seront conservées. Vous croyez que votre tableau avec ma remorque sera primé. Les palmarès du jury sont souvent inattendus. Je ne l’ai plus revu depuis ce jour. Il faudra qu’il passe par la mairie pour le voir. Les résultats sont toujours excellents, la preuve. »
M. Roger Fages a été primé à la fois à Coulon et à Magné lors de ce 34ème Festival. (Voir le palmarès en vidéo à l’adresse ci-dessous)
Un chèque pour l’association deux-sévrienne de Lutte contre le cancer

Les associations de lutte contre le cancer sont les seules en France, en association nationale, a être près des malades. Chaque association contre le cancer redonne 100% à la recherche. Au niveau local, la structure accompagne des chercheurs à Poitiers et propose des soins tels que le sophrologie, la réflexologie, les écoutes. Enfin, elle peut donner aussi un peu d’argent à ceux qui sont dans la difficulté à cause de la maladie. Elle apporte beaucoup de soleil dans le cœur des malades, avec l’aide de tous.
Gilles PETIT (textes et photographies)
Le film retraçant le 34ème Festival est à découvrir sur YouTube à l’adresse : https://youtu.be/9txJGYBM-c0
Pour rappel, voici le lien du film des palmarès et des remises des prix : https://youtu.be/9cUik4WOmok
En vidéo, le palmarès du 34ème Festival de peinture et de dessin de Coulon-Magné (Marais Poitevin des Deux-Sèvres)
L’association Magné-Animation a organisé son 34ème Festival international de peinture et de dessin la peinture grandeur Nature ! les 22 juillet 2022 à Coulon, 23 et 24 juillet 2022 à Magné. Voici les palmarès des deux concours énoncés par le président André Prunier.
Créé le 13 avril 1989, le Festival International de peinture et dessin de Magné (Deux-Sèvres), ouvert à tous, est un des premiers rendez-vous de peintres en France. Ce festival est organisé par Magné-Animation, association culturelle soutenue, par de nombreux fidèles partenaires. Durant sept heures à Coulon et/ou deux journées à Magné, les peintres de toutes factures et dessinateurs participants devaient réaliser une œuvre exclusivement sur place dans le temps imparti.
Voici le palmarès en vidéo au lien YouTube suivant : https://youtu.be/9cUik4WOmok
Bonne lecture
Réalisation vidéo : Gilles PETIT
COULON : A « la grange de Camille », saison 2022, l’art pariétal et le numérique côtoient la peinture, la sculpture et le métal
Photographie, peinture, sculpture, histoires en papier, coloriage, « métalisme » . . . Pour sa 52ème saison, « la grange de Camille » a ouvert ses portes à dix artistes aux côtés des œuvres d’André Pignoux, le regretté fondateur de cet espace artistique atypique.

L’équipe, presque au complet, des artistes présents cette saison à « la grange de Camille » Il manque Elisabeth Blanchart Bouvier absente lors de l’inauguration et le regretté André Pignoux. Photo Gilles PETIT
Cette année, Sandrine Pignoux nous accueille dans « la grange de Camille », ce vivier d’artistes conçu par ses parents Cosette et André Pignoux. Cosette se remet, actuellement, d’un souci de santé. André n’est désormais présent qu’à travers ses photographies.
« Je suis ravie d’être présente pour l’ouverture de ce lieu emblématique de rencontre d’artistes fidèles au rendez-vous depuis 50 années, » déclare la maire de Coulon Anne-Sophie Guichet. « Je ne suis pas vraiment artiste dans l’âme et j’admire tout le travail qu’ils peuvent faire. La grange de Camille contribue à l’animation artistique de notre commune et bien plus car elle rayonne au delà de la commune. J’aurai une pensée pour André qui nous a quittés et Cosette qui n’est pas loin de nous. Quand on est dans ce lieu, on les sent, on les ressent, on les voit s’activer. On a les poils qui se dressent à chaque fois. Il y a toute cette histoire qui est touchante. «
Les artistes :
Sandrine PIGNOUX

« L’idée était de faire des photos du Marais en couleur au départ et de les convertir en noir-et-blanc, pas toutes évidemment. Puis de faire ressortir de la couleur à certains endroits. Plus ça avance et plus le travail devient presque onirique.
Je pousse quelquefois les couleurs, la luminosité. . . C’est doux quand même. Le principe c’est vraiment ça. Celles qui sont restées en noir-et-blanc, souvent je retravaille la lumière et l’exposition. Ce qui peut donner des photos qui me font penser à des tableaux japonais. Le traitement numérique donne toute cette palette à ce travail. C’est ce qui est intéressant.«
Christiane GILBERT

« Au départ, je peignais à l’huile des œuvres plutôt figuratives. Je suis passée à l’abstrait pour certaines expositions. Je cherche la lumière, le mouvement. Je suis passée aussi de l’huile à l’acrylique.
Maintenant, je fais aussi des peintures semi-abstraites inspirées de la nature, de la mer. L’énergie des arbres me parle énormément. Et je compte donner du bonheur à travers mes toiles, le plus coloré possible, le plus lumineux possible. Ce dont on a envie, c’est qu’une toile parle et qu’on aille au-delà de ce qu’on voit. En abstrait, on ne voit rien, mais ce n’est qu’une peinture à émotion. C’est plus pour apporter ce bien-être. C’est un peu comme une mission, on peint pour que ce soit vu. C’est ma troisième participation ici dans cette belle équipe de la grange de Camille très conviviale, très sympa. Partage, bonne humeur. . . » Christiane Gilbert est commissaire d’expos à Vouvant (Vendée) et vice-présidente de l’association « Vouvant village de peintre ».
Pierre REBICHON

« J’essaie de mêler une image à un texte ; un texte à une image. Dans ma carrière, j’étais graphiste, je faisais des affiches. J’ai gardé cet esprit. L’image compte autant que le texte et vice-versa. J’aime bien les jeux de mots. Certains m’ont appelé le Coluche pictural, ce qui est assez flatteur, mine de rien.
Et comme on n’arrive pas trop à me classer dans les styles, je me suis créé ma propre école qui s’appelle le baroquefort : c’est baroque et c’est fort. » Un clin d’œil à sa grand-mère qui a travaillé dans les caves de Roquefort dès l’âge de treize ans. « Je fais des tableaux avec un code couleurs toujours identique de huit couleurs. Je ne fais aucune recherche de couleurs. Ça ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse, c’est un visuel assez précis. Je scanne mes toiles, j’enlève mes couleurs et, une fois que les couleurs sont supprimées, je mets ces tableaux sur le site internet http://www.coloriagepourtous.fr. » Le public de tout âge peut ainsi télécharger gratuitement des vues pour les colorier, à sa guise. « C’est la troisième fois que je viens à la grange de Camille. Je pense à Cosette qu’on attend avec impatience. On lui fait de gros bisous.«
Patrick GELINEAU

« Ce travail, je le fais depuis pas mal d’années déjà. Mon dernier métier était encadreur. J’ai encadré des œuvres d’artistes régionaux ; ce qui m’a permis d’étoffer ma palette de travail. Je fréquente la grange de Camille depuis deux ans dans une ambiance chaleureuse, familiale. On s’entend tous très bien. » Patrick Gélineau est un peintre pastelliste qui travaille beaucoup en technique mixte.
Daniel MAR

« Je raconte des histoires avec du papier essentiellement blanc. Je mélange différentes techniques qui sont propres aux arts du papier. Tout le monde connait l’origami. Il m’arrive de l’utiliser, mais je ne suis pas à l’aise avec cette technique.
Par contre, il y a sept ou huit techniques que j’utilise comme le quilling, la sculpture papier, le slide forme … Mais ce qui m’intéresse vraiment, est de raconter des histoires avec ce papier, faire passer un maximum d’émotion avec un minimum de moyen. La grange semble éternelle depuis 52 ans maintenant. C’est un cadre remarquable tout le temps avec cet esprit de convivialité permanent.«
Phil LEJEUNE

« J’utilise les techniques des hommes des cavernes d’il y a 20 000 ans. Eux utilisaient du charbon de bois, moi je brûle le bois au chalumeau pour avoir du noir. Ils utilisaient des ocres du Lubéron, des pigments naturels que je cire ensuite, tout simplement.
Et je rajoute des mains qui sont en l’occurrence les mains de mon petit fils quand il avait huit mois, puisque sur les parois ornées, on avait des mains en positif et en négatif. Accessoirement, je mets aussi de la lumière derrière certaines de mes sculptures puisqu’on a aussi retrouvé des lampes à huile et des lampes à graisse. Voilà mon hommage aux précurseurs, à ceux qui nous ont ouvert la voie et qui étaient des artistes contemporains de nous. On n’a rien fait de mieux, rien fait de plus. Toutes mes œuvres ont une histoire, toutes portent quelque chose.«
Danielle BAUDRY

« J’ai caché un petit objet dans ce tableau. Un objet qui marque la date de signature du tableau. Un clin d’œil. Sur celui-là uniquement car il a été fait au début de la guerre en Ukraine. Je peins beaucoup de choses oniriques plutôt dans le symbolisme.
J’ai également des marines et le Marais Poitevin. J’ai fait aussi un tableau par rapport à un poème de Baudelaire qui montre un pilier fait de livres dans la forêt, et la mer, la nature.



Élisabeth BLANCHART-BOUVIER

L’artiste est spécialisée en arts plastiques. En l’année 2000, elle se tourne vers la sculpture, plutôt figurative. Elle pratique aussi la peinture en imaginant des mondes surréels, étranges, dont l’image finale serait le fruit du hasard.
Fredy GAUTIER

Fredy Gautier recycle les vieux outils en métal, pour leur redonner une âme en une œuvre d’art assemblée par soudure. Au fil des vide-greniers, « le naturel est revenu au galop, » dit-il. Et il a trouvé son « véritable espace de liberté créative dans la sculpture« .
Anne CORASSANT BOUFFARD

Au fil de l’exposition-vente








Organisée par l’association Coulon Rive Gauche, l’exposition est ouverte à partir de 14h30 tous les weekends de mai, puis tous les jours du 1er juin au 2 octobre 2022.
Élisabeth BLANCHART, Danielle BAUDRY, Anne CORASSANT BOUFFARD, Fredy GAUTIER, Patrick GÉLINEAU, Christiane GILBERT, Phil LEJEUNE, Daniel MAR, Sandrine PIGNOUX, Pierre REBICHON assurent des permanences toute la saison à « la grange de Camille » n° 75 chemin de Halage 79510 COULON.
Gilles PETIT
Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leurs auteurs. Photos Gilles Petit
L’histoire des 50 ans de « la grange de Camille » est à revivre au lien suivant : https://wp.me/p61nmR-NR
Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI
Incendies en Kabylie, Agir-Algérie79 mobilise les « colibris »
En Algérie, depuis le 9 août 2021, la Kabylie est dévastée par des incendies d’une rare violence. Pour aider les sinistrés à se reconstruire, M. Rabah Laïchour appelle les « colibris » à rejoindre l’association Agir-Algérie79.

Créée par M. Rabah Laïchour, ancien maire de la commune de Sansais-La Garette (Deux-Sèvres, France) et ancien conseiller départemental des Deux-Sèvres, l’association Agir-Algérie79 lance un appel aux bonnes volontés pour que « chacun fasse sa part » comme dans la légende amérindienne du colibri, ainsi racontée par M. Pierre Rabhi (né en 1938 à Kenadsa, en Algérie, M. Pierre (Rabah) Rabhi est essayiste, romancier, agriculteur, conférencier, écologiste français et fondateur du mouvement Colibris) : « Un jour, dit la légende, il y eut un incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : Colibri ! Tu es fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! Et le colibri lui répondit : je le sais, mais je fais ma part ! »
M. Rabah Laïchour : « Je suis l’homme de nulle part qui va n’importe où. Je suis un citoyen du monde. Mais j’ai quand même des racines, des origines. Je suis d’origine berbère, de Kabylie en Algérie ! » Ses activités professionnelles l’ont conduit en Finlande, Italie, Belgique, Allemagne, puis il se pose en France. Polyglotte, le Maraîchin d’adoption se dit « analphabète, parce que la seule langue qu'[il] ne maîtrise pas bien, c’est [sa] langue maternelle : le berbère. »
Création de l’association Agir-Algérie79
« Quand je peux aider autrui, je le fais, » affirme M. Laïchour. « Je fais partie de certaines associations, dont, récemment, lors du tremblement de terre à Haïti. Quand il y a eu le tremblement de terre en Algérie en 2003, j’avais créé une association Algérie-urgence 79 sur Niort avec d’autres amis. A l’époque, il n’y avait pas de COVID, on pouvait envoyer des denrées, des vêtements. La solidarité, quelque part, circule dans mes veines, mais je ne suis pas le seul, on est tous un peu comme ça. Et donc là, il y a eu malheureusement ces incendies ravageurs dont on ne connaît pas les origines. On n’en parle pas. On regarde seulement les conséquences. Les conséquences, c’est qu’il y a des morts, beaucoup de blessés, des brûlés, des habitations détruites. Le peu d’hôpitaux que compte l’Algérie sont débordés et manquent de médicaments. Et puis, la faune et la flore ont disparu dans le nord et l’est algérien, dont la grande et la petite Kabylie dans les montagnes du Djurdjura. De plus, le système de défense contre les incendies est rudimentaire en Algérie ».

« Pour que la vie reprenne, il faut d’abord s’occuper de ceux qui sont encore en vie. Des gens meurent tous les jours. On ne le dit pas assez. Il faut replanter des vergers d’oliviers, figuiers, cerisiers, abricotiers. Cette région produisait notamment beaucoup d’huile d’olives. Il faut acheter du bétail pour des petits paysans qui ont perdu leurs troupeaux. »
L’association assurera un suivi dès que « les choses vont redevenir normales, que les avions vont décoller, que les bateaux reprendront la mer, je proposerai à certains qui le veulent d’aller planter eux-mêmes leurs arbres », propose le président d’Agir-Algérie79.
Illustration ci-contre : M. Laïchour a beaucoup planté dans sa commune de Sansais-La Garette.
Photo Gilles PETIT
Comment peut-on aider les sinistrés ?
Comme il dispose de relais sur place, M. Laïchour s’est dit : « ce serait peut-être bien de monter une association pour collecter des fonds auprès de particuliers, d’entreprises, de collectivités. » Cet argent serait envoyé par des canaux sûrs, pour qu’ils arrivent vraiment à destination au dispensaire d’Aït Oumalou, à des médecins, au comité de village du Larbaa Nath Iraten dans la région de Tizi-Ouzou, à des petits agriculteurs . . .
Si les démarches auprès des services fiscaux aboutissent, l’association Agir-Algérie79 pourrait être reconnue à but humanitaire, permettant ainsi aux donateurs de déduire de leurs impôts une partie de leur don. Les chèques sont à libeller au nom de l’association Agir-Algérie79.
« L’urgence, c’est de sauver ce que l’on peut encore sauver ; c’est de reconstruire ce que l’on peut encore reconstruire », conclut M. Rabah Laïchour. « Donc j’essaie de faire un peu ma part comme dans la légende du colibri. Y a le feu, j’apporte une goutte d’eau pour essayer de l’éteindre. Plus il y aura de colibris, mieux ça sera. »
Propos recueillis par Gilles PETIT
Adresse : Agir-Algérie79, 9 rue du Bien 79270 Sansais
Tél. : 06 89 32 78 81
Courriel : agir.algerie79@gmail.com
COULON (79) : l’incidence du tourisme
Appelée « capitale du Marais Poitevin », la commune de Coulon (Deux-Sèvres France) est proche de l’asphyxie. La cause : le poids du tourisme. Un constat s’impose !
Pêle-mêle, la municipalité vend son plus beau patrimoine architectural au Conseil Départemental des Deux-Sèvres (CD79), pour le tourisme ; la municipalité privatise les quais Louis-Tardy, pour le tourisme ; la municipalité condamne la circulation de la rue de l’Église et de rues voisines, pour le tourisme ; la municipalité prépare la réfection du revêtement des quais Louis-Tardy, pour le tourisme ; une opération « mise en lumière » est lancée par le CD79, pour le tourisme ; la municipalité incite fortement les habitants à rentrer leur poubelle, pour le tourisme ; une zone de rencontre est instaurée, pour le tourisme ; . . . Le tout sur fond de pandémie et de sécurité concentré dans le centre-bourg de Coulon.

La commune de Coulon s’appauvrit économiquement, ses élus gèrent à vue. En effet, depuis une vingtaine d’années, les municipalités successives végètent. Manque d’ambition à long terme, du saupoudrage en permanence. Des projets que l’on dit importants restent en . . . projet. D’autres, utopiques, sont morts-nés, tout en grevant les finances locales. De plus, elle vend ses joyaux les plus précieux : les bâtiments du port de la Coutume. Du patrimoine immobilier de caractère, savamment acquis par les maires Maurice Moinard et Pierre Rousseau, il ne reste que les bâtisses qui hébergent la mairie et le siège du syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin.

Les élus de la mandature précédente, dont l’actuelle maire Anne-Sophie Guichet était première adjointe, a donc vendu ces deux maisons historiques (360 000 € le tout) au CD79 à la veille des élections municipales. Des lieux occupés respectivement par les associations Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) et gestion de l’éco-musée La Maison du Marais Poitevin, et l’Office de Tourisme Niort-Marais Poitevin (OT). Photo Gilles PETIT
Normalement, lorsqu’un propriétaire souhaite vendre, il doit faire une proposition au locataire en place, en priorité. A notre connaissance, les occupants ont été écartés d’une éventuelle reprise. L’éco-musée et l’OT devraient rester locataires du CD79. Le CSCM est expulsé sans relogement assuré. Pour le tourisme.
Les quais Louis-Tardy
Les quais Louis-Tardy accueillent l’essentiel du flux de visiteurs estivaux, à pied ou à vélo. Les voitures ne peuvent pas cohabiter, évidemment. Celles, essentiellement coulonnaises, qui se retrouvent emprisonnées, entre les rues du Château et du Port-aux-Moules, n’ont qu’une seule solution : fendre la foule pour rejoindre la seule sortie possible la rue du Port-aux-Moules (les autres sorties sont enchaînées et cadenassées. Voir le diaporama ci-dessous). Parallèlement, sur cette voie, la municipalité a fait très fort, sous prétexte de sécurité, ou de pandémie, semble-t-il : elle a condamné les accès à la Sèvre Niortaise pour tous au profit des entreprises privées de batellerie. Des potelets équipés de chaînes barrent les descentes d’escaliers vers l’eau et des barrières métalliques fixes ferment le lavoir ancestral et les petits quais du port de la Coutume. Pour le tourisme.

Quant au revêtement des quais Louis-Tardy, nous vous invitons à (re)lire notre article : https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2021/01/31/coulon-79-rehabilitation-de-la-voirie-du-quai-louis-tardy/
« Mise en lumière »
L’opération « mise en lumière » du centre-bourg pourrait intéresser les Coulonnais s’il n’était pas orienté, une fois de plus, vers le tourisme. Voir notre article expliquant la genèse de ce projet : https://actualitescoulonmaraispoitevin.com/2018/06/18/coulon-marais-poitevin-79-fiat-lux-que-la-lumiere-soit/ . Énoncé au futur proche et non au conditionnel, le sujet « avant-projet définitif » a fait l’objet, au dernier conseil municipal de Coulon (1er juillet 2021), d’une simple information demandant seulement aux élus d’accepter le plan de financement pour lancer l’étape suivante.

Exclusivement centré sur l’église, sa place et les rues alentours, ce projet propose « le remplacement des candélabres actuels par des lanternes dont le faisceau lumineux sera dirigé vers le sol ce qui permettra une réduction de la pollution lumineuse et une meilleure visibilité ». La question d’économie d’énergie n’a pas été évoquée, la commune payant les factures des consommations électriques.
Nous attendions l’annonce de l’usage de lampes à LED (Diodes Électroluminescentes) faible consommatrices d’énergie. Ce sera pour plus tard car la LED deviendra prochainement la norme en éclairage public. La commune qui aura, encore, loupé une opportunité, devra alors débourser davantage.
La consommation d’électricité se verra booster par « l’ajout de projecteurs qui seront implantés sur des bâtiments publics ou privés et sur un mât adossé au support de communication historique existant sur la place », côté ouest. Ainsi, les touristes verront mieux l’affreux sol en béton du parvis et les passants pourront bien voir où ils mettent les pieds afin de ne pas se blesser sur les dangereux pavés dégradés.

Photographie ci-contre : Sur la place de l’Église, l’arbre de la Liberté se verrait affublé d’un poteau (sur sa gauche). Cette arbre remarquable a été replanté par M. Louis Tardy en 1948 à l’occasion du centenaire de la Révolution devant lequel l’assistance aurait entonné « Le chant des ouvriers », l’hymne de la Révolution de 1848, écrit, en 1846, par le Coulonnais Pierre Dupont.
Photo Gilles PETIT
Enfin, cerise sur le gâteau, il est inclus dans le paquet-cadeau « la projection sur le sol du parvis de dessins rappelant l’identité de la commune (faune, flore, architecture…) ». Pour ce faire, un concepteur-lumières a été recruté pour étudier le projet commun à cinq Petites Cités de Caractère des Deux-Sèvres adhérentes au projet. Le premier adjoint à la maire, Dominique Giret, précise : « En ce qui concerne le planning, ces travaux devraient débuter en septembre pour être terminés avant les fêtes de fin d’année ». Les touristes seront alors repartis. La facture de cette tranche de « mise en lumière » de l’Église et du complément d’éclairage de la place affiche un total de 153 829,40 € HT (Subventionnés à hauteur de 75 % par l’AggloNiort, le Département et l’État). Pour le tourisme.
Incidence ?!
Petit à petit, la commune de Coulon perd son indépendance. Elle bénéficie ou supporte (c’est selon !) l’expansion économique de sa voisine Magné. Cette influence s’ajoute aux pressions exercées par le CD79 et la CAN. En effet, le Département et l’AggloNiort se livrent une guéguerre pour la conduite du tourisme en Marais Poitevin. La CAN possède l’Office de tourisme et gère le projet de tourisme fluvial (fluvestre) sur la Sèvre Niortaise ; le Département aménage les circuits pédestres et cyclables, achète les principaux bâtiments à vocation touristique et a toujours présidé l’association qui gère l’éco-musée Maison du Marais Mouillé, aujourd’hui appelée Maison du Marais Poitevin. Chapeautant l’association Petites Cités de Caractère, le CD79 a lancé « la mise en lumière » et promis officieusement plus d’aides financières pour les quais de Coulon, en contrepartie. La maire de Coulon ne peut pas arbitrer la lutte car elle est à la fois vice-présidente de la CAN et conseillère départementale des Deux-Sèvres. Elle ne peut qu’assister au combat et acquiescer aux initiatives de ces deux rouleaux-compresseurs, sans qui rien ne serait possible sur le territoire de sa commune. La génération actuelle de conseillers municipaux n’a pas connu les grands projets et les ambitieuses réalisations de Coulon. Tout cela est révolu, sauf si cette capitale maraîchine fusionne avec celle de Magné. Le tourisme pour l’une, l’économie pour l’autre. Ensemble, elles ne travailleraient pas seulement pour le tourisme.
Gilles PETIT
COULON (79) : Ouverture d’un nouveau gîte familial : le « Gîte de la Coulonnerie »
Un nouvel hébergement touristique vient d’ouvrir à Coulon (Deux-Sèvres – France) au cœur du Marais Poitevin. Le « Gîte de la Coulonnerie » est une ancienne ferme située dans le centre-bourg historique de la capitale de la Venise Verte.

Le « Gîte de la Coulonnerie » est aménagé dans une grande maison familiale en pierres de taille datant du 18ème siècle et remaniée fin 19ème. D’architecture typique de Coulon, possédant deux cours privées, l’une close, l’autre ouverte offrant un parking réservé. Le bâtiment est idéalement situé au cœur du village maraîchin dans un secteur très calme, proche de nombreux commerces et services, d’établissements de restauration, de l’éco-musée « La Maison du Marais Poitevin ». . . , ainsi que des quais de la Sèvre Niortaise pourvus de plusieurs embarcadères proposant la location de barques et canoës, avec ou sans guides.







Le Marais Poitevin

Seconde zone humide de France s’étendant sur trois départements (Deux-Sèvres, Charente-Maritime et Vendée) et deux régions (Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire) , le Marais Poitevin est composé de trois paysages différents d’une grande richesse écologique :
les marais mouillés, aussi appelés Venise Verte, avec leurs canaux bordés de frênes têtards et de peupliers ;
les marais desséchés, vaste zone de prairies humides s’étendant jusqu’à l’océan ;
le littoral et ses 150 km de côtes, dont la Baie de l’Aiguillon, estuaire des principaux fleuves irriguant les marais.
Le village de Coulon
Habité depuis le Néolithique, le village de Coulon se situe sur le tracé de la voie romaine reliant Saintes, ancienne capitale de la Gaule Aquitaine, à Angers. Cette commune « péri-urbaine » de 2 318 habitants, au 1er janvier 2020, qui longe la Sèvre Niortaise, est considérée comme la capitale du Marais Poitevin. De sa place centrale partent les rues principales du bourg, interconnectées par nombre de petites ruelles et venelles piétonnes. En face et en aval de Coulon, s’étend la partie principale de la Venise Verte avec ses nombreux canaux. Plusieurs pistes pédestres et cyclistes sillonnent la commune.

Gîte de la Coulonnerie
3 chambres – Salon – Salle à manger
Cuisine équipée
Salle d’eau
6 Ruelle de la Coulonnerie
79510 COULON, France
Tél. : +33 (0)7 88 17 67 56 Courriel : bienvenue@gitedelacoulonnerie.com
MAGNE (79) : Un double hommage des Magnésiens à M. Claude Audis
L’équipe de Magné-Animation, la municipalité et les bénévoles du Festival International de Peinture de Magné (79) ont doublement rendu hommage à leur président fondateur et président d’honneur Claude Audis. Samedi 18 juillet 2020, une plaque « lumineuse » a été dévoilée au cimetière local. Samedi 24 juillet 2021, la municipalité a baptisé le square de la mairie : « Jardin Claude Audis ».

A la demande de M. Jean-Marie Zacchi, peintre de renommée mondiale et président d’honneur du Festival pendant de nombreuses années, le maire Gérard Laborderie a proposé au conseil municipal de dénommer un espace public au nom de Claude Audis. Le choix n’a pas été difficile. Il s’est très vite porté sur le jardin de la mairie qui est « le berceau des moments forts de ce Festival avec, notamment, les inaugurations officielles, l’exposition des tableaux réalisés par les peintres et la remise des prix. » Le Conseil municipal a approuvé cette décision à l’unanimité et a fait poser des plaques à chaque entrée de ce square qui, jusqu’à présent, n’était pas dénommé. Il porte aujourd’hui officiellement le nom de « Jardin Claude Audis ».

Les origines du Festival
Tout a commencé en 1989 lorsque Jean Thébault alors maire de Magné, avec Bernard Texier, le père du célèbre peintre Richard Texier, a demandé à son adjoint Claude Audis d’imaginer une manifestation culturelle autour de la peinture et de la mettre en œuvre. Si le cahier des charges pouvait paraître simple, le défi était de taille pour quelqu’un qui était chef d’entreprise, mais pas dans le monde de l’art. Il fallait une bonne dose d’audace en 1989.
Claude Audis aimait rappeler, « le Festival est né comme un pari, comme un défi, et il s’est installé comme une évidence. »
Une plaque-photo et un monument
Le 18 juillet 2020, Magné Animation a déposé une plaque sur la tombe de Claude Audis, sous la forme d’une « photo lumineuse » (auteur Michel Grégoire) présentant parfaitement le Festival avec les peintres, la Sèvre Niortaise et le village de Magné à l’horizon. Le maire de Magné avait alors refermé ainsi le livre des éloges : « En guise de reconnaissance de [son] action, l’équipe municipale qui m’entoure réfléchit à donner [son] nom à un espace de la commune en lien avec le site du Festival. La période de confinement ne nous a pas permis d’être prêts pour aujourd’hui, mais je m’engage à ce que tout soit prêt pour l’inauguration de juillet 2021. »
Effectivement, le 24 juillet 2021, au cours de l’inauguration du 33ème Festival international de peinture et dessin de Magné, M. Gérard Laborderie et Mme Nicole Audis ont dévoilé « une structure » à la mémoire de Claude Audis, installée dans le « Jardin Claude Audis ». La vidéo de cette cérémonie : https://youtu.be/VyFk9FXNY8o


COULON : Coulon-Rive Gauche, seize artistes de talent
Cette saison estivale 2021, seize artistes investissent La Grange de Camille, à l’invitation de « Coulon, Rive gauche ». Toutes les techniques y sont présentées : aquarelle, huile, dessin, sculpture, estampe, photographie, art du papier, … Parmi les petits nouveaux, une jeune « peintre sur mobilier » Sabrina Brulay, à l’enseigne « NINA B ART DU MOBILIER ».







Lors de l’inauguration de La Grange de Camille, la maîtresse de maison Cosette Pignoux, de sa plume poétique, a expliqué « comment la Grange a grandi » : « Quand est-ce qu’on ouvre la Grange à Camille ? Quand ? Perchée sur mon escabeau, la phrase prononcée me fait dans le cœur une tristesse tendre. Ce lieu si pensé à deux dans la passion qui fait vibrer la corde sensible, rencontrer la sensibilité de notre nous-même, en ressentir les vibrations. La Grange, ce lieu vibrant de mille pas, de mille joies. Ce lieu qu’on a rêvé ensemble, André et moi, si plein de nos désirs d’échanges, si plein de nos rêves de troubadours fous, fous d’amour, d’extravagance, de beauté, de musiques, de mots, de partages. Cette grange qui était destinée à fermer sa porte à toute vie, nous allions la faire renaître. Mais offrir une grande et belle aventure. Camille, le voisin d’enfance accepta par tendresse. Son « Oui, je veux bien » fut un chant d’alouette, un baiser de tendresse de l’enfant que j’avais été. On exposerait des photos. Travaux des champs sur le foin. De l’authentique. La grange avait sa fierté, nous nous devions de la respecter. Elle avait cette odeur du passé où l’homme vivait encore au pas des bêtes, sur les chemins des cigales, où les soirs se partageaient la parole sur les seuils des portes. La Grange ouverte au regard sur la beauté d’expression, d’échange. Pas n’importe quelle grange : la grange à Camille avec ses pavés cirés par les pas des visiteurs, sa douce fraîcheur quand on y entre par les journées chaudes. La Grange, habitée de poésie et d’amour. Ce qu’il faut à l’être pour être heureux, c’est la beauté, de la passion. Notre désir était de faire de cette grange, le lieu de création pour poètes, amoureux de la vie, du beau, du fantastique. Prendre le temps de regarder, de se laisser surprendre. Tout simplement, le temps d’aimer, de partager, laisser ses yeux vagabonder. Alors oui, il faut la rouvrir la Grange de Camille. » Cette scène s’est déroulée voici 52 ans. Depuis, ce lieu unique de rencontres d’artistes rouvrent ses portes tous les étés sur la commune de Coulon sur la rive gauche de la Sèvre Niortaise.
Seize artistes de talent

Cette année, « Coulon, Rive Gauche » invite les œuvres de Jean Artibricolo, Danièle Baudry, Élisabeth Blanchart, Anne Bouffard, Anne Dahomé, Fredy Gautier, Patrick Gélineau, Christiane Gilbert, Phil Lejeune, Daniel Mar, Richard Métais, Olivier Nillesse, André Pignoux, Sandrine Pignoux, Philippe Simon et, parmi les petits nouveaux, une jeune « peintre sur mobilier » Sabrina Brulay.
NINA B ART DU MOBILIER
Sabrina Brulay vient d’ouvrir un atelier de métier d’art de peintre sur mobilier sous le nom de « Nina B Art du mobilier » à Mauzé-sur-Le-Mignon en Deux-Sèvres, entre Niort et La-Rochelle. « Je rénove et transforme des meubles anciens et aussi contemporains, » explique-t-elle et précise « j’utilise des techniques contemporaines et du XVIIIème siècle pour le décapage puisque je fais tout à la main, décors compris ».

Sabrina Brulay poursuit : « Mes clients sont des gens qui ont du mobilier souvent ancien, parfois contemporain. Ils viennent à l’atelier ou je vais à leur rencontre comme ici [à La Grange de Camille] dans une galerie d’art. Je fais un projet décoratif adapté en fonction de leur projet. Souvent, le mobilier a une histoire familiale, les gens ne veulent pas s’en séparer d’autant que le meuble a une âme. Ils aimeraient le conserver et pouvoir leur donner un peu plus d’allure ou une « nouvelle tête ». Je peux proposer beaucoup de choses et je m’adapte en fonction de leur intérieur puisque j’ai des outils modernes, comme la planche décorative sur laquelle ils peuvent visualiser leur projet avec leur intérieur. C’est super intéressant. »
Photo Sabrina Brulay
Nina B a suivi une formation complète à Rians (83) . Dans ce petit village de Provence, le centre de formation Atelier Garance dispense une qualification unique en France qui délivre le titre d’artisan d’art avec certification professionnelle. « Nous sommes aujourd’hui exactement cinquante-deux artisans à proposer ce métier d’art en France. Actuellement sur mon secteur, je suis la seule », précise Sabrina Brulay.
Lors de ses permanences prévues les vendredis et samedis après midi, à La Grange de Camille, Nina B pourra détailler chaque pièce exposée comme autant d’échantillons de ses talents. Du faux cuir, de la fausse rouille sur des matières métallisées ; la création ou rénovation de boiseries, d’éléments de cuisines, de salles à manger… Elle transmettra sa passion en démontrant pourquoi elle fait des patines inspirées des techniques du XVIIIème siècle : les meubles à nu, sept couches, des fiches de travail, le décapage, la préparation sur place, l’impression des peintures, la couleur des patines, la finition et la protection de l’ouvrage.

Sabrina Brulay poursuit : « je suis aussi spécialisée dans le travail à la feuille d’or, une formation complémentaire enseignée en Suisse que je peux utiliser sur une assiette comme sur un meuble (photo ci-contre). Posée sur ce meuble, une lampe boule année 1960/1970 revisitée avec un abat jour en accord avec l’effet porphyre. Le porphyre est une pierre pourpre tachetée de blanc. Je n’utilise que des pigments naturels provenant de trois carrières en France dont la plus connue, la carrière de Gargas, les fameux ocres de Provence dans le Vaucluse. »
Photo Gilles PETIT
« Je suis heureuse de faire partie des artistes standard, inscrite au registre de l’Institut national des métiers d’art qui participe à la protection des ouvrages artistiques français. Ce n’est pas rien. C’est une reconnaissance au niveau national », se félicite Sabrina Brulay. http://www.ninabartdumobilier.fr
L’exposition « Coulon rive gauche » est ouverte tous les après-midis jusqu’à fin septembre dans « la Grange de Camille » en bordure de Sèvre Niortaise, face au bourg de Coulon (Marais Poitevin – Deux-Sèvres). Visite libre.
Gilles PETIT
Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leur auteur.
Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI
COULON (79) : Histoire de l’immeuble Élise LUCAS
Tout Maraîchin résidant dans la Venise Verte (Marais Poitevin des Deux-Sèvres) a forcément entendu parler du « Centre du Préplot ». Cette ancienne ferme du lieu-dit Préplot à Coulon défraie la chronique depuis le décès de sa propriétaire Mme Élise Lucas, sans héritier connu. Histoire d’une bâtisse léguée, voici 44 ans, sous condition, à la municipalité coulonnaise.
L’histoire commence en janvier 1977, Mme Élise Lucas vient de décéder à l’âge de 97 ans. Elle vivait seule dans la petite ferme familiale de « Prépelot ». « C’était une personne de petite taille, pétillante d’intelligence. Un personnage politiquement très marqué, défenseur de l’école publique. Elle était très amie, bien sûr, avec le monde enseignant de Coulon, » se souvient M. Jean-Claude Coursaud, ancien agriculteur, chroniqueur local, qui a côtoyé Mme Lucas alors qu’il était tout jeune garçon. Dans son éloge funèbre, M. Maurice Moinard, à l’époque maire de Coulon, déclara, notamment : « C’était l’une des figures les plus connues du Marais Poitevin surtout depuis l’émission télévisée produite sur le Niortais, voici quelques années, et durant laquelle chacun avait fort prisé la façon de raconter dont fit preuve la nonagénaire ».


Née Benoist en 1879, Élise Lucas était veuve depuis le 22 février 1947, date de la mort de son époux Pascal. Elle a donné naissance, le 31 août 1905, à leur fils unique Henri. M. Henri Lucas était président de l’Amicale Laïque de Coulon, une structure pluridisciplinaire au service de l’Éducation Populaire, lorsque, au cours d’une permission le 29 novembre 1942, il traverse des animaux en bateau dans un marais, sur la « conche du Château ». Au retour, il tombe dans la Sèvre Niortaise et se noie à proximité de la cale de Préplot.
Photo Pascal, Élise et Henri Lucas
Collection Maryse COURSAUD

« Le lien avec le monde enseignant a été primordial chez Élise Lucas soutenue par une idéologie de gauche bien affirmée », indique M. Coursaud. « Avec son mari, elle était issue de ce monde paysan qui avait une culture certaine. Elle faisait partie de ces femmes de la terre très intellectuelles. Tout ce qui était spectacles, elle aimait ça. Voilà des gens qui avaient deux ou trois vaches, qui vendaient un peu de lait, qui vendaient quelques peupliers, puis ça suffisait. Tout était assez compartimenté chez elle. Elle était assez sélective. Peut être que la politique la rendait ainsi. »
Mme Elise Lucas en compagnie de MM. Prillaud, Vergne, Boineaud et Prioux, (de gauche à droite) personnalités politiques et enseignantes Photo Collection Maryse COURSAUD
Le legs de Mme Lucas
Ceci explique peut-être cela. Quelque temps avant sa chute avec fracture, dont les suites de l’intervention chirurgicale nécessaire lui furent fatale, Mme Lucas avait rédigé son testament : En 1977, elle donnait les terres qu’elle possédait sur les communes de Sansais – La-Garette et Coulon aux familles Frère de Sansais et Pailler de Coulon. Quant aux bâtiments et dépendances de la ferme de Préplot, elle les léguait à la municipalité coulonnaise, conduite par « son ami » le maire Maurice Moinard, sous l’unique condition : « les utiliser au bénéfice des enfants et de la jeunesse en général. » De nos jours, ce legs est toujours en vigueur. Ainsi est né le « Centre du Préplot », un « cadeau » dont les municipalités coulonnaises qui se sont succédé se seraient bien passées, quoique bien venu.
Faisant suite à ses dernières volontés, la maison natale d’Élise Lucas a rapidement été dévolue au Foyer Léo-Lagrange. Le bâtiment a été réaménagé en centre de vacances dont la gestion a donc été confiée à la Fédération régionale Léo-Lagrange jusqu’en juin 1989. Alors que la municipalité avait réalisé des travaux pour 2,54 millions de francs, le nouveau maire Pierre Rousseau a accusé Léo Lagrange d’« oublier de payer les loyers ». Ce contentieux ne s’est soldé qu’en juillet 1990.

La commune reprend la gestion directe du centre d’hébergement, ouvert de Pâques à la Toussaint. Elle embauche le personnel nécessaire dont une directrice. Laquelle quittera ses fonctions le 30 avril 1992 pour des raisons personnelles. A ce moment-là, toutes les analyses et comparaisons les plus récentes démontraient que, selon M. Rousseau, « si l’implantation est bonne et attrayante, l’investissement était trop lourd ce qui généraient des charges financières pesant considérablement sur l’exploitation. » Bref, le « Centre du Préplot », chargé de l’accueil de groupes en visite dans le Marais, s’avère peu rentable. Il fallait trouver une « autre orientation » afin de maintenir l’activité en réduisant les charges de manière drastique.
Arrivée de la MFR
Un miracle s’est produit le lundi 7 septembre 1992. La Maison Familiale Rurale (MFR) de Brioux-sur-Boutonne recevait au centre du Préplot à Coulon, les vingt jeunes filles du BEPA 2ème année économie familiale et rurale, option service aux personnes. En effet, la maison-mère de la MFR, ne pouvant plus, en raison des effectifs, assurer l’accueil à Brioux-sur-Boutonne de tous les élèves dans de bonnes conditions, a reçu de la mairie de Coulon l’autorisation de s’installer au centre d’hébergement du Préplot pour l’année scolaire 1992-1993. « Tout le monde apprécie le calme des lieux, la proximité de la Sèvre Niortaise et l’installation dans des locaux spacieux, clairs et gais laissant bien augurer de l’année scolaire », estimait alors la directrice Mme Guillemain-Touzeau.
La MFR était tellement satisfaite que, tout au long de l’année, il a fallu adapter les pièces, les commodités … La commune a rapidement acquis, auprès des Domaines, un bâtiment préfabriqué pour la somme de 4 160 francs, puis, en 1995, deux autres préfabriqués d’occasion qui abriteront trois salles de classe, une cuisine pédagogique et un foyer-convivialité. Ces travaux étaient menés en parallèle avec l’aménagement de l’internat filles et garçons. Enfin, une convention a été signée par la MFR avec la commune qui met à disposition les locaux durant cinq jours par semaine, laissant libre les week-ends pour l’accueil d’autres groupes. Le contrat de location stipulait que la Maison Familiale Rurale loue les locaux 95 francs la journée de présence pendant 17 semaines de septembre à juin. Les années scolaires suivantes, l’effectif a doublé puis triplé. En somme, tous les cours ont rejoint Coulon. Finalement, la municipalité a consenti la location annuelle à la MFR sur la base de 150.000 francs par an.
Après d’autres lourds investissements et travaux d’aménagement répondant aux exigences de l’école, financés par elle-même et la commune, largement subventionnés, la MFR commence, en 2007, à parler de « déménagement dans une construction neuve sur un espace proche ». Souhaitant rester à Coulon. Mais, il était aussi envisagé le déplacement de la MFR à proximité de la Maison du Cheval à La-Garette sur des terrains appartenant au Conseil Général des Deux-Sèvres. Finalement, le couperet est tombé le 8 décembre 2009. Le maire Albert Cheminet a informé les élus du courrier qu’il a reçu le 3 décembre 2009 de Monsieur le président de la Maison Familiale Rurale de Coulon lui annonçant la décision du conseil d’administration de quitter la commune de Coulon pour La-Garette.
Une maison inoccupée
La MFR a rendu les clés du « Centre du Préplot » le 1er juillet 2012. Les locaux étant désormais vacants, deux possibilités s’offraient à la municipalité coulonnaise conduite par le maire Michel Simon. Soit vendre l’immeuble ; soit le louer à une autre structure, sachant que celle-ci devra répondre aux conditions du legs de Mme Élise Lucas.

Il faut préciser que les travaux de remise en état et de mise aux normes sont considérables et fort onéreux et que la meilleure des solutions serait de trouver un investisseur qui accepte de louer ces locaux en l’état et de les réhabiliter lui-même. Les élus coulonnais ont finalement choisi la location.
Quel sera l’avenir de l’héritage de la famille Lucas ? Photo Collection Maryse COURSAUD
On passe rapidement sur les démarches infructueuses du maire auprès de l’association GPA79-16 (Groupement entre la Pep et l’Apajh) qui souhaitait créer, en 2015, un centre de découverte pour adultes et jeunes handicapés. Un projet abandonné, suivi, fin 2018, par des discussions engagées avec un porteur de projet privé, le groupe Les Printanières, qui se disait très intéressé par le site pour la construction d’une résidence services séniors pour l’automne 2020. Pendant ce temps, le « Centre du Préplot » inoccupé, décrépit rapidement.
Aujourd’hui, en 2021, il est question d’y loger le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM). Étant évincé de son bâtiment originel par la municipalité coulonnaise, qui l’a vendu au Conseil départemental des Deux-Sèvres, le CSCM est à la recherche d’une nouvelle adresse. Mais ceci est une autre histoire dont la trame n’est pas encore écrite.
Gilles PETIT
Un grand merci à Mme Maryse Coursaud, ancienne directrice d’école à Coulon, historienne du Marais Poitevin, pour le prêt des photos de Mme Élise Lucas














