Niort
Niort 79 : Richard Gautier, l’artiste-peintre qui a trompé le patron du groupe Trompe-l’œil-réalité
Un papa sculpteur-céramiste, une maman décoratrice, maître du trompe-l’œil qui estime que « l’art contemporain est une arnaque intellectuelle », sociétaire des salons parisiens des Indépendants, Comparaisons, Artistes Français et quelques autres, l’artiste peintre Richard Gautier devient dès 1966 (date de sa première vente) le benjamin des Réalistes. Depuis 1969, il transmet sa technique à une vingtaine d’élèves dans sa galerie de Niort (Deux-Sèvres).
Le papa de Richard Gautier était un disciple de Bernard Palissy. C’est dans son atelier que le jeune Richard a passé toute son enfance. « C’était un philosophe et un écrivain », songe l’artiste, « Il a même écrit « le limon de la terre », sa vie puisqu’il était céramiste, et « Du moderne au permanent » qui est un livre philosophique. Et moi, j’ai pris tout ça, toute la partie un peu artistique de mon père et de ma mère. »

Né le 22 août 1948 à Niort (Deux-Sèvres), cadet d’une famille de trois enfants, Richard Gautier (photo ci-contre) découvre le dessin et le modelage, des matières travaillés dans l’atelier de son père. L’âge venu, il entre à l’école des Beaux-Arts de Poitiers (C.A.F.A.S.), puis s’inscrit à l’Académie Anquetin dont le siège était à Neuilly (Hauts-de-Seine), et étudie avec Mme Versini. Grâce à ces deux formations, un équilibre stable et salutaire s’établira sur le plan de la maturité artistique.
Photo Gilles Petit
Son parcours
L’artiste retrace son parcours : « J’ai longtemps vécu au n°16 de la rue Saint-Jean à Niort. Ma sœur a maintenant pris le magasin. J’ai fait les cinq ans des Beaux Arts à Poitiers, mais en trois années. J’ai fait ce qu’on m’a dit de faire. Quand j’ai compris ce qu’on voulait de moi, j’y suis allé à cent pour cent. Mais je n’étais pas dupe car l’art contemporain, c’était une arnaque intellectuelle. Parallèlement, j’ai travaillé à l’Académie Anquetin qui était diamétralement opposé à l’esprit de ce que l’on me demandait. Ainsi, « Le coup de balai » est un tableau que j’ai fait quand je suis rentré dans le groupe « Trompe-l’œil-réalité ». La première année où j’ai exposé, le maître Henri Cadiou, mon parrain professionnel chef de file de ce groupe à Paris, m’a dit : il faut que tu fasses un tableau qui donne un coup de poing dans la gueule du bourgeois, un grand truc.
Donc je fais « Le coup de balai ». Quand j’ai eu terminé, un ami photographe a fait la photo en couleur de mon tableau. Henri a cru qu’il s’agissait du tableau à faire, que c’était les objets réels. Je lui re-réponds : non Henri c’est le tableau fini ! Et là, il m’écrit : le benjamin du groupe a trompé le patron du groupe Trompe-l’œil-réalité. Évidemment, ça a été le début de ma carrière. J’ai fait des ventes au Salon du Grand Palais à Paris. J’étais sociétaire. Ensuite, j’avais des rapports très tendus avec les professeurs. L’un d’eux a prévenu ses élèves lors du premier cours de peinture : surtout ne faites pas ce que fait Gautier ! Il est esclave du modèle ! Au deuxième cours, j’étais pas esclave du modèle. Ah non ! Photo : »Le Coup de balai » de Richard Gautier

Ce prof était content après. Son enseignement se résumait à « j’aime ou j’aime pas ! » Alors fallait savoir ce qu’il aimait. C’est limité comme enseignement. Plus tard, la professeur de déco dit au premier cours : Suivez votre crayon ! Je me lève, je croise les bras et je dis : on va bien voir où il va ! Ça n’a pas plu du tout. Donc, je leur mets le trompe l’œil du Coup de balai. Un tableau, une technique qu’ils ne m’avaient pas apprise. Ils étaient contents, mais pour moi c’était une petite revanche.
« Il y avait de bons profs, celui d’histoire de l’art, par exemple. Ces mêmes profs avec qui j’avais eu tous ces rapports, me demandent d’exposer avec eux. Après m’avoir donné le CAFAS (aux Beaux-Arts de Poitiers), en 1968, n’ayant plus rien à faire à Poitiers, je suis rentré à Niort, avant de faire mon service militaire pendant un an dans la Moselle. »

Un artiste qui enseigne son art
L’artiste a d’abord installé une toute petite galerie d’exposition dans son garage situé dans le centre-ville historique de Niort. Dans la maison attenante, il lance son premier cours, « à l’époque, je faisais même du modelage, comme j’étais influencé par mon père, modelage et dessin, les deux en même temps parce que c’est lié avec le côté tactile, la sensibilité. Depuis 55 ans, je continue. » Ainsi, chaque fin de saison artistique, en juin, l’atelier Richard Gautier expose les œuvres de ses élèves. Un vernissage qui débute traditionnellement par un « discours tabouret ». En fait, le professeur est juché sur un tabouret pas vraiment stable. En extérieur, jonglant avec les bruits de la ville, Richard Gautier s’est ainsi confié : « Quand un « vieux » professeur parle, l’élève écoute. A chaque époque, un filtre s’interpose entre la parole du professeur et l’oreille de l’élève. Celui des nouveaux codes, celui du mode de pensée du moment, celui des aprioris du conformisme, surtout aujourd’hui dans notre monde bouleversé où la contemporanéité est devenue une étiquette en vogue synonyme de passage de passeport et de respectabilité. C’est l’art contemporain. Mais nous n’avons pas tous la même contemporanéité, domaine où il y en a qui sont plus égaux que d’autres, comme disait Coluche. De même, certains sont plus contemporains que d’autres. Sachant que la roue de l’histoire tourne et que certains contemporains d’aujourd’hui seront les dépassés, les has been de demain, car le propre de la mode est de se démoder. Il faut croire en l’humanisme. Depuis que je pratique mon art, notamment lors des expositions internationales auxquelles j’ai pu participer, j’ai pris conscience de faire partie de ces mainteneurs en préparant un avenir délesté de ses scories contemporaines. Seuls les vrais artistes savent qu’ils travaillent pour demain. Les bases du dessin comme celles de l’écriture permettent de s’exprimer. C’est pourquoi, apprendre à voir nécessite beaucoup de recul et surtout beaucoup d’humilité vis à vis de la réalité. Ce n’est pas pour rien si notre belle et riche langue française différencie la vérité de la réalité.


Chacun des tableaux ( ci-dessus, trois réalisations d’élèves sur le thème imposé) que vous allez découvrir reflète la vérité que l’élève a tiré de la réalité avec ses moyens. 2025, donc cette année, ce sont des fleurs qui ont servi de sujet pour exercer les talents de mes élèves. Ce sont ces bleuets, ces coquelicots et ces marguerites que la chimie du consumérisme avait tenté d’exterminer en même temps que tous les insectes qui, autrefois, décoraient nos parebrises. Mes élèves savent pourquoi l’essence même de la technique flamande désoriente les esprits neufs quand ils m’entendent leur rappeler que la lumière est opaque et l’ombre est transparente. L’exercice est ô combien délicat pour son discernement, consacré à chacun de mes élèves. Et, parfois, contrairement aux apparences, il est fait de bienveillance. C’est l’intelligence qui pétille dans les yeux de mes élèves, il n’y a rien d’artificiel. Fallait vous le dire avec des fleurs. « Il faut savoir fleurir là où on a été semé », disait Bossuet. Cultivons donc notre jardin. Le prochain sujet 2025/2026 se déclinera autour de petites voitures. Tant que je pourrai donner des cours et que j’aurai un bout de bois avec du poil au bout, je serai un homme heureux. »
L’artiste peintre niortais Richard Gautier a un curriculum vitae plus long que son bras. La liste de ses œuvres et des nombreux prix remportés lors de diverses expositions est disponible sur son site internet https://richard-gautier.fr.
Assidu au Festival de peinture de Magné
Par ailleurs, il a été invité d’honneur et président du jury au Festival International de peinture de Magné (Deux-Sèvres) en juillet 2021, 2022, 2023 et 2024. Lors de la 37° édition de cette manifestation, qui se déroulera dans le Marais Poitevin du 18 au 20 juillet 2025, Richard Gautier sera membre du jury professionnel sous la présidence de M. Jean-Marie Zacchi, en compagnie des artistes Daniel Doutre, Bernard Masson, Marie-Hélène D’Autreppe et Jean-Paul Meinvielle.
Richard Gautier a publié trois ouvrages disponibles : en 1988, un album reproduisant 50 de ses œuvres ; en 2017, le livre « Richard Gautier, 50 ans de peinture » incluant (446 reproductions couleurs) ; en 2024, le livre « Le Pinceau Philosophe » proposant 68 reproductions agrémentées de textes explicatifs.

Gilles PETIT

Ecole et galerie Richard Gautier : n°71 rue Saint-Jean 79000 Niort ;
En saison estivale : galerie Richard Gautier à Saint-Georges-de-Didonne 17110 n°7 rue Henri-Collignon
NIORT : 1er mai 2023, la manifestation « Retrait de la réforme des retraites », en images. Photos Gilles PETIT

















Photos-reportage Gilles PETIT
NIORT : 6 avril 2023, la manifestation « Retrait de la réforme des retraites », en images. Photos Gilles PETIT












Reportage sans commentaire Photos Gilles PETIT
NIORT : 28 mars 2023, la manifestation « Retrait de la réforme des retraites », en images. Photos Gilles PETIT

















Reportage sans commentaire Photos Gilles PETIT
NIORT : 15 mars 2023, la manifestation « Retrait de la réforme des retraites », en images. Photos Gilles PETIT



















Reportage photos sans commentaire Gilles PETIT
TOURISME FLUVESTRE : Niort et Marans « Au bout du Marais » sur la Sèvre Niortaise
L’agence Pamplemousse by Kapalouest va gérer les locations des deux bateaux habitables électriques financés par les pouvoirs publics. L’IIBSN (Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise) va héberger les bureaux d’accueil et administratif de la section deux-sévrienne de cette entreprise rochelaise dans une partie de ses locaux réaménagés en Capitainerie, sur le Quai de Belle-Ile à Niort (Deux-Sèvres).

Selon son maire, et président de Niort Agglo, M. Jérôme Baloge, « la ville de Niort et les Deux-Sèvres ont enfin une capitainerie. Elle est belle et surtout elle est à Niort. C’est par fierté qu’elle rappelle à quel point notre rivière est un fleuve, certes méandreux, qui constitue ce formidable parc naturel du Marais Poitevin. Son itinéraire est très peu direct, mais tout à fait charmant vers la mer. Et là se réalise un vieux rêve pour les Deux-Sévriens et les Niortais, à savoir retrouver une Sèvre pleinement navigable et de pouvoir naviguer de Niort vers la mer. Un bel exercice de coopération. C’est un projet qui rentre pleinement dans le projet cœur de ville. »

Tous les financeurs [3 EPCI, les départements 79-85-17, les régions Pays-de-la-Loire et Nouvelle-Aquitaine, le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin et l’IIBSN] du projet de tourisme fluvial et fluvestre sur la Sèvre Niortaise étaient présents à la réception des locaux de la Capitainerie mis à la disposition de l’agence Pamplemousse by Kapalouest, lançant ainsi l’opération « Au bout du Marais ». Nous vous invitons à consulter notre précédent article qui retrace la genèse de l’opération, au lien suivant :

La capitainerie est installée dans les anciens locaux occupés par le personnel d’exploitation de l’IIBSN. Le bâtiment a été conservé en gardant la structure porteuse, et en l’isolant par l’extérieur. Cet espace est désormais dédié à l’accueil du public, mais aussi à l’administration de l’antenne locale de l’agence Pamplemousse qui bénéficiera d’un loyer modéré. Ses façades largement ouvertes favorisent le lien recherché entre l’intérieur et l’extérieur, à savoir, entre l’eau et l’espace d’exploitation.
Un autre bâtiment voisin hébergera l’atelier du service de réparation, mais aussi le matériel et les employés de l’IIBSN chargés de la lutte contre la jussie. Contiguë, une salle rassemblera les archives de l’IIBSN, lesquelles sont disséminées un peu partout dans des communes du marais. Enfin, une salle de réunion toute équipée offrira une large ouverture sur le Quai de Belle-île, les points d’ancrage des futurs bateaux et la Sèvre Niortaise. Ces locaux qui bénéficient de commodités adaptées aux personnes à mobilité réduite, seront mis aussi à disposition des autres collectivités. On notera que le parking fermé sera partagé entre le personnel de l’Institution et la clientèle de la Capitainerie.

Mme Séverine Vachon, présidente de l’IIBSN explique : « Depuis mars 2020, l’IIBSN a procédé à l’aménagement de la Capitainerie. Cet outil majeur était la propriété de l’État depuis le XIXè siècle dans le cadre des grands travaux de navigation décrétés en 1808. La construction de la capitainerie de Niort est une pièce centrale de la mise en œuvre du tourisme fluvial. Elle a été précédée d’un vaste programme de réhabilitation des ouvrages de régulation et des écluses permettant cette navigabilité. [ndlr : l’IIBSN gère 683 km de voies d’eau dont 100 navigables, 7 grands barrages, 33 barrages télégérés, 14 écluses, 70 ponts, et trois centres d’exploitation] Les bâtiments sont propriétés de l’IIBSN depuis le transfert du domaine public fluvial par l’État. Le site du Quai de Belle-île abritait un ensemble de bureaux techniques, un ancien atelier de chaudronnerie, de menuiserie et de mécanique, activités déportées aujourd’hui à Marans pour une grande partie. Le 15 février prochain, la Capitainerie accueillera l’agence Pamplemousse by Kapalouest comme concessionnaire du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin pour la location de bateaux habitables. Des itinéraires de croisière fluviale sur la Sèvre Niortaise seront possibles et Niort sera le port d’accueil, base de départ et d’arrivée de ces bateaux. Une autorisation d’occupation temporaire du domaine public fluvial sera délivrée en février pour une durée de cinq ans. Cette autorisation comprendra les loyers de la capitainerie et l’ancrage stable des bateaux au port. »
Les travaux, 634 985 € TTC, ont été financés par l’État et la région Nouvelle-Aquitaine à 25 % chacun, par le Département des Deux-Sèvres et par l’agglomération niortaise, à raison de 20% chacun, 10% restant à la charge de l’Institution.
MM. Vachon conclut : « Nous sommes un territoire d’eau et de nature avec un Parc Naturel Régional, seconde zone humide de France. C’est une richesse pour notre territoire. Les collectivités toutes sensibilités confondues ont adhéré à ce projet. Il était de notre devoir d’y participer. Les travaux arrivent à leur fin avec la finalisation des pontons pour le compte des communautés de communes ou encore la mise en place de la signalisation fluviale sur la Sèvre qui est le fait de l’Institution. Demain, l’IIBSN se positionnera aussi auprès des collectivités, propriétaires des bateaux, pour assurer les interventions de premier niveau auprès des usagers et sera un interlocuteur incontournable pour l’opérateur Pamplemousse by Kapalouest, notamment. Nous envisageons aussi la modernisation du centre de contrôle courant 2023 ainsi que la restauration et la sécurisation du site. Nous nous ouvrirons davantage au public. Cette belle ambition, je suis ravie de la partager ensemble et 2023 sera certainement une première étape pour le tourisme fluvial sur le territoire. »

Mme Anne Colson, directrice commerciale Agence Pamplemousse by Kapalouest : « Nous avons plusieurs entreprises familiales à La Rochelle. Nous faisions jusqu’à présent essentiellement de la location de bateaux à voile sur la mer, depuis 1985. Nous avons remporté l’appel d’offres pour ce projet d’exploitation de location de deux pénichettes électriques sans permis sur la Sèvre Niortaise qui va porter le nom « Au bout du Marais ». C’est le nom commercial de cette nouvelle activité pour nous.
Pourquoi ? Il faut savoir que mes grands-parents ont habité Coulon, personnellement je réside au sud du Marais Poitevin. C’est une région que l’on connait. Mes activités m’appellent sur La Rochelle, mais mon lieu de vie est déjà sur le Marais. Développer une activité sur le Marais semblait une évidence. Nous avons beaucoup de clients niortais déjà aujourd’hui. Nous sommes adhérents à l’Office de Tourisme de Niort depuis de nombreuses années. Quand nous avons entendu parler de ce projet, naturellement il nous a intéressé. C’est notre métier, même si c’est du fluvial. Le projet est très attendu de la part des Niortais et des locaux. Il y a beaucoup de gens qui vont prendre contact avec nous juste en sachant que c’est enfin lancé. Il y a une grille de tarifs [ndlr : locations une semaine 2 100 € ; un week-end 600 € ] et un site internet http://www.auboutdumarais.com. Au moins une personne sera basée à la Capitainerie. Notre équipe de La Rochelle viendra en soutien de l’activité à Niort, si nécessaire. Le pari est d’être présent sur les deux sites. Nos locaux sont d’abord à Niort car c’est la nouvelle Capitainerie de l’IIBSN qui les fournit avec les contrats des bateaux. Des locaux à Marans ne sont pas d’actualité. Le bureau étant à Niort, les bateaux seront basés à Niort parce qu’il leur faut un point de stationnement. S’il y a des demandes de clients situés à un autre point du parcours, on peut tout à fait imaginer un tel format. On peut aussi imaginer qu’un client ait fait un one-way de Niort à Marans et que le client suivant le prenne à Marans pour le ramener à Niort. Nous n’entendons pas forcer des départs de Niort. C’est une activité nouvelle qui va se développer sur un parcours assez court en terme de temps et en terme géographique donc tout l’enjeu va être vraiment d’encourager les voyageurs à passer au moins la moitié de leur séjour à terre, à débarquer, à aller faire des activités, à aller dans les restaurants, dans les boutiques, etc. Déjà on sait que c’est une attente au niveau politique mais c’est aussi un intérêt économique pour nous. Plus les gens vont débarquer, profiter de la destination à terre, plus ils vont être encouragés à faire des séjours plus longs. Tout cela va aussi dépendre de l’accueil des acteurs locaux. Si l’activité est rentable dès cette année, nous serons ravis. La location fluviale est une découverte. C’est toujours une prise de risque de développer une nouvelle activité. Un risque calculé. Deux bateaux, ça ne fait pas beaucoup, mais à terme quand on aura amorcé la pompe et vu les produits qui plaisent, on peut envisager d’en acheter d’autres. »
Les bateaux

L’agence Pamplemousse détaille ainsi les bateaux jumeaux qui sillonneront la Sèvre Niortaise : « les premiers navires de la flotte, qui auront pour nom Kifanlo et Helios, sont des « ZenRiver », des bateaux habitables en aluminium à propulsion 100 % électrique. Conçus par l’architecte Hugo Lauras de l’entreprise Naviwatt, et réalisés par le chantier Alubat et ses prestataires. Utilisables sans permis, ils accueilleront en navigation jusqu’à douze passagers et disposent de quatre couchages fixes et deux couchages d’appoint. Ces bateaux sont équipés de quatre batteries Lithium, à savoir, deux batteries qui alimentent le moteur de 10 KW se rechargent uniquement à quai ; les deux autres qui alimentent les éléments de confort du bord sont alimentés par les panneaux solaires installés sur le toit. » Chaque halte nautique proposera deux emplacements d’amarrage équipés de deux bornes de recharge électrique, d’un accès à l’eau potable et d’une station de vidange des eaux usées.





Séverine Vachon : « C’est intéressant de se dire que finalement on porte tous ensemble un projet de tourisme fluvial au départ de Niort. C’est un projet extrêmement ancien qui était initialement porté par les deux départements de Vendée et des Deux-Sèvres. Il se trouve que depuis quelque temps, c’est le Parc qui a repris la main pour redynamiser l’ensemble, mettre tous les partenaires autour de la table. Et au bout de quelques années, on s’aperçoit que finalement on arrive à mettre fin au blocage qui pouvait exister. On arrive à créer ensemble quelque chose dans l’intérêt du Marais, pour son développement tout en le préservant, car ce sont des bateaux électriques. »
Une croisière inaugurale aura lieu le 20 avril 2023. Dès lors, les deux bateaux électriques seront disponibles à la location.
Gilles PETIT
Le bureau d’accueil sera ouvert des mois d’avril à septembre inclus.
Contact : Capitainerie du Port-Boinot Quai de Belle-Île 79000 NIORT
Tél. : 05 46 44 97 67 (à La Rochelle)
infos@auboutdumarais.com












