Coulon (79)

MARAIS POITEVIN – COULON – MAGNE : 50 ans, l’âge d’Or de « La Grange de Camille »

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« 50 ans, l’âge d’Or. L’âge dort mais nous allons le réveiller pour évoquer ces années 1970 où, après une petite décennie passée sur Paris dans le milieu théâtral, Cosette et André reviennent à Coulon et décident que la nouvelle scène de leur vie aura maintenant pour décor leur pays natal. » Le maître dans l’art du papier, Daniel Mar, avec Cosette Pignoux retracent la genèse du centre culturel « Coulon, rive gauche », une vraie grange maraîchine appelée « La Grange de Camille ».

La Grange de Camille est située sur la rive gauche de la Sèvre Niortaise face au village de Coulon. Photo Gilles PETIT

« En 1968, on écrivait « sous les pavés la plage », et en 1980 « sur les pavés l’art ». C’est ainsi que Bijou ne faisant plus entendre le bruit de ses sabots ferrés sur les pavés, étant déjà parti depuis quelque temps rejoindre ses compagnons de chevauchée dans la prairie du grand large, et Camille ayant refermé cette porte d’écurie comme on referme un livre quand l’histoire se termine. Camille le voisin d’enfance, le voisin du jardin d’à côté. C’est ainsi que commence l’histoire de la Grange à Camille, » se souvient Mme Cosette Pignoux, metteur en scène de théâtre.

L’écurie de Camille Paris

Monsieur Camille PARIS

Nous sommes en 1969, le fermier maraîchin Camille Paris vient de vendre ses trois dernières vaches et son cheval Bijou, l’écurie et la grange restent désormais vides. Résidant juste en face, sur l’autre rive de la Sèvre Niortaise, M. André Pignoux voyait cette grange vacante. « Il demande à Camille s’il ne pouvait pas lui louer ce lieu un peu improbable. Tellement symbolique de l’âme du pays. Là, ses photos seraient exposées en parfaite symbiose avec ce qu’elles représentent, » commente Daniel Mar.

L’année suivante, la famille Pignoux a l’idée d’en faire un lieu d’exposition et l’ensemble est alors réhabilité. S’y succèdent des potiers, tisserands, ébénistes. . . Puis de nombreux artisans et artistes. Citons des peintres de prestige : Chenilleau, Bugeant, Hélène Besnard-Giraudias et des intellectuels. « On a connu le potier de Jean Cocteau qui a bien voulu exposer là une trentaine de ses pièces », se souvenait le regretté André Pignoux. « Dans les années 1970, la grange faisait office de lieu culturel à Coulon« .

L’homme de théâtre et complice des artistes de toutes factures André Pignoux (juillet 2017) est décédé en mars 2018. « Sa mémoire demeure, » assure Cosette Pignoux.    Image Gilles Petit

Ouverte en 1970, sous le nom de « la Grange à Camille », l’ancienne ferme de Monsieur Paris, vit les premières expositions, sur 120 m², des photographies de M. André Pignoux et la fondation, en 1974, d’un groupement d’artisans régionaux. « Il y avait encore du foin à l’étage et les vaches juste parties », aimait rappeler le photographe local. Très fréquentée, « la Grange à Camille » ne devait pas rouvrir ses portes, après la pause hivernale. Mais André et Cosette Pignoux n’ont pu se résigner à laisser les volets clos. Parlant alors au nom des artistes de la première édition, le regretté sculpteur Laurent Page expliquait : « Avec cette rénovation de la grange, nous faisons le pari de continuer à faire vivre cet endroit avec les fruits de nos travaux ».

Quand la « Grange » change de nom !

Rebaptisée « la Grange de Camille », l’ancienne propriété de M. Camille Paris, conserve l’architecture caractéristique de ces vieilles maisons du bord de fleuve, à savoir un corps d’habitation et une écurie en l’état, les auges, les râteliers, même le sol a été conservé intact avec ses pierres inégales et le « courant au purin » intégralement préservé. Construite comme la plupart des maisons maraîchines, à la fin du XIXe siècle, elle dispose d’un rez-de-chaussée (l’ancienne écurie) et d’un étage (ancien fenil).

Certains artistes exposent leurs œuvres dans « la Grange de Camille » depuis une vingtaine d’années, c’est le cas de Daniel Mar (photographie puis art du papier). L’artiste retrace la genèse d’une aventure « gagnante » : « Lorsqu’André a retrouvé son pays natal, il a tout de suite pris conscience des mutations qui étaient en train de se produire dans ce milieu rural. Une époque charnière où les tronçonneuses remplacent les scies, les tracteurs se substituent aux chevaux. . . Alors lui qui, sur Paris, a aussi appris la photo, se met à saisir en noir-et-blanc les ultimes images du transport du bétail dans les bateaux, des lavandières sur les bords de Sèvre, tous les gestes ancestraux de ce monde rural qui bientôt vont disparaître. Et dans cette grange, toutes ces images vont trouver là un parfait écho. Et puis très vite, André et Cosette pensent qu’ils pourraient peut-être aussi accueillir en ce lieu d’autres artistes, artisans d’art susceptibles de présenter ici leurs œuvres. Alors, les années suivantes, vont se croiser ici potiers, ébénistes, tisserands. Et d’emblée c’est le succès car à l’époque nulle part ailleurs dans la région il n’y a d’équivalent. On y trouve du mobilier, des abat-jours, des foulards, des peaux de bête, et bien sûr des œuvres peintes ou sculptées par des artistes locaux. On y accourt de partout de la région et plus encore du proche pays niortais où tout le monde a, au moins, entendu parler de la Grange à Camille.

« la Grange a 50 ans ! »

La soirée d’anniversaire « la Grange a 50 ans ! » était ponctuée des musiques et poèmes interprétés par Anne Testard. Photo Gilles PETIT

« Dès qu’il y a un cadeau à faire pour un parent : la Grange à Camille; un collègue qui part à la retraite : la Grange à Camille; le voisin qui va pendre sa crémaillère : la Grange à Camille. Les années passent, les temps changent. Nous sommes dans les années 1990, la Grange elle aussi se doit d’évoluer, mais Cosette et André craignent vivement que les organismes officiels les obligent à des changements radicaux comme, par exemple, la démolition du sol et son pavage qui participeraient à anéantir l’âme du lieu. Mais la bonne fée du Marais veille et la Grange ne connaîtra pas les transformations. Souhaitant alors se positionner en dehors de tout mercantilisme, en 1999, le couple va finalement décider de ne réserver la Grange qu’aux artistes. Elle va alors devenir un incontournable lieu culturel, un espace un peu hors du temps et de l’agitation galopante, une escale précieuse où il fait bon se poser. Et ils vont être nombreux à s’y succéder les artistes. Des dizaines et des dizaines, reconnus, connus ou inconnus, mais tous animés par une même flamme créative, reflet de leur âme. A ce jour, ont exposé ici, en ce lieu magique environ 280 artistes. Je fais partie de ceux-là. Je voudrais dire au nom du plus grand nombre combien nous sommes attachés à cet endroit qui se perçoit au travers de nos cinq sens. »

« Coulon Rive gauche » offre du rêve

« On avait besoin d’un lieu pour mettre nos rêves, » reprend Cosette Pignoux. « Nous cherchions justement un lieu habité par une histoire. Oui, Camille les murs de ta grange parlent, les murs racontent ! Camille, toi qui fais maintenant des promenades en bateau avec les touristes, tu sais, ils seraient heureux ces gens-là de voir une expo ! L’amitié de voisinage allait jouer en notre faveur. Et voilà, mes ailes repoussent, mes rêves s’envolent, on parle, on rencontre, on partage, on crée, on imagine. Ah oui, l’imagination est au pouvoir. Rêves réalisés, on est dans le concret dans ce lieu avec des photos d’André accrochées sur un mur de foin. Qui pourrait faire ça, qui pourrait imaginer faire une chose pareille ? C’était très beau, les photos de labour, sur un mur de foin. C’était extraordinaire! »

« Coulon, rive gauche » (aquarelle, huile, dessin, sculpture, estampe, photo, art du papier) héberge, cette année, Jean Artibricolo, Danièle Baudry, Françoise Bousseau-Janon, Fredy Gautier, Christiane Gilbert, Phil Lejeune, Daniel Mar, Fabrice Morin, Sandrine Pignoux, Louise Maby, Sébastien Momot, Jean-Michel Tronche et les photographies d’André Pignoux. Photo Gilles PETIT
Une création Daniel Mar

Daniel Mar : « Sereine au bord du fleuve, la Grange est aujourd’hui d’une nature forte qui a vu passer bien des natures mortes mais qui pourtant reste toujours bien vivante. Tu vois André, tu vois Cosette, vous pouvez être fiers de ce jour et de ce que vous avez créé qui, cinquante ans plus tard, continue à se perpétuer. » L’artiste apporte « une petite preuve supplémentaire à ce constat. » En s’amusant avec les lettres du mot grange, Daniel Mar a mélangé les lettres. « Pour le mot grange, il n’y a qu’un anagramme possible : gagner! »

« C’est ainsi que vit la Grange, une porte ouverte aux rencontres, aux moments chaleureux des instants partagés, les yeux engrangent les souvenirs, les paroles s’échangent, s’enrichissent. La Grange, c’est le pas lourd des sabots de Bijou sur le pavé. La Grange, c’est Camille. La Grange, c’est l’amour, pour l’échange de deux passionnés. La Grange, telle est sa vocation, la beauté du tableau, la lumière des photos, le geste assuré du sculpteur passionné, les odeurs de lavande échappées du tableau, les pas du visiteur caressant les pavés. La Grange, c’est le lieu magique des magiciens. La Grange, c’est le reflet d’une vie transparente du vécu comme un poème qui s’éternise dans le temps, » conclut Cosette Pignoux.

L’exposition « Coulon rive gauche » est ouverte jusqu’à fin septembre dans « la Grange de Camille » en bordure de Sèvre Niortaise, face au bourg de Coulon (Marais Poitevin – Deux-Sèvres). Visite libre.

Gilles PETIT

Les œuvres présentées dans ce reportage sont la propriété de leur auteur.

Revoir notre reportage vidéo réalisé à l’occasion de l’édition 2013 : https://youtu.be/4AortAw5HWI

CIVAM MARAIS MOUILLE : A la recherche des plantes messicoles

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Au cœur du Marais Poitevin, le réseau CIVAM Marais Mouillé a offert « une balade dans les champs cultivés » à la recherche des plantes messicoles. Guidée par un professionnel de Deux-Sèvres Nature Environnement.

A la recherche de plantes messicoles dans un champ cultivé. Photo Gilles PETIT

Fidèle à son slogan « Campagnes vivantes », chaque premier mardi du mois (normalement), toute l’année, le réseau CIVAM (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) anime « des Cafés Citoyens ouverts à tous les curieux, agriculteurs, particuliers, élus, Maraîchins ou visiteurs ». Il s’agit de soirées gratuites de découverte, d’échange et de partage autour de sujets liés à l’agriculture et au territoire du Marais Mouillé.

Une balade semi-nocturne

Mardi 7 juillet 2020, une dizaine de personnes se sont retrouvées dans la plaine coulonnaise pour découvrir « tout ce qui vit dans nos cultures ». En préambule, l’animatrice du CIVAM Marais Mouillé, Eline Lombart a informé que, d’une part, le Centre est une association d’agriculteurs ayant choisi de « se développer en échangeant entre eux sur des sujets liés au monde agricole, et en travaillant ensemble sur tout. » D’autre part, qu’il organisait, ce soir-là, un Café-citoyen accueilli par le GAEC La Passion, un Groupement Agricole d’Exploitation en Commun qui siège à Coulon (79), et par l’association Deux-Sèvres Nature Environnement (DSNE79) accompagnée opportunément d’un représentant du Groupement Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS).

Cette balade consacrée à « la découverte de la biodiversité dans les champs cultivés avant les moissons », s’est déroulée à l’orée d’une parcelle de blé juste moissonnée. « Nous sommes tributaires des aléas de la maturation des germes et des conditions météorologiques, » a expliqué M. Guillaume Largeaud, l’agriculteur qui gère le GAEC La Passion, avec son associé Florian Moinet.

Le GAEC La Passion

MM. Guillaume Largeaud (à gauche) et Florian Moinet (à droite) ont accueilli le Café citoyen du CIVAM dans leur GAEC La Passion à Coulon. Photo Gilles PETIT

Une exploitation qui, depuis 2008, élève des bovins allaitants Blonde d’Aquitaine et Maraîchine, ainsi que 18 000 poulettes pré-pondeuses. De plus, elle cultive l’alimentation nécessaire en interne et dispose de plusieurs herbages.

« L’exploitation, c’est environ 40 propriétaires de terres exploitées par nos familles depuis trois générations, » informe M. Largeaud. « L’avantage de notre métier fait qu’on en apprend tous les jours. Si on veut, on peut apprendre beaucoup de la terre, des sols, de l’environnement. C’est un métier formidable. On vit sur quelque chose de formidable, on n’y fait pas forcément attention. Prendre le temps de sortir du boulot, s’asseoir et admirer. »

Justement, ces jeunes agriculteurs voient bien des plantes poussées ça-et-là au travers de leurs cultures. Ils s’y intéressent, surtout lorsqu’elles perturbent les récoltes. Ce sont des plantes messicoles, thème de la présente soirée d’été.

On cherche encore et on écoute attentivement !!! Photo Gilles PETIT

Plantes messicoles ?!

M. Stéphane Barbier, chargé de mission botanique chez DSNE79, une association qui vient de fêter ses 50 ans, affiliée à France Nature environnement, Poitou-Charentes et Nouvelle-Aquitaine : « Messicole désigne un groupe de plantes liées aux moissons, calquées sur les semis de céréales d’hiver qui germent à l’automne, qui croissent en hiver, qui fleurissent au printemps et maturent au moment des moissons. Les graines restent d’une année à l’autre dans le sol, germent quand les conditions leur sont favorables, quand il existe des rotations de cultures. C’est un terme défini sur la base de l’écologie des plantes. » Les novices pourraient les confondre avec les adventices. M.Barbier précise : « En agriculture, les adventices sont des plantes qui posent des problèmes de rendements, qui gênent selon les types de cultures semées. » Les deux concepts se croisent donc.

« Des messicoles sont menacées et figurent sur des listes rouges. 80 espèces de plantes sur le Poitou-Charentes sont considérées comme messicoles. Et environ la moitié sont considérées comme menacées. Elles sont devenues rares et on passe du temps à venir échanger avec les agriculteurs pour mieux comprendre leur écologie, mieux comprendre leurs pratiques, pourquoi elles sont dans un champ plutôt qu’un autre, même proche voisin. Nous essayons de voir comment la préserver, la valoriser. Nous dressons actuellement un inventaire déjà bien avancé, » poursuit l’animateur de DSNE79.

On l’a dit, le champ de blé qui devait être ausculté était moissonné, mais pas les parcelles alentour et les bords du long chemin de pierre rectiligne, lieu de rendez-vous pour la balade semi-nocturne.

Photo Gilles PETIT

On a parlé et/ou cherché des plantes, communes ou rares, qui ne poussent pas forcément sur ce territoire. Il a été question (Ref.: le guide les Messicoles du Poitou-Charentes à destination des bénévoles) d’Adonis d’automne, Nielle des blés, Bugle Petit-pin, Buplèvre à feuilles rondes ou ovales, Caucalis à fruits larges, Bleuet, Chrysanthème des moissons, Petite spéculaire, Miroir de Vénus, Buglosse des champs, Muflier des champs, Renoncule des champs, Peigne-de-Vénus, Coquelicot hybride ou Argémone, et bien d’autres.

Le Falopia convolvulus. Photo Gilles PETIT

Dans une culture de pois, les participants à la balade ont découvert, entre autres, le Falopia convolvulus. Confondue avec le liseron, cette renouée est une plante herbacée annuelle de la famille des Polygonaceae.

Était présent le long du chemin, le Torbyle élevé, ombellifère de la famille des carottes aux fruits aplatis et feuilles plaquées contre la tige, qui pousse également dans les friches mais préfère les champs cultivés.

La Tordyle élevé (Tordylium maximum) présentée par Emilie Largeaud Photo Gilles Petit

En cherchant bien M. Stéphane Barbier a recueilli du Coquelicot commun. « Ça fait longtemps que l’on n’a pas eu d’invasion de coquelicot, » intervient M. Largeaud. C’est dû à quoi ? Peut-être à la pratique de semis cette fois-là. Les intempéries éventuellement ? « Souvent, une autre plante se développe dans les endroits où les cultures n’ont pas poussé. Soit parce qu’il y a eu un excès d’eau, un excès de chaleur, ou l’engrais organique qu’elle n’aimerait pas, la plante serait restée à stagner, d’autres espèces ayant alors pris la lumière, et elles ont pu se développer dessus, » s’interroge l’agriculteur.

Et les oiseaux ?!

M. Jean-François Guété du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres. Photo Gilles PETIT

Cerise sur le gâteau, la présence de M. Jean-François Guété. Cet habitant de la commune maraîchine d’Arçais est membre bénévole du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS). En effet, selon Eline Lombart : « DSNE étudie tout sauf les poissons, du ressort de la Fédération de pêche, et les oiseaux ». Ça tombe bien car l’association de protection de la nature, le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres a pour vocation l’observation, l’étude et la protection des oiseaux sauvages, nicheurs, hivernants ou migrateurs du département des Deux-Sèvres.

Le sujet est complémentaire au thème de ce Café citoyen. Les champs cultivés abritent également les oiseaux, lesquels constituent de bons indicateurs de la santé de notre environnement.

Étant présent comme simple participant, M. Guété n’a pu résister à la pression des curieux. Alors, à la nuit tombée, les observateurs du sol ont relevé la tête pour rejoindre le monde des oiseaux.

Ce fut alors un festival d’explications et de descriptions dont notamment l’art de trouver et compter les nids de busard et leurs occupants sans les déranger, ni indiquer aux prédateurs leur emplacement. Jean-François Guété : « Dans les champs, il y a d’autres oiseaux beaucoup moins gros, au printemps qui sont super jolis, mais vous ne les voyez pas parce qu’il faudrait des jumelles. Dans le colza, il y a les gorges-bleus, par exemple. Le colza a été battu mais ils sont toujours là. Les bergeronnettes printanières se voient à l’œil nu, elles sont jaune-citron. Superbe ! Dans les blés, le bruant est fréquent chez nous. Les fauvettes grisettes qui chantent sur les blés, des pies-grièches écorcheurs qui vont y chasser mais qui ne nichent pas dedans, et utilisent des haies et des champs voisins. Des œdipes, des grands oiseaux très furtifs qui aiment bien nicher dans les jeunes tournesols. Nous n’avons plus d’outarde canepetière, ici. »

Intarissable, l’ornithologue poursuit par « l’envahissement de hérons garde-bœufs et beaucoup de cigognes. Des goélands bagués. La population de hérons cendrés a explosé depuis la prolifération d’écrevisses. Le cormoran mange du poisson. » Et une pléiade de tout petits oiseaux qui se mettent dans les bordures de chemin. Tous sont des oiseaux insectivores. « Si on broie tout trop tôt, ils vont avoir un souci. »

Enfin, M. Quété assure des séances de sensibilisation auprès des jeunes, notamment en matière de libellules et de papillons.

Gilles PETIT

CIVAM MARAIS MOUILLE

– 25 route des cabanes
79270 La Garette
Tél : 06.71.94.75.35
Tél : 05.49.35.46.35
Email : maraismouille@civam.org

MARAIS POITEVIN : Coulon en confinement Covid-19, des photos inédites

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Dans la Venise Verte, notamment à Coulon (Deux-Sèvres), la saison touristique débute habituellement aux fêtes de Pâques. Cette année, le confinement de la population française dû à la pandémie du Covid-19 a contraint les entreprises de batellerie à laisser leurs barques au garage. En effet, les bateliers n’étaient pas autorisés à reprendre leurs activités et, d’ailleurs, les potentiels touristes étaient invités à rester confinés en leur domicile.

Fait exceptionnel, à cette période de l’année, seules les barques des autochtones sont amarrées aux anneaux des rives de la Sèvre Niortaise. Elles aussi sont appelées à rester à quai.

Voici un florilège d’instantanés saisis un dimanche de Pâques le 12 avril 2020, entre 17 et 18 heures.

On regrette de ne pas pouvoir restituer les sons, les odeurs, l’atmosphère surnaturelle d’une situation surnaturelle et . . . ce silence sans cris de gens surexcités, sans les (trop forts) commentaires des guides bateliers qui poussent leurs lourdes barques pleines de touristes, sans véhicules automobiles qui vrombissent et/ou franchissent, au loin, ostensiblement les ponts et autres passages piétons surélevés. Même le vent s’est fait murmure cet après-midi là dans les arbres aux feuilles naissantes. Et ce soleil qui illumine Coulon uniquement pour les Coulonnais, pense-t-on. « Le bonheur », selon une habitante qui, d’ordinaire, voit passer sous sa fenêtre des dizaines, voire des centaines de bateaux par jour.

A Coulon, la Sèvre Niortaise, une autoroute de bateaux en pleine saison, sans barques, sans touristes, sans Maraîchins, et . . . sans commentaires (Photos Gilles PETIT) :

 

Festival international de peinture de MAGNE 79 : clôture du 31ème, place au 32ème, vidéo et images

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Sous titré « La peinture Grandeur Nature », le 31ème Festival international de peinture de Magné (Deux-Sèvres) a refermé ses chevalets. La 32ème édition se déroulera les 18 et 19 juillet 2020.

235 artistes (sans compter les enfants) ont participé à la réussite du 30ème anniversaire de l’association organisatrice Magné Animation. Le jury a primé trente-trois « adultes » et huit « juniors », attribuant ainsi plus de 12.000 euros de prix.

Nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir en vidéo cette 31ème édition, ainsi que la proclamation du palmarès 2019, au lien YouTube suivant : https://youtu.be/lt9XouF-x3g

Prise de vue : Gilles Petit
Réalisation : Capt’Action79. juillet2019

 

Toutes Catégories
Prix POUJOULAT : NGUYEN Kim-Chi
Prix THEBAULT : RODRIGUEZ Cathy
Prix restaurant LA BELLE ETOILE : VALLENET Annick
2ème Prix Pastel – Prix Embarcadère CARDINAUD : DAVID Nadia
2ème Prix Aquarelle – Prix GROUPAMA : DELAROCHE Dominique
Prix PARC NATUREL REGIONAL : FAURE-ROSSARD Christiane

Prix Spécial
Prix Conseil Départemental 79 : KIENER Christiane
2ème Prix Techniques Mixtes – Prix CREDIT MUTUEL : COURILLEAU Karen

Toutes Catégories
Prix AUDIS : BAURUEL Dominique
Prix Groupe Y NEXIA : CHÂTEAU Frédéric
Prix Ambulance de l’ANGELIQUE : LE DEROFF Michel
Prix GRAFIC ENCADREMENT : LE BORGNE
3ème Prix Huile – Prix MARAIS POITEVIN IMMOBILIER : FOURREAUX Michel
3ème Prix Pastel – Prix PIEJAC MAINGRET : RIBARDIERE Marie-Noelle
3ème Prix Techniques Mixtes – Prix ROUVREAU RECYCLAGE : BELAIR Yvan
Prix MUTUELLE DE POITIERS : ACHARD Joël
Prix AXA Assurances : PUMA QUISPE Sabino
Prix TERRASSON : DAUGA Jean-Jacques
Prix AMBASSADE DU VIN : MOREAU Jean-François
Prix GRAPHIC APPLICATION : FAGES Roger
Prix EUROVIA : RAUSA Robert-Victor
Prix TEDELEC : LE MOUEL Stéphane
Prix EVERGIE : BRAILLON Michel
Prix ACSOR : MARTIN-HAJPEK Vesnica
3ème Prix Aquarelle – Prix NEWLOC : PATETA Serge

Une ultime exposition des tableaux lauréats des prix 2019

Comme de coutume, le public a pu revoir, en octobre 2019, toutes les œuvres primées dans les locaux du Centre culturel du Four Pontet. Cette ultime exposition, ouverte pour la première fois sur deux weekends, s’est refermée par le « décrochage » des tableaux avec remise à leurs parrains respectifs présents.

Photos Gilles PETIT

Un nouveau président du jury en 2020

Gilles PETIT

A l’issue de l’assemblée générale de Magné Animation, le conseil d’administration a accueilli de nouveaux adhérents. Photo : les membres du CA en compagnie des artistes Daniel Doutre et Richard Gautier (à gauche). Photo Gilles PETIT

HANDBALL CLUB CELLES-SUR-BELLE (79) : le clip vidéo 2019 / 2020 des Belles de Celles

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Handball-Club de Celles-sur-Belle (Deux-Sèvres), le clip de la saison 2019/2020 de l’équipe élite féminine qui évolue en D2F avec le statut VAP (voie d’accession au professionnalisme) permettant d’accéder au Championnat de France féminin de handball, dénommé Ligue Butagaz Énergie ou Division 1, compétition qui représente en France le sommet de la hiérarchie du handball féminin.

Voici le clip vidéo officiel de la saison :

Une réalisation vidéo CaptAction79 partenaire du HBCC. septembre 2019

Bonne lecture.

Gilles PETIT

VENISE VERTE : hommage et tournée estivale 2019 au Théâtre Roger-Blin de Coulon (79)

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Le Théâtre Roger-Blin va rendre hommage à deux hommes, disparus l’année dernière, qui ont FAIT le TRB à Coulon : André Pignoux et Paul-André Maby. De nombreux artistes qui ont suivi et/ou accompagné ces deux personnalités du monde artistique seront présents samedi 20 juillet 2019. Musiques, chansons, textes. . . un programme éclectique sera proposé dès 18 heures dans le Parc de la Mairie de Coulon (Deux-Sèvres).

Basé à Coulon (dans le Marais Poitevin des Deux-Sèvres), le Théâtre Roger-Blin est une pépinière de jeunes talents. Fondée le 6 août 1984, cette association, régie par la Loi de juillet 1901, organise, toute l’année, des stages divers, des spectacles de théâtre, chansons, musique, lectures publiques. . . et, en saison estivale, des tournées de théâtre dans la Venise Verte. Cette année, la tournée sera ponctuée par une soirée hommage à André Pignoux et Paul-André Maby.

Pour cela, laissons la plume à Mme Cosette Pignoux, metteur en scène, l’autre pilier du Théâtre Roger-Blin :

André Pignoux

Paul-André Maby

Lundi 15 juillet 2019, à Coulon, la Compagnie des 3 C a lancé la tournée estivale du Théâtre Roger-Blin en présentant sa pièce « To Bee or not to bee », une histoire d’abeilles collant à l’actualité. Photo Gilles Petit

Durant ce mois de juillet 2019, les comédiens amateurs du Théâtre Roger-Blin, accompagnés de troupes professionnelles invitées, interpréteront trois pièces alternativement sur les scènes des villages deux-Sévriens de Coulon, Arçais, La-Garette (commune de Sansais-La Garette), Bessines, Mauzé-sur-Le-Mignon, Magné et vendéen de Benet :

L’HABILLEUR de Ronald Harwood (21 heures : 16 juillet à Arçais, 19 juillet à La-Garette, 22 juillet à Bessines, 24 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 27 juillet à Coulon, 29 juillet à Benet et 31 juillet à Magné)

Véritable profession de foi dans l’art dramatique, « l’habilleur » ne cesse de mêler dans une savante mise en abîme, le théâtre dans le théâtre s’inscrivant dans la lignée de Shakespeare, Pirandello.

C’est un hymne à la persévérance qui se décline politiquement en résistance face à l’oppresseur et prend la forme du sacerdoce pour le comédien dévoué à Shakespeare et à sa compagnie. Beaucoup d’artistes caressent le rêve de mourir au plus fort de leur art; s’éteindre sur scène, de cette mort splendide, que s’offrit Molière; de la seule mort qu’accepterait celui qui, toute son existence, a mimé la vie. Mais cette fin-là serait pour le Maître un renoncement et il le fait, au contraire, et impérativement ne pas mourir sur scène mais se cacher, disparaître après avoir joué jusqu’à l’épuisement.

C’est la question que nous pose l’habilleur : où, pourquoi, comment, par quel moyen, par quel miracle continuer à créer, à trouver en soi et ailleurs la force, la volonté, la nécessité, l’étincelle de la création artistique; même dans la catastrophe; sans quoi le monde n’est plus que ce monde-ci et alors est-il vraiment supportable ?

Dans cette pièce, belle et humaine, qui a triomphé dans les trente et quelques pays où elle a tourné, cette écriture est d’un Grand Auteur.

Le maître, cet acteur, si égoïste soit-il, continue à ouvrir ici ou là, pour qui l’aperçoit, des fenêtres vers la liberté.

Par le théâtre nous pouvons avoir accès à un autre monde, et ce monde-là fait que nous pouvons supporter ce monde-ci même au cœur de la tourmente.

CENDRILLON de Joël Pommerat (21 heures : 17 juillet à Arçais, 18 juillet à Sansais, 21 juillet à Coulon, 23 juillet à Bessines, 25 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 26 juillet à Benet et 30 juillet à Magné)

Le metteur en scène livre ici sa version très personnelle du conte de Perrault. Loin des histoires de princesses qui rêvent au prince charmant, il se plonge au cœur de l’enfance et des questions tragiques qui la jalonnent parfois. Oubliés les oiseaux chanteurs et les couleurs pastel. Cendrillon est Sandra, une petite fille submergée par le deuil de sa mère, qu’elle tente de vivre comme elle le peut. Tous les éléments de l’histoire originale sont présents, mais détournés, chargés d’un sens différent qui lui donne un souffle radicalement novateur. Si Pommerat choisit d’axer sa pièce autour du deuil et de la confrontation d’une enfant avec la mort, il le fait avec assez de légèreté pour que les spectateurs se laissent aller à rire à de nombreux moments du spectacle. Émotion et humour sont au rendez-vous grâce à leur belle performance. 

Le DÉFUNT de René Obaldia (17 juillet à Arçais, 18 juillet à Sansais, 21 juillet à Coulon, 23 juillet à Bessines, 25 juillet à Mauzé-sur-Le-Mignon, 26 juillet à Benet et 30 juillet à Magné)

Deux personnes se retrouvent pour évoquer le souvenir d’un homme décédé trois ans auparavant.

Qui était Victor? Qui sont ces personnes qui revendiquent son amour ? Confidence après confidence, l’oraison annoncée se transforme, de fil en aiguille, en révélations sur la véritable identité du mystérieux défunt, de cet homme si appréciable…

A la fois drôle, grinçant et absurde, le texte s’inscrit dans le registre de l’humour noir. Entre comédie et tragédie et derrière une apparente banalité, cette composition donne à voir les reflets de la folie et de l’abomination. Et si tout ceci n’était que duperie ?

 

 

Mesdames Cosette Pignoux (à gauche) du TRB et Agnès Brion de la Compagnie des 3 C, ont lancé la tournée d’été. Photo Gilles Petit

Les mises en scène sont assurées par Mme Cosette Pignoux :

L’animatrice du Théâtre Roger-Blin conclut : « Il faut que les gens viennent découvrir ces pièces. J’aime bien que les gens soient critiques, qu’ils viennent dire après ce qu’ils ont ressenti ou pensé. Mais les gens n’osent jamais. On dit toujours que c’est bien, mais ça veut rien dire pour moi. Oui, les avis sont intéressants. C’est aussi aller plus au fond des choses. »

Le 28 juillet 2019 à 21 heures dans le Parc de la Mairie (ou dans la salle des fêtes selon la météo) de Coulon les compagnies invitées interpréteront « La désireuse » de Agnès Brion et « Le petit manuel du héros » de Julian Rouhet.

Renseignements et réservations : 05 49 35 91 42 ; 05 49 04 58 42 ; 02 51 51 96 27                                                                                   Courriel : danypiveteau@gmail.com http://theatrerogerblin.jimdo.com

Gilles PETIT

MARAIS POITEVIN 79 : le Collectif « Bassines Non Merci ! » installe un Campement de Résistance et de Surveillance à Mauzé-sur-le-Mignon (79)

Publié le Mis à jour le

Le Collectif citoyen « Bassines Non Merci ! » se bat depuis maintenant deux ans contre un projet de 19 réserves d’eau destinées à l’irrigation agricole. Soutenu par des structures environnementales, paysannes, syndicales, militantes et politiques, le Collectif a installé, dimanche 30 juin 2019, le premier Campement de Résistance et de Surveillance (CRS) près de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).

Photo Gilles Petit

Selon le Collectif citoyen « Bassines, Non Merci ! », ce projet de 19 réserves de substitution, réduit aujourd’hui à 16 réserves, concerne le bassin versant de la Sèvre Niortaise, le fleuve lui-même dans toute sa vallée, en général, et le Marais Poitevin en particulier.

« Bassines, Non Merci ! » dénonce des « dénis de démocratie, des arrangements avec la réglementation, dont la Loi sur l’eau, des enquêtes publiques, . . ., la captation massive d’argent public, l’intervention de lobbies, le maintien envers et contre tout d’une agriculture productiviste en l’habillant d’oripeaux écologiques, et le projet de réserves de substitution agricoles, appelées « bassines », en Deux-Sèvres. » Il comporte également un site dans la Vienne et un autre en Charente-Maritime.

Le collectif explique : « Une bassine est une réserve d’eau géante de 10 hectares en moyenne, entourée d’une digue de 10 mètres de haut. Elle est remplie en hiver en pompant l’eau principalement dans les nappes souterraines. Le but est  d’irriguer en été des cultures intensives (2/3 de maïs, semences, légumes industriels). Chacune est financée à 70% par de l’argent public provenant de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, l’État français et l’Europe. » L’association avance des chiffres clés qui interpellent : coût de l’ensemble des projets supérieur à 40 millions d’euro, 200 ha de terres agricoles seraient plastifiés, 128 forages seraient actifs, pour seulement 6 % des agriculteurs du territoire raccordés.

Près de 800 personnes, de toutes les générations, ont rejoint le site de construction d’une Zone A Défendre dans la campagne mauzéenne. Photo Gilles Petit

Le 9 mai 2019, la justice a donné raison aux associations de protection de la nature NE 17 et NE 16 et aux Fédérations de pêche de ces deux mêmes départements qui avaient attaqué en justice les arrêtés préfectoraux. « Ceci vient conforter les convictions du collectif citoyen au sujet des dangers du projet de bassines sur le territoire Sèvre-Marais Poitevin, lui aussi visé par un recours en justice », précise le Collectif qui ajoute : « En effet, la justice a retenu trois motifs susceptibles de casser et d’annuler les arrêtés préfectoraux : des prélèvements trop importants autorisés par l’État; une étude d’impact largement insuffisante sur l’environnement; la mise en place d’un véritable projet de territoire. Ces trois éléments majeurs sifflent donc la fin du match du projet de bassines tel que conçu actuellement. De plus, récemment, les huit bassines en projet dans la Vienne ont été annulées par le Tribunal Administratif de la Vienne. »

Le Collectif Bassines Non Merci ! est « une force d’opposition qui veut aussi être une force de proposition allant dans le bon sens, en mettant au centre des débats une réelle concertation de tous, pour tous et dans l’intérêt de nos enfants et petits-enfants. »

Le kiosque à musique de Mauzé-sur-Le-Mignon a hébergé les Assises citoyennes eau/agriculture/alimentation. Photo Gilles Petit

Afin d’expliquer les tenants et les aboutissants d’un sujet qui semble complexe, 28 organisations (*) environnementales, agricoles, citoyennes ont participé à une journée de rencontre à l’intention de tous, dimanche 30 juin 2019 à Mauzé-sur-Le-Mignon (Deux-Sèvres). Des Assises citoyennes eau se sont tenues sous le kiosque de la Place du Champ-de-Foire locale, en présence de paysans, d’ingénieurs agronomes, de scientifiques, d’élus régionaux, d’un député européen, de maires, de représentants syndicaux et de divers mouvements. . . également opposés à ces projets titanesques.

A l’issue de ces Assises, près de 800 personnes ont marché trois kilomètres vers la commune d’Usseau jusqu’au site le plus proche retenu dans le projet global. Les participants y ont installé un « plongeoir », à savoir un mirador destiné à surveiller la Zone A Défendre (ZAD). Puis tout le monde a rejoint le premier Campement de Résistance et de Surveillance, un CRS niché dans une oasis de fraîcheur ombragée au milieu des cultures céréalières, avec vue sur le « plongeoir ». Depuis dimanche, des permanents zadistes se relaient nuit et jour afin d’alerter sur l’éventuelle arrivée d’engins de chantier à proximité de la parcelle concernée.

De plus, le Collectif annonce que durant l’été « seront organisées toutes sortes d’actions et de manifestations dont un camp climat, des formations à la désobéissance civile, la rédaction d’un fanzine, la création d’une pièce de théâtre, etc. Ce sera l’occasion de rédiger collectivement un projet de territoire ambitieux, porteur d’alternatives agricoles, alimentaires et sociales. »

Le Collectif conclut : « Le campement constituera un lieu de tourisme militant pour toutes les personnes qui souhaitent profiter de leurs vacances pour participer à la construction d’un autre modèle. »

Gilles PETIT

(*) APPMA Pêches Sportives Saint-Maixent-l’Ecole, Alternatiba La-Rochelle, ANV-COP21 La-Rochelle, APIEEE, CGT 79, CGT Spectacles Poitou-Charentes, Colibris 79, Collectif Anti-Linky, Collectif des Usagers de l’Hôpital de Niort, Collectif à Teurtous, Collectif Marche pour le Climat Niort, Comité Notre-Dame-des-Landes La-Roche-sur-Yon 85, Confédération paysanne 17 et 79,  Europe Ecologie – Les Verts, Extinction Rébellion La-Rochelle, Gilets Jaunes 79, La France Insoumise, Le Priouté,  Nature Environnement 17, Parti Communiste Français, SCOP La Frênaie, SOS Rivières, Syndicat SUD-Solidaires, Terres & Rivières 85 . . .

 

MARAIS POITEVIN : le Collectif « Bassines Non Merci ! » installe un Campement de Résistance et de Surveillance à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres)

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Le Collectif citoyen « Bassines Non Merci ! » se bat depuis maintenant deux ans contre un projet de 19 réserves d’eau destinées à l’irrigation agricole. Soutenu par des structures environnementales, paysannes, syndicales, militantes et politiques, le Collectif a installé, dimanche 30 juin 2019, le premier Campement de Résistance et de Surveillance (CRS) près de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres).

Photo Gilles Petit

Selon le Collectif citoyen « Bassines, Non Merci ! », ce projet de 19 réserves de substitution, réduit aujourd’hui à 16 réserves, concerne le bassin versant de la Sèvre Niortaise, le fleuve lui-même dans toute sa vallée, en général, et le Marais Poitevin en particulier.

« Bassines, Non Merci ! » dénonce des « dénis de démocratie, des arrangements avec la réglementation, dont la Loi sur l’eau, des enquêtes publiques, . . ., la captation massive d’argent public, l’intervention de lobbies, le maintien envers et contre tout d’une agriculture productiviste en l’habillant d’oripeaux écologiques, et le projet de réserves de substitution agricoles, appelées « bassines », en Deux-Sèvres. » Il comporte également un site dans la Vienne et un autre en Charente-Maritime.

Le collectif explique : « Une bassine est une réserve d’eau géante de 10 hectares en moyenne, entourée d’une digue de 10 mètres de haut. Elle est remplie en hiver en pompant l’eau principalement dans les nappes souterraines. Le but est  d’irriguer en été des cultures intensives (2/3 de maïs, semences, légumes industriels). Chacune est financée à 70% par de l’argent public provenant de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, l’État français et l’Europe. » L’association avance des chiffres clés qui interpellent : coût de l’ensemble des projets supérieur à 40 millions d’euro, 200 ha de terres agricoles seraient plastifiés, 128 forages seraient actifs, pour seulement 6 % des agriculteurs du territoire raccordés.

Près de 800 personnes, de toutes les générations, ont rejoint le site de construction d’une Zone A Défendre dans la campagne mauzéenne. Photo Gilles Petit

Le 9 mai 2019, la justice a donné raison aux associations de protection de la nature NE 17 et NE 16 et aux Fédérations de pêche de ces deux mêmes départements qui avaient attaqué en justice les arrêtés préfectoraux. « Ceci vient conforter les convictions du collectif citoyen au sujet des dangers du projet de bassines sur le territoire Sèvre-Marais Poitevin, lui aussi visé par un recours en justice », précise le Collectif qui ajoute : « En effet, la justice a retenu trois motifs susceptibles de casser et d’annuler les arrêtés préfectoraux : des prélèvements trop importants autorisés par l’État; une étude d’impact largement insuffisante sur l’environnement; la mise en place d’un véritable projet de territoire. Ces trois éléments majeurs sifflent donc la fin du match du projet de bassines tel que conçu actuellement. De plus, récemment, les huit bassines en projet dans la Vienne ont été annulées par le Tribunal Administratif de la Vienne. »

Le Collectif Bassines Non Merci ! est « une force d’opposition qui veut aussi être une force de proposition allant dans le bon sens, en mettant au centre des débats une réelle concertation de tous, pour tous et dans l’intérêt de nos enfants et petits-enfants. »

Le kiosque à musique de Mauzé-sur-Le-Mignon a hébergé les Assises citoyennes eau/agriculture/alimentation. Photo Gilles Petit

Afin d’expliquer les tenants et les aboutissants d’un sujet qui semble complexe, 28 organisations (*) environnementales, agricoles, citoyennes ont participé à une journée de rencontre à l’intention de tous, dimanche 30 juin 2019 à Mauzé-sur-Le-Mignon (Deux-Sèvres). Des Assises citoyennes eau se sont tenues sous le kiosque de la Place du Champ-de-Foire locale, en présence de paysans, d’ingénieurs agronomes, de scientifiques, d’élus régionaux, d’un député européen, de maires, de représentants syndicaux et de divers mouvements. . . également opposés à ces projets titanesques.

A l’issue de ces Assises, près de 800 personnes ont marché trois kilomètres vers la commune d’Usseau jusqu’au site le plus proche retenu dans le projet global. Les participants y ont installé un « plongeoir », à savoir un mirador destiné à surveiller la Zone A Défendre (ZAD). Puis tout le monde a rejoint le premier Campement de Résistance et de Surveillance, un CRS niché dans une oasis de fraîcheur ombragée au milieu des cultures céréalières, avec vue sur le « plongeoir ». Depuis dimanche, des permanents zadistes se relaient nuit et jour afin d’alerter sur l’éventuelle arrivée d’engins de chantier à proximité de la parcelle concernée.

De plus, le Collectif annonce que durant l’été « seront organisées toutes sortes d’actions et de manifestations dont un camp climat, des formations à la désobéissance civile, la rédaction d’un fanzine, la création d’une pièce de théâtre, etc. Ce sera l’occasion de rédiger collectivement un projet de territoire ambitieux, porteur d’alternatives agricoles, alimentaires et sociales. »

Le Collectif conclut : « Le campement constituera un lieu de tourisme militant pour toutes les personnes qui souhaitent profiter de leurs vacances pour participer à la construction d’un autre modèle. »

Gilles PETIT

(*) APPMA Pêches Sportives Saint-Maixent-l’Ecole, Alternatiba La-Rochelle, ANV-COP21 La-Rochelle, APIEEE, CGT 79, CGT Spectacles Poitou-Charentes, Colibris 79, Collectif Anti-Linky, Collectif des Usagers de l’Hôpital de Niort, Collectif à Teurtous, Collectif Marche pour le Climat Niort, Comité Notre-Dame-des-Landes La-Roche-sur-Yon 85, Confédération paysanne 17 et 79,  Europe Ecologie – Les Verts, Extinction Rébellion La-Rochelle, Gilets Jaunes 79, La France Insoumise, Le Priouté,  Nature Environnement 17, Parti Communiste Français, SCOP La Frênaie, SOS Rivières, Syndicat SUD-Solidaires, Terres & Rivières 85 . . .

 

Marais Poitevin : la 5ème Transhumance de la Vallée du Curé à Saint-Sauveur d’Aunis

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La Transhumance de la Vallée du Curé est née à l’initiative principalement des éleveurs de races limousines de Charente-Maritime. Elle est organisée les années impaires. Photo Gilles PETIT

Créée en 2011, par les communes de Nuaillé d’Aunis, du Gué d’Alleré et de Saint-Sauveur d’Aunis, la fête de la Transhumance 2019, organisée par l’association Transhumance de la Vallée du Curé, présidée par Rémy Mouche, s’est déroulée, cette année, sans Le Gué-d’Alleré, faute de bénévoles locaux semble-t-il, mais avec l’arrivée de la commune de Ferrières d’Aunis. Le Curé est le plus court des trois fleuves, avec le Lay et la Sèvre Niortaise, qui se jettent dans la Baie de l’Aiguillon.

« Ce n’est pas véritablement une tradition. En fait, il s’agit d’une animation autour du marais, » explique M. Jean Luc, maire de Saint-Sauveur d’Aunis. « Avant, il y avait la mise à l’herbe avec une arrivée un petit peu échelonnée des troupeaux sur le marais communal. Ici, des organisateurs dynamiques et imaginatifs ont voulu transposer la transhumance des montagnes de France. C’est une très, très belle fête qui met en valeur la vocation d’élevage et la qualité de nos marais communaux. L’élevage est quand même très vivant dans nos plaines céréalières. Ce rassemblement, cette convivialité, sont un aspect économique non négligeable parce que 157 bêtes sur une cinquantaine d’hectares de marais à Saint-Sauveur, constituent une grande richesse. Nous avons des éleveurs qui viennent d’autres communes pour mettre leurs bêtes. C’est important, ça fait chaud au cœur. Beaucoup de monde accompagne cette transhumance, ce qui montre que l’élevage fait partie de l’ADN de notre région. Le marais communal a une vocation en matière d’écoulement des eaux, les eaux y stagnent, elles s’y reposent. On y trouve une végétation importante, la faune, la flore, tout ce qu’il faut pour faire un milieu naturel, une biodiversité comme on dit maintenant. Les vaches vont rester dans le communal jusqu’au mois de décembre. Elles ont de quoi manger. »

Des centaines de marcheurs ont accompagné la 5ème Transhumance de la Vallée du Curé. Photo Gilles PETIT

L’étude réalisée et publiée par Eléonore Charles « Les communaux du Marais Poitevin : géohistoire et construction collective d’un projet global » explique (extrait) :

« Nés entre le Xème et le XIIème siècles lors des premières opérations de dessèchement par les abbayes, les communaux du Marais Poitevin sont, en fait, des terres gagnées sur la mer. Au Moyen-Age, ils avaient une place importante au sein de la société. Les moines et les seigneurs les mettaient à disposition des communautés d’habitants, notamment les plus pauvres, pour y chasser, pêcher, ramasser des champignons et y faire paître les bêtes. Cette propriété commune est ancienne et antérieure à la naissance des communes actuelles (« marais commun » plutôt que « communal »), et résulterait d’une concession aux paroisses de droits territoriaux sur les propriétés des seigneurs ou des abbayes. Au XVIIème siècle, après la deuxième phase de dessèchement du Marais Poitevin, l’arrêt du Parlement de Paris du 30 avril 1654 impose aux Compagnies de « laisser à chaque paroisse un vaste communal à portée et en bon état ». A la Révolution française, les marais communaux deviennent la propriété des communes mais garderont longtemps un statut ambigu : ni privés ni publics, ils sont du domaine commun. Peu modifiés par l’homme, ces espaces n’ont jamais (ou presque) été exploités autrement qu’en pâturage extensif, libre, collectif et plurispécifique (bovins, équins et quelques ovins). »

« Pas de chevaux sur Saint-Sauveur », signale le maire M. Luc qui informe : « Au XIX° siècle il y avait des chevaux soldats destinés à aller à la guerre, pour acquérir de l’endurance, on les mettait sur le marais communal. Saint-Sauveur a une tradition de cheval, d’élevage de chevaux, toutes les belles demeures de la commune appartenaient à d’anciens marchands de chevaux qui vendaient leurs chevaux élevés dans les marais communaux. Actuellement, dans notre marais, ce sont des bestiaux destinés à l’alimentation des êtres humains. »

COULON – MAGNE : le Centre Social et Culturel du Marais entre nouveau et renouveau !

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À 33 ans, le Centre Social et Culturel du Marais renaît après une seconde crise existentielle. Entre des valses à la présidence et à la direction, cette association, qui siège à Coulon (79), repart dans « des conditions de travail saines et motivantes », selon sa nouvelle présidente Estelle Howell.

Le Centre Social et Culturel du Marais siège au bord de Sèvre Niortaise à Coulon.

Né en juillet 1986 dans la continuité de la Maison Pour Tous de Coulon, association pluridisciplinaire, le Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) a ouvert ses portes en 1987 à Coulon. Installé dans une maison ancienne reconstruite par la municipalité coulonnaise sur les bords du fleuve Sèvre Niortaise, le CSCM a développé sur sa zone d’influence (à l’origine sur les douze communes du Marais Mouillé) un ensemble d’actions qui l’ont fait connaître comme une véritable structure de développement social et culturel. Encore aujourd’hui, les locaux, les services permanents et les activités sont toujours ouverts à l’ensemble de la population du Marais, toutes générations confondues. Les actions mises en œuvre chaque année ont concerné, en 2018, environ 500 usagers réguliers dont beaucoup d’enfants et de jeunes, ainsi qu’une vingtaine d’associations.

Ces missions d’intérêt général sont conduites avec l’aide de plusieurs partenaires financiers : les communes (essentiellement Coulon et Magné), la Mutualité Sociale Agricole, le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique Magné-Coulon pour la petite enfance et la jeunesse, le Conseil départemental des Deux-Sèvres, l’Europe, l’État français, la Communauté d’Agglomération du Niortais et la Caisse d’allocation familiale des Deux-Sèvres. Cette dernière verse annuellement une prestation de service, par contrat quadriennal. Portant ainsi le budget prévisionnel 2019 du CSCM à 525 490 euros.

Depuis sa naissance, le CSCM s’est considérablement développé sous la houlette de plusieurs présidents ou présidentes et directeurs ou directrices. Malgré quelques vicissitudes, il fonctionnait bien jusqu’à l’arrivée, début 1997, d’un nouveau directeur recruté par voie de concours. M. Dany Le-Tohic a alors bouleversé les « habitudes », créé un nouveau dynamisme en activités tant sociales que culturelles et remonté la trésorerie avec les félicitations de tous. Malheureusement, ce changement s’est accompagné de conflits relationnels entre ce directeur et les salariés. Un problème qui s’est propagé à des bénévoles du Centre, à des responsables d’associations, à la Fédération départementale des Centres sociaux et à certains membres du Conseil d’administration. La Fédération départementale des Centres sociaux avait alors pris les rênes de l’association. Elle avait fourni un professionnel pour gérer les dossiers courants, puis suggéré la nomination, en septembre 2001, d’une nouvelle directrice Marie-Noëlle Louis-Bonnin. L’année 2001 restera la première année noire du CSCM.

L’histoire s’est répétée en 2017. La fièvre est de nouveau montée au CSCM entre le personnel et la directrice. En entamant un mouvement de grève soutenu par des bénévoles, les salariés, qui contestaient le management, attendaient du conseil d’administration qu’il prenne ses responsabilités et tienne ses engagements. Des membres de ce conseil, dont la présidente Nicole Bernard, ont alors démissionné.

Madame Stéphanie Kerdoncuff, par ailleurs conseillère municipale de Coulon, a assuré pendant neuf mois l’intérim à la présidence d’un Conseil d’administration (CA) en cours de renouvellement. Le 20 novembre 2017, ce CA a élu sa présidente Madame Estelle Howell. Enfin, le 29 novembre suivant, le Conseil d’administration et la nouvelle présidente ont licencié la directrice. Un nouveau directeur, Mickaël Abbes, a rapidement été engagé. Cependant, le courant est mal passé entre la présidence et la direction. « On n’est pas resté en amour avec le directeur », regrette Estelle Howell. L’arrivée d’un autre nouveau directeur, Anthony Levrault, et d’une nouvelle comptable Nathalie Sauzeau, ont permis « d’apporter au centre des conditions de travail saines et motivantes », selon la présidente.

Mme Estelle Howell, la nouvelle présidente du Centre Social et Culturel du Marais Photo Gilles Petit

Mme Howell : « Nous sommes très heureux de la nouvelle constitution de notre équipe d’animation, de notre organisation administrative et de l’évolution des activités emploi famille et enfance jeunesse. Nous avons une équipe soudée, détendue, volontaire et dynamique. Ceci a été fait avec un grand souci du respect de notre contrat de projet social et des salariés. La mise en lumière des particularités et des compétences de chacun a permis d’atteindre leurs objectifs personnels, ainsi que ceux du Centre. Formations, optimisation des missions, sécurisation des contrats, accompagnement personnalisé ont été mis en place pour s’assurer du respect des attentes de tous. » Enfin, s’adressant aux adhérents présents à l’assemblée générale du CSCM, qui s’est tenue le 11 avril 2019, la présidente a terminé son rapport moral ainsi : « C’est vous qui portez les projets et on vous accompagne. C’est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur. »

Quant aux représentants des municipalités, Mme Anne-Sophie Guichet, 1ère adjointe au maire de Coulon a expliqué : « On a été présents dans les bons moments, dans les moins bons, et là dans des moments beaucoup plus sereins. Avec Anthony, on vit les choses beaucoup plus sereinement. » Le maire de Magné, M. Gérard Laborderie a constaté : « L’an dernier, c’était l’assemblée générale de la renaissance après une période de turbulences qui nous avait passablement inquiétés. Mais une nouvelle équipe était en train de se mettre en place. Une équipe renouvelée, dirigée, semble-t-il, de main de maître par Anthony. Des activités ont lieu aussi sur Magné, c’est vrai que nous avons des salles à disposition. »

M. Anthony Levrault, nouveau directeur du CSCM. Photo Gilles Petit

Le directeur Anthony Levrault a dressé un rapide rapport d’activité 2018 du CSCM. Il a notamment présenté Mme Amandine Fleur, encore une nouvelle venue depuis novembre 2018, chargée du secteur enfance-jeunesse. Amandine Fleur a expliqué : « de janvier à juin 2018, en enfance, les Temps d’Activités périscolaires (TAPS) existaient sur Coulon et, depuis septembre, Coulon est passé à la semaine d’école de quatre jours, sans les TAPS. Donc, avec l’équipe nous avons fait le choix de monter des opérations sur le temps périscolaire chaque jour le matin ou le soir et les mercredis. » En fait, les enfants coulonnais n’ayant plus école le mercredi matin depuis la rentrée scolaire 2018-2019, un accueil de loisirs a été mis en place le mercredi dès le matin. Leurs camarades de Magné dont les écoles ont conservé la semaine de cinq jours, les rejoignent l’après-midi après le déjeuner.

Parmi les nombreux ateliers culturels ou sportifs, le secteur jeunesse du CSCM a connu une baisse d’activité. L’équipe d’animateurs aimerait renouer le dialogue avec les parents et les jeunes afin de proposer un espace dédié. Ils voudraient permettre aux jeunes de se retrouver dans un lieu d’échanges, d’écoute, de rencontre, de détente et contribuer à développer leur citoyenneté. Mais aussi, impliquer les jeunes dans la construction de leurs temps de loisirs avec l’aide des animateurs.

Importante assistance à l’assemblée générale du CSCM le 11 avril 2019. Photo Gilles Petit

« Ce qui nous rend fiers, aujourd’hui, conclut la présidente Estelle Howell, c’est que le Centre a à nouveau ouvert non seulement ses portes, mais aussi son cœur et ses oreilles pour écouter la parole des habitants et répondre à leurs attentes. »

Gilles PETIT

Centre Social et Culturel du Marais, 3 place de la Coutume 79510 Coulon – Tél : 05 49 35 99 90 – Courriel : contact.lemarais@csc79.org – Site lemarais.csc79.org