Commune de Coulon (79)

COULON (79) : « La Grange du Champ des Dames », un monument historique détruit ?!

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En mars 2003, le conseil municipal de Coulon voulait « sauver de la ruine au regard de son importance et de ses caractéristiques, ce patrimoine bâti d’intérêt général » ; En février 2017, les élus déclarent qu’il est « dans un tel état de délabrement et d’effondrement qu’il devient inconcevable, pour des raisons d’hygiène et de sécurité mais également de respect de l’environnement, de le conserver en l’état ». Ballottée d’un projet à un autre depuis les années 1990, « La Grange du Champ des Dames » de Coulon était un monument historique menacé.

Construite sur la voie romaine qui reliait la Saintonge à l’Anjou, « La Grange du Champ des Dames » était l’une des plus anciennes métairies de Coulon rattachée au prieuré du même nom situé à côté de l’église, au centre du village de Coulon.

Aujourd’hui, des fouilles archéologiques seraient indispensables en amont de tous éventuels projets, lesquels seraient gelés. En effet, selon histoirecoulon.centerblog.net/14, « trois tombeaux gallo-romains furent trouvés en 1883 dans un terrain situé à droite de la Route de la Gare [appelée aujourd’hui la Route du Gué romain] qui conduit au gué contigu à l’ancienne entrée qui mène au Gué Romain de la Grange et du pré appelé « Le Pré Feuillant » ou « Pré Fillon » du nom des Feuillants, religieux propriétaires jusqu’à la Révolution du Prieuré de la Grange et Pré-Fillon à cause de Jacob FILLON, fermier général du prieuré de la Grange au 17ème début 18ème siècle. »

Dans le projet d’autoroute A83, le contournement de Niort envisageait plusieurs tracés. Le n°3 passait devant la Grange du Champ des Dames et sur le Gué romain au franchissement de la Sèvre Niortaise entre les communes de Coulon et Magné. (document NR79 des 10 et 11/09/1994)

De plus, des sondages géologiques, effectués en 1990 en raison d’un éventuel passage de l’autoroute A83, ont révélé la présence d’une vie préhistorique à Magné et à Coulon datant de la fin de l’âge de bronze ou du début de l’âge de fer. Des recherches archéologiques ont alors été entreprises sur l’axe du tracé autoroutier, de part et d’autre de la route départementale n°9 reliant Magné à Coulon. Les études ont abouti à la découverte, sous une couche de limons d’une épaisseur moyenne de un mètre, d’objets en pierre et fer, de poteries, de fossés et trous, de traces de combustion. Ces dernières seraient des foyers « ouverts », témoignant de la présence d’un habitat protohistorique, entouré d’une palissade de poteaux et piquets enfoncés dans des trous et calés avec des pierres calcaires. Les fossés servant au drainage ou de tranchées de fondation. Proche du site archéologique de Coulon et connaissant l’importance vitale de l’eau pour les sociétés humaines, l’île de Magné, située comme Coulon au fond du Golfe des Pictons, a pu être un lieu intéressant d’activité humaine. Selon la responsable des fouilles : « Les éléments rencontrés sont suffisamment intéressants et importants pour attester que la partie du site touché représente un fait majeur pour la compréhension et l’implantation protohistorique dans le Marais Poitevin. Des fouilles plus approfondies pourraient nous le révéler. . . » Sachant que la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) a classé Coulon « Grand site archéologique » pour sa « profondeur historique énorme » et repéré 35 sites archéologiques sur la commune, tout porte à penser que La Grange pouvait être posée sur des fondations construites vers 3000 ans à 1000 ans avant Jésus-Christ.

Dans leur transcription de l’histoire de Coulon (publiée le 10 avril 2015), les chercheurs locaux Jacky Carrio-Altmeyer et Jean-Louis Gibaud informent : « Coulon fut donnée à l’Abbaye de Charroux par Louis Le Débonnaire vers 830. Cette donation comprenait une grande partie des terres qui aujourd’hui composent la Métairie de la Grange. (. . .) Un arrêt de 1624 adjuge la Grange aux Feuillants de Poitiers. A cette date l’exploitant était Pierre Augier. Jean Constant, curé de Coulon, s’opposa à cet arrêt. L’affaire se termina par une transaction le 11 septembre 1629. Les Feuillants percevaient les fruits de la Grange et Constant une pension. »

Considérée comme bien ecclésiastique, à la Révolution, la Métairie de La Grange fut vendue comme bien national le 5 mars 1791 pour 75 100 livres (une somme énorme, est-il précisé !). Elle était composée de deux logements, un de maître et l’autre de métayer, dans un vaste bâtiment cerné de terres appelées, encore aujourd’hui au nord, « Le Champ des Dames », de prés dans le marais et de sols plantés en bois.

La Grange a connu de nombreux propriétaires. Avant le récent rachat par la commune de Coulon, le dernier était un couple de britanniques qui souhaitait transformer la bâtisse en restaurant, reprenant ainsi l’idée émise par le Conseil général des Deux-Sèvres d’aménager le site de La Grange en aire de service placée sur l’éventuelle autoroute A83. Un projet qui fut d’abord stoppé par l’enquête publique du 28 septembre 1992 au 30 octobre 1992, laquelle a instauré un sursis à statuer qui a bloqué les opérations sur les bâtis. Le tracé de l’autoroute longeant la voie romaine dans le Marais Poitevin a été abandonné en 1995.

Le début de la fin de La Grange du Champ des Dames commence en 2003. Les Anglais lancent leur projet : un complexe de restauration et d’hébergement en gîtes. Le Conseil municipal de Coulon est alors favorable et décide : « Le dernier Plan d’occupation des sols (POS) de la commune  remonte au 30 juin 1998. Une révision du Plan Local d’Urbanisme [nouveau nom du POS] est nécessaire et urgente. En l’état, le document d’urbanisme ne permet pas d’envisager la sauvegarde du site » car il est classé à usage agricole et il convient de le classer en logement locatif à usage touristique dans le cadre de la préservation du patrimoine. L’appellation NCt (agricole avec connotation touristique) pour les initiés. Le projet de PLU a été approuvé par les élus le 4 novembre 2003.

Comme la réhabilitation de La Grange était en bonne voie, les propriétaires ont réalisé des premiers travaux de préservation du bâti, à savoir déconstruire les parties affaiblies de l’édifice, le toit et des hauts de murs instables. En conservant les deux façades. Aujourd’hui, en 2017, le bâtiment était resté dans cet état. Des murs s’étaient en partie écroulés et la végétation, avec sa faune indésirable, avait pris possession des lieux.

Pourquoi ? Car entre-temps, le projet de PLU a été arrêté le 30 novembre 2004 et repris fin 2006, en raison notamment de divergences au conseil municipal (le maire était M. Michel Grasset) en mars 2006, et l’organisation de nouvelles élections municipales partielles. Parallèlement, diverses mesures environnementales (Plan oiseaux, Natura 2000 . . .) ont retardé l’achèvement d’un PLU.

La propriétaire qui a perdu patience, a accepté une proposition de la municipalité, à savoir, vendre sa propriété à la commune (achat de trois parcelles d’une superficie totale de 4.569 m2 pour la somme de 2.500 €), selon l’estimation du service « France Domaine ». Coulon prendrait alors en charge les travaux de démolition et de remise en état du terrain. Le terrain assaini pourrait être revendu à des exploitants agricoles ou à des riverains. L’intérêt, dit-on, pour la commune d’acquérir cet immeuble est de « pouvoir récupérer un volume important de pierres de taille et moellons qui pourront ensuite servir pour différents travaux : réfection des murs du cimetière, création de murets, constructions diverses. . . »

Les avis étant partagés, notamment sur « les coûts cachés », les élus municipaux s’étaient donné un délai de réflexion supplémentaire, le temps de faire évaluer les frais de démolition, de tri et de stockage d’une « montagne » de pierres et d’estimer les possibilités de revente. Mais, à la surprise générale, l’entreprise Bonnet (constructeur d’ouvrages d’art, . . .) de Coulonges-sur-l’Autize (79), s’est déclaré intéressée par la récupération des pierres de taille. Elle a proposé de réaliser à ses frais le défrichage du site, la démolition du bâtiment, l’évacuation des moellons et la livraison de moellons triés sur le dépôt de la commune. En juin dernier, le maire de Coulon imaginait déjà, pour le début d’automne, un bâtiment rasé et un terrain parfaitement dégagé de tout danger.

« Ce patrimoine bâti d’intérêt général » a désormais disparu.

Gilles PETIT

 

COULON (79) : indésirables sur la Maison du Marais Poitevin, les pigeons ont retrouvé leurs boulins

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A Coulon, les pigeons de la place de l’Écu avaient été chassés de leurs boulins ancestraux. En cause, une sur-production de « colombine », à savoir la fiente des pigeons. Le maire de cette petite commune maraîchine voulait les faire partir en obstruant les boulins. Dès le lendemain du tournage d’un reportage TV sur le sujet, les pigeons ont retrouvé leur habitat.

Le pigeonnier dont on parle est construit dans un mur orné d’une remarquable fenêtre à meneaux sur laquelle figure un Écu. Ce mur est situé sur la face nord de la bâtisse qui héberge la Maison du Marais Poitevin, l’écomusée-phare du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin.

Appartenant à la municipalité coulonnaise, « cette maison est citée dans de nombreux documents tels que dans l’aveu du 11 octobre 1709, rendu au seigneur de Benet par Dame Suzanne de Saint-Gellais De Lusignan, veuve de Messire Claude De Bellevielle, chevalier seigneur de Coullon », nous informent les locaux MM. Jacques Altmeyer-Carrio et Jean-Louis Gibaud dans leur ouvrage « Histoire de Coulon de A à Z » (chez Geste Editions).

Selon M. Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc dit Viollet-le-Duc, l’un des architectes français les plus célèbres du XIXe siècle, un pigeonnier est un «bâtiment destiné à contenir des troupes de pigeons et à leur permettre de pondre et de couver leurs œufs à l’abri des intempéries». Appelés boulins, ces abris sont des espaces aménagés dans lesquels niche un couple de pigeons. Le colombier ou pigeonnier est un patrimoine symbolique qui conférait à la demeure un prestige indéniable.

Dès l’Antiquité, les historiens mentionnent l’élevage des pigeons en volière sur le pourtour de la Méditerranée et au Moyen Orient. Le plus ancien remonterait au XVIème siècle avant notre ère. A cette époque, l’élevage des pigeons avait pour objectif premier, la production d’engrais. C’est lors des Conquêtes de l’Empire Romain et, plus tard, des Croisades que l’art d’élever des pigeons et de construire des pigeonniers s’est répandu en Europe. En France, on ne connait pas d’exemples de colombiers antérieurs au Moyen-âge. Le développement de l’élevage du pigeon est né de la nécessité de trouver des compléments à une alimentation composée surtout de céréales. Au moyen-âge, la viande était un luxe. La deuxième fonction du colombier était la production de colombine, très recherchée comme engrais pour les cultures exigeantes telles que la vigne, les jardins potagers ou les vergers. C’était une source de revenus qui figurait même sur les contrats de mariage (en Quercy).

Jusqu’à la moitié du XIXème siècle, le pigeon, en tant que denrée alimentaire et pourvoyeur d’engrais, tenait encore une place importante (Source : pigeonniers-de-france.chez-alice.fr).

Depuis février dernier, les boulins étaient obstrués par des pierres, placées par des employés communaux. Photo Gilles PETIT

Pendant de longues années, les nombreux touristes qui traversaient la petite place de l’Écu à Coulon photographiaient cette façade avec sa fenêtre à meneaux, son Écu et ses 81 boulins alors non occupés. Les pigeons sont arrivés petit à petit. Aujourd’hui, ils sont une dizaine installés dans cet illustre immeuble. Et laissent forcément les traces que l’on imagine.

« Cela fait des mois que les déjections de ces animaux s’accumulent tant sur les toitures environnantes qu’au sol, sous leur lieu d’habitat », avait expliqué, au maire Michel Simon, un voisin, dans un courrier adressé le 1er janvier dernier. Cet habitant avait notamment écrit avoir « contacté la Direction des Services Sanitaires de Niort pour savoir ce qu’il en était de ces volatiles sauvages. Il [lui] a été répondu qu’effectivement la présence des pigeons générait des risques et qu’il incombait au maire de prendre les mesures nécessaires ».

Datée du 7 janvier 2017, la réponse de M. Simon était ferme : « Je suis tout à fait conscient de ces désagréments et surtout des risques que cette colonisation peut engendrer et je demande de suite aux agents des services municipaux : 1- de procéder rapidement au nettoyage de tous les lieux et équipements souillés (trottoirs, lampadaires, toitures. . .  ; 2- de capturer un maximum d’oiseaux nichant à cet endroit ; 3- de prévoir un système de fermeture du pigeonnier afin de supprimer ce lieu de nidification ».

« A ce jour, déclare le voisin, le nettoyage n’a été effectué qu’une fois (la semaine de réception du courrier par le maire), et de façon incomplète (seul le sol en a bénéficié). Nous sommes donc revenus à la case départ. Deux pigeons ont été attrapés par les employés municipaux. Tous les autres continuent à nicher sous la toiture ou à se poser sur la fenêtre à meneaux, continuant donc à dégrader et souiller l’endroit ».

Ce riverain affirme : « Dans mon courrier, je n’ai pas parlé des dégradations que leur présence engendrait au niveau de la fenêtre et des boulins (morceaux de pierre jonchant le sol, rongés par les fientes et les coups de bec) parce que ce n’était pas un «levier » suffisant pour faire réagir le maire. J’ai donc découvert avec effarement que les employés avaient bouché l’accès aux trous avec des pierres (certaines rentrées en force à l’aide d’une petite masse) au lieu de mettre du grillage à l’intérieur, invisible et protecteur de l’ouvrage, comme cela se fait partout ailleurs ».

« Que dire ? » s’interroge-t-il, « Au lieu de protéger l’endroit comme [il] pensai[t] qu’il le ferait, [le maire] a accentué sa détérioration ».

Même avec des pierres enfoncées dans les boulins, les pigeons ne sont pas partis. Ils dormaient posés sur les fils électriques qui courent sous l’avant-toit.

Une équipe de la chaîne de télévision France 3 Poitou-Charentes s’est intéressée au sujet. Elle s’est rendue sur place, mercredi 15 mars 2017. Tous les protagonistes ont été interviewés, hormis les pigeons qui s’étaient absentés pour la journée. Dans son interview, M. Michel Simon, maire de Coulon, a expliqué avoir choisi cette solution radicale, mais provisoire. Selon lui : « Mettre du grillage nécessitait de percer des trous avec le risque de vraiment dégrader la façade ! » C’est exact. Cependant, tout bricoleur sait que le grillage peut être façonné à souhait, sans outil spécifique, et placé dans un espace par effet de clipsage. Surtout s’il est assez fin pour être dissimulé. Ceci 81 fois sur mesure.

Devant la caméra, le maire a aussi informé que les pierres seraient enlevées à la fin du mois de mars. En fait, des agents municipaux sont intervenus dès le lendemain, jeudi 16 mars 2017, pour libérer l’entrée des boulins.

Retour à la case départ. Voilà ce que l’on appelle, l’influence (involontaire) des médias.

 Gilles PETIT


À Fontenay, les volatiles vont se faire pigeonner

Afin de réguler la population de pigeons, la ville de Fontenay-le-Comte (Vendée) a fait fabriquer un pigeonnier qui abritera les volatiles et permettra de contrôler les naissances. Fientes dans les rues, dans les gouttières, cadavres. . . La population importante de pigeons dans les centres villes cause des dégâts et des désagréments. Afin de stopper l’augmentation des pigeons, la ville de Fontenay-le-Comte a décidé de se doter d’un pigeonnier. . . contraceptif.

Ce dispositif a pour objectif de réguler la population, en attirant les couples : 72 nichoirs les attendent, et en stérilisant les œufs, mais pas tous. Car comme tous les animaux qui forment des colonies, ils ont un très fort instinct de survie : ainsi, « nous ne détruirons pas tous les œufs, nous en laisserons un pour chaque couple afin qu’ils reviennent au pigeonnier », explique M. Stéphane Bouillaud, conseiller à l’environnement de la ville.

À Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), un employé communal est chargé de secouer les œufs, geste qui tue l’embryon, mais n’empêche pas la pigeonne de couver. (Michèle BESSON Ouest-France)

MARAIS POITEVIN (Deux-Sèvres) : le village de Coulon, futur écomusée de Magné ?!?!

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L’activité commerciale est « en pleine mutation » à Coulon, au point de « changer la physionomie de notre village », a déclaré  monsieur Michel Simon, maire d’une petite commune du Marais Poitevin des Deux-Sèvres qui perd son identité en flattant les touristes. L’édile maraîchin rassure sa population : « Le label Petites Cités de caractère met en valeur l’authenticité et la diversité de notre commune dotée d’un bâti architectural et patrimonial remarquable. Aujourd’hui, ce label appartient à tous les Coulonnais. Il faut que chacun se l’approprie pour le valoriser et faire que la commune en soit digne. » Bientôt, sans commerces, ni services de proximité, dotée d’un label qui ne nourrit pas une population, et dépendante des communes voisines, Coulon devient peu à peu une coquille vide huit mois de l’année et un écomusée en saison estivale. A terme, Coulon sera le parc d’attraction de la commune voisine de Magné.

L'église de la Sainte-Trinité de Coulon est un paisible édifice roman.
L’église de la Sainte-Trinité de Coulon voit de moins en moins d’habitants des écarts.

Vendredi 27 janvier 2017, lors de la traditionnelle soirée de vœux, monsieur Michel Simon a d’abord salué les nouveaux arrivants présents (dont la majorité sont retraités, ou presque, sans enfants scolarisés). Puis, fataliste, il a évoqué le désert commercial qui avance dans sa commune.

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Le garage Renault et la Poste, entre autres, vont déménager dans la commune voisine à Magné.

Dans son allocution, nous n’avons ressenti aucune compassion pour les Coulonnais : « Le départ prochain du cabinet notarial, de l’agence Les Mutuelles de Poitiers, et de la Poste [également les fermetures d’une boulangerie et du garage automobile, et on suppute aussi celle du cabinet médical ! NDLR], va changer la physionomie de notre village. Mais leur installation à Magné dans la zone commerciale et artisanale créée à proximité de Super U semble une évidence. Chacune de nos deux communes va développer des compétences propres. Magné, le commerce et l’artisanat, et Coulon, le tourisme. Le regroupement, voire la fusion des communes est dans l’air du temps. Il semble être une solution pragmatique et efficace pour faire face aux difficultés financières que nous rencontrons. Le partenariat qui commence à se tisser avec notre voisine la commune de Magné en est la preuve. Il ne s’agit ni d’un affaiblissement, ni d’une perte d’identité de la commune, mais simplement d’une mise à profit des particularités et des richesses de chacune pour un enrichissement mutuel. Aujourd’hui, il faut savoir dépasser l’esprit de clocher et travailler en concertation. Comme le dit l’adage : l’union fait la force ! Cela vaut aussi pour les collectivités. Travailler en commun renforcera nos actions et nous permettra de développer nos capacités et nos investissements. »

D’ores et déjà, les Coulonnais doivent s’approvisionner dans les communes voisines, Magné ou Benet (85), voire à Niort (79). Pourtant, le centre-bourg de Coulon possède encore une boulangerie, une maison de la presse et une supérette, ouvertes toute l’année, ainsi qu’un centre socioculturel et une médiathèque. Les habitants des écarts, lesquels se déplacent principalement en voiture, s’y aventurent peu, ou alors avec la « peur au ventre » (ces mots venant des intéressés ne sont pas trop forts !) en guettant le policier municipal prompt à verbaliser un éventuel stationnement illicite.

Afin d'offrir de mieux accueillir les touristes, la rue du Marais, principale voie d'entrée à Coulon a été dégagée de tout véhicule. Au détriment de la supérette COOP car seul le camion-magasin peut stationner occasionnellement.
Afin d’offrir un meilleur accueil aux touristes, la rue du Marais, principale voie d’entrée à Coulon a été dégagée de tout véhicule. Au détriment de la supérette COOP car seul son camion-magasin peut stationner occasionnellement.

Dans le discours du maire, on attendait qu’il parle de mesures sociales d’accompagnement. Par exemple, une suspension des zones bleues hors période estivale ; le rétablissement du stationnement à proximité de la supérette ; l’organisation d’un service de transport vers les commerces et services les plus proches (la zone d’activités commerciales de Magné est située à quatre kilomètres) à l’attention des personnes, souvent âgées, sans moyen de locomotion …

 

 

 

 

 

 

 

 

Côté finances, le discours de l’adjoint Yves Pouzet n’est guère optimiste :  » L’année 2017 s’inscrira dans la même politique de réduction de la dette publique poursuivie par le gouvernement sur la période 2014 – 2017. Elle se traduit globalement par une diminution de la dotation de fonctionnement des collectivités territoriales. Pour notre commune, la perte de cette recette pour 2016 par rapport à l’année de référence, début de cette politique, a été de moins 116 000 euros. Cette perte sera encore supérieure en 2017, puisqu’elle atteindra probablement 160 000 euros (. . .). Dans ce contexte, en 2016, nous avons révisé les taux d’imposition communaux sur la taxe d’habitation et sur le foncier bâti. Cette révision, dont on est conscient du sentiment désagréable qu’elle produit, sera la seule que nous opèrerons sur la mandature 2014-2020. Elle a permis d’accroître les recettes fiscales, ce qui représente en partie, et en partie seulement, notre capacité d’investissement.  »

A Coulon, l’investissement qui concerne directement les habitants représente des travaux de voirie, de sécurisation de sites et d’amélioration des conditions de vie au groupe scolaire.  » Pour la nouvelle salle des fêtes dont nous vous parlons depuis longtemps », poursuit le maire,  » une réflexion dans le cadre de l’intercommunalité a été engagée. Il s’agirait de créer, en partenariat avec le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin (PNRMP), le département, la région et la CAN (Communauté d’Agglomération du Niortais), un complexe qui pourrait accueillir la Maison du Marais Poitevin, l’office de tourisme et une boutique des produits et savoir-faire régionaux, ainsi qu’une salle de séminaire et spectacle. La réflexion est aujourd’hui bien avancée avec les différents partenaires et une étude de faisabilité va être engagée dans les prochains mois. »

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En 1998, la Communauté de communes de la Venise Verte (CCVV) qui regroupait Coulon, Magné et Sansais-La Garette, avait amorcé une réflexion sur un projet de salle d’animation rurale. A l’issue d’une réunion de concertation, l’année précédente, avec les représentants d’une trentaine d’associations, les initiateurs du projet avaient acquis la conviction que la salle s’avérait indispensable et qu’elle devait accueillir aussi bien de simples réunions que d’importantes manifestations non sportives. L’emplacement choisi, à proximité du giratoire de La Repentie, étant important sur le plan touristique, il a été décidé d’accoler un office de tourisme à la future structure. Cette salle devait ouvrir en 2001.
Initialement prévue lors de sa constitution, l'extension du Centre Social et Culturel du Marais serait possible si le musée est déplacé.
Initialement prévue lors de sa constitution, l’extension du Centre Social et Culturel du Marais serait possible si le musée est déplacé.

Une information qui laisse penser à une sortie du centre-bourg du musée phare du PNRMP et du plus important des guichets d’accueil des touristes que compte le Marais mouillé. Une bonne nouvelle pour le Centre Social et Culturel du Marais, tout proche voisin, qui pourrait ainsi investir le bâtiment libéré.

 

 

En outre, l’adjoint à l’urbanisme Dominique Giret informe : « Coulon offre beaucoup de surfaces constructibles. On a cette chance-là. (. . .) Nous, on a la chance d’avoir une partie de la commune qui est en dehors du marais, dans des secteurs qui ne sont pas zones humides. Et le PLU [Plan Local d’Urbanisme] permet aujourd’hui de faire beaucoup de choses. Cela dit, le prix du mètre carré reste assez élevé à Coulon. La commune n’a pas la main sur les prix du marché. Aujourd’hui encore, c’est de l’ordre de 80 à 90 euros le m², ça peut aller au delà parfois. C’est un frein, ces prix là. Notamment pour les primo accédants et les jeunes qui voudraient s’installer sur la commune. »

Hormis l’extension d’un lotissement, les autres projets d’investissement ne sont pas destinés aux autochtones. En premier lieu, la construction de nouvelles billetteries aux embarcadères. Des cahutes en tôle rouge maladroitement dissimulées sous des perches en châtaignier posées horizontalement. Le second projet ne verra pas le jour avant la fin de la mandature. Le troisième représente une lourde épée de Damoclès sur la dette locale. Ces deux derniers seraient gérés par des prestataires privés.

En effet, la construction d’une résidence seniors « connaît quelques retards, vu les difficultés rencontrées avec les propriétaires des terrains, qui, pour l’instant, refusent des négociations amiables », explique le maire. « Nous espérons que la raison l’emportera et que nous éviterons une expropriation, toujours gênante pour tout le monde. » La procédure d’expropriation comprend une 1ère phase administrative préparatoire au cours de laquelle la personne publique (État, collectivités . . .) doit démontrer l’utilité publique de son projet, et une 2ème phase judiciaire servant, à défaut de cession amiable, à transférer la propriété à la personne publique et à indemniser l’exproprié. Cette procédure peut prendre des mois, voire des années. Sachant que l’utilité publique de ce projet n’est guère évidente car il est situé en plein bourg dans un espace réduit, et l’installation au bord d’un fleuve d’une telle résidence est déconseillée par la profession, semble-t-il.

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Ce bâtiment qui a hébergé la Maison Familiale Rurale du Marais, est un legs fait par testament à la municipalité coulonnaise par madame Elise Lucas. Elle avait écrit une condition : l’utiliser au bénéfice des enfants et de la jeunesse en général.

Quant à la reprise des locaux de l’ex Maison Familiale Rurale du Préplot (MFR), monsieur Simon a déclaré : « Monsieur Jacques Mozzi-Ravel, le directeur général de GPA [Groupement entre les Pupilles de l’Enseignement Public et l’Association pour Adultes et Jeunes Handicapés], m’a dit : le conseil d’administration a acté la reprise de l’ex MFR, sous deux conditions. » Alors que l’investissement représente trois millions d’euros, la première condition : « avoir les subventions promises et que les banques suivent le GPA, également » ; la deuxième : « avoir un bail à construire parce que la commune est propriétaire de la maison historique d’Élise Lucas et avoir une clause de sortie dans ce bail à construire. C’est à dire que si jamais avec le GPA, ça ne fonctionnait pas et qu’il serait amené à cesser cette activité, pouvoir avoir une valeur négociable ou que la mairie s’engage à racheter, à hauteur des travaux effectués dans ces locaux, à reprendre, à la proportion, le rachat. Donc, ils veulent ces deux conditions de sortie. Sinon, c’est acté. L’architecte est nommé, les demandes de subventions sont faites. Si ça avance comme ils le souhaitent, on aura un permis de déposé en 2017 et les travaux pourraient commencer dès 2018, pour une ouverture au printemps 2019. Ça, c’est une bonne nouvelle, car c’est un dossier que nous travaillons depuis des années [depuis juillet 2013] qui a été difficile, rendu corrigé. »                                                                                                                                                                   Un dossier à risque pour les contribuables coulonnais. Est-ce qu’une gestion municipale peut accepter de telles conditions spéculatives ?

Monsieur Michel Simon, maire de Coulon, a conclu la soirée de vœux : « Que vous puissiez garder votre optimisme malgré les difficultés de la vie quotidienne et rester confiants dans un avenir plus serein, que cette nouvelle année voit la réalisation de vos projets et de vos souhaits les plus chers. »           On peut toujours rêver.

Gilles PETIT

8ème VENDÉE GLOBE : le film de l’arrivée du vainqueur Armel Le Cléac’h, jeudi 19 janvier 2017 aux Sables d’Olonne (85)

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« Premier, sinon rien », Armel Le Cléac’h visait « encore plus haut », après ses deuxième places lors des deux précédentes éditions du Vendée Globe. Il l’a fait. Capt’Action79 était présent à son arrivée aux Sables d’Olonne.

Cette fois, le « chacal » Armel Le Cléac’h, navigateur solitaire, a pleinement réussi son tour du monde, sans escale et sans assistance. Revivez son arrivée aux Sables d’Olonne, le jeudi 19 janvier 2017. Une réalisation Capt’Action79 : https://youtu.be/NEYFjq1JsZ0 .

Le Vendée Globe est la course autour du monde à la voile la plus difficile et la plus célèbre. Surnommé « l’Everest des mers », il consiste à faire le tour de la planète en solitaire, sans escale et sans assistance, au départ et à l’arrivée des Sables d’Olonne, en doublant les trois grands caps mythiques : cap de Bonne Espérance au sud de l’Afrique du Sud, cap Leeuwin au sud de l’Australie et le fameux Cap Horn à la pointe de l’Amérique du Sud. La course traverse les océans Atlantique Sud et Atlantique Nord avant de faire le tour du continent Antarctique, traverser l’océan Indien, puis l’océan Pacifique. A l’instar de tous les grands événements sportifs internationaux (Jeux Olympiques, Coupe du monde de football,…), il est organisé tous les quatre ans depuis 1989. Cette épreuve impitoyable, à la fois aventure humaine et technologique, se court sur des voiliers monocoques de soixante pieds, soit 18,28 m : les IMOCA.

Gilles PETIT

Tourisme en Deux-Sèvres : des Plans cavaliers pour les « Petites Cités de Caractère® »

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L’Agence de Développement Touristique des Deux-Sèvres et l’Association Régionale des Petites Cités de Caractère® en Poitou-Charentes (ARPCC) viennent de faire un beau cadeau aux neuf communes deux-sévriennes bénéficiant du label « Petites Cités de Caractère® » : un plan cavalier pour chacune d’elles. L’architecte-dessinateur Damien Cabiron a détaillé la création d’un tel plan et les exploitations possibles.

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Le plan cavalier de Coulon réalisé par le dessinateur Damien Cabiron.

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(De gauche à droite) MM Romain Dupeyrou, Damien Delage et Gilbert Favreau ont présenté les premiers plans cavaliers réalisés dans le département des Deux-Sèvres.

MM Romain Dupeyrou, Gilbert Favreau et Damien Delage, respectivement présidents de l’Agence de Développement Touristique 79, du Conseil départemental 79 et de l’ARPCC, ont accueilli, lundi 10 octobre 2016, des acteurs locaux du tourisme et élus des communes concernées, dans le « Manège » du Conseil départemental. Cet imposant et majestueux « Manège » est situé dans l’aile nord de l’ancienne caserne Du Guesclin sur le Mail Lucie-Aubrac à Niort (Deux-Sèvres). Commencée en 1734 et achevée en 1752, la caserne a abrité jusqu’en 1919 des régiments de cavalerie dont le dernier occupant le 7ème Hussards, avant un régiment d’artillerie jusqu’en 1928. Le lieu était donc idéal pour présenter le plan cavalier. Sans jeu de mots.

Un plan cavalier !? Sur le premier panneau de l’exposition, en place dans le « Manège », M. Damien Cabiron, spécialiste dans l’art de représenter la ville à travers la perspective cavalière, donne cette définition : « Une ville, chacun le sait, est faite de plans et de projets. Pour vivre, il lui faut d’abord un dessin, des mesures d’anticipation, des équipements et des réseaux. Le plan cavalier, par son point de vue élevé et sa représentation combinant plan et élévation, constitue un grand relevé tranché net dans l’épaisseur et le secret de la ville, une manière de voir comment elle s’est tissée, comment elle s’est soudée à elle-même, constituée, épaissie. Émouvant état des lieux d’aujourd’hui, véritable miracle de l’édification et de la réalité, où comment il se fait que des centaines d’acteurs différents aient un jour parlé la même langue, réussi à fabriquer ce bijou serti sur son rocher, souple, aléatoire, long et sinueux, où d’étranges bâtiments se parlent sans se toucher . . . Modèle d’une ville à l’intérieur duquel chacun, soudain, voudrait intervenir. Sans que l’on sache très bien s’il s’agit de s’en inspirer, de le consolider ou de le modifier. »

 Pourquoi « cavalier » ? On dit que ces plans représenteraient une ville vue de la hauteur d’un cavalier, à savoir, 1,70 mètre. Ces plans ne reflètent pas directement la réalité des sites. Ayant la même échelle en avant comme en arrière plans, ces dessins ne sont donc pas naturels pour l’œil humain. C’est, avant tout, un outil de relevé systématiquement utilisé par l’ingénieur, architecte militaire, urbaniste français, Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban. « Il s’agit d’un mode de représentation dans lequel les dimensions réelles sont respectées, largeur, profondeur et hauteur. A la différence de la perspective où les volumes diminuent de taille en fonction de leur éloignement, » souligne le dessinateur Damien Cabiron sur son site Internet (http://www.damiencabiron.fr). « Il s’agit d’une perspective globale ou plutôt d’une perspective axonométrique. Les choses sont représentées comme si l’observateur était infiniment éloigné de l’objet qu’il regarde. Rejeté à cette distance infinie, l’œil de ce spectateur céleste ne verrait jamais converger des droites parallèles entre elles. Ce point de vue théorique offre pour l’arpenteur, l’architecte ou l’ingénieur, l’immense avantage de conserver dans l’image la mesure des choses selon des échelles déterminées pour chaque direction de l’espace.« 

Pas simple à comprendre ? En guise d’explications voici le canevas de plusieurs étapes de la création d’un plan cavalier, expliquées par le dessinateur :

 

L’Association des Petites Cités de Caractère® en Poitou-Charentes a pris en charge la réalisation de neuf plans cavaliers. En Deux-Sèvres, sont bénéficiaires les communes d’Airvault, Arçais, Celles-sur-Belle, Coulon, La-Mothe-Saint-Héray, Mauléon, Melle, Oiron et Saint-Loup-Lamairé. Et bientôt Chef-Boutonne. Elles pourront exploiter, morceler, agrandir, ces plans numérisés en de multiples déclinaisons en communication (touristique, . . .), en document technique ( prospections, simulations de nouveaux projets architecturaux, urbanistiques ou d’aménagements urbains). Mais aussi pour enrichir leurs sites internet, des publications sur divers supports comme des cartes postales . . .

Gilles Petit

Crédit documents Damien Cabiron et Anne Holmberg, 103 rue des nouvelles, 39100 Dole Tél :03.84.72.96.69 ou 06.78.99.51.90

MARAIS POITEVIN : La Vélo Francette® chez Marinette à Coulon (Deux-Sèvres – France)

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Après avoir hébergé M. Nicolas Moreau-Delacquis, le journaliste-vélo qui rédigeait alors le tout premier topo-guide pour La Vélo Francette®, paru en avril 2016, Mme Marinette Boisselier, gérante des chambres d’hôtes « Les Roseaux » installées à Coulon (Deux-Sèvres), a accueilli les Hollandais Jan et Margit Heitlager, venus, en . . . voiture, parcourir, à . . . vélo, des circuits annexes dans le Marais Mouillé du Marais Poitevin. Une étape dans un périple qui suit La Vélo Francette®, la dernière née des 43 véloroutes tracée entre Ouistreham (Normandie) et La Rochelle (Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes).

Mme Marinette Boisselier (au centre) a hébergé les Hollandais Margit et Jan Heitlager, en ses chambres d’hôtes (CléVacances) « les Roseaux » à Coulon.

LogoVeloFrancette-Haut-QJan et Margit Heitlager résident à De Haal, près de la ville de Oostzaan à une dizaine de kilomètres au nord d’Amsterdam, la capitale néerlandaise. Un pays d’eau, où « la nature est protégée » explique Jan, comparable au Marais Poitevin, seconde zone humide de France. Et plus exactement au Marais Mouillé, appelé « La Venise Verte ». C’est en découvrant le topo-guide La Vélo Francette®, rédigé en français car la version néerlandaise n’existe pas encore, que ces passionnés de cyclisme-loisir ont décidé de passer leurs vacances en France.

Au départ de Coulon, Jan et Margit Heitlager ont parcouru 40 à 50 km chaque jour sur des circuits balisés.
Laissant leur voiture au parking, Jan et Margit Heitlager ont parcouru 40 à 50 km chaque jour sur des circuits balisés, au départ de Coulon.

Quand ils parlent vélo, les Hollandais parlent en connaisseurs. « Pour nous, les Hollandais, la première destination de vacances, c’est la France, déclare M. Jan Heitlager. Chez nous, c’est tout plat, alors qu’en France, vous avez des collines, des montagnes, l’Alpe d’Huez.  » Dans un français encore hésitant, aidé par le dictionnaire de Margit, le retraité précise : « Il y a deux catégories de cyclistes hollandais, ceux qui sont montagne et ceux qui sont plaine. Margit et moi sommes plutôt plaine. » Cependant, nos voyageurs ont remarqué la naissance d’une troisième catégorie : le vélo à assistance électrique. « Malheureusement, nous ne trouvons pas de bornes de rechargement sur les parcours balisés. » Selon Mme Boisselier : « Un créneau que la France devra occuper rapidement si elle veut rester compétitive. »

Identifiable par son logo apposé sur les balises des circuits locaux existants, La Vélo Francette® propose des variantes, comme celle de Coulon (photo).

Après un premier arrêt d’une semaine autour d’Angers (Maine-et-Loire) et des châteaux de la Loire, pour la seconde étape de leur périple au fil de La Vélo Francette®, Jan et Margit Heitlager ont choisi un point central pour poser leur voiture dans le but de sillonner des parcours annexes balisés. Ils ont déniché l’adresse coulonnaise dans le topo-guide parmi les gîtes labellisés « Accueil Vélo ». « Retraités, pas vraiment fortunés, nous souhaitions nous reposer tout en visitant un marais totalement inconnu avant. » Ouverte en 2015, La Vélo Francette®, nouvel itinéraire de 630 km balisés, est conçue pour les « Cyclistes du dimanche, mordus du 2 roues ou amateurs de belles épopées ». Coulon ne se trouve pas sur le tracé initial (Niort – La Rochelle), lequel traverse les proches villages de Magné et La Garette. Mais il est proposé des variantes dont une dirige les cyclistes vers Coulon.

Gilles PETIT

Marinette et Patrice BOISSELIER Les Roseaux  285 route du Grand Coin  79510 COULON
Tél : 05.49.35.03.08;  06.71.26.10.74 ; mail : contact@lesroseaux.com

FVT - Grand itinéraire V43 - Vélofrancette

MARAIS POITEVIN : Le 42ème Rallye du Marais du Canoë-Kayak Niortais en vidéo

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Chaque dernier week-end de juin, le Canoë-Kayak Niortais organise « la plus grande manifestation nocturne de canoë-kayak de France ». Une manifestation, reconnue par la Fédération Française de Canoë-Kayak, qui attire tous les ans, plus d’un millier de participants qui viennent de toute la France. Il s’agit d’un jeu de piste nocturne en canoë ou kayak dont le départ est donné de Coulon (79) à la nuit tombée . . .

L’équipe de Capt’Action79 a filmé tous les étages de cet événement, en vidéo HD, bien sûr ! Le montage est terminé. Voici le film après ces quelques images capturées au hasard des rushes. A l’insu du plein gré de notre monteur. C’est cadeau.

Images Gilles PETIT Capt’Action79

Vidéo, une réalisation Capt’Action79

Le podium des équipes qui ont remporté les trois premières places.
Le podium des équipes classées aux trois premières places du classement général.

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MARAIS POITEVIN : Le CSCM fête ses 30 ans . . . « et c’est pas fini »

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Une programmation éclectique ouverte à tous. C’est à partir de cette idée que l’équipe du Centre Social et Culturel du Marais (CSCM) a organisé son trentième anniversaire. Rayonnant principalement sur les communes de Coulon (Deux-Sèvres) et sa voisine Magné, le CSCM a investi le site de La Repentie, pour trois jours de fête. Clin d’œil à cette structure, lieu de citoyenneté, d’échanges, de réflexions, d’épanouissement des initiatives . . .

Texte et photos Gilles PETIT

Le Centre Social et Culturel du Marais siège au bord de la Sèvre Niortaise à Coulon.

Né en juillet 1986 dans la continuité de la Maison Pour Tous de Coulon, association pluridisciplinaire, le Centre Social et Culturel du Marais a ouvert ses portes en 1987 à Coulon. Installé dans une maison ancienne reconstruite par la municipalité coulonnaise alors conduite par M. Maurice Moinard, le CSCM a développé sur sa zone d’influence (à l’époque, douze communes du Marais Mouillé) un ensemble d’actions qui l’ont fait connaître comme une véritable structure de développement social et culturel. Les locaux, les services permanents et les activités sont toujours ouverts à l’ensemble de la population du Marais, toutes générations confondues.

Les actions mises en œuvre concernaient déjà 232 usagers en 1987, 485 en 1988, 672 en 1989, 734 en 1990. Trente ans plus tard, le CSCM annonce près de 750 personnes adhérentes dont les trois quarts d’enfants et de jeunes. Entre 60 et 70 bénévoles s’investissent dans les activités, régulières ou saisonnières, de cette association qui compte, aujourd’hui, 14 salariés et 20 à 25 vacataires, pour un budget annuel de 620.000 €.

Le CSCM assure des missions d’intérêt général avec l’aide de nombreux partenaires : les communes (principalement Coulon et Magné), les Conseils départemental et régional, l’Etat et la Caisse d’Allocation Familiale, laquelle verse une prestation de service dans le cadre de la « fonction d’animation globale et coordination ».

En 30 ans, le CSCM a connu 8 présidents(es), de Nicole Sagory à Nicole Bernard, et 6 directeurs(trices), de Jacques Brenet à Marie-Noëlle Louis-Bonnin.

A sa création en 1987, le CSCM devait regrouper quinze communes mais son rayonnement étant étroitement lié aux choix municipaux, celui-ci n’était soutenu financièrement que par six communes : Amuré, Arçais, Coulon, Saint-Georges-de-Rex, Saint-Hilaire-la-Palud et Le-Vanneau – Irleau.

Outre son rôle de maison des associations, le CSCM est, également, un centre de services : secrétariat permanent (dactylographie, reprographie), action sociale (aide aux démarches administratives, relais d’information pour la garde d’enfants à domicile) . . .

En fin d’année 1998, le centre a accueilli l’adhésion de Bessines, une commune qui ouvrait ainsi à sa population et plus particulièrement aux enfants, les nombreuses activités permanentes et ponctuelles que propose l’association.

Lors de la dernière assemblée générale, en mai 2016, il a été précisé que « le secteur d’intervention des communes participantes demeure Magné et Coulon, celle de Sansais – La-Garette apportant aussi sa coopération ». Cependant au cours de cette réunion annuelle, le maire de Magné, M. Gérard Laborderie a fait remarquer : « Nous devons élargir à d’autres communes. Actuellement, nous ne sommes que deux financeurs, à raison de 100.000 € soit un peu plus du quart du budget.»

La grande fête était installée au lieu-dit La Repentie sur la commune de Magné (79).

Plusieurs associations ont participé à la fête en présentant leur(s) activité(s). En voici quelques unes, en photos prises au hasard des stands.

En plus des tables rondes proposées sous le grand chapiteau noir, Photo Gilles PETIT 4114dressé par la Cie aiRe de Cirque, ou dans la yourte, construite par la SCOP La Frênaie, les « 30 ans » offraient aussi des séries de spectacles et d’animations, diurne ou nocturne. Le tout gratuitement. La liste étant longue, voici, pêle-mêle, un échantillon des talents saisis sur les différentes scènes disséminées dans la végétation du Marais Mouillé.

 

Photo Gilles PETIT 4049
Le Chœur de Rohan
L'énorme libellule, œuvre collective d'une quarantaine de personnes, de tout âge et tout milieu, qui accueillait les visiteurs.
L’énorme libellule, œuvre collective d’une quarantaine de personnes, de tout âge et tout milieu, qui accueillait les visiteurs.

COULON (Deux-Sèvres) : nouvelle « Petite Cité de caractère »

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Comment une commune peut-elle passer du label national « Les Plus beaux Villages de France » au label régional « Les Petites Cités de caractère » ? Comme un jeune enfant quitte la maternelle pour la « grande école », en rêvant de grands projets. En effet, Coulon voit grand. Elle a dépassé la limite « adulte » de 2.000 habitants fixée par « Les Plus beaux Villages de France ». Cette commune maraîchine a eu du mal à acquérir un autre label, produit d’appel à touristes. La Région Poitou-Charentes, le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin et une AVAP (Aire de Valorisation Architecturale et Paysagère) sont venus à sa rescousse avec les moyens et les financements nécessaires.

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Le meilleur produit d’appel à touristes est, sans conteste, le Marais poitevin dans sa globalité avec ou sans label. A elle seule, la maison aux volets bleus de M. Ravard attise la curiosité à Coulon (79). Les visiteurs ignorant qu’elle est construite sur la commune de Sansais-La Garette.       Photo Gilles PETIT

Coulon, actuellement reconnu « Village fleuri » et « Terre saine« , est une ancienne « Station Verte de Vacances », le premier label écotourisme décerné, en 1993, conjointement aux communes de Coulon, Magné et Sansais-La Garette, dans le cadre de la Communauté de Communes de La Venise Verte, obtenu grâce au Comité départemental du tourisme des Deux-Sèvres (alors dirigé par M. Claude Dantou), puis perdu, en 2000, à la dissolution de cette intercommunalité. Est tombé peu après le label « Plus beau Village de France », jusqu’au 1er janvier 2009, date à laquelle la municipalité coulonnaise a renoncé à cette reconnaissance. Les frais d’adhésion étant trop élevés et pas assez efficaces, semble-t-il. De toute façon, la commune avait dépassé (depuis longtemps) « l’âge » maximal des 2.000 habitants. Entre-temps, les élus de l’époque avaient choisi d’adhérer au programme régional « Village de caractère » lancé par la Région Poitou-Charentes. Il s’agit d’un plan qui s’adresse aux communes, de moins de 6.000 habitants, sollicitant une intervention financière régionale en faveur d’une opération de restauration, de valorisation ou d’animation de leur patrimoine. A savoir : sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine rural présentant un intérêt historique, architectural, culturel et touristique ; sensibiliser le public à sa préservation et sa valorisation ; renforcer l’attractivité et la fréquentation toute l’année des communes signataires de la convention. Pour ce faire, il convient de respecter ces critères : être engagé dans une démarche visant en l’obtention du label « Les Petites Cités de caractère », disposer d’un patrimoine de qualité et d’un potentiel touristique avérés. Les communes admises pourront afficher, à leurs entrées de village, un beau panneau « Petite Cité de caractère » et, surtout, pourront bénéficier de subventions pouvant atteindre jusqu’à 35% du montant HT des travaux.

Fort de ce soutien, la commune de Coulon a déposé, en 2003, une première demande de labellisation. Mais la commission départementale de l’association interrégionale « Les Petites Cités de caractère » avait alors émis un avis défavorable. Le critère manquant était visé, en septembre 2009, quand le conseil municipal, poussé par les pouvoirs publics, a lancé une étude pour la mise en place d’une ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager) sur son territoire. Après une interruption de plusieurs mois en raison de modifications réglementaires liées à la transformation des ZPPAUP en AVAP (Aire de Valorisation Architecturale et Paysagère), cette étude a repris et arrive désormais à son terme. Sous l’étroite surveillance de la commission municipale « Urbanisme & environnement » et des partenaires que sont l’Architecte des Bâtiments de France, l’Inspecteur des sites de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) , l’architecte de l’association des « Petites Cités de Caractère », ainsi que celui du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin.

Un nouveau dossier a été déposé en juin dernier. Le 22 juin, il décrochait un avis favorable. Le 14 octobre 2015, le label est tombé dans l’escarcelle de la commune de Coulon. « On va faire partie de la cour des grands« , a réagi le maire de Coulon, Michel Simon, en ajoutant que « ce label appartient à tous les Coulonnais ! » Il faut préciser que la commune voisine d’Arçais, la grande « rivale touristique » de Coulon, a aussi décroché le titre « Petite Cité de caractère ». D’autres localités maraîchines adhérentes au Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, ce dernier détenant le label « Grand Site de France« , ont (comme Nieul-sur-l’Autize en Vendée) ou vont aussi avoir ce label. En Deux-Sèvres, sont titulaires : Airvault, Arçais, Celles-sur-Belle, Coulon, La-Mothe-Saint-Héray, Mauléon, Melle, Oiron et Saint-Loup-Lamairé ; En Vendée : Apremont, Faymoreau, Foussais-Payré, Mallièvre, Mouchamps, Nieul-sur-l’Autize et Vouvant ; En Charente-Maritime : Saint-Sauvant et Saint-Savinien.

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A l’image de cette majestueuse demeure qui domine le port de la commune maraîchine d’Arçais, le patrimoine privé ne profite pas directement d’un label. A moins d’y organiser des visites payantes.       Photo Gilles PETIT

Qu’apportent les labels aux populations concernés ? Rien, sinon un cadre de vie qui peut paraître agréable. En fait, ces labels, tout comme la structure Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, aident les collectivités à effectuer des travaux de mise en valeur du patrimoine, entre autres. Les habitants, eux, ne bénéficient d’aucune aide liée au(x) label(s), ils sont juste sensibilisés et incités à poursuivre la démarche, à leurs frais. Seuls des commerçants et artisans d’art tirent avantages des produits d’appel que sont les labels.

Même s’ils se réjouissent d’une telle notoriété, les autres Maraîchins subissent, en saison estivale, les flots de touristes en pestant contre les restrictions de circulation, de stationnement. . . et les cyclistes qui, fait nouveau, n’hésitent plus à « bousculer » les piétons pour se frayer le passage.

Gilles PETIT